Présentation

  • : L'ignoble infreequentable
  • infreequentable
  • : politique
  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
  • Recommander ce blog
  • : 19/12/2006
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Commentaires

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Pas de quoi rire

Pauvre Marianne...

Un peu de pub :

Référencé par
Meta-Referencement
http://www.meta-referencement.com

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Mercredi 12 décembre 2007
C’était le 21 novembre dernier…
 
Alors que la loi de finances 2008 faisait encore la navette entre les deux Assemblées populaires et démocratiques du pays, le Conseil des ministres nous offrait la présentation de son « bouclage 2007 » assorti de quelques mesures rigolotes.
 
Qu’on en juge :
        Les vérifications de comptabilité pourraient ne plus être cantonnées dans le délai de 3 mois pour les PME (Art. L.52 du LPF) mais portée à 6 en cas d’irrégularité grave, genre caisse créditrice, opérations non comptabilisées et autres horreurs diverses résumées dans la doctrine officielle de la république au 4 G 3343 § 6 du gros bouquin qui en fait foi (même si sa dernière rédaction en ligne date un peu) !
C’est là où que c’est drôle : Quand un contrôleur, ayant rang d’inspecteur, découvre ce genre de chose, il ne fait ni une ni deux et repart dans le quart d’heure avec son motif de rejet de comptabilité qui va lui permettre de rectifier d’office.
D’habitude, il estime un chiffre d’affaires, il divise par deux pour tenir compte des frais putatifs. C’est l’assiette rectifiée. Il ôte l’assiette déjà déclarée, il calcule la différence et applique le taux de l’impôt sans discuter sur ce dernier solde, rajoute les effets de la cascade que vous ne manquerez pas de lui demander, applique les pénalités d’assiette de mauvaise foi, les intérêts de retard année après année et il notifie le redressement !
Du bon boulot, simple, clair et particulièrement rapide, qui n’admet même pas la contradiction !
Un vrai piège fiscal… dont il est difficile de sortir !
Eh bien 3 mois, ce n’était pas suffisant !
C’est dire la grande incompréhension des « décideurs » en matière fiscale…
 
        On nous rajoute aussi quelques gracieusetés sur la « flagrance » de délit fiscal, les contrôles sur informatique en contrepartie de quelques « bienheureusetés » sur le mécénat d’entreprise, dont enfin les Établissements publics vont pouvoir bénéficier. Ça et quelques gracieusetés pour les propriétaires de mobiliers classés plus loin et boum, une nouvelle usine à gaz pour l’application de la règle des « minimis » issue de la réglementation européenne : Nous en aurons moins à nous mettre sous la dent !
Logique… tout cet argent perdu au nom du soutien à l’effort aux activités désastreuses, il fallait bien que ça arrive tôt ou tard !
Mais pas encore de quoi déposer le bilan.
 
        Un plus loin on nous charcute encore un peu plus le régime de TVA des prestations immatérielles (les prestations transparentes) pour caler le régime de la territorialité communautaire en droit interne ; on nous invente le « Pass foncier » quelques allègements de taxe foncière pour quelques cas particuliers et radada, moyennant une réduction du droit de licence calculée sur la vente de tabac, on nous augmente le droit d’accise sur les cigarettes de l’ordre 20 %.
Ah oui : En Corsica Bella Tchitchi, les prix de vente desdites cigarettes ne pourront plus être inférieurs qu’à 25 % de ce qu’ils sont sur le continent, au lieu de 30 % comme actuellement.
 
        Et puis un coup de pub pour le futur nouveau SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules), vous savez, les nouvelles plaques numérologiques dites de « police » de nos « tas de boue sur roulette », que nous pourrons payer même en carte bleue.
Une petite reprise, au passage, de TIPP à taux variable selon les régions, qui ne s’appliquerait plus de la même façon sur les stocks existants entre deux variations de taux au 1er janvier…
 
Vous aviez dit « augmentation du pouvoir d’achat », une réelle préoccupation ?
Que croyez qu’ils fassent en Conseil des Ministres, à nous le rendre  toujours plus difficile à augmenter ?

ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander publié dans : Loi de finances par Infreequentable
Mercredi 10 octobre 2007
 
Le côté recettes…
 
Il faut remarquer que le législateur, dans sa « très grande sagesse », se doit de voter avant tout les « recettes » du budget à venir avant de décider des autorisations de dépense. Pas question de faire comme nous, c’est-à-dire l’inverse (cf. Post d’hier) !
Imaginez un peu que l’on vote des dépenses sans pour autant voter le moindre impôt…
 
Toutefois, très pragmatiquement, quand on fait un budget, on commence en général par « arbitrer » les dépenses. Après, en en faisant la sommation, on situe le niveau de recettes et on détermine lesquelles et combien pour arriver à « boucler ». En principe à l’équilibre.
Il faut reconnaître que depuis des décennies, l’équilibre n’est jamais atteint en ce qui concerne l’État, mais il est bien le seul à rendre cette façon de faire parfaitement légal.
 
Dans l’aspect « recette », on apprend que les « brutes fiscales » sont chiffrées pour 355,244 Md€ pour 2008 ! En progression de 2,3 % !
Tout va bien.
Rapportés au 1.937 Md€ de PIB escomptés (si la croissance est au rendez-vous au rythme entre 2 – 2,5 % cette année et l’année prochaine), ça nous amène à quelques 18,33 % de toutes les richesses créées captées par le fisc…
Si le PIB qui était de 1.777,3 Md€ en 2006 (et non pas de 1792 Md€ comme annoncé présomptueusement par Monsieur le Ministre) et que la croissance n’est que de 1,7 % en 2007 et 2008, on atteindra le taux de 19 %, bien plus conforme à la réalité.
 
Toutefois, on avance courageusement que le taux de prélèvements obligatoires (fiscalité locale, prélèvements sociaux, etc.) devrait ressortir à 43,7 % du PIB, en recul par rapport à 2007 et 2006 (respectivement 44 % et 44,2 %).
Reprenons le calcul à l’envers : 1.937 Md€ de PIB présumé, 43,7 % de taux de prélèvements = 846,469 Md€…
Avec 230,555 Md€ de recettes nettes, soit à peine 27 % du total des prélèvements obligatoires, l’État fait vraiment figure de parent pauvre de la Nation !
Faut dire qu’il a des frais : Il envisage 83,162 Md€ (plus que l’IR à lui tout seul) de remboursements et dégrèvements fiscaux en 2008 en nette hausse par rapport à 2007 (+ 4,6 %) et quelques prélèvements sur « recettes de l’État » pour 69,578 Md€ (+ 5,1 %), qui viennent amputer le pactole des 355 milliards de recettes brutes annoncées.
 
Autre aspect : Si la croissance n’est pas au rendez-vous, puisque tout cela ne repose que sur du vent, et que l’on maintient 846 milliards de prélèvements vaille que vaille, nous en serons quitte pour commencer à travailler pour nous et nous seuls le 16 juin 2008 sur le coup de midi dépassé (année bissextile oblige), soit un mois avant l’habituel « post 14 juillet » qu’on nous impose depuis des lustres !
Soit un très bel effort, jusque là jamais vu, du bon usage de nos deniers !
Cherchez la cohérence… puisque qu’on reste « constant en volume ».
 
Globalement, l’impôt sur le revenu devrait augmenter de 6,6 % pour atteindre le niveau record de 60,495 Md€ (on poursuit actuellement et difficilement le niveau des 55 Md€).
L’impôt sur les sociétés ne serait en augmentation que de 0,6 % pour atteindre 63,77 Md€ (le niveau actuel est de l’ordre des 60 Md€).
Et la TVA va nous faire une poussée de fièvre de 3,6 % pour représenter 179,426 Md€, soit 69 % de la « recette brute fiscale ». Du jamais vu : en route pour les trois-quarts du budget de la Nation, puisque c’est un impôt indolore et facile à faire rentrer et à contrôler.
Quant aux recettes non fiscales, la magie des chiffres nous annoncent une envolée spectaculaire de 4,9 % pour un montant de 28,051 Md€ !…
Tout ça en tenant compte des acquis de la loi « TEPA » et de son « paquet fiscal » (9,1 Md€), plus 2,3 Md€ de baisse effective d’impôt en 2008 et sans annonce fracassante, notamment sur les taux de TVA !
 
Tout cela ne serait rien s’il n’y avait quelques curiosités rigolotes :
 
 – Comme tous les ans l’ensemble du barème et autre abattements, seuils, plafonnements ou revalorisations augmentent avec le coût de la vie : Normal, il s’agit d’être équitable !
Le législateur a donc pris la bonne habitude de revaloriser ces éléments de calcul… sur « la hausse moyenne des prix », hors tabac naturellement, prévisionnelle de l’année en cours.
Résultat : 1,3 %
 
Bel objectif gouvernemental, quand on sait qu’en 7 mois, en août on en était déjà à l’indice 114,97 soit 1,2 % d’inflation (pour rythme annuel : 1,69 %…)
Il ne faudrait pas dépasser l’indice 115,06 pour le quadrimestre de clôture de fin d’année, pour être « juste ».
Réponse en janvier ou février 2008.
Passons ! Faut être ambitieux dans la vie…
De toute façon, entre 1,3 et 1,7, la différence annonce une augmentation des impôts directs rampante pour 0,4 %.
En bon communicateur, Monsieur le Ministre du Budget triomphe quand même, droit dans les yeux (et dans ses pompes) il prétend à un allégement substantiel de la fiscalité des ménages !
 
Bé oui ! 9,1 milliards du paquet fiscal, dont 1,5 milliard juste pour le crédit d’impôt « prêt à l’habitation » et 220 millions de plus pour l’année prochaine, l’histoire du bouclier fiscal qui ne concerne que 78.000 foyers (de bas revenus et autres « middle class », plus l’abattement sur les investissements dans des « gazelles »), sûr que les quelques 17 millions de foyers fiscaux qui payent encore de l’IR (sur plus de 33 millions), ils seront contents !
 
 – Mais ce n’est pas tout. On tourne les pages et on découvre que quelques catégories supplémentaires de « matières imposables » pourraient passer du régime de l’impôt progressif à celui de l’impôt forfaitaire proportionnel. Mais pas n’importe comment et pas n’importe qui.
 
Les dividendes encaissés (de SA et SARL) pourraient être admis à ne payer que 16 % d’IR, libératoire. À condition d’opter pour la formule, au moment du paiement du coupon !
Résumons : Le régime normal poursuit l’équation : Impôt = [(dividendes encaissés – frais d’encaissement et droits de garde) x 60 %] x 40 % (taux marginal le plus élevé de l’IR) – Crédit d’impôt (230 € pour un couple) + 11 % x dividendes encaissés bruts (au titre des prélèvements sociaux), dont 5,8 % sont déductibles l’année suivante.
Autrement dit, dans le pire des cas (sans les frais et les droits de garde) pour 1.000 encaissés vous payez 350, moins le crédit d’impôt de 230 et on vous rembourse 58 l’année suivante.
Coût définitif : 62.
En rappelant, pour ceux que ça choque, que l’entreprise qui distribue 1.000 a déjà payé 333 au titre de l’IS. Soit un coût fiscal global de : 395 / 1.333 = 29,63 %.
 
Demain, on aura droit, sur option, à : Impôt = Dividendes encaissés x (16 %, nouveau taux proportionnel libératoire de tout + 11 % de prélèvements sociaux) sans remboursement ni crédit d’impôt.
Soit directement 27 % de 1.000 = 270 € !
Faut être fou, n’est-ce pas ?
Pas du tout : Toute l’astuce concerne quelques 50.000 foyers qui ne regretterons pas d’avoir voté pour notre candidat élu, là, tout dernièrement.
Car quand on épuise les 230 € de crédit d’impôt, le différentiel entre 24 % et 16 % applicable sur les 1.000 bruts, soit 8 %, écrase le remboursement de 5,8 % de CSG déductible, on est gagnant !
Simulateur en marche, et en décomptant 2 % de frais de garde et autres commissions d’encaissement dus aux banquiers, ça donne 13.373 € de dividendes à encaisser dans l’année par foyer fiscal de 2 parts comme seuil déclencheur de l’option (hors PEA, naturellement, qui est exonéré).
 
50.000 petits veinards qui vont s’en occuper ! Une élite, Monsieur, mais sûrement pas dans les « classes moyennes » ni encore moins les « laborieuses »…
D’ailleurs, ça fait déjà polémique.
 
 – Autres nouveautés intéressantes, concernant les entreprises : Le crédit d’impôt recherche ! 30 % des dépenses, alors qu’avant il était de 10 % pour les 100 premiers millions d’euros et de 5 % pour le surplus plafonnés à 16 millions d’euros dans les différentiels positifs.
Cerise sur le gâteau, la première année des dépenses, on pourrait bénéficier d’un taux de 50 % !
Faudra viser juste…
 
 – Et puis à côté des « JEI », jeunes entreprises innovantes (les fameuses « gazelles »), nous aurons désormais et jusqu’à plus tard les « JEU » Jeunes entreprises universitaires !
Il s’agira pour elles de valoriser des travaux universitaires de thésards et autres chercheurs sans pour autant s’obliger à investir à hauteur de 15 % dans des dépenses de recherche… moyennant une exonération totale de leurs profits pendant 2 années et un abattement de la moitié pendant 3 ans !
Mais on ne sait pas encore si le particulier qui investit dedans pourra bénéficier de l’abattement d’ISF des investissements dans des entreprises « à risques ».
Y’aura sans doute un amendement à venir !
 
Là encore, on devrait voir éclore quelques fusées… qui finiront comme toutes ces entreprises qui ont épuisées leurs exonérations hors du droit commun, par exploser au prix fort avant de retomber en poussière, histoire de ne surtout pas supporter les conséquences d’un contrôle fiscal juste avant de passer les délais de prescription !
 
 – Reste les mauvaises nouvelles : Les plus-values immobilières à long terme des sociétés soumises à l’IS (hors SPI) à prépondérance immobilière ne seront plus imposées au taux réduit (19 %), mais au taux de droit commun.
Du coup, leurs rares moins-values de même nature (à long terme et immobilières) sont perdues sauf à payer l’éventuel complément d’impôt.
 
J’en connais quelques uns qui ne pourront même pas transformer leur SCI soumise à l’IS sur option pour échapper à ce piège ! La mesure est rétroactive au 26 septembre dernier.
Y’a plus qu’à créer de nouvelles SCI semi-transparentes soumises à l’IR et procéder à l’acquisition de toutes les parts en une seule main avant dissolution de l’ancienne société (droit fixe plus salaires de Monsieur le Conservateur des hypothèques et les honoraires du notaire, pour peu qu’elles soient à capital variable comme je le préconise) pour redémarrer un nouveau compteur de 15 ans afin d’obtenir l’exonération attachée à l’IR pour la gestion des immeubles nus.
 
 – Enfin, notons que le crédit d’impôt de 20 € destiné à encourager les télédéclarations de la fameuse 2042 (IR des personnes physiques) ne sera accordé qu’aux primo-déclarants dès l’année prochaine !
Adieu le petit bonus pour ceux qui en ont déjà honteusement bénéficié à avoir fait le boulot des agents de saisie…
 
Il reste naturellement bien d’autres mesures, beaucoup plus techniques : le renforcement des effets des pactes d’actionnaires, la désolidarisation des ex-époux ou ex-pacsés devant l’impôt dû, etc., etc.
Ne les abordons pas encore ici.
Elles ne changent pas radicalement les mesures déjà existantes, sauf peut-être pour les plus-values d’apport des brevets. Mais c’est un cas particulier qui ne concerne que quelques « bichonnés ».

ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander publié dans : Loi de finances par Infreequentable
Mardi 9 octobre 2007
 
Les dépenses…
 
Le budget général de la Nation nous a été présenté la semaine passée. Avec quelques informations reprises dans la presse.
 
Côté « dépenses » (comment ils vont claquer le « pognons des z’autres »), on attendait un budget de « rupture ». Voilà ce qu’il en est :
 
        Dépenses totales : 271,81 Md€ en 2008 contre 266,85 Md€ présumés en 2007 (+ 1,8 %, soit juste le taux d’inflation déjà établi pour l’année prochaine : on est donc « à volume constant ») !
        Déficit d’État en 2007 : 41,996 Md€. 2008 : 41,721 Md€ ! Une baisse « significative » de l’ordre de 0,65 %… Magnifique, non ?
        D’ailleurs, ce chiffre est à rapprocher des 41,084 Md€ de « service de la dette et des garanties » : Il n’y a pas de secret, nous n’assumerons pas la dette des prédécesseurs pour faire l’impasse sur le sujet avec la création d’un nouveau déficit qui représente quand même 18 % des recettes espérées (si tout va bien) !
Ce qui nous emmène du côté du 26 octobre 2008, époque de notre entrée « à découvert » collective et général.
Notons aussi que le « Service de la Dette » ne serait que de 39,484 Md€ en 2007 (si tout va bien aussi), soit un découvert naissant le 24 octobre 2007 (tout juste 6 jours après les « grandes manifs » pour la défense du service public : Vous y serez aussi ?).
Qu’est-ce qu’on est bon : on aura gagné deux jours de valeur… l’année prochaine !
 
        Dépense de personnels : 119,914 Md€ en 2008 pour une augmentation de 1,1 % par rapport à 2007 (118,587 Md€) ! Pour ce « prix là », avec quelques plus, nous aurons 2.206.737 emplois « équivalent temps plein » rémunérés, soit 4.528 €/mois par ETP, avantages sociaux inclus… D’ailleurs, ils vont justement défiler le 18 octobre pour les défendre…
Ils ne sont pourtant pas nombreux, à toucher au moins tout ça ! Mais que voulez-vous, ce sont les chiffres !
41,7 Md€ de déficit, c’est justement 767.631 ETP, soit un peu plus d’un tiers des effectifs (34 %).
        Notons qu’il s’agit d’un « lourd effort » car déjà, 22.921 personnes ne seront pas remplacées en comptant les 260 postes au contrôle aérien, ceux affectés aux publications du JO et ceux les budgets annexes !
Soit 1,02 % des effectifs en moins !
Tâchez de vous en souvenir… quand la fonction publique, mécontente de son sort, tentera de paralyser le pays (malgré la loi sur le « Service minimum » votée sous la pluie du mois de Juillet dernier) !
 
Gros du bataillon de cette grand armée officielle de la fonction publique : L’enseignement scolaire !
1.022.641 ETP, (pas tout à fait la moitié des effectifs) pour 29.500 départs programmés (publics et privés) dont 1.000 agents administratifs, 3.000 stagiaires et 8.040 postes d’enseignants et ce malgré la création de 840 postes dans l’enseignement primaire !
Et ils se sentent mal aimés, ces gens là ?
D’autant qu’à côté du départ des 3.000 stagiaires, on annonce pour la rentrée de septembre 2008, 6.000 créations de postes d’assistants pédagogiques ! Qui l’eût crû ?
Bref, un doublement de ces effectifs là, mais en fin d’année (effet de report garantie pour 2009) !
 
Derrière, on comptera 320.612 militareux (ils seront 6.037 en moins, plus, proportionnellement que les « profs » pour être 8.040 à disparaître), 249.701 personnes affectées à la « sécurité » intérieure, suppose-t-on, qui avec les 2.563 personnes affectées à la « sécurité civile », assureront notre confort « sécuritaire » à nous tous (y compris eux-mêmes, même s’il n’est pas prévu de raccompagner les fliquettes la nuit à leur domicile après le service).
Pas tout à fait 1 personne pour 100 t’habitants de ce doux royaume !
 
Encore 153.507 chercheurs et autres universitaires sont programmés (aucune perte de poste).
On a raison : si un jour ils parviennent tous à être des « trouveurs », on aura beaucoup progressé !
 
Ils seront 86.645 à faire dans le développement durable et l’aménagement de notre beau territoire (866 personnes par département) : – 1.192 agents au total !
Ils se compteront 72.094 à assumer le fonctionnement de la justice (+ 1.615 postes : Bravo Rachida Mimi !), 14.537 à s’assurer d’une saine et équitable solidarité insertionnelle pour l’égalité des chances (de gagner au loto ?) (+ 100 personnes), 12.137 consacrant leur ardeurs zélatrices aux agriculteurs, pêcheurs et forestiers (qui ne sont plus que quelques 84.000 : 1 pour 7, mieux qu’à l’éducation national où l’on vise le 1 pour 13), effectif en diminution de 565 postes…
Et 11.256 à promouvoir notre belle culture (– 106 postes) aux côtés de 10.186 à travailler pour le « travail et l’emploi » (– 183 postes) !
Si.
Vous voyez bien qu’avec les 44.000 agents Unedic et Anpe, on s’en occupe de nos 2 millions de chômeurs (Pas tout à fait 1 pour 40) !
 
Bon, faut compter aussi avec 13.209 personnes qui s’occupent « d’action extérieur de l’État » (diplomates et barbouzes), tandis qu’ils ne seront que 2.549 à diriger « l’action de l’État ».
Le « développement et la régulation économiques » occuperont 6.940 personnes à plein temps alors même que 9.425 seront affectés au « Pilotage de l’économie française » !
Plus de 16.000 personnes juste pour surveiller comment et avec quoi on vit ! Merveilleux, non ?
On ne vous raconte pas les 5.012 fonctionnaires chargés de la sécurité sanitaire : il ne s’agirait pas qu’on tombe en plus malade par mégarde ! Qui paierait tout ce joli monde sans nous ?
 
Rapportons que quelques 3.145 fonctionnaires seront chargés d’animer la politique de la ville et du logement, moins nombreux que les 4.722 fonctionnaires ETP qui seront affectés à la « Mémoire et les liens avec la Nation (en plus des) anciens combattants » !
Mais on ne comptera plus que les 609 malheureux affectés à la migration, « l’asile et l’intégration » (bel effort !), et seulement 148 fonctionnaires mis au service de la politique des territoires.
 
Vous aurez compris qu’il nous faut pas moins de :
        150.780 personnes pour gérer la finance publique et les ressources humaines de tout ce beau monde là (1 personne sur 14 fonctionnaires, y compris eux-mêmes) ;
        Plus 35.727 personnes pour administrer l’ensemble du territoire (presque une par commune) ;
        Et 4.960 personnes dévouées et au-dessus de toute suspicion pour conseiller et contrôler tout ce beau monde… de gestionnaire de la ressource « hommes et matériels » !
 
Une paille : 1 contrôleur pour 37 superviseurs, qui eux-mêmes gèrent, peu ou prou, de loin ou sur les talons, 14 personnes…
J’admire !
 
Pris comme ça, on aurait un général étoilé pour 518 soldats, officiers et sous-off, tout compris.
Même pas un bataillon !
Tout juste 5 centuries romaines conduites chacune et normalement par un centurion unique !
C’était quoi l’armée mexicaine, déjà ?…
 
Ah oui : On aura noté plusieurs points intéressants, bien mis en évidence :
        Les effectifs officiels et nationaux de la fonction publique ont crû de 1999 à 2002 (5.000, 5.400, 13.700 et 17.200 sous l’ère à « Yoyo » : 41.300 personnes au total, « volées » à la production productrice de l’économie nationale) ;
        En 2003, 1.000 départs n’ont pas été remplacés. 4.500 en 2004. 7.400 en 2005. 9.900 en 2006 et 11.200 cette année.
Avec les 22.900 départs non remplacés « budgétées » en 2008, cela fera un total de 56.900 personnes non remplacées.
Bref, on efface le passage de « Yoyo » d’ici à fin avril 2008 ! C’est qu’il y est allé très fort, le Lambertiste des beaux quartiers…
 
Enfin et derniers points concernant nos dépenses « z’à voter », on a prévu en de hauts lieux d’augmenter quand même les « autres dépenses de fonctionnement » de l’ordre de 2,033 Md€ soit + 1,86 % (pour un montant global de 110,813 Md€, soit 40 % de l’ensemble des dépenses) !
Autrement dit, le « service du personnel » absorbe près de 60 % de tout le budget !
C’est dire toute la création de richesse immatérielle que ces gens là vont déverser avec générosité partout où il y a des français et jusque dans les zones les plus reculées du territoire…
 
Où vont-ils aller chercher tout cet argent ?

Vous le saurez la prochaine fois, dans l’examen du volet recette, qui n’est pas non plus piqué des vers : là, j’ai le bourdon : je marque la pause !


ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander publié dans : Loi de finances par Infreequentable
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus