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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 22:00

Neuvième siècle

 

 

En 801 : Au cours de ce neuvième siècle débutent partout en Corse, des constructions d’édifices romans, tels ceux, entre autres, de Santa Maria di Lota à Brandu, San Pancraziu à U Castellà di Casinca, San Mighele à U Castellà di Mercuriu, San Mighele à Castirla, San Ghjuvanni Battista à Corti, Santa Maria à Furiani, Santa Lucia à Isulacciu di Fiumorbu, Santa Riparata à Mérusaglià, Sant’Augustinu à Mursiglia, Santu Petru à Nesce, Santa Maria Assuntà à Ped’Orezza, San Lurenzu à U Petrosu, Santa Maria Assuntà à Santa Maria Siché, San Niculaiu à Sermanu, Sant’Augustinu à Sotta, Santa Cristina à E Valle di Campulori.

 

En 806 : Incursion des Maures sur l’Île. Ils quittent la Corse, fuyant devant la flotte de Pépin, Roi d'Italie (806,810), le deuxième fils de Charlemagne.

Hadumar est le préfet (Comes) de l’empereur Charlemagne et meurt en Corse.

 

En 807 : Nouvelles incursions des Maures en Corse.

La Corse est défendue contre une nouvelle agression de Maures, cette fois venus d’Espagne, par le Connétable Burchard envoyé par Charlemagne.

La bataille navale, qui a lieu aux alentours de Porti-Vechju, coûte 13 navires et des milliers de morts aux Maures.

 

En mai 808 : Une lettre du pape Léon III à Charlemagne demande la confirmation de la donation de l'Île à la papauté (il rappelle la Donation de Constantin de 325, qui serait d’ailleurs un faux fabriqué de toutes pièces par des faussaires pontificaux, et le supplie de garder la Corse hors de portée des Maures.

Arrivée en Corse la même année de Giacomo Giacomoni, fondateur de la célèbre famille de Giacomoni de Santa Lucia di Taddà, célèbre dans nos montagnes.

On signale aussi de nouvelles incursions des Maures en Corse.

 

E l’année 809, l'annaliste de Saint-Bertin AINT BERTIN note que les Maures partis d'Espagne envahirent la Corse, et le samedi de Pâques détruisirent une cité où ils ne laissèrent survivre que son évêque et quelques vieillards et infirmes.

On peut penser que la cité serait soit l'ancienne Charax, près de l'étang de Palu, ou peut-être Aleria.

 

En 810, après la mort du roi PEPIN, la Corse se trouve totalement privée de la moindre protection.

Les Maures tiennent d’ailleurs une grande partie de ses côtes.

En Juin, Juillet et Décembre, on signale de nouvelles incursions des Maures sur l’Île.

Une fois encore, Charlmagne vient au secours des Corses.

Une de ses armées décime les Maures devant Aleria : Altime, le Roi Maure, périt devant la ville. Depuis, une fontaine à l'est d'Alisgiani, la « Funtana di Carlu », garde le souvenir de cette campagne.

 

En janvier 811, les Maures sont à nouveau en Corse…

 

Ils s’installent en Sardaigne et en Corse en 812, et Bernhard, petit-fils de Charlemagne et fils de Pépin le Bref, est le commandant de la flotte chargée de les repousser.

Mais divisant sa flotte entre les deux îles, il ne parvient pas à les chasser.

 

 

On compte une nouvelle attaque des Maures en 813. À Majorque, Ermengard, Comte d'Ampurias (situé en Catalogne), défait une flotte maure qui rentre en Espagne après avoir pillé la Corse, et délivre 500 (?) prisonniers insulaires.

C’est aussi cette année-là que l’on rapporte la fondation de « Cervioni » par des Corses du littoral qui fuient les attaques des Maures.

Et on se souvient que Petronius est nommé évêque d'Aleria.

 

Louis 1er le Pieux (814 – 840), dit aussi « le débonnaire », autre fils de Charlemagne confirme en 816 au pape Étienne IV (816 – 817) la donation de la Corse au Saint-Siège.

C'est à cette époque que pourrait se situer la geste romanesque et légendaire d’Ugo Colonna. Celui-ci, prince romain, aurait été envoyé par le pape Étienne IV pour libérer l'Île de Corse du joug des Maures.

Guido de Sabellis, fondateur de la famille Savelli de Spiluncatu, aurait participé à l’expédition d’Ugo Colonna.

À Curbara, Guido de Sabellis, Comte de Balagna, fonde le Castel de Guido.

Notons aussi la naissance, à Rome, de Formose, qui serait né d’une famille originaire de Vivariu réfugiée en Corse après avoir fui les attaques maures, et qui sera le premier pape d’origine corse.

 

LOUIS 1er le Pieux confirme au pape Pascal 1er (817 – 824) la donation de la Corse au Saint-Siège en 817.

 

 

C’est en 818, que la légende situe que le nommé Ganallone di Maganza, originaire de Mayence, l’un des principaux lieutenants du légendaire prince romain Ugo Colonna, débarque près de l'étang de Palu, dans le Fiumorbu.

 

En 823, le pape Pascal 1er fonde officiellement cinq évêchés en Corse : Aleria, Mariana, Sagone, Nebbiu et Aiacciu.

 

Deux ans plus tard, le 20 février 825, Lothaire (795 – 855), fils aîné de l’Empereur d’Occident Louis 1er le Pieux, expédié en Italie par son père, lance un appel pour soustraire la Corse de l’orbite maure.

 

Et en 828, Louis 1er le Pieux promulgue la charte réglant l'organisation d'une colonie à destination de la Corse et érigeant l'Île en lieu de relégation.

Il lance un appel aux armes pour libérer la Corse des Maures.

Il envoie sur l'Île Boniface II de Toscane, Comte de Lucques, pour en chasser les Maures.

Le 16 Août 828, Boniface II de Toscane, après avoir reconquis la quasi-totalité de l'Île, entreprend de poursuivre les Maures. Avec l'aide de son frère Berthaire et de troupes composées de Toscans, de Corses et de Sardes, il passe en Afrique pour combattre les Maures.

Les combats ont lieu entre Utique et Carthage, et les Maures sont défaits par les troupes de Boniface II.

 

À Rome en 829, on signale la présence de nombreux réfugiés corses, qui ont fuient les invasions incessantes des Maures.

 

En 830, après avoir battu les Maures, Boniface II de Toscane, de retour en Corse, fait bâtir, à l’extrême sud de l'Île, une forteresse à laquelle il donne son nom : « Castel Bonifacio », et qui deviendra par la suite Bunifaziu.

 

Le 14 Octobre 833, Boniface II de Toscane, « Tutor Defensore » ou « Prefetto », devient Comte de Corse.

 

Lothaire, fils de Louis 1er le Pieux, enlève à Boniface II le marquisat de Toscane et de Corse, ainsi que le gouvernement de la Corse en 834.

Il investit Agane qui devient gouverneur de l’Île.

 

844:

 

Sous le pontificat du pape Serge II (844 – 847), Lothaire 1er, Empereur d’Occident (840 – 855), fils de Louis 1er le Pieux, donne le royaume d’Italie à son fils Louis II (844 – 875) l’année de sa naissance dès la première année de son règne

Ce dernier envoie en Corse Albert 1er, le fils de Boniface II, à qui il rend les titres de Marquis de Toscane et Comte de Corse.

De plus, il le nomme « Tutor Corsicæ ».

 

L’année suivante, en 845, les envahisseurs maures se font de plus en plus menaçants. Leurs incursions sont de plus en plus nombreuses, et se multiplient en Corse, sur les côtes et, très souvent, jusqu’à l'intérieur des terres.

 

Les Maures sont si bien installés en Corse en 846, qu’ils l’utilisent comme base de départ pour leurs raids sur la côte ligure.

Albert 1er, fils de Boniface II, est appelé par le roi Lothaire 1er pour combattre les infidèles.

Il est nommé marquis et « Tutor Defensore » de la Corse et marquis de Tuscia.

Il exerce alors un contrôle administratif et militaire étroit sur l'Île.

 

Mort de Boniface II de Toscane, Comte de Lucques, marquis toscan, ancien Comte de Corse en 848.

 

Vers 850, de nombreux Corses s'enfuient en masse à Rome pour fuir les invasions maures.

Ils se réfugient sur le Transtevere, une des collines de la ville sainte, où le pape Léon IV (847 – 855) les accueille avec sollicitude, et à Ostie.

Les villes d’Amerina, d’Hortana et de Porto sont restaurées et habitées en partie par les émigrants corses.

C’est aussi l’année de la construction de l'église de la Canonica, à Mariana, à la gloire de la Vierge.

On peut encore la visiter pour être très bien conservée au milieu des champs de melon et agrumes.

 

En 853, Raimondo est alors l'évêque d'Aleria.

 

En 855, c'est l’année où Bianco, le fils aîné de Ugo Colonna aurait fait construire et aménager la place forte préhistorique de Capula, près de Livia. Il est l’ancêtre des Biancolacci de Cinarca.

Pas que des amis de « ma » famille.

 

En 864, c’est autour de Formose d’être l’évêque de Porto, à Ostie, la colonie corse de Rome.

 

Adalgis, dignitaire lombard, poursuivi par les troupes de l'Empereur d'Occident Louis II (855 – 875), se réfugie en Corse en 872.

 

Le 14 octobre 883, c’est la fondation officielle de la cité de Bunifaziu.

 

En Mai 884, meurt Albert 1er, Marquis de Toscane et « Tutor Corsicæ ».

Son fils Albert II dit le Riche, lui succède.

Il hérite ainsi des possessions de Toscane et de Corse, où son autorité est plus nominale que réelle, mais aussi du titre de « Tutor Corsicæ ».

 

C’est en 891 que Formose, évêque de Porto (à Ostie), colonie corse de Rome, est élu pape.

 

Du coup, en 893, Henri, de Porto (toujours à Ostie) près de Rome, est nommé évêque d'Aleria.

 

L’année 896 voit s’éteindre Formose, le pape d’origine corse…

Le successeur de Formose, le pape Étienne VI (896 – 897), qui l'accuse d'avoir usurpé la tiare, le fait exhumer et traîne, en plein concile, son cadavre revêtu des habits pontificaux.

Après l’avoir fait décapiter, il fait jeter son corps dans le Tibre.

Formose sera réhabilité plus vraisemblablement par le pape Jean IX (898 – 900), que par le pape Théodore II (897).

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 03:32

Sixième et septième siècle

 

Quelques lignes ont sauté à l’occasion du post précédent, que je reprends :

 

Nous sommes en au mois de janvier 596, quand Grégoire 1er charge Pierre (Petrus), alors évêque d'Aléria (qui a succédé à Martin), de la construction d’une basilique en l’honneur de Saint Pierre et d’un baptistère consacré au martyr Saint Laurent : L’église San Petrucculu d’Accia, est encore située sur le San Petrone, entre la vallée d’Orezza et celle du Rustinu.

 

Est-ce là la création de l'évêché d'Accia ?

En Castagniccia, à Quarcitellu ou au col de Pratu, qui vient s'ajouter à ceux déjà existants d'Aiacciu, de Aléria, de Mariana, du Nebbiu et de Sagone ?

Faut-il rajouter celui de Taina, au sud de Mariana, et celui d’Urcinum ?

Mes archives familiales sont quelque peu défaillantes à ce sujet.

 

Au mois de septembre 596, toujours Grégoire 1er charge Pierre, l’évêque d'Aléria, de lutter contre l'idolâtrie toujours pratiquée dans certaines régions de l’Île.

Dans nos montagnes, les anciennes divinités, non pas romaines mais celles de la forêt existent toujours : Même à l’heure contemporaine, certaines restent « actives » quand elles sont évoquée…

C’est un constat, pas une « croyance ».

 

En octobre 596, Grégoire 1er d’adresse au Patrice d'Afrique Gennade pour lui demander d'assurer la sécurité de l'Île, menacée par les invasions d'infidèles, vraisemblablement Lombards.

Ce dernier envoie en Corse son tribun militaire Athanase. Et celui-ci devient officiellement en 597 le gouverneur de l’Île au nom de l'Empereur Maurice.

 

Deux ans plus tard, en 599, les membres du clergé et ceux du « peuple » des chrétiens locaux, à savoir les « chefs de clans », se réunissent à Aiacciu pour élire pour la première fois leur évêque, qui est ensuite consacré à Rome.

C’est une première dans l’Île qui fera date, d’autant que si les « Sgio » sont en général les représentants des villages ou des pièves par « consensus-général » du fait de leur charisme naturel (ou de leur « grande-gueule »), parfois du fait d’élections où participent même les femmes, les hommes d’Église sont en général nommés par la hiérarchie et l’autorité papale et romaine.

À la fin du VIème siècle, en Corse, c’est l’inverse, comme à l’heure des tout premiers chrétiens : Les Corse élisent déjà leurs chefs et représentants « politiques » et religieux…

Ironie de l’affaire du premier évêque élu par les « fidèles », c’est que je n’ai pas retrouvé son nom : Dans mes archives, il y en a plusieurs à travers « la mémoire », mais ce ne sont que des candidats qui font la tournée des pièves.

Pourtant, au moins un de mes ancêtres en laisse trace, mais ne dit rien du vainqueur de cette élection !

Sans doute pas un « ami »…

 

 

On peut noter vers l’an 600 la présence de quelques missions et actions grégoriennes qui se poursuivent en Corse.

En fait, tout au long de la période qui va suivre, la Corse va rester « sous tutelle » du Vatican avant de changer de « protecteur ».

 

On détient une lettre datant du 17 juin 601, envoyée au « Defensor Corsicae Gregorius Bonifacio », le représentant l’autorité byzantine en Corse, du pape Grégoire 1er qui lui reproche vivement de négliger ses évêchés et le presse instamment de pourvoir aux sièges vacants d’Aleria et d’Aiacciu.

C’est donc que le vieillard élu deux ans auparavant n’est plus.

 

Vraisemblablement une période de troubles « politiques » survient puisque la mémoire familiale ne signale plus que quelques dates :

En 610, on sait qu’Iéronimo est élu et consacré évêque d’Aleria et qu’en 639, lui succède l’évêque Guglielmo, toujours à Aleria Mais sans savoir s’il est ou non élu…

 

Deux ans plus tard, en 641, après avoir envahi l’Italie et s’être emparé de la Toscane, les barbares débarquent une nouvelle fois en Corse.

Imperturbables, Bonoso devient évêque en remplacement de Gulielmo en 646.

Chacun se souvient des nombreux Conciles de Latran et tout particulièrement de celui de l’année 649 : Deux évêques Corses y participent : Donato (Donatus), de Mariana, et Benoît (Benedictus), d’Aiacciu. Il est rapporté que Benoît prendra par 2 fois la parole et que parmi les 105 évêques présents, il est cité au septième rang, après le pape Martin 1er.

On enregistre par la même occasion les premières donations effectuées en Corse aux moines du monastère de San Maximiliano, situé sur l’îlot italien de Montecristo.

 

Bien plus tard, en 660 on note l’arrivée d’Ugulino consacré évêque d’Aleria. On ne sait pas si celui-ci est « élu » par la communauté des chrétiens, mais Ugulino c’est la racine sémantique d’une lignée de Ugo qui deviendra célèbre plusieurs siècles plus tard, quand les républiques de Gênes et de Pise se disputeront la Corse.

 

Dès l’année suivante, en 661, c’est le début des vagues d’invasions sarrasines : La dynastie des Omeyyades, des califes d’origine arabes (661,750), disciples de Mahomet se montrent en Europe et en Corse.

C’est le commencement d’une longue période d’invasion « des croyants » qui ne trouvera son terme qu’après plusieurs croisades.

 

En 674, Angelo succède à Ugulino à l’évêché d’Aleria. Pour laisser la place à Paul en 687. Déjà en 688 quelques monnaies lombardes circulent dans l’Île. Et en 704, on note plusieurs invasions de Maures en Corse.

En 708, Timotéo devient l’évêque d'Aiacciu, consacré par le pape Sisiinius. Et l’on retrouve des monnaies lombardes datant de 712.

L’implantation est donc récurrente.

Toutefois, 30 ans plus tard en 718, les incursions des Maures sont de plus en plus nombreuses et deviennent habituelles.

Elles sont foudroyantes, inattendues et vraiment redoutées.

Un acte notarié de 719 atteste de l'authenticité et la précocité d'une qualité d'écriture alors usitée en Corse, très différente du Latin habituellement utilisé par les hommes de plume.

Non seulement le « Corse » existe à l’oral, mais connaît aussi sa transcription scripturale dès avant la fin du VIIème siècle.

Clairement au début du VIIIème !

C’est aussi l’année où le comte Roland, gouverneur de la Corse, fait donation de quelques terres aux couvents de la Corse. L’acte passé à Fogata, dans le lieu-dit « Marcoriu », par le notaire Leonardus Laurenti mais en Latin qui reste d’usage entre « lettrés ».

 

Autour de 725, les Lombards reviennent en qualité d’envahisseur. Leur roi Liutprand (713,744), se réclame « Prince et Catholique » et veut protéger l'Italie et la Corse du péril musulman.

Le pape Grégoire II (715,731) affaibli, ne peut s'y opposer.

En 729 Liutprand, le « Prince Catholique Lombard », étend alors son autorité et instaure sa loi féodale sur toute l'Île.

La Corse fait alors partie de la « Dix-Septième Province » du Royaume Lombard, sous la tutelle « hypothétique et allégée » du pape.

Qui consacre Elie évêque d’Aleria en 736 jusqu’en 743 où il est remplacé par Marc.

 

Mais dès 754, devant la menace du nouveau Roi des Lombards Aistolf (749,756), le pape Etienne II (752,757) réagit en demandant à Pépin le Bref, Roi des Francs (751,768), que la Corse lui soit attribuée en tant que Patrimoine de Saint Pierre.

Pépin le Bref mène alors une campagne victorieuse contre les Lombards d’Aistolf et c’est à l’Assemblée de Quiersy-sur-Oise, au cours de laquelle le Roi des Francs remet la Corse sous l'autorité du Saint-Siège et du pape Etienne II (Donation de Pépin).

Il finit d’ailleurs par battre définitivement Aistolf et ses Lombards, deux ans plus tard, en 756.

Mais les invasions mauresques persistent. En 759 les Corses font transporter sur le continent leurs plus précieuses reliques : Par exemple, celles de Sainte JUlie à Brescia, en Italie, entreposées là par les moines du monastère de La Gorgona, île de l'archipel toscan situé au large de la Corse.

L’unique texte écrit en lombard en Corse est retrouvé comme datant de 765…

 

Une légende attribue au mythique prince romain Ugo Colonna envoyé sur l’Île par le pape Etienne II, l'expulsion des Maures de Corse après 33 ans de luttes en 771.

C’est en 773 que le comte Giulio Ortoli, d’une famille d'Ancône, port de l’Adriatique, s’installe en Corse. Il serait le fondateur la famille d'Ortoli.

 

Le 6 avril 774, à Rome, Charlemagne, Roi des Francs (768,814), puis plus tard Empereur d'Occident (800,814), confirme au pape Adrien 1er (772,795), qui le lui demande (dans sa lettre « Liber Pontificalis »), de confirmer les décisions prises lors de la Diète de Kiersy en 754 faisant officiellement entrer la Corse dans les états du Saint-Siège.

L’année suivante, en 775 Charlemagne nomme Hadumar préfet de Corse.

Ce faisant en 777, dans une lettre adressée à Charlemagne, le pape Adrien 1er lui demande qu'on aide l'Église à recouvrer, entre autres, les patrimoines qu'elle possédait en Corse et qui lui avaient été enlevés par les Lombards.

Chose confirmée par la suite, puisqu’en 778, l'Île entre définitivement dans le groupe des états pontificaux. Et c'est Charlemagne qui garantit l'autorité pontificale sur ces territoires et les protège militairement.

 

Signalons l’existence d’une notice du Pape Léon III (795,816) citant en 795 l'existence à Rome, d'un « Monasterium Corsarum ».

Ne me demandez pas de quoi il s’agit.

En revanche, je peux signaler qu’en 797, c’est Maxime d’Alabano qui est l’évêque d’Aleria.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:12

Trois siècles de « conquêtes » hasardeuses

 

Il faut rappeler qu’en 304, l'empereur romain est alors Dioclétien (284,305).

C’est aussi et encore l’époque des martyres de Sainte Laurine, à Aléria, de Saint Amance, à Bunifaziu, de Sainte Julie à Nonza plus tard (458), du premier évêque d’Aléria de Saint Pargoire déjà cité et de quelques autres.

Les chrétiens Corses payent un lourd tribut à leur foi.

Mais le 30 Avril 311, par « l’Édit de Tolérance de Nicomédie », de l’empereur romain Galère (305,311), est émis et c’est un texte très favorable aux Chrétiens. Dès lors, la pression religieuse s’atténuera.

Sous le règne de l’empereur Constantin 1er dit « le Grand » (306,337), en 312 les trois provinces de Corse, de Sardaigne et de Sicile sont gouvernées par un seul et même magistrat (Rationalis Trium Provinciarum).

 

Deux années plus tard, en 313, par « l’Édit de Milan » Constantin 1er établit enfin la liberté religieuse !

C’est la fin des persécutions et la Corse est rattachée au diocèse de Rome.

Le Christianisme se développe et s'organise. Mariana devient un siège épiscopal, son évêque est Catanus Léo Corsicanus !

L’année suivante, en août 314, Catanus Léo Corsicanus premier évêque « officiel » de Corse, assiste au Concile d'Arles convoqué par Constantin.

En 315, c’est l’année de la promulgation des lois afférentes à la Corse.

L'Île est alors dirigée par un Praeses (gouverneur) qui dépend du préfet de Rome.

Quatre ans plus tard, Furius Félix est d’ailleurs le gouverneur de la Corse en 319.

Le sort de l’Île change en 325, lorsque Constantin cède (Donation de Constantin) la Corse et toutes les provinces de l’Occident au pape Sylvestre 1er.

Je me souviens très bien qu’à l’époque déjà, on se demandait autour du Fuogu, comment un empereur pouvait céder ce qui ne lui appartenait pas.

Mais comme c’était au Pape et que nombre de Corsi étaient des Chrétiens convaincus, que les évêques élisaient les papes, c’était un démarrage d’une démocratie élective bienvenue…

Qui s’achèvera par l’élection de notre évêque !

 

En 364, Magnus Clemens Maximulus, futur empereur romain sous le nom de Maxime (383,388) fait « ses armes » en qualité de gouverneur de la Corse.

Ammien Marcellin (330,400), historien latin né à Antioche, pourra écrire que le poste de gouverneur de Corse peut conduire son titulaire jusqu’au trône impérial !

Rufus Festus Avienus, alors haut fonctionnaire romain, géographe et poète, voit la Corse, entre autre, couronnée de forêts et ruisselante du flot qui la caresse en se jouant, dans son ouvrage « Ora Maritima » en date de 380.

En 392, après la mort de l’empereur romain Valentinien II (375,392), Aléria est malheureusement détruite par les Barbares. L’évêque africain Victor de Vita relate l’épisode dans son ouvrage « Historia Persecutionis Africanae Provinciae ».

 

À la fin du IVème siècle après-Jésus-Christ, vers 395, on frappe les dernières monnaies romaines à Aléria. Elles portent le sceau de Honorius (395,423), le premier empereur de l’Empire Romain d’Occident.

 

En 400, à Mariana, on construit une basilique avec trois nefs. Le poète latin Claudien (370,404), dans son ouvrage « De bello Gothico », cite ainsi la Corse lors de l’expédition des Goths contre Rome : L’Île est simplement contournée par la flotte barbare qui évite ainsi la Corse, trop dangereuse à son goût.

Au cours de son voyage de Rome vers la Gaule, en 415, le poète gaulois Rutilius Numatianus évoque à son tour les côtes de la Corse qui, au petit matin, qui émergent de la brume...

Tout un poème !

 

Les Suèves font une incursion en Corse en 416 et pendant les grandes invasions germaniques de 430, sous les ordres de leur roi Genséric (428,477), les Vandales, peuple germain de la Baltique, écument, avec leur flotte de cent vingt navires, sur lees côtes du sud de l’Italie, de l’Espagne, de Sicile, de Sardaigne et de … la Corse.

On peut noter qu’en 435, le code théodosien rédigé par ordre de l’Empereur d’Orient Théodose II (408,450), sur l’initiative du préfet Antiochos, afin de réunir en un recueil unique les constitutions impériales promulguées depuis Constantin, contient quatre arrêts qui se réfèrent à la Corse. Ils concernent son administration, sa justice, son urbanisme et la nécessité de protéger ses entrepôts portuaires.

Mais en 442, Genseric débarque en Corse à la tête des Vandales.

Il pille Aléria en 455, massacre à tour de glaive et désole complètement toute la région.

Dès 456 pourtant, les premières invasions des Barbares en Italie chassent en Corse de nombreuses familles romaines.

Ce n’est qu’en 457 que Romains réagissent aux invasions barbares. Ricimier, généralissime des troupes occidentales (de 457 à 472) rétablit l'autorité de Rome en détruisant la flotte vandale dans les parages du détroit de Bunifaziu.

Les Hérules de Odoacre (434,496) envahissent à leur tour la Corse.

Notons le martyre de Sainte JULIE en 458, jeune fille de Nonza, les seins arrachés à la tenaille par les Vandales.

Toute la décennie est marquée par l’empreinte de Vandales. En 460, pendant une nouvelle occupation barbare de la Corse par Genseric, et nouvelle réaction de Rome par Marcellinus alors gouverneur de Sicile, envoyé par l’empereur d’Orient Léon 1er le Grand (457,474), à la mort de Marcellinus, Genseric envahit de nouveau les côtes corses, sardes et siciliennes.

Il se rend maître de l’Île en 462, devenue exsangue, ruinée par les exactions de ses fonctionnaires.

L'île devient alors avec la Sardaigne, la Septième Province du royaume vandale.

Puis elle bascule en 467 dans les possessions maritimes des Vandales.

 

Il convient de rappeler qu’476, c’est la fin de l’Empire romain d’Occident.

La Corse est définitivement abandonnée aux Vandales de Genseric par l’Empereur d’Orient Zénon (474,491).

La mort de Genseric en 477 n’arrange rien quant au sort des Corses : Son fils Huneric (477,484), reprend de plus belle et poursuit férocement les persécutions en Corse.

À la suite du Synode de Carthage, Huneric exile en Corse en l’an 484, 46 évêques d'Afrique dont il convoite les richesses, en résidence forcée et de travail.

25 cinq de ces évêques catholiques les plus rebelles sont contraints de couper les arbres nécessaires à la construction des navires de la flotte d'Huneric. Certains évêques auraient ainsi construit la couverture en charpente de la première cathédrale d’Aiacciu, consacrée à Saint Euphrase.

Parmi ces évêques exilés se trouve Saint Florent, qui mourra dans l’Île et qui donnera son nom à la ville de San Fiurenzu.

À Constantinople, l’évêque d’Afrique Victita de Vita écrira à cette époque son « Historia Persecutionis Africanae Provinciae » dont il est question ci-dessus.

Gondebaud, successeur d’Huneric (484,516) rappelle en 485 tous les évêques exilés en Corse et les rétablit dans l’exercice de leur religion.

Gélimer, Roi Vandale d’Afrique (530,534), loue la Corse aux Wisigoths contre une redevance annuelle en 530.

 

En décembre 533, Cyrille lieutenant de Bélisaire (494,565), général de l'empereur byzantin Justinien 1er (527,565) écrase Gélimer et ses Vandales à Tricalara, près de Carthage, et libère ainsi la Corse de l’emprise des Vandales et des Wisigoths.

En 534, la Corse (avec la Sardaigne) est réunie à l'Empire Romain d'Orient.

Elle est gouvernée par le procurateur d'Afrique résidant à Cagliari et fait partie du diocèse d'Afrique.

Il ne reste plus, sur l'Île, que quelques cités peu prospères : Centuri, Aiacciu, Mariana, Luri...

Aléria, pratiquement ruinée, n'existe plus.

 

Totila, roi des Ostrogoths (541,552) s'empare à son tour de la Corse, de la Sicile et de la Sardaigne au début de son règne en 541.

Procope, l’historien et dignitaire de la cour de Justinien 1er écrit en 545 dans « Le livre des guerres de Justinien » que la Corse est alors peu peuplée, pour une estimation à moins de 30.000 habitants.

Vers la fin du règne de Totila, en 551 exactement, l’évêque et cardinal de Sagone dont dépend alors la Corse devient Martino Tomitano.

C’est en 552 que le général byzantin Narses (478,528) bat Totila et la Corse devient Terre d'Empire de Justinien 1er, rattachée au Duché de Sardaigne ou à la Préfecture d'Afrique.

La Corse relève alors directement de l’évêque de Rome, c’est à dire du Pape. Celui-ci y envoie un délégué alors que Narses nomme Longin au poste de gouverneur de Corse.

Les excès de ce dernier resteront notoires dans toutes les mémoires… encore de nos jours, même si le Général Miot l’emporte au concours pour être bien plus proche dans l’ère contemporaine.

 

En 575, c’est au tour des Lombards de débarquer en Corse, même si les Byzantins parviennent à les en chasser.

Ils remettront ça en 581 pour être une nouvelle fois repoussés par les Byzantins.

 

Le pape Grégoire 1er, « le Grand » (590,604) se préoccupe de la détresse religieuse et sociale de la Corse dès 590 après J-C.

Son souci est de relancer l'évangélisation de l'Île et de réorganiser son Église.

Pour cela, il nomme Severinus évêque d'Aléria.

Ce n’est guère suffisant et il envoie l’année suivante (591) un abbé, Orose, afin qu’il trouve un lieu pour un construire un monastère.

En juin 591, le pape Grégoire 1er s'adresse au « Defensor Corsicae » Symmaque, pour lui demander d’appliquer l’interdiction de la compagnie des femmes aux prêtres de Corse.

Il lui commande également la construction d’un monastère, mais fortifié cette fois-ci, au « bord de la mer ou qui la domine », afin d’y installer les moines dans un autre, déjà construit.

En août, Grégoire 1er écrit à Léon, l’évêque de Corse, pour le charger de visiter le diocèse de Sagone, vacant depuis plusieurs années, et il nomme Martin au siège épiscopal d'Aléria qui est lui aussi vacant, ainsi que ceux d’Aiacciu, de Mariana, et du Nebbiu.

Quatre ans plus tard, en juin 595, Grégoire 1er écrit à l'Impératrice d'Orient Constantina Augusta, épouse de l'Empereur Byzantin Maurice (582,602), pour se plaindre de l’extrême détresse de ses fidèles en Corse.

Il lui demande également de punir les exactions judiciaires et les abus fiscaux de ses gouverneurs.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 08:27

Christianisation de la Corse !

 

Toujours d’après les archives familiales, pieusement transmises de génération en géération, l’an 6 consacre Aléria siège du procurateur impérial qui administre la Corse.

En l’an 9, Auguste base d’ailleurs à Aléria et à Mariana la Flotte de Misène chargée de défendre les côtes de la Méditerranée Orientale.

Aléria devient « Colonia Veneria Iulia Pacensis Restitua Tertianorum » et Auguste et ses petits-fils en sont les Praeses.

En 27, après la mort d'Auguste, la Corse retrouve pourtant le sort commun des provinces de l'Empire Romain.

Elle est dominée par des maîtres qui l'administrent en cumulant tous les pouvoirs, civils et militaires, appuyés ou soutenus par les cohortes d'infanterie et de cavalerie romaines.

Il n'y a plus (ou peu) de légions romaines en Corse.

L'organisation impériale, l'introduction du Christianisme et de l'Évangile, vont modifier la mentalité originale des Corses, leur manière de penser, de sentir et d'agir, sans toutefois bouleverser leurs mœurs ou leurs traditions ancestrales.

Les Corses semblent alors accepter cette Pax Romana.

La latinisation du pays va également transformer leur langue, qui est barbare et incompréhensible aux dires de Sénèque.

 

En effet, en 41, Sénèque (Lucius Annaeus Seneca) est déporté en exil sur l'île à Luri dans le Capicorsu, par l'empereur Caligula (37,41) ou Claude (41,54), pour avoir entretenu des relations coupables avec Julie, nièce de Claude (ou sœur de Caligula : Ce n’est pas très précis dans les « archives » personnelles…).

Dans son exil en Corse, Sénèque remarque de nombreux cours d’eau poissonneux dans l’Île, et son manque de port naturel.

Après l’assassinat de l'empereur Caligula, la flotte de Misène basée à Aléria, se rallie à l'empereur Claude et permet à celui-ci d’accéder au trône, d’où la dédicace que l’on attribue à ce dernier, inscrite à la base d’une statue à Meria.

 

En 46, l’historien Baronius affirme que l'apôtre Pierre envoie des missionnaires prêcher l'Évangile dans la péninsule italique et dans les îles de sa périphérie occidentale, dont la Corse.

L'apôtre Paul débarque en Corse, avant de se rendre en Espagne. Il est d’ailleurs considéré comme le fondateur des Églises corse et sarde.

Vous aurez noté que Marie, Mère de Jésus de Nazareth, alors en fuite a également fait un passage en Corse avant d’aller se réfugier sur le continent des Pinzuti : Déjà, le maquis Corse était réputé comme « imprenable », un refuge inexpugnable protecteur pour tout fugitif.

La légende rapportée jusque-là veut qu’elle ait été poursuivie par les autorités romaines dans ce maquis, guidées par les bruyères qui marquaient et donc dénonçaient à ses poursuivants, le passage de Marie dans le sud de l’Île.

Depuis, la bruyère a mauvaise réputation dans l’Île.

En revanche, elle aurait été protégée par un caroubier par les branchages en creux dans lesquels elle a trouvé un refuge provisoire : L’arbre à ras-de-terre aurait ouvert ses branches à son approche et les aurait refermés une fois la fugitive introduite dans la cache…

 

En 48, l’empereur Claude chasse les Chrétiens de Rome. Quelques-uns uns se réfugient en Corse.

Vers 51, c’est la fin de l'exil forcé de Sénèque en Corse.

En 54, Lucius Julius Longinius est le procurateur de la Corse.

En 58, Visparius Loenas lui succède et exploite tellement les habitants de l'Île que Néron, l’empereur romain (54,68), le fait rappeler à Rome.

En 59, c’est l’année de la création du diocèse d’Aléria, par un émissaire de Pierre ou un disciple de Paul, on ne sait plus.

Car en 64, les premiers Chrétiens, persécutés à Rome dès l’arrivée de Néron, lequel incendie sa capitale et fait retomber sur eux la catastrophe, peuvent venir trouver refuge en Corse, soit par Aléria où l’arsenal avec ses entrepôts occupe un bon hectare, soit par Ajacciu, le bon port, ainsi nommé en raison des qualités de son mouillage, soit par Sagone.

Mais, étant donné leur clandestinité, la plupart débarquent en cachette dans le Capicorsu.

 

En 69, pendant les guerres civiles consécutives à la mort de Néron, le triérarque Claudius Pyrrichus, chef de la Flotte de Misène basée à Aléria, et tous ses capitaines, se rallient à l'empereur légitime Marcus Salvius Otho, dit aussi Othon (32,69).

Le procurateur romain d’Aléria, Decumus Pacarius, partisan de l'empereur romain dissident d’Aulus Vitellius (15,69), le fait assassiner.

Il tente de rallier la Corse à l'empereur romain dissident contre l'empereur légitime Othon. Il échoue, est fait prisonnier, et est assassiné par les habitants romains d'Aléria, les Alerini.

 

En 71, Publius Memoralis est le procurateur de la Corse. Basel (ou Basilius), fils de Turbel, originaire de Guernesey, après avoir servi dans la Flotte de Misène, s'établit comme colon dans la région d'Algaiola, où il sera enterré.

En 72, Otalicium Sugitta devient le procurateur de la Corse et Claudius Clemens lui succède en 73.

Et en 75, en raison de leur fidélité à Rome et en signe de remerciement, l’empereur Vespasien (69,79), confirme aux Vanacini, (tribu établie dans le Capicorsu et le nord de l’Île) les privilèges accordés par Auguste.

Vespasien accorde alors la citoyenneté romaine à des vétérans corses de la Flotte de Misène.

 

Et on se souvient encore en famille qu’en 91, sous le règne de l’empereur Domitien (81,96), le Romain Metius Pomusianus, détenu prisonnier en Corse, est mis à mort.

Dès 96, le pouvoir local en Corse et les administrations régionales tempèrent largement l'autorité absolue de Rome.

C’est ainsi qu’en 107, sous l’empereur romain Trajan (98,117), un diplôme cite la première cohorte des Corses, citoyens romains.

Dix ans plus tard, en 117, sous le règne de l’empereur Hadrien (117,138), les provinces sont restituées au Sénat.

La maison praesidiale (celle du Gouverneur) est toujours située à Aléria.

En 123, l’empereur Hadrien fait même une escale en Corse.

En 129, Numisius Nomasius, fils de Saionis Vinacencus, probablement un enrôlé chez les Vanacini du Capicorsu séjour sur l’Île.

Il sera enterré près de Crémone, en Italie en 157.

 

En 139, sous l’empereur romain Antonin le Pieux (138,161), l'Île est florissante.

Les Romains construisent « l’Itinéraire (dit) d’Antonin », une route qui conduit de Mariana à Palae (Bunifaziu ou Porti Vechju, on ne sait plus…), en passant par Aléria, et Favone...

En effet, « l'Itinéraire d'Antonin » donne des distances entre certaines localités de Corse, distances dont le total ne recouvrent pas exactement les détails.

Des médecins praticiens venus de Rome, les Asclépiades, s’installent en Corse.

En 140, la vie sociale et économique se développe principalement sur les régions côtières.

Dix ans plus tard, en 150, Ptolémée (90,168), le cartographe grec, dresse une description très détaillée de la Corse d’avant l’arrivée des Romains.

Il cite et localise 12 peuples (ou tribus) et 32 villes ou ports.

Les 12 tribus sont (en Grec et en Latin): les Kerouinoi (ou Cervini, en Balagna), les Tarabenoi (ou Tarabeni, en Cinarca), les Titianoi (ou Titiani, dans le golfe du Valincu), les Belatonoi (ou Belatoni, dans le Sartinesu), les Ouanakinoi (ou Vanacini, dans le Capicorsu), les Kilebensioi (ou Cilebensi, dans le Nebbiu), les Likninoi (ou Licinini, dans le Niolu), les Opinoi (ou Opini, en Castagniccia, dans le Boziu, chez moi), les Simbroi (ou Sumbri, dans la région de Venacu), les Koumanesoi (ou Cumanesi, dans le Fiumorbu), les Soubasanoi (ou Subasani, à Carbini et à Livia), et les Makrinoi (ou Macrini, en Casinca).

 

Ainsi que quelques noms de villes : Centurinon (Centuri), Canelate (Punta di Cannelle), Clunion (Meria), Marianon (Bunifaziu), Port Syracusain (Porti Vechju), Alista (Santa Lucia di Porti Vechju), Philonios (Favone), Mariana, Aléria...

Ptolémée compte également huit fleuves poissonneux (là, il faut voire à voir : Il y a bien des truites un peu partout, mais guère plus…).

 

En 180, la Corse est sous l'autorité directe de l’empereur romain Commode (180,192). La population de l'île est estimée par des historiens contemporains à plus de 150.000 habitants autour de l’année 190.

Ce qui n’est qu’un peu sous-estimé seulement.

 

Quintus Gabinius Barbarus, préfet de la région Sardaigne est envoyé sur l’Île en 202 par l’empereur Septime Sévère (193,211) pour développer la répression contre les Chrétiens, pour la plupart des Romains ayant fui la persécution.

C’est l’année du martyre de Dévote, jeune Chrétienne, fille d’une famille bourgeoise d'Aléria, fouettée à mort sur l'ordre du préfet.

Sa dépouille est transportée jusqu'à Monaco dont elle deviendra la patronne.

 

En 217, l’empereur romain Caracalla (211,217) poursuit les persécutions en chassant les Chrétiens de Rome.

Ceux qui se réfugient sur l’Île, après d’autres, sont à l’origine du Christianisme en Corse.

Parthée est alors le premier évêque de Mariana !

Deux envoyés de l'évêque de Smyrne (en Turquie) attestent même de l'évangélisation avancée de la Corse.

 

En 220, la religion officielle romaine est toutefois représentée en Corse.

Publius Suplicius Rufus, prêtre de Rome, reste attaché au culte de Jupiter et il tente de l’imposer aux habitants de l’Île, mais sans succès.

En 225, on note le martyre de Parthée, le premier évêque de Mariana.

Le 21 Mai de cette année-là, à Calvi, Restitude, jeune Chrétienne de Calinzana à qui il était fait obligation de renoncer à sa foi chrétienne et devant se marier à un légionnaire romain sur ordre du gouverneur, est martyrisée et décapitée, avec 5 compagnons, par Pirro le gouverneur romain de la province de Corse.

On note que torturée, elle est jetée en mer pour se noyer, mais que la mer la renvoyé sur la plage qui porte son nom sur l’actuelle commune de Lumio, par 5 fois !

Ce sont ses tortionnaires, venus lui enfoncer la tête sous l’eau qui se noient à leur tour.

Ils finissent par la décapiter.

Et pendant très longtemps, les dépouilles des 6 martyres ont été conservées un peu plus haut dans la colline (une chapelle existe toujours) : Des siècles plus tard, des fouilles ont été entreprises pour vérifier l’existence de cette sépulture oubliée. Une fois mis à jour, les personnes qui ont pu ouvrir le caveau contenant les restes des dépouilles ont toutes été frappées de mort subite, y compris le prélat en déplacement pour authentifier (ou non) les ossements.

Depuis, Sainte Restitude n’ait plus dérangée dans son repos éternel, mais fait l’objet d’une ferveur annuelle toujours vivace de nos jours !

 

En 227, Rome nomme quatre prêteurs gouverneurs pour la Sicile, la Sardaigne et la Corse.

En 270, sous le règne de l’empereur Aurélien (270,275), est créé un Pagus (canton rural de la Gaule romaine) « Aurelianus », qui deviendra plus tard Ruglianu, situé au-dessus de Macinaghju.

En 285, les îles de Corse et de Sardaigne sont réunies au Diocèse Italicien, l’une des provinces de l’Empire d’Occident.

 

En 300, le Praeses (gouverneur) Magnus reconstruit un portique à Aléria.

On estime alors la population de la Corse à quelques 100.000 mille âmes.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 10:35

L’antiquité Corse

 

Autour de l’an – 580 ans les Phocéens, d’après un Oracle de Delphes, élèvent une ville nommée Alaliê.

En fait, autour des années – 564 à – 562, les Phocéens (des Grecs) chassés de Phocée par les Perses, s'installent à Alalia, l’ancienne Alaliê, et y fondent un comptoir à l'embouchure du Rhotanos (l’actuel Tavignanu).

Ils n'ont pratiquement pas de contacts avec mes ancêtres îliens, même si on notera des « métissages » plus tard.

Vers l’an – 540, grâce à ses nouveaux arrivants et à leur génie du commerce, Alalia, la cité du sel, devient bientôt une terre riche.

C'est l'époque de l’âge de fer et la Corse va sortir de sa « prothistoire » pour entrer dans l’Histoire antique avec un grand « H ».

En – 535, les « Cartahiginois » et les Étrusques chassent les Phocéens de Corse, à la célèbre bataille d’Alalia.

Et ils s'installent dans l'Ile, autour de le cité … d’Alalia.

Alalia devient un comptoir commercial cosmopolite prospère y important des céramiques d'Italie et de la Grèce.

 

En l’an – 509, la présence des Romains voisins en Corse est attestée dans un traité avec les Carthaginois, qui stipule que la Corse est neutre entre Romains et Carthaginois.

Suite à ce traité, les romains s’installent dès l’an – 503, à Alalia.

Mais au cours de la guerre qui oppose Gélon et Syracuse aux Carthaginois (– 540 à – 478), vers – 490 ou vers – 474 (je n’ai pas pu mieux dater dans mes « archives familiales »), les Syracusains font leurs premières incursions en Corse.

À l’occasion de la génération suivante, vers l’an – 460, Alalia devient une cité très prospère. Hérodote (– 480, – 420), signale que des habitants de « Kurnos » (du nom de Cyrnos, fils d’Hercule, selon lui) figurent parmi les mercenaires que Carthage emploie en Sicile.

 

Mais en l’an – 458, les Syracusains, au cours d'une bataille contre les Étrusques, ravagent la Corse.

5 ans plus tard, en l’an – 453, Appelles, un amiral syracusain, débarque dans la baie de Portu-Vechju, et y fonde un port qu’il nomme « Portus Syracusanus ».

Autour de l’an – 384, Denys de Syracuse (– 405, – 367), successeur de Gélon, poursuit la guerre contre les Carthaginois.

Il occupe l'île d'Elbe et la côte orientale de la Corse.

Cette guerre ce traduit en l’an – 348 par un traité entre Rome et Carthage, stipulant la neutralisation de la Corse.

Mais en l’an – 306, suite à un nouveau traité avec Carthage, Rome tente de fonder une colonie en Corse.

 

Vers l’an – 300, Théophraste le philosophe grec (– 372, – 287) cite les golfes clairs et nombre de criques de Corse, ce qui démontre qu’il a pu y passer, mais alors sans venir partager le brucciu avec les miens : Aucune trace dans mes archives !

En l’an – 278, les Puniques (Carthaginois) s'adjugent Alalia.

Ce qui est confirmé en l’an – 271 par le poète grec Callimaque (– 310 à – 235), qui parle de « Kurnos la Phénicienne »

Mais l’année suivante (– 270), c’est la fin de la mainmise carthaginoise dans l’île.

D’ailleurs, 6 ans plus tard en l’an – 264, à l’occasion de la première guerre Punique, Rome décide d’une première expédition en Corse pour les en chasser définitivement, croient-ils : On se souvient très bien de cet épisode en famille.

Parce que ça n’a pas duré : 4 ans plus tard, en l’an – 260, le consul romain, Lucius Cornelius[1]Scipio, fils de Lucius Barbatus  Scipio est chargé par le Sénat de Rome de faire la conquête de la Corse.

Ainsi, l’année suivante, en l’an – 259, Cornelius met en fuite la flotte carthaginoise, commandée par l’amiral Hannon et s'empare d'Alalia, qui devient Aleria (les habitants en sont les Alerini).

Cette dernière devient la tête de pont de l'emprise coloniale romaine en Corse. Et les habitants « colonisés » de l'Île se plient aux lois de Rome, les autres, soutenus par les Carthaginois, entament une longue et difficile résistance.

Le nom de la Corse, Kurnos, devient Corsica.

Ce qui n’empêche pas Cornelius, lorsque le besoin s’en fait sentir, d’enrôler des légionnaires corses, engagés sous forme de cohortes auxiliaires, afin de combattre les Carthaginois : D’où les innombrables « histoires de familles » Corses qu’on se ressert encore à table quand le ton monte entre « cousins »…

En l’an – 241, les carthaginois enfin vaincus, signent un traité avec les Romains, dans lequel ils abandonnent la Sicile et l’Italie, mais où il n’est pas question de la Corse.

 

En l’an – 238, on constate une révolte « indigène », qui génère une nouvelle expédition romaine avec, à sa tête cette fois ci, le consul Tiberius Gracchus, ancêtre du « cousin » qui fait maire du 5ème arrondissement parigot, petit-cousin par alliance de mon grand-père par la nièce de sa cousine issue de germaine (vous suivez, là ?)

La Sardaigne et la Corse sont réunies en province romaine (la deuxième, la première étant la Sicile).

Deux ans plus tard, en l’an – 236, c’est au tour du consul Caius Licinius Varius de vouloir achever la soumission totale de l’Île. Son délégué, Marcus Claudius Glicya ou Clinéas, finit par « pactiser » avec les Corses.

Malgré cet accord, Caius Licinius Varius guerroie tout de même contre ces derniers irréductibles et prétend les soumettre.

Le Sénat livre alors Marcus Claudius Glicya aux Corses, lesquels le renvoient à Rome où il est mis à mort !

 

Autour de l’année – 235 (ou – 227) avant notre ère, le consul Titus Manlius Torquatus est envoyé par Rome pour soumettre définitivement la Corse et la Sardaigne. Il dispose pour cela de cinq mille fantassins et de 400 cavaliers.

La résistance des insulaires est très dure, ce qui provoque la cinquième expédition de Rome en Corse commandée par le consul Spurus Carvilius, envoyé en Corse par le Sénat, expédition qui est mises à mal par une tempête en l’an – 234 !

L’année suivante, en l’an – 233, le consul romain Spurius Carvilius Maximus parvient à obliger tous les navires carthaginois à quitter les îles de la Méditerranée occupées par les Romains, puisque les ports appartiennent à ces derniers.

Un jeune romain du nom de Cristinus, donne la victoire finale à Spurius Carvilius Maximus par sa vaillance en l’an – 232. Les consuls Malleous et Æmilius, chargés d'un riche butin ramené de Sicile, abordent les côtes corses : Ils sont assaillis et totalement dépouillés par les autochtones locaux !

Du coup l’année suivante, un autre consul romain, Caius Papiri Maso revient et  remporte une victoire à La Mortella, du côté nord, dans le golfe de San Fiurenzu sur mes « cousins autonomistes ».

Caius Papiri Maso élève d’ailleurs un temple sur la source de Padula au flanc de la Punta alla Paglia (près de Vizzavona).

Les Corses, retirés dans les montagnes, infligent pourtant de lourdes pertes aux Romains de Caius Papiri Maso, notamment dans le Fiumorbu.

Une paix est enfin conclue qui accorde aux insulaires les « Droits des peuples latins » et un protectorat qui durera plus de 50 ans.

La Sardina Corsa devient la deuxième province romaine en l’an – 231 !

 

Le régime provincial est accordé à la Corse en l’année – 227.

Mais mes « cousins indépendantistes » (Canal irréductible) se cabrent devant une domination qui s'impose à eux sans qu'ils aient été consultés, et qui leur semble faite pour des fonctionnaires sans scrupules.

Les légions de Porcius Cato et de Quintus Fabius (déjà lui !) Pictor pillent alors la Corse et exigent de nombreuses rançons…

Le Consul Gnæius Servilius Germinus, en l’an – 217, revient sur les côtes corses avec 120 navires. Il fortifie les côtes, exige des otages, menace Aleria...

Les Carthaginois envoient une flotte de 70 navires, destinés à opérer la jonction avec celle de leur général Hannibal (– 247 à – 183) dans la baie de Bunifaziu.

Le propréteur de Corse, Aulus Cornelius Mammula, en l’an – 216, pour combattre les Carthaginois, est prié d’aviser lui-même aux moyens de subvenir à ses besoins en Corse, Rome ne pouvant faire face aux dépenses lointaines.

Et il s’en est donné à cœur-joie, le bougre, à vivre sur la population locale…

Ainsi, 5 ans plus tard en – 212, le général romain Valerius Falto est envoyé en Corse avec 5.000 légionnaires.

Devant la menace carthaginoise, Rome décide d’envoyer deux légions (8.000 hommes) en Corse, l’année suivante.

Et encore deux autres légions en l’an – 210 !

Il faut dire qu’en l’an – 207, Magon, le frère carthaginois d’Hannibal, fait une incursion remarquée à Aleria. Rome envoie alors 100 navires en Corse, qui sont affectés à la défense de la province, sous le commandement de Tiberius Claudius, une branche rapportée du consul passé par-là 30 ans plus tôt.

En l’an de grâce – 205, deux ans plus tard, les Romains capturent sur les côtes corses 80 navires carthaginois chargés de blé et d’approvisionnement destinés à Hannibal et remplis de butins pris sur les Étrusques, mais aussi bourrés de prisonniers ligures.

En l’an – 203, Magon le frère d’Hannibal est mortellement blessé au cours d’un combat naval qui l’oppose aux Romains au large des côtes corses.

Caton l’ancien (– 234, – 149), nommé questeur en Sardaigne et en Corse s'efforce, en l’an – 198, de chasser de l'Ile les usuriers et les grands négociants romains qui veulent instaurer leur règne de l'argent aux Corses.

On se souvient qu’en l’an – 190, Aleria reçoit de Rome le statut de Ville Alliée et que Caton l’ancien élu « censeur » rentre alors à Rome.

 

Huit ans plus tard, en l’année – 182 avant notre ère, on peut signaler de nouvelles révoltes en Sardaigne et en Corse.

Le prêteur Marcus Pinarius Rusca débarque l’année suivante (l’an – 181) avec 8.000 soldats et affronte les Corses en bataille rangée.

Il massacre plus de deux mille rebelles et exige des otages et un poids de 100.000 livres de cire.

Ça ne fait pas un pli, sitôt le dos tourné, en l’année – 179, nouvelle révolte des Corses : Ils en perdent 5.000 hommes et donnent 230 otages aux Romains. De plus leurs impôts sont doublés !

Dès l’an – 177, les Corses supportant très mal le joug imposé par les Romains, leurs révoltes deviennent de plus en plus fréquentes.

Donc l’année suivante, pour mater les irréductibles, en cette année – 176, deux légions, groupant 12.000 fantassins et 600 cavaliers, sont envoyées en Corse.

Il faut deux ans de bagarre pour que le prêteur Marcus Atilius gouverne le pays depuis Aleria (vers l’an – 174). Dont il fait le véritable chef-lieu de la province de Corse.

Et un nouveau soulèvement populaire oblige les Romains à intervenir : Cornelius Sulla débarque avec 5.000 fantassins et 300 cavaliers !

L’année suivante en l’an – 173, Caius Cicereius débarque de son côté de Sardaigne avec 1.550 légionnaires et 300 cavaliers pour combattre les quelques milliers de fantassins et 200 cavaliers montagnards corses.

La bataille qui fait rage toute l’année – 172, fera 7.000 morts et plus de 1.700 prisonniers corses.

Les Corses sont de nouveau imposés pour 200.000 livres de cire…

 

Et en l’an – 169, pour mater une nouvelle révolte, le Sénat de Rome décide l'envoi d'une armée consulaire de 50.000 hommes !

Ce qui n’empêche pas deux années plus tard (l’an – 167), puis en l’année – 164, de constater deux nouvelles insurrections des Corses.

Rome envoie, pour réprimer la dernière, Marcus Juventius Thalna qui écrase cette rébellion.

En – 163, sitôt Juventius décédé, les Corses reprennent aussitôt les armes contre les Romains.

Le consul Publius Cornelius Scipio Nasica (Nasica, encore un nom qui dira quelque chose à ma petite-sœur…) succède à Juventius Thalna.

Lui achève « la pacification » de l'Ile en l’an – 162 !

L'ordre romain règne en Corse dont Aleria est le chef-lieu : C'est la Paix romaine (Pax Romana) qui tiendra un demi-siècle !

Car cinquante ans plus tard, en l’année – 111 avant notre ère, le prêteur Cecilius Metellus est nommé en Corse, qui le supporte mal. Il met fin à la nouvelle révolte des Corses et à la conquête de l'Ile. Les Corses auront perdu, dans ces combats contre l’envahisseur romain, 12.000 à 13.000 hommes, soit près de la moitié de la population de l'Ile.

 

Se succède alors divers « chefs » : Le prêteur Quintus Antonius (Corse et Sardaigne) en l’an – 105, puis le consul Marius (– 157, – 86) jusqu’en – 93, qui fonde au passage « Mariana » sur l’emplacement de l’ancienne Nicée ou Nikaia, sur la rive gauche de l'embouchure du Golu, près de l'étang de Biguglia (derrière l’aéroport de Poretta-Bastia).

En – 100, il y installe d’ailleurs les vétérans de ses campagnes.

En l’an – 81, Lucius Cornelius Sylla (– 138 à – 78), dictateur de la République, envoie en Corse le consul Metellus Pius pour fonder une nouvelle colonie romaine, toujours sur le site d’Aleria, destinée, comme d’autres, à ses soldats vétérans.

Lui succède en l’an – 77 le consul Marcus Æmilius Lepidus qui meurt en Corse « de maladie et de regrets », à l’issue d’une énième révolte contre son collègue Catalus.

Pompee (– 106, – 48), en l’an – 67 avant notre ère, repousse victorieusement une attaque des pirates de Cilicie (des Turcs) en Méditerranée et en Corse.

Et il profite de sa toute neuve gloire pour faire tomber sous sa coupe la province de Sardina-Corsa.

Dix ans plus tard, en l’an – 57, Emilius Scaurus, beau-fils de Sylla, est nommé gouverneur de la Corse. Il sera jugé pour cupidité, puis acquitté.

Vous vous souvenez qu’il a été défendu lors de son procès par Marcus Tullius Cicero, dit aussi Ciceron (– 106, – 43).

L’année suivante (– 57), Pompee envoie pour légat en Corse, Quintus Tullius Cicero, le frère de Ciceron.

Et dix ans plus tard (– 47), Jules Cesar, organise une nouvelle colonisation d’Aleria. Il fait de cette région une colonie militaire de rapport.

La ville d’Aleria est considérée par les Romains comme une « CCVIRT » : « Coloni Coloniae Veneriae Iuliae Restituae Tertianorum » dans le texte.

L’année suivant, en l’an – 46, Jules Cesar se rend personnellement en Corse, à la tête d’une flotte. Il inspecte l’Ile pendant 27 jours. Et il considère la province Sardina-Corsa comme sa propriété particulière.

On retrouvera bien plus tard un dupondius (double sesterce) de Clovius, pièce en bronze datant de – 45 sur le site d’Aléria…

 

Diodore de Sicile, qui visite la Corse en l’an – 44, écrira au sujet de ses habitants, « qu’ils observent entre eux les règles de la justice et de l'humanité avec plus d'exactitude que les autres barbares. Ils sont toujours certains de retrouver leurs brebis, sur lesquelles chacun met sa marque, et qu'ils laissent paître ensuite dans les campagnes sans que personne ne les garde ».

Il note également la présence de nombreux petits cours d’eau... et rapporte que « l’Ile est très riche en bons mouillages » (Ce qui reste vrai encore aujourd’hui !).

Mais il ne cite seulement que deux villes en Sardina-Corsa : Calaris (Cagliari, en Sardaigne) et Nicée ou Nikaia (Mariana, en Corse).

Il évalue la population de l’Ile à 30.000 âmes.

Après la mort de Jules Cesar en – 43, le deuxième triumvirat (celui d'Octave, Antoine et Lepide), accorde la Corse, la Sardaigne et la Sicile, entre autres, à Octave (– 63, 14 après Jésus Christ).

Et ce dernier attribue une partie de ces terres à ses vétérans.

C’est en – 42 que l’écrivain-historien romain Salluste (– 86, – 35) fait état de la légende relative à la bergère ligure « CORSA » et son taureau, qui, en des temps reculés aurait découvert l'Ile, qui porte ainsi son nom, de Corsica.

Une ânerie…

 

En l’an – 40, Sextus Pompee, le fiston de Pompee, préfet de la flotte romaine, réclame et obtient du Sénat, après avoir affamé Rome (ses lieutenants Sextius, Menas et Menedoros interceptent tous les navires qui livrent le blé à la ville), par l’accord de Misène, les trois îles (Corse, Sardaigne et Sicile).

Ces trois-là installent en Corse une véritable base d’opérations pompéiennes, avec une flotte de galères rapides.

Mais en – 38, les mêmes se rallient à Octave et lui livrent l’Île, la flotte et toutes les troupes, dont trois légions et de nombreuses troupes légères.

La Corse devient province impériale (Provincia Cæsaris), partagée entre Octave et Rome.

En l’an – 32, Octave devient le véritable maître de la Sardaigne, de la Sicile et de la Corse. Il confie à Marius Vispanius Agrippa (– 63, – 12) le soin de retirer des chantiers corses, marins et navires.

Octave se montre « bienveillant » avec la Corse et installe vers l’an – 30 avant notre ère une partie des cinq cents mille citoyens romains et vétérans qu’il conduit dans les colonies.

Devenu empereur à perpétuité en – 27 sous le nom d’Auguste, Octave reconstitue la colonie d'Aleria et accorde aux Vanacini, la tribu du Capu-corsu, des Corses établis au bord de la mer que les romains connaissent, privilèges et bénéfices, en compensation des terres occupées par ses colons.

En – 24, la Corse ne dépend plus du prêteur de Sardaigne résidant à Cagliari. Elle est directement gouvernée par Rome.

Son gouverneur reçoit le titre de « Praeses ».

En l’an – 9, on note qu’Auguste et ses petits-fils sont attestés « Praeses d'Aleria ».

C’est l’époque où la Flotte de Misène mouille à Aleria et Mariana, ses bases avancées.

 

Strabon (- 58, + 25), le géographe grec, décrit la Corse en l’an – 5 avant notre ère comme une île qui est mal peuplée : « Le terrain y est âpre, et, dans sa plus grande partie, elle n'offre que des lieux de difficiles accès ».

L’année suivante, la Corse devient province autonome de Rome sous le règne d'Auguste.

Elle est ainsi détachée de la Sardaigne.

Un Christ est né au passage dans notre ère et en l’an 6 de notre ère, on retiendra qu’Aleria devient le siège du procurateur impérial qui administre la Corse.

 

On restera dans l’antiquité la prochaine fois, pour se rapprocher du moyen-âge…



[1] Ma « petite-sœur », et elle seule, notera la racine sémantique de « Cornelius », dont le nom va évoluer ensuite au fil de nos lignées familiales, les générations se succédant. Mais bon, il y a eu de nombreux « métissages-patronymiques » et de « cousinages » entre-temps !

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 05:33

On passe rapidement sur quelques « détails » préhistoriques…

 

Pendant environ 4 milliards d’années, notre planète se forme, la vie s’y développe, son atmosphère est profondément modifiée sous l’action des bactéries cyanogènes et la « Pangée » se disloque sous l’effet de la tectonique des plaques et de l’activité volcanique.

 

Ce n’est qu’autour de 500 millions d’années avant notre ère, dans la période de l'Ordovicien que la Corse commence véritablement son histoire géologique.

D’ailleurs, autour de 450 millions d’années avant notre ère, dans la période dite du Silurien, y apparaissent les premiers terrains fossilifères de Corse qui nous sont parvenus.

Dans la période du Carbonifère, autour de 350 millions d’années avant notre ère, l’ancienne « Tyrrénéide » (Téthys) disparue depuis, au niveau du bassin méditerranéen occidental, on note une remontée et une mise en place de l'ensemble granitique de la Corse qui fait partie du continent européen.

À la période du Permien, vers 250 millions d’années avant notre ère, c’est l’époque de l’amorce du déplacement du massif « corso-sarde », avec une possible rotation de ce massif par rapport au continent européen.

Vous n’étiez pas nés, mais je me souviens qu’il faut noter une intense activité volcanique dans le nord de la Corse.

C’est aussi de cette époque que date la mise en place du socle granitique de Bavella qui donnera ses fameuses « aiguilles » encore saisissantes de beauté, sous l’action des pluies acides.

La rupture du massif Ligure, entre la Corse et l’Estérel remonte à environ 200 millions d’années  avant notre ère : C’est la période Triasique.

 

Dans la période qui suit, la « Jurassique », autour de 155 millions d’années avant notre ère, se forment les dépôts calcaires et de schistes lustrés que l’on retrouve à l'ouest de la Corse.

Pendant les périodes Crétassiques, autour de 140 millions d’années avant notre ère, après de nouvelles périodes de régression et de transgression des mers sur les continents, le sud de l'Europe est soumis à des plissements qui font émerger la région des Alpes.

Et c’est autour de 50 millions d’années avant notre ère, pendant la période de l’Éocène, que se forme la mer Méditerranée, sur les ruines de la Téthys occidentale.

En témoignent des dépôts importants de nummulites au nord de Portu-Vechju, dont on a retrouvé quelques traces à Picuvaghja.

Entre 40 à 30 millions d’années avant notre ère, pendant la période de l'Oligocène, le continent nord méditerranéen occidental, qui réunit une partie de la Provence et des Pyrénées ainsi que la Corse et la Sardaigne, commence à se disloquer.

L'ensemble « Corso-sarde » amorce un déplacement vers le sud-ouest, par une rotation autour du Capu-corsu.

À l’occasion de la période du Miocène, autour de 25 millions d’années avant notre ère, la mer ligure isole la Corse du reste du continent depuis la région de Bunifaziu.

Rappelons qu’autour de 10 millions d’années avant notre ère, période dite Liocène, le niveau de la Méditerranée est alors de 150 mètres au-dessus de ses bords actuels : Je peux en témoigner, aucun « écolo » n’était là à se plaindre d’un « global-warming » ni à redouter une ère glaciaire dans nos débats de l’époque : Assez loin de la grande fatuité de « l’homo-politicus » actuel face à la nature !

Nous restions humbles, à l’époque…

 

Autour de 2,5 millions d’années (avant notre ère), pendant la période du Pléistocène, on a observé la migration en Corse d'une faune pléistocène par le pont tectonique entre les rivages de l'Ile et les côtes du continent italien.

Mais c’est autour d’1,5 millions d’années (avant notre ère) que se produit la dernière glaciation, finalement assez peu marquée dans l’île : Il est vrai que les hivers y étaient rigoureux, comme partout à l’époque, mais la vie poursuivait son développement vertigineux.

C’est vers 900.000 ans avant notre ère que la Corse, séparée du continent depuis plusieurs dizaines de millions d’années, reçoit une migration animale qui la repeuple de cervidés, de carnivores, de lagomorphes.

Mes ancêtres pénètrent sur l'Ile avec ces faunes importées pour servir de gibier sur patte, mais ne maintiennent pas très longtemps d’importantes relations avec le continent : Pour vivre heureux, vivons cachés … déjà !

 

On a retrouvé depuis, dans la grotte de Macinaghju, une faune résiduelle altérée par un long isolement en milieu insulaire datant de 60.000 ans avant notre ère.

Entre 50.000 et 10.000 ans avant notre ère, l’arrivée d’espèces nouvelles se produit. Elle amène en Corse et en Sardaigne les espèces qui ont constitué le peuplement sub-actuel des îles (ours, renards, cervidés).

Dans le tas, l’homo-sapiens-sapiens, tel que nous le connaissons s’est métissé avec l’homo-corsicus en s’intégrant parfaitement à la vie politique foisonnante de l’île.

Mais ce n’est qu’autour de 12.000 ans avant notre ère que le climat et la végétation de l’île trouvent leur actuel « cachet méditerranéen » qui fait son charme..

Pendant la période du Romanélien, autour de 10.000 ans avant notre ère, le paléolithique « corso-sarde », laisse de nombreuses traces d’ébauches d’œuvres d'art du Peuple de sculpteurs du sud de la Corse et les Pierres renflées, symboles de la gestation, si nombreuses dans la région de Portu-Vechju.

Autour de 9.000 ans avant notre ère, l’Homo-corsicus est désormais bien installé sur toute l’île.

 

On peut noter que le site de Stretta, près de San-Fiurenzu date de – 7.190 ans

Autour – 7.000 ans, c’est l’époque dite du prénéolithique, époque du plus ancien peuplement de la Corse prouvé à ce jour.

Deux ou trois groupes humains au moins vivent en permanence dans l'Ile depuis quelques siècles.

 

Les vestiges d'un foyer abritant un groupe humain, dans une grotte de l'Araghina Sennola, près de Bunifaziu (Sépulture dite de la « Dame de Bunifaziu ») date de – 6.750 ans.

Le site de Curacchiaghju, près de Livia, dans l'Alta Rocca (abris sous roches), date de – 6.610 ans.

On retrouve aussi des outils en rhyolite et en quartz sur le même site de Curacchiaghju datant de – 6.350 ans

60 siècles avant notre ère, pendant la période dit du « Néolithique-Cardial », la présence en Corse de groupes humains, vivant en autarcie, de culture mésolithique ou néolithique ancienne, d'origine encore mal établie, est installé sur les sites de Taravu, de Serra di Ferru, de Filitosa (visitable), de Barbaghju (dans le Nebbiu) et de l’Araghina.

 

L'agriculture, qui entraîne la sédentarisation, semble être le moyen de vie des groupes humains de l'Ile, ainsi que l'élevage (chèvres, moutons, porcs, bœufs), dès – 5.750 ans.

Autour de – 5.650 ans, l’outillage lithique est déjà en nombre : Silex, rhyolite, début de l'obsidienne. On en trouve trace sur les sites de Basi, d’Albertini (dans le Niolu), de Vizzavona, d’Aleria, de la Grotta Scritta (dans le Nebbiu), de Carcu Modria (à Cateri).

 

Autour de – 5.000 ans, dans la période du Néolithique-moyen la Corse est parfois victime des migrations Méditerranéennes.

Une civilisation dite de « Matera Capri » (en Basilicate, dans le sud de l'Italie), très prospère grâce à l'exploitation des gisements d'obsidienne, va toucher et féconder la Corse.

C’est aussi l’époque de l’apparition des « tuffoni », cavités creusées par l’érosion dans les roches cristallines ou métamorphiques et qui servent de sépultures collectives.

 

Vers – 4.700 ans, la présence de groupes humains vivant de la pêche, de la chasse et d'agriculture est attestée sur des surfaces assez larges et éparses. En témoigne le site de « l'Araghina Sennola » (– 4.500 ans).

La « Civilisation de l'Obisdienne » (– 4.000 ans), laisse des traces en Corse à travers des outils en obsidienne, d'excellente qualité et servant aux usages les plus courants, notamment sur les sites de « Curacchiaghju » (d'origine sarde), de « San Vincente », de « Sarté », en Castagniccia et à Carcu, en Balagne.

500 ans plus tard, (vers – 3.500 ans) la Corse est peuplée de pasteurs menant paître leurs troupeaux de chèvres en plaine durant l'hiver, en montagne l'été, utilisant les chaos de rochers pour nicher leur logis et pour enterrer leurs morts.

On date les premières vanneries de – 3.410 ans sur le site de « Scaffa Piana » (près de San-Fiurenzu), et celui de Basi.

     

Autour de – 3.000 ans, période dite du néolithique récent, mes ancêtres notent l’arrivée de navigateurs de Méditerranée Ibères, commerçants, pirates, pêcheurs et plaisanciers. C’est d’ailleurs l’époque de l’apogée du trafic de l'obsidienne, de l’utilisation du quartz, du cuivre, de la céramique.

La Corse est alors partagée en tribus côtières et groupes montagnards, qui cohabitent en paix en sociétés distinctes.

C’est aussi l’apogée de la civilisation « Basienne » et le développement du mégalithisme à l’instar du la vie continentale.

 

Vers – 2.600 ans, pendant la période dite du Chalcolithique, la Corse est l'une des premières régions du bassin occidental de la Méditerranée à pratiquer la métallurgie (les cuivres d’Aléria, sur le site Terrina).

Mais la période du Bronze ancien vient bousculer la métalurgie du cuivre vers – 2.000 : Les Corses reçoivent, adoptent ou transforment leurs connaissances venues d'ailleurs (sites de Sotta, La Grossa, Alta Rocca, Portu-Vechju, les Agriates, etc...) Le plateau de l'Araghina est presque déboisé. Les arbres y sont encore plus rares que vers l’an – 2.000 et le paysage dénudé est assez proche du maquis bas actuel.

Autour de l’an – 1.500 ans (période du mégalithisme), les dolmens (stazzone), menhirs (stantari ou paladini), monolithes font leurs apparitions, les îliens adoptant les coutumes des continentaux (sites de Venturosu, Belvide, Campumoru, Taravu, Sagone, Appricciani, Appietu, Calacuccia, Casamacciuli, Oletta, Pagliaghu, Ulmetu, Capula, vers – 1.450,  etc...)

 

Vers l’an – 1.400 ans, à l’âge du « Bronze moyen » les pinzuti continentaux estiment que les sociétés insulaires évoluent et que les Corses entrent dans leur « protohistoire ».

En fait, mes ancêtres voient l’arrivée des Shardanes et Torréens, des envahisseurs et conquérants, issus de Méditerranée Orientale et d’Asie Mineure.

Ils débarquent d’abord dans le sud et les golfes de Portu-Vechju et du Valincu, puis remontent vers le nord par les vallées de l'Ortulu, du Rizzanese, du Taravu, de l'Ospédale...

À l’époque dite du « Bronze final », les envahisseurs s'installent sur les côtes et le long de leur progression. Pour se défendre des insulaires réfugiés dans les montagnes et vallées, ils construisent des Torre et des Castelli dont ils laissent nombre de vestiges : Portu-Vechju, Altaghje, Livia, Cavru, Sarté, Moca’Croci, Filitosa...

Autour de l’an – 1.350 ans, la forêt s’est développée sur le plateau de l'Araguina.

La découverte d'une céréale et du plantain entraîne une agriculture développée. Et les fougères se développent en sous-bois.

 

On se souvient parfaitement du passage d’Ulysse à Bunifaziu, vers l’an – 1.200 ans (le « port des géants Lestrygons » cité par Homère).

Le fjord est en fait occupé par des Shardanes.

Les statues-menhirs armées (construites lors du mégalithique) par les Torréens sont détruites vers l’an – 1.100.

En l’an – 1.090 ans, la forêt constitue le quart du paysage, notamment sur la plateau de l'Araguina. Les graminées prennent de l'importance.

Quarante ans plus tard, c’est la construction du monument central de Filitosa.  Et la construction de la statue menhir de Renicciu, à Coghja.

Vers l’an – 900, les communautés corses vivent à l'intérieur de cellules d'habitat de deux types : Les abris sous roches, tels ceux de l’Araguina, de Curracciaghju, de Basi, de Filitosa, de Cucuruzzu, et les cités fortifiées (castelli), telles celles de Ceccia, de Torre, de Valle, d’Araghju, de Castinacciu...

Toutes sont situées dans le sud-est de l’île.

La sépulture de Cagnanu date des années – 800 avant notre ère.

Et sur les régions littorales, autour de l’an – 700, les Corses sont au contact des civilisations extérieures alors qu’à l'intérieur, les montagnards vivent repliés sur eux-mêmes.

 

Il faut attendre un siècle pour une fusion des deux types de populations, et que les habitants de la Corse deviennent le peuple des Corsi ou Korsi (du nom de leur terre).

Les Grecs appellent l'Ile Kyrnos, ou Kurnos ou Kyrne ou Korsica, les Phéniciens, Korsai ou Korsis…

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 05:27

Une « petite affaire » commencée il y a quelques 5 milliards d’années

 

2012, campagne électorale : Vous êtes parvenus jusqu’ici, un « petit-blog-politique » de peu d’importance, sans doute un peu par hasard, parfois par amitié, souvent par intérêt sur tes ou tel sujet traité dans ces colonnes ou tout simplement par curiosité.

« L’administrateur » y déverse ses « humeurs » du moment, ses interrogations sans intérêt et fustige à l’occasion l’immense fatuité de nos gouvernants et autres « sachants », parfois marqués du sceaux de la stupidité, de la crétinerie appliquée, en tout cas souvent « contre-productive » pour le bien-être des « gaulois de gauloisie » contemporains.

Il n’y en a pas beaucoup qui trouve grâce à ses yeux.

 

Néanmoins, pour un « blog-politique » en période de campagnes électorales finales (avril-mai 2012, puis juin de la même année), il va « se taire » : Nous ferons le bilan plus tard.

C’est le choix de vous laisser choir : Ne pas influencer votre opinion, surtout pas !

Nous verrons bien par la suite à quoi vos choix auront abouti : On en a pour 5 ans à nous en prendre plein la tronche.

Je vous promets un déluge délirant !

 

Mais bon, je ne vais pas laisser les « habitués » sans « news » : C’est une question de respect.

Alors, comme l’un d’entre vous, le plus fidèle, INCOGNITOTO (ou un autre, je ne me souviens plus), m’avait demandé de retracer l’histoire de la « Corsica-bella-tchi-tchi », où j’ai laissé mon âme, le sang de mon sang et pas mal d’ancêtres, nous allons profiter de ces quelques journées de « trêve-infernales », pour le satisfaire.

Et nous allons, dans cette attente et par la même occasion, occuper de la sorte nos quelques dimanches dominicaux, loin des bordées chahutantes des meetings des « homo-politicus » en charge de vous séduire à coup de slogans radieux.

 

Il faut dire aussi que depuis mon dernier « retour au source » dans mon maquis préféré, j’ai fini par mettre la main sur les archives familiales.

Tout n’y est pas, et d’ailleurs mes ancêtres ne sont évoqués et cités que deux douzaines de fois seulement (sur les 1.150 pages sous Word que ce texte contient), tellement, observateurs avertis des événements de l’Histoire de leur territoire, qu’ils en restaient humbles.

En revanche, tout ce qui est cité ci-après, est parfaitement vérifiable pour être authentique.

 

Et vous allez être surpris dès le premier « post » : Cette histoire de la Corse commence bien avant la formation de notre système solaire !

Si, et pour cause : Il aura fallu tout ce cheminement pour réaliser le chef-d’œuvre de la nature qu’est « l’île de beauté » … qui mérite bien son nom !

 

 

Au commencement donc, tel que ça se retrouve dans « mes » archives familiales, bien après la création de l’univers que nous connaissons, il y a une demie-dizaine de milliards d’années de ça seulement, une grosse étoile rouge fait le vide autour d’elle en phagocytant tout ce qui est « matière », y compris « mille soleils » (selon la tradition familiale habituellement retranscrite à plusieurs endroits).

Et comme la grenouille voulant être aussi grosse que le bœuf, elle finit en étoile-rouge géante et explosa à en disperser, après avoir « transmuté » en son cœur et à cette occasion, toute la gamme des éléments chimiques de la table de Mendeleïev et même bien au-delà des transuraniens.

(Rassurez-vous, s’il en reste encore quelques traces, la plupart de ces éléments radioactifs sont désormais inoffensifs).

 

Et le tout est parti à travers l’espace à des vitesses fantastiques, quasi-luminiques d’abord, puis ralentissant au fil du temps quand ils « poussaient » la matière environnante rencontrée de passage.

Ce « blast » formidable est parvenu à concentrer quelques « grumeaux » de matière un peu plus dense, laissant les lois de la gravitation universelle faire son œuvre autour de ce qui deviendra plus tard notre Soleil, qui a « pompé » la matière la plus « volatile », légère dirons-nous, pour « s’allumer » il y a environ 4,6 milliards d’années.

La matière, enfin les cendres de la supernova originelle, la plus lourde, ayant une énergie cinétique plus forte que les éléments légers, s’est finalement agrégée en planètes telluriques, à l’exception notable de la ceinture d’astéroïdes situées entre les orbites de Mars et de Jupiter : La planète future est en cours de constitution, contrariée en cela par les effets de marée de ses distantes voisines citées ci-dessus, qui ont tendance à disloquer ces agrégats.

 

Je vous raconte ça, parce que c’est vrai : Il se trouve que le voisinage immédiat du système solaire est connu sous le nom de « nuage interstellaire local », une zone relativement dense à l'intérieur d'une région qui l'est moins, la « Bulle locale ».

Cette bulle est une cavité du milieu interstellaire, en forme de sablier d'environ 300 années-lumière de large. Et elle contient du plasma à haute température de façon très diluée, ce qui suggère qu'elle est le produit de plusieurs supernovæ récentes (et rend dangereux les voyages intersidéraux dans cette partie-là de la galaxie : D’où une certaine « absence » de vaisseaux extraterrestre de civilisations aliènes, qui n’y envoient que des « sondes » à caractère scientifique. Il faut que cela soit dit, car souvent, les béotiens ufologues ignorent ce « détail » important).

On compte ainsi relativement peu d'étoiles distantes de moins de 10 années-lumière du Soleil. Le système le plus proche né à peu près du même phénomène est celui d'Alpha Centauri, un système triple distant de 4,4 années-lumière.

Alpha Centauri A et B sont deux étoiles proches ressemblant au Soleil, Alpha Centauri C (ou Proxima Centauri) en revanche est une naine rouge orbitant la paire à 0,2 année-lumière d'elle.

On retrouve ensuite les naines rouges de l'étoile de Barnard (6 années-lumière), Wolf 359 (7,8 années-lumière) et Lalande 21185 (8,3 années-lumière).

La plus grande étoile à moins de 10 années-lumière est Sirius, une étoile brillante deux fois plus massive que le Soleil autour de laquelle orbite une naine blanche nommée Sirius B. Elle est distante de 8,6 années-lumière et pour l’une d’elle, la plus grosse, n’est pas issue de la même lignée que notre Soleil et ses planètes.

Les autres systèmes dans ces 10 années-lumière sont le système binaire de naines rouges Luyten 726-8 (8,7 années-lumière) et la naine rouge solitaire Ross 154 (9,7 années-lumière), des « cendres de cendres » déjà éteinte.

La plus proche étoile simple analogue au Soleil est Tau Ceti, distante de 11,9 années-lumière. Elle possède 80 % de la masse du Soleil, mais seulement 60 % de sa luminosité.

Et la plus proche exo-planète ressemblant à la Terre que l'on connait, Gliese 581 c, est située à 20,4 années-lumière, elle-même « cendre » d’une autre explosion de supernovæ.

 

Il faut reconnaître aussi le cas particulier de notre système solaire à nul autre pareil (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a aucun autre « semblable ou comparable ») : Je m’explique.

D’après mes « archives familiales », le système solaire est situé depuis toujours dans la « Voie lactée », une galaxie spirale barrée d'un diamètre d'environ 100.000 années-lumière contenant à peu près 200 milliards d'étoiles.

Mais le Soleil réside dans l'un des bras spiraux externes de la galaxie, le bras d'Orion, à entre 25.000 et 28.000 années-lumière du centre galactique qui y évolue à environ 220 km/s et effectue une révolution en 225 à 250 millions d'années autour du noyau galactique (où réside un super-trou-noir peu actif pour avoir déjà « fait le vide » autour de lui).

Cette situation particulière du système solaire dans la galaxie est un des facteurs principaux de l'évolution de la vie sur Terre.

Car l’orbite du « bras d’Orion » est quasiment circulaire et est parcouru, à peu près à la même vitesse que la rotation des autres bras spiraux voisins, ce qui signifie qu'il ne les traverse que très rarement.

Or, c’est dans ces bras spiraux qu’hébergent nettement plus de supernovas potentiellement dangereuses et c’est sans doute cette disposition particulière qui a permis à la Terre de connaitre de longues périodes de stabilité interstellaire.

 

Car le système solaire réside également en dehors des zones riches en étoiles autour du centre galactique.

Près du centre, l'influence gravitationnelle des étoiles proches perturberait plus souvent notre nuage d'Oort et propulserait plus de comètes vers notre système solaire interne, produisant des collisions aux conséquences potentiellement catastrophiques pour notre écosystème.

D’autant que le rayonnement du centre galactique interférerait aussi avec le développement de formes de vie complexes. Même à l'endroit actuel du système solaire, certains scientifiques ont émis l'hypothèse que des supernovas récentes ont affecté la vie dans les derniers 35.000 ans en émettant des morceaux de cœur stellaire vers le Soleil sous forme de poussières radioactives ou de corps ressemblant à des comètes : Mais je n'ai pas retrouvé de traces de ce détail dans mes archives-familiales.

 

Parce que, toujours d’après ces archives-familiales de l’époque, le système solaire s'est formé à partir de la nébuleuse solaire il y a 4,6 milliards d'années par effondrement gravitationnel d'un nuage moléculaire géant, comprimé, rassemblé-là plutôt, par la supernova primordiale voisine d’antan et ses cendres résiduelles.

Ce nuage était large de plusieurs années-lumière et a donné naissance à plusieurs étoiles éparses, nos voisines immédiates.

Les études de météorites révèlent d’ailleurs et depuis des traces d'éléments qui ne sont produits qu'au cœur d'explosions d'étoiles très grandes, indiquant que le Soleil s'est formé à l'intérieur d'un amas d'étoiles et à proximité d'un certain nombre de supernovas.

L'onde de choc de ces supernovas a donc provoqué la formation du Soleil en créant des régions de surdensité dans la nébuleuse environnante, permettant à la gravité de prendre le dessus sur la pression interne du gaz et d'initier l'effondrement.

 

La région qui deviendra par la suite le système solaire, connue sous le nom de nébuleuse pré-solaire, avait un diamètre entre 7.000 et 20.000 UA et une masse très légèrement supérieure à celle du Soleil (en excès de 0,001 à 0,1 masse solaire).

Au fur et à mesure de son effondrement, la conservation du moment angulaire de la nébuleuse la fit tourner plus rapidement. Tandis que la matière s'y condensait, les atomes y rentrèrent en collision de plus en plus fréquemment.

Le centre, où la plupart de la masse s'était accumulé, devint progressivement plus chaud que le disque qui l'entourait. L'action de la gravité, de la pression gazeuse, des champs magnétiques et de la rotation aplatirent la nébuleuse en un disque protoplanétaire en rotation d'un diamètre d'environ 200 UA entourant notre protoétoile dense et chaude.

 

Ces faits historiques sont d’ailleurs confirmés par des études d'étoiles du type T Tauri – des masses stellaires jeunes n'ayant pas démarré les opérations de fusion nucléaire et dont on pense qu'elles sont similaires au Soleil à ce stade de son évolution – montrent qu'elles sont souvent accompagnées de disques pré-planétaires.

Ces disques s'étendent d’ailleurs sur plusieurs centaines d'UA et n'atteignent qu'au plus un millier de degré kelvins.

 

Après 100 millions d'années de ce petit jeu, la pression et la densité de l'hydrogène au centre de la nébuleuse devinrent suffisamment élevées pour que la protoétoile initie sa fusion nucléaire, accroissant sa taille jusqu'à ce qu'un équilibre hydrostatique soit atteint, l'énergie thermique contrebalançant la contraction gravitationnelle.

À cette époque, le Soleil devint une véritable étoile.

Les autres corps du système solaire se formèrent du reste du nuage de gaz et de poussières.

Les modèles actuels les font se former par accrétion : Initialement des grains de poussière en orbite autour de la protoétoile centrale, puis des amas de quelques mètres de diamètre formés par contact direct, lesquels rentrèrent en collision pour constituer des planétésimaux d'environ cinq kilomètres de diamètre.

À partir de là, leur taille augmentera par collisions successives au rythme moyen de 15 cm par an au cours des millions d'années suivants : C’est une moyenne.

Le système solaire interne était trop chaud pour que les molécules volatiles telles que l'eau ou le méthane se condensent : Les planétésimaux qui s'y sont formés étaient relativement petits (environ 0,6 % de la masse du disque) et principalement formés de composés à point de fusion élevé, tels les silicates et les métaux.

Ces corps rocheux devinrent à terme les planètes telluriques. Plus loin, les effets gravitationnels de Jupiter empêchèrent l'accrétion des planétésimaux, formant la ceinture d'astéroïdes.

Encore plus loin, là où les composés glacés volatiles pouvaient rester solides, Jupiter et Saturne devinrent des géantes gazeuses. Uranus et Neptune capturèrent moins de matière et leur noyau est principalement formé de glaces.

 

Dès que le Soleil produisit assez d'énergie, le vent solaire souffla le gaz et les poussières du disque protoplanétaire, stoppant la croissance des planètes. Par comparaison, les étoiles de type T Tauri possèdent des vents stellaires nettement plus intenses que les étoiles plus anciennes et plus stables.

 

Rappelons à l’occasion que le système solaire fait le tour de la Galaxie en 250 millions d'années. En même temps, il oscille de part et d'autre du plan galactique avec une période de 2 x 33 millions d'années. Il traverse donc ce plan toutes les 33 millions d'années ce qui constitue également la durée moyenne des étages géologiques de notre planète. Ces étages sont définis d'après d'importants changements dans la faune et la flore, parfois dus à des cataclysmes comme au passage Permien-Trias ou au passage Crétacé-Tertiaire.

Ces changements sont dus à des glaciations résultant de la rencontre de la Terre avec des nuages d'électrons du plan galactique.

Les dernières glaciations, celles du Quaternaire, se sont produites alors que le système solaire traversait le plan de la Galaxie en allant du Sud vers le Nord. Ces faits historiques indiquent pourquoi les glaciations étaient beaucoup plus prononcées dans l'hémisphère nord lequel recevait directement les électrons des nuages du plan galactique.

 

Car entre temps, la proto-Terre a été constituée, recevant son lot de « cendres », en deux objets : La Terre et la Lune.

Vous aurez d’ailleurs noté que la Lune s’éloigne insensiblement de la Terre, ralentissant sa vitesse orbitale de quelques fractions de pouillième de seconde tous les ans, jusqu’à ce qu’un jour elle soit totalement synchrone d’avec la planète Terre autour du point Lagrange n° 1.

Mais d’ici-là, notre Soleil aura tellement enflé qu’il est fort probable que notre planète ne soit plus qu’un désert de roches incandescentes, absolument invivable, voire qu’elle soit « avalée » par notre étoile.

On verra bien : Rendez-vous dans quelques centaines de millions d’années pour en recauser entre amis.

 

Car l’œuvre n’est pas terminée pour aboutir à la « Corsica-Bella-Tchi ».

Et c’est toute cette histoire qui va vous être contée, jusqu’à la dernière année du vingtième siècle : Après, c’est moi qui tient les archives-familiales et comme je suis un « bordelique », forcément, je n’ai pas fini de classer et répertorié tout ça.

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