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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 05:05

L'Élysée, le bordel présidentiel ?

 

Bé oui, tout le monde en parle de ses affaires de coucheries-présidentielles.

Comme si il n’y avait rien de plus urgent, la dette, les déficits, le naufrage du redressement-reproductif de notre économie, le chômage et les plans sociaux, les « quenelles-pas-lyonnaises » et rivalités d’egos surdimensionnés, les délires des uns et projets déments des autres…

 

C’est tout de même impressionnant : Aujourd’hui, il devait être question de la conférence de « François III » dont tout le monde annonçait que c’était un « tournant du quinquennat », un beau mouvement du « demi-tour-droâte » vers la « social-démocratie » après l’échec cuisant du « à gôche-toute » qui n’aura même pas fait dériver le paquebot-gaulois d’un iota, lancé qu'il est sur son erre !

Pensez donc, de cascades de mesures en 2012 et 2013, qui devaient gonfler les caisses « pue-blie-queues », l’une de 22 milliards de plus, l’autre de 33 milliards, qui finalement n’ont encaissées que 38 milliards sur les 55 espérés sans pour autant ne réduire les déficits de caisse que de 15 milliards…

La dette aura augmenté de 83 milliards, soit trois fois plus que la progression du PIB, et encore, si celui-ci n’aurait augmenté que de 28 milliards l’année dernière, c’est parce que 92,8 % viendrait seulement de l’activité de la puissance publique…

C’est dire si avec 5,5 million de fonctionnaires et assimilés, plus 5 millions de chômeurs, « la machine » est gravement en panne.

On devrait même se poser la question des « effets de levier keynésiens » qui se révèlent décidément négatifs, et non pas « multiplicateurs » comme exigés par la théorie ambiante.

 

Tout cela relève de la « crétine-attitude », conséquence de la « trisomie-autiste » dont sont atteints tous, en tout cas la plupart, de nos « sachants ».

On le prévoyait, un peu avec l’arrivée des « déclinistes » aux manettes du pouvoir, mais tout de même pas à ce point-là.

Passons : Il est des « erreurs historiques » qui semblent être des nécessités incontournables, c’est comme ça et pas autrement.

 

Mais alors bon, qu’on m’explique aussi comment le pouvoir (encore en place) est capable en urgence de censurer un « M’bala-bat-la » en deux trois mouvements (une circulaire ministérielle, un arrêté préfectoral, un jugement en référé, un appel en urgence), le tout en moins d’une semaine, et laisser dégouliner dans la presse mondiale des frasques présidentielles démesurées, d’autant qu’elles dateraient de mars 2013…

Expliquez-moi un peu, SVP !

 

Et tout ce qu’on veut bien m’en dire, c’est que prostate ou pas, le chef il tringle qui il veut, qui n’a rien pour elle que son sourire et n’aime que les tatoués ténébreux (c’est dire si elle a mauvais goût), aucun trait physique exceptionnel (c’est dire si elle doit savoir « faire des choses » que d’autres ne savent pas faire) pour ne serait-ce qu’attirer le regard d’un « homme normal »…

Bon et alors ?

 

Napoléon III ne s'est pas privé d'utiliser sa position forte pour séduire, lui non plus, mais il avait de belles moustaches. Entre Madame Gordon et Miss Howard qui lui financèrent ses coups d'État ratés et les nombreuses courtisanes, il n'a pas chômé et payé de sa personne.

Sa relation la plus célèbre reste celle qu'il a entretenue avec « La Castiglione ». Considérée comme l'une des plus belles femmes de l'époque elle au moins, Virginia Oldoïni était de 28 ans sa cadette.

 

Côté légende, nul ne dépassera Félix Faure. Président de 1895 à 1899, il fait défiler ses maîtresses et autres filles de joie pour soulager ses pulsions sexuelles. Son décès est d’ailleurs le plus célèbre de l'histoire de mon pays, dans les bras de sa maîtresse Marguerite Steinheil, juste après un dernier coït.

La rumeur populaire raconte même que la fellation prodiguée par cette dernière provoqua l'orgasme fatal, ce qui lui valut le surnom de « pompe funèbre », telle que Clemenceau en dira : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée. »

 

Avec l'affaire Markovic en 1968 (nous, « au village », on sait qui était le personnage…) salissant inutilement « Pompon-Pie-Doux » en l'impliquant dans des soirées échangistes et autres partouzes, son successeur se vante encore aujourd'hui de son pouvoir de séduction.

Il écrit notamment dans l'un de ses livres « Nathalie, la belle et superbe Nathalie, y mettait la même ardeur et y ajoutait à certains moments, un mystérieux besoin de soumission. Sa peau est tiède, sous la laine, et extraordinairement douce, presque fragile. »

On prétendra même qu’il ait eu une liaison avec Lady Diana qui ne semblait rien lui refuser. En 1974, au cours de son mandat, le Canard enchaîné le révèle aussi au bras d’une actrice célèbre, sans parler de sa relation avec la photographe « Marie-Laure D’équerre ».

 

Quant à « Mythe-errant », outre sa relation avec « Âne Pain-jaune » de qui il eut une fille, « Ma-Zarine », il aurait cumulé les liaisons avec les journalistes et autres personnalités mondaines. Si certaines ont le statut de rumeur invérifiable, d'autres ont été révélées au grand jour comme ses ébats avec la chanteuse « Dadila » et la journaliste suédoise « Cri-cri Fort-ne ».

 

Le « Chi » n’est pas en reste. On peut dire qu'avec lui, « les femmes, ça galopait » pour ne citer que « Bernie-la-choucroute ».

Son ex-chauffeur, qui l'a accompagné voir de nombreuses députées, conseillères et autres politiciennes, disait de lui que l'affaire était pliée en « 5 minutes douche comprise ».

Parmi ses liaisons, on retrouve la journaliste de l'AFP « Élise-à-bête Frie-De-riche », ou encore l'ancienne ministre de la Santé « Michèle Bazar-arc ».

Quant à « bling-bling » entre ses divorces et ses assurances-vie au profit de telle ou telle, on en fera un jour un roman.

Parce que dans les miens, sa seconde épouse lui fait greffer un implant tellement il n’a plus 20 ans et qu’elle a la « cheminée » large de ses grossesses à répétition, et finalement il réussit à mettre en cloque sa troisième grâce à une orthèse fournie par « Charlotte », puisque la greffe d’un pénis neuf n’est plus possible avec la disparition de la fondation Risle qui se fournissait, notamment, dans les camps de travail chinois…

Mais c’est un roman, une « pure fiction intellectuelle » !

De quoi se plaint-on alors ?

De qui se moque-t-on au juste ?

 

De ce traitement médiatique délirant ?

Allez donc jeter un œil sur la revue de presse « régionale » qu’en a fait mon « conseiller-omnipotent » : C’est instructif, finalement.

Dès qu’on aura pu faire le même boulot « à l’international », je vous en ferai part.

 

Mais tout cela importe peu, finalement.

L’important, c’est de cacher la misère de la politique gouvernementale…

« Miss Julie » elle a déjà fait avec succès des procès à des « journaleux » à propos de sa liaison avec « François III ».

Pas cette fois-ci : Est-ce donc un hasard ?

Tu parles !

 

On va nous bassiner un grand moment avec les « débords » : L’état de santé de « Miss Valérie », la revanche de « Ségololo », les amitiés-supposées de « Miss-Julie » avec les « mafieux-Corsi » (après tout, l’immeuble, où logent à titre gratuit les copulations-présidentielles, est fréquenté par plus mafieux que lui).

Naturellement, c’est pour détourner notre regard « par ailleurs » : Ils ont tous toujours fait comme ça et quand ça les arrangeait.

Quitte une nouvelle fois à passer pour de sales petits-kons, commandés uniquement par leur bite.

C’est dire le caractère hautement probant de la consistance du bonhomme, de « Bal-Qu’a-nie » à « Déesse-khâ » en passant par bien d’autres.

Et on persiste à confier nos destinées collectives à des personnages pareils ?

Dites-vous bien que je marre…

 

Enfin quoi, est-ce bien sérieux ?

Il paraît qu’un mariage sur deux se termine en divorce, qu’un couple sur trois ne se marie même pas, que la « normalité », c’est comme dans « Jean-de-Jérusalem » (1099) :

5 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Chacun cherchera à jouir tout ce qu'il peut

L'Homme répudiera son épouse autant de fois qu'il se mariera

Et la femme ira par les chemins perdus (creux) prenant celui qui lui plaira

Enfantant sans donner le nom du Père

Personnellement j’aspire à autre chose que cette déchéance « pue-blie-queue ».

 

Supporter 30 ans, ou plus, la même vie de couple avec constance, avec ses aléas et z’humeurs, ses mômes infernaux qui vous gâchent jusqu’à votre sommeil, c’est autrement plus instructif sur le sens des responsabilités qui incombe aux adultes qui postulent aux responsabilités suprêmes, jusqu’au « bouton-nucléaire ».

Tous les autres, qui y aspirent, de près ou de loin, depuis le Maire (ou Mairesse) et jusqu’au sommet de l’État, en passant par tous les échelons des « décideurs » de la « vie-pue-bli-queue » devrait pouvoir montrer ces gages de probité, voire de fidélité à ce qu’ils sont.

Tous les autres devraient en être exclus ipso-facto.

 

J’y veillerai quand je « sera » votre président.

Parce que là, ce que j’en dis ou rien, n’est-ce pas…

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 04:05

Post inspiré par un article publié sur le site du « Monde ».

 

Bé oui, il m’arrive aussi de lire (surtout quand il y a des images…) : C’est un peu compliqué pour moi qui ne sait pas lire pour être un enfant de l’ékole publique.

Je scanne, je transforme en PDF-texte et je mouline avec un logiciel de reconnaissance de texte. Ensuite, je fais lire par un autre logiciel vocal et « j’écoute ».

 

Et force est de reconnaître, avec cet article, qu’aujourd’hui notre République n’est pas au mieux de sa forme : Une minorité politique de ce pays ayant remporté une majorité dans les deux chambres des « représentants » du peuple, via les urnes de mai et de juin 2012, pour l’heure, ils font tous ce dont ils n’ont rien qu’envie de faire.

Comme ce sont, un peu comme moi, des acéphales ou n’ayant qu’un seul neurone en état de fonctionner, et qu’ils ont été formés tout comme moi aux ékoles publiques, les « chéris » ne savent pas mieux lire que moi.

Donc, peu leur importe les réalités incontournables du moment, ils appliquent tranquillement leurs dogmes prérequis (sans ça, ils voteraient non pas « soce », mais « de droâte » comme toute personne de bon sens), sans se soucier des dégâts provoqués par ailleurs.

Et tant que leurs dogmes ne se seront pas effondrés, nous entraînant tous dans la faillite irrécupérable, ils continueront…

Quoique même après, probablement.

 

Donc « François III », il nous avait fait une campagne sur le thème de « moi-je » et d’une République irréprochable !

Que j’ai failli le croire : De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que « Bling-bling ».

Bé justement, si : Passons !

Comme quoi, dans la « crétine attitude », même quand on a touché le fond, y’en a encore qui creusent…

 

Alors que serait une « vraie » République irréprochable aux élus vertueux ?

Il serait peut-être plus que temps de prendre de la hauteur pour se prémunir contre les quatre conflits d’intérêts majeurs identifiés par la commission « Tonton Yoyo », non ?

Public/privé, public/politique, privé/politique et public/public.

Pour rétablir à la fois une « meilleure éthique », en attendant la « morale laïque & Républicaine » promise par le sublime « Payons », ministre de l’intelligence et prof de philo déclassé, et provoquer un choc de transparence dont la vie politique de ce pays a vraiment besoin, voici donc ce que propose quelques « sachants ».

Je rajoute à cette occasion mes ptopres « miennes », de « quand je serai LE Président ».

 

Première proposition : Par devoir de neutralité, quitter définitivement la fonction publique quand on est élu au Parlement ou qu’on exerce des fonctions d’envergure nationale (maire de villes de plus de 3.000 habitants de « Gauloisie des lumières », président du conseil général ou régional…) est un minimum.

À l’inverse, autoriser les agents locaux à se présenter pour des mandats locaux comme le font les britanniques : Ce sont des citoyens comme les autres, y’a pas de raison.

Mais, mais, mais … « bonhomme » ou « bonne-femme » fonctionnaire se fait jeter illico-presto du grand corps des serviteurs de la puissance publique, selon le principe du non-cumul des fonctions dans le temps, pour cause qu’on ne peut pas être en même temps dans la soute à charbon et sur la passerelle du même navire.

Et s’il n’est pas élu ou réélu, il repasse les concours pour se recaser.

 

Ma République que j’aime tant, accepte heureusement que même ma concierge puisse un jour être représentante de moi-même, et c’est tant mieux.

Mais comme disait « mon papa-à-moi » (celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque), « on ne mélange pas les torchons et les serviettes ».

Qu’un Vizir, qu’il soit grand ou petit, devienne ou non un Calife, pourquoi pas.

Mais une fois qu’il n’est plus Calife à la place du Calife (ou qu’il a tenté de le devenir), il n’est plus Vizir.

Donc suppression des « mises en disponibilités », dans la fonction publique, pour cause de concours à un mandat public.

Ou alors, il fait comme tout le monde, il repasse par la case « Paul-en-ploie » pour un nouveau tour de piste.

 

Deuxième proposition : Constatant que la tradition de l’Assemblée nationale et du Sénat n’incite pas à avoir un comportement vertueux notamment parce que les indemnités de frais de mandats ne sont pas imposables comme ne le sont pas non plus les crédits collaborateurs conservés pour eux-mêmes par les parlementaires (mais là c’est normal, ils sont imposés entre les mains du récipiendaire final).

Car il faut bien le dire : On veut « dédommager » plus que mieux nos élus pour qu’ils soient à « l’abri des tentations »… Ce que manifestement et depuis des décennies, ceci n’empêche pas cela…

La commission pour la transparence financière de la vie politique avait constaté un « enrichissement » de 1.400 euros à 200.000 euros sur 5 ans rien que grâce aux IRFM…

Il s’agirait d’arrêter cette hémorragie du denier public, SVP :

Donc, d’une part rendre imposables les indemnités représentatives de frais de mandats (6.412 euros par mois) (s’il y a lieu, le parlementaire pourra justifier de ses frais de mandats auprès des services fiscaux) et restituer les crédits collaborateurs (9.138 euros par mois) non utilisés.

D’autre part, je limiterai aussi les indemnités au salaire médian du pays.

Voire au plafond de la sécurité sociale…

 

Troisième proposition : La réserve parlementaire donne de très mauvaises habitudes à nos élus, comme autrefois les primes de cabinet non déclarées.

L’argent public doit cesser d’être un moyen détourné de s’approprier talents et complaisances.

En 2012, la réserve parlementaire s’élevait à l’Assemblée nationale à 90 millions d’euros. Somme répartie de façon aléatoire entre les députés (entre 30.000 et 200.000 euros par an environ) et de façon totalement discrétionnaire.

Même s’il fait reconnaître que ces crédits servent la plupart du temps à financer des projets locaux, sans aucun contrôle et même si le Président de l’Assemblée nationale a annoncé en septembre dernier souhaiter « qu’à la fin de l’année, la liste des subventions et des investissements soutenus par la réserve parlementaire soit publiée ». Qu’il faudra être vigilant au respect de cet engagement…

Et pourquoi ne pas directement supprimer la réserve parlementaire à l’Assemblée et au Sénat, cet héritage désuet d’une monarchie absolue sur le denier public ?

 

Quatrième proposition : Au moment des déclarations d’intérêt des candidats à la Présidence de la république, certains ont été étonnés que pour 78.516 euros de revenus imposables, « François III » ne paye que 5.127 euros d’impôt sur le revenu.

L’explication est qu’une partie des indemnités d’élu local bénéficie de ce que l’on appelle le mode dérogatoire d’imposition forfaitaire à la source des élus locaux qui leur permet de beaucoup freiner la progressivité de leurs impôts puisque le barème est appliqué deux fois au premier euro.

Supprimer le mode dérogatoire d’imposition forfaitaire à la source des élus locaux afin que le barème de l’IR leur soit appliqué à l’égal de tout autre contribuable.

Même les « expat’ », même le régime des revenus exceptionnels ou celui des revenus différés ne bénéficie pas du même avantage !

 

Cinquième proposition : 84 % de nos députés cumulent les fonctions électives alors qu’en Allemagne, par exemple, le cumul d’un mandat au Bundestag et d’une fonction de membre de l’Assemblée d’un Land est interdit.

L’éthique en politique serait plus grande si nos parlementaires n’étaient pas à la fois juge et partie c’est-à-dire chargés d’évaluer les politiques publiques et en même temps de dépenser les mêmes deniers au niveau local.

Chez nous, le cumul est non-seulement toléré, mais également encouragé !

C’est pourtant une proposition de « François III » d’y mettre un terme avant de prochaines élections…

De plus, les indemnités reçues en cas de cumul sont plafonnées à une fois et demi l’indemnité parlementaire soit environ 8.500 euros. Mais il existe de nombreux biais de contournement. Par exemple il n’est pas interdit de présider une intercommunalité quand on est parlementaire et la rémunération n’est pas comprise dans le plafonnement des revenus…

On ne peut pas faire autrement que de supprimer totalement le cumul des mandats pour les parlementaires afin qu’ils se concentrent uniquement sur leur mission nationale et évitent les conflits d’intérêts potentiels.

Supprimer aussi la règle de l’écrêtement qui permet de reverser les sommes écrêtées à un élu de son choix, système intrinsèquement « clientéliste ».

 

Un homme-femme, un mandat, pas plus.

Et quand le second mandat est la conséquence du premier (conseiller municipal qui est aussi Président de syndicat de commune, de société publique municipale, genre office de HLM, ou d’économie mixte) : Une indemnité, pas plus non plus.

Et qu’on ne vienne pas nous dire que cela entraînerait une hausse des dépenses publiques, puisque les indemnités seraient toutes plafonnées au plafond de la SS ou du salaire médian.

Et puis ça permettrait peut-être de se poser la question de nos 300.000 élus de tous horizons et poils…

Les démocraties modernes se contentent de beaucoup moins : Mon pays faisant exception en la matière avec ses seulement 36.000 communes…

 

Sixième proposition : Sur le sujet de la déclaration d’intérêt des ministres et des parlementaires, des améliorations peuvent être largement envisagées !

Rendre publiques les déclarations d’intérêts des ministres et des parlementaires et y associer deux déclarations complémentaires.

– Une déclaration de patrimoine et,

– Une déclaration d’activité (si activités connexes aux activités principales – conseil économique, juridique ou pharmaceutique…) antérieure.

Je dis antérieure, parce que les mandats s’exercent tous à plein-temps, même la nuit quand on dort.

Et au même titre que les fonctionnaires-élus, on se doit de renoncer à toute autre activités, naturellement, une fois qu’on est élu.

 

Septième proposition : Le non-cumul des mandats et des activités d’un élu doit s’étendre dans le temps. Pas plus de deux mandats publics d’affilée, quelle qu’en soit la durée.

Après, on est interdit d’éligibilité provisoirement durant la moitié du temps passé sous la qualité d’élu.

Ce qui oblige à « un reclassement » professionnel, certes, mais c’est d’abord une façon de se replonger dans les réalités de ses électeurs.

Et puis ça évite que élu fasse « carrière élective »…

J’aime bien mon « cousin Jean Tiberi » et il sait que ma porte lui sera toujours ouvert, mais ça fait plusieurs décennies qu’il n’a pas décroché un seul instant de sa mairie du Vème et qu’il a fallu découper, puis faire absorber sa circonscription de député pour le faire lâcher l’Assemblée Nationale.

Trop, c’est trop : Il n’a jamais rendu un jugement de juge civil qu’il est et dont il a pourtant demandé la liquidation de sa retraite…

 

Enfin, huitième proposition : Le Sénat ne doit plus être un chambre « d’élus-d’élus ».

Je sais que je ne serai jamais suivi sur ce plan, mais un tirage au sort de simples citoyens sur les listes électorales, tous les ans par tiers permettrait, une représentation bien meilleure de tous les courants de pensée du moment, de toutes les minorités jamais représentées.

Avec trois « sénateurs » par département, on aurait une chambre de 300 sénateurs inamovibles pour un mandat de trois ans, qui serait vraiment représentative de toutes les diversités, reformulées par tiers tous les ans.

On a bien inventé le « service militaire » pour l’intérêt supérieur de la Nation, pourquoi ne pas inventer aussi le « service civique institutionnel » pour le même intérêt supérieur de la Nation…

 

Bref, quelques idées jetées comme ça sur le papier, en réaction au billet « lu » un peu par hasard.

Vos idées sont aussi les bienvenues pour compléter et enrichir.

Quand elles seront arrêtées pour être cohérentes entre-elles, soit « François III » les prend, soit je les mets en application quand je serai devenu « votre Président ».

Parce que là, on voit tous combien, sans ses règles de bon sens, la « République irréprochable » est « touchée-coulée » par ses propres suppôts !

Assez extraordinaire d’amateurisme et de fatuité épaisse, non ?

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 05:09

Sur la conférence de « François III »,

 

Histoire de prendre date et d’en retenir le meilleur de ce RDV prévu pour devenir biannuel.

Mais comme il n’y a pas grand-chose à en dire et que je reste sous le choc de l’assassinat de « Jacquot-N’a-sert à-rien » à Ajacciu la semaine dernière (tellement « choqué » que je n’ai même pas pensé à présenter mes condoléances attristées et sincères à sa famille et à ses proches dans mon billet, omission que je répare dans l’instant), je vais revenir sur quelques points qui sont apparus comme incompris à l’occasion de mon billet sur les délires de « Tonton Yoyo ».

Car les deux choses sont liées, au moins à la marge : Mais il va vous falloir faire un effort pour suivre…

 

Le « Lambertiste-vieillissant », mon voisin dans le civil le long d’un des trottoirs que je fréquente par chez « mon-moi-à-moi-même », non seulement il reste indécent dans le propos mais également insuffisant voire inconséquent dans le concept.

Car enfin quoi, on pourrait attendre autre chose de la Patrie universelle des droits de l’Homme que d’être classé au 25ème rang des pays les moins corrompus…

Je ne dis pas d’exiger la première place au forum de la transparence de la vie publique, politique et économique, mais se maintenir dans le quinté+, ça semble être un minimum pour nos institutions qu’éclairent de ses lumières le Monde-Libre tout entier !

(Que même les Ummos et autres Kalmeufs, ils persistent à venir de leurs lointaines étoiles, à raison de 300 observations/an, admirer notre savoir-faire unique et galactiquement envié en la matière !)

 

Restons sérieux quelques instants : Si nous en sommes-là, c’est qu’il y a des raisons.

Je peste, mais je suis bien le seul, contre une technostructure, qui s’accapare tous les pouvoirs du pays, depuis la plus petite commune, la plus petite entreprise, écrasée de réglementations qu’il en faut parfois plusieurs avocats spécialisés en plusieurs matières hyper-spécialisées pour lui rappeler ses droits et obligations, en passant par toute la hiérarchie des « démembrements » publics, jusqu’à la tête de l’État !

Je ne raconte même pas les effectifs et compétences des « back-office » de la plupart des PME et ETI…

Quant aux grandes et grosses entreprises, publiques ou privées d’ailleurs, c’est tellement énorme qu’il faut parfois plusieurs tours de grande hauteur pour y faire bosser tout le monde…

L’État lui-même, il lui en faut tout autant ou presque dans chaque sous-préfecture, mais à l’horizontale. Et elles sont nombreuses !

Tout ça, c’est un coût considérable, qu’il conviendra tôt ou tard de réduire dans le cadre d’un « redressement-productif », parce que ça plombe durablement tout le reste : Mais ce n’est pas le sujet !

 

La vraie question du jour n’est pas le hold-up de la technostructure sur les lieux et leviers de pouvoir et de décision. Celle-là sert des « élites ».

Et nos élites politiques, elles restent soumises aux scrutins populaires successifs et électifs.

Ce qui est curieux, c’est que ça n’étonne personne qu’il puisse y avoir « alternance » dans tous les pays démocratiques du monde.

Mais en 1981, on trouvait indécent qu’elle ait eu lieu en « Gauloisie-libertaire » après 23 ans de kidnapping, jusqu’à en provoquer l’exode des « Grandes fortunes » se sentant visées par une chasse aux « 200 familles ».

C’est du pareil au même en 2012 après 14 ans d’hégémonie RPR-UMP, à en faire encore fuir les mêmes dans un exode fiscal, sauf qu’elles ne sont plus 200, mais une « caste des 500 ».

Nous l’avions déjà évoquée

 

Comment une « caste de 500 » personnes (ou plus exactement « groupes », « noyaux », « réseaux » que nous évoquions justement vendredi matin en « Corsica-Bella-Tchi-tchi ») peut-elle utilement prospérer ?

Sur le continent, je ne les connais pas toutes.

En revanche, en l’Île de Beauté, je sais comment elles font : Par simple clientélisme, assis sur une éducation clanique ancestrale et les « réseaux » qui les protègent pour en tirer la substantifique moelle.

J’imagine que sur le continent, il en va de même, mais mon expérience se limite à avoir « collé les affiches » du « cousin-Jean » (Tiberi) dans le 5ème parigot et donc d’en avoir vu user et abuser par le menu détail toutes les astuces (dont on lui reproche une seule actuellement devant la Cour d’Appel de la Kapitale : Me font marrer, comme si le bourrage des urnes est une spécialité insulaire ! Même en Auvergne ou dans le Languedoc, chez « God-daim », voire jusqu’au congrès de Reims, ils pratiquent tous le « bourrage » : Y’en a même qui se font encore piquer à ce jeu-là !), ou presque… en toute légalité républicaine !

Détail auquel je tiens à titre personnel.

Le « cousin Jean », il est député depuis 1968 et réélu systématiquement depuis jusqu’en 2012.

44 ans d’affilée, c’est qu’il y a une raison qui ne tient pas seulement à son charisme personnel ou à son talent de politicien !

11 mandats successifs, excusez du peu…

 

Là où je veux en venir, c’est que ce qui a failli devenir une « dynastie », puisqu’il voyait bien son fiston « Domino » lui succéder et réciproquement, le système existe depuis des générations et des générations en « Corsica-Bella-Tchi-tchi ».

En Corse du sud quand ce n’est pas Rocca-Serra Jean-Paul, avec Bozzi, Alfonsi, Francisci ou Renucci, c’est son fiston Camille !

En Haute-Corse, quand ce n’était pas Jean Zuccarelli, c’était Émile jusqu’à récemment, avec Pasquini, Franzoni ou Giacobbi, voire Gandolfi, mais de la branche Gandolfi-Scheit.

 

Chez les sénateurs, ce n’est pas mieux : On y retrouve Paul Giacobbi, le même Jean-Paul de Rocca-Serra ou Nicolas Alfonsi, Louis-Ferdinand de Rocca Serra, Charles Ornano, François Giacobbi, Jean-Baptiste Motroni ou Paul Natali.

Pas plus et ce depuis la fin de la IIIème République.

Une mention à part pour Natali : Élu de Borgo, il habitait le village au-dessus de chez mes grands-parents. Quand on annonçait de loin en loin sa voiture, nous les gamins, nous étions priés de rester sagement sur les bords de l’unique route pour le saluer à son passage… Mais respectueusement, hein : Pas question de brailler ou de lui couper l’élan !

 

Qui retrouve-t-on à l’ATC (Assemblée Territoriale Corse) et avant aux Conseils généraux Corses ?

François Giacobbi, Jean Filippi, Prosper Alfonsi, Jean-Paul de Rocca Serra, José Rossi, Camille de Rocca Serra et la surprise locale, Dominique Bucchini le « coco » du coin !

Que je vous le mets dans le mille : Ils sont tous aussi, conseillers municipaux, voire maire en exercice, conseillers généraux, et donc Président de leur conseil général.

À moins d’une dizaine, ils « tiennent » la vie politique de 340.000 citoyens locaux (en comptant les vaches-votantes et les cochons divagueurs, les nourrissons et les prédécédés…).

L’île n’est pas très peuplée, mais ils font la « caste des 500 » avec les doigts des deux mains d’un seul.

Et n’hésitez pas à penser qu’ils se tiennent tous par la barbichette et réciproquement, connaissant chacun les turpitudes de tous les autres, comme dans la même paire de main, depuis tant de temps qu’ils se connaissent, s’affrontent et se côtoient…

Bon, il y a eu dans le tas l’exception qui confirme la règle : Ange Santini, le maire de Calvi, sorti de rien mais imposé adoubé par « Bling-bling » comme président du CTC (l’exécutif local). Depuis qu’il s’est fait jeter par les urnes, il vit planqué dans sa mairie, volets clos, porte gardée : On se demande pourquoi, n’est-ce pas !

 

J’ai toujours considéré que la « Corsica-Bella-Tchi-tchi » était très en avance sur son époque en matière de démocratie élective : C’est historique !

(Il faudrait que je termine mon « histoire de la Corse depuis la formation de la galaxie jusqu’à nos jours » reconstituée d’après mes archives familiales pour vous en persuader … Mais je n’ai pas trop le temps et je n’en suis arrivé qu’au IXème siècle : Pardonnez-moi !)

L’atmosphère délétère qui règne depuis quelques jours sur la terre de mes ancêtres, la torride inquiétude des terreurs ancestrales qui y plane et noue les estomacs dans les foyers, ont bien une cause et une seule.

La remise en perspective et en parallèle de la carrière de mon « Cousin Jean » (mais j’aurai pu prendre n’importe quel autre élu continental d’origine Corse) doit vous hurler au neurone cette vérité toute simple : La Corse, c’est l’avenir qui se prépare sur le continent !

La démocratie est sans doute le meilleur système politique inventé depuis la Grèce antique, mais il atteint là ses limites.

Tant dans l’antique Rome, que de nos jours, ici ou même en Russie (soviétique ou non), en Chine ou ailleurs.

 

Pour assurer le pluralisme qui la nourrit, il est INDISPENSABLE, nécessaire et incontournable de revoir la notion même de « mandat public » (tous les mandats publics : Il y a mille façons de restituer à la Nation ce qu’elle vous a donné).

Quand il est capté par une poignée, les urnes sont elles-mêmes impuissantes à évoluer voire à les reprendre.

Alors qu’un mandat électif public n’appartient pas à son titulaire (ce serait plutôt l'inverse qui devrait s'imposer), celui-ci n’a de cesse de le prolonger à son propre profit en en détournant les moyens y attachés : C’est humain.

Attachés, et nourrissant un sentiment de reconnaissance … publique bien légitime qui motive et fait avancer, j’en conviens.

 

Mais de grâce : Pas plus d’un mandat à la fois.

ET pas plus de deux mandats d’affilée.

 

Sans ça, c’est dérive indubitable, même avec la meilleure volonté et la plus grande et profonde probité du monde !

 

Comme nul n’est indispensable, nul mandat public (quel qu’il soit, y compris local, y compris dans une chambre de commerce ou un Conseil de prud’hommes, les conseils de classe, les syndicats, partout où il y a « une trace d’imperium » de l’autorité régalienne), ne peut être ou ne devrait être compris comme d'une récompense à un homme même méritant, mais bien plus comme « un devoir » que la démocratie impose à quelques-uns comme d’une corvée de bien faire pour tous.

« Tonton Yoyo », en bon lambertiste, ayant fait apparatchik toute sa vie, il ne peut pas savoir ça…

Il a pourtant touché du doigt et au quotidien une réalité toute simple : Il y a une vie après la vie publique.

 

Et pour aller au bout du bout de la corvée, il est indispensable – j’y reviens et n’en démords pas – que l’Assemblée Haute de notre bicaméralisme (qui est en fait un tri-caméralisme avec le CESE), au lieu d’être une réunion d’élus, élus par des élus, eh bien si l’on veut être démocratique jusqu’au bout, si l’on veut que mêmes les kons et les bègues, ceux à la vue courte et au gros nez, puissent peser, au moins un peu sur la vie de tous, les ceux-ce qu’on peut leur demander de voter pour des peines de réclusion à perpétuité ou aller mourir sous les couleurs tricolores de notre bannière patriotique, eh bien le Sénat leur est destiné, là, pour représenter toutes les sensibilités et toutes les minorités du pays et du moment.

Je vous l’ai dit, je n’en démords pas.

 

Ce n’est nullement dangereux pour les institutions, au contraire : Même les grecs antiques faisaient confiance au sort, à l’aléa, au hasard, pour désigner leur « patron » politique.

Ce fut même la racine d’un « âge d’or ».

Et du Sénat, Michel « Deux-braies » en disait : « Si nous avions la possibilité de faire surgir demain une majorité nette et constante, il ne serait pas nécessaire de prévoir un Sénat dont le rôle principal est de soutenir, le cas échéant, un gouvernement contre une assemblée (…) trop divisée ».

C’est son seul rôle, comme la Chambre des Lords en Angleterre : Soutenir la couronne britannique… le cas échéant, ni plus ni moins !

Aucun autre pouvoir ou contre-pouvoir, même pas celui de nuisance…

Il a tout juste celui de « ralentir » la marche normale du travail législatif confié aux députés.

 

Or, deuxième proposition, celui-ci formé demain au scrutin uninominal à un tour et par circonscription, conduisant mathématiquement à un bi ou tripartisme, l’Assemblée basse dégagera nécessairement une majorité assez forte pour soutenir un gouvernement qui en serait issu durant toute une mandature.

Plus besoin d’un contre-pouvoir salvateur à travers le Sénat, hors son poids quand le Parlement est réuni en Congrès pour toucher aux fondamentaux réunis dans le texte de la Constitution.

D’où aussi un Président impérativement élu au suffrage universel direct, parce qu'il est seul capable constitutionnellement de renvoyer les députés devant le peuple.

Plus besoin de Sénat, hors l’expression de l’immense diversité des opinions.

 

C’est ce qui me paraît le plus judicieux avec le non-cumul des mandats (flûte on l’impose bien dans les sociétés commerciales !), la règle du « tiers-temps » (deux mandats, une absence totale et éventuellement un retour, imposé aux CDD dans le droit du travail) et, troisième mesure, la rémunération de tout élu au plus bas niveau de la fonction publique (le smic), autant de règles qui mettront fin au carriérisme qui tue aujourd’hui en « Corsica-Bella-Tchi-tchi », demain dans le reste du pays et plonge celui-ci dans le bas du classement des États les plus corrompus du monde occidental !

Et quatre : Une étanchéité absolue entre les genres ! Quand on est fonctionnaire de la Patrie, au service des élus, on n’est pas élu soi-même.

Si on le devient par inadvertance ou ambition personnelle, on n’est plus fonctionnaire et on renonce à le redevenir selon la même règle dites du « tiers-temps » (attachée aux CDD du pays) : Aussi simple que ça.

Ce qui évitera largement la plupart des situations de conflits d’intérêts.

Je l’ai déjà préconisé à plusieurs reprises.

 

Bref, je résume l’urgence des mesures à prendre (que n’a pas voulu voir « Tonton Yoyo ») pour éviter les bains de sang qui se prépare :

1 – À homme unique, mandat unique : Un homme, un mandat, pas plus ;

2 – Pas plus de deux mandats d’affilée pour le même homme, quels qu’ils soient, quelles qu’en soient les portées, domaines et responsabilités (sauf à respecter une période de vacance du tiers du temps des durées cumulées à exercer un mandat) ;

3 – Indemnisation de tout mandat à hauteur maximale du smic horaire de présence à l’exercer (maximum … le minimum peut-être égal à zéro…) ;

4 – Séparation absolue entre mandat public et vie dans la fonction publique… Soit l’un, soit l’autre, mais une seule fois de l’autre à l’un sans possibilité de retour (sauf à repasser les concours en respectant le délai de carence dite du « tiers-temps ») à l’autre.

 

Alors on pourra espérer une vie publique « normale », non-captive de quelques-uns, groupes ou réseaux... et le plus drôle, c'est qu'il me semble que pour en arriver-là, il n'y aurait même pas besoin d'une révision de la Constitution, mais juste d'aménager quelques lois organiques et le Code électoral par des lois ordinaires…

Vous avez suivi ?

Tant mieux !

 

Mais vous savez déjà assez bien, que ce que j’en dis ou rien…

Nous en recauserons quand même le jour où j’aurai pris le pouvoir, seulement si un jour je sera élu « LE » président… à en picoler à vénérable cave de l’Élysée à la santé du pays tout entier, ma seule « véritable » ambition !

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 05:04

Qui détient la dette de la « Gauloisie-ruinée » ?

 

Chaque contribuable français est en droit de se poser la question. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ?

Et notre constitution commune ne garantit-elle pas que chacun puisse trouver justification des dépenses publiques et les pouvoirs publics de devoir « rendre des comptes » sur chaque centime ?

42,5 milliards d’euros/an d’intérêts versés à des inconnus, ça compte, quand même !

 

Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances de la « Gauloisie-dispendieuse », et pour quel montant, relève du secret extrêmement bien gardé.

L’opacité est totale et couverte par la loi.

 

1.741 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État.

Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ?

Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance-vie en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » au retraité du Dakota-inférieur qui survit des dividendes versés par son fonds de pension ?

Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles peinards ?

 

« Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique le coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne).

Les banques européennes, et de « Gauloisie-friquée », qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ?

Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.

 

Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente.

Leurs échéances de remboursement s’étalent d’un à cinquante ans, parfois moins, mais pas encore plus.

Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus le taux est élevé.

C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication).

Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » (« SVT », de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers.

Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres.

Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais c’est son détenteur final qui perçoit chaque année ses intérêts. Ceux-ci totalisaient 42,5 milliards d’euros – la charge de la dette – en 2010.

En théorie, on devrait donc savoir à qui ils sont versés.

 

Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ».

« En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro », précise le responsable de la communication au sein de l’agence.

Problème : « Les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des « gaulois » détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal », objecte l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). « Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique », complète un économiste de la banque Natixis.

« Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni », lance-t-il.

Les Îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes autant peuplé qu’une sous-préfecture de 44.000 âmes, pourrait donc ainsi faire basculer le destin du pays entier ?

Ce sont des « lessiveuses », tout comme le Luxembourg est un puits d’où ne sort que très, très peu d’information.

Quant à Londres, chacun sait que la City gère justement nombre de « trust » anonymes dans les paradis fiscaux…

 

Les enquêtes réalisées par l’Agence France Trésor auprès de ses vingt banques partenaires permettent d’en savoir un peu plus sur les gros acheteurs : Principalement des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension.

Ce que confirme la base de données financières eMAXX, mise en place par Thomson et l’agence de presse Reuters, qui publient régulièrement la liste « des 50 plus gros détenteurs de dette souveraine française » (hors banques centrales).

Nous y retrouvons des assureurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Groupama…), des banques (BNP-Paribas, La Banque postale, ING…) et une multitude de fonds d’investissement, principalement européens.

Nous n’en saurons pas davantage : « Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les investisseurs en dette souveraine n’ont pas l’obligation de dévoiler leur position ».

Mais pourquoi est-il impossible de savoir qui détient quoi et combien ?

 

C’est pourtant simple : Cette absence de transparence est inscrite dans la loi. « Les textes actuellement en vigueur (notamment l’article L. 228-2 du code de commerce, décret d’application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, et l’article L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) n’autorisent les conservateurs d’instruments financiers (…) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu’aux seuls émetteurs d’actions, de bons de souscription d’actions ou d’instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l’Agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs (des obligations et bons du Trésor) », répond, en 2010, le ministère de l’Économie et des Finances à un sénateur trop curieux.

Traduction : Si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État de connaître ses créanciers.

 

Face à cette opacité, « nous soupçonnons une extrême concentration », confie-t-on par ici.

« On pourrait très bien disposer d’informations statistiques sur la concentration des portefeuilles et la nature de ceux qui les détiennent ».

Des chercheurs suisses ont récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique mondiale et financière à travers des dizaines de milliers de multinationales du monde entier.

Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines.

 

Selon les données présentées par la Banque des règlements internationaux (BRI), un organisme géré par 58 banques centrales nationales, les banques étrangères possédaient en juin dernier 13 % de la dette de l’État de « Gauloisie ». Soit 176 milliards d’euros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques britanniques, japonaises, allemandes, états-uniennes et suisses.

Mais il ne s’agit que d’un euro sur sept empruntés.

 

Il est pourtant tout à fait possible, en théorie, d’en savoir plus. C’est la société Euroclear-France (ancienne Société interprofessionnelle pour la compensation des valeurs mobilières), un organisme boursier privé, qui est « le dépositaire central des titres français ».

Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance.

Un peu comme la chambre de compensation Clearstream sert, au Luxembourg, d’intermédiaire entre toutes les transactions financières auropéennes, Euroclear-France sait donc parfaitement qui détient combien et à quel moment.

Mais la loi l’autorise à ne pas rendre publiques ces données.

Circulez, il n’y a donc rien à voir.

 

J’en reste encore persuadé : Il convient de « renationaliser » par voie de privatisation (je sais que c’est paradoxal) individuelle la dette du pays.

Le mécanisme que je proposais est pourtant d’une simplicité enfantine et à la portée des « bourrins du ministère » :

 

1 – Il suffit de « geler », sans les raboter ni les abroger, tout ou partie des dispositifs fiscaux appelés « niche ».

Le gisement est de l’ordre de 77 milliards par an.

En échange, le kontribuable reçoit le titre d’une créance, non négociable mais affacturable, à échéance aléatoire, reportable année après année par les lois de finances, et imprescriptible sur le Trésor Publik.

À liquider plus tard quand la finance publique se portera mieux ou au moins au moment de la survenance d’une liquidation ou d’un décès du détenteur de la créance.

La créance pourrait même servir à payer les « droits-dus » par voie de compensation civile, dans cette hypothèse…

 

Personne n’est perdant, en revanche le mécanisme a deux conséquences : Les recettes sont immédiates pour les caisses de l’État réduisant son recours à l’emprunt « exogènes » jusqu’à épuisement ;

L’avantage procuré par la course à la « niche », qui suppose souvent une dépense préalable du kontribuable, est réorienté vers des dépenses qui n’étaient pas plus intéressantes de faire jusque-là et le redeviennent au moins en terme de cash utilisable pour l’économie immédiate.

 

2 – La dette publique enfle au même rythme qu’habituellement, mais elle est détenue par le kontribuable-résident, et non plus par « les marchés ».

Dès lors ceux-ci non plus d’impact sur les taux à servir, ni même les agences de notation.

D’ailleurs, vous avez pu voir jusqu’à des taux d’intérêts négatifs récemment, et juste après que j’en eue émis l’idée (cf. § 3-1) : Sur le coup, j’avais cru que quelques-uns de mes « bons clients » me lisaient jusqu’ici sans me le dire et anticipaient la réussite du procédé, quitte à perdre un peu pour être sûrs d’être remboursés dans un avenir plus lointain grâce à ce système.

Vérification faite : Ils avaient trop de liquidités à gérer qui ne rapportaient pas assez compte-tenu des risques d’inflation déjà anticipés pour les années qui viennent. Mais plane quand même l’ombre d’un doute dans mon esprit…

 

Dans ma proposition, au moins, c’est l’électeur qui pourra peser sur un gouvernement afin d’arbitrer entre endettement ou recette nouvelle.

Un choix plus intelligible que de pousser à la dépense aveugle, même non-financée.

Et je n’en démords pas : Ce serait un beau pied de nez à tous les spéculateurs de la planète.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 04:15

Il va falloir faire avec…

 

Nous poursuivons encore un peu avant de prendre nos « quartiers d’été » : Les échéances approchent !

Après quelques exemples, un chiffre alarmiste entre tous !

 

IV – La création de valeur-ajoutée…

 

Au milieu de la pluie de mauvaises nouvelles économiques qui s'est abattue sur « François III » aux premiers jours de son mandat, ce n'est pas la plus visible mais ce n'est pas la moins inquiétante : Tombé à 28,6 % de la valeur ajoutée en 2011, le « taux de marge » des entreprises non-financières est aujourd'hui à son plus bas niveau depuis un quart de siècle !

On en est revenu au niveau de la fin des années 80 sans avoir eu à subir le désastre économique et social du « triomphe du socialisme » de « Mythe-errant » de naguère…

Grâce à … « Bling-bling » !

Même en 2009, année où la récession fut finalement, après avoir été réévaluée par « Lyne-sait », plus sévère qu'on ne l'avait cru, le niveau des marges n'était pas descendu si bas.

 

Que des réformes aussi dévolues à la compétitivité que l'assouplissement des 35 heures ou la suppression de la taxe professionnelle n'aient pas suffi à inverser durablement la tendance, voilà qui en dit très, très long sur l'effort à mener pour surmonter nos handicaps. Et si d'autres réformes, comme le triplement du crédit impôt recherche, n'y ont pas suffi, c'est qu'elles sont porteuses d'effets structurels que dans le moyen terme.

En fait, l’économie, l’appareil productif est malade, gravement malade et personne n’en a pris vraiment la mesure jusque-là.

 

Ce problème de taux de marge n'a rien de marginal lorsqu'il s'éternise. Il devrait être un objectif central de la politique économique. Car peu d'indicateurs en disent autant sur la souffrance des entreprises.

C'est le nerf de la guerre, c’est lui qui détermine la puissance de feu d'une société.

« Cash is king », ont coutume de dire les Anglo-Saxons.

Que la marge ne cesse de se réduire et un cercle vicieux se dessine : Une entreprise dont la rentabilité se dégrade, année après année, investit moins, y compris pour diminuer ses coûts de production par des changements d'équipements ou d'organisation.

Elle s’éloigne de l’impératif « discount » et se cramponne sur sa niche-marketing qui se rétrécit.

Elle devient naturellement rétive et frileuse au risque et réduit ainsi ses chances de faire des profits plus tard. Moins en capacité d'autofinancer ses investissements, elle devient dépendante d'un crédit bancaire qui par malchance se raréfie tant par défiance que par contrainte, pompé par la dette publique ici et là.

 

La chute de 15 points du taux d'autofinancement en 2011 porte à croire que cette spirale est bel et bien enclenchée : La guerre est dans le prix final !

Quand on taxe plus fortement ce prix, forcément, c’est l’entreprise qui en souffre, puisqu’il ne peut plus s’adapter aux conditions de son marché.

Le client, lui, de toute façon il n’a plus les moyens de suivre l’envolée des taxes, tellement on lui en prend avant qu’il ne puisse en dépenser (consommer).

Une spirale qui mène tout droit vers une contraction des volumes, celle-ci engendrant des tendances à la hausse des taux de marge qui restent impossibles. Résultat, on taille comme on peut dans les coûts, fixes et variables au détriment de l’investissement et du futur !

Car le risque que cela fait peser sur la croissance et l'emploi devrait inciter l’exécutif à y réfléchir à deux fois avant de relever les minimums légaux en commençant par le SMIC, d'établir un nouveau barème de taxe professionnelle, d'aligner le régime social des indépendants sur celui des salariés, ou d'alourdir la cotisation vieillesse, voire demain la CSG.

Et pourtant, c’est déjà prévu-adopté !

Il n'est pas sûr que les modestes aménagements de l'impôt sur les sociétés envisagés pour les grosses PME soit alors, pour bien des entreprises et leurs salariés, autre chose qu'un secours bien marginal : Il faudrait faire nettement plus et supprimer l’IS hors les « sommes distribuées » !

 

En bref, parce que l’État a grossi inopportunément ces dernières années, s’endettant de près de 600 milliards (oui ! Presque un tiers du PIB national en 5 ans…) constatant que plus personne ne peut le financer, « François III » s’apprête à tuer l’économie pour faire face.

Délire.

Alors que les solutions sont là, sous nos yeux, qu’il suffirait d’en décider, mais non au contraire.

C’est à peine croyable : La troïka impose une cure d’amaigrissement à la Grèce et on en voit les effets désastreux dans les rues, dans les urnes et mêmes dans les comptes et autres prévisionnels, sur le modèle des « déclinistes » et c’est cette médecine-là qu’on voudrait nous imposer !

Malheureux peuple de « Gauloisie » : Tes élites sont vraiment nulles !

On le disait encore dans le premier post de la série

Ou le second, je ne sais déjà plus !

 

IV.A : D’abord le commerce… on y revient toujours.

 

C’est le grand oublié de ce début de quinquennat : Le commerce occupe pourtant aujourd'hui une place essentielle dans le paysage économique du pays.

Non seulement un industriel ne vend rien sans un réseau de commerçants dynamique (le commerce consiste seulement à mettre en relation un producteur avec son consommateur final), mais en plus le commerce représente 20 % de la valeur ajoutée du secteur marchand, contre seulement 15 % pour l'industrie.

Et il emploie plus de 3 millions de salariés, faisant ainsi jeu égal avec cette dernière.

 

Plus encore, le commerce a démontré sa forte capacité de résilience face aux crises économiques, jouant un rôle de « secteur refuge » et de stabilisateur : En l'espace de vingt ans, l'emploi a progressé de 25 % dans le commerce, au moment même où notre industrie subissait une hémorragie de 30 % de ses effectifs, et nous avons tenté de vous montrer aussi pourquoi !

Force est pourtant de constater qu'il n'occupe pas la place qu'il mérite dans les débats et réflexions sur l'emploi et le « redressement productif » qui s’engage.

 

Or, le commerce reste un formidable gisement d'emplois, jusqu'ici peu sujet à la délocalisation, par nature et essence : Il est forcément proche du client pour mieux le servir.

Pour nombre de jeunes, « d’élite » ou non, il représente la première porte d'entrée dans la vie professionnelle : Un jeune actif sur quatre y travaille.

Le commerce est également l'un des rares secteurs où l'ascenseur social fonctionne encore : Tout vendeur peut espérer devenir directeur de magasin ou monter son propre commerce, voire sa propre enseigne.

Essayez d’en faire autant avec un établi de menuisier ou une administration du public !

Secteur traditionnellement intensif en main-d’œuvre smicarde à dominante « employés », le commerce connaît aujourd'hui une diversification et une montée en gamme de ses qualifications.

Mais c’est dire si le « coût de la main-d’œuvre » n’est décidément pas le critère discriminant de la « compétitivité »…

Passons !

 

Ces nouvelles opportunités d'emploi ne doivent pas cacher les menaces qui planent aussi sur notre commerce, si les pouvoirs publics n'y portent pas un regard plus attentif : Désormais, la relation client n'a plus de limite géographique, ce qui pourrait bouleverser la localisation traditionnelle des emplois sur les lieux de vente, avec de fortes secousses déjà annoncées sur les formats traditionnels (hypermarchés, périphéries).

 

D'autant que notre commerce constitue un formidable réservoir de valeur ajoutée pour le tourisme.

Champions mondiaux de la mode et du luxe, du cosmétique, de la maroquinerie et des accessoires, de l'art de vivre et de la gastronomie, nous ne maintiendrons notre rang que si nous parvenons à adapter notre offre aux attentes nouvelles des touristes, que ce soit en termes de qualité d'accueil, de gamme de produits, de concept commercial, de saisonnalité ou d'horaires.

Là, le commerce a surtout besoin de souplesse et d’efficacité dans un monde du travail régit par les carcan du Code du travail…

(On compte 38 types de contrats de travail, 27 régimes dérogatoires et une dizaine d’organisation du travail avec la mise en place des RTT…)

Avec 77 millions de visiteurs par an, mon pays est le seul pays au monde qui accueille un flux de touristes supérieur à sa population : Qu'attendons-nous pour mieux valoriser les synergies qui existent entre tourisme et commerce ?

 

Enfin, le commerce constitue un vecteur privilégié de diffusion des nouvelles technologies de l'information, dont on sait le rôle moteur dans la croissance d'un pays.

Loin de l'image d'Épinal d'un secteur immobile et figé dans le passé, notre commerce est en train de se digitaliser et de se réinventer sous nos yeux.

L'essor du commerce en ligne et d'Internet, mais surtout les changements de comportement des consommateurs, toujours plus exigeants et réactifs, devrait nous obliger à repenser de fond en comble nos canaux de communication et de distribution, nos techniques de paiement et notre relation-client, pour aller vers un commerce plus riche en expérience, en services et en proximité...

Le commerce participe ainsi pleinement au processus d'« innovation créatrice » qui est le propre de toute économie en mouvement.

 

Et si nous voulons renouer avec une croissance durable et riche en emplois, ancrés sur l'ensemble de ses territoires, elle doit miser sur tous ses atouts, sur tous ses leviers. Aujourd'hui, tout se tient : La compétitivité industrielle d'un pays dépend étroitement des liens tissés avec le commerce, que ce soit sur le plan des réseaux de distribution, de la logistique ou du marketing des produits.

Il conviendrait de porter un regard neuf sur nos territoires et notre commerce qui structurent la majorité des emplois privés d'aujourd'hui et de demain.

 

Mais non, mais non !

Outre les mesures autistes et Malthusiennes qui empêchent l’essor du commerce, comme la loi Royer et les suivantes, le commerce s’en prend plein la tronche avec des taxes ahurissantes sur les surfaces commerciales, par exemple, issu de la fiscalité locale ; nous en avons déjà parlé ici-même.

Même la nouvelle taxe sur les « surfaces couvertes » (qui visent les parkings : « No parking, no business ! » disait Chétochine revenant des USA dans les années 70)

Essayez de monter un centre commercial, juste pour rire : Vous avez un terrain disponible, une étude de marché favorable parce que vos clients habitent autour et que le réseau routier est déjà assez dense (même si on persiste à donner mauvaise conscience, quand on ne le rackette pas, à l’automobiliste).

Avant d’y passer les bulldozers, il va vous falloir le viabiliser, ce qui est normal. Après seulement, vous pourrez construire.

Mais dès que le projet prend forme, les contacts pris avec les enseignes porteuses, les premiers devis arrivés, il vous faut d’abord obtenir l’autorisation des commissions spécialisées et obligatoires.

Là, je ne vous raconte pas les délires des « petits-commerçants » de centre-ville qui voient déjà leurs marges fondre et surtout revoir leurs volumes à la baisse, sans se rendre compte qu’un centre-commercial, c’est attractif par nature pour le chaland et qu’il en reste toujours un peu-beaucoup, en termes d’emplois, de pouvoir d’achat et de retombées économiques pour tout le monde, y compris de recettes supplémentaires dans les caisses de la municipalité locale !

Ah oui d’accord, c’est une évidence : Il se pourrait qu’avec l’arrivée de nouveaux publics, les bâtiments existants prennent un peu de valeur, et qu’il faille bien construire pour héberger les « nouveaux-venus ».

Ce qui veut dire de nouveaux équipements locaux (crèche, école, poste, stade, piscine, salle des fêtes, lignes de bus…) qui viendront enrichir le confort de tous ceux qui les serviront et s’en serviront…

Mais ça, je ne l’ai jamais ni vu ni entendu dans les comptes rendus de séance d’enquête publique, jamais !

 

Mais pas seulement : La DDE vous imposera naturellement de réaliser des bretelles d’accès qu’elle se chargera de sous-traiter à d’autres sans que vous n’ayez d’autre choix que d’aligner les signatures sur un chéquier.

Peut-être même deux…

Je ne vous dis pas les « pompiers » qui ergoteront qu’il y aura plus de 1.000 mètre-cubes de matière inflammable, obligeant à creuser une vaste piscine pour alimenter les rangées de sprinkler « au cas où que », réglementation du ministère de l’écologie et de l’environnement oblige…

D’ailleurs, pour peu que vous soyez à proximité d’un site classé recouvert d’éoliennes, on vous fera des misères.

Les associations de riverains, d’écologistes, de tout type de « grincheux » vous mettront des bâtons dans les roues sans voir que leurs fils resteront peut-être au pays pour avoir un travail sur place…

Les « déclinistes » seront à l’œuvre à chaque minute, ne vous en faites pas !

 

J’insiste : Pourquoi le commerce est si important ?

– Parce qu’il y a deux types de distribution (et pas trois) : La « numérique » qui mesure l’importance de la « présence » d’une référence dans un univers donné (pas de présence, pas de vente) et la distribution de « valeur » qui indique le « taux de pénétration » sur un segment de vente de la référence (élevé, il signifie une absence notoire de la concurrence sur un territoire donné).

Et pour avoir de la « valeur », il faut du « numérique » pour amorcer la pompe !

C’est le « B.A – BA » de tout industriel…

– Parce que « celui qui sait », c’est celui qui est au contact avec le client utilisateur final : Un commerçant n’achètera jamais rien qu’il sait ne pas pouvoir revendre (définition même d’un commerçant inscrit dans le « Code de commerce »).

Il n’achète que le « pré-vendu ».

C’est d’ailleurs la recette du succès des « ventes à distance » : Le stockage intermédiaire de la marchandise n’existe que pour regrouper-dégrouper lesdites marchandises. S’il reste un carton en vadrouille le soir, c’est qu’il y a un client pas livré…

Un travail de manutention prépayé, donc des marges faibles mais suffisantes.

 

Imaginez mon désarroi quand je traverse une ville de province où les commerces et artisanats d’antan sont remplacés par des agences de banque ou des marchands de téléphonie !

Ah c’est sûr, les marges des banques et des agences de téléphonie sont telles qu’ils peuvent racheter « à pas cher » des pas-de-porte en quantité !

Se servant ainsi avec la férocité de la distribution numérique… pour faire de « la valeur ».

En attendant, ça tue tout le monde au passage, anticipant ou suivant la mode des centres commerciaux-champignons installés en périphérie où il faut encore et encore toujours se rendre en … voiture, une fois de plus !

Tout se tient par la barbichette, finalement.

 

C’est là que « Bling-bling » il a eu tout faux à son époque rocambolesque !

D’un côté des industriels qui affirmaient haut et fort avoir fait les efforts sur leurs prix et marges, de l’autre les commerçants accusés de s’en mettre plein les fouilles et au milieu des consommateurs toujours plus nombreux à être mis au chômage (par l’industrie, forcément : C’est elle qui a perdu le plus d’emplois) à ne plus pouvoir « soutenir » la croissance malgré le « travailler plus ».

Et un État qui se mêle encore une fois de ce qui ne le regarde pas, mettant tout le monde autour de la même table pour vouloir … « réformer » !

Réformer le commerce … lui qui a existé avant les États, à inventer les échanges, les moyens de paiement qu’on utilise encore tous les jours, la monnaie et les effets de commerce comme le chèque : Gros délire !

Pour aboutir à quoi ? À à peine la conservation d’un peu de marge (dont on signalait déjà son effondrement) pour les industriels contraints de rester patriotes en se délocalisant pour exister encore au pays, au détriment du consommateur, le commerce n’ayant fait que répercuter les hausses de taxes, comme celle de soutien au pêcheurs.

Le commerce collecte en bout de chaîne, rien de plus : S’il meurt, il laisse des ardoises et il n’y a plus de collecte et c’est bien aussi une des causes de l’effondrement de la recette fiscale.

 

Bref, le commerce, ça ne se réglemente pas, sauf à s’assurer qu’il n’y a pas de « distorsion » dans le jeu naturel de la concurrence.

D’ailleurs, à part quelques volontés de transparence dans les prix (qui est devenu même un argument de vente), il n’y a pas eu de « grande réforme » annoncée pourtant tambour battant !

Nos « sachants » ne comprenant rien au commerce, parfois jusqu’à son utilité (je me souviens encore de 1973, le premier gouvernement du « Chi », qui souhaitait faire disparaître tous les intermédiaires entre le producteur et le consommateur…), et hélas préfèrent « l’oublier », quitte à souhaiter sa disparition !

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 04:36

Il va falloir faire avec…

 

Car l’actualité de ce début de mois de juillet aidant (eh oui, le temps passe et il y a eu tellement de choses à dire et à faire dans l’urgence, que je n’ai pas eu le temps de consacrer à ces « billets » plus de quelques minutes ces dernières semaines…), on nous « bassine » avec un ministre du « redressement productif »…

J’en rigole encore !!!

 

Non seulement il s’agit du ministère de l’industrie, ignorant superbement le commerce, petit ou grand comme autant d’inutile, mais une fois de plus, l’industrie, et le commerce, « dégraissent » pendant que l’administration étatique se met au régime pour éviter d’accroître son obésité et que les « jeunes » lorgnent plus ou moins fort vers les « fonctions territoriale & hospitalière » reniflant que c’est là où se trouve vraiment les derniers gisements d’embauches à leur portée…

Au moins pour un temps encore : On se soignera toujours plus et la proximité territoriale n’est pas délocalisable !

 

III – Le sabordage industriel

 

D’abord, il convient de rappeler que notre beau pays de « Gauloisie industrieuse », ce sont les « verts pâturages » avant d’entrer dans l’ère industrielle.

L’ère industrielle, c’était le charbon et l’acier, et les machines à vapeur.

Constatons qu’à coup de subventions onéreuses, nos « verts pâturages » nourrissent toujours quelques-uns de nos « pôvres », mais qu’à part le vin et les fromages, on n’exporte plus rien et que les « restau du cœur » font le plein à toutes les saisons…

Ensuite, les mines de charbons ont fermé, et que l’acier, là encore à grands coups de subventions, a changé de main pour s’appeler « ArcelorMital » et non plus Sacilor ou Usinor … quand il est resté quelques « hauts-fourneaux » encore en activité.

Avec le bel acier, ont persiste à faire des rails et des locomotives, du fer à béton et quelques cuves de réacteurs nucléaires et autres moteurs « mécaniques », mais plus tellement de bateaux remplacés par des avions et des fusées …

 

Reste, pour ne prendre qu’une seule filière en difficulté, qu’on avait 4 constructeurs majeurs de l’automobile (Renault, Peugeot, Citroën et Simca, Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie Automobile, franco-italienne), il n’en reste plus que deux, Renault qui a bouffé Nissan, PSA qui a bouffé Citroën, quant à Simca, il a été bouffé par Chrysler, puis Talbot (franco-britannique) et enfin PSA !

On parle de « réindustrialiser » le pays : Et justement, si le secteur de l’automobile est un gros pourvoyeur de main-d’œuvre, directement et indirectement via l’ensemble des sous-traitants et équipementiers (Michelin, Valéo, etc.), sur un marché domestique, Renault s’essouffle et met au chômage technique quantité de sites « gaulois », mais est sauvé par les usines produisant la marque roumaine « Dacia » qui produisent ailleurs qu’en « Gauloisie du Smic », quitte à « importer » ses productions…

Quant à PSA, il n’a vendu qu’1,62 million de véhicules sur les six premiers mois de l'année 2012. Il explique son recul par le marasme du marché européen et par la suspension de ses exportations vers l'Iran.

Ainsi ses ventes de véhicules montés ont chuté de 10,7 % et celles d'éléments détachés de 31,3 % apprenait-on tout récemment.

Ses ventes en Europe, son principal marché, se sont effondrées de 18 % à 980.000 unités et ses parts de marché se sont érodées à 12,9 % contre 13,9 % un an plus tôt. « Le groupe est toujours pénalisé par un mix marché défavorable : les marchés traditionnellement les plus porteurs pour les marques Peugeot et Citroën (France, Espagne, Italie) sont en crise profonde », a commenté le constructeur.

Hors d'Europe en revanche, les ventes ont progressé excepté en Amérique latine (– 21 % à 122.000 unités) et en Iran où la dégringolade des voitures en kit a atteint 31,3 %.

C'est le cas en Russie (+ 17 % à 41.000 unités), en Chine (+ 7 % à 209.000 unités) et dans le reste du monde (+ 12 % à 124.000 unités).

Le deuxième constructeur européen a ainsi réalisé 39 % de ses ventes hors du Vieux continent, contre 38 % au premier semestre 2011 !

Et d’engager pour un milliard d'euros de réductions de coûts et 1,5 milliard d'euros de cessions d'actifs pour tenter de redresser une situation financière ébranlée depuis l'été 2011 par la chute des ventes, notamment de petites voitures en Europe du Sud.

En réponse à la baisse de ses ventes, PSA Peugeot Citroën pourrait supprimer cette année entre 8.000 et 10.000 emplois en « Gauloisie prolétarienne » nous apprend-on.

 

Et dans le même temps, les mêmes nous disent tout leur bonheur que d’avoir mis en place, avec Mitsubishi, à Kaluga située à 180 km au sud-ouest de Moscou un atelier d'assemblage utilisant des kits de pièces importés, qu’ils vont transformer en usine de production qui devrait rapidement passer à 125.000 véhicules par an : 85.000 unités pour PSA, 40.000 pour Mitsubishi.

La capacité optimale de production ne sera cependant atteinte qu'après l'installation de trois nouveaux ateliers (soudure, peinture et assemblage). Cette extension, prévue d'ici à la fin de l'année prochaine, fera passer le personnel de 1.700 aujourd'hui à quelque 2.500 employés !

Vous avez bien lu : On licencie ici, on embauche là-bas…

Une question de coût horaire de la main-d’œuvre ? Pas seulement…

 

L'usine, qui jusqu'à présent assemblait des véhicules initialement fabriqués à Sochaux puis démontés à Vesoul, acheminés en trains et remontés en Russie, est particulièrement mangeuse de « SMIC-Gaulois », peut-on supposer (une logistique lourde permettant de ne pas payer les droits de douane de 30 % sur l'importation, car les idiots qui affirment que les droits de douanes n’existent plus sont de sinistres ignorants…) !

Donc ce n’est pas que ça, puisque les ventes progressent sur place !

Mais la réponse industrielle aux droits de douanes fera désormais inclure des éléments de fabrication locale : Pare-chocs, roues, pneus, sièges et autres tableaux de bord venant de fournisseurs locaux seront ainsi intégrés aux véhicules assemblés. D'autres pièces détachées doivent suivre.

Et là, c’est autant de moins pour tous ceux qui restent plantés les deux pieds dans le même sabot.

Et PSA d’ajouter que déjà il a été enregistré une hausse de 35 % de ses ventes en 2011 et de 25 % au premier trimestre 2012 sur place.

 

Comment en est-on arrivé là ?

À fermer au pays et ouvrir à l’étranger pour sauver les meubles ?

Que les « sachants » et autres « déclinistes » y voient naturellement le fondement de leurs « raisonnements à deux balles », la démonstration de tous leurs théorèmes !

 

En fait, ils se les sont tirés dans les deux pieds, les deux balles de leurs « méditations » !

Tout simplement en « écrasant » sous les taxes et les textes une industrie considérée comme une poule aux œufs d’or :

TIPP, Taxe à l’essieu, Timbres des cartes-grises, TVA (à 33 % à une époque), vignette, taxe sur les assurances, taxes sur les « super profits » des pétroliers, et puis après la « vague verte », éco-pastille, malus écologique, et j’en passe.

On fait tout pour décourager l’usage de la voiture chez nous : Places de parking détruites (Vélib’, autolib’ et Cie), couloirs de bus, emprises sur la chaussée des tramways créant des embouteillages nombreux, prix des amendes renforcé, contrôle techniques obligatoires et j’en passe aussi !

Comment voulez-vous que dans ces conditions le « marché domestique » progresse ?

Et avec quel argent puisque la filière licencie en tournant le dos à ce qui a fait la fortune du « fordisme », justement ?

 

Ce qui n’empêche pas de dépenser des milliards et des milliards dans le réseau routier … qu’ils vont en avoir l’air malin quand plus personne ne l’empruntera…

On va jusqu’à imposer la circulation alternée quand l’ozone qui disparaît aux pôles envahit les délicates alvéoles pulmonaires de « ma nichée » ;

On donne mauvaise conscience aux « pôvres » de polluer à raison de plus de 100 g de CO2 au kilomètre parcouru qui irait augmenter l’effet de serre de la planète (même si le CO2 est plus lourd que l’air et finit au fond des océans, loin de la stratosphère)…

Attendez, n’en jetez plus : On reste clos chez soi et on se fait livrer en camions la bouffe depuis le supermarché du coin, y’a pas photo !

Aussi ne venez pas vous plaindre si vos « tas de boue à roulettes » ils restent à l’usine !

 

Pire, pour soutenir l’industrie automobile, on a inventé la « balladurette » et ensuite la « jupette » et encore en 2008-2009, la « prime à la casse ».

Et c’est une opportunité qu’on s’apprête à relancer avec délectation.

C’est effectivement un moyen de relancer les ventes, mais à quel prix ?

Outre le coût pour les finances publiques (qui est moins tragique qu’on ne le croit, puisque l’effet d’opportunité collecte de la TVA en compensation), mais qui n’ont pas besoin de cela en ce moment, il y a un coût industriel pour la filière elle-même.

Le rebond des ventes lié à la prime à la casse est systématiquement suivi d’une forte contraction quand le processus prend fin.

C’est encore ce que nous observons depuis le début 2012.

Les constructeurs sont alors obligés de proposer des rabais pour continuer à attirer les clients et écraser les « coups d’accordéon ».

Finalement, le taux de marge sur les véhicules vendus décroît alors même que les ventes en volume restent faibles, même si finalement, on met tellement d’équipements superfétatoires dans nos bagnoles qu’il est presque plus sympa de regarder un film dans sa voiture plutôt que dans son salon…

 

Constat : La filière perd donc sur les deux tableaux, les prix et les volumes !

Si l’on ajoute à cela le fait que la prime à la casse ne profite pas forcément aux constructeurs nationaux et aux sites de production « Gaulois », on comprend vite que ce n’est pas la bonne solution.

Ainsi et à titre indicatif, en juin 2012, Renault, à la différence de PSA, a vu ses ventes en « Gauloisie routière » progresser de 9 %. Mais ce succès est uniquement le fruit d’une croissance de 40 % des ventes de sa filiale DACIA. Ce qui signifie que les ventes de la marque Renault ont poursuivi leur déclin.

On vous l’avait dit : La guerre économique se fait sur les prix, pas ailleurs !

Il faudrait que l’industrie, comme le commerce l’a déjà fait, devienne « discounteuse » : On en est encore très loin !

Quand il s’agit de bagnole, ils ne savent pas comment faire alors que ça fonctionne partout au monde (puisqu’ils y vont tous).

Et quand il s’agit de cuve de réacteur nucléaire ou d’avions militaires, il y a tellement de commissions et de rétro-commissions à verser que la décision d’achat est vraiment et uniquement de nature … politique !

 

Ce que montrent les statistiques du commerce extérieur est que la filière automobile, qui comporte les véhicules mais aussi tous leurs composants, était jusqu’à la fin du siècle dernier excédentaire.

Elle est devenue déficitaire au milieu des années 2000. Or, cet état de fait ne peut s’améliorer simplement en soutenant les achats de voiture sur place.

Au contraire puisque les achats se feront sur la base d’une insuffisante compétitivité du « site Gauloisie ».

En bref, subventionner la filière, c’est payer en « bon endettement public » les productions étrangères : Les « déclinistes » devraient y renoncer, quitte à jeter sur le pavé des dizaines de milliers de chômeurs comme pour mieux leur donner raison !

Mais ils ne le feront pas : Ce serait nier leurs dogmes !

 

D’ailleurs, ils font très fort : Une promesse, même électorale, c’est une promesse.

Or, « François III » a promis de taxer les compagnies de pétroles encore plus fort, et même sur leurs stocks ! Et le gouvernement a annoncé l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 550 millions d'euros sur le secteur pétrolier, qui, si elle était répercutée sur les consommateurs, augmenterait les prix des carburants à la pompe d'un centime par litre (seulement ?) d'après Bercy.

En fait, Total notre pétroleux national a déjà calculé qu’il n’en paierait pas plus de 150 millions… déductible de son IS, naturellement !

 

Et l’UIP de communiquer : « Le gouvernement s'est fait « éblouir » par les profits de Total en décidant d'une surtaxe pétrolière, sans comprendre que tout le système de distribution pétrolière est sinistré », a critiqué la semaine dernière l'Union des importateurs pétroliers (UIP), qui représente 25 % du marché des carburants via Carrefour, Casino, Auchan et Cora.

Le secteur est sinistré à travers les raffineries qui ferment, à travers les dépôts pétroliers qui ferment les uns après les autres, il est sinistré à travers les stations-service qui ferment à raison de 300 à 500 par an !

C’est « une ponction gravissime ».

En effet, ce prélèvement prendra la forme d'une taxe de 4 % sur la valeur des stocks de produits pétroliers détenus en métropole au quatrième trimestre 2011.

Le délégué général de l'UIP s'est étonné que cette taxe porte sur des réserves de carburant que l'État impose lui-même aux distributeurs, en les obligeant à avoir l'équivalent de trois mois de consommation dans leurs dépôts…

En « Gauloisie sinistrée », 60 % du carburant vendu passe par les stations de la grande distribution (Leclerc et Intermarché en indépendants, les autres via l'UIP). Total ne détient lui qu’un peu plus de 20 % du marché.

Cherchez l’erreur !

Notez qu’aucune de ces enseignes ne gagne plus d’un centime du litre : C’est un produit d’appel (au point que le pétrole vendu dans la grande distribution n’est pas le même que chez les pétroliers : Vérifiez, il y a 10 % de moins de kilomètres à parcourir avec un plein !), qui fait que quand « pépère » fait la queue pour faire le plein, « mémère » en profite pour la faire devant les caisses…

 

C’est dire qu’on décourage « sévère » le « redressement productif » du pays, dans ce pays !

 

Car oui, on nous dit que la « compétitivité » est dans le coût de la main-d’œuvre ! Pour sûr même, quoique le dire ne tient pas en comparaison avec l’Allemagne.

Oui nous sommes « mauvais » dans les emplois peu qualifiés, trop coûteux, à cause d’un Smic parmi les plus forts, un temps de travail parmi les plus courts et des charges sociales parmi les plus élevées.

C’est vrai.

Mais pas seulement : On est encore plus « mauvais » en taxes annexes et en indirects !

 

Mais que diable, pourquoi des « sachants », des « déclinistes », des « La-roue-tout-roux », au lieu d’inventer la taxe carbone n’inventent-ils pas la « CSPM » en faisant cotiser (et non pas taxer) nos importations de produits manufacturés (oui, je radote) ?

Ça permettrait pourtant de rééquilibrer nos régimes sociaux, de rendre de la marge aux entreprises et même d’en redonner aux « laborieux ».

Mais non, mais non, les « déclinistes » préfèrent taxer encore plus tout et n’importe quoi, augmenter les taux de cotisations sociales, rendant encore plus coûteux le prix du boulot et en en retirant encore plus dans le porte-monnaie des « pôvres ».

 

Il faudra faire avec, parce que pour reprendre un raccourcis « Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent ! »

À la pelle !

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 04:01

Il va falloir faire avec…

 

On reprend : J’ai encore des choses à dire sur le sujet et les « vacances approchent » avec son lot d’urgences à régler…

Dernier « billet » sur le sujet, ici-même !

Et il y a une suite logique … à suivre !

 

Parce qu’il faut faire un effort d’imagination et repenser nos modes de production, nos organisations productives.

 

II.B – Le futur du « marché du travail ».

 

Au lieu de s’émerveiller comme avait pu le faire à une époque où elle était « sous-ministre », miss « Ségololo » devant les « gisements d’emploi » des métiers à la personne, ou comme le font les béats-écologistes devant les promesses de l’éolien ou du solaire (avant de finir de saccager la planète en pillant ses terres-rares), on pourrait déjà imaginer demain.

 

Et demain passera par « une guerre des prix ». Enfin, on y est déjà depuis deux décennies, faut-il reconnaître.

« Faire plus, faire mieux avec moins », c’est exactement, et ça l’a toujours été, le moteur du progrès économique (et technique).

Parce qu’on peut être « discounteur » et « spécialiste », « discounteur » et « généralistes », « discounteur » et « urgentiste », « discounteurs » et « à proximité » : Il suffit de le penser pour le réaliser.

Ce n’est pas toujours simple, mais ce sont les seuls deux axes du futur.

Et ça s’applique aussi bien aux « vendeurs debout » qu’aux « vendeurs assis ».

Il n’y aurait plus 10 segments dans l’avenir, mais seulement 8 à gérer.

 

Et encore, si tout le monde devient « discounteur » et qu’il faudra quand même deux points de positionnement marketing et on réduira le problème de « 30 axes autonomes » à seulement 20 positionnements : Chaude concurrence à venir…

Mais quitte à scinder le marketing d’un même produit ou service en 20 circuits de « production-distribution » différents.

C’est d’ailleurs ce qui se passe là, sous votre nez, sans que vous ne vous en rendiez compte, notamment avec des « pros » de la distribution que sont « Les mousquetaires » ou ceux de la famille Mulliez qui en font un maximum sans le dire : Un véritable empire sous-terrain (même pas côté en bourse, mais qui distribue des primes de 2 à 4 mois de salaires à leurs employés en plus tous les ans, quand les résultats sont là ! Parce qu’en « Gauloisie mercantile », on parvient encore à rester dynamique…).

Exactement l’inverse de France-télécom regroupant toutes ses activités sous le même label « Orange », ou comme Carrefour… qui ne sont pourtant pas des nains, mais qui déclinent l’enseigne à toutes les sauces du plus grand au plus petit à l’image de Casino ou Système U (eux, pour des raisons historiques).

 

Notez que les deux premiers sont dirigés par des « anonymes » qui n’ont pas d’ego surdimensionné, et pour qui seul « le métier compte », alors que pour les deux autres, ce sont toujours des « technocrates », plus ou moins talentueux, qui sont là pour faire valoir « leurs immenses talents » … de bâtisseur !

Saisissez-vous les « nuances », jusque-là ?

 

Discounteur, ça ne s’improvise pas : Il faut savoir acheter, il faut savoir gérer les processus de production à la pointe du progrès technologique accessible, il faut savoir « motiver » les ventes et les salariés.

Toute chose que ne saura jamais faire le secteur public et parapublic.

Eux, ils fonctionnent « à l’ancienne » et l’ancienneté, système défendu becs et ongles par un syndicalisme arc-bouté sur ses « avantages-acquis ».

Dans une logique de marché, ils sont morts.

Dans une logique du « tout-État » ils sont tellement coûteux qu’ils tuent tout le monde autour d’eux : C’est le « toujours plus » de moyens humains-subventionnés par l’impôt ou la cotisation.

Jusqu’à épuisement du système qui partage la pénurie qu’il a lui-même engendré !

Fabuleux aveuglement.

 

C’est aussi pourquoi je dis toujours et continue d’annoncer que si on ne fait rien, on finira par un immense « marché » de proximité, plus ou moins bien encadré par la puissance publique qui se mêlera de tout et de rien, avec quelques perles qui resteront dans le domaine privé et quelques exceptions qui sont partout et nulle part à vivre sans frontière et un esprit « patriotique » atrophié et de façade.

Car il est absurde de dire que les entreprises du CAC 40 ne payent pas assez « d’impôt à la patrie » : Elles en payent partout ailleurs parce que justement elles sont devenues « internationales » !

Conventions fiscales obligent (quand ce ne sera pas demain les règlements européens qui « partagent », territorialement déjà la TVA…)

 

Ce qu’il faudrait faire pour éviter le massacre prévisible, qui consiste à faire « évaporer » la création de valeur-ajoutée hors de nos frontières passent d’abord par une fiscalité adaptée.

Je l’ai déjà proposé avec la « CSPM », à savoir que quand un produit entre sur le territoire, parce qu’il n’y ait pas produit directement, il est taxé aux cotisations sociales (pour éviter l’écueil du « droits de douane ») : Ce n’est pas interdit, donc c’est permis.

Première conséquence, ça rend le produit exotique plus cher, ce qui permet d’augmenter les marges du produit pro-domo et obère le pouvoir d’achat du local.

Mais du coup, ça ouvre des perspectives nouvelles aux productions locales, qui fileront du boulot et de la cotisation au « monde-social » et finalement plus de pouvoir d’achat à ceux qui restent.

In fine, des prix meilleurs marchés, plus accessibles en valeur relative pour un plus grand nombre.

Parce que plus de cotisation sociale (non plus sur les revenus des « laborieux », mais sur le produit « importé » seulement, et seulement lui, pas comme pour la « TVA-Sociale » qui ne distingue rien et assimile tout) et moins de subvention (sociales dans les deux cas), tout cela est recyclé dans l’économie active au profit d’un plus grand nombre.

 

Mais là encore, je suis en avance sur mon époque et bien le seul à plaider pour la « CSPM » dans mon grand désert du « bon sens », j’en conviens.

Mais on y viendra sans doute sous d’autres vocables et des « techniques similaires ».

 

Ces mutations doivent s’accompagner d’un allégement du droit du travail, incapable de s’ajuster actuellement aux contraintes de souplesse exigée par une économie moderne et dynamique.

Et pourtant, les nouvelles formes de télétravail lui en font voir de toutes les couleurs.

Et de fait, les seules variables d’ajustement sont dramatiques autant pour les entreprises (qui perdent des compétences) que pour les salariés qui y perdent leurs ressources durables, à savoir les contrats atypiques (CDD et intérim).

Ce qui est curieux, parce que l’intermittence et la saisonnalité de grand nombre d’activités, qui touche au bas mot 10 % sinon beaucoup plus de « salariés », ne posent que peu de problème.

La « droâte » version « Chi » a même inventé les groupements d’employeurs, la mutualisation des contrats de travail pour accompagner les problèmes éventuels, au plus grand profit de ces minorités grandissantes.

 

C’est là où je pense qu’il faut être radical et abroger le CDI, qui en devient « amoral » à force de la démonstration permanente de sa « non-pertinence ».

Comme je ne suis pas un cinglé, je pense qu’il faut en passer par une absorption totale du Code du travail par le Code de la fonction publique et laisser le tout exploser en plein vol pour imposer ensuite le CDD à tous : Au moins il est bien plus protecteur que tous les CDI de la planète pour les salariés.

Et en plus, il donne de la visibilité à tout le monde…

 

Bien sûr, il ne faudrait pas abandonner sur le bord de la route les « victimes structurelles » interchangeables de cette « révolution » et bâtir une véritable agence pour l’emploi qui propose et centralise les besoins des employeurs.

Et ne se contente pas de suivre les chômeurs de loin en s’en déchargeant sur des pseudo-agences de réinsertion.

Qui reçoivent 700 euros par trimestre pour recevoir 3 fois un inscrit à la recherche d’emploi et lui trouver un stage de formation bidon… du moment qu’on sort le postulant des statistiques, c’est bon à prendre, même si ça l’éloigne encore plus des opportunités à sa portée !

Jeter l’argent des cotisations par les fenêtres, ça aurait le même effet.

 

Bien sûr, il faut sécuriser le parcours du l’auto-entrepreneur. Nous en sommes tous sans le savoir : Chaque salarié crée déjà par son activité une valeur ajoutée (enfin il faut l’espérer) qui commence par payer son salaire avec le business fait sur le client d’autrui. Là, il faut affirmer haut et fort que le « service rendu » par chaque « laborieux » n’est pas « fongible » : Dans le cadre d’un fordisme du partage des tâches, de la segmentation des compétences, même si le labeur s’intègre dans chaque produit et service vendu, il est unique !

On aura beau inter-changer les bonshommes, chacun a pourtant sa spécificité unique.

C’est si simple à comprendre que tout le monde l’oublie à volonté, postulant même être « propriétaire de son poste », ce que nous affirmions la dernière fois !

J’en veux pour preuve que c’est comme ça que ça se passe devant les conseils de Prud’hommes : On n’entend que ça cherchant ici « la faute de l’autre » comme dans un divorce … « à l’ancienne » !

Flûte : On est dans le XXIème siècle depuis 12 ans, au IIIème millénaire, pas au moyen-âge ni dans l’antiquité !

 

C’est dire que pour changer les mentalités, il faut un vaste coup de pied aux kuls qui se présentent.

En bref, redonner du boulot en rapatriant des outils et du savoir-faire, redonnant plus de manœuvrabilité sur un marché ouvert à l’offre discountée (nous y reviendrons) locale, plus de pouvoir d’achat pour absorber les « surcoûts » d’une fiscalité à revoir, une assiette plus large de cotisation sociale pour une population moins nombreuse « en souffrance », « bouffant » moins d’aide sociale.

 

C’est soit ça, soit le partage de la pénurie.

Et il me semble qu’avec notre vote du 6 mai dernier et celui du 17 juin, le pays a choisi des élites qui ne vous proposent que la seconde option au menu !

C’est dire si j’enrage d’avoir la « droâte la plus kon du monde » de n’avoir pas su construire autre-chose que « Bling-bling » comme patron …

 

Une horreur historique !

Je me console en me disant qu’on n’a que ce qu’on mérite, finalement.

« À toi de faire mieux » me disait « mon Papa » (celui qui recommence à me faire chialer quand je l’évoque).

Je veux, oui !

 

Et comment réalise-t-on tout ça, si un jour on s’y décide ?

Eh bien justement comme annoncé, non seulement en tournant le dos aux « déclinistes », mais en donnant des règles claires, simples, faciles à appliquer et à contrôler pour et par tout le monde : Fi de ces monstruosités juridiques et fiscales qu’on entasse en dizaines de millions de mots inutiles !

Mais nous verrons ça une fois prochaine, si vous le voulez bien.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 03:57

Les « fronts »

 

Soyons clairs, pour ne pas avoir à y revenir : À partir du moment où on adhère à cette devise de la République, citée en titre, non seulement on devient « républicain » mais aussi « démocrate ». Une pierre, deux coups…

Pourquoi ?

Parce qu’un républicain ne peut qu’être un démocrate au même titre qu’un démocrate ne peut que devenir républicain, tôt tard comme d’un aboutissement, dès lors que plus aucune autre « autorité » n’est reconnue comme représentant de l’État.

 

Pourtant, je sais bien que la démocratie peut s’exercer sous l’empire d’un roi, qui est le dernier garant d’un État impartial à l’égard de tous ses résidents, au service de son peuple (c’est ce qu’on a vu encore lors du Jubilé de diamant de la souveraine des britanniques), comme on peut encore le signaler dans tous les royaumes, Duché ou principautés qui entourent notre république, naturellement.

Sauf qu’en « Gauloisie éternelle », il n’y a plus de roi depuis la proclamation de la IIIème République : C’est comme ça, un fait historique !

Il n’y a pas à y revenir.

D’ailleurs quel intérêt ? Au lieu et place d’un roi, ou d’un empereur, voire d’un « dictateur », fut-il « Vichyste », le rôle du roi et de garant des institutions, qui assurent « Liberté », publique et individuelle, égalité de traitement devant la loi et fraternité des populations et régions sur un territoire où s’exerce la potestas et l’imperium de l’autorité publique, est dévolu au Président de … la République.

Donc on peut se passer de toute autre représentant des attributs de l’État.

 

En revanche, dès lors que l’on n’est plus républicain, on n’est plus démocrate.

Il en va de même chez nous quand on n’est plus « démocrate », on n’est plus républicain (avec les nuances qu’ont pu apporter notre Histoire commune).

Aussi faut-il être net : Quand on propage des idées de mode de gouvernement qui excluent, peu ou prou, une partie de la population qui vit sur le territoire de la République, quelle qu’en soit la cause, les origines ethniques, la confession religieuse, les convictions politiques ou syndicales, le sexe, le handicap, ou le contenu du portefeuille, l’activité économiques, que sais-je encore, on n’est donc plus ni républicain ni démocrate pour tourner le dos à la mission essentielle de l’État.

Sans laquelle il n’existerait même pas, d’ailleurs.

À la limite, on a encore le droit d’émettre des opinions (qui est un droit, et une liberté publique, garantis à tous par la constitution républicaine), mais sans aucune vocation à participer au gouvernement et aux institutions de la République.

C’est un peu ce qu’oublient les électeurs frontistes de « Marinella-tchi-tchi ».

Mais tout autant ceux de « Mélangeons » du « Front de Gôche » !

 

Rappelons d’ailleurs le fait historique que quand les « nationaux-socialistes » allemands ont pu envoyer, par les urnes, leurs leaders politiques à la tête de leur État à eux, celui-ci a changé de nature : Tous les pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires ont été transférés sur la tête d’un seul, « le Chef », guide et dictateur, non plus de la Nation, mais de l’empire, de la patrie et du peuple qui a mis l’appareil étatique au service de son idéologie.

La République de Weimer était morte ce jour-là : Il y avait « incompatibilité » évidente entre la nature profondément anti-démocratique et antirépublicaine du parti « nazi » et les institutions qui l’ont porté au pouvoir … total !

Ces dernières ont donc naturellement disparues.

 

Il en a été tout autant dans la « grande Russie », le jour où les « mencheviks » ont pu être mis en minorité par les « bolcheviks » (ce qui est normal : Le premier terme désigne les « minoritaires » et le second les « majoritaires », pas compliqué).

Quoique-là, c’était plus habile : Un seul parti était autorisé à exister, mais les institutions ont toujours été « démocrates & républicaines », même au pire moment du « stalinisme-appliqué ».

C’est d’ailleurs ce qui a permis institutionnellement le retour d’une vie normale sous l’impulsion de Boris Eltsine !

Pas tout-à-fait sans un « coup de fusil » ni violence, mais presque.

 

La démocratie républicaine (ou autre) porte donc en elle le gène de son propre « suicide » : C’est la qualité intrinsèque et génétique d’une vraie démocratie.

C’est comme ça qu’on les reconnaît.

 

Aussi, vous comprendrez que quand j’entends parler de révision de la Constitution de mon pays (et on en a eu un flopée depuis « Giskar-A-la-barre ») ou de VIème République, je suis particulièrement inquiet.

Les « tripatouillages » de « Bling-bling » dernièrement, m’ont fait froid dans le dos, même si finalement ces modifications restaient mineures, à part l’adoption des conséquences du TCE.

La preuve : Le Peuple n’en voulait pas (referendum de 2005), mais le Congrès l’a fait et à la majorité qualifiée.

C’est dire le divorce entre le Peuple et ses élus, en principe au service du Peuple lui-même…

Passons : De toute façon, il fallait aller jusqu’au bout depuis le referendum validant le traité de Maastricht. Une fois le Rubicon franchi, il aurait été kon de rester au milieu du gué à se les geler, même si tout cela a été mal préparé et fait en dépit du bon sens, « à l’envers » !

 

Pour en revenir à notre sujet on peut être un « patriote » – qui reste l’amour de sa Patrie qui le mérite bien – voire même « nationaliste » (j’ai plein de cousins qui poussent au nationalisme Corsu, je sais de quoi ils causent), à la condition de s’interdire d’exclure tous ceux qui « ne sont pas de sa bande ».

Hélas, pour ce qui est du « nationalisme Corsu », c’est déjà dominé par l’exclusion … des résidents de moins de 10 ans d’affilée : Ce qui est très drôle, parce que d’un côté nos travailleurs maghrébins-locaux ont dix ans de présence et plus et ne se disent pas « Corsu », en revanche, les « pinzuti » qui viennent faire du tourisme, non !

Même moi qui ai quantité de tombes et tombeaux parfois pluri-centenaires à fleurir, je ne suis pas « qualifié » comme tel à ce critère-là : La « Corsica-Bella-Tchi-tchi » future terre du Maghreb ?

J’en rigole par avance et à gorge déployée !

 

Hélas aussi, dans le discours, dans les propositions de programme, le « Front National » n’est qu’un catalogue d’exclusions riches et diverses.

Un vrai cancer pour la démocratie républicaine.

Il en est de même pour le « Front de gôche », genre chantage-autonomiste-Corsu : Tu payes ou tu dégages.

La rançon ou le cercueil !

 

De même – et par opposition – tout ce qui est « international » est d’une urgente discrimination à combattre. Mais pas pour les mêmes raisons.

Pour ce qui est du « Front de Gôche », c’est clairement l’exclusion de catégories « socio-économiques » entières dont il est question, au profit d’autres et au nom d’une troisième internationale fossilisée.

Le jour où il n’y aura qu’une seule « classe sociale », certes le genre humain aura peut-être progressé, mais sur un Himalaya de cadavres sanguinolents, comme à chaque fois qu’il a pu en être question !

Il ne faut pas non plus l’oublier…

 

Et on rappelle qu’un État a pour première mission d’assurer la sécurité de tous ces résidents, nationaux ou non d’ailleurs, sans discrimination, sans quoi les trois valeurs inscrites sur tous les frontons de nos monuments publics seront vidées de toute pertinence !

Et de tout sens.

C’est d’autant plus vrai que même les institutions et opinions internationales s’inquiètent quand tout d’un coup des populations civiles sont massacrées, quelle que soit la latitude, par les autorités de leur pays.

Dément !

 

Pour « l’internationale-écologiste », les choses sont différentes : Parce que les pollutions et agressions de l’environnement n’ont pas de frontière, parce que sans un environnement sain « durable » et non-contrarié, les choses ne peuvent qu’être létales pour l’espèce humaine, maintenant et à termes, l’écologisme est nécessairement international.

L’ont bien compris les « altermondialistes » qui restent eux aussi … sans frontière !

 

Ceci étant constaté, il s’agit d’une dictature par essence, devant laquelle les États, de leur point de vue, doivent plier !

Autrement dit, non seulement les États ne seraient plus « souverains » dans leurs frontières, et du coup la notion de « National » disparaîtrait de facto, mais il n’est même plus question de diversité culturelle voire même politique : C’est typiquement « scientifique », tel que celui qui s’y oppose est forcément un fou qu’il convient de soigner « d’éduquer ».

Des méthodes qui rappellent étrangement les « camps », goulags et autres usages de la psychiatrie-politique d’un autre temps, hélas !

 

Autrement dit, vous l’avez compris, je rejette profondément toutes ces « idéologies », de « droâte » comme de « gôche », comme « écologistes » quand elles deviennent « extrêmes ».

 

Ce qui n’empêche pas d’être lucide pour autant : Les défis que nous imposent une autre internationale, celle du « capitalisme-sauvage » et ploutocratique, sont largement à la mesure des défis sociaux, économiques et écologiques du moment.

Après tout, si on saccage la planète, c’est pour produire des objets qui n’ont pas été nécessaires à la survie de l’espèce jusqu’à récemment.

Leurs apparitions a pourtant trouvé son public et enrichissent quelques minorités, j’en conviens.

 

Est-ce suffisant pour instaurer un rejet de « l’autre », riche, pauvre, black ou beur ?

Tous les « raccourcis » qui ont fait surfer « François III » aux dernières élections dans l’opinion publique ?

Ou n’est-ce pas d’abord l’échec d’une « droâte-républicaine » qui en a oublié ses fondements ?

À savoir le sens de l’intérêt général…

Nous en avons déjà causé par le passé, et c’est à mon sens ce qui a manqué depuis au moins le décès de « Pompon-Pie-doux » (quoique… peut-être même sous « son règne » aussi).

 

Je vous ai déjà causé de « mon gaullisme » (en trois « billets » de 2009) qui reste à y répondre encore au mieux.

En attendant, dans sa « très grande sagesse », il me semble que le Peuple vient d’envoyer un message fort : Plus jamais les « copies trafiquées », plus jamais des défroqués qui n’ont fait qu’emprunter les habits !

Car l’habit ne fait pas le moine.

Et en envoyant « François III », il a remis les pendules à l’heure : Soit celui-ci se montre assez sage quant au « sens de l’intérêt général » et il sera réélu en 2017, surtout si personne ne l’incarne en face, soit la « droâte » se reconstruit sur cette valeur – alors qu’elle n’en avait qu’emprunter les habits (souvenez-vous des Roms et de la circulaire « Gué-an ») – et elle sera conquérante en 2017.

À nous de le lui dire, et tous les jours s’il le faut !

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 03:52

Enfin… presque.

 

Au moment où je trace ces lignes pour mettre en ligne ce « billet » programmé pour lundi matin, je suis aussi devant le poste de télé de « la voisine » à siroter quelques glaçons noyés dans un verre de liqueur fortement alcoolisée à attendre, très en avance, l'heure des premières rumeurs sur les résultats du second tour.

Pas tout-à-fait comme vous tout de même : C'est bientôt l'heure de la sieste ! Et la sieste, c'est sacré. 

Pas tout-à-fait comme vous, parce qu'avec mon quasi-double quintal posé tout du long de mes 190 cm de haut sur du « 47 fillette » (il me faut de « l’assise », n’est-ce pas), je dois faire « exception » non-courante quant à mon physique à promener sur les boulevards (tellement trop beau que je me taillade la caouane tous les matins à m’enlaidir pour éviter les émeutes sur la voie publique de toutes ces « folles de mon corps » qui me croiseront).

 

Passons, le sujet du jour n’est pas là : J’aimerai revenir sur l’héritage impossible à gérer de « Mythe-errant » en  cette date anniversaire de l'Appel du Général.

Pas des beaux détournements qu'a pu réaliser « l'Arsouille », dont on ne saura rien avant 2016 (et encore), destinés à saper définitivement les institutions de mon pays.

Mais une autre œuvre qui persiste à « dégueulasser » le paysage politique du même pays, plus de 20 ans plus tard : « Le Front » !

 

Quelques rappels :

Lorsque le Front national s'impose par surprise aux municipales de 1983 à Dreux, le RPR et l'UDF constituent avec lui une liste commune pour battre le PS.

Le « Borgne de San’Cloud » est alors un quasi-inconnu, non pas dans les medias mais sur la scène politique depuis la fin de la IVème République, sans audience électorale.

Il l'est moins l'année suivante, les européennes de 1984 constituant sa première vraie percée (10,9 %), mais la droite poursuit.

Elle sent le danger politique, d'autant que, malin, « Mythe-errant » a compris comment user du « Front » pour déstabiliser ses adversaires politiques du moment.

Il introduit la proportionnelle pour les élections législatives de 1986 à venir. Et la droite républicaine, du coup, se sent obligée de « droitiser » son discours pour faire barrage.

« Je ne serais pas opposé à ce que les prestations à caractère nataliste bénéficient essentiellement aux Français », glisse le « Chi » dans une interview au « Figaro ».

Échec de la « tactique » de « Mythe-errant » : La droite l'emporte, de justesse, ouvrant une cohabitation. Faut dire qu’il nous en avait fait voir de toutes les couleurs : C’était déjà le début de la ruine économique du pays et de l’endettement massif de la finance publique, qui n’a fait que croître depuis !

On dépensait déjà largement plus d’argent qu’on ne pouvait en créer… Vous connaissez la suite !

 

Deux ans plus tard, en revanche, ça fonctionne à plein : Le « Borgne de San’Cloud » obtient 14 % et « Mythe-errant » est réélu.

Le calcul politique du « Chi » était-il le bon ?

 

Une autre donnée va alors intervenir : La morale.

Le leader du Front commet des dérapages – les chambres à gaz « point de détail de l'histoire » en septembre 1987, « Durafour crématoire » un an après. Une partie de la jeune génération RPR-UDF s'indigne. « Il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme », lance « Michel Noir-c’est-noir » en mai 1987.

Peu à peu, le « Chi » change de stratégie.

Dans l'entre-deux-tours de 1988, il rencontre le président du Front par l'entremise de mon « cousin Pasqua », mais se refuse à lui demander quoi que ce soit.

Ce qui assure la réélection de « mythe-errant » dans un fauteuil !

 

En 1991, le RPR et l'UDF condamnent officiellement toute alliance : Le « borgne de San’Cloud » est devenu un adversaire.

Ce qui n'empêche pas des hésitations sur les modalités pour le combattre.

À l'automne 1996, une élection municipale partielle à Vitrolles oppose un « front républicain » gauche-droite au Front. « Alain Juppette » décrit ce parti comme « raciste, antisémite et xénophobe ».

Las, « Catherinette Maigrette », l’épouse d’un dirigeant Front, l'emporte.

L'année qui suit, aux élections législatives de 1997 (après la dissolution), le Front peut se maintenir dans 25 % des circonscriptions.

Les états-majors RPR et UDF sont cette fois sur la défensive.

Officiellement, les candidats sont maintenus dans les duels et triangulaires dangereux, mais ils laissent en réalité faire les élus sur le terrain.

La gauche l'emporte alors facilement, « Tonton Yoyo » arrive à Matignon pour un quinquennat assez désastreux dans la forme, mais pas si mal réussi sur le fond hors les 35 heures qui sont une erreur historique, mais qui le « tuera » plus tard, pour cause de « communication » désolante !

Tous les soirs au JT, nous avons eu droit à la piqûre et au « Mais on ne peut pas faire ci et demander ça en même temps », comme autant de reproches aux aspirations du « bas-peuple » des électeurs faits par ses élites… élues par les mêmes électeurs du « bas-peuple » : J’en rigole encore des années plus tard.

J’en ai jeté ma télé et ai recruté une « voisine » qui en possédait une…

Ça et la « majorité-plurielle », exit « Tonton Yoyo ».

 

Un an plus tard, aux élections régionales de 1998, le ton est nettement plus virulent. Par deux fois, le « Chi » sort de son silence pour condamner toute alliance et dénoncer la « nature xénophobe et raciste » du Front.

Quatre régions passent outre, mais lui s'installe dans une hostilité désormais ouverte avec le « Borgne de San’Cloud ».

Cette image contribue à l'ampleur du « front républicain » constitué en sa faveur, au second tour de la présidentielle de 2002.

Stratégie gagnant : Le « Chi » est élu avec 82,2 % des voix !

Que même « Poux-tine » en rêve encore…

Ce qui n’empêche pas que le problème de la droite n'est pas résolu pour autant : le leader du Front a réalisé un score tout aussi historique, de 17 %, au premier tour.

Le Front est désormais et plus que jamais vivant.

 

Dans les années qui suivent, trois éléments viennent reposer la question stratégique pour l'UMP. En 2007, pour la première fois, un candidat, pas encore « Bling-bling » dans sa tête, parvient à être élu à l'Élysée avec un score du Front en nette diminution (10 %).

Il a, durant la campagne, ostensiblement marché sur ses plates-bandes et fait de l'« identité nationale » un thème majeur.

Est-ce la recette magique ?

Une partie de l'UMP en est désormais persuadée, même si la même recette vient d'échouer en 2012. Essentiellement parce que le débat voulu sur ce thème en fin de mandat a été un « flop-total », nul de sens et vide de réalité : L’UMP n’a rien à proposer alors que je lui ai fourni de la matière par la bande, qui a été partiellement reprise sur ce blog (n’y revenons pas).

Une autre y voit l'effet persistant des barrières « morales » érigées par le « Chi ».

La fille du chef historique du Front, « Marinella-tchi-tchi », elle, vient de battre le record de son père à la présidentielle (17,9 %).

 

Le deuxième élément procède justement de la présidente du Front, qui n'a ni les outrances ni l'antisémitisme de son père. La digue « morale » dressée depuis la fin des années 1980 contre le Front a-t-elle du coup encore des raisons d'être ?

Rue de Vaugirard, le parti est divisé.

Les « chi-rat-quiens » assurent que, si le visage du Front a changé, il n'en est rien sur le fond.

Certains décèlent une nouvelle digue, celle du programme économique du Front, qui le rendrait totalement incompatible avec l'UMP, au moins autant que celui du « Front de Gôche » dont s’accommode pourtant le PS.

Le débat n'est pas tranché mais, en quelques mois, le regard de la droite sur le Front a insensiblement glissé : La question « morale » a perdu du terrain, pour redonner une place prépondérante aux « calculs politiques ».

L'UMP a-t-elle intérêt à se déporter sur sa droite comme cela se fait ailleurs en Europe, ou risque-t-elle de perdre son aile gauche et centriste dans ce mouvement ?

Les électeurs frontistes peuvent-ils répondre aux sirènes UMP ou sont-ils définitivement coupés des partis traditionnels ?

D'ici au congrès de l'automne, personne à l'UMP ne veut ouvertement porter ces débats, mais ils sont dans toutes les têtes, je peux en témoigner puisqu’on me consulte sur le sujet en marge des réunions vespérales.

D'autant que les sympathisants UMP sont désormais dans les sondages à 65 % favorables à des accords (contrairement aux sympathisants du Front d'ailleurs). C'est le troisième élément majeur intervenu ces derniers mois.

 

Du coup « Marinella-Tchi-tchi » a réalisé dimanche 10 juin un score inférieur à celui de la présidentielle et ne peut espérer plus que quelques-élus à l'Assemblée nationale, sans doute même pas un seul, une fois de plus : On le saura aujourd’hui aux aurores.

Mais elle a réussi le coup de révéler une fois de plus les divergences qui subsistent entre l'appareil UMP et certains de ses élus locaux.

Elle a forcé les chefs de l'UMP à ouvrir le débat sur l'avenir de la droite, alors qu'ils souhaitaient le reporter à plus tard, même si je les encourageais il y a encore peu à prendre le taureau par les cornes.

Elle a mis du sel sur cette blessure de l'UMP, ouverte il y a trente ans et jamais refermée. Tout a été essayé depuis pour réduire le pouvoir de nuisance du Front ; aucune stratégie n'a jusque-là porté ses fruits.

Et ce dimanche 17, je ne suis même pas sûr qu’on puisse dire désormais comme avant que le « Borgne de San’Coud » soit le fils adultérin de « Mythe-errant ».

 

En fait, tout va dépendre de deux facteurs :

 

1 – Si « François III » est aussi malin que « Mythe-errant », avec sa bouille de « fraise des bois » et son ton de « Flanby de la synthèse », puisqu’il a tous les pouvoirs, il a les moyens de faire le lit de « Marinella-tchi-tchi », de lui border les draps et de lui servir les croissants au petit-matin : Il lui suffit d’appliquer son programme dans ce qu’il a de plus choquant dans l'opinion.

Gagez que les « frontistes » sauront exploiter toutes ces dérives sur le « Mariage des anges », le « shootage des jeunes », le vote des « non-citoyens » et leurs dommages collatéraux.

C’est déjà marqué comme ça dans son programme : Du velours pour les « Frontistes ».

 

2 – La droite Républicaine se divisera ou non : L’héritage de « Bling-bling » se compose de plusieurs choses assez négatives.

– Des egos surdimensionnés, qui, une fois le « super-chef » évincé, se relèvent difficilement de leur nanisme. La preuve, les élus locaux font globalement mieux en termes de score électoral, sans « le chef » plutôt qu’avec, mais sans « passer devant ».

– Une variété invraisemblable de « courants », entre la « Droite-Populaire » et jusqu’aux « Nouveau-Centre », en passant par toute la gamme : La « synthèse » n’étant pas leur fort, c’est dire les dégâts d’ici à 2017.

Souvenez-vous que le même mécanisme de « gôche-plurielle » a éliminé « Tonton Yoyo », malgré le « Hollandais de la synthèse » aux commandes du parti en 2002.

– Une génération qui va partir sans avoir suffisamment formé la suivante : C’est cela le plus désolant, finalement…

Mais c’est bien dans les gènes des « egos-surdimensionnés » qui n’acceptent pas que « plus petit » puisse faire de l’ombre.

Bref, ce n’est pas gagné !

 

Et tant que la droite n’aura pas fait un large consensus en son sein sur « un programme » anti-frontiste, elle n’y arrivera pas.

C’est d’ailleurs un « piège » qui les font hésiter : Les « Frontistes » auront alors beau jeu de démontrer qu’il n’y a pas une feuille de papier à cigarette à glisser entre le PS et l’UMP = UMPS !

On va l’entendre pendant 5 ans, celle-là.

Il faut à la « droâte-prochaine » faire autant anti-frontiste qu’antimarxiste : Et il n’y a personne pour faire cette synthèse…

Pour l'heure, ils en sont encore à imaginer de faire de la « normalité » présidentielle leur prochain cheval de bataille, leur seul credo politique !

 

Et pourtant, c’est bien là qu’il faut « reconstruire la droâte » : Sur le terrain des socles idéologiques, « politiques », philosophiques, que tout le monde semble avoir oublié, marquant aussi les énormes différences d’avec la « gôche socialo-communiste », d’inspiration tellement marxiste qu’il s’agit bien d’une « exception culturelle » mondiale, déguisée en « social-démocratie » qui … trompe et aveugle tout le monde.

Bref une synthèse originale entre les uns et les autres, ni plus ni moins, en espérant que le « centre-mou » ne parvienne pas à faire entendre ses différences et que le « Front de gôche » explose littéralement : Ils en sous-louent déjà nombre de locaux de leur siège de la Place du Colonel-Fabian !

Je ne rigole même pas : C’est vrai.

 

Les caciques Gaullistes sauront-ils faire ?

Là, j’en doute, même s’ils ont les repères historiques pour y parvenir : Ce lundi, c'est même l'anniversaire de l'appel du Général depuis Londres.

Alors je fais le mien, tout-petit !…

Et on a 5 ans pour éliminer les ego-hypertrophiés et les y aider.

Je ferme ce soir : J’étais parti pour faire un pamphlet contre les « deux fronts », dont il faut se souvenir qu’ils recueillent à eux deux plus du quart des bulletins de l’électorat aujourd’hui et, qu’avant-hier, ils ont été tous les deux à l’origine de plusieurs dizaines de millions de « morts de l’absurdité » idéologique !

DJ nous dira que c’est à cause des « religions » : Dans le sens d’une acceptation du monde de « la croyance », il a raison.

Dans le sens du « monde ecclésiastique », il a parfaitement tort : Nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

Bonne journée à toutes et tous.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 03:59

Il va falloir faire avec…

 

Je me suis calmé, alors on peut reprendre…

Oui, parce que la « prime-à-la-nullité », même en matière sociale (qui se veut « socialiste » par-dessus le marché), au pays qui est censé promouvoir le mérite et « l’excellence », franchement, ça me fait mal jusqu’aux « …ouilles »…

Je sais, je suis vulgaire : Ça m’arrive quand je suis « colère » !

Et là, j’allais devenir « colère »…

 

II.A – Le « marché du travail ».

 

D’abord, le travail, ce n’est pas une marchandise. Qu’on se le dise.

Y’en a marre de ces types qui se croient propriétaires de leur emploi ou de leur fonction, qui n’acceptent pas de se remettre en cause, qui ne comprennent pas ou ne veulent pas savoir qu’on peut faire autant, sinon mieux, sinon plus, avec moins de fonds, de moyens et plus de « génie » ou de talent (ou les deux).

Quand il s’agit d’entreprises privées, elles ferment leurs portes et ils tombent dans une trappe de pauvreté. Du coup, moins de cotisations et plus de « subventions ».

Quand il s’agit d’entreprises publiques ou parapubliques, c’est l’impôt qui paye.

Et quand ce n’est pas l’impôt, c’est la dette.

Là encore : Stop !

 

Y’en a marre aussi que les « meilleurs-consultants » (dont « La-roue-tout-roux » soi-même) considèrent à l’instar de leurs clients qu’ils sont encore « Maîtres-des-forges », propriétaires de l’outil de travail, donc du travail, donc des emplois qu’il y a autour : Ils n’en sont que les « usufruitiers » pour capter les fruits du travail d’autrui devant la machine !

D’ailleurs, le contrat de travail n’existe dans aucun Code, même du travail par défaut de définition légale, et qu’il faut se reporter au Code civil qui nous cause de « louage d’ouvrage » !

Bref, si on arrêtait de considérer le « travail » comme d’un coût avec des œillères-comptables, parce que les salaires versés sont dans la colonne des charges, et qu’on taille dedans jusqu’à plus soif quand les affaires vont mal, on s’apercevrait peut-être que la contrepartie reste dans les produits d’exploitation et que finalement c’est le « travailleur » qui produit ce qui va être vendu et qui génère lui-même les cotisations et impôts au lieu de « bouffer de la subvention ».

Essayer donc de « gagner de l’argent » avec une machine dépossédée du type qui appuie sur le bouton « ON » : Vous m’en direz des meilleurs (comme « Tchu-ruque » et son usine virtuelle) !

Parce que si on persiste de la sorte, nous serons tous subventionnés avec de l’impôt qu’on nous repiquera qu’on sera subventionné pour le payer : Du grand n’importe quoi, finalement.

 

En bref, il nous manque des « intelligents ». En premier lieu chez « nos chefs », petits ou grands, privés ou publics, chez nos « politiques », « kons ou moins kons » et parmi les syndicats de prolétaires : Ceux que nous avons, ils défendent avant tout leur fonction.

Les uns leur « pré-carré » et les avantages d’arracher la confiance de leurs actionnaires avec de belles parlotes, les autres idem mais par suffrage universel interposé, et les troisièmes avec de la subvention-à-manif.

Aucun, ni le pays, ni leurs syndiqués, ni leurs électeurs, ni leurs actionnaires !

D’ailleurs, ils sont si peu nombreux à y croire encore…

Et ça coûte et ça coûte.

 

Le droit du travail, c’est un monstre qui dit tout et parfois son contraire : Et ce n’est pas fini.

En protégeant le salarié – ce qui est louable en soi – on oublie qui paye quoi.

Quand c’est le client, on ferme les yeux : Il en reste en principe toujours assez pour payer le banquier, les impôts et les cotisations sociales.

Sans compter les « menus avantages » d’être dans le fauteuil de direction.

Il peut crever le client, on s’en fout : La solidarité nationale prendra le relais s’il disparaît. Et il disparaît à en accumuler des montagnes de dettes !

Quand c’est la « solidarité nationale » (chômage, maladie, invalidité, incapacité, retraite) on ne compte même plus !

Et quand elle est en difficulté, on augmente les taux et/ou diminue le volume des prestations.

Au lieu de baisser les taux et d’augmenter les assiettes…

Un monde à l’envers.

 

Mais ce n’est pas non plus qu’une question de chiffre : Le « monde du travail », par excellence, ce devrait être le « monde de la souplesse » et de l’adaptabilité.

Je vous renvoie au laïus précédent sur le « social » et tout ce qu’on peut classer sous la mention « formation-intégration »

Or, le modèle dominant reste une véritable « fossilisation » du prolétaire.

Et il en redemande !

Le salarié « appartient » à sa boîte : Quand elle est vendue, il est vendu avec.

Quand elle déménage, il est attaché au site d’antan et peut refuser de suivre si ce n’est pas sur la même commune.

Quand son « poste » est supprimé parce que les process ou l’organisation changent, évoluent, il faut le reclasser à l’équivalence malgré lui.

Quand il stresse parce qu’il est « mauvais » ou est toujours absent les lundis et vendredis, on parle de manque de respect à la première remarque qui peut aller jusqu’à la notion de « harcèlement moral ».

Infantilisé, il n’est jamais responsable – jusque dans le Code civil – qu’on se doit de le prévenir qu’il ne faut pas téléphoner au volant !

Je vous jure : Si encore c’était un gag, mais même pas, c’est une « obligation de moyen ».

Toujours pas de résultat, n’est-ce pas : D’ailleurs, ce serait contrevenir au « libre-arbitre » de se faire du mal à soi-même !

 

Et pour autant, « ça marche » quand même, cahin-caha, parce que finalement, il y a plus d’adultes que de gamins… chacun avec ses propres limites à géométrie variable.

Incroyable, mais vrai là encore.

Parce que globalement, ce sont toujours les mêmes « 10 % » qui cassent la baraque de tous les autres.

Sauf que les « mêmes 10 % » varient eux aussi au fil du temps et des carrières souhaitées et contrariées par le fait des choses.

 

Mais pas seulement : Le « marché du travail », il est d’abord alimenté par les entreprises « créatrices de richesses », de « valeur-ajoutée commerciale ».

C’est-à-dire de « boutiques » qui ont su trouver leurs clients … solvables et répondent à leurs besoins, en temps, en heure, au prix convenu et sur place.

D’où la nécessaire adaptabilité de l’organisation, de la production, de la livraison, de l’administration des ventes, mais aussi de « l’écoute du client » qu’il faut parfois aller chercher au « diable-Vauvert ».

 

Soyons sérieux pour une fois : Il y a deux types d’entreprises et pas trois.

Les « vendeuses debout » et les « vendeuses assises ».

 

L’une peut aller chercher ses clients à l’autre bout du monde (même si on le lui demande pas), partout où il niche et l’autre attend que le client vienne à elle…

 

5 « pôles d’excellence » se croisent (et pas 6 ni plus) :

– Les « spécialistes » qui attirent le client par leur profondeur de gamme de produits et services à « nul égal » par ailleurs ;

– Les « généralistes », qui attirent le client par la largeur de gamme de produits et services proposés : Le principe du « Tout sous un même toit », au moins dans un secteur d’activité ;

– Les « discounteurs », qui attirent le client seulement par leur réputation d’être peu onéreuses (ce qui n’est pas toujours vrai), même si c’est « de la crotte » bien présentée ;

– Les « dépanneuses », qui offrent leur gamme de produits et services parfois très courts à quiconque quand leurs concurrents sont fermés, durée du travail obligeant (et puis les journées n’ont jamais que 24 heures et chacun n’a que 2 bras)… Elles jouent la « disponibilité » ;

– Les « voisines » : On y vient parce qu’elles sont à « proximité », voisines de leurs clients.

Et un « bon marketeur » sait qu’il faut se positionner sur « deux axes » : Un n’est pas suffisant pour faire la différence et survivre, trois et le message porté est illisible, incompréhensible par le plus grand nombre…

D’où l’échec prévisible d’une boutique de droit privé.

 

Comment croyez-vous que les acteurs de « l’activité économique » de tout le secteur public ou parapublic se positionnent ?

 

Ils sont tous « vendeur assis » uniquement.

Marcher, ils ne savent pas faire. Au pire, ils « télé-travaillent », « télé-prospectent ».

Je vous signale tout de suite que ce « commerce-là » a ses propres limites : Elles ne sont pas géographiques, mais elles sont dans les mentalités malgré les immenses progrès proposés par les NITC !

On en arrive même à « télé-opérer » sur une table de chirurgie un patient localisé on ne sait pas où !

En bref, tout le monde peut faire, jusqu’à vos écritures de banques qui sont le fait de marocains, de Sri-lankais que vous avez au bout de fil quand vous appelez votre agence locale (qui d’ailleurs est soit fermée, soit « chronophage » pour vos nerfs et votre journée surchargée).

 

Le vendeur assis, les délocalisations lui grignotent petit-à-petit sa raison d’être.

Même dans le textile.

Ce qui sauve encore ce secteur-là, c’est que le « client-debout » qui vient encore à lui, il veut voir, toucher, tâter, se mettre en situation avant d’acheter.

Mais attention, demain ou après-demain, ce ne sera plus le cas que pour quelques spécialités qui s’épuisent au fil du temps.

 

Ils sont tous soit « voisin » et « spécialiste », soit « voisin » et « généraliste », soit « voisin » et « dépanneur-urgentiste ».

Le segment « prix » n’est jamais pris en considération.

Là encore, ce « marketing-là » a ses propres limites !

Quand la population des clients sera assez pauvre pour ne plus pouvoir payer, ils n’auront plus de boulot à fournir. Plus rien à vendre, plus rien à proposer d’accessible.

Et la bagarre se fera sur le prix, qu’on le veuille ou non, alors même que ce n’est pas (et ne le sera pas avant longtemps) dans la culture d’un « service public ».

C’est simple : Regardez jusqu’au déplacement urbain ou « inter-ville » : Quand la recette n’y suffit pas, on subventionne largement.

C’est même la vocation d’un « service aux usagers », des régies, des concessions des « délégations de service-public ».

 

Le segment « vendeur debout », ils ne connaissent pas mieux : Quoique quand il existe, il est le seul fait de très grosses entreprises à « économie-mixte », État/région/industrie quand l’acteur public s’en inquiète un peu (énergie, infrastructure, bâtiment, industrie de pointe).

Alors là, ils s’y entendent, puisque vous les retrouvez au CAC 40, voire pour une forte proportion au SFB 120 ; puisque le marché-domestique est si étriqué.

C’est tellement énorme, qu’ils parviennent à écouler des Airbus sous toutes les latitudes, des obus ou des Rafales, des gaz industriels ou des médicaments qui n’en sont pas pour être de l’homéopathie, des tours à en donner le vertige, des ponts, autoroutes, trains, aérogares, etc. !

 

Or, là non plus personne n’est dupe : Quand on produit pour un « marché » à l’export, on n’a pas à le faire avec les mêmes normes, les mêmes contraintes sécuritaires, les mêmes degrés d’exigences.

On a tout intérêt à produire sur place avec de la main-d’œuvre locale et à ne rapatrier que quelques dividendes.

 

C’est ainsi que l’erreur fondamentale de Moulinex, du temps de Pierre « Boyau », parti en 2000 avec une indemnité de 9 millions de francs avant de laisser une ruine à d’autres, a été de produire à Argentan pour vendre à Moscou : Le kon !

« Go-sche », il l’est moins : Il produit partout dans le monde pour vendre sur place ses bagnoles et écouler les queues d’invendus au pays… Pas fou !

Tous les autres ont assimilé la leçon, y compris Saint-Gobain dont le pédégé, « J-L. Baie-fa » me racontait tout le bonheur d’ouvrir une usine à Varsovie qu’il présentait à son comité d’entreprise comme « la » solution pour conserver le site de Chalon-sur-Saône … et ses emplois !

Applaudi par la CGT locale, s’il vous plaît.

 

Bref : Comment voulez-vous avoir des progressions ou de la croissance avec si peu qu’un « marché de proximité » uniquement ?

Et comment celui-ci peut-il croître avec des prolos de plus en plus nombreux qui pointent au chômage et fréquentent les « assistantes-sociales » ?

 

Voilà le marché du travail, tel qu’il se présente aujourd’hui, parce qu’il faut reconnaître à « La-roue-tout-roux » ce qu’il lui revient, à savoir qu’on est dirigé depuis 40 ans par des « technocrates » qui n’ont aucune vision de l’avenir, à leurs responsabilités, dans les métiers qui sont les leurs, aux fonctions qu’ils occupent tous les uns derrière les autres, ne pensant « qu’à faire carrière » en reproduisant le mieux possible les schémas appris aux ékoles.

Une fossilisation des « z’élites » qui les rend autiste : Là, il a raison.

En revanche, il a tort de ne proposer que de « partager la pénurie » de travail : Ça ne fera que conforter les « technocrates » dans leurs analyses et process, et mènera tout le monde à la faillite certaine, s’il n’est pas déjà trop tard, d’ailleurs.

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