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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 05:03

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Charlotte, la vraie…

 

… Celle dont le bout du nez bouge de haut en bas et de bas en haut quand elle parle, est rentrée des USA avec Aurélie « la géante » il y a quelques mois après le flop des expositions de photos de cette dernière à Los Angeles.

Charlotte, et ses taches de rousseur, est actuaire de formation et s’était fait salement lourdée pour une cotation « mal-faite » du risque lié de vol des collections exposées lors de la « Biennale des Joailliers » organisée par Salomon Veyle à Calvi, il y a quelques années de ça.

En tout cas assez mal pour que la cotisation d’assurance demandée aux assurés ne couvrent même pas les frais de réassurance, tel que quand les 50 millions de dollar de pierres et bijoux se sont envolés, son employeur a vu se profiler le spectre du dépôt de bilan venir fondre à la vitesse d’un rapace en chute libre sur sa boutique à lui…

 

À ce moment-là, elle s’est mise en tête de retrouver le butin et s’est déplacée jusque sur place, sans un rond et sans même une réservation d’hôtel, pour le récupérer au nez et à la barbe des forces de police.

De toute façon, même les campings de toute la région affichaient complet.

C’est à cette occasion qu’elle a rencontré Aurélie, qui logeait déjà, en qualité de « bateau-stoppeuse », sur le ketch de Paul de Bréveuil, le « Lisbeth », amarré sur les pontons du port Xavier Colonna, un ancien édile local, lointain successeur du ministre et député-maire de la ville de 1910 à 1930, avant d’avoir été sénateur à partir de cette date, à qui on doit la création des allocations familiales en France, Adolphe Landry.

Et Charlotte n’a eu aucun mal à se faire admettre à bord, alors que l’homme qui avait accueilli Aurélie était en garde-à-vue entre les mains de l’inspecteur principal Scorff, détaché du SRPJ de Marseille pour enquêter sur ce cambriolage monumental et surtout la série de meurtres l’entourant.

 

Aurélie a toujours eu un problème avec les hommes du fait de sa très grande taille : 2,05 m sans talon, alors qu’elle reste mignonne avec une silhouette « attractive », des formes là où il faut. La plupart fantasment tout en étant largement intimidés à « la sortir » accrochée à leur bras !

Paul n’a pas fait de difficulté, parce que bel homme et courtois, il est presqu’aussi grand qu’elle à quelques centimètres près.

Et, comme il dira plus tard, de toute façon, il ne l’a pratiquement vue qu’allongée…

Une proie facile pour Charlotte, née lesbienne et « grassouillette », c’est comme ça, lui rendant bien 35 à 40 centimètres de moins.

Charlotte a aussi un problème avec les hommes pour répugner les « bêtes à poils ».

Et le trio réussit là où tout le monde pataugeait. Aurélie et ses photos, Charlotte et ses déductions et inductions limpides, Paul et ses informations de premières-mains pour avoir été le délégué général de l’exposition, plus ses connaissances et lectures des cartes maritimes dont le poste du bord débordait.

Ils ont pu retrouver et repêcher les bijoux : c’est dire si Scorff a pu être plus que méfiant à son égard.

En revanche, ça a été leur « premier coup », rémunéré par la récompense de la compagnie d’assurance… Comme justement, le trio courait aussi à faire les fin de mois régulièrement…

Prime qu’ils ont ensuite investi dans une société commune « CAP-Investigation » (pour Charlotte-Aurélie-Paul, qui était déjà une « vedette » chez les porteurs d’uniforme) de recherche, enquête, contre-enquête, « filochage » et protection de VIP, un métier nouveau pour eux trois en recherche d’une activité rémunératrice pérenne.

Et après un démarrage en fanfare vite transformé en galère, les affaires ont fini par affluer, activité soutenue il est vrai par Paul et son carnet d’adresses.

 

Celui-ci devenant ensuite la « propriété » de la famille Nivelle en Ardèche, pour diriger une entreprise sous-filiale d’un major de l’aérospatial européen à l’occasion d’une de leurs enquêtes, les deux filles, enfin surtout Charlotte, ont réorienté partiellement l’activité de leur boutique vers la télésurveillance de sites commerciaux et industriels, secteur où la concurrence est pourtant sévère.

Un métier éreintant, mais parfois rémunérateur, jusqu’à l’attentat du siège aux Halles en 2010.

Aurélie a eu envie d’aller faire des photos aux USA. Charlotte l’a suivie. Quant à Paul, c’est lui qui leur a conseillé, ordonné plutôt, d’évacuer, tellement il se sentait menacé de toutes parts à ce moment-là.

Sur la côte Ouest, elles ont été accueillies par Florence croisée à Calvi pour être l’architecte qui avait conçu et construit les salles d’exposition de la biennale des joailliers. Elle s’était expatriée pour suivre « l’amour de sa vie » du moment, qui l’aura « plantée » un peu plus tard pour quelques tours de poitrine et paires de fesses plus séduisantes à son goût.

Charlotte n’a pas pu la dévoyer, pour être une hétéro pur-sucre, mais elles sont devenues amies toutes les trois à force de travailler sur la mise en scène de l’expo d’Aurélie sur place.

 

Pendant ce temps-là, le quatuor se recroise à plusieurs reprises et dans le désordre, Charlotte montant une boîte de sécurité informatique dans le sillage des majors locaux, sur un petit créneau oublié dans le civil, celui du cryptage de données commerciales sensibles et de la télédétection d’attaques informatiques : c’est une douée en maths.

Un peu plus d’un an plus tard, elle se faisait racheter par une mégastructure de la Silicon-Valley située à Fremont pour un énorme paquet de dollars, l’occasion de rentrer en France, étreintes toutes les deux par le mal du pays et les échecs successifs d’Aurélie…

Quoiqu’Aurélie soit rentrée de son côté avec quantité de clichés à retoucher pour fournir aux agences de photographie de presse des photos qui illustrent quantités de publications…

Tout un métier à part entière, avec ses spécialistes et ses spécialités.

 

Pour éviter de sombrer dans les affres de la dépression pour cause d’amours incendiaires et passionnels avec Aurélie, bisexuelle dans l’âme et nettement moins « sage » et exclusive que Charlotte, celle-ci se décide à recréer une agence de détective.

En visant à la fois les généalogistes et un nouveau créneau né de la suppression, le 26 avril 2013 via une simple circulaire du ministère de l'Intérieur abrogeant celle n° 83-52 du 21 février 1983, organisant le service de recherche dans l'intérêt des familles (RIF), elle-même née après première-guerre mondiale.

C’était une procédure administrative grâce à laquelle une personne signalait être sans nouvelle d'une ou de plusieurs personnes majeures apparentées, et souhaitait la ou les retrouver dans son intérêt propre.

L'enquêteur ne pouvait donc communiquer les nouvelles coordonnées de la ou des personnes disparues sans leur accord.

Dans certains cas, cette requête permettait d'avoir a posteriori un premier acte de procédure dans un dossier d'instruction de disparition.

Cette abrogation a été vivement critiquée entre autres par l'association Aide aux parents d'enfants victimes (ADEV), qui a estimé qu'elle desservait l'intérêt des personnes souhaitant se séparer de leur famille, et par le criminologue Stéphane Bourgoin, pour lequel elle devrait retarder le déclenchement d'enquêtes sur des « disparitions inquiétantes ».

 

Un dépôt de nom sur internet, un bail commercial en poche dans un « deux-pièces-bureaux » à Issy-les-Moulineaux et la création d’une association support plus tard, Charlotte, la vraie dont le nez bouge quand elle parle, venait de retrouver un boulot dans ses cordes et de recruter à nouveau sa « DD » (pour « Disque-Dur ») pour l’assister.

C’est là que croisant Paul à un dîner chez Florance et lui, elle lui avait affirmé qu’avec un nom ou un numéro de téléphone, elle pouvait retrouver n’importe qui.

Et c’est ainsi qu’elle l’avait lancé sur la piste de l’épouse de « Monsieur Robert ».

Une quête qui s’est terminée dramatiquement pour deux gamins à peine sorti de l’adolescence d’une cité de la banlieue sud de Paris.

Sa première enquête, c’est naturellement l’abandon d’un père de sa famille, relayé par une autre association.

Forfait de 300 euros/jour de 10 heures, plus les frais de déplacement et de séjour au tarif fiscal. Pas cher, mais elle peut facturer plusieurs « enquêtes » par jour en comptant les travaux de « DD », la « boule de suif ».

Et celle-là, elle s’y entend à fureter sur internet…

Et puis ça la changeait que de faire caissière avec des horaires impossibles pour une mère de famille, dans un supermarché de banlieue-nord.

Cette cliente-là pensait se faire payer sa pension à laquelle elle avait réussi à faire condamner le père de ses enfants : elle a récupéré une épave dans un centre Emmaüs…

 

Le second client était un père de famille inquiet pour sa fille de 18 ans, partie travailler pour une ONG en Inde…

Pas du tout, pas du tout. D’abord l’ONG n’était pas une secte comme il a pu le penser de prime abord, mais en plus, la fille faisait un « break » avec de l’argent reçu de son grand-père dans un héritage récent !

Et ainsi de suite : un acteur connu qui ne donnait plus signe de vie à son agent pour être retrouvé dans un couvent de bénédictins, en pleine méditation et prière ;

Un autre qui s’était perdu dans la garrigue du Vaucluse et qui ne connaissait plus son nom pour avoir abuser de quelques substances illicites qui vous vident la tête et avoir fait une petite-chute sur la boîte crânienne ;

Une chanteuse partie incognito avec un banquier ; un banquier parti avec la caisse et la caissière aux antipodes, qu’il a été plus facile de « pister » la caissière que le banquier…

Sans compter les personnes qui fuient leurs soucis du quotidien, juste pour quelques jours et qui reviennent affronter leurs difficultés un peu plus tard.

Dans le lot, il y a le fils de l’héritier sous curatelle dont il ne faut surtout pas ébruiter la disparition sous peine de pénaliser le titre du groupe d’usines en bourse, alors qu’il est « à la campagne » à butiner une donzelle ; la carambouille classique de l’escroquerie à l’assurance-vie du gars qui se fait passé pour mort pour récupérer son pognon via ses enfants et son épouse…

Le type qui laisse une ardoise dans un casino ; celle qu’on retrouve mariée à un héritage à l’étranger en oubliant d’avoir divorcé ;

Les héritiers de domaine agricole qui veulent des preuves du décès de leur paternel, sans compter les héritages en déshérences qui cherchent un cousin éloigné…

Autant d’histoires abracadabrantes de la vie de tous les jours, telles que quand « on » lui demande de retrouver un certain Julius Van Molenbeek, citoyen flamand ou belge, « l’affaire » passe inaperçu dans le lot hebdomadaire.

 

« DD » qui reçoit la « commande » et envoie un devis et la première facture d’acompte, identifie tout de suite 4 personnages portant ce patronyme mais pas forcément le même prénom.

Le premier, le seul à porter ce curieux prénom, est décédé il y a quelques mois, presqu’une année, dans un accident de voiture en Belgique.

Le second à 16 ans et vit avec ses parents en Argentine. Le troisième sera centenaire dans deux ans et vit en Suisse dans la maison de son fils qui héberge son fauteuil-roulant.

Et le quatrième a 42 ans, est de nationalité néerlandaise, célibataire endurci, vivrait au Luxembourg, a un compte Facebook et est fiché par Interpol comme trafiquant d’armes.

Avec une particularité, celle de toujours se faire payer en diamant ou lingot d’or !

Pas de photo connue hors l’annuaire des anciens élèves d’une promotion de vétérinaires belges datant d’une vingtaine d’année. Pas de casier judiciaire hors le signalement Interpol. Terrain d’activité supposé : l’Afrique sub-saharienne, le Moyen-Orient, le Sri-Lanka, l’Éthiopie, l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, les zones tribales du Pakistan…

Il achète des armes légères aux russes, aux chinois à quelques troupes africaines et les revend à des rebelles.

Un marchand de mort assez classique parmi la quinze répertoriés dans les fichiers, qui fait très attention à ses clients pour ne pas être hors la loi, n’enfreindre aucun embargo ni avoir le moindre lien avec la pègre ou les narcotrafiquants et qui travaille sans doute avec de fausses identités.

C’est plutôt un « demi-grossiste » qui bosse à la commande. Son métier, c’est de trouver armes et munitions disponibles pour les livrer sur demande.

Sans aucun doute le bonhomme recherché pour une raison que veut ignorer Charlotte, « la vraie ».

La dramatique méprise !

 

Facture payée, la commande suivante arrive mi-avril : il faut « loger » le quidam. Chose un peu plus compliquée, naturellement.

« DD » fait tourner internet pour finalement attraper une dizaine de numéros de portables de personnes « faisant des transactions de tous genres » en Europe occidentale.

Celui installé au Luxembourg sera le bon après avoir visité quelques pays en express…

Quand Charlotte remet les photos prises des personnes potentiellement « intéressantes » à la « petite-brune » anonyme chez Lipp boulevard Saint-Germain, celle-là retient le seul moustachu.

« Comparez-moi, s’il vous plait, ces deux clichés-là avec un logiciel de reconnaissance faciale. »

Il y aura un supplément.

La photo remise est une copie de caméra de surveillance de l’agence de Hong-Kong de la BoC : il n’y aura aucun logiciel pour attester d’une identification formelle.

Ce qui n’empêche pas la « correspondante » de commander une surveillance rapprochée du bonhomme.

C’est nettement plus cher et Charlotte délègue ce boulot-là à un confrère belge qui peut mettre du monde sur place sous 48 heures et pendant huit jours.

Jusqu’au moment où « la cible » part pour l’Ouganda avec un passeport britannique au nom de John Smith.

Elle n’entendra plus parler Rene Van Molenbeek.

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Published by I-Cube - dans Mains invisibles
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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 05:03

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

La tragédie du MH17 (2/2)

 

Et on apprendra plus tard qu’il y en aurait eu deux missiles tirés, sur une cible éclairée par un seul radar de poursuite, comme en attesteront des photos prises derrière la frontière russe d’une batterie rapatriée et partiellement vidée de ses engins de destruction.

Les russes auront publié le 21 juillet 2014 des photos satellites montrant l'emplacement de batteries de missiles sol-air de la seule armée ukrainienne à proximité de Donetsk, notant au passage que si elles étaient présentes le 14 juillet, elles n’y sont plus le 18.

En « effaçant », oubliant de montrer la présence de celles des séparatistes…

 

Le chef du commandement opérationnel de l’État-major général de l'Armée russe Andreï Kartapolov affirme également ce jour-là que la vidéo montrant un camion porteur de missiles donné comme preuve, comporte un panneau publicitaire pour un concessionnaire automobile de la ville de Krasnoarmiysk, alors sous le contrôle de l'armée régulière, contrôlée par le gouvernement de Kiev.

Mais l’analyse de l’image montrera toutefois qu’elle a été prise à Lougansk.

Plus tard, on apprendra que selon les russes, un chasseur Su-25 de l'armée régulière ukrainienne se trouvait de 3 à 5 km du vol MH17 et qu’il est doté en standard d'un missile air-air R-60 d'une portée de 12 km donc pouvant atteindre cette cible.

Ce qui reste assez curieux pour un appareil des années 70, destiné à l’attaque au sol de blindés…

Le R-60 est plutôt un missile d’auto-défense de combat tournoyant de 2 mètres de long à guidage infra-rouge, portant une charge de 3 kilos. Il est donné pour 8.000 mètres de portée, mais n’a jamais touché une cible au-delà de 4 km.

Et quatre kilomètres, quand on vole à 850 km/h, ce n’est même pas une minute…

En revanche, dans un rayon de 2 à 3 km, il détruit sa cible dans 100 % des configurations, même s’il est dépourvu, en principe, de charge de type « Shrapnels »…

 

Selon un article du 18 juillet journal russe Politikus l'avion aurait été touché par un missile air-air, au vu des déchirures horizontales trouvées sur ses ailes. La chaîne de TV russe Russia Today rapporte que des témoins ont vu des avions de chasse ukrainiens poursuivre l'avion malaisien. À 10 km d’altitude, ils ont de bons yeux… alors même que personne n’aura vu ni l’explosion du 777, ni la moindre traînée d’incendie aérien !

La manœuvre d’intoxication vise en seconde version à faire croire que les avions ukrainiens se seraient « abrités » comme d’un plastron de la proximité du Boeing : une manœuvre des plus classiques.

Sauf que l’engin va à peine plus vite qu’un avion de commercial, ce qui rend compliqué la manœuvre, mais est de toute façon plafonné à 7.000 mètres d’altitude : il ne peut pas monter jusqu’à 30.000 pieds, loin de là, pour ne pas avoir été conçu pour ça !

Selon une source citée par l'agence Interfax le 17 juillet, leur objectif aurait été d'abattre l'avion du président russe Vladimir Poutine, qui, revenant du Brésil, aurait traversé le même secteur en même temps et portait des couleurs semblables au Boeing malaisien.

Ce qui est totalement faux jusqu’à la désinformation gratuite, puisque l'avion présidentiel russe a survolé la Pologne et non l'Ukraine.

Le Garofi note que cette hypothèse relève de la « théorie du complot ».

Ce qui ne fait qu’aggraver l’impression de tentatives de « manipulations » des médias occidentaux par les autorités moscovites.

 

Pour prolonger la bataille de désinformation et d’intoxication, le 21 juillet 2014, le chef du commandement opérationnel de l’État-major général de l'Armée russe Andreï Kartapolov s'interroge sur la présence supposé de l’avion SU-25 de l'armée ukrainienne volant dans le couloir aérien de l'aviation civile, près de cet avion, et s'étonne qu'un avion armé pour le combat aérien soit utilisé dans une zone de combat ou les opposants n'ont pas d'aéronefs. Il exprime devant les journalistes son souhait de connaître les objectifs de cet avion et posera 10 « questions simples ».

Ce qu’il oublie de dire, c’est que le SU-25 n’est pas un intercepteur, pas même un avion de supériorité aérienne, mais un « camion à bombes », comparable au A10 américain, mais en plus petit, dépourvu de radar d’attaque.

 

Les forces ukrainiennes et les séparatistes pro-russes s'accusent ainsi mutuellement d'avoir abattu l'avion. Sur sa page VKontakte, le commandant séparatiste Igor Strelkov (Guirkine), également ministre de la Défense de la République populaire de Donetsk, a indiqué vers 13 h 37 GMT qu'ils « v[enaient] d'abattre un An-26 près de Snijné », localité proche de l'endroit où l'avion malaisien s'est écrasé.

Ce qui reste hautement débile, parce que confondre un Antonov 26 de 15 tonnes au décollage et de 23 mètres d’envergure et un « monstre » transcontinental de 63 mètres, ça en devient « loufoque »…

C’est dire s’ils sont myopes jusqu’en Ukraine !

Le service de sécurité d'Ukraine publie alors sur YouTube un enregistrement qu'il présente comme une discussion au sein du groupe de « Bes » (Igor Bezler), ressortissant russe et activiste du Donbass. Ce dernier y fait un rapport oral à son supérieur, le colonel Gueranine, officier du renseignement militaire russe, durant lequel il déclare : « nous venons d'abattre l'avion ».

Pas un avion, mais « l’avion » ! Tout est dans la nuance et n’est pas qu’une erreur de traduction ou de diction…

 

À ce moment-là et selon Alexeï Makarkine, vice-président du Centre des technologies politiques, « il y a 95 à 97 % de chances que les séparatistes aient abattu l'avion. Mais tant qu'il restera une infime marge d'erreur, le Kremlin ne condamnera jamais les siens ».

Pour l'expert militaire Pavel Felgenhauer, « la réaction russe est enfantine : on ment et on s'offense. Le mensonge est devenu la norme. Il est clair que l'avion a été abattu par erreur par les séparatistes, il ne sert à rien de couvrir les responsables, car de toute façon la vérité sera établie ».

A contrario, Igor Korottchenko, directeur de la revue russe Défense nationale, estime que les « preuves » détenues par les Américains et les Ukrainiens ne reposent que sur des informations de réseaux sociaux, dont la date et la source ne sont pas vérifiées. Seuls les pays disposant d'un groupe spatial peuvent fournir des photographies de l'origine du tir.

Justement, un satellite américain survolait la zone, mais aucune photo de ses observations n’aura été publiée les premiers jours.  

Le président français Francis Landau, après une conversation téléphonique avec le patron du Kremlin, estime le 20 juillet 2014, jour où l’amiral Gustave Morthe de l’Argentière est éconduit sèchement de l’Élysée, qu'il faut travailler sur des preuves et non des hypothèses et que l'enquête des experts ne doit pas être entravée, dans un contexte de « guerre médiatique ».

 

Dans un contexte de crise diplomatique, plutôt, sous la triple pression des combats en Irak et dans la bande de Gaza, et des mesures de sanctions à prendre contre la Russie, il sera établi que le vol MH17 a peut-être été abattu «par erreur» par des séparatistes prorusses mal entraînés.

«Lexplication la plus plausible cest quil sagit dune erreur» et que le missile a été tiré «par un équipage mal entraîné», alors que le système utilisé demande un certain savoir-faire et de lentraînement, aura indiqué un haut responsable du renseignement américain qui a requis lanonymat.

En revanche, même si le missile a été tiré d’une zone contrôlée par les rebelles, il est pour l’heure impossible de dire qui «a appuyé sur le bouton» et pourquoi, a ajouté ce responsable.

Ces responsables ont d’ailleurs souligné que ce type d’erreur, heureusement bien que rare, s’est déjà produit par le passé.

En 1983, un chasseur soviétique avait abattu un avion de ligne coréen au large des îles Sakhaline et cinq ans plus tard c’est un navire de guerre américain qui a abattu un Airbus iranien dans le Golfe-Persique.

Ces responsables américains ont de plus souligné que leurs services de renseignement n’étaient pas en mesure de dire si des Russes étaient présents sur la batterie au moment du tir ou non. Les services n’ont pas non plus de preuves que les Russes aient formé les séparatistes à l’usage du Buk, le système anti-aérien mis en œuvre et relativement sophistiqué à manipuler correctement.

 

Ils ont également affirmé que l’explication des Russes de la catastrophe, qui suggère fortement la responsabilité de l’Ukraine, «ne tient pas la route». Cest une des raisons justifiant lorganisation d’un point de presse le mardi 22 juillet, par des responsables du renseignement militaire américain, visiblement agacés par la «désinformation» pratiquée par les autorités russes et les médias dÉtat : les soldats ukrainiens auraient dû reprendre le terrain aux rebelles pour y installer la batterie anti-aérienne, tirer le missile et ensuite repartir.

Et qui plus est, le gouvernement ukrainien aurait ensuite dû manipuler des séparatistes de telle sorte qu’ils revendiquent avoir abattu l’avion. «Ce scénario ne tient pas la route» une seule seconde !

Évidemment !

 

Il faudra plusieurs mois et quelques concours de circonstances pour avoir une version officielle « confortée » et… une seconde version « ostracisée » qui se recoupent toutes les deux, celle dont personne ne doit parler.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 05:05

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

La tragédie du MH17 (1/2)

 

Alors qu’Eurydice fait du cabotage le long des côtes d’Albanie, Gustave Morthe de l’Argentière reçoit une convocation officielle de l’Élysée pour le dimanche matin suivant, en marge de la cérémonie de remise de médaille à Serge Klaque-Verde et Madame Beatles, au nom du « devoir de mémoire ».

C’est juste après les émeutes de Barbès et de Sarcelles… Une manifestation interdite qui dégénère, alors que le mercredi suivant, le 23 juillet, une autre manifestation de soutien à la cause palestinienne, autorisée celle-là, se tiendra entre Denfert et l’esplanade des invalides, le long notamment de la rue de Varenne, presque dans le calme en réunissant les partis de gauche (PCF, FdG, etc.), et paradoxalement, également des juifs orthodoxes pour qui Israël n’a aucune raison d’exister sans l’arrivée du Messie…

Ce jour-là, le sionisme n’était pas antisémite, un peu comme dans les propos du sulfureux « comique » « Dieu-a-donné » !

 

L’amiral savoure avec délectation « sa » revanche d’avoir eu raison, une fois de plus, contre tous dans l’antichambre du chef de cabinet de Francis Landau, à l’Élysée.

Il est venu en grand uniforme bardé de toutes ses médailles, accompagné d’un aide de camp de la marine détaché par l’amirauté, et il imagine encore rencontrer le président en personne pour recevoir quelques congratulations et chaleureux remerciements d’avoir fait son devoir et d’éviter in extremis une mort certaine et atroce, celle de la merguez sur un barbecue cramée dans son jus et sa graisse, au locataire du palais six jours auparavant.

C’est la moindre des choses, habituellement et en pareilles circonstances.

D’autant que du même coup, les institutions n’auraient pas survécu à un « putsch des colonels », qui sont par ailleurs « sous contrôle » avant de décider de ce qu’on va en faire…

Quoique, entamer une procédure officielle à leur encontre reste peu probable : ce serait révéler « l’affaire », d’une façon ou d’une autre au public qui doit pourtant rester ignorant des événements qui « n’ont pas eu lieu ».

À l’armée de vraisemblablement faire le ménage en interne, par quelques « mises à la retraite » anticipées…

Et les camarades de l’amiral, déjà retraité, l’avaient assez brocardé à l’occasion de cette invitation : « Tu l’as eu, finalement, ton putsch ! Félicitations ! »

 

Un homme qui ne se présente même pas l’entretient abruptement :

« Bonjour Amiral. Vous êtes venu sans « Charlotte » ? »

Le ton est au reproche à peine voilé.

Et la convocation n’en faisait pas mention.

En fait, elle aura été envoyée à Madame Nivelle, à Aubenas, qui était sur Paris avant de rejoindre sa fille à Londres pour un petit voyage d’agrément et d’emplettes féminines à New-York…

« « Charlotte » est en mission aux antipodes, à cette heure-ci… » invente-t-il.

Sachant que de toute façon, Paul de Bréveuil n’aurait pas accepté de dévoiler sa véritable identité même au président lui-même, en venant en personne.

« Elle est repartie vendre ses missiles ? »

Avec l’emploi du féminin, Morthe de l’Argentière comprend tout de suite qu’il y a de la méprise dans l’air…

« Désolé, mais dans ces conditions, il nous faut reporter ce rendez-vous à une date ultérieure. »

Quel grossier personnage en pense l’amiral !

« Comprenez, on attend des images américaines sur le crash du MH17 et une communication avec Moscou. La situation diplomatique ne s’améliore pas… »

Le cuistre ! S’il n’avait pas été là à outrepasser les consignes ministérielles le 14 en matinée, le petit-merdeux qui fait office de chef des armées ne serait pas là à attendre des photos satellitaires américaines ou de lécher les semelles des bottes du tsar russe !

« À vos ordres ! »

Pour un affront, s’en est un et un gros ! Énorme, même…

 

Le vol MH17 de la Malaysia Airlines, en provenance d'Amsterdam et à destination de Kuala-Lumpur, capitale de la Malaisie, s'est en effet écrasé dans l'est de l'Ukraine, près de la frontière avec la Russie le 17 juillet dernier : tout le monde en parle depuis.

Les 283 passagers dont 80 enfants, plus trois en bas-âge qui n’ont pas pris de billet, et 15 membres de l'équipage à bord en sont tous morts.

L'avion, après avoir dévié de sa trajectoire vers le nord du couloir aérien qui lui était assigné et perdu vitesse et altitude, pour revenir ensuite se positionner vers sa route normale comme si il avait pu récupérer l’usage de son moteur gauche, s'est abîmé dans une zone séparatiste prorusse où des affrontements récents ont opposé insurgés prorusses et forces gouvernementales ukrainiennes en plein contexte de la crise ukrainienne de 2013-2014.

Deux avions militaires ukrainiens auront d’ailleurs été abattus dans la même zone le 23 juillet suivant…

 

Le Boeing 777-200ER est un avion de ligne gros porteur immatriculé 9M-MRD, ayant accumulé plus de 43.000 heures de vol en 6.950 cycles depuis le 29 juillet 1997, date de son premier vol. Il a décollé d'Amsterdam-Schiphol à 12 h 14 heure locale pour une arrivée prévue le lendemain pour 06 h 09, heure locale.

Tandis qu'un positionnement du vol MH17 est fourni à chaque minute depuis son départ d'Amsterdam, son signalement disparaît à l'entrée de l'espace aérien ukrainien à 15 h 11 locale à la verticale de la ville de Kovel.

Il est relocalisé plus d'une heure après, et pour la dernière fois, à 16 h 19 heure locale d'Ukraine entre les villes de Chakhtarsk et Hrabove, approximativement à 50 kilomètres de la frontière avec la Russie.

Flightradar24.com a indiqué qu'à ce moment-là, un Boeing 777 appartenant à la compagnie Singapore Airlines et un Boeing 787 d'Air India étaient à seulement 25 kilomètres de l'endroit où l'avion avait disparu des radars ukrainiens.

 

L'avion s'est écrasé à côté du village de Hrabove, à l'est de la région de Donetsk, proche de la frontière séparant les deux oblasts sécessionnistes de Donetsk et de Louhansk, près de la ville de Chakhtarsk.

Des photographies du site de l'accident montrent des morceaux épars de fuselage et des pièces de moteurs cassés, ainsi que des dizaines de corps carbonisés et des passeports. Une partie de l'épave a été retrouvée à proximité des maisons dans le village de Hrabove. Des dizaines de corps sont tombés dans des champs, certains sur des toits. Les décombres s'étalent sur un périmètre de plus de 10 kilomètres, autour de la commune.

 

Plus des deux tiers des passagers sont néerlandais, 28 passagers sont malaisiens et les passagers restants sont de onze nationalités différentes.

Parmi les victimes, se trouvaient des experts de la lutte contre le sida qui se rendaient à la 20ème conférence internationale sur le SIDA à Melbourne, notamment Joep Lange, chercheur néerlandais spécialisé dans le traitement du VIH, le sénateur travailliste néerlandais Willem Johannes Witteveen, l'écrivain australien Liam Davison et l'actrice malaisienne Shuba Jaya.

Réaction de Florence quand elle entend à la radio du bord que le congrès anti-sida est décimé : « Mauvaise nouvelle : l’épidémie de Sida va repartir de plus belle… non, enfin, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire ! »

Ouais, on peut faire mieux et proposer de boucler l’espace aérien des états responsables, en pense Paul, en interdisant tout atterrissage et tout décollage des avions à destination ou en provenance desdits pays.

Si maintenant on tire sur n’importe qui, où va le trafic aérien mondial ?

Mais plus sûrement, selon une correcte application de la « loi des séries » après la disparition du vol MH310, traduite en langage populaire par l’adage « jamais deux sans trois », y’a plus qu’à attendre la troisième catastrophe de l’année concernant ladite compagnie pour qu’elle dépose le bilan…

 

Selon Interfax, l'appareil volait à une altitude de 33.000 pieds (10.100 m) lorsqu'il aurait été abattu par un missile comme l'atteste la présence de shrapnels observés notamment sur un débris de la partie supérieure avant gauche du cockpit.

Les shrapnels, du nom de son inventeur, équipent encore quelques munitions : il s’agit de billes d’acier ou de titane propulsées au dernier moment en avant, avant d’atteindre la cible qui la « découpent » comme le ferait du plomb de chasse.

Les dégâts sont peut-être plus légers qu’une charge explosive, mais l’inconvénient devient nul en altitude sur un avion pressurisé et l’avantage, c’est qu’en explosant à proximité, ils infligent des « blessures » de façon plus certaine qu’une explosion qui n’a d’effets destructeur seulement que dans le périmètre du blast.

Selon les occidentaux, cela proviendrait d'un missile sol-air Buk-M1 (code OTAN SA-11) ou 9K38 Buk-M1-2 (Code OTAN SA-17 « Grizzly »), voire un S-300 de fabrication russe qui sont équipés de ces charges.

Le SA-11 équipe les forces armées ukrainiennes et russes, les SA-17 et S-300 les forces russes. Son maniement n'est pas jugé à la portée des séparatistes prorusses, selon plusieurs experts militaires, même si les forces séparatistes comportent plusieurs anciens militaires ayant servi dans des unités anti-aériennes.

Si un missile a causé l'accident, c'est probablement un Buk car c'est la seule installation de missiles sol-air dans la région capable d'atteindre l'altitude du trafic aérien commercial.

En effet, celui-ci est un projectile autopropulsé et guidé par récepteur radar-passif capable d'atteindre des cibles aériennes volant jusqu’à 35 km de distance et 22.000 mètres d’altitude.

Il suffit d’éclairer la cible avec un radar de suivi resté au sol, l’engin de mort s’aligne tout seul sur l’écho électromagnétique ainsi créé.

Selon un expert britannique, la pressurisation de la cabine de l'avion fait qu'elle a explosé instantanément sous l'effet des shrapnels du missile SA-11 et la réserve de carburant s'enflamme aussitôt même si les témoignages et les premières images du crash ne montrent pas de flamme ni de fumée lors de la chute de l'avion, incendie qui aura été étouffé tout de suite après l’explosion dans l’air raréfié des hautes altitudes.

Une hypothèse qui explique le large périmètre dans lesquels sont tombés les débris.

 

Selon le Wall Street Journal, les organismes américains seraient divisés sur le fait de savoir si l'avion a été abattu par l'armée russe ou par des séparatistes prorusses. Ils insistent sur le fait que « toutes les routes mènent aux Russes dans une certaine mesure », de toute façon.

Il a également été mentionné, qu'un satellite américain a localisé la signature infra-rouge d'un missile sol-air juste avant que le Boeing se soit écrasé. D'après le Wall Street Journal, les services de renseignements américains pensent que la Russie ont introduit clandestinement en Ukraine les systèmes de missiles responsables de la catastrophe et que ceux-ci ont été ensuite ramenés en Russie pour ne pas laisser de preuves sur place.

Hypothèse un peu tirée par les cheveux : quel intérêt pour les russes d’une telle manœuvre, juste pour abattre un avion civil, alors que des batteries existent déjà en région séparatiste pour se protéger des attaques aériennes de l’armée régulière d’Ukraine, avant et après la catastrophe ?

 

Le 17 juillet, les systèmes de radiodétection russes ont enregistré le fonctionnement du radar Koupol d'une batterie de Buk-M1 déployée près du village de Styla (30 km au sud de Donetsk, en zone sous contrôle ukrainien), annonce un communiqué du ministère de la Défense russe.

« Les caractéristiques techniques des Buk-M1 permettent de procéder à un échange d'informations sur les cibles aériennes entre toutes les batteries d'une même division. Cela signifie que le missile aurait pu être tiré par chacune des batteries déployées à Avdeïevka (8 km au nord de Donetsk) ou à Grouzsko-Zorianskoïe (25 km à l'est de Donetsk). ».

Et de poser la question : « À quoi servent ces batteries de DCA contre des insurgés qui n’ont pas d’aviation ? »

Question idiote : à prévenir toute attaque de l’aviation russe elle-même, n’est-ce pas !…

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 05:02

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

14 Juillet 2014 (4/4)

 

« De toute façon, leur putsch a déjà échoué… Ils n’ont plus l’avion ! »

Ils restent dangereux tant qu’il y a des obus qui ne sont pas sous la garde des troupes loyales à la République.

« Mais vous savez qui c’est, au moins ? Vos capitaines comme vous le présumiez un temps ? »

On est passé aux officiers supérieurs : « Un coup de force des colonels… »

Comme à Athènes, il y a bien longtemps.

« Guy Proudhon, c’est un sous-officier « suicidé » d’avoir été intoxiqué pendant la première guerre du Golfe avec des poussières d’uranium appauvri. Vous n’étiez pas né, vous ne pouvez pas savoir. En revanche, on surveillait son blog et son association de vétérans quand j’étais patron de la DRM.

Un jour, il a été retrouvé pendu dans sa maison. Sans un mot d’explication, après s’être battu pendant des années et des années auprès du ministre des anciens combattants pour qu’on reconnaisse officiellement son état de santé.

Un décès suspect, mais il n’a pas été possible d’en faire plus : les gendarmes, peut-être sur ordre ou parce qu’ils étaient trop cons, ont convaincu sa famille de le faire incinérer rapidement, faute de pouvoir lui acheter un cercueil et une concession.

Comme si la sœur ignorait que les frais d’obsèques, dans ces cas-là et pour nos vétérans les plus démunis, sont pris en charge par le ministère !

Autrement dit, c’est signé du régiment d’infanterie de marine, qui est justement à dissoudre aux dernières nouvelles du gouvernement, engagé dans la première guerre en 91/92. »

Une mesure de rétorsions ?

Pas besoin d’en savoir plus : Paul avait compris.

 

La radio grésille : les canons sont repérés dans la plaine de France, derrière Garonor, entre deux autoroutes, à mi-distance entre Roissy Charles-de-Gaulle et Le Bourget.

« Si on décolle, on est sur zone en combien de temps ? »

7 à 8 minutes.

« 9 heures 00 … On a donc 95 minutes. Il faut qu’on ait une position GPS, que l’on puisse calculer une route. »

Qui va presque tout droit dans le prolongement de la piste et jusqu’à Évreux.

« Euh, Amiral … Il n’y a pas moyen de les pousser à la reddition, plutôt que d’aller es anéantir sans coup de semonce ? »

Paul a raison : il y a les pelotons du dispositif « Vigipirate » de Roissy-CDG et les troupes de soutien logistique à Satory qui restent mobilisables.

« Faut les autorisations ! »

Paraît qu’il s’en passait, jusque-là l’amiral.

 

Le temps passe, comblé par des appels radio. Les tireurs des toits de la place de la Concorde ont été maîtrisés et mis aux arrêts.

Le Président Landau sort tendu, sans rien en laisser paraître, de son palais pour remonter la rue du Faubourg Saint-Honoré et déboucher sur la place de l’Étoile par la rue Friedland.

Un parcours « normal ».

Même pas applaudi, aucun petits-drapeaux tricolores aux fenêtres.

Il est accueilli par son chef d’état-major où ils grimpent dans son véhicule militaire piloté par son chauffeur personnel en uniforme, médailles au vent et le général gouverneur de Paris.

« – On m’a dit que des troupes hostiles manœuvrent à proximité de Paris…

– Ne vous inquiétez pas Monsieur le président. Le périmètre a été sécurisé ! Et nos derniers éléments suspects sont actuellement cernés en vue de leur neutralisation.

– Bien, bien. On m’a parlé aussi d’une éventuelle attaque aérienne…

– Oui, Monsieur le Président. On l’a découverte dans la nuit. Mais le ciel de Paris est sécurisé par nos batteries de missiles anti-aériens et le seul avion capable de les franchir est de nouveau sous le contrôle de « Charlotte » depuis une demi-heure au moins.

– Ah, « Charlotte », décidément… Il faudra vraiment l’inviter à déjeuner à l’Élysée, celle-là ! »

Le président se souvient encore de sa trop brève entrevue avec l’industrielle ardéchoise à Washington.

Moment de solitude du général « Deux-Villes-Liées »…

« – Si vous le souhaitez… »

 

9 heures 15. Les troupes sont au contact visuel avec les artilleurs :

« – Charlotte ? Ici « big-bougie ». En position. J’illumine les cibles pour un tir en piqué. Mais nous avons des gars qui cernent notre cible et s’en approchent et des commandos héliportés en approche.

– « Charlotte » à « big-bougie » (quel nom de code, qui fait penser immanquablement à un phallus et quelques positions du Kâma-Sûtra, dont celle de la « bougie ardente » à Paul !), Bien reçu décollage dans 5 minutes. Après vous faites évacuer vos gars assez loin…

Je vous préviens, Amiral, dès qu’on mettra les gaz, ça décoiffe. Alors accrochez-vous à votre casque et votre viseur et laissez-moi piloter le bazar sans ne rien toucher à quoique ce soit d’autre. »

Normalement, il y a une escouade d’hélicoptères d’attaque au sol qui se précipitent au nord de Paris, détournés du défilé de clôture : ils passent faire les pleins en urgence à Satory et s’équipent de missile air-sol de courte portée et de munitions de 20 mm.

 

Tension des dernières minutes d’attente.

« On y va, Capitaine ! »

C’est trop tôt, mais un ordre con, ça reste un ordre con, même dans les opérations.

L’Atar ronfle et ébroue la machine. La postcombustion est allumée.

Puis c’est le lâcher de freins. La piste est avalée rapidement avant d’arrondir presqu’au bout !

L’avion monte, Paul rentre les ailerons et là, c’est l’accélération dès que Mach 0,4 est atteint : les portes de la veine d’alimentation d’air se referme sur le turboréacteur qui s’étouffe pour venir gaver les deux statoréacteurs de comburant.

La montée est vertigineuse et Paul ouvre en grand toutes les buses d’admission de kérosène dès qu’il est capable de tenir son avion à la verticale, sans embardée, manche à balai au point mort…

Sportif.

« Vous faites toujours cet effet-là pour emballer les filles ? »

Que l’amiral s’occupe de la radio, dans le boucan, et de ses viseurs.

« Je vais monter à 80.000 pieds, au-dessus des nuages. On ne va pas voir grand-chose. Mais à la verticale du point GPS, je coupe les réacteurs et déploierai les ailerons en grand. Ça va ralentir sévère à nous envoyer en voile rouge et j’arrondirai la trajectoire jusqu’à être en piqué à 100/120 nœuds, aérofreins déployés.

On aura alors environ 80 à 90 secondes pour ajuster la cible et tirer nos engins avant de s’écraser au sol ou de faire une ressource. Bien sûr, le plus tôt sera le mieux. »

Et ensuite, ils mettront le cap sur Fauville. Tout droit.

Manœuvre qui manquera de faire vomir Gustave, tellement l’estomac et son contenu remontent à la gorge.

Mais quelle galère !

 

« « Charlotte » à « Bougie-ardente » : vous en êtes où au sol. Je suis à votre verticale dans moins de 2 minutes… »

Silence radio en réponse. « Allo ? Bougie-ardente ! Vous êtes toujours de ce monde où vous vous êtes fait bouffer par les « méchants » ? »

« Mon commandant, ici « Big-bougie », pas bougie-ardente si c’est à nous que vous parlez ! »

Fou rire de l’amiral qui écoutait et se remet de la décélération pour le moins vigoureuse : il n’a plus 20 ans.

« – Charlotte à big-bougie : excusez. Suis à votre verticale et entame mon piqué.

– Attendez encore 30 secondes pour confirmation de la reddition de la cible. C’est marrant, je ne vous vois pas et ne vous entend pas…

– Ne soyez pas con lieutenant, je suis trop haut et moteur coupé pour une descente aux aérofreins…

– Ah bon… »

Eh oui !

« – Ça y est, je les ai repérés et verrouillés… Mais curieusement, l’illumination laservient de faire défaut…

– Allons bon… un contre temps ?

– Big-bougie à Charlotte. Attaque annulée. Cible neutralisée. Vous pouvez rentrer.

– Reçu Big-bougie. Vous êtes sûrs, qu’on n’y revienne pas ?

– Affirmatif mon commandant ! Opération terminée !

– Content que ce se soit bien passé : on rentre ! Protégez vos tympans, je rallume la bestiole. »

 

10 heures 30 : on peut voir au loin les fumigènes de la PAF qui survole Paris en ouverture du défilé aérien.

Cette année, ils sont neuf, alors que d’habitude ils ne sont que huit.

Un défilé normal, puisque même les sifflets et les huées auront accompagné le véhicule du président sur son parcours jusqu’au rond-point des Champs-Élysées.

Mais pas de bonnets-rouges, cette année. Pas de pancarte ni de banderoles non plus.

Rien que du « très normal ».

Tout juste un petit rappel télévisuel après 13 heures, sur le respect dû à la fonction présidentiel.

 

Il ne se sera rien passé d’extraordinaire ce 14 juillet-là, sauf un hommage aux sacrifiés d’une guerre mondiale, qui 100 ans avant n’avait pas encore commencé et une météo qui se sera dégagée en fin de journée.

Naturellement, « Black-out » total dans la presse et « gueule de bois » chez les apprentis insurgés.

Mais ne serait-ce que partie remise ?

Juste quelques 75 posts comme d’une ultime trace sur deux blogs quelconques, comme il en existe des millions, racontant « ce qui ne s’est jamais passé ».

 

Paul sera à Kotor au soir, avec 24 heures de retard.

Eurydice prendra la mer le lendemain vers le canal de Corinthe, une « construction » antique des plus époustouflantes…

Et ce n’est pourtant pas une des 7 merveilles du monde.

 

I3 – Bonifacio ; le jeudi 17 juillet 2014

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 05:02

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

14 Juillet 2014 (3/4)

 

À six heures du matin du 14 juillet, Morthe de l’Argentière se fait déposer par un hélicoptère civil sur le parking du Mercure du coin pour redécoller avec « Charlotte » à bord.

« Niergnies est cerné par une compagnie de commandos de marine mobilisés cette nuit. On attend mon arrivée pour mener l’assaut. »

Comment a-t-il réussi à faire ça, le « banni » des ministères à la retraite ? Il a dû se démener comme un beau diable pour mobiliser dans l’urgence de la troupe un dimanche.

« Les effectifs disponibles ne sont en effet pas très nombreux. Quant à avoir les autorisations nécessaires du ministère ou de l’état-major, on attendra mardi, parce qu’ils sont tous aux abonnés absents ! »

Par ailleurs, il a lancé le capitaine de frégate Guigou à l’assaut de l’amirauté.

« – Pardon ? L’amirauté ?

– Oui. Depuis hier-soir, les toits qui surplombent la place de la Concorde ont été investis par des tireurs d’élite d’un détachement inconnu qu’il s’agit de déloger. Idem au Crillon : il y a bien un attentat grave qui se prépare pour le défilé.

– Un 14 juillet normal pour un président normal, en somme ! » en rigole Paul.

Si celui-là se contentait de se faire siffler par la foule… Mais non : il aura dressé un double barrage de cavaliers de la garde-montée, sabre au clair autour de son command-car pour passer les troupes en revue.

Un tireur embusqué depuis les trottoirs n’a aucune chance de faire un carton, comme ç’aurait pu être le cas en 2002 contre Rackchi. Tous les toits de l’avenue des Champs-Élysées ont été investis par des tireurs d’élite du GIGN et plusieurs milliers de policiers surveillent la foule et les façades des immeubles : ambiance garantie !

 

Comment a-t-il été averti ?

« Si vous saviez… les effets d’une « main invisible », peut-on dire. »

C’est quoi encore ce nouveau délire ?

Décidément, « les mains invisibles » auront été évoquées partout et tout le temps depuis des mois et des mois pour expliquer l’inexplicable, même le Pape !

Alors, si maintenant l’amiral s’y mettait aussi, où allions-nous donc ?

« Pour tout vous dire, hier je déjeunais avec « I-Cube », vous savez, celui qui raconte sur son blog vos « petites affaires ». »

Il se souvenait de leur conversation d’août 2012 sur ce sujet et d’avoir lui-même été lire « Opération Juliette-Siéra », son premier « roman ».

« Parce que vous avez enfin compris que ce n’était pas moi ? »

Probablement…

« Il m’a averti et expliqué à peu près comment ça doit se passer. Et de rajouter qu’on va trouver votre avion armé de bombes au napalm qui doit aller faire un joli barbecue sur la tribune officielle. Heureusement, il n’y a aucun chef d’État à part le nôtre, là-dedans… »

Oui mais, si on empêche le décollage du Nivelle en mettant un ou deux véhicules en travers de la piste, ça sera largement suffisant pour l’empêcher de décoller.

 

« Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment il est arrivé là. Vous m’aviez pourtant dit, ou si ce n’est pas vous, quelqu’un d’autre, qu’il avait été dé-motorisé… Je ne comprends pas. Parce que ce n’est pas un transport en camion, puisqu’il y avait deux pilotes samedi à bord… »

En voilà qui ont dû se faire caguer à compulser le mode d’emploi, se félicite Paul.

Parce que c’est un avion compliqué à piloté. « On la re-motorisé il y a environ 15 jours pour une mission idiote… »

C’est quoi cette histoire, questionne l’amiral ?

« Je ne me souviens plus… Êtes-vous ou non habilité « défense », déjà, dans votre situation de retraité ? »

Il ne va pas recommencer : « Même secret d’État depuis quelques mois… Mais je suis devenu comme vous : totalement amnésique sur ce qui n’existe pas ! »

Une bonne école, son capitaine de frégate.

« Alors je peux vous raconter : la mémoire m’est revenue d’un coup… »

Mais ils arrivent déjà à proximité du terrain de Niergnies.

Le commando de choc de la marine est déjà sur le pied de guerre, prêt à intervenir, commandé par un lieutenant de vaisseau.

Le plan est simple : ils foncent à travers la porte d’entrée et maîtrise tout le personnel au bivouac à travers champ.

« Euh, j’aimerai qu’on ne tire pas trop du côté du prototype… Ses céramiques résistent bien à Mach 5, mais vos neuf millimètres, je ne suis pas sûr. »

Et puis ils mettront des camions en travers de la piste pour en interdire l’usage provisoirement.

« Le tout, c’est de se saisir aussi des pilotes. »

Oui, mais ils sont où ?

« À bord de l’appareil, peut-être… »

 

En dix minutes à peine, la première compagnie du Commando « Sergent Guy Proudhon » et son escorte de gendarmes sont maîtrisées, avec seulement une ou deux courtes rafales de sommation tirées en l’air…

Aucune résistance.

Les gendarmes sont d’ailleurs les premiers à se « désister » de toute tentative séditieuse.

« On n’a reçu l’ordre que de prendre position et de fermer les accès aux civils… »

En attendant, ils sont aux arrêts, sauf un qui a pris la poudre d’escampette à poursuivre son chien qui s’est fait la malle à courir après un lièvre affolé par la première courte rafale de Famas…

Les pilotes, un allemand et un tchèque tous les deux maîtrisant un français sommaire, sont plus diserts. Ce sont des mercenaires recrutés il y a un bon mois et arrivés en France il y a moins d’une semaine.

« La mission consistait à bombarder Paris à 10 h 35 et à envoyer le zinc à la flotte dans la Manche à proximité de l’Angleterre… Un sacré engin que vous avez là ! »

Pas facile à piloter, sauf ailerons déployés et à basse vitesse… Ce comment ils sont arrivés jusque-là sans encombre.

« Je vous garantis qu’il peut faire du Mach 2,3 au niveau de la mer et du 5 à haute altitude. Mais c’est vrai qu’il est assez fantasque, tel que vous auriez eu du mal au-dessus de Paris. »

Soit ils volaient à petite allure, et ils auraient été interceptés par la chasse ou les missiles anti-aériens déployés à tout hasard si l’alerte avait été donné, soit ils filaient à haute vitesse et ils se seraient retrouvés en voile noir et dans la stratosphère en moins de temps qu’il ne faut pour arriver à Paris…

À ce jeu-là, le premier pilote d’essai, il avait failli y laisser sa peau pour atterrir finalement en urgence à Solenzara.

Mais à grande vitesse, aucun missile ni même aucun avion ne peut plus l’intercepter, sauf à croiser sa route par inadvertance.

 

« On fait quoi maintenant ? »

On sait qu’il y a un peloton d’artillerie de campagne du côté de Satory…

« Toujours votre « main invisible » ? »

Oui. « J’y ai envoyé un peloton avant notre départ d’Arras, mais la place est vide. Un patrouilleur aérien circule autour du Bourget et de Roissy pour vérifier. S’il le repère, une compagnie de la police de la flotte est censée se rendre sur place et les neutraliser. Sans ça, on fait un passage et on largue les munitions destinées à la place de la Concorde sur eux » sans coup mollir.

« Vous feriez feu sur des inconnus sans en avoir reçu l’ordre ? »

C’est lui qui les donne, les ordres.

« Donnait, plutôt. Mais au moins, avez-vous un pilote qui sait se servir de cet avion et un co-équipier qui sait se servir du système d’arme ? »

Le pilote ? Il l’a en face de lui.

« – Eh dis donc, je ne suis plus sous vos ordres. Et je n’en reçois plus depuis bien longtemps. J’ai passé l’âge !

– Le jeune chien-loup prêt à mordre pour défendre les institutions du pays se dégonflerait-il ? C’est le moment, pourtant.

– Je ne suis plus votre « petit-vieux » ? Et puis vous l’avez dit vous-même : en voie d’être marié, père de famille, du plomb dans la tête, quoi…

Mais si vous m’en donnez l’ordre, pour une fois, je veux bien monter à bord et tirer vos munitions !

– Et c’est qui qui pilote ?

– Bé vous, Amiral !

– Je préférerai l’inverse… pour la réussite de ce raid.

– Parce que vous savez vous servir de ce système d’arme-là, vous ?

– Non, mais je vais apprendre !

– Et pourquoi ne pas apprendre directement à piloter le « 001 » ?

– Parce que vous ne sauriez pas vous servir du viseur des bombes, mon « petit-vieux »… »

La pitié qui se fout de la charité…

Pendant qu’ils se disent tout ça, ils s’avancent vers le prototype et grimpent à bord en faire la visite et la check-list, bien décidé à aller neutraliser les artilleurs du Commando « Sergent Guy Proudhon » séditieux et apprenti putschiste…

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 05:04

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

14 Juillet 2014 (2/4)

 

Et puis cette rencontre entre I-Cube la veille du 14 juillet et l’amiral Gustave Morthe de l’Argentière à la Closerie des Lilas, en face de la sortie du RER station Port-Royal :

« Je serai vous, j’appellerai pour confirmer. Et puis je joindrais Paul de Bréveuil. Il est en principe en Normandie dans ses gravats. Avec une escouade d’hommes sûrs, vous pouvez encore héliporter tout le monde jusqu’à Cambrai et reprendre le prototype. Mais méfiez-vous des gendarmes. »

C’est à ce moment-là que le portable de Gustave Morthe de l’Argentière vibre le long de sa cuisse, dans la poche du pantalon…

I-Cube fait signe de lire le message.

« Comment saviez-vous ? »

C’est lui qui écrit, qu’il n’oublie pas non plus.

« Allez-y, amiral. Mais pensez que demain il y a un régiment d’artilleurs stationné à Satory qui ne défilera pas et va ouvrir le feu sur la même cible. C’est comme ça que c’est prévu. Paul peut empêcher ça en larguant les munitions sur eux. »

Aucun régiment appelé à défiler, pas même un avion ou un hélicoptère ne porte la moindre munition.

« Eux les ont reçues par voie terrestre. Et méfiez-vous des tireurs d’élite du peloton des services spéciaux : ils seront postés sur les toits de l’amirauté et de l’hôtel Crillon. Chargés d’éliminer les survivants éventuels du massacre. »

Sidérant !

L’amiral compose un numéro… « Un petit pousse-café ? » questionne son vis-à-vis…

Ce n’est décidément pas le moment.

« Nath’, tu es au courant pour le prototype de notre Paul ? »

Manifestement non…

Il recompose un autre numéro. Pas de réponse.

Puis un troisième alors que le verre de Cointreau sur son lit de glace-pilée maison arrive devant « I-Cube. »

« Vous êtes sûr ? »

« I-Cube », rafraîchit son breuvage en tournant le verre, le pied dans sa main, un sourire en coin.

 

Le texto qui a vibré, émane d’un « cinq sardines » de capitaine de vaisseau de ses amis encore en poste à l’amirauté. Le « puni du dimanche » de la vaillante « obligation de continuité du service public »…

« Gus, t’es au courant, putsch des colons ? Stéph. »

Mais le numéro de Stéphane ne répond plus…

Son appareil vient d’être confisqué par une équipe du peloton spécial des paras qui prend position discrètement sur les toits surplombant la place de la Concorde, aux lieux et place des tireurs d’élite du service de sécurité de la gendarmerie prévu pour le lendemain.

Ils viennent de faire « prisonnier » tout le personnel de « punis », faisant la permanence en petit nombre dans le bâtiment.

Son second appel est pour Nathalie, sa fille naturelle, qui explique à son supérieur qu’elle est dans le Var en vacances…

« Je vais me renseigner », répond-elle.

Gustave appelle la base d’Orange. Pas de réponse.

Puis le standard de Cambrai. Sans succès.

« Vous êtes diabolique, cher ami. Je vais devoir prendre congé : le devoir m’appelle. »

Personne n’en doute autour de la table.

 

Comment ce gars-là, qui ne paye pas de mine, fait-il pour savoir mieux que quiconque ce qui se passe dans ce pays ?

Faute de taxi sur le boulevard Saint-Michel, Gustave se décide à reprendre le RER par où il était arrivé d’Orly, via le VAL.

Mais dans l’autre sens que celui du retour prévu.

Il a gardé un jeu de clé des locaux du Kremlin-Bicêtre et croit se souvenir que le code de l’alarme c’est « 98765987 »… à moins que ce soit autre chose, finalement !

En chemin, il réussit à joindre Paul qui peste à l’idée de retarder son décollage pour Kotor.

« Bonjour Amiral ! Qu’est-ce que vous devenez ?

Quoi, le Nivelle volé par des malotrus ? Mais ils font quoi, à Orange quand on leur confie la garde d’un prototype secret ?

Non, ce soir je suis à Kotor. Indisponible pour plusieurs semaines ! Démerdez-vous et récupérez mon avion avant que je n’aille le chercher à Moscou ou jusqu’à Pékin ! »

Après tout, le dernier vol du prototype au nez des navires russes faisant « l’hippodrome » devant la rade de Toulon, ça aurait très bien pu donner des idées vengeresses au GBU ou au FSB…

Leur faire un coup pareil.

Avant son décollage, il prend soin de mettre en alerte ses « gardes de son corps », seul la lieutenante Matilda ayant l’immense privilège d’avoir été acceptée par Florence pour les accompagner pendant 6 semaines : Paul en avait surtout besoin pour avoir un œil du SIV sur les activités d’Anjo avec le pognon de la République, via l’IOR et le Vatican !

S’agissait d’être prudent avec sa banque, à celui-là, après les carambouilles et embrouilles de la filiale internationale de « la famille » de la semaine passée…

Shirley est restée postée en Normandie avec Miho, mais devait prendre des congés d’été la semaine suivante, alors que cette dernière restait sur place garder la maison.

Quant à la « Dominiquette », elle partait demain en « colonie de vacances » dans le cadre de son stage du BAFA, sa future reconversion.

 

Que faire ? Prévenir l’amirale Caroline qu’il ne rentrerait pas ce soir, ou en tout cas avec du retard…

« Mon pauvre ami ! Comme si vous me surpreniez ! Elle s’appelle comment, cette fois-ci, votre nouvelle pouliche ? »

Les femmes, décidément…

Et puis il fouille sa mémoire et réussi à contacter quelques officiers généraux qui se font tirer les oreilles pour vérifier les délires de Gustave, le banni des ministères depuis plus d’un an.

« Pas encore à la retraite ? … Oui, oui, le « putsch des capitaines », je sais. Il est en route, comme d’habitude »,se moque-t-on de lui à plusieurs et de nombreuses reprises, ce dimanche-là.

Et si « I-Cube » l’avait mené en bateau ?

« Non ! Là il s’agirait d’un coup de force des colonels. »

Oui, bien sûr…

 

Il est assailli de profonds doutes, jusqu’à se décider à rentrer dans le Gers par la dernière navette sur Toulouse, quand, le soir arrivant, l’officier de garde d’Orange-Caritat confirme que le prototype n’est plus dans son hangar.

Des gendarmes sont venus avec deux pilotes pour le convoyer sur Évreux-Fauville, vendredi matin avec des ordres en règle.

« Donnez l’alerte à l’aviation civile et le PC de Taverny : il faut le retrouver ! C’est grave ! »

Très grave.

Un avion qui ne sait pas voler sans un réacteur d’appoint dont Gustave ne sait pas qu’il en a été récemment équipé pour aller faire peur aux Russes au large de Toulon.

Que les russes ne se seraient pas déplacés jusque-là, si et seulement si Paul n’avait pas été récupérer un commando de SAS britannique parachuté à Kiev.

Qui d’ailleurs aurait sans doute été évacué autrement si le président Landau n’avait pas dit « oui », sans même y réfléchir, à son hôte de Washington du mois de février précédent, qui l’avait si bien reçu…

On prend plaisir à être honoré de la sorte, et jusqu’à l’aveuglement, par les puissants du moment : la flatterie, c’est aussi un « mécanisme de corruption » actif et depuis toujours.

Son seul regret, c’est que « Charlotte », la fausse pour être en fait Isabelle Nivelle, la patronne de la MAPEA, où « Charlotte » en la personne de Paul fait office de secrétaire-général, rencontrée dans les salons de la Maison-Blanche, avait faussé compagnie au président au moment de « conclure ».

Les petites vanités de ce monde-là…

 

Coup de fil à Fauville, BA 105 : pas vu de prototype dans le trafic des unités à recevoir pour le défilé aérien du lendemain…

Et l’ex-BA 110, devenu « 103 » qui ne répond toujours pas au téléphone.

Paul est en ascension pour Kotor quand son téléphone sonne une énième fois…

« J’ai besoin de vous ! Il se passe des choses pas très normales… Pouvez-vous faire un détour par Cambrai pour un visuel ? »

Ce n’est pas sur son chemin, mais il a assez de carburant pour faire le détour. Il prévient Rouen-approche par radio de son déroutement…

Le soleil décline dans son dos quand l’hydravion de Paul passe au-dessus du terrain : rien.

Il s’apprête à téléphoner à Gustave, si en descendant assez bas il chope un réseau, pour lui dire son observation, et reprendre sa navigation vers le sud-est.

Ce qui le fait passer à proximité de Cambrai-Niergnies, à 5 km de là.

La silhouette du « 001 » se dessine en bout de piste 26.

Le téléphone le surprend : il y a du réseau et c’est l’amiral qui s’inquiète.

« Il est à Niergnies. Je fais demi-tour et vais me poser à Roclincourt (Arras) pour y passer la nuit. Venez me chercher ! »

Projet qui n’enchante pas vraiment Florence, et qui fait également râler Annabelle… calmées par Matilda qui sent bien de son côté que des événements graves se précipitent à l’horizon.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 05:02

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

14 Juillet 2014 (1/4)

 

S’il n’y avait pas eu cette incroyable mise en examen de l’ex-président Krasoski, après 24 heures de garde-à-vue et sa riposte télévisuelle pour le moins extraordinaire dans la mesure où deux journalistes vedettes du petit-écran acceptent de jouer le scénario de « Monsieur mon bon maître », dans une mise en scène pitoyable de la prétendue victimisation de l’interviewé, ç’aurait pu être un mois normal.

Excepté pour la météo capricieuse…

 

S’il n’y avait pas eu cette idée complétement incroyable du président Landau de vouloir reporter les cérémonies du 14 juillet, la fête nationale de plus de 60 millions de personnes, au 15, le lendemain en cas de qualification de l’équipe de France à la finale du mondial de foot, pour lui  permettre d’être personnellement invité dans le stade parmi les supporteurs, ç’aurait pu être un mois normal.

Excepté pour la météo capricieuse…

 

Notant par ailleurs, que le premier ministre avait insisté pour remplacer le Président pour ce voyage aux frais de la princesse qui ne devait rien à leur amour personnel pour le ballon rond, mais bien l’absolue nécessité des devoirs de leurs charges réciproques…

Parce que déplacer une fête nationale pour un match de foot, faut oser le faire !

Tout en notant aussi que l’hypothèse d’un mondial victorieux a donné au gouverneur militaire de Paris, au général chargé d’organiser le défilé et au chef d’état-major personnel du président, quelques cheveux blancs : comment vider les supporteurs en folie dans cette éventuelle nuit de victoire, étalés sur la plus célèbre avenue du monde, nettoyer la chaussée et préparer les troupes à défiler en seulement quelques heures ?

Finalement, tout est rentré dans l’ordre, la tribune officielle n’a pas eu à être déménagée dans l’urgence place de la Nation, les bleus ayant eu la bonne idée de se faire sortir par la « Mannshaft » et ça a été un défilé presque normal.

Excepté pour la météo capricieuse…

 

S’il n’y avait pas eu quantité de « peaux de banane » glissées sous les pieds de tous les barons de la droite républicaine, depuis déjà de nombreuses semaines, mais surtout depuis la publication de l’audit du parti que Paul et Anjo, sur ordre, avait réussi à sauver une première fois il y a de ça moins de 12 mois, ç’aurait pu être un mois normal.

Excepté pour la météo capricieuse.

 

Financer des voleurs pris la main dans le pot de confiture, avec de l’argent « pas à soi » et qui une fois de plus sert à corrompre, il y a de quoi être écœuré.

Heureusement, personne ne l’a su dans le public ni dans la presse.

En revanche, sûr que quelques personnes, dans le secret, sauront s’en souvenir et même menacer de le faire savoir.

C’est comme ça que la corruption nourrit la corruption…

Par effet mêlé de retour de bâton et d’ascenseur !

 

S’il n’y avait pas eu la défaillance de la famille majoritaire dans la « BES » portugaise, Paul aurait pu passer un mois de juillet « normal » (hors la météo capricieuse) à mettre l’usine d’Aubenas en mode « veille estivale » et préparer tranquillement son tour en mer Égée depuis l’hôtel de Kotor, avec sa famille et quelques-uns de leurs invités…

Mais quand il a appris que la filiale internationale de la Banque de l’Esprit Saint ne faisait pas ses échéances, d’environ 1,6 milliard d’euros, soit à peu près les 2 milliards de dollars détournés de la Bank of China, agence de Hong-Kong, au moment où « Nathalie-la-rouquine », reçoit instruction de venir souscrire à l’émission du jeudi 17 juillet pour les titres à échéance de 10 ans, justement de quelques 1.000 à 1.500 M€, il aurait pu ne pas s’affoler.

Et ne pas penser que décidément ce paquet de pognon était maudit !

 

Dans la seconde semaine de juillet le cours de l’action de la banque s'est effondré de 17,24 % en deux séances avant d'être suspendu par l’autorité portugaise des marchés boursiers, et a encore plongé de 5,5 % vendredi après la reprise des cotations, avec interdiction des ventes à découvert et reperdre 20 % la semaine suivante pour ne valoir plus qu’une poignée de centimes d’euro par action un peu plus tard.

Et puis d’1,6 milliard, la dette « à découvert » n’avait été plus que de 1,3 Md€ garanti par 2,1 Md€ d’actifs disponibles en contrepartie, sous forme de fonds propre.

Une erreur de gestion de trésorerie, tout au plus ?

Les « vautours » des agences de notation se sont précipités pour dégrader la note de la dette de la banque, au niveau des fonds spéculatifs.

Et le Portugal a pu émettre 1,25 Md€ sur 6 à 12 mois, les 13 et 16 juillet dans un climat où le taux à 10 ans s’est à peine tendu, reculant même à 3,866 % contre 3,985 % la veille, une détente également perceptible pour l'Espagne et l'Italie.

Ce sera d’ailleurs également le cas pour l’émission française du 17.

Anjo n’avait pas « carambouillé ». Toutefois, il a paru plus sain à Paul de ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier et sur les conseils de Barbara et de Nathalie, il s’apprête à ouvrir d’autre comptes avec sa fausse-identité belge.

Après tout, le « bail-in » voté par les parlements européens lui commanderait, en « bon père de famille avisé », de diversifier hors l’euro-zone les avoirs du trésor Français.

 

Si le 14 juillet, le ministre de la défense n’avait pas fait savoir que l’opération Serval se prolongeait dans le Sahel par l'opération Barkhane pour lutter contre le terrorisme dans l'ensemble de la région, avec « 3.000 militaires en tout », prétendant que « le président de la République a souhaité qu'il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone », ç’aurait pu être un mois normal.

Excepté pour la météo capricieuse…

« L'objectif est essentiellement du contre-terrorisme ».

Après la réussite de Serval, « il y a le souci pour nous et pour les pays de la zone de veiller à ce qu'il n'y ait pas de recrudescence » du terrorisme, car « il y a toujours des risques majeurs de développement de djihadistes dans la zone qui va de la Corne d'Afrique à la Guinée-Bissau », a-t-il insisté.

 

L'opération Barkhane se fera en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne, ce qui fait à peu près 3.000 militaires en tout.

« Le but, c'est d'empêcher que ce que j'appelle l'autoroute de tous les trafics ne devienne un lieu de passage permanent, de reconstitution des groupes djihadistes entre la Libye et l'océan Atlantique, ce qui entraînerait ensuite des conséquences graves pour notre sécurité. C'est notre sécurité qui est en jeu ! ».

C’est surtout la promesse du paiement des primes d’opération assuré pour plusieurs années de personnel en OPEX, au moment même où les derniers effectifs, du personnel sanitaire, cède les clés de leur hôpital militaire aux américains restés sur place en Afghanistan.

Il y avait comme « une urgence » à rouvrir le porte-monnaie pour calmer les esprits dans les casernes.

 

Le 18 mars 2010 la France avait pris la responsabilité de l’hôpital installé sur l’aéroport international de Kaboul depuis 2009.

Avec des équipements techniques d’une très grande qualité, cet hôpital a permis de disposer d’une structure permettant la prise en compte optimale des blessés de la coalition, avec un dispositif allant de leur prise en charge sur la zone des opérations jusqu’à leur éventuelle évacuation, après intervention médicale, vers leur pays d’origine.

C’est 2.000 militaires français, dont 600 médecins, et 500 militaires alliés qui se sont relayés pour le fonctionnement de cet hôpital qui auront effectué 55.000 consultations dont 70 % au profit de la population afghane ; 200 hospitalisations par mois depuis 2009 ; 5.000 interventions chirurgicales ; 900 patients évacués.

À la fin du mois de juillet 2014, après le retrait des français de cet hôpital, ce ne sont plus que 250 militaires qui resteront encore un temps en Afghanistan.

Avec Barkhane qui débute et Sangaris qui se poursuit, la rumeur d’une troupe qui renâclerait à la fin des OPEX semble devoir fondre comme neige au soleil et faire revenir à des niveaux moins inquiétant le fameux baromètre du moral des troupes de la DRM…

L’état-major n’en est que plus rassuré : le rôle de gendarme de l’Afrique qu’endosse la France n’est pas pour déplaire, assuré d’avoir du travail pour quelques années encore.

 

Si cela n’avait pas été le centenaire du début d’une guerre mondiale épouvantable, ç’aurait pu être un mois de juillet normal.

Excepté pour la météo capricieuse…

80 délégations étrangères auront été invitées, y compris algérienne ainsi que celles du « camp des perdants » et 77 seront notamment présentes, mais sans aucun chef d'État étranger, contrairement à ce qui avait été envisagé…

Juste quelques drapeaux et une tribune officielle dédoublée sur la place de la Concorde pour accueillir quelques ministres envoyés en délégation.

Une « parade des emblèmes » avec des délégations étrangères inaugurera le défilé sur les Champs-Élysées. Celles-ci seront encadrées par des « Poilus » en tenue d'époque.

Outre le défilé aérien qui comportera 54 avions, avant que 3.752 militaires, à pied, ne prennent place sur la plus belle avenue du monde, suivi par le défilé des hélicoptères, avec 36 engins, puis le défilé des troupes motorisées et leurs 285 véhicules, 241 chevaux et leurs cavaliers de la Garde républicaine défileront.

Cette année, une chorégraphie avec 250 jeunes étrangers de 18 à 25 ans clôturera cette célébration. Sur une composition de Mozart, ces jeunes danseront avant de lâcher des colombes. La chorégraphie de sept minutes est signée José Montalvo, artiste permanent au théâtre national de Chaillot.

 

Si à l’occasion du défilé aérien ce n’était pas le dernier vol de 2 Mirage F1 sous les couleurs tricolores, après tout juste 40 ans de bons et loyaux services, ç’aurait pu être un mois normal.

Excepté pour la météo capricieuse…

Ce qui d’ailleurs donnera à Paul l’envie d’acheter un biplace démilitarisé pour son usage personnel : il avait une affection toute particulière pour ce chasseur léger, capable de voler vite et loin, d’atterrir sur des pistes sommaires et de se contenter d’une maintenance allégée au sol.

Mais c’est cher et il lui faut aussi de l’argent pour développer la série des prototypes spatiaux Nivelle.

 

Mais ça n’a pas été un mois de juillet « normal » loin de là.

D’abord, il y a le premier post de l’ignoble infreequentable, d’une série baptisée du vocable improbable de « Mains invisibles ». Sur deux blogs différents, l’ancien et un nouveau, se déroulant jour après jour du 1er juillet jusqu’au mois de septembre, de cette histoire incroyable narrée avec une précision étrange, des nouvelles « aventures de Charlotte ».

Une année de plus !

(http://flibustier20260.blogspot.fr/2014/07/prologue-15.html et suivants)

I-Cube se démultipliait…

Heureusement, sur l’un et comme sur l’autre, ces posts restent assez peu lus et aucun ne sera repris dans la presse !

Parce que la journée du 14 juillet, la vraie, ne doit être racontée nulle part.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 05:02

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Au large de Toulon (3/3)

 

La descente commence vers Orange où les techniciens ont sorti le « Nivelle 001 » du hangar.

Le plein de kérosène est fait et « Paul » et « l’Amiral » prennent la direction de la salle de briefing après avoir passé une combinaison anti-G.

Il y a là quelques officiers supérieurs, le préfet maritime de Toulon et un contre-amiral qui décrivent « l’espace de jeu » autour des intrus.

La situation n’a guère évolué : ils ne peuvent que constater que le destroyer « Admiral Levchenko » et son support, le bâtiment d’écoutes électromagnétiques « Liman », de la flotte russe, croisent paisiblement à 10 nœuds, à environ 13 à 15 milles nautiques au large de Toulon, en restant toujours dans les eaux internationales qui commencent à 12 nautiques de la côte.

Un passage à 300/500 pieds au-dessus et entre les navires est défini afin de rester le plus stable possible pendant ce survol à très haute vitesse.

« Par précaution, la zone au sud des îles de Port-Cros et du Levant ont été interdites de navigation et le trafic maritime suspendu ou détourné jusqu’à 14 heures. Mais rien ne nous dit qu’il n’y aura pas quelques plaisanciers où des pêcheurs dans cette zone.

Par ailleurs, sitôt les navires russes dépassés, le Nivelle devra cabrer jusqu’à 80 ° ou plus par rapport à l’horizontale, pour éviter une propagation de son bang jusque sur les côtes. »

Une belle chandelle à tirer à la verticale, qui risque de les envoyer en voile noir, le cerveau vidé de son sang, et à en devenir aveugle…

 

Ils viendront de loin après un détour vers les Baléares, cap sur Palma de Majorque, à vitesse subsonique et 30.000 pieds comme d’un avion de ligne classique, pour être sûrs d’être repérés par les radars du destroyer et écoutés par son bâtiment-espion.

20 à 25 minutes plus tard, ils mettront cap au sud, comme venant de Madrid et en direction de l’Égypte ou Malte, tout en descendant lentement, jusqu’à 1.000 pieds. Puis au sud de la Sardaigne, ils seront pris en charge par « Big Mama », l’Awacs de l’armée de l’air, chargé de les guider sur leur cible et de les faire arriver entre les deux navires.

La partie la plus difficile du vol.

Car après coup, pour éviter de faire voler en éclat toutes les fenêtres du littoral, ils auront moins de 10 secondes à tout casser pour arrondir à la verticale et propulser le cône du bang hors d’atteinte des habitations côtières ou de façon très atténuée.

 

Mission casse-gueule. Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil et « l’Amiral » s’installent à bord, se sanglent, effectuent la check-list avant mise en route puis démarrent le moteur.

« Vous avez pensé à faire changer les sièges-baquets. C’est bien ça, les autres étaient vraiment inconfortables pour nos acrobaties ! »

Paul propose à « l’Amiral » de faire le décollage, ce qu’il accepte avec plaisir car c’est pour un extraordinaire privilège de pouvoir piloter un avion avec de telles performances. 

Le « Nivelle 001 » s’aligne. La poussée, puis la postcombustion, sont appliquées. L’avion roule normalement. La rotation a lieu à 180 nœuds avec une forte accélération.

Le train est rentré dès que le variomètre devient positif, puis l’avion accélère à 300 nœuds, les portes d’arrivée d’air se refermant sur l’Atar qui étouffe, pendant qu’elles s’ouvrent sur les statoréacteurs dont seulement un tiers des buses sont ouvertes pour modérer la poussée et la consommation instantanée, avec un taux de montée de 40.000 pieds par minute.

Le niveau 200 est atteint en 30 secondes.

La montée est maîtrisée ensuite au pilote automatique réglé sur 2.000 pieds minutes, jusqu’au niveau 330, à l’allure de 340 nœuds au badin extérieur. Un vol normal.

Paul fait le radio et roule de centre de contrôle en centre de contrôle pendant une petite demi-heure.

« Bon maintenant, on met le transpondeur sur la fréquence 1.200, on fait silence radio et on descend en vol plané en virant lentement au Sud-Est, Commodore ! »  

 

À 10.000 pieds, Paul reprend les commandes et ils inversent leurs rôles dans le cockpit.

« Faut régler sur la fréquence de « Big-mama » et se signaler. »

À 120 milles nautiques de la côte, « L’Amiral » est à la radio. Une fois le contact établi avec l’AWACS, Paul prend le cap nord par la gauche, vers le destroyer, puis descend tranquillement jusqu’à 600 pieds au-dessus de la Méditerranée, non sans avoir relancé l’Atar, volets sortis, pour ralentir la machine à en étouffer les statoréacteurs.

Un dernier cap est donné par l’Awacs. Ils s’alignent.

80 nautiques. Tout droit. Il faut rentrer les volets et là, la machine commence à s’emballer…

Une fois stabilisé, avec un cap d’interception vers le destroyer, Pedro, le dernier modèle de pilote automatique, maintient parfaitement le vol horizontal.

À 70 nautiques de la côte, les deux statos pulsent et accélèrent rapidement le « Nivelle 001 » tels que les pilotes sont acculés au fond de leurs sièges.

Et puis dépassé Mach 1,8, la machine vibre, se cabre, redescend, remonte, décroche de son cap originel, revient.

La sangle jugulaire du casque d’Haddock ayant été mal capelée, son casque joue au bilboquet sur son crâne partiellement dégarni.

« Annoncez-moi l’altitude… »

Le pauvre, il ne voit rien avec son casque qui lui tombe sur les yeux.

« Big-mama » s’inquiète : « Tenez votre cap Carlita ! 1 degré à gauche. Vous allez passer à côté de votre cible ! Corrigez, corrigez ! »

« Je voudrais les y voir, tiens ! »

La mer se rapproche, puis s’éloigne des dizaines de fois pas seconde.

En deux minutes, l’appareil atteint 1.525 nœuds, soit Mach 2,29 ou encore 780 mètres par seconde. 46,800 km/minute. Il faut tenir encore 50 secondes à ce rythme d’enfer.

Alors que dans le sillage de l’avion, la « mer fume », écrasée par l’onde de choc.

 

La surprise est totale à bord du superbe destroyer de 165 mètres de longueur « Admiral Levchenko ». Le radar de veille lointaine avait bien vu passer au loin un vol commercial par le sud de la Sardaigne, vitesse et descente faibles.

Puis l’avait perdu à cause de la rotondité de la terre.

90 secondes avant le passage du prototype, le radar doppler de poursuite détecte un mouvement supersonique au ras des flots, en convergence rapprochée.

Un missile ?

Pas possible : on n’est pas en guerre !

L’officier de quart tente de communiquer avec la passerelle avant de déclencher l’alarme.

Mais plus les choses se précisent, plus l’alerte de combat devient impératif.

Là, c’est la passerelle qui communique avec le PC radar.

« Vecteur aérien par les 9 heures ! En rapprochement très rapide ! »

Aux jumelles, on ne voit rien qu’une tâche blanche d’écume à l’horizon qui grossit rapidement à vue d’œil.

Même pas le temps de voir le bolide passer entre les deux navires. Que déjà c’est l’assourdissante explosion du « bang » et sa volée d’embrun qui inonde les antennes du « Admiral Levchenko ».

L’onde choc, dans un énorme fracas, secoue le navire. Des hublots éclatent en même temps qu’un abri des radars de détection.

La panique s’empare momentanément de l’équipage : les alarmes sonnent dans tous les sens.

Les machines mettent subitement en panne, plusieurs durites s’étant « décrochées » faisant gicler de l’huile brûlante et de la vapeur pour une autre, dans la cale devenue provisoirement impraticable.

 

Paul tire d’un coup le manche en butée pour une ressource extraordinaire, puis l’enfonce pour éviter le vol noir. Cap tout droit. L’avion monte tout droit sans même ralentir, plus à l’aise dans les couches moins denses de l’atmosphère : il ne « flotte » plus !

« Dis donc, heureusement que vous étiez bien ficelé à votre siège. Sans ça, on vous retrouvez collé au plafond de la cabine. »

Et ensuite étalé comme une crêpe sur la moquette du plancher…

« Sacré piège ! J’ai bien cru qu’on allait à la baille plus qu’à mon tour. On est passé où ? Je n’ai rien vu des navires ! »

C’est « Big-mama » qui répond à la question : « Bravo les gars ! Entre les deux cibles. Vous pouvez mettre cap à l’Est et rentrer par l’Italie en mode « ma non tropo ». »

Tu parles d’un cirque !

« Big-mama » : « Accusez réception et cessez de grimper de la sorte : vous êtes déjà au niveau 900… »

Faudrait que la machine veuille bien répondre.

« « Carlita » à vous ! Il y a encore un pilote où vous êtes tous complétement sonnés ? »

Il y a du monde aux écouteurs, sous les tonnes de sueur ruisselante. « Cap à l’Est. »

Ils montent comme ça jusqu’au niveau 1.500, pas un record, sauf pour la machine elle-même, qui finit par étouffer ses statoréacteurs dans l’air raréfié et ralentit sa course pour ensuite dégringoler en mode décrochage, alarme « Stall » vrillant les oreilles.

Paul contrôle un départ en vrille, à plat…

 

L’AWACS signalera plus tard que le destroyer a mis en panne et dérive lentement vers la côte. À tel point que son escorte l’a pris en remorque vers le large à faible allure en début d’après-midi…

Un Atlantic aura pris films et photos d’une petite fumée noire s’échappant de la soute par quelques hublots du bord. À l’allure de 5 nœuds, ils en ont pour plusieurs semaines avant de rejoindre la Syrie.

Mission accomplie.

Après un tour au mess des officiers, vivement congratulés, ils repartiront en milieu d’après-midi.

Pour un vol sans histoire qui les mènera devant la ballastière d’Arques-la-Bataille en fin d’après-midi.

« Dites donc, mon cher Paul, pourquoi c’est sur vous, je veux dire nous, sur qui retombe toujours des missions d’hurluberlu ? »

Bof, si il savait…

« Vous le gardez pour vous, mais depuis notre dernier vol, j’ai fait tellement de choses qui n’en jamais fait la une des journaux… ah si tout de même. J’ai fait sauter votre ami « DLK » de son piédestal. Quoique finalement, il n’est pas tombé dans mon piège fignolé pour lui, mais pour se jeter dans une affaire incongrue. J’ai juste ramené une petite vidéo de cet épisode. »

Quoi, l’affaire du Sofitel de New-York ?

« Je ne vous ai rien dit, Commodore. Excusez-moi. Et s’il n’y avait eu que ça… »

Il passera sous silence l’épisode au-dessus de la Manche, il va y avoir deux ans de ça, sa visite, et dans les mêmes douze mois, chez le Pape Benoît, La reine d’Angleterre et chez Obama…

Et son détour par HK pour finir de ruiner leur bonhomme.

 

Et puis un coq à l’âne… «Tiens à propos, imaginez que l’Allemagne et l’Argentine passent l’étape des demi-finales du mondial de foot, croyez-vous que les deux papes regarderont le match ensemble ? »

Drôle d’idée, après ce qu’ils venaient de vivre ensemble.

« En tout cas, je suis partie prenante pour un prochain vol. »

Si ça marche, ce sera pour une première mise en orbite… Avec ou sans Allen.

« Vraiment ? »

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 05:02

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Au large de Toulon (2/3)

 

« L’Amiral » grimpe dans l’hydravion et Paul met les gaz et décolle face au sud, direction la base aérienne d’Orange. La montée est paisible. Il fait beau au-dessus des nuages et la Normandie est magnifique en cette saison.

Paul s’enquière des derniers développements du dossier du détournement des indemnités de la guerre du Golfe.

« La pression devient terrible au sein de la Défense. C’est maintenant un secret de Polichinelle… Le général « Vincent Des-Portes » a poussé une sévère gueulante en mai » développe l’Amiral.

« Même la bif’ aurait tendance à se révolter. J’ai lu l’autre jour les propos d’un caporal-chef où il raconte qu’à l'entraînement, avec les Famas, il doit dire « pan » au moment de tirer, faute de cartouche. Ils en ont vraiment ras le bol.

Rendez-vous compte, depuis 1960, le budget de l'Armée n'a jamais été aussi faible. Une situation préoccupante qui n'épargne aucun corps de l'Armée et préoccupe jusqu'au sommet de l'État.

Le général Deux-villes-liées – qui avait menacé le gouvernement de démissionner pour exprimer son désarroi – considère que « les armées françaises sont à 120 % de leurs possibilités (...) On ne peut plus faire mieux avec moins, compte tenu de toutes les réformes que nous venons de vivre ces vingt dernières années », assure-t-il. »

Oui, Paul a vu cela aussi. Mais depuis que Gustave est rentré dans ses foyers et que les équipements de sa fille « Nathalie-la-rouquine » ont été confisqués par l’amirauté et elle de glander inutilement à toucher son chèque et ses tickets-restaurant, il n’est plus vraiment au courant des « détails ».

Et puis, l’usine d’Aubenas lui prend beaucoup de temps, en ce moment.

 

« Même les colonels commencent à s’y mettre !... « Michel Goût-Ya » a écrit sur sa page fessebook, à la suite de la décision de fermer le 21ème RIMA de Fréjus, que « En ce qui me concerne la guerre est déclarée !... » Il y a un petit problème : il est chef du Bureau de recherche au centre de doctrine d’Emploi des forces. »

Ce serait si franchement aussi mauvais que ça…

« – J’avais entendu parler d’un putsch des capitaines, l’année dernière, et puis ça s’est calmé… Alors les colonels, maintenant, c’est comme un ouragan en formation…, non ?

– Oui !... De plus, les anciens des OPEX commencent à remuer fortement. Vincent, le président de l’association des anciens des OPEX du Val d’Oise a même écrit au président de la République pour demander des explications sur la prime de guerre qui avait été promise et n’a jamais été versée.

– Dites donc, avec tout ce que vous me dites, il y a vraiment tout, absolument tout, pour que l’affaire parte en phase explosive, là !

– Vincent a aussi écrit au ministre des finances pour demander les mêmes explications sur sa prime de guerre en tant qu’ancien de la Division Daguet, et l’avocat Maître Rouflaquette a été contacté pour entreprendre une action en justice.

– Bé dites donc, la situation va devenir vraiment ingérable par le pouvoir politique, si ça continue… »

 

« L’Amiral Haddock » explique alors à Paul que les vétérans se sentent méprisés par l’institution. Les malades du syndrome du Golfe ne sont toujours pas reconnus par le service de santé des armées alors que l’US Army organise des visites médicales pour ses vétérans et s’occupe même des démarches pour leur obtenir une pension d’invalidité.

Les dernières études médicales américaines sont formelles : les symptômes que décrivent les vétérans de l’Opération « Desert Storm » sont indiscutables et causés par l’ingestion de poussières d’uranium ainsi que par d’autres produits hautement toxiques qui entraînent des lésions neurologiques.

Près de 25 % à 30 % des soldats américains qui ont participé à la première guerre du Golfe sont malades, ce qui représente plus de 170.000 vétérans. Et il y aussi de nombreux décès à déplorer.

« En France, si on se base sur les statistiques américaines, ce serait 3.000 à 4.000 soldats qui souffriraient du syndrome du Golfe. Il y a un « Black-out » total de la presse et des médias sur cette affaire qui risque de s’emballer à un moment ou l’autre. »

 

« Aux États-Unis, les sénateurs estiment que s’occuper des vétérans invalides est un « devoir sacré »… Et chez nous ?... »

De quoi être écœuré par ce mépris de la classe politique envers ceux qui ont donné leur vie ou leur santé pour le pays.

Le vol continue et Paul se stabilise au niveau 120, à 250 nœuds, pour une navigation paisible au-dessus de la France. « L’Amiral » s’enquiert de la raison pour laquelle « Francis Landau » n’a pas envoyé des Rafale au-dessus des deux navires russes pour les intimider.

« Si vous saviez… », mais il n’est pas tenu de savoir les frasques de Paul à Kiev, pas plus que sa seconde rencontre avec Obama qui l’a ainsi entraîné, ni même son cheminement depuis Hong-Kong pour aller voler le dernier des voleurs avec la complicité passive des autorités locales…

Haddock poursuit tout seul : « Le président doit être « tenu » par le russe qui est bien informé sur le détournement des indemnités de la guerre du Golfe. Il y a longtemps que ses services de renseignement sont sur l’affaire. Pas question d’être trop vigoureux dans une réplique au président russe car les médias de Moscou pourraient devenir très bavards sur les fonds de la guerre du Golfe. ».

Pas mal raisonné, même si ce n’est pas ça.

« Haddock » a constaté, en regardant les statistiques du site qu’il a ouvert en Tchécoslovaquie, qu’il est très lu à l’étranger, en particulier aux États-Unis, mais aussi en Chine, Russie et Ukraine.

Voilà qui est nouveau… Un autre blog « d’alerte éthique » ?

Oui et qui marche très fort, bien que très récent.

« C’est épouvantable… Non seulement le Président Landau est tenu par les militaires, mais, en plus, il est aussi tenu par « Poutine » !… » reprend l’amiral.

Hallucinant.

 

Et pour aller dans son sens, Paul en rajoute : « Le survol de la mini-flotte russe pourrait en effet être une demande discrète de l’État-major de la Marine qui supporte très mal ce manque de réaction face, manifestement, à une provocation.

Pour les infos sur la guerre du Golfe et tout le reste, je souligne que de toute façon, les militaires d’une façon générale, ne font que leur travail d’informer le président sur le développement du dossier, et de la rumeur qui monte sur le web, à mon sens », complète Paul.

« Effectivement, si « le grand méchant mou » ne peut rien faire, on ne va quand même pas supporter une telle situation pendant des mois…» surajoute « L’Amiral », convaincu par son propre propos.

Un peu plus tard, « Haddock » entretien Paul du « grand-frère » du Nivelle 001.

« Les « 002 » ? Il est encore dans les feuilles de calcul d’Excel. Il monte bien en orbite, mais il n’a pas assez de carburant pour redescendre avant plusieurs mois ! »

Y’a qu’à mettre en orbite une réserve de carburant pour le retour.

« Bien sûr, mais un rendez-vous spatial à rajouter à un vol inaugural… Enfin passons : on fait quoi si le RDV est loupé ? Ou si le réservoir est crevé ?

Non, il faut pouvoir redescendre de façon autonome. »

Et d’utiliser des boosters au décollage ?

« J’y ai bien pensé, mais ça rajoute de la masse à décoller. Or, les ailes sont un handicap dans le vide : elles ne servent à rien et ont leur propre masse inutile à soulever. »

Il y a bien la solution de l’avion porteur développé par les équipes de Paul Allen.

« Mais même ça, ce n’est pas suffisant. Ça ne fait qu’une économie de 5 % des masses de carburant à soulever pour les 90 premiers milliers de pieds, alors que je cherche 15 à 20 %. »

Insoluble alors ?

 

« Pas vraiment si on change la nature du carburant. On prend de l’hydrogène au lieu du kérosène, et on gagne le jackpot. »

Bin alors ?

« Le problème de l’hydrogène, c’est que ça coûte cher à fabriquer, qu’il faut une usine de cryogénisation à côté, que ça fuit par élévation de température et que c’est explosif à 4 % de concentration avec l’air ambiant. Bref, de l’industrie lourde, là où l’on voulait que ça puisse rester léger et multiplier les lieux de décollage.

Non, je pense à une autre solution, mais ce sont plusieurs bonds technologiques. »

Comment ça ?

« Quitte à passer de 2.750 m/s de vitesse d’éjection à 4.000 avec de l’hydrogène, pourquoi ne pas monter à 8 ou 12.000 m/s ? »

Et on fait ça comment ?

« En admettant qu’on a assez d’énergie primaire, il suffirait de disposer d’une tuyère à plasma qui consommerait n’importe quoi. De l’eau ou du vin… »

Ingénieux mais dommage pour le vin.

Comment disposer d’une quantité d’énergie stockée pour fabriquer du plasma ?

« En soi, le plasma dans une tuyère, c’est déjà un saut technologique. Quant à la source primaire, elle chargerait des condensateurs. Là, on maîtrise. En revanche, le second saut technologique, c’est celui d’une centrale nucléaire mobile. On sait faire assez petit avec de l’uranium militaire, que personne jamais ne nous autorisera à faire voler… Alors l’idée serait de miniaturiser assez une centrale au thorium. »

Au thorium ?

« Ça marche assez bien dans la mesure où plusieurs prototypes civils tournent déjà de par le monde. Et l’avantage du thorium, c’est d’avoir besoin seulement d’un petit accélérateur de particules. Quand ça tombe en panne, il n’y a aucun risque d’emballement comme à Tchernobyl ou Fukushima. En plus, ça brûle ses propres cendres radioactives ! »

L’avenir du nucléaire ?

« Je ne sais pas encore, mais mieux que les différentes machines dites à énergie-libre. J’en ai d’ailleurs une dans ma cave à Paris, mais tout ce qu’elle sait faire, c’est de rayonner affreusement avant de caler… »

Haddock est sidéré : il se balade au-dessus de la France dans l’hydravion d’un type qui a une machine à énergie-libre dans sa cave… Oui, dans sa cave à bouteilles !

Elles doivent éclairer la nuit, si elles sont radioactive : pas raisonnable…

Et vu le bonhomme et leur vol historique par les pôles, ce n’est sûrement pas une histoire belge.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 05:07

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Au large de Toulon (1/3)

 

Fin juin, après un mois tumultueux et une recrudescence des violences au Moyen-Orient, en Irak et jusque sous la bande de Gaza dans la première quinzaine de juillet, un couple de navires russes de la flotte du nord franchit le détroit de Gibraltar et vient jusqu’au large immédiat de Toulon faire des ronds devant la rade du port militaire.

La visite n’est pas coutumière et n’est pas non plus « amicale ».

Ç’aurait été le cas, les bâtiments auraient mouillé dans la rade, comme à leur habitude, rarissime, faut-il rajouter.

Bien que cela arrive parfois jusque sur les quais de Rouen ou de Brest.

 

C’est le « retour de bâton » du vol de Paul sur Kiev, mais on ne le sait pas tout de suite.

Irina a disparu de l’horizon de Paul. En revanche, la petite équipe, renforcée par le retour de la « Dominiquette », qui ne plaît pas à Florence (« Encore une ex, je suis sûre ! Tu en as combien comme ça qui vont défiler ? ») est en mode « alerte ».

Le capitaine de frégate Guigou, qui reprend alors son ancien rôle de « sécurité » de VIP de la marine, et sa petite troupe, s’alarme des activités supposées d’agents du FSB autour du Paul et de ses nombreux déplacements.

Même le Mossad en fait communication auprès de leurs « honorables correspondants » français, appuyés d’ailleurs par le SIS.

Le raid impromptu sur Kiev de février n’a pas du tout plu au locataire du Kremlin… pas Bicêtre pour l’occasion !

 

Alors que la VIème flotte américaine se rapproche du port militaire français, on s’alarme au ministère de la défense et quelques missions « approchées » sont commandées par l’état-major.

Mais rien n’y fait, le destroyer « Admiral Levchenko » et son bâtiment de support et d’écoutes électromagnétiques, le « Liman », qui ne sont pas spécialement des « chalutiers-russes » ravitailleurs de sous-marins, font des ronds dans l’eau à l’allure « pépère » de 10 nœuds à moins de 15 MN des côtes, juste en lisière des eaux territoriales et restent obstinément muets à toute tentative de conversation radiophonique.

Ils ne semblent même pas surveiller l’absence de trafic maritime commercial bloqué par les grèves marseillaises vers la Corse, même s’ils en ont les moyens : ils restent seulement en « visuel » des côtes varoises.

« On les déloge comment ? »

Parce qu’on ne va pas non plus les laisser pister les écoutes des hélices pendant le défilé nautique du 14 juillet, jusque sous leur nez…

C’est là que les galonnés et étoilés du ministère font le rapprochement après avoir pris connaissance d’une information venue du Quai d’Orsay et des services de la diplomatie.

« La mer est à tout le monde, non ? On peut bien se promener sous votre nez si ça nous chante : vous en faites bien autant jusqu’à Kiev ! Et pourtant, la mer est à trois heures de vol ! »

Kiev ? Un vol d’avion ?

 

Kiev, c’est l’Ukraine, pas la Russie.

Mais c’est aussi la mission un « peu particulière » de « Charlotte » commandée par l’Élysée au mois de février dernier, sur la demande des américains qui voulaient venir en aide à des britanniques à évacuer…

« Si c’est encore du « Charlotte » tout-craché qui nous met en difficulté. Faudra qu’il vienne lui-même faire le ménage. Service après-vente oblige, n’est-ce pas ! »

Après tout, il a un prototype stationné à Orange : « Il lui suffirait de faire un passage à basse altitude en hypersonique entre les deux bâtiments, ça les fera peut-être s’éloigner ».

Hé, ho !

N’importe quoi : s’ils ont envie de rester malgré tout, on fait quoi d’autre ?

« Vous n’y pensez pas les gars ! Le zinc n’est pas pilotable à basse altitude et à haute vitesse à cause des « flottements » de l’écoulement d’air autour des ailes comme sur tout avion en vol supersonique… », dans un fluide dense.

Les filets d’air « décrochent » effectivement des profils des ailes qui assurent la sustentation, pour avoir un écoulement non-laminaire, turbulents à cause justement des compressions/dépressions à des vitesses autour et au-dessus du mur du son.

Ça donne parfois de jolis nuées autour des avions, au moins telles que JPP peut les confondre avec des impulsions MHD…

Mais c’est une autre histoire.

 

C’est même pour cette raison que toutes les ailes d’avion rapide ont une « flèche ».

Le fluide aérien réagit en fonction du sinus de l’angle d’attaque de ladite flèche. Même les avions de lignes subsoniques ont une flèche prononcée pour éviter de « décrocher » en cas de descente trop rapide et de secouer les passagers comme dans une essoreuse à linge sale !

Le Concorde avait ainsi une « forte flèche » et des profils minces pour rester transsoniques au niveau de ses ailes et manœuvrable même à Mach 2,2 alors même qu’il volait déjà deux fois plus haut qu’un avion transatlantique.

On en a même inventé des voilures à géométrie variable, sur le Flanker russe, le Tomcat américain et même le Mirage G chez Dassault…

Ce sont des phénomènes archi-connus de « passage du mur du son » qui ont tué tant de pilotes après-guerre…

Et le phénomène reste contrôlable à haute altitude, alors que l’air y est nettement moins dense, mais pas à basse altitude.

 

« … De plus, il faudrait revoir complétement le pilote automatique absolument inefficace pour ce type de vol, tel qu’il est capable de vous envoyer en voile-noir et en voile-rouge sans y réfléchir et sans même vous laisser le temps de réagir. Redimensionner aussi les ailerons trop larges et revoir complétement les rampes d’alimentation des statoréacteurs. Infaisable même en quelques jours !

Et puis je vous signale qu’il n’est actuellement pas capable de décoller, puisqu’on a démonté le turbo Atar de location qui sert à « allumer » les statoréacteurs… »

S’il n’y a que ça à surmonter…

« Un ordre, c’est un ordre. Remettez-le rapidement en état de vol, s’il vous plaît. Et si vous n’en êtes pas, on trouvera bien un pilote volontaire… »

Les ordres cons, décidément, ce n’est pas la première fois qu’ils émanent des « autorités » débiles de ce foutu pays. Paul en a déjà eu à pâtir par le passé et des mêmes « autorités », justement !

Quant à laisser un candidat volontaire aller au suicide, c’est une autre paire de manches !

Il se met donc en route pour réunir son équipe d’Aubenas, aller à Orange « bricoler » les modifications à faire dans l’urgence sur le prototype « 001 » et remonter un Atar piqué sur un Mirage laissé sur place. Ce réacteur-là à l’avantage d’être équipé de brûleurs de « postcombustion », ce qui facilitera le décollage…

Orange, et ses verts pâturages, loin de la Normandie qui commençait à prendre forme hors les « gravats » qui encombrent encore…

Juste avant les préparatifs des vacances sur Eurydice qui doit les promener jusqu’en Crète et les îles environnantes.

 

Paul passe un coup de fil au commandant Haddock : après tout, ils avaient déjà fait deux vols ensemble sur le « 001 » et ça leur avait plutôt porté chance.

Un petit tour de Solenzara à Aubenas, jusqu’au large de Tunis et un grand tour d’Aubenas à Orange par les deux pôles…

Là encore et déjà, pour répondre positivement à un ordre-con de la hiérarchie !

« Ah oui ! » répond, enthousiaste le retraité de chez « Air-Transe ».

Attention, c’est casse-gueule.

Que Paul ne s’en fasse pas : il a remis à jour son testament récemment.

« Ok, je viens vous cherchez à Arques-la-Bataille demain sur le coup des huit heures. On devrait être de retour dans la soirée. »

Pourquoi, il vient en hélicoptère ?

« Non ! En hydravion ! »

 

Décollage une vingtaine de minutes avant l’heure fixée depuis Saint-Gratien. Le ciel est un peu couvert, mais la météo devrait s’améliorer au fil de la journée, quand, au petit matin, Paul de Bréveuil pose son hydravion sur les 750 mètres de la ballastière d’Arques-la-Bataille, un bourg du pays de Caux qui tient son nom de la bataille qu’Henri IV a gagnée en 1589 face aux Armées de la Ligue.

« L’Amiral Haddock » l’attend sur le ponton du club nautique accompagné de l’ami « Jean-Jacques », le directeur du centre de voile qui a demandé à ses jeunes apprentis-navigateurs de mettre leurs dériveurs au repos pour l’occasion.

« Bienvenu en Normandie commandant !… »

S’il savait d’où il venait…

« – Ravi Commodore et bienvenue à bord. La forme ? Dites-moi, l’approche est un peu juste avec cette ligne haute tension !

– C’est quand même moins difficile que de faire le tour du monde par les pôles à Mach 5 !... »

C’est vrai !... Mais ils n’ont pas été à Mach 5 durant tout le vol non plus.

 « Dites-moi donc, comment allez-vous depuis cette épopée ? »

Pas trop mal ! « Et ce malgré une opération assez lourde et quelques cicatrices en plus, où mes admiratrices sont venues me soutenir en continu. Elles sont maintenant devenues toutes folles de mon corps balafré !... Les infirmières, les aides-soignantes de l’Hôpital de Dieppe et mêmes ma chirurgienne et ses collègues. Toutes gardent encore un souvenir ému du « Six-coups-du-Cockpit !...»

Le vantard !

Paul rigole et comprend mieux d’un coup l’effet qu’a dû ressentir l’amiral Gustave quand il lui a raconté la même chose à Marciac, il y a une éternité de ça…

 

Et il lui explique le topo : « J’ai besoin de vous pour faire un passage basse-altitude à 1.500 nœuds ou plus au-dessus d’un destroyer russe qui longe nos eaux territoriales en face de Toulon depuis 10 jours… »

Il est toujours son homme… « Je sens qu’on va bien s’amuser. »

Non, ce n’est pas une partie de rigolade : ils peuvent y laisser leur peau.

« Pas grave ! Il faudra bien la laisser un jour ou l’autre, alors en bi-sonique, ça me va ! »

Soyons sérieux : « Vous savez pourtant que le Nivelle est un prototype impossible. On a trafiqué les buses d’admission du kérosène des statoréacteurs, reprogrammé le logiciel du pilote automatique et reconfiguré les ailerons, mais je ne sais pas du tout si on ne va pas aller se planter, parce qu’il s’agit d’un vol au ras des vagues. 300 à 500 pieds, pas plus ! »

Oui, bon et quoi donc encore pour pimenter la vie ?

Une nymphette à bord, par hasard ?

N’importe quoi : « Ce n’est un avion stable dans cette configuration de vol… »

Un avion stable pour un pilote, et a contrario d’une configuration « instable », c’est un peu comme le fléau d’une balance romaine qui s’appuierait sur le foyer de la portance de ses ailes. Le centre de gravité des masses est en avant de ce foyer et le fait piquer.

Mais plus il pique, plus les ailerons arrières ont une incidence forte, par rapport à l’écoulement de l’air, et négative pour « peser » à le redresser… Inversement, quand il part en « ressource », les ailerons arrières « poussent » aussi vers le haut pour le faire rebasculer à l’horizontale.

Alors que dans un avion « instable », le foyer de la portance générale est devant le centre de gravité qui avance en mode supersonique, les filets d’air ne faisant plus leur office de sustentation sur l’extrados pour « décrocher ». Résultat, il faut rajouter de la « portance » avec les ailerons arrières qui « flottent » pour maintenir l’avion horizontal. Et en cas de piqué, il plonge encore plus vite, autant qu’en cas de ressource, l’avion accélère sa rotation pour se retourner sur le dos en mode « chandelle »…

« … et comme nous évoluerons dans un écoulement turbulent et dense à cause du dépassement du mur du son, on aura à la fois certainement entre les mains non seulement un avion qui va devenir « instable », la portance passant devant le centre de gravité et un engin où le « flottement » risque d’être intense, en tangage, en roulis et en lacet. Peut-être jusqu’à le faire devenir incontrôlable ! »

À Mach 2,2 dans un environnement de 1.013 hectopascals, ces phénomènes sont brutaux, puissants et aléatoires, et à 770 m/s un petit écart de 1 % par rapport à la ligne du vol normale, c’est déjà 25 pieds en plus ou en moins. Même à 500 pieds, « c’est à peine 20 %/seconde qui peuvent vous envoyer définitivement au tapis, sans billet de retour ! »

Tout ça, l’ex-commandant de bord connaît sur le bout des doigts…

« Pourquoi aller si vite alors ? »

C’est vrai qu’en écoulement laminaire, donc subsonique, n’importe pilote automatique corrige avant de s’écraser.

« – Parce qu’on veut les surprendre en même temps que de les secouer, sans que cela apparaisse comme une « agression ». Quitte à casser un peu leur vaisselle du bord avec le double bang… »

– Vous n’avez pas d’envie suicidaire ? Alors en route !... »

Haddock, décidément…

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Published by I-Cube & Haddock - dans Mains invisibles
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