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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 05:02

Un pacte en 35 décisions…

 

Assez curieusement, après les innombrables fuites du contenu du rapport sur la compétitivité industrielle, comme autant de tests de la volonté gouvernementale d’y donner une suite, sans oublier d’interpeller l’opinion publique, un séminaire gouvernemental s’est tenu pour valider un « pacte » dont on connaissait l’essentiel, là encore, dès avant qu’il ne se tienne !

Ou l’art de tenir en haleine la presse nationale…

Ainsi, la « mesure phare » a été annoncée dès mardi en huit, avant même d’avoir tenu ce séminaire, à savoir un « crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi » conditionnel.

Mais ce n’est pas tout, puisqu’il y en aurait 34 autres.

Décompte fait, je n’en ai dans ma besace que 13… je ne sais pas pour les autres.

Effet d’annonce encore, ou simple oubli de la presse économique restée « aux ordres » ?

 

Revue des « connues » :

 

1 – D’abord la mise en place d’une garantie publique pour les PME.

La Banque publique d'investissement apportera plus de 500 millions d'euros de trésorerie aux PME en 2013 via une nouvelle garantie publique.

Certes, beaucoup souffrent d’un défaut de fonds propres entravant leur développement qui pèse sur les bas-de-bilans.

Un demi-milliard, cela semble à la fois trop peu – que peut-on financer pour ce prix-là au juste ? – et beaucoup.

Et pourquoi l’État viendrait en concurrence avec les sociétés de cautions existantes ?

Mais c’est toujours bon à prendre comme d’une ultime bouée pour des projets tellement iconoclastes qu’ils ne trouvent aucune autre garantie de leur financement…

 

2 – L'État paiera plus vite

L'État va s'engager, « va » seulement, c’est dire si cela n’a rien d’évident, à parvenir à un délai de paiement de ses fournisseurs de 20 jours maximum d'ici à 2017 !

Les commandes publiques devront aussi concerner des PME et ETI innovantes à hauteur de 2 % en 2020.

Un véritable serpent des mers…

Qu’on en avait même inventé « l’affacturage » dans le temps … reculé.

Il n’empêche, entre l’émission d’une facture et le temps de traitement administratif de la facture, le Trésor a toujours besoin de 60 à 90 jours pour verser ce qu’il doit : Procédure de la séparation des pouvoirs !

Celui qui ordonne un paiement n’est pas celui qui paye…

Et puis bon, 2 % du volume des achats … en 2020, c’est une goutte d’eau dans un océan dans un délai qui ressemble fort « à la Saint-Glinglin ».

Saint célèbre, sanctifié pour faire concurrence loyale « aux calendes-grecques » !

 

3 – Les investissements d'avenir réorientés

Un redéploiement de près de 2 milliards de financements sera opéré en faveur de cinq priorités (innovations et filières, technologies génériques, transition énergétique, santé et économie du vivant, formation).

Cela facilitera la mise en œuvre d'une stratégie de filières, également portées par des dispositifs sectoriels au sein de la BPI.

Qui dit « redéploiement » dit aussi « glissement » d’une poche à une autre.

Autrement dit ce qui ira aux uns n’ira plus aux autres.

Que « les autres », ils vont donc souffrir plus que prévu…

Mais bon, voilà qui est typique d’une mesure régalienne qui vaut ce qu’elle vaut !

 

4 – Un Crédit d’Impôt Recherche préfinancé

Comme attendu, le préfinancement du crédit d'impôt recherche pour les PME sera assuré via la BPI.

Le problème, c’est que désormais celui-ci sera conditionné par un maintien des effectifs dans la durée.

Que de belles « embrouilles » à venir.

Dans le mécanisme annoncé, l’entreprise finance des « R&D » au fil du temps et en fait une totalisation une fois l’exercice clos.

Le « CIR » est directement imputé sur l’IS dû l’année finie, sous réserve des acomptes versés au fil des échéances.

En admettant que la BPI finance « en avance », de toute façon, le fisc peut toujours contrôler jusqu’à trois ans plus tard (parfois plus en cas de déficits fiscaux accumulés), vérifier que les conditions sont bien réunies et dans le cas contraire redresser l’entreprise… Qui rembourse sur sa trésorerie ainsi amputée…

La belle affaire !

 

5 – Les salariés au CA des entreprises

Il est prévu qu’il y aura au moins deux représentants des salariés au sein du conseil d'administration ou de surveillance comme membres délibérants dans les grandes entreprises.

Ils sont déjà présents mais sans voix délibérative.

C’est même une « astuce » de m’avait déjà indiqué il y a 20 ans « J-L. Baie-Fa » avec cette boutade : « Quand j’annonce à mon Conseil où siège mes syndiqués que j’ouvre une usine en Pologne, la seule chose qu’ils vérifient, c’est que je maintiens les effectifs sur les sites français. »

Et d’ajouter que comme ils sont tous intéressés au résultat du groupe (via la participation, l’intéressement et l’actionnariat-salarié), « ils ne disent rien tant que j’annonce un accroissement prévisionnel des résultats ! »

Un malin.

De là à en faire des tonnes, et toujours pour les 500 mêmes, ça finit par agacer !

 

6 – Les PME accompagnées à l’international

Quelques 1.000 PME et ETI devront bénéficier d'un « accompagnement personnalisé » à l'international, via la BPI.

Encore un serpent des mers…

 

7 – Les financements export dopés

Les dispositifs seront alignés sur les meilleures pratiques étrangères. Un « prêteur direct » public va être mis en place lors du collectif budgétaire.

Sauf qu’il s’agirait de déterminer « les meilleures pratiques » et de les adapter aux besoins réels des entreprises, n’est-ce pas.

On en entendait déjà parler sous « Giskar-A-la-barre »…

Et on nous avait même inventé la COFACE, qui « garantissait » les paiements…

C’est vrai que c’est un sacré moteur à l’exportation, notamment dans la vente des armes, des centrales nucléaires etc. aux États !

Je constate qu’on n’a donc pas beaucoup progressé, depuis !

 

8 – 25 % de « VIE » en plus

Matignon vise une hausse de 25 % du nombre de « VIE » (volontariat international en entreprise) en trois ans.

Et alors ?

Globalement, c’est l’apanage des grandes « ékoles-d’éliteux » dont les élèves font leur stage à l’étranger.

Histoire de voyager un peu et de se former « au monde » : Les voyages forment la jeunesse, dit-on.

Et parfois, elle s’installe durablement à l’étranger : C’est souvent le fruit d’une rencontre avec « l’âme-sœur ».

Bref, une façon comme une autre d’exporter notre matière grise…

 

9 – Une « Marque France »

Elle va être lancée pour promouvoir ce qui est fabriqué en France.

Là, j’en rigole !

Comme si ce label n’existait pas déjà dans le Beaujolais, le champagne, les Airbus et les marques de luxe de la cosmétique ou de la mode ?

En revanche, pour les taille-crayons, la bonneterie ou la baguette-parisienne, ce sera … vachement utile, tiens !

Reste que ça dopera peut-être le BTP, la vente des Rafales et des centrales nucléaires clé-en-main …

 

10 – Le haut débit partout

L'Internet à très haut débit sera déployé sur tout le territoire. Le schéma sera précisé début février 2013.

Ce qui fait qu’on ne saura pas dans quel délai, pour l’heure.

Ni à quel coût d’ailleurs.

Et puis il me semble que les progrès futurs, dans le domaine des NTIC, ça restera la mobilité, pas le filaire…

Mais ce que j’en dis ou rien…

 

11 – L'alternance en vedette

Le gouvernement veut doubler le nombre de personnes formées en alternance, sans fixer d'échéance.

Une bonne idée : C’est vraiment un fantasme de « sachant », ça, les ceux-ce qui sont passés directement de la case « apprenant à sachant » sans jamais passer par la case « main le cambouis » à blanchir sous le harnais de la loi des « emmerdements maximum ».

On va tous devenir des étudiants-éternels…

Sans rien produire : Faut dire qu’il a fallu à une ministre de la Recherche un BAC + 35 pour accéder à cette responsabilité, sous le « Chi », et un petite tour en orbite pour compléter le cursus…

 

12 – Des engagements fiscaux sur la durée

L'exécutif va confirmer la stabilité sur le quinquennat du crédit d'impôt recherche, de l'ISF-PME et du « Madelin », du statut des jeunes entreprises innovantes (qui sera même amélioré avec un retour des exonérations fiscales et sociales à leur niveau d'avant 2011), et des dispositifs « Dutreil ».

Grâce aux « pigeons » qui ont fait reculer les oukases gouvernementaux sur ces sujets.

Medef et autres, à la trappe, sur ce coup-là !

De vrais fossiles, que j’en rigole encore.

 

13 – Les tribunaux de commerce réformés…

L'objectif est de rendre la justice commerciale plus efficace.

Là franchement, à chaque mandature depuis les années 80, c’est la même rengaine.

C’est vrai que les TC sont des repaires de « Frangins-trois-points » que la République fantasme de supprimer… Au moins quant à leur influence.

Au moins sur les affaires de pognon…

On parlait déjà d’échevinage sous « Mort-Roy », de redécoupage sous « Barre-Bi-turique », et depuis toujours encore plus, jusqu’à « Bling-bling » qui en a fermé de nombreux en les regroupant.

Ça énerve profondément, et depuis le bas-moyen-âge, que les commerçants aient des juridictions expéditives, qui rendent leur justice, en application de la loi locale, dans l’urgence et l’immédiat requis par le monde des affaires.

Curieusement, si un TC peut rendre une décision en quelques semaines, s’autosaisir dans l’urgence d’une déconfiture annoncée, là où les tribunaux civils mettent des mois et des mois, parfois des années, leurs décisions ne sont frappées d’appel que dans 10 % des cas, alors que c’est presque le double, voire et tout cas plus d’un tiers pour les juridictions de droit commun…

Je ne vous raconte même pas l’insécurité juridique que cela génère !

Une fois de plus, une justice qui ne coûte pas cher puisqu’elle est le fait de bénévoles élus, rapide et efficace, est sur la sellette !

Passons…

 

Conclusion – au moins provisoire, puisque je n’ai pas la totalité des 35 mesures – « J’y-Aime-Air-Haut » semble s’agiter dans tous les sens : Ça fait beaucoup de mousse, mais finalement, il n’en sort rien de nouveau.

Et encore moins de « changement ».

Ils nous avaient pourtant dit que c’était « maintenant ».

À quand un « solide redressement » à travers une réduction drastique des dépenses publiques ?

« Bling-bling » s’était engagé à le faire et nous avait inventé la « RGPP ».

Avec les résultats particulièrement décevants qui lui ont valu de partir à la retraite anticipée.

Un sort équivalent attend-il notre premier ministre ?

Ce serait pour les semaines qui viennent, rapporte-t-on dans les « milieux-autorisés »…

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 05:02

Je ne m’en lasse pas…

 

« Le redressement est possible : la France a des atouts forts qu’elle doit valoriser »

 

Si le diagnostic à partager présente une situation d’urgence dans laquelle se trouve, non pas l’économie de « Gauloisie », mais sa seule industrie (12,5 % du PIB seulement…), justement « la désindustrialisation peut être combattue » affirme « Galle-Oie ».

 

Tout d’abord, parce que d’autres pays européens y réussissent : L’Allemagne bien sûr, mais aussi la Suède ou l’Italie du Nord peuvent également inspirer. Notamment quant aux bonnes pratiques à reprendre et adapter.

Ensuite, parce que notre pays présente de nombreux atouts, dont nous devons mieux prendre conscience que d’autres n’ont pas :

 

– Ce sont en premier lieu des pôles d’excellence mondiaux : L’industrie culturelle, le luxe, la pharmacie, l’industrie aéronautique et aérospatiale, l’industrie nucléaire, le tourisme.

Notre industrie a encore de solides positions. Ce sont également de grands groupes puissants plus nombreux qu’ailleurs. Beaucoup dénigrés, ils constituent cependant un avantage décisif dans la compétition internationale : lLs 200 premières entreprises françaises emploient 28 % des salariés des secteurs marchands, hors agriculture et activités financières.

Elles réalisent 62 % de la recherche industrielle et 50 % des exportations.

Mais justement, je note pour ma part que ces deux derniers secteurs s’accrochent encore à leurs positions : Leader dans les vignobles, challenger dans les industries-agro-alimentaire et la grande distribution.

Bien implanté sur des positions locales dans le monde de la finance…

 

– Contrairement aux idées reçues, le pays est une terre d’émergence de PME innovantes, souvent révélées par le programme des Investissements d’Avenir et par les projets collaboratifs des pôles de compétitivité. La création d’entreprises est plus active chez nous que chez la plupart de nos voisins.

Le problème des PME est de grandir sans se faire racheter, soit par les grands groupes nationaux (un moindre mal), soit, de plus en plus souvent, par des groupes ou des fonds étrangers parfois prédateurs.

 

– Notre « recherche-nationale » est mondialement reconnue. Certes, elle reste insuffisamment articulée avec le tissu productif, mais sa présence à très haut niveau, sur un large spectre, en fait un pilier de l’économie de la connaissance.

Nos ingénieurs et nos personnels techniques sont bien formés et sont appréciés à l’étranger. Il y a au pays un acquis d’expériences et de compétences industrielles qui reste considérable.

 

– La productivité horaire du travail en « Gauloisie laborieuse » est encore une des plus fortes d’Europe même si sa croissance ralentit de manière préoccupante : Le ralentissement des gains de productivité du travail par tête en France est continu au cours des deux dernières décennies : 1979-1989 : + 1,5 % ; 1990-1999 : +1,1 % ; 2000-2008 : + 0,8 %.

Cet avantage est par ailleurs compensé de manière négative par la faiblesse du couple durée du travail – taux d’emploi qui coûte cher et limite la croissance potentielle de l’économie : En 2009, le taux d’emploi reste inférieur de 6 points à celui de l’Allemagne, mais il est surtout inférieur de 15 points chez les jeunes (15-24 ans) et de 18 points chez les seniors (55-64 ans).

 

– Le prix de l’énergie électrique pour l’industrie est relativement bas et représente un avantage qu’il est primordial de préserver.

 

– Les infrastructures et les services publics sont de qualité : Ils constituent à ce titre un facteur d’attractivité et de productivité.

Il faut ainsi insister, en particulier, sur tout ce qui concerne la logistique des entreprises et la qualité des infrastructures de transports. Elles jouent désormais un rôle décisif pour l’activité industrielle, de plus en plus éclatée.

 

– Enfin, la qualité de vie en « Gauloisie » est un des atouts de notre pays qu’il ne faut pas sous-estimer pour la localisation des activités industrielles.

 

« Avec de tels atouts, il n’y a aucune raison que nous ne puissions pas réussir la reconquête de sa compétitivité industrielle. Aucune fatalité ne nous condamne à la désindustrialisation. Notre pays a toutes les capacités à être une terre d’industrie, dès lors qu’il se mobilise sur cet objectif » dixit le rapport…

 

C’est là, sur le dernier passage, que personnellement je diverge.

Parce que bon, il faut rester logique : Si l’industrie a vu sa part diminuer de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011, nous situant désormais à la 15ème place parmi les 17 pays de la zone euro, bien loin de l’Italie (18,6 %), de la Suède (21,2 %) ou de l’Allemagne (26,2 %), alors même que l’emploi industriel (hors construction) s’est également continuellement dégradé en passant de plus de 26 % de l’emploi salarié total en 1980 (5,1 millions de salariés) à 12,6 %, en 2011 (3,1 millions de salariés), soit une perte globale de  plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans, c’est qu’il y a des raisons.

 

Notamment la première : Le PIB ne faiblissant pas ou si peu, c’est que mécaniquement il a été créé dans d’autres secteurs d’activité.

On a peut-être perdu 2 millions d’emploi en 30 ans dans l’industrie, mais on en a créé 3,5 millions pendant la même période … ailleurs !

D’accord, on aurait dû en créer 5 millions pour maintenir les effectifs salariés des années 80 !

Justement un peu moins que ce qui a été perdu par la seule industrie (mécanique, minière, textile, sidérurgique, métallurgique, navale, etc.)

Et puis la seconde, qu’on retrouve dans les annexes dudit rapport : Qui a le plus mauvais taux de VA industriel ?

Le Luxembourg avec 8,34 % !

Quand même aberrant de faire l’impasse sur les secteurs de l’industrie des loisirs, celle des services à la personne, aux entreprises, de l’industrie de la distribution, du tourisme… qui créent de l’emploi et du PIB…

Là, j’ai mal à « l’Ouïe-Galle-Oie » : Lui ne se focalise que sur ce qu’il connaît, pour y avoir fait toute sa carrière rappelée ci-avant !

Comme quoi, on n’est jamais que le propre produit de son propre parcours…

 

Quand même aberrant de passer à la trappe cette industrie du logiciel, de l’imagerie, de la « carte à puce » en passant par le minitel, des nouveaux matériaux et nouvelles technologies informatiques et de la communication qui fait que nous restons encore « accrochés » dans le peloton de tête derrière des hyperpuissances que peuvent être les USA ou avoir été comme le Japon…

 

Nous ne sommes pas bons dans le « hard » (voir les échecs du « Plan calcul »), mais dans le « soft », même Dassault génère plus de profits sur la vente de logiciels qui fabriquent des avions que les avions eux-mêmes…

Comme disait l’autre, « Moi gaulois, j’étais câblé dès 1985. Aux USA quand on l’est depuis 1998, on fait figure d’ancêtre ! »

Bien sûr que demain, nos industries lourdes vont disparaître pour n’avoir à s’occuper que de ce qui fait l’intelligence d’un cube de lego, un luxe du vêtement : Je l’ai toujours dit, notre avenir est dans la « haute valeur ajoutée » et les emplois de proximité à « basse valeur ajoutée » pour le tout-venant qui accepte encore de se lever tôt et de s’éreinter à des tâches épuisantes.

 

C’est là où le rapport « Galle-Oie » pêche par ignorance ou malhonnêteté : Il s’agit pour mon pays de créer des industries nouvelles ex-nihilo, pas de replâtrer nos naufrages industriels qui ont débuté avec les nationalisations de « Mythe-errant », en commençant par les « hauts-fourneaux ».

Mettre l’industrie sous la coupe d’énarques et autres « sachants », voilà ce qu’il en advient : Une absurdité dogmatique !

Et pour ça, pas complétement aveugle pour autant, mais pas complétement fou non plus, « le Chef » il suppute bien qu’il faut rendre le pays « attractif », mais sans dire comment, alors que c’est une décision prise par « François III » tout seul comme un grand.

Il faut lui rendre cet hommage : « Réduire de 10 milliards le train de vie de l’État » !

 

Oui on peut faire mieux avec moins d’argent, c’est évident et c’est même la source de tout progrès et de « productivité » accrue, bien sûr.

Il faut suivre le mouvement lancé au nord de l’Europe, en Allemagne, en Italie, en Grèce, en Espagne, si on veut « rester de la partie », tous nos voisins en somme.

Alors on sortira de l’ornière qui nous mène dans le mur et fait rigoler, narquoisement, toutes les élites internationales (nous y reviendrons).

Bien sûr, il faudrait faire beaucoup, beaucoup plus pour rendre notre tissu industriel, celui qui nous reste encore vaille que vaille, 30, 40, peut-être même 100 milliards pour réduire nos déficits publics à rien.

Et curieusement, « le Chef », il ne nous cause que de « transferts ».

 

Vladimir a raison : Il faut jeter ce rapport.

Mais pas pour les raisons qu’il indique, ni pour celles qui font polémique, notamment parce qu’aucune des 22 propositions ne retient la baisse des dépenses publiques, comme l’annonçait pourtant toute la presse – comme quoi, y’en a d’autres qui ne savent pas lire – mais seulement parce qu’il ne dit pas ce qu’il y a à faire de réellement efficace.

 

Mais on l’a eu.

Et il a un immense mérite : Celui d’avoir fait « consensus » sur le diagnostic.

Et ce n’est déjà pas si mal !

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 05:01

L’amer constat !

 

Je reprends intégralement tellement c’est beau comme un camion neuf :

 

1. Un véritable décrochage

Le décrochage de l’industrie française, qui s’est amorcé dans les années 1970 s’est accéléré au cours de la dernière décennie, notamment par rapport à l’Allemagne, mais aussi par rapport à la Suède ou l’Italie. Toutes les analyses récentes convergent vers un même constat :

L’industrie française atteint aujourd’hui un seuil critique, au-delà duquel elle est menacée de déstructuration.

– La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011, nous situant désormais à la 15ème place parmi les 17 pays de la zone euro, bien loin de l’Italie (18,6 %), de la Suède (21,2 %) ou de l’Allemagne (26,2 %).

– L’emploi industriel (hors construction) s’est également continuellement dégradé : il est passé de plus de 26 % de l’emploi salarié total en 1980 (5,1 millions de salariés) à 12,6 %, en 2011 (3,1 millions de salariés), la France perdant ainsi plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans. L’accroissement de la concurrence étrangère, celle des pays européens comme celle de plus en plus présente des pays émergents, expliquerait entre un tiers et la moitié de ces destructions d’emplois sur la période récente (2000-2007).

– L’affaiblissement de l’industrie française se traduit par des pertes de parts de marché considérables à l’exportation : en Europe, premier débouché commercial de la France (58,4 % des exportations en 2011), la part de marché des exportations françaises est passée de 12,7 %, en 2000, à 9,3 %, en 20116. Sur la même période, les exportations intracommunautaires de l’Allemagne ont progressé de 21,4 % à 22,4 %.

Globalement, le solde de la balance commerciale est passé d’un excédent de 3,5 milliards d’euros en 2002 à un déficit de 71,2 milliards d’euros (soit 3,5 points de PIB), en 2011.

La balance hors énergie était de + 25,5 milliards d’euros en 2002, elle est de –25,4 milliards d’euros, en 2011.

Cette situation se répercute sur le déficit public et l’endettement de notre pays. La perte de compétitivité a ainsi des conséquences majeures sur l’économie française.

Les drames industriels, que la presse évoque tous les jours, émeuvent à juste titre l’opinion publique et lui donnent le sentiment que l’industrie « fout le camp » et, pire, que c’est irrémédiable.

 

2. Un cercle vicieux prix/hors prix bien identifié

L’industrie française n’a pas une spécialisation internationale sectorielle très différente de celle de l’Allemagne. Mais hormis certaines niches, elle est plutôt positionnée, à la différence de son concurrent d’Outre-Rhin, sur le milieu de gamme en matière de qualité et d’innovation. Elle a peu de facteurs différenciant et elle est de ce fait très exposée à la concurrence par les prix, alors même que ses coûts sont relativement élevés – à l’exception du coût de l’énergie – par rapport aux autres pays européens. Pour la même raison, elle a été particulièrement sensible à la hausse de l’euro tout au long de la décennie écoulée.

Elle se retrouve dès lors prise en étau entre :

– D’une part, l’industrie allemande positionnée sur un segment de gamme supérieur et qui, de ce fait, est moins sensible au facteur prix (L’élasticité des exportations aux prix est de 0,5 en Allemagne, 0,44 en Italie et 0,8 en France). Déjà protégée par le niveau de gamme de ses productions, l’Allemagne a fait de surcroît des efforts significatifs sur les coûts, notamment par le transfert d’une partie des charges sociales sur la fiscalité et une politique de modération salariale au long de la décennie. Il convient néanmoins de préciser que les activités de services ont été largement dérégulées ; elles offrent des salaires très bas qui participent à la compétitivité globale mais seraient, à juste titre, jugés inacceptables en France : L’Allemagne compte 6,8 millions de salariés pauvres qui touchent moins de 8,5 euros de l’heure et 2 millions qui touchent 4 euros de l’heure ou moins.

Cela a permis à l’industrie allemande de conforter ses marges, d’accroître ses investissements et ainsi son avantage comparatif ;

– À l’autre extrémité, des pays émergents, mais aussi certains pays d’Europe du Sud ou de l’Est, qui bénéficient de coûts unitaires de production plus faibles que l’industrie française. Ceux-ci leur permettent de renforcer leur compétitivité-prix et/ou d’investir pour à leur tour monter progressivement en gamme. Il n’est pas nécessaire de développer plus avant ce point s’agissant de la Chine ou de la Corée du Sud dont les capacités technologiques sont, chaque jour, plus impressionnantes ; mais le processus est également engagé pour l’Inde, le Brésil, le Mexique, la Pologne, la République Tchèque ou, désormais, l’Espagne.

Confrontée à cette double et grandissante concurrence, l’industrie française a été conduite à préserver sa compétitivité-prix au détriment de sa compétitivité hors-prix : afin de conserver des prix compétitifs, les industries françaises ont été contraintes de rogner leurs marges, entendues comme le rapport entre l’excédent brut d’exploitation (EBE) et la valeur ajoutée brute, qui ont baissé de 30 % à 21 % sur la période 2000-2011, alors qu’elles progressaient de 7 points en Allemagne. Cette évolution a eu pour conséquence de dégrader leur taux d’autofinancement (64 % en France en 2012 contre 85 % en 2000 et près de 100 % en moyenne dans la zone euro). La productivité globale des facteurs n’a pas progressé en France au cours de la dernière décennie du fait de l’insuffisance d’investissements de productivité (l’équipement numérique des entreprises et la robotisation sont clairement en retard : 34.500 robots industriels, avec une moyenne d’âge élevée, sont en service en France, contre 62.000 en Italie et 150.000 en Allemagne) et d’innovation dans le processus de production. Le renouvellement demeure le principal motif de l’investissement des entreprises, avec une moyenne de 26 % sur vingt ans, au détriment de la modernisation. Les investissements productifs liés à l’innovation (corporels et immatériels, …) ne couvrent pas le besoin correspondant dans l’industrie, estimé à 5 fois le coût de la R&D.

Pour les mêmes raisons, les entreprises françaises ont perdu du terrain sur les facteurs « hors prix » – innovation, qualité, service – par rapport aux meilleures industries européennes. L’industrie française ne parvient pas, sauf exception (luxe, aéronautique, nucléaire, pharmacie, certains produits agroalimentaires,…), à monter en gamme.

 

3. Des causes structurelles

Cette « prise en tenaille », particulièrement sensible depuis la fin des années 90, n’a pu se réaliser que parce que notre industrie faisait face à des faiblesses structurelles. Les facteurs macroéconomiques sont essentiels, notamment le poids de la fiscalité lié au niveau élevé des dépenses publiques. Le fonctionnement défectueux du marché des services – marqué par le poids des professions réglementées – génère également des surcoûts pour l’industrie.

Le « millefeuille » administratif et la superposition des structures déconcentrées (État) et décentralisées, le culte de la réglementation, couplé avec son instabilité, constituent un vrai handicap. Tous ces éléments ont été identifiés, notamment dans les rapports Attali sur la croissance dont nous partageons un grand nombre de préconisations non reprises ici pour ne pas « faire doublon ».

 

Nous développerons ci-dessous plus précisément les faiblesses spécifiques à l’industrie :

 

a. Le premier bloc de handicaps concerne la recherche, l’innovation et la formation, mal articulées avec l’industrie

– En 2010, les dépenses de R&D en France ont représenté 2,24 % du PIB. La France demeure parmi les pays les plus actifs de l’OCDE en matière de R&D publique. En revanche, la dépense de R&D des entreprises françaises a représenté seulement 1,4 % du PIB. Même en hausse par rapport à l’année 2008, les dépenses de R&D restent inférieures à celles des entreprises allemandes, finlandaises ou suédoises sur la même période (respectivement 1,9 %, 2,7 % et 2,3 % du PIB). La différence de poids de l’industrie dans le PIB dans ces pays n’explique qu’une partie de l’écart. Les crédits publics de soutien à la R&D sont proportionnellement moins orientés vers le développement économique que chez nos principaux compétiteurs. 5,4 % des entreprises industrielles allemandes ont bénéficié d’un financement public au titre de la R&D, en 2008, contre 1,4 % des entreprises industrielles françaises. Le Crédit Impôt Recherche (CIR), dont les effets positifs sont reconnus, joue un rôle décisif pour modifier cette situation défavorable.

– La formation initiale, hors celle des ingénieurs qui demeure un point fort, n’est pas suffisamment orientée vers les besoins de compétences de l’industrie. L’existence de tensions sur l’emploi dans de nombreux secteurs industriels, atteste de l’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins de l’industrie, tant au niveau de la formation initiale que de la formation continue.

– L’image de l’industrie – associée à des conditions de travail souvent caricaturées, à la pollution et au risque sur l’emploi – se dégrade, comme son attractivité auprès des jeunes, jusqu’aux ingénieurs. Plus généralement, l’entreprise est mal reconnue comme lieu de création de richesses.

 

b. Le deuxième bloc concerne des flux de financement insuffisamment orientés vers le tissu industriel :

– Les entreprises industrielles souffrent, en France, plus que les autres entreprises de certaines difficultés d’accès au crédit. La raréfaction du crédit – même si les taux restent bas – touche actuellement plus directement le financement de la trésorerie alors même que le crédit inter-entreprises reste défavorable aux fournisseurs. Les nouvelles règles prudentielles (Bâle III) pèseront inévitablement sur l’offre de crédit des banques.

– Mais la principale préoccupation pour l’avenir concerne l’évolution du financement en fonds propres. Signe préoccupant, la collecte de capital investissement régresse : elle reste de moitié inférieure à ce qu’elle était avant la crise (6,4 milliards d’euros levés en 2011 contre 12,7 milliards d’euros en 2008), freinant la croissance des PME, notamment chez les acteurs innovants.

Des outils ont été mis en place par les pouvoirs publics notamment les dispositifs de garantie et de quasi-fonds propres proposés par OSEO. Comme le Fonds Stratégique d’Investissement, ces mécanismes utiles ne compensent que partiellement le recul des financements privés.

Les règles d’affectation de l’épargne dite « réglementée » (livret A et livret de développement durable, dit LDD) garantissent le fléchage d’un montant minimal d’épargne vers les entreprises : Les banques doivent consacrer au financement des PME au moins 80 % des fonds non centralisés au fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations, soit 85,6 milliards d’euros fin 2009.

L’essentiel de cette épargne, particulièrement abondante en France, est cependant mobilisée vers le financement du logement social (part dite « centralisée » au fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations). Elle est, pour le moment, excédentaire.

S’agissant plus précisément des actifs gérés par les sociétés d’assurance, en principe adaptés aux financements de long terme et représentant des montants considérables (1.680 milliards d’euros fin 2010), seule une fraction limitée finance les sociétés non financières françaises (110 milliards d’euros, soit un peu plus de 5 %) et pratiquement rien ne va vers les PME et ETI non cotées. Les règles de Solvency II se sont, en outre, traduites par un retrait massif des compagnies d’assurance du marché des actions.

 

c. Le troisième bloc de handicaps porte sur la faiblesse de la structuration et de la solidarité industrielles.

L’industrie française est partagée entre :

– D’une part, de grandes entreprises – à vocation internationale – qui réalisent une part croissante de leurs activités hors de France pour des raisons de marchés, de coûts ou d’accès à des ressources technologiques ;

– D’autre part, de nombreuses PME. La France a une capacité de création d’entreprises appréciable, mais ces entreprises n’arrivent pas à grandir.

Les fameuses entreprises de taille intermédiaire (ETI) industrielles capables d’innover, de développer de nouveaux produits, et de les exporter, qui font la force du tissu industriel allemand ou italien, sont en nombre très insuffisant sur notre territoire. Elles ne structurent pas le tissu industriel. Il faudrait théoriquement doubler leur nombre – actuellement de l’ordre de 1.300 dans l’industrie – pour être au standard européen (celui de l’Allemagne, de l’Italie, ou même de la Grande Bretagne).

– Le tissu industriel est insuffisamment solidaire. En économie de marché, il est normal que les entreprises ne puissent se faire des cadeaux entre elles, mais elles peuvent reconnaître des intérêts communs et collaborer. Elles ne le font pas suffisamment en France à la différence, là aussi, de l’Allemagne ou de l’Italie. Toutes les entreprises qui fournissent des groupes français et des groupes américains ou allemands disent constater la différence.

Les filières, sauf exception, ne fonctionnent pas comme telles : les relations entre les grands donneurs d’ordre, leurs fournisseurs et les sous-traitants sont souvent dégradées, en tous cas, insuffisamment explicitées et organisées ; elles n’identifient pas les intérêts communs.

Il en est de même des solidarités territoriales : elles s’expriment encore trop peu, même si les pôles de compétitivité constituent une avancée significative dans ce sens.

– Il convient d’ajouter que les délocalisations ont trop souvent porté en France sur l’ensemble des processus industriels concernés, à la différence d’autres pays qui ont su conserver sur leur sol les éléments les plus critiques de ces processus (segments de haute technologie, assemblage). L’impact déstructurant de ces délocalisations sur les filières industrielles en a été amplifié.

 

d. Enfin, le dialogue social est insuffisamment productif.

Le marché du travail fonctionne mal. Le dialogue social en France éprouve de réelles difficultés à aborder suffisamment tôt les problèmes liés aux bouleversements que connaissent les entreprises et leur environnement.

Les postures l’emportent sur l’écoute réciproque ; un climat de méfiance s’installe trop souvent et interdit la recherche en commun de solutions aux problèmes de l’entreprise. Les échanges sur la stratégie, souvent formels, ne prennent pas de consistance. Les pays qui réussissent sont pourtant ceux où le dialogue social est porteur de dynamiques favorables à l’entreprise et à ses salariés.

Le marché du travail fonctionne globalement mal. Le contrat à durée indéterminée est jugé trop rigide par les entreprises et il est contourné par le développement de contrats qui n’offrent pratiquement aucune protection (CDD, intérim, contractuels in situ, sous-traitances diverses) et qui ne créent qu’un lien très précaire entre l’entreprise et le salarié. Pôle emploi lui-même éprouve de réelles difficultés à faire face à la dégradation de l’emploi et est très insuffisamment articulé avec les structures de formation.

 

Bref, rien que du très convenu…

Mais comme c’est clairement clair et exprimé de façon convaincante, chiffré par-dessus le marché, je n’ai pas pu faire l’impasse en reproduisant ce texte pour le moins limpide de toutes nos tares congénitales, fruits d’un accumocellement d’infortunes diverses des dogmes ambiants et contradictoires depuis 30 ans.

En attendant, tout cela confirme mon pronostic posé dans les années 90 :

« Demain, il n’y aura en « Gauloisie économique » que deux grands secteurs de proximité. Un gros tiers (sinon plus) d’économie publique tourné vers les personnes locales, un autre gros tiers d’acteurs « privés » tournés vers la même cible, toutes « non-délocalisables » mais à faible marge, survivant sur leur marché étriqué.

Et un petit-tiers d’entreprises tournées vers le monde entier, la seule à être à « haute-valeur ajoutée » qui financeront le reste.

Il s’agira donc de rester attractif pour celles-là »

 

Aujourd’hui, je me demande donc quelle va être la répartition d’après-demain, si « François III » accélère la pression sur « les riches », à « haute valeur ajoutée » qui sont délocalisables par essence et déjà tournés à international,  jusqu’à quand les « privées-locales » pourront financer l’activité publique-locale ?

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 05:03

Quand un énarque-HEC fait la leçon…

 

Voilà un pur produit de l’élite-éliteuse de mon pays qui se fait payer pour énoncer quelques vérités incontournables sur le sort du pays.

Moi, j’aime bien.

L’ex-Président de la SNCF de juillet 1996 à juillet 2006, qui a été nommé co-président d'EADS le 2 juillet 2006 et PDG d'Airbus le 9 octobre de la même année pour devenir le 14ème patron le mieux payé du pays avec 2,52 millions € en 2008 est pour le moins … « mesuré » (22), pour le coup.

 

On note dans sa biographie que le 10 octobre 2011, il fonde La Fabrique de l'Industrie, un laboratoire d'idées, destiné à ouvrir et stimuler la réflexion sur les enjeux et les perspectives de l'industrie. Mais pour la bonne bouche, il est également président de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), une fédération française d'organismes et d'associations proposant aux personnes en situation de grave détresse sociale un accueil, un hébergement et une aide à la réinsertion sociale (par le logement donc, archi-subventionné).

 

Le 6 juin dernier, il est nommé commissaire général à l'investissement en Conseil des ministres. Et le 11 juillet dernier, il est chargé par le Premier ministre de la rédaction d'un rapport sur la compétitivité industrielle (c’est marqué en toute lettre dans sa lettre de mission, VLADIMIR), qu'il remet lundi dernier.

 

Petit-rappel du bonhomme :

– 1972-1981 : direction du Trésor, ministère des Finances,

– Mai 1981 : directeur de cabinet du « Che », ministre de la Recherche et de la Technologie,

– Septembre 1982 : directeur général de l’Industrie, Ministère de l'Industrie,

– Octobre 1986 : chargé de mission au ministère de l’Économie, des Finances et de la Privatisation,

– Mai 1988 : directeur de cabinet du « Che », ministre de la Défense,

– 5 juillet 1989 : PDG de la Snecma,

– Juin 1992 : PDG de l’Aérospatiale,

– Juillet 1996 : président de la SNCF,

– 2 juillet 2006 : co-président d'EADS,

– 9 octobre 2006 : président d'Airbus,

– 16 juillet 2007 : président d'EADS et Président d'Honneur de la Fondation EADS,

– 6 juin 2012 : commissaire général à l'investissement, dans le cadre du Programme des investissements d'avenir (ex. « Grand emprunt »)…

Un « bonne connaissance » de l’entreprise privée, donc… mais publique !

 

Il est également membre du conseil d’administration d’Air-Transe, membre du conseil d’administration de l’École Centrale de Paris, président du groupe de réflexion sur l'industrie, « La Fabrique de l'Industrie », et donc président de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale.

Mais aussi après avoir été membre du conseil d’administration de Thales, président du conseil d'administration de l'Association nationale de la recherche et de la technologie.

Bref, une « pointure », bien dressée sous les ors des palais républicains et des entreprises d’État qui lui ont bien rendu…

Alors qui mieux que lui, à part « D’jack @-Tali » (pris comme le pluriel de « talus »), dont il dit s’inspirer sans reprendre ses propositions pour éviter de faire « des doublons », peut faire quelques propositions d’apparatchik ?

Où s’il « s’inspire » du fameux rapport aussi vite enterré qu’il y a 5 ans, le sien va donc avoir un destin équivalent, non ?

 

Commençons par le commencement : De quoi s’agit-il ?

Bé de 22 propositions :

 

1ère proposition : l’État s’engage à ne pas modifier cinq dispositifs, au moins, au cours du Quinquennat :

- le crédit impôt recherche ;

- les dispositifs dits « Dutreil » favorisant la détention et les transmissions d’entreprises ;

- la contribution économique territoriale (68 modifications de la taxe professionnelle en 35 ans !)

- les incitations « sociales » aux jeunes entreprises innovantes, rétablies à leur niveau de 2010 ;

- les dispositifs en faveur de l’investissement dans les PME, notamment « l’IR PME » et « l’ISF PME » (annonce du Président de la République à la Remise des Prix de l’Audace Créative).

S’il n’y avait que celles-là à « ne pas toucher », ce serait déjà très bien, car la proposition vise à sécuriser l’existant (sanctuariser sans amélioration ?), en fait pour donner de la « lisibilité » aux chefs d’entreprises … industrielles !

 

2ème proposition : introduire dans les Conseils d’Administration ou de Surveillance des entreprises de plus de 5.000 salariés, au moins 4 représentants des salariés, sans dépasser le tiers des membres, avec voix délibérative, y compris dans les comités des conseils.

Un gros délire, mais passons…

L’objectif est plus fin que ça : Sous-jacent, il verrait bien d’introduire :

– Le droit de vote double serait automatiquement acquis après deux ans de détention des actions, l’Assemblée Générale ne pouvant le remettre en cause qu’à la majorité des 2/3 ;

– Un seuil de détention des actions entraînant automatiquement le lancement d’une OPA abaissé de 30 à 20 ou 25 % pour lutter contre les prises de contrôle « rampantes » et déstabilisantes ;

– Un équilibre des points de vue plus favorable au long terme au sein des conseils d’administration ou conseils de surveillance des entreprises d’une certaine taille (justement les entreprises de plus de 5.000 salariés) qui serait assuré par la présence, au-delà des actionnaires et du management, d’au moins 4 représentants des salariés (sans dépasser le tiers des membres).

Et de préciser : « Ils auraient, comme les autres administrateurs, voix délibérative, y compris dans les comités des conseils. Ils seraient, bien sûr, soumis à l’obligation de confidentialité. Un des administrateurs de ce collège, pourrait être extérieur à l’entreprise et nommé par le syndicat le plus représentatif.

La France rejoindrait ainsi les 12 pays européens qui ont mis en place la représentation des salariés dans les organes de gestion des entreprises privées d’une certaine taille. »

S’il s’agit de retirer du marché des OPA hostiles les quelques centaines d’entreprises de grandes entreprises en faisant avaler des « pilules empoisonnées » à ses prédateurs, pourquoi pas.

Mais il y a d’autres solutions plus efficaces et puis ça dévalorise les titres en bourse et donc la capacité à lever des fonds propres desdites entreprises…

Un peu contre-productif, en somme !

 

3ème proposition : créer un Commissariat à la Prospective, lieu d’expertise et de dialogue social.

Encore un « bidule » ?

Mais pour accompagner chaque Loi de Finances d’un rapport sur la situation de l’appareil productif fondé sur les travaux du Commissariat.

Comme si il ignorait que le Parlement a déjà toute latitude pour enquêter via des commissions parlementaires sur n’importe quel sujet qui touche à la Nation…

 

4ème proposition : créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu’à 3,5 SMIC – de l’ordre de 30 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique.

Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales.

On sait déjà le sort qu’il en sera fait par les équipes de « François III ».

Nous y reviendrons à l’occasion, mais il ne s’agira pas d’un « choc » mais d’une lente « budgétisation », autrement dit « fiscalisation », et partielle seulement…

 

5ème proposition : mener les recherches sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste.

Fermer le ban.

Pourtant, l’homme insiste bien sur les effets bénéfique pour l’industrie (donc le tissu économique, donc sur le PIB et la balance commerciale, sur l’emploi, etc.) de l’avantage de bénéficier de « l’avantage Giskard » d’avoir une énergie « pas chère » (des infrastructures abondantes, des formations de pointe, un savoir-faire de haut niveau etc. Nous y reviendrons).

Et là il constate que bien des pays sont en avance sur le sujet, alors que nous freinons des « quatre-fers » sur le sujet pour d’obscures raisons dogmatiques et minoritaires.

De quoi me rappeler (ce sera le sujet d’un autre post … peut-être) l’affaire des britanniques qui avait inventé une loi anti-automobile pour protéger leur industrie du rail, obligeant chacune d’elle en circulation à être précédée d’un piéton agitant un drapeau rouge…

Résultat, ils ont loupé la montée en puissance de l’industrie automobile, pendant qu’en « Gauloisie ingénieuse » elle fleurissait comme coquelicots au printemps !

 

6ème proposition : aligner les conditions de crédit et des garanties export, en volume, quotité et taux sur le meilleur niveau constaté dans les pays avancés et créer un « prêteur direct » public.

On a déjà : La Coface et Oséo…

 

7ème proposition : sanctuariser le budget de la recherche publique et celui du soutien à l’innovation sur la durée du quinquennat.

Là encore, il s’agit de pallier le déficit relatif de « R&D » des entreprises privées, partant du principe qu’on est en retard sur le sujet et que sans innovation, notre tissu industriel ne fera que péricliter…

En fait, comme tous les « énarques », il « copite/collage » ce qui fonctionne ailleurs, sans pour autant se demander pourquoi nos « industrieux » ne font pas la même chose qu’à l’étranger.

Parce que naturellement, il y a des raisons sur lesquelles il n’évite pas de faire l’impasse…

 

8ème proposition : créer un mécanisme d’orientation de la commande publique vers des innovations et des prototypes élaborés par des PME : objectif de 2 % des achats courants de l’État.

Pas cher…

Même cause même effet, n’est-ce pas…

 

9ème proposition : créer, au sein de la BPI, un produit constitué d’actions de préférence sans droit de vote (bénéficiant en contrepartie d’une rémunération privilégiée).

Il ne le sait pas, mais c’est en cours de fabrication, seulement pour l’économie solidaire et associative… comme d’un ban d’essai.

J’y reviendrai quand j’aurai plus de précisions sur le sujet.

Mais en effet, pourquoi ne pas augmenter les fonds-propres des entreprises avec des titres sans droit de vote mais à dividende prioritaire ?

Actions, cessibles et négociables qui existent déjà dans l’arsenal juridique, aux côtés des actions classiques, des obligations à options et même des actions « amorties » !

 

10ème proposition : élaborer un équivalent du « Small Business Act », comme cadre de cohérence des dispositifs en faveur de la croissance des PME.

Depuis le temps qu’on en parle !

C’est sans doute ce qui a permis l’émergence de la plupart des industries innovatrices aux USA et en Angleterre ces dernières décennies.

Mais chez ceux-là, il y a aussi un statut du « business-angel » et du « capital-risker » aux avantages fiscaux sans commune mesure avec les taxations « des pigeons » et de notre nouvelle tranche à 75 %.

Bref on tourne le dos au dispositif pourtant si prometteur…

 

11ème proposition : conditionner les soutiens de l’État aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants.

Très drôle.

Un retour aux sous-traitants en « auto-entreprenage » ?

Avouez qu’il y a de quoi rire…

 

12ème proposition : renforcer la gouvernance et les moyens des comités de filières de la CNI.

Oui, bon…

 

13ème proposition : donner aux Régions la responsabilité de coordonner l’action des différentes structures régionales en charge de promouvoir l’innovation et le développement de l’industrie, ainsi que d’animer le dialogue social.

Voilà bien une mesure qui peut générer le meilleur (une véritable dynamique créée par des élus qui n’y connaissent rien), comme le pire (22 droits différents contre toute attente de l’Unité de la Nation et de son corpus législatif).

Là, j’ai des doutes…

 

14ème proposition : systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d’administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national.

Oui, absolument, sauf que « les entreprises », elles n’ont pas le temps. Il n’y a que des « fonctionnaires-syndiqueux », les permanents des grandes centrales syndicales qui peuvent y aller et toucher les jetons de présence…

 

15ème proposition : doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat.

D’ac !

On parle même de 500.000 dixit « J’y-Aime-Air-Haut »…

À condition que ce soit l’entreprise qui demande pour son salarié, dans le cadre du DILF, quand il s’agit de faire évoluer le salarié dont on sait pouvoir user de ses compétences nouvellement acquises…

Pas la peine de former des « alpha ++ » si c’est pour les mettre au chômage la faute à ne plus avoir besoin de lui dans la boutique qui paye la formation !

 

16ème proposition : demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en œuvre d’un compte individuel de formation, « crédité » soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne.

Un détail, mais qui peut être retenu… sous les réserves ci-dessus.

 

17ème proposition : confirmer aux Commissaires aux comptes qu’ils doivent obligatoirement joindre à leur avis sur les comptes de l’entreprise, un rapport sur le crédit interentreprises. Prévoir des sanctions administratives (DGCCRF) en cas de manquement aux règles sur les délais de paiement.

Comme si ce n’était pas déjà le cas !

Quelle ignorance…

 

18ème proposition : allonger la « durée » des contrats d’assurance vie par une adaptation de leur régime fiscal ; avantager fiscalement les contrats en unités de compte (c'est-à-dire investis en actions) et les « contrats diversifiés » par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

Et c’est qui qui va souscrire aux emprunts d’État en vue de son indépendance à favoriser par rapports aux marchés ?

Mais derrière cette mesure, il s’agirait d’orienter l’épargne populaire, non plus vers les logements sociaux (dit à long-terme), mais vers l’industrie…

Le Cac 40 quoi…

 

19ème proposition : doubler en cinq ans la capacité de France Investissement (BPI) à développer des partenariats public-privé dans le domaine du capital-investissement pour soutenir les entreprises ayant de forts besoins d’investissement au moment de l’industrialisation de leurs innovations.

Pourquoi pas ?

 

20ème proposition : donner au CGI la mission de porter trois priorités techniques et industrielles : (1) les technologies génériques, (2) la santé et l’économie du vivant et (3) la transition énergétique.

Ok : Pourquoi pas !

Mais il n’y a pas que ça dans la vie des entreprises : Il faut aussi donner à becqueter à tout le monde, les loger, les habiller, entre-autre.

 

21ème proposition : accompagner toutes les décisions européennes concernant la concurrence d’un avis d’experts économiques et industriels extérieurs à la Commission ; cet avis serait public.

Encore un « bidule » ?

De toute façon, ce serait au Parlement Européen d’en décider, non ?

 

22ème proposition : autoriser les entreprises qui le souhaitent à faire présider le Comité d’Entreprise par un représentant des salariés.

Arf !

De toute façon, ce sont déjà eux qui la clé du coffre et de la caisse…

 

En bref, rien de transcendantal dans ces 22 propositions pour le moins un peu décevantes.

En revanche, et c’est là où c’est curieux, le diagnostic de l’état du pays, non seulement tout le monde peut en être d’accord tellement c’est clairement exposé (nous y revenons dès demain), mais il n’en tire pas les mêmes conclusions que chacun devrait en tirer, à savoir que mon pays à de l’avenir, mais pas dans l’industrie.

 

Alors pourquoi encore claquer du pognon supplémentaire pour sauver ce qui ne peut plus l’être ?

C’est à se demander…

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 05:09

Les dires de notre prix Nobel de l’humour politique

 

Nous vous invitions, il y a quatre semaines dans cette rubrique, à vous incliner avec respect à l’attribution du prix spécial du jury, décerné à l’occasion du dixième anniversaire de l’organisation à « Raf’-la-main-sur-le-cœur » devenu sénateur, pour l’ensemble de sa splendide carrière d’humoriste-politique.

 

J’ai donc posé la question à Jean-Marc, notre « spécialiste » de l’humour graveleux dont je vous épargne la plupart des dires (pour cause d’obscénité assidue) : C’est quoi une « raffarinade » ?

Et, gentil-garçon qu’il est, il m’a instruit avec patience pour me-nous dresser une liste non exhaustive de quelques-unes devenues célèbres.

Que je vous livre in petto :

 

« Notre route est droite, mais la pente est forte. »

(Presqu’une double contrepétrie…)

 

« Win, the “yes” needs the “no” to win, against the “no”. »

Absolument intraduisible : Mais globalement il a dû vouloir dire que « le « oui » a besoin du « non» pour gagner contre le « non », ou quelque chose d’approchant !

 

« Je vous recommande la positive attitude. »

Qui peut mieux le dire…

 

« On n'a pas besoin d'être en pyjama pour exprimer ses convictions. »

À poils, c’est « Du Pareil Au Même »…

 

« Il vaut mieux un bilatéral approfondi qu’un multilatéral confus. »

Aurait-il oublié de se latéraliser ?

 

« Il est curieux de constater en France que les veuves vivent plus longtemps que leurs maris. »

On se demande, effectivement…

 

(À Bernadette Chirac) « Merci de nous montrer que la victoire n'est pas facile, qu'elle se gagne étable par étable, commune par commune. »

Pénitent à la recherche du « petit-Jésus » ?

 

« Je ne suis pas énarque, je parle directement comme je suis. »

Et il en sait quelque chose, croyez-moi !

 

« Quand le cheval trébuche c'est le cavalier qui doit se sentir responsable. »

Pensée hautement philosophique du cavalier le kul chu dans le fumier…

 

« Je suis né près de Cognac, la patrie de Jean Monnet. Le sang de l'Europe coule dans mes veines. »

À l’éthylotest, ça donne quoi ?

 

« L'avenir est une suite de quotidiens. »

Jean-Marc dit la même chose du passé…

 

« La route, elle est faite pour bouger, pas pour mourir. »

(Encore une contrepèterie…) Et tous les chemins mènent à Rome ou à sa dernière demeure, c’est bien connu.

 

« La rue doit s'exprimer mais ce n'est pas la rue qui gouverne. »

 

« Le citoyen est un piéton de la République. »

 

« Les jeunes sont destinés à devenir des adultes. »

Voilà qui est osé…

 

« Est-ce que j'ai l'air d'un psychosé ? »

Parfois, on se posait la question, justement…

 

« J'ai mes rondeurs mais j'ai mon énergie. »

Celle des « mous » ?

 

« Je suis le pilote de l'Airbus gouvernemental. »

Belle ambition !

 

« Je ne travaille pas pour moi, je n'ai pas un ego hypertrophié. »

Il Bosphore pour sa retraite de cumulard…

 

« Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres. »

Jusqu’à en trébucher, la faute au cavalier ci-dessus…

 

« La modestie, ça ne se proclame pas, ça se vit. »

Magnifique, n’est-ce pas ?

 

« J'aimerais un jour être globe-trotter. »

Ça ne lui suffit pas les TGV Paris-province…

 

« Si on met la voiture France à l'envers, nous n'aurons plus la capacité de rebondir. » (Le Canard enchaîné, 6 décembre 2006)

La faute au défaut d’amortisseur sur le capot…

 

« Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens. »

Abyssal !

 

« Il vaut mieux pour Poitou-Charentes être au Nord du Sud qu'au Sud du Nord. »

Parce que les Sarazins sont devenus gâteaux gâteux.

Bref, une boutade qui vaut pour un centriste…

 

« Qui sème la division récolte le socialisme. »

A contrario : Qui sème l’ignorance récolte le nationalisme ?

 

« Le tour de taille n’est pas un handicap au Sénat. »

Bien vu !

 

« Face à beaucoup d'insouciances dans cette campagne, ma conviction : la gravité de la crise c'est la crise de la gravité. »

Voilà de quoi en choir …

 

« Ça, c'est le plus grand livre d'espoir depuis la bible. » (à propos du dernier livre de Denise Bombe-Ardier).

Et encore, il n’a pas lu les « Versets sataniques »…

 

Bon, ce n’était que quelques-unes.

À en penser que les conseils des ministres ne devaient pas être si drôle que ça sous « son règne », finalement…

 

Bon week-end à toutes et tous !

 

I3

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 05:03

Je sens que je les aime, finalement…

 

On n’en avait pas autant du temps de « Bling-bling » et de « Fifi-le-déchu ». Pourtant avec eux, c’était tous les jours.

Mais la qualité n’y était pas.

 

Là, c’est merveilleux : Non seulement c’est tous les jours aussi, mais question qualité, c’est quand même d’un niveau supérieur dans l’absurde-quotidien.

Tout commence par un titre accrocheur au-dessus d’un « papier » d’un « journaleux » scandaleusement favorisés par nos impôts (enfin les vôtres… parce que moi, hein !) qui te nous raconte que : « Les socialistes veulent enrayer la chute brutale du nombre de naturalisations ! »

Arf, arf, arf !

 

Tout viendrait d’un rapport (encore un) d’un obscure député PS (Patrick « Mets-nous-Tchi »), présenté le mercredi en huit (c’est vous dire si je mets du temps à lire, moi qui ne sais pas encore le faire promptement), qui dénonce le « durcissement de l'appréciation des critères » de naturalisation, opéré « en catimini » par le précédent gouvernement.

 

C’est que la chute des naturalisations serait très impressionnante : Entre 2010 et 2011, le nombre de naturalisation a diminué de 30 % !

Ce qui est vrai, vérification faite (– 29,52 %).

On parle de naturalisation, pas d’immigration.

Quoique l’on migre d’abord, on s’intègre, plus ou moins bien, et ensuite on demande à être naturalisé « franco-Gaulois ».

Si et seulement si il y a un intérêt, « naturalement »…

 

La faute à un « durcissement de l'appréciation des critères », opéré par le précédent gouvernement via des « instructions confidentielles adressées aux préfets », paraît-il.

Les décisions négatives (rejet ou ajournement) ont bondi de 45,6 % l'an dernier, à 52.855, indique ce document.

Et le mouvement s'est poursuivi au premier semestre 2012 (22.151 décisions défavorables).

« Il est très préoccupant que l'administration ait agi de la sorte sur une décision politique de « Bling-bling » et de Claude « Gué-an » motivée par une stratégie électorale en direction du Front national », déplore-t-il.

Des reproches qu'avaient aussi été récemment formulés par le ministre de l'Intérieur, « Manu-elle-Valse » lui-même naturalisé après sa majorité.

« Les effets du durcissement de la doctrine ministérielle ont vraisemblablement été amplifiés par la déconcentration des procédures de naturalisation après un décret de juin 2010 », complète le rapport.

Depuis le 1er juillet 2010, les dossiers sont en effet instruits par les préfectures, alors qu'ils étaient avant centralisés dans un bureau spécialisé près de Nantes. Ce qui aurait conduit à des traitements très différenciés selon les départements, certains se montrant très réceptifs aux instructions ministérielles.

 

Pour revenir sur ces dérives, le député « soce » préconise d'inscrire des critères clairs et uniformes à l'accès à la nationalité dans une circulaire accessible à tous, avec un renforcement du contrôle parlementaire et la création d'une plate-forme d'instruction multi-départementale.

Des propositions qui pourraient être reprises dans une circulaire du « début 2013 », a promis le ministre.

 

Notamment, il y a trois semaines, le « ministre kon-cerné », avait déjà adressé une circulaire aux préfets visant à assouplir les conditions d'accès à la nationalité.

Plus besoin désormais d’un impératif CDI pour devenir « Gaulois-natif », un CDD ou emploi en intérim pouvant suffire.

Les étudiants étrangers systématiquement retoqués ces dernières années pour manque de ressources bénéficient d'un traitement plus compréhensif.

De même que les « jeunes de moins de 25 ans » qui résident dans l'Hexagone depuis au moins dix ans.

On parle toujours de naturalisation, pas d’autorisation de séjour, me semble-t-il !

Sur ce seul critère, je ne suis pas naturalisable, moi le natif des beaux-quartiers de Neuilly-sur-la-Seine d’origine impatriée-Corsa.

Aucun contrat de travail depuis des lustres : Pas fou, hein !

 

Et, si elle ne revient pas sur l'exigence d'un niveau de francilien-appliqué équivalent à celui d'un élève de troisième institué par « Claude Gué-an », cette circulaire a supprimé aussi les très controversés questionnaires à choix multiples (QCM) entrés en vigueur cet été et portant sur le « B.A. BA » de l’histoire de « nos ancêtres les gaulois » et des institutions et principes de la République, plus quelques questions de « Kul-ture-gé ».

 

Objectif affiché par le ministre : « Redresser la courbe » et « retrouver le rythme d'avant », c'est-à-dire 100.000 naturalisations par an.

Trop drôle : Il n’a jamais été atteint !

Au grand dam de l'opposition, qui l'a accusé de « brader la nationalité » par des mesures « irresponsables et dangereuses » portant « atteinte à la cohésion sociale. »

Laissons ces « propos de pure politique » aux « politiques ».

 

Moi, je constate une chose :

Le nombre de naturalisations n’a jamais baissé hors plus récemment : De 1995 à 2010, elles ont été respectivement, année après année, de 36.280, 50.730, 53.189, sauf en 98 : 51.303 ; 59.836, 68.750, 57.627 en 2001, 58.374, 69.281, 89.739, 91.446, 79.740 sous le quinquennat du « Chi » ; et en constante progression sous celui de « Bling-bling » 64.046, 84.323, 84.730, 88.509 !

Quant à 2011, ils sont 62.382. Une nette baisse qui a une explication toute kon.

 

Pour être plus précis, il y a grosso-modo deux modes d’accession à la nationalité « Franco-Gauloise » : Par voie de décret, comme la naturalisation ou par déclaration, comme le mariage.

Or, on constate que pour les dernières années, on peut compter 147.868 acquisitions tous modes confondus en 2006, 132.002 en 2007 (un effet des discours du « candidat Bling-bling » à n’en pas douter), 137.452 en 2008 si tôt l’effet d’inquiétude dissipée et la loi TEPA votée, 135.742 en 2009 par effet de la gesticulation sur front de crise généralisée, puis 143.275 en 2010.

Et 114.584 seulement en 2011, par l’effet de la prochaine présidentielle qui n’a fait qu’aggraver les choses entre l’effet négatif d’un « Bling-bling » devenant incontrôlable et l’effet négatif d’une « fraise des bois-au-Flanby » venant éventuellement le remplacer !

 

Imaginez la tronche de l’impétrant qui se voit imposer pour 5 ans l’une des deux figures !

La première défait sa loi TEPA et accélère la création d’impôts nouveaux, le second promet encore plus d’impôts que le précédent.

Personnellement, j’ai failli demander l’asile politique au Conseil Territorial Corse, un peu comme 233.000 « Gaulois » qui quittent définitivement ou pour une longue période le  pays tous les ans alors que 168.000 y reviennent, soit un solde migratoire négatif de 65.000 personnes.

 

Mettez-vous à la place d’un anglais, d’un belge ou d’un américain pour comprendre deux secondes de quoi il retourne !

Faut pas dékonner non plus : « Valse », il va avoir du mal à recruter du « métèque » pour faire tourner les usines du redressement productif de son pote-ministre…

D’où mon esclaffement rigolatoire.

Je parie même qu’on en aura moins en 2012 qui seront encore plus nombreux à ne pas venir payer leurs impôts et cotisations au pays.

Bref un grand classique qui n’a rien de « dogmatique » au sens de Monsieur le député, mais n’est que la conséquence du peu d’attractivité du pays (hormis ces paysages, ses musées et « ses filles »).

Je le répète tous les jours : Tout est histoire de fiscalité qui s’insinue partout dans le quotidien de chacun.

 

Mais j’y reviendrais peut-être : L’Histoire nous en apprend beaucoup, parfois seulement, sur ce qui fait la réussite et l’attractivité d’un pays.

En attendant, 40.000 meks, plus les 68.000 de « solde négatif » ont préféré évacuer avant qu’il ne soit trop tard pour eux !

De quoi en rire, mais demain, c’est au tour de Jean-Marc de nous faire dans le « raffiné », alors je ne lui ai pas piqué la place…

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:01

Feu le régime des auto-entrepreneurs…

 

Le régime des auto-entrepreneurs, après avoir été aligné sur celui des artisans par la « gôche-au-pouvoir » compte aussi ses détracteurs à droite, bien qu'il soit une émanation de l'ancienne majorité !

Des fous, décidément : Ils ont été un quart de millions à être sortis des statistiques du chômage grâce à cette invention de la « droâte », se prenant en main leur propre destin sans aucune assurance que le « minimum-légal » de la prise en charge en cas de maladie.

Pas de retraite sauf à « faire du chiffre », pas d’assurance-invalidité, d’assurance-maternité, pas d’assurance-chômage, rien que de la poigne et du risque face à la conjoncture difficile pour tous.

Tout l’inverse d’un fonctionnaire-planqué se disant au « service du public ».

L’auto-entrepreneur, lui il va le chercher avec les dents s’il le faut, « son public » : Un vendeur-debout comme on dit à l’inverse d’un « mek-assis » qui attend que ça se passe…

 

Le pire, c’est qu’il s’agit là de l’initiative de 24 députés UMP sensibles, dit-on aux arguments de l'artisanat et du petit commerce, qui ont toujours été défavorables au régime de l'auto-entrepreneur, y voyant une forme de concurrence déloyale à leurs activités.

Et au lieu pour eux de « s’aligner » sur le moins coûteux, ceux-là veulent que « les autres » s’alignent sur leurs propres charges, histoire de faire payer le quidam de cochon de payeur final !

Y’en a qui aiment payer pour des nèfles, parce que je ne vous raconte pas leurs futures retraites…

Même qu’on en avait inventé, il y a des décennies de ça, la « vignette-auto » pour leur assurer des rentes convenables : Une idée absurde qui a tué dans l’œuf l’idée « d’impôt affecté » !

Les artisans-petits-commerçants, du moment qu’ils peuvent faire payer autrui, ils se remuent, dites-donc !

Des « déclinistes » pantouflards dans l’âme eux aussi ?

À moins que ce soit l’époque qui veuille ça, comme en disait il y a quelques semaines ici-même…

 

Donc une proposition de loi, émanant de 24 députés UMP (dont Marc-Philippe-Auguste d’Eau-de-Bresse), a ainsi été déposée la semaine dernière pour limiter à 18 mois la durée du régime de l'auto-entrepreneur.

Aujourd'hui, un auto-entrepreneur dont le chiffre d'affaires reste nul pendant les deux premières années d'existence, est radié automatiquement du régime.

Notez qu’on pouvait s’y réinscrire dès qu’on avait un peu de CA à se mettre dans le portefeuille.

En revanche, si son chiffre d'affaires témoigne d'une activité réelle, il peut continuer à bénéficier du régime sans limitation dans le temps.

 

La Fédération des auto-entrepreneurs s'est déjà positionnée contre cette proposition de loi, qui, bien qu'émanant de l'opposition, pourrait toutefois rencontrer un certain écho dans la majorité nouvelle. Beaucoup de parlementaires de « gôche » sont en effet hostiles à ce régime instauré le 1er janvier 2009 par « Bling-bling » dans lequel ils voient une forme de précarisation du travail, et parfois un dévoiement du salariat en sous-traitance.

Ce qui n’est pas faux … pour tous ceux qui y réussissent à s’y faire une « niche » de compétence.

Ils ne sont pas nombreux, mais quand même.

 

Toutefois, il serait curieux que le gouvernement soutienne une telle réforme, analyse quelques « sachants qui savent », notamment avant que l'Inspection générale des finances et l'Inspection des affaires sociales n'aient rendu le rapport que leur a commandé la ministre de l'Artisanat et du Commerce, Sylvia « Pine-aile » (j’aime bien ce patronyme évocateur, je ne sais pas pourquoi …).

Rapport, un de plus, attendu pour le début de l'année prochaine (pendant que j’en dépiaute aujourd’hui les dires de « Galle-oie » dans le sien).

 

Dommage pour ce statut qui permettait de « porter » un projet personnel grâce à sa souplesse, sa facilité, son moindre coût (que des frais variables à l’activité, aucun frais fixe du « droit à travailler » pour soi), renvoie ce pays du redressement productif à l’unique contrat qui a désormais cour depuis la fin de la guerre et le CNR : Le statut de la fonction publique comme référence !

C’est un retour aux origines … salvateurs diront les uns, antédiluviens diront les autres qui constatent que le monde a changé en 60 ans !

Régime du « CDI-à-vie » tellement inapte à accompagner le renouveau économique de mon pays qu’on semble seulement constater qu’il coûte si cher à entretenir comme d’un mirage idéologique, que personne n’y arrivera sauf à espérer une croissance à deux chiffres pendant plusieurs années.

On a quand même plus de 10 % ce chômeurs à financer hors de l’indigence, vaille que vaille, depuis le temps qu’on les accumule.

 

Bref, on refait du neuf avec des antiquités antédiluviennes et vous voulez que le monde entier envie notre « exception kul-turelle » et nos 3 millions de « traîne-savates » !

Laissez-moi en rire.

Car si on rajoute les 5 millions de « sachants », les ceux-ce qui sont passés instantanément du stade « d’apprenant à sachant » dès les derniers boutons d’acné disparu, sans jamais passer par la case « emmerdements quotidiens » à remuer les doigts dans le cambouis déversés par avalanches de circulaires outrecuidantes déferlant en escadrilles serrées, ça fait quand même du monde né rien que pour escagasser jusqu’au dernier des auto-entrepreneurs !

Vachement « productif » que tout ça…

 

Reste cette merveilleuse démonstration politique : Un de mes « potes-cocos » me racontait il y a 20 ans de ça que « le RPR, ce n’est pas un parti. C’est un club ! »

Une auberge espagnole.

Bé, constatons qu’ils sont au moins 24 à avoir soutenu contre toutes raisons les initiatives de « Bling-bling » jusqu’aux plus absurdes et sans broncher (voire même quelques bonnes pourtant si rares), même au-delà de l’échec de mai dernier, justement prédit dès 2008 (vous ne pouvez pas dire que vous n’étiez pas au courant) et avec certitude trois ans plus tard.

Les mêmes qui retournent aujourd’hui leur veste, caguent dans leur idole qu’ils nous ont vendu pour être élus eux-mêmes, font alliance anticipée avec les fous qui nous gouvernent actuellement, et fusillent leurs propres mandats passés.

Là, j’admire l’hérésie d’une démocratie-élective et représentative !

Pourquoi avoir des convictions aujourd’hui et pas hier ?

Ou inversement.

Et vous voulez que je prétende flagorner ces fats-là ?

Dans une autre vie, peut-être. En ce jour, sûrement pas !

 

Je vais plutôt boire à coup à la santé avenir de mon pays … Histoire d’oublier.

Et en plus, ça pourrait me rassurer que tout va pour le mieux dans mon pays !

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 05:05

On vote aux USA.

 

Et pas seulement pour le prochain président, enfin les représentants qui éliront leur prochain Président, mais également pour toute une flopée d’élus, qui va du shérif local au gouverneur en passant par une tripotée de sénateurs et de représentants…

 

Je sais bien que ce n’est pas parce que le nez de Cléopâtre – qui était parfait – aurait pu être plus long que la face de l’humanité en aurait été changée, mais cette élection-là va impacter nos vies à nous-mêmes.

Un peu comme Sandy qui s’épuise au-dessus du Canada après avoir ravagé la côte-est et qui va poursuivre son parcours vers l’Europe pour nous apporter, tôt ou tard, des bourrasques chargées de pluie.

 

Quel enjeu ?

Eh bien tout simplement le risque de défaut de paiement !

Et la façon dont le prochain patron de la première puissance économique, la première puissance militaire, le premier budget d’un État, le premier déficit public au monde, le premier endettement public (fédéral mais aussi « fédéré ») va gérer le problème et avec quelle majorité.

Vous le savez, dans un régime présidentiel comme celui des « américains-US », « le chef », il a tous les pouvoirs exécutifs et fédéraux : Il commande au temps et aux hommes.

En revanche une majorité sénatoriale ou de représentants peut le « bloquer » dans la mise en place de mesures nouvelles, au même titre qu’en cas de « cohabitation », le locataire précaire de la Maison Blanche, peut interdire l’exécution d’une loi.

Pas vraiment comme chez nous : Non seulement la loi votée s’applique – un président ne peut pas ne pas signer le décret de publication d’une loi devenue définitive après recours épuisé sur sa constitutionnalité – mais l’exécutif reste « partagé » avec le « chef du gouvernement » dénommé « premier ministre », qui fait ce qu’il veut dès lors qu’il est soutenu par le Parlement et plus spécialement l’Assemblée Nationale qui reste avoir le dernier mot sur le Sénat.

Sans ça, c’est crise institutionnelle.

 

Pour en revenir à Washington, l’enjeu est immédiat : À défaut d'un relèvement du plafond légal de la dette publique, qui doit être en paiement d'ici fin décembre, ce serait la faillite de la première puissance économique, la première puissance militaire, le premier budget d’un État, le premier déficit public au monde, le premier endettement public (fédéral mais aussi « fédéré »).

Or, le dernier plafond de la dette est aujourd'hui de 16.394 milliards de dollars.

Et le département américain du Trésor (leur ministre de la finance) a rappelé mercredi en huit que le plafond légal de la dette publique américaine devrait être atteint d'ici à la fin décembre, une limite qui devra donc être impérativement relevée par la Congrès, après les élections et avant l’arrivée de la nouvelle équipe prêtant serment, si les États-Unis ne veulent pas se retrouver en défaut paiement.

 

Notons toutefois que le Trésor dispose du pouvoir de prendre un certain nombre de mesures extraordinaires pour donner au Congrès davantage de temps afin de faire en sorte d’être en mesure d'assumer les obligations légales des États-Unis d'Amérique vis-à-vis de ses créanciers.

Ces mesures, ajoute le ministère, « devraient fournir une marge de manœuvre suffisante sous la limite légale de la dette pour permettre à l'État de faire face à ses obligations jusque début 2013 ».

En revanche, après cette échéance toute proche, ce sera au nouveau pouvoir de faire face.

 

La limite actuelle imposée à la dette découle d'un accord de dernière minute conclu entre démocrates et républicains au Congrès début août 2011, juste à temps pour éviter au Trésor de se retrouver en situation de défaut de paiement partiel.

Les atermoiements des élus avaient néanmoins valu aux États-Unis de perdre quelques jours plus tard leur « triple A », la meilleure note de solvabilité possible, auprès de l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's.

Ce qui prive les USA de la possibilité de refourguer sa dette à des « institutionnels-locaux », tenus de gérer « leurs risques » en fonction desdites notes attribuées pour chaque « papier ».

 

Or, au dernier lundi d’octobre, la dette publique américaine était de 16.199 milliards de dollars. Rappelons qu’en août 2011, la limite légale précédente de la dette avait été atteinte à la mi-mai, et les mesures spéciales du Trésor (qui consistent à suspendre un certain nombre de versements comme ceux alimentant les caisses de retraite des fonctionnaires, par exemple) avaient permis à l'État de fonctionner encore pendant deux mois et demi.

« Le plafond de la dette institue une limite au montant total que l'État américain est autorisé à emprunter pour assumer ses obligations légales existantes, comme le versement des pensions de retraites et des prestations du Medicare (l'assurance santé des personnes âgées), les soldes des militaires, des intérêts sur la dette publique, des remboursements d'impôt et d'autres paiements », écrit le ministère.

Le relèvement du plafond de la dette n'entraînerait aucun engagement de dépenses nouvelles, ajoute le ministère, notant que cela permettrait « simplement à l'état de financer les obligations légales existantes » découlant de ce que les « deux partis » ont décidé par le passé.

 

Selon les derniers chiffres du Trésor, si la dette publique américaine atteignait 16.199 milliards de dollars, 16.160 milliards « seulement » étaient soumis à la limite légale.

La résolution de la question du plafond de la dette, comme celle du « mur budgétaire » (ensemble de baisses des dépenses de l'État et de hausses d'impôts devant entrer en vigueur dès le début du mois de janvier faute d'accord exprès au Capitole) dépendra donc du rapport de force entre le président et le Congrès qui résultera des élections présidentielles et législatives d’aujourd’hui.

 

C’est donc le premier défi à relever : Soit « Baraque Au-Bas-Mât » est réélu triomphalement et avec les félicitations du jury et du « bas-peuple », soutenu par un pouvoir législatif à la couleur des démocrates, et il pourra prendre les mesures immédiatement afin de passer le « mur budgétaire ».

Soit c’est son adversaire « Mythe-Rome-née » qui l’emporte, et ça change tout jusqu’à mi-janvier…

 

Gageons que l’un et l’autre ont chacun une administration compétente capable d’agir dans l’urgence et que la FED sera capable de fournir indéfiniment du dollar en quantité infinie pour faire face, comme ça reste le cas avec son « QE III » actuel, encore faut-il que le peuple américain ne se fasse pas le coup de la « cohabitation-difficile », histoire de persister à se faire peur passé Halloween…

Car si ils en « dégusteront » la friandise sur le moment, gageons que nous-mêmes seront engagés à « dévisser », en bourse, mais surtout et aussi en valeur de change, suite aux rapatriements de capitaux en urgence pour faire les échéances.

 

C’est d’ailleurs comme ça que le « monde d’après » a le plus de chance de survenir : Un effondrement de la valeur dollar, impactant peu, finalement, sur le niveau de vie des américains qui trouveront la ressource d’exporter encore plus fort, étant d’ailleurs en voie de devenir beaucoup moins dépendants de l’OPEP pour ses approvisionnements énergétiques, grâce à la fracturation hydraulique des schistes bitumeux de chez eux, mais faisant office de tsunami sur le reste du monde…

Les cocus étant chinois et européens, il est assez clair que l’élection du jour pourrait avoir plus de conséquences sur notre propre quotidien que la plupart d’entre nous l’imaginons.

Donc à suivre de très près, SVP.

 

Bonne journée à toutes et tous quand même…

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 05:01

Vous avez dit un « choc ou pacte » de compétitivité ?

 

C'est aujourd'hui qu'on va savoir enfin car depuis trois décennies que les gouvernements qui se sont succédés à la tête de mon pays ont compté exclusivement sur la « fée de la conjoncture mondiale » pour guérir la double impuissance gauloise sur les déficits et l'emploi.

Trois millions de chômeurs, une flambée des CDD au détriment des CDI, même dans les « grands-groupes » (un type de contrat qui va bientôt être réduit à la seule sphère publique), trois pourcents de déficit recettes/dépenses à terme, à terme seulement : On dépense 103 quand on ne finance que 100.

Trois dizaines de milliards d’effort, réparties en trois tiers égaux entreprises, ménages, puissance publique, nous annonçait-on.

Tout dans la symbolique de la trinité, décidément…

 

Et puis la déception : Quand les Allemands présentent un budget 2013 de 302 milliards alors que celui de 2012 ressortira à 312 milliards sans que la société-sociale n’explose en plein vol, sans que les entreprises ne déposent leur bilan, sans que les exportations de dévissent, sans que leur PIB ne frémisse, il y a bien 10 milliards de moins, « François III » augmente quand même le budget de la Nation de plus d’un milliard.

Et il s’agit d’euros dans les deux cas…

Même la Suède s'est attelée à la tâche avec succès depuis quelques années, mais toujours pas nous.

 

Les dix milliards d’effort des entreprises, ils n’y seront que de 6 à 7 milliards. Et encore, bien des recettes espérées s’évaporeront sous les soleils des îles exotiques et de leurs paradis fiscaux.

Quant aux ménages, non seulement on rabote leur maigre pouvoir d’achat par des taxes et impôts supplémentaires en taux, mais en plus ils payeront les « recettes de poche » quand ils iront consommer leur « petite-mousse-Picon-matinale ».

Oh non, pas fou : Les brasseurs notoirement connus ne seront pas épargnés, mais les « locaux » et « petits » pourront grandir pour ne pas payer…

Un petit coup de poignard de plus dans le jeu de la libre-concurrence d’entreprise !

 

On nous dit qu’il s’agit de ne pas tuer le « seul moteur de croissance » qui marche encore : La consommation.

Et pourtant déjà le consommateur change ses comportements : Il consomme moins, c’est insensible mais bien réel à en voir les volumes publiés par les grandes enseignes.

Ils consomment « moins riche » à en croire les récentes études Nielsen (qui vous mesurent sous toutes les coutures) en boudant les marques de l’industrie agro-alimentaires qui souffrent.

Et ce n’est pas fini.

 

C’est aussi les propos « non-tenus » (il les a démentis) du patron de Mitsubishi-Gauloisie constatant à Cap d’Antibes la supposée schizophrénie du ministre du redressement productif : « Je ne comprends pas ce ministre qui ne connaît pas ses dossiers de l'automobile qui représente 25 % des revenus de la France et 10 % de l'emploi dans notre pays, car il n'y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l'automobile directement ou indirectement. »

Et d’aller plus loin : « Cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologiques, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales... Tous le subissent ! »

« Il est bête et ne comprend rien. »

Coup de grâce : « Vous pouvez me citer sans vous inquiéter. Grâce à mes précédentes déclarations sur les chaînes de télévision nationales, j'ai déjà un contrôle fiscal ! ». Sur le dos et à gérer…

 

Je peux en témoigner : On roule moins, le marché du véhicule neuf s’effondre mois après mois, celui de l’occasion stagne et on a toujours plus de mal à se garer dans les rues de la Kapitale.

Il m’arrive même de faire Paris-province et retour en moins d’une heure aux aurores, mais de passer le reste de ma matinée à poser mon « tas de boue à roulette » tellement le « taux de rotation » des places qui se libèrent se ralentit à l’extrême : Je ne vous raconte pas les douleurs provoquées par l’envie pressante jusqu’à l’urgence de devoir faire pipi !

C’est tel qu’il va devenir plus commode de rouler en taxi d’ici sous peu : Pour le moment, c’est encore plus cher et je n’ai pas les moyens.

 

Ici, on préfère continuer, par exemple, à arroser le sable immobilier avec des carottes fiscales tout en durcissant chaque jour les contraintes réglementaires et d'urbanisme du secteur.

On a même eu droit à l’épisode invraisemblable du mélange des genres en matière de cafouillage sur la loi de de « Sicile-Du-Flot », tellement c’est « grand-n’importe-quoi » à tous les étages de son administration, déjà taclée sèchement pour avoir inventé un inventaire pas à jour des surfaces disponibles à la construction !

C’est encore un rapport de la Cour des comptes sur la gestion du parc locatif des logements sociaux parigots (ça s’étend jusqu’en deuxième couronne de banlieue) qui constate que le taux de rotation des logements qui se libèrent est jusqu’à dix fois inférieur à celui du reste du pays. Il est parfois nul dans certains quartiers. Comme les place de parking à bagnole certains jours.

Là encore je peux en témoigner : Dans « près de chez-moi », y’a 60 logements de la Ville de Paris et … quelques Mercédès rangées au parking attenant !

Comme autant de témoignage d’échecs d’une « politique de la pénurie » par la préemption.

 

S'agissant de l'emploi, la tentation est là aussi grande de guetter la croissance, avec quelques rustines de droite ou de gauche selon les cas pour colmater les brèches les plus béantes. Les pouvoirs publics ayant peu de prise sur la conjoncture chinoise, le prix du pétrole ou la démographie, ayant épuisé jusqu'à la corde la ficelle des emplois aidés, le chômage ne pourra être traité que par une évolution du fonctionnement des marchés du travail et des biens et services.

Mais non, on persiste à stratifier et fossiliser ledit marché du travail, allant jusqu’à menacer les entreprises qui recourent aux CDD aux pires des rétorsions.

Y’en a même qui depuis bien longtemps font la grève des embauches.

Et ça enfle.

 

Et Ô drame : Désormais, on parle de coûts du travail, et du « hors-coût » du travail dans ce pays en pensant que la solution viendra des exportations.

Non seulement ça ne veut rien dire (c’est juste une formule d’un obscure énarque qui fait dans « les nuances » : Une spécialité de tout juriste de droit public bien formé), mais s’en remettre au seul climat économique général et mondial, pour des anti-mondialisates, c’est comme une piqûre dans une jambe de bois (et espérer qu’elle vous en fera des dos de « foie-gras-poêlés-au-miel »).

Les exportations, il nous en faudrait plus, c’est une évidence, mais en soi, c’est une ineptie : Il vaut mieux produire à l’étranger avec des coûts locaux pour vendre à l’étranger et rapatrier les profits (quand ils ne sont pas re-taxer une seconde fois empêchant le financement d’investissements créateurs de valeur), tant que notre industrie n’est pas compétitive.

Ce qui demandera des années et des années…

Il vaudrait mieux réduire nos niveaux d’importation, dès qu’il ne s’agit pas de matière-premières indispensables, en y substituant nos productions locales.

 

La solution, vous la connaissez, puisqu’il s’agit de la « CSPM » inventée ici même en juin 2007…

Là, on aurait eu un « véritable choc » de compétitivité, où d’ailleurs chacun y retrouve son compte (simulations à préciser).

Au lieu de ça, nos gouvernants persistent à retaper des recettes cuites et recuites qui ont toute en commun d’avoir affiché leur inefficacités… depuis au moins trois décennies.

 

« Le changement, c’est maintenant » qu’il disait.

C’est vous dire combien je suis déçu…

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 17:04

À Calvi,

 

En ce moment, c’est la fin du « festiventu », la fête du vent quoi !

20 ans que ça dure et chaque année, c’est la clôture définitive de la saison – qui ne rouvrira qu’en avril avec le « jumping in Calvese » et plus tard son « festival du jazz », que c’est plus « must » que celui du Gers – et l’occasion de faire du bruit cadencé et autres « chansons » appelées « musique ».

 

Y’a des années, le vent n’est pas au rendez-vous. Mais cette année, il y en a trop, à tel point que même le « Sardinia Regina » de la compagnie Corsica ferries, en escale pour Ajaccio, il a préféré repartir à Toulon en laissant ses passagers en rade sur le quai au milieu de la nuit sous les rafales glacées et les embruns … humides…

Même pas un abri à se mettre sur la tête…

Notez que de son côté, le « Napoléon Bonaparte », navire-amiral de la flotte de la SNCM, il en a rompu ses amarres sur le quai de Marseille, à en culbuter avec assez de violence celui d’en face pour se faire un brèche d’1,5 m sur 3,5 m sous le niveau de flottaison à en prendre une belle gîte du meilleur effet…

On causait d’aveugler la voie d’eau et de remorquer le bestiau à l’abri du vent d’Est avant de le poser sur le chantier naval local rouvert à grands frais rien que pour lui et pomper toute la flotte…

Alerte météo orange sur tout le littoral pendant une bonne partie de la semaine en « Corsica-Bella-Tchi-tchi ».

 

C’est donc l’occasion de faire un peu de musique et de « s’enkul-turer » pour les autochtones locaux.

Parmi les invités « littéraires », y’avait la « pote d’une pote » dont je recommande le bouquin pour ceux qui aiment les histoires de mafiosi pas repentis-locaux (genre « Triangle » et quelques autres), Miss Hélène Constanty.

Son bouquin, je l’ai lu : « Razzia sur la Corse ».

Pas mal documenté, mais pour une « locale qu’est montée à la Kapitale », il en manque un peu…

Journaliste de métier à l’Express elle a répondu volontiers aux questions d’un « journaleux Libre & démocratique » qui peut justifier ainsi de ses frais déductibles.

Je vous rapporte le propos de la « Corsitude » en marge de l’assassinat odieux d’un avocat bien connu à Ajacciu, là, il y a quelques jours : Vous allez comprendre mon propos d’alors…

 

Dixit le « journaleux » autorisé (Ce n’est pas moi qui dit, c’est lui … Je me méfie, moi !) :

« Un livre qui a fait couler beaucoup d'encre. Et a provoqué des réactions fortes chez de nombreuses personnes. Positives comme négatives. Razzia sur la Corse, publié aux éditions Fayard en juin dernier, aborde les convoitises sur le littoral insulaire depuis une cinquantaine d'années, assaisonnées de spéculations, de plasticages et de guerres des PLU.

L'auteur du livre est spécialisée sur les sujets insulaires depuis environ trois ans. Une spécialisation en partie obtenue grâce à ses origines Balanine. Depuis la sortie de l'ouvrage, l'auteur multiplie les rencontres avec le public insulaire. Récemment, elle avait été attaquée sur deux fronts. Maître Paul Sollacaro, le fils de Maître Antoine Sollacaro, assassiné le 16 octobre dernier (et désigné dans l'ouvrage d'Hélène Constanty comme un spéculateur), décrivait Razzia sur la Corse comme un « torche-cul », « écrit avec amateurisme sans que la journaliste, ainsi que l'exige la déontologie, ait pris le soin de contacter [son] père ».

La deuxième attaque avait été provoquée par un appel anonyme menaçant l'organisatrice de l'une de ses conférences donnée au Spaziu à Île-Rousse, lui intimant de ne pas tenir cette conférence sous peine de représailles.

Pourtant, la conférence a eu lieu vendredi dernier (précédent) comme prévu. Et n'a pas empêché l'auteur d'être l'invitée du Festival du Vent, Chez Tao, pour animer une conférence-débat avec le public.

Après une intervention globalement appréciée (et une séance de dédicace), Hélène Constanty a accepté de répondre à quelques questions, notamment sur les attaques dont elle a été la cible.

 

De quelle manière avez-vous mené votre enquête pour écrire Razzia sur la Corse ?

« Je me suis nourrie de plusieurs reportages que j'ai réalisés durant trois ans. Le point de départ a été les discussions autour du Padduc. Depuis, je suis revenue souvent et j'ai réuni beaucoup de témoignages. Il faut que tout soit sourcé, documenté. J'ai interviewé la plupart des personnes citées dans le livre. Ou je me suis servie de documents pour appuyer tout ce que j'écris. »

 

Pourtant Maître Paul Sollacaro affirme que vous n'avez pas interrogé son père, Maître Antoine Sollacaro cité dans votre livre…

« Je n'ai pas jugé utile de voir Antoine Sollacaro parce que j'avais des documents très précis sur l'opération immobilière à Porto-Vecchio. Une opération que je cite comme l'exemple de l'une des plus belles opérations spéculatives immobilière en Corse. »

 

Maître Paul Sollacaro parle d'une vente d'un bien familial…

« Il s'agit d'un bien familial vendu à un promoteur juste après que le terrain ait été rendu constructible par le PLU. PLU qui a été annulé depuis mais le promoteur est passé entre les gouttes. Il a réussi à rendre ce bord de plage constructible. »

 

Il a également attaqué sévèrement votre livre…

« J'ai été scandalisée de voir mon livre traité de « torche-cul ». Ce livre a reçu le prix du Livre corse 2012. »

 

Au sujet des menaces passées par appel anonyme…

« L'organisatrice des conférences du Spaziu a reçu un appel anonyme vendredi 26 octobre. Elle a choisi de ne pas en tenir compte. Et moi non plus. »

 

Vous avez reçu d'autres menaces ?

« Moi, Hélène Constanty, je n'ai reçu aucune menace. Aucune lettre anonyme, rien. Ni d'attaques en diffamation. D'ailleurs c'est mon huitième livre et je n'ai jamais eu un accueil aussi chaleureux. Les gens que je rencontre me remercient d'avoir écrit ce livre. »

 

Vous êtes originaire de Balagne, mais vous n'y vivez pas ?

« Je suis née à Marseille de famille Balanine, à la fois de Calvi et de Montemaggiore. J'y ai passé toutes mes vacances, toute mon enfance ici, et je reviens plus fréquemment depuis que j'écris pour l'Express. »

 

Être Corse d'origine mais vivre ailleurs, avantage ou inconvénient ?

« J'ai une certaine légitimité mais le fait de vivre à Paris me donne une certaine liberté. Je ne dois mon emploi et mon logement à personne. »

 

Le Festival du Vent a-t-il reçu des menaces pour cette conférence ?

« Aucune. »

 

Chaude ambiance, n’est-ce pas ?

Ça tombait bien, parce qu’avec la tempête dehors, c’était un temps à ne pas mettre un cerf-volant sous les rafales !

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Published by I-Cube - dans Corsitude
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