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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 05:06

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Massage de Basanix.

 

Entre-temps, « Charlotte » prend le temps de joindre, courant avril le dénommé « Basanix ».

C’est la deuxième fois qu’ils se parlent, la première rencontre ayant eu lieu dans les bureaux de Maître Lardco, l’avocat de Basanix à l’époque de la récupération des 35 milliards d’euros, aujourd’hui député « Bleu-blanc-rouge » qui éructera plus tard à l’idée qu’un détachement de l’armée algérienne défile sur les Champs-Élysées au prochain 14 juillet.

Lui au moins, il est clair et précis, même s’il ne parle pas du même détournement, mais bien de l’escroquerie sur le brevet FERRAYE, le second en 1995.

 

« Début mars 1991, Serge LEBOUR, Fouad HOBIONE et Victor GERBANE organisent une réunion à Paris pour présenter à FERRAYE le conseiller de l’Émir. À cette réunion assiste également un dénommé Al ADADA-SANI, ingénieur de la KOC, cousin de la famille Al BADAIR et Al SINGER.

Suite à cette réunion, la méthode FERRAYE va être immédiatement mise en place (avant même les dépôts des brevets qui seront faits au mois d’avril et mai 1991) : il suffit de regarder le JT d’Antenne 2 du 7 avril 1991 http://www.ina.fr/video/CAB91016867  pour le vérifier !

(Note de l’auteur : Vidéo devenue indisponible depuis, censurée par l’autorité…)

Les personnes citées nous les retrouvons également dans l’autre escroquerie.

Lors de cette réunion, il est utile de rappeler qu’aucun prix n’avait été avancé pour payer l’invention de FERRAYE.

 

Le 30 juillet 1993, la Kuwait Oil Company (K.O.C) dépose auprès de la Commission d’Indemnisation des Nations Unies, une demande d’indemnisation des frais afférents à la maîtrise des éruptions de puits pour 951.630.871 dollars.

Le 15 novembre 1996, le Conseil d’Administration de la Commission d’Indemnisation des Nations-Unies, dans le cadre du programme humanitaire « Pétrole contre nourriture », après vérification, accorde à la K.O.C une indemnité de 950.715.662 dollars pour les frais afférents à la maîtrise des éruptions de puits. 

La KOC est une filiale contrôlée à 100 % de la Kuwait Petroleum Corporation (KPC) dont l’État du Koweït est le seul actionnaire (…)

On peut raisonnablement penser que les 951.630.871 dollars ont été réglés aux différentes compagnies qui ont participé à l’extinction des puits dont la société Hors-Well. Et les 22 milliards, somme qui correspond à mon devis sur la base de 750 puits en feu, au ministre de l’industrie…

 

Lors de la 37ème session du Conseil d'Administration de la Commission d'Indemnisation des Nations-Unies, considérée comme « un organe de vengeance américaine contre l’Irak », la compagnie pétrolière koweïtienne réclame 22 milliards de dollars ! Le fonds d'indemnisation est financé par un prélèvement de 30 % sur les recettes du pétrole irakien.

Préalablement à la réunion du 27 septembre 2000, le Ministre du Pétrole du Koweït a rencontré le 1er Ministre français d’alors et de sa « majorité plurielle », à Matignon. Et, sur proposition de la France, 15,9 milliards de dollars ont été consentis à une compagnie pétrolière koweïtienne ; et le Conseil de sécurité a accepté de réduire de 30 % à 25 %, le taux des prélèvements qui seront effectués à l'avenir sur les revenus de Bagdad pour indemniser le Koweït.

Pour ces 23 milliards l’explication est assez claire et compréhensible…

 

Le 14 juin 1991, avec FERRAYE et TILIER nous recevons suite au contact téléphonique avec Isam Al SINGER que j’avais pu avoir grâce à Gérard VALITTE qui avait passé plus de 20 ans au Koweït, ses cousins le Général Al BADAIR et l’ingénieur de la KOC Al ADADA-SANI, le même qui avait assisté à la réunion du début mars 1991.

Suite à cette réunion, j’envoie à Isam Al SINGER un devis de 22 milliards de dollars. En sa qualité de directeur de la NBK, il va très vite comprendre comment il va pouvoir obtenir une « partie gratuite ».

Étant donné que l’Émir a pu constater l’efficacité des systèmes FERRAYE, il lui sera facile de lui vendre le prix de 22 milliards de dollars pour les payer, somme qui ne représente en fait que 10 % de la perte de 220 milliards si les opérations d’extinction auraient duré plus de 5 ans comme le prévoyait le spécialiste en la matière, Red ADAIR.

Je pense qu’il ne sera pas très difficile de découvrir qui est l’animateur initial de tout ce trafic !

 

Avec une petite bande de « copains » il va dupliquer les 22 milliards de dollars en jouant au « Jeu de Banques » :

– Un devis de 22 milliards US$, envoyé par BASANIX ; 

– Des visas, des passeports ;

– Un vrai-faux contrat PBE OIL SA signé le 15 novembre 1991 sur lequel apparaît notamment le nom de BASANIX.

Le seul petit problème est que la société PBE OIL SA a été mise en liquidation judiciaire le 9 avril 1989 !

– Un fonds souverain de 22 milliards USD viré d'un seul coût !

– Des comptes ouverts dans différentes banques : dans le cadre de ses investigations notamment avec le fils du Ministre du Pétrole du Koweït de l’époque, Daniel Lavasseur avait retracé la piste de l’argent en démontrant que c’était la « Banque Nationale Parisienne » Los Angeles (USA) via la « Banque Nationale Parisienne » Luxembourg, qui a participé en 1991 aux transferts des 23.005.341.300 US$ avant leur éclatement en utilisant de nombreuses sociétés off-shore suivantes : IBAC SERVICE PTE LTD (Singapour), TEXRICE NV (Curacao) INCOME MANAGEMENT, REALITY INVESTORS GROUP, INCOME PROSPECTIES, CITY INVESTMENT.

 

Et on comprend mieux pourquoi :

– « Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT » a été choisie dans des conditions plus que surprenantes pour gérer les fonds du programme humanitaire « Pétrole contre Nourriture » notamment pour verser les 15,9 milliards d’US$ à la K.O.C ;

- « Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT » a été la seule banque européenne à être autorisée à ouvrir en 2005 une succursale au Koweït ;

« Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT » est la seule banque à faire partie du consortium créé par le Groupe « Card-lyle » dont John Biker et Madelon Hall-Bright (représente des États-Unis à l’ONU qui avait fait savoir qu’elle n’a nullement confiance dans la législation bancaire suisse ; le secrétaire général de l’ONU retiendra « Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT » pour la gestion du compte séquestre), sont les fleurons, pour le rachat de la dette irakienne en vue de son règlement au plus haut niveau possible (la dette s’élève à 57 milliards de dollars dont 27 milliards de réparation).

Or, selon des documents confidentiels, les sommes collectées seront versées au fonds géré par le consortium Card-lyle – « Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT » qui prélèvera au passage 2 milliards de dollars de commissions sur le dos, une fois de plus, du peuple irakien.

Officiellement, Monsieur Rackchi a répondu négativement à Monsieur John Biker ; mais l’Administrateur et Président de « Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT » (suisse) s’appelle Georges Cardan-de-Chourcelle, le cousin de l’épouse de Rackchi… (cf. éditions du 12 octobre 2004 : The Nation et Guardian, « démissionné » depuis en juillet 2014).

 

Pour participer à ce détournement de 23 milliards $, les Banques ont utilisé la technique des comptes « Banque écran » dans le cadre du fonctionnement des comptes « nostri » : procédé par lequel, un investisseur, par souci de discrétion, fait réaliser pour son compte, mais par une banque et au nom de celle-ci, une opération financière. Ce système qui suppose un secret bancaire TOTAL…, implique, si l’opération est importante, le risque qu’elle ne soit pas retrouvée dans les bilans de la banque si ceux-ci sont publiés. »

 

Nanar Tapis aura été victime d’un procédé similaire quand il a dû revendre rapidement sa société ADADAS, pour devenir ministre de la Ville de Thiersmirant.

Et le procédé existe bel et bien quand il s’agit de ne pas dévoiler trop vite une tentative d’OPA hostile d’une société sur une autre en dépassant les divers seuils qui impose aux opérateurs de communiquer sur les marchés sur leurs prises de participation.

Quant aux comptes « nostri », ils peuvent « disparaître » à l’occasion de la publication de comptes des banques, à travers les engagements « hors-bilan », à chaque échéance de publication trimestrielle, d’avec des filiales « off-shore » qui ne sont pas consolidées.

 

« Questions : l’Émir de l’époque, décédé depuis, celui qui a donné l’ordre de virer les premiers 22 milliards $ était-il au courant du montage d’Isam Al SINGER ?

Le nouvel Émir a-t-il bénéficié du montage ?

 

Daniel Lavasseur a déclaré le 13 mai 2000 à Alain Désart et Frédéric Müne, journalistes à l’Est Républicain : « Il y avait effectivement un dossier et un système de manipulation financière dont ont profité des princes koweïtiens et d’autres… Par un savant mécanisme de comptes bancaires et de crédits imaginaires, des milliards de dollars ont circulé à la faveur de la juteuse après-guerre »

Lorsque les princes koweïtiens ont voulu récupérer les 23 milliards $, les Américains ont alors demandé que les ADER, ceux qu’Isam Al SINGER avaient désigné, signent les ordres de virement pour régulariser la situation.

D’où les conventions de cessions de droits litigieux préparées par les notaires et avocats en 1995.

Lors de cette réunion ils ont effectivement pu obtenir la signature pour 14.585.354.100 US$. Il reste les comptes de BASANIX pour 8.419.987.200 US$.

Question : qui a aujourd’hui un intérêt à conclure un accord transactionnel ?

Je pense que le maillon faible est Isam Al SINGER qui vient d’être nommé (le 16 février 2014) Président de la NBK. »

 

Par ailleurs, « dans un article du New York Times, du 8 septembre 1992, il est possible de découvrir que :

– « L’information relâchée à une réunion de banques centrales aux Émirats Arabes Unis, dit que, en plus, les gouvernements d’Arabie Saoudite, du Koweït et des Émirats du Golfe, ont versés 84 milliards de dollars en paiement direct aux États-Unis, à la Grande Bretagne et à la France pour les dépenses militaires (…) ».

– Sachant que, pour les USA, le coût militaire de la guerre du Golfe 1991 est de 61 milliards de dollars, et bien cela signifie qu’il y a eu, sur 84 milliards de dollars versés à la coalition, 23 milliards destinés à la Grande Bretagne et à la France.

Or, il apparaîtrait que ces 23 milliards n’aient pas été comptabilisés dans les comptes des États ! »

 

S’il pouvait en faire un petit courriel à transmettre ultérieurement à « Junior n°4 », ce serait très bien.

Ce qu’il accepte de faire à l’occasion de la mise en ligne d’un extrait de « Mains invisibles » sur le blog de « l’I-Cube ».

Après tout, Harrison cherchait à compléter ses informations relatives au personnel politique de son pays…

Et là, il a de quoi en faire des tonnes, si vérification faites, ces informations sont corrélées et fondées.

 

Basanix aura poursuivi sa quête des 8 milliards portés à son nom, par plusieurs biais et à travers divers circuits. Pour les retrouver cantonnés sur une banque canadienne, bloqués par le DEA, comme « n°4 » l’avait d’ailleurs indiqué, il y a plusieurs mois à Paul.

Informations qui se recoupent donc…

Et après ça, on s’étonnera que la justice américaine sanctionne si lourdement la « Banque Nationale Parisienne – PARIHAUT », dès la première étape de ses investigations et poursuites sur les transactions libellées illégalement en dollar avec des pays sous embargo…

Un bon prétexte pour récupérer plus que les commissions sur toutes ces opérations de « blanchiment » de détournements, effectuées au détriment des irakiens…

Plus de 8 milliards, n’est-ce pas le solde des montants bloqués au Canada ?

Et en plus, le Président américain aura eu l’occasion de répéter à son homologue français qu’il n’intervenait pas dans les procédures judiciaires de son pays.

Magnifique !

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Published by I-Cube & Basanix - dans Mains invisibles
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 05:01

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Commando « Sergent Guy Proudhon » (2/2)

 

Le plan arrêté prévoit plusieurs actions pour le 14 juillet suivant où 80 nations ayant participé de près ou de loin à la première guerre mondiale seront représentées.

Par de petits détachements de troupe autour d’un drapeau, et quelques « officiels » détachés pour l’occasion : curieusement, aucun chef d’État ou de gouvernement, jusque-là invités très officiellement ne fera le déplacement !

Et c’est tant mieux pour les « colons ».

Place de la Concorde, à la tribune officielle, outre le Président, tout le gouvernement sera présent. Les présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale également, plus quelques invitées et leurs conjoints respectifs.

Une cible parfaite, immobile, ramassée sur quelques dizaines de mètre carrés, parfaitement positionnée au centimètre près par les satellites et autres GPS embarqués…

 

Le programme officiel est ainsi conçu :

9 h 10 : fin de la mise en place des troupes à pied et motorisées sur le site Étoile / Champs-Élysées

9 h 20 : inspection des troupes par les officiers généraux commandant les défilés à pied et motorisé.

9 h 45 : mise en place des détachements d'honneur de la Garde républicaine, place de l'Étoile et place de la Concorde.

10 h 00 : arrivée du Président de la République avenue de Friedland. Accueil par le général d’armée Pierre Deux-Villes-Liées, chef d'état-major des armées, et le général de corps d'armée Hervé Charcutier, gouverneur militaire de Paris. Revue des troupes.

10 h 15 : honneurs rendus au Président de la République, place de la Concorde par le 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine. Accueil par le Premier ministre, M. Manuel Valse, le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Riant, le secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la mémoire, M. Kader Al-Rare-If et le chef d’état-major particulier du Président de la République, le général d’armée Benoît Poulaga.

10 h 20 : Animation d'ouverture

10 h 35 : défilé aérien d'ouverture commandé par le général de corps aérien Thierry Casper-Fille-Lambie, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes.

10 h 45 : défilé des troupes à pied commandé par le général de brigade Henry Bas-Rhin, général adjoint engagements auprès du gouverneur militaire de Paris.

11 h 20 : début du défilé voilures tournantes.

11 h 25 : défilé des troupes motorisées commandé par le général de division Marcel Drou-Art, commandant l’état-major de force n° 1 de Besançon, puis défilé des troupes montées.

11 h 45 : animation de clôture

12 h 00 : départ du Président de la République.

 

Pour cette édition, on prolongera les commémorations du centenaire de la 1ère guerre mondiale 1914-1918 par le 50ème anniversaire des forces aériennes stratégiques.

Près de 60 appareils de l’armée de l’air, qui aura fêté fin juin ses 70 ans sur la BA 118 de Mont-de-Marsan, environ 3.800 hommes et 260 véhicules.

Défilé à pied : Écoles militaires. École polytechnique. École des officiers de la gendarmerie nationale. École spéciale militaire de St-Cyr. École militaire interarmes. École navale. Écoles d’officiers de l’armée de l’air. Écoles des commissaires des armées. École de santé des armées. Écoles gendarmerie. École nationale des sous-officiers d’active. École de Maistrance. École de formation des sous-officiers de l’armée de l’air.

La Gendarmerie nationale, 1er RI et 2ème RI.

Armée de terre : 1er régiment d’infanterie. 1er régiment de spahis. 3ème régiment d’artillerie de marine. 3ème régiment du génie. 3ème régiment d’hélicoptères de combat. 132ème bataillon cynophile de l’armée de Terre.

Armée de l’air : Forces aériennes stratégiques. Base aérienne 118 (Mont-de-Marsan). Base aérienne 709 (Cognac/Châteaubernard).

La légion étrangère ; les pionniers de la légion étrangère ; la musique de la légion étrangère et le 1er régiment étrangers du génie.

 

Puis les troupes motorisées : Gendarmerie et Police.

Armée de terre : État-major de forces n° 1 (Besançon). État-major de la 7ème BB. Le 61ème régiment d’artillerie. L’escadron d’éclairage et d’investigation 1 de la 1ère brigade mécanisée. Le 7ème bataillon de chasseurs alpins. Le 92ème régiment d’infanterie. Le 1er régiment de chasseurs. Un module artillerie composé du 1er régiment d’artillerie, du 54ème régiment d’artillerie et du 3ème régiment d’artillerie de marine. Le 19ème régiment du génie. Un module logistique composé du commandement de la 1ère brigade logistique, du 516ème régiment du train, du régiment de soutien du combattant et du régiment médical.

L’armée de l’air fera défiler l’escadron de détection et de contrôle mobile 90.538, le groupement tactique des systèmes d’information et de communication aéronautique 10.805

Puis en final, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

 

Quant au défilé aérien d’ouverture, 58 aéronefs survoleront la plus belle avenue du monde : 46 avions de l’armée de l’Air ; 6 de la Marine nationale et 6 étrangers.

Celui de clôture sera assuré par 35 hélicoptères : 19 de l’aviation légère de l’armée de Terre. 6 de l’armée de l’Air. 3 de la Marine nationale. 3 de la Gendarmerie nationale. 3 de la sécurité civile et 1 étranger.

En tout 4.823 hommes à pied, 241 chevaux de la Garde républicaine, 265 véhicules, dont 82 motos.

 

La « bonne fenêtre » d’intervention de l’action « Sergent Guy Proudhon », se situe donc avant le défilé des troupes à pied pour éviter un massacre inutile des chères troupes, à la fin des animations, soit entre 10 h 35/10 h 45.

Il est prévu qu’après le passage de la patrouille de France, un chasseur pourrait avoir une « panne moteur » et se planter directement sur la tribune.

À condition de trouver un volontaire qui soit sûr, précis et en capacité de s’éjecter avant le crash.

À 10 h 40, on peut compter sur un tir de barrage d’une unité d’artillerie stationnée à Satory ou sur la plaine de France.

Les volontaires ne manquent pas. Que ce soit des éléments de troupe de marine ou des bataillons de l’Est.

Il faudra faire venir les affûts sur des camions bâchés et banalisés dans la nuit et les munitions de la même façon.

Il est prévu la présence de deux commandos de snippers stationnés sur les toits de l’amirauté et de l’hôtel Crillon qui auront pris position dès l’aube au lieu et place des habituels services de sécurité qui auront été neutralisés en douceur, pour achever les survivants.

En dix minutes de tir de barrage, une centaine d’obus à prévoir, il ne restera plus rien de la tribune officielle et des « corps constitués de la République ».

La Place de la Concorde sera véritablement défoncée.

Dans le quart d’heure qui suivra, il s’agira d’arrêter les généraux commandant la manœuvre du défilé et de retourner les troupes défilantes pour pouvoir « projeter » des troupes aéroportées approchées jusqu’à Villacoublay, appelées à « sauver la République » et à la rescousse.

Le tout dans la confusion totale et filmée en direct.

Sont pressenties les troupes de choc, les commandos de marine et le 2ème REP, tous commandés par des camarades de promotions ou des amis qui ne verront aucun inconvénient à se joindre à une « reprise en main » dans le tumulte dans l’heure qui suivra l’attentat.

À 11 h 15 ou 30, la plupart des ministères, le Palais Bourbon et le Palais Médicis seront investis, les fonctionnaires sur place arrêtés, les forces de police neutralisées et vers midi, la demi-douzaine de colonels pourra apparaître sur les écrans depuis l’Élysée, appelant la population au calme, pour constater l’étendu d’un attentat terroriste étranger « visant à la déstabilisation du pays tout entier ».

Pas de politique, ni aucune revendication à formuler : il s’agit d’apparaître comme l’unique recours à sauver les institutions légitimes et à ramener le calme.

Le discours est prêt : « Constatant la disparition tragique de la plupart de nos dirigeants élus et l’incapacité de nos institutions à répondre aux menaces étrangères immédiates, nous, Colonels fidèles aux intérêts légitimes du pays, appelons à la rescousse nos chefs et généraux.

Dans l’attente de s’organiser pour faire face, nous déclarons l’application immédiate de la loi martiale, la mise en alerte nucléaire de toutes nos forces militaires, le couvre-feu dans les villes de plus de 1.000 habitants et l’interdiction de tout rassemblement de plus de 3 personnes.

Nous prenons la population à témoin que nous remplirons nos devoirs envers la République pour restituer les institutions au pouvoir civil à l’issue d’élections générales à organiser au plus tôt le dimanche 7 septembre… »

En attendant, il est conseillé de rester chez soi et une oreille collée aux transistors si les menaces se précisaient à en devenir impérieuses.

D’ici la fin de l’éta, n’est-ce pas, les choses auront bien changé et il sera toujours temps de repousser ces élections si l’ordre n’est pas rétabli dans l’espace public.

 

C’est un « détail » qui fera changer les plans des colonels : aucun pilote n’est assez sûr pour déclencher la première attaque de la tribune en se jetant dessus, et aucun avion n’est armé au-dessus de Paris.

En revanche, un prototype hypersonique est toujours stationné à Orange. Il pourrait être détourné par un détachement, armé depuis une base désaffectée et larguer des bombes incendiaires guidées par éclairage laser depuis les toits environnants la place de la Concorde.

On a le matériel pour ça.

Avec sa vitesse, il surprendra les éventuelles défenses anti-aériennes pour, en partant de Cambrai, l’ex-base de l’Otan construite par les allemands durant la seconde guerre mondiale et démilitarisée depuis, le prototype peut être en 7 à 10 minutes à la verticale de la Place de la Concorde et aller se poser en Angleterre.

Impossible à intercepter, même avec les meilleurs chasseurs.

D’ailleurs, fin juin, une fois rééquipé de son turboréacteur il fera la démonstration de sa capacité à surprendre avec à son bord le fameux « Charlotte », son concepteur.

Reste à trouver des pilotes assez cinglés pour faire la mission, qui seront recrutés parmi des mercenaires étrangers, désœuvrés et désargentés.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 05:03

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Commando « Sergent Guy Proudhon » (1/2)

 

Quelques jours plus tard, et sur 15 jours, ce sont étalés les élections municipales en France, caractérisées par un très net recul du parti présidentiel qui perd un grand nombre de grandes-villes, et le gain d’une quinzaine de villes de plus de 10.000 habitants par les candidats « Bleu-blanc-rouge ».

Un claque, bien sentie, qui fait tomber le gouvernement et tournera à la correction le 25 mai suivant, au scrutin des européennes : qu’on y songe, un quart des votants envoie un tiers du quota des élus à Strasbourg sous l’étiquette « frontiste » !

Une véritable raclée.

Même Jacques, le frère de Paul, ne se représente pas pour éviter l’humiliation prévue…

La traduction d’un ras-le-bol général !

Les uns s’estimant trahis de n’avoir pas été assez loin ni assez vite dans les réformes, les autres d’en avoir trop fait et trop mal fait, constatant que l’économie patine écrasée par les charges fiscales finalement accrues de quelques 70 milliards d’euros supplémentaires pour complaire aux diktats de Bruxelles.

 

Une défaite sans conséquence immédiate pour le parti au pouvoir quant « à la ligne », sinon quelques « frondeurs » vite remis dans les rangs par le nouveau premier-ministre, qui prend le taureau par les cornes et impose un revirement énergique, au moins dans les paroles et discours, de la politique fiscale et sociale menée par son prédécesseur… sans plus de succès.

Le pays est désormais en panne, laminé par tant d’excès, alors même que le principal parti d’opposition n’en peut plus de laver son linge sale sur la place publique durant tout le printemps et une partie de l’été, dans la perspective de son congrès d’octobre.

Même les bons résultats des « bleus » au mondial du Brésil, éliminés en quart de finale, ne redonnent pas la « pêche » aux premiers vacanciers, sous une météo maussade.

Il faut dire que tout est dans le symbole : 1 – 0 contre l’Allemagne, en foot comme sur le plan des affaires nationales, ils sont devant.

Le départ du Tour de France, parti d’Angleterre n’en rajoute pas plus, sous la pluie et les nuages…

 

Le 1er juillet, alors que le premier post du nouvel opus de « l’Ignoble Infreequentable » sort sur la toile et sur deux sites, l’ancien président Krasoski est même mis en examen pour quelques turpitudes dont il a le secret, se posant même en victime d’un appareil judiciaire qui fait pourtant son boulot à l’allure d’un train de sénateurs…

Et encore, n’est-ce que l’avatar d’écoutes téléphoniques ordonnées sur un autre aspect de ses financements de la campagne 2007 : il a à ce moment-là huit affaires pénales qui mijotent à petit feu !

De quoi le rendre inéligible pour plusieurs années, si ce n’est quelques autres séjours au quartier VIP de la prison de la Santé.

Paul pense alors avec émotion à son propre inspecteur des impôts, le fameux Denis Lespoix… Non seulement les comptes de campagne ont été invalidés, qu’il a fallu que ce soit la « cagnotte d’Anjo » et de Paul qui vienne à la rescousse, autant d’argent qui devrait être mis à la charge de l’ex-candidat comme il en avait été exigé du candidat Cheminade à une époque reculée, mais de plus, l’amende de plus de 380 K€ infligée à titre personnel par le Conseil Constitutionnel a été réglée par le parti, plongeant tout le monde directement en plein dans un délit d’abus de confiance caractérisé…

Ah si « Pénis-Les-doigts » pouvait redresser tout ça comme un avantage en nature, il se régalerait !

Mais il est toujours dans sa camisole chimique et le Service n’ose pas : ils attendent peut-être la fin de la prescription pour se réveiller et maximiser les pénalités de mauvaise foi et les intérêts de retard attachées, en décembre 2015…

La veille des élections régionales, pour faire encore grimper le score des « Bleu-blanc-rouge », peut-être !

 

Justement, dès mars/avril 2014, il y en a qui se réveille d’un coup et voit rouge : les associations de vétérans se révoltent qu’aucune décision ne soit toujours pas prise quant aux soins adaptés au « syndrome du golfe » dont leurs membres sont affectés.

Comme d’autres, des dizaines d’autres, peut-être des centaines, perturbés dans leur quotidien, devenant irascibles sans raison, atteints de douleurs insupportables dans les gestes du quotidien, de céphalées inopinées, le « sergent Guy Proudhon », un des actifs atteints de la maladie, est retrouvé pendu dans son grenier.

Sans de message laissé à sa famille.

Pas d’autopsie non plus pour une crémation rapide parce que soi-disant la famille « n’aurait pas eu les moyens de lui acheter un cercueil ».

Une histoire authentique, bien que complétement loufoque, ahurissante, qui se répète maintenant depuis plus de 20 ans, plusieurs fois par an, dans les rangs des « anciens » qui ont fait le Golfe en 1992 et la Bosnie un peu plus tard…

Trop c’est trop et les associations se mettent à agir, consulter des avocats, écrire à des ministres et même au Président de la République, pour faire ressortir les pièces d’archives, convaincre les uns de faux en écriture comptable, les autres de turpitudes diverses pour cacher l’effroyable réalité.

On ressort ces affaires de primes versées par « Gauvoit-Béret » à quelques-uns qu’ils ont dû rembourser après son « suicide ».

On fait dire aux actuels ministres de la défense et des finances que jamais aucun fonds n’a été versé au profit de la France par le Koweït ou ses alliés de la coalition en indemnisation de leur participation aux opérations militaires.

Pas un centime !

L’exact contraire de ce qu’affirme dans ses comptes le Conseil d’Administration de la Commission d’Indemnisation des Nations-Unis qui continue à faire payer le peuple irakien…

 

Et le summum aura été atteint quand la rumeur circule avec insistance début juin 2014 de la dissolution anticipée du 21ème Rima de Fréjus, sans doute en représailles des actions judiciaires en préparation de leurs vétérans…

C’est un ancien colonel ayant mené au combat ce régiment qui déclare sur son blog : « Là, c’est la guerre ! »

Et la guerre, justement, c’est son métier.

 

Morthe de l’Argentière, s’il avait eu son « Comité Libecciu » encore opérationnel, n’aurait pas manqué de sonner l’alarme.

Car, comme le chanteur de l’ex-groupe « Noir désir », meurtrier d’une actrice si sensuelle et pleine de grâce, l’exprime à l’occasion de l’ouverture d’un des festivals pas encore trop perturbé par la grève des intermittents du spectacle fustige « les salauds qui nous gouvernent », d’autres décident de ne pas se contenter que de mots.

Ce n’est pas le « putsch des capitaines », mais le « coup de force des colonels » qui se prépare en secret.

Le discours et le diagnostic sont maintenant bien rodés : le gouvernement ne tient pas sa parole. Il déchire le pacte de ses engagements républicains. Il piétine les décisions passées. Il crache à la figure de tous ceux qui ont espéré.

Il ment et il triche.

« C’est un gouvernement de voyous qu’il est urgent de faire tomber. »

Un discours qu’on entendra en écho jusque sur les quais de Marseille et dans d’autres circonstances, à l’occasion de la grève dure des marins CGT-SNCM, grève qui mettra à genoux l’économie de la Corse en 15 jours…

 

En fait, dès le mois de mai, « les colons » ne se contentent pas de paroles et de discours : ils sont traditionnellement des « grands-muets ».

Mais ils agissent.

Des contacts sont pris d’un côté avec des journalistes « amis » via les fraternelles, les partis politiques étant pourris jusqu’à la moelle.

Pour relayer les faits.

L’un d’eux, Benoît Duquesne, une pointure des enquêtes télévisées, sera même retrouvé mort de « mort naturelle » le 4 juillet dans sa péniche des bords de Marne, sans que jamais personne n’en demande plus d’information.

L’omerta fait son œuvre…

D’autres échapperont à ce sort funeste pour rester silencieux, la peur au ventre, près à nier tout contact avec les factieux ou les vétérans et leurs avocats.

C’est d’ailleurs dans l’intermède et sur les conseils « d’Harry-junior » que Paul parvient à contacter Basanix, qui reste avoir pignon sur rue à Cannes.

Il en ressortira un courriel « décapant ».

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 05:02

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Kiev (2/2)

 

Pendant que les ministres diplomates parlementent à Kiev, les états-majors s’activent.

« Charlotte » est en Normandie pour le week-end, avec femme, enfant et gardes du corps dont Shirley, dans ses bagages. Qui plus est, il n’a rien à refuser aux britanniques depuis qu’il est GCVO et pair du royaume : pas un homme à laisser dans la mouise des soldats en perdition pense-t-on de lui…

Landau n’a rien à refuser de son côté au président Obama depuis son retour de voyage officiel : il l’avait lui-même affirmé.

Et en attendant le feu vert des gouvernements réciproques, un Canadair de la sécurité civile de Marignane est convoyé avec ses pilotes en Pologne, près de la frontière.

Un Rafale biplace l’est de son côté à Carpiquet, l’aéroport de Caen et sa piste en dur, afin de convoyer Paul.

1.890 MN, un peu juste pour le chasseur, mais avec des réservoirs supplémentaires sous les ailes, il peut parvenir au point de rendez-vous de son passager en moins de 2 heures.

À peine arrivé pour le dîner, une estafette de gendarmerie attend le couple de Bréveuil et leur gamine, avec un téléphone de campagne crypté qui le met en relation avec le ministère, sur le bord de la route.

Départ le lendemain matin, à 6 heures.

Confirmation des britanniques via le SIS et Shirley.

« Mais comment font-ils pour programmer une mission sans retour, tes potes anglais ? »

C’est ça, les « Special Air Service » : la débrouille intégrale depuis les années 1940 et Dunkerque, et jusqu’en Irak en passant par les Falkland.

Avec une seule devise : « Soldat apte à tout ». 

Des militaires d’élite.

 

Le lever de soleil dans la course du chasseur, à 34.000 pieds d’altitude au-dessus de la couche nuageuse, est vraiment superbe et se passe en « accéléré » pour une route vers l’Est à Mach 1,6.

Il est à peine plus de neuf heures, heure locale, quand Paul foule le tarmac d’une piste installée au fond d’un vaste lac desséché, lui-même né d’un impact d’une vieille météorite préhistorique.

« A-t-on idée d’installer une piste dans un trou pareil ! » en diront tous les pilotes français rassemblés au bar de l’aéro-club de Bircza.

« Non seulement, on ne l’a en visuel qu’au dernier moment, mais en plus, il faut faire une approche en piqué dans la dernière centaine de mètres pour ne pas emplafonné la bute ! »

Ils n’ont jamais vu l’aéroport de Bathpalathang, ville de Jakar au Bhoutan, perché à 2.500 mètres et entouré des massifs de l’Himalaya qui culminent à près de 4.000 mètres tout autour…

Pour peu qu’il y ait un peu de rafales de travers et une visibilité réduite à cause des nuages, ça laisse de quoi avoir quelques sueurs…

« Nous, nous sommes arrivés de nuit, » rapporte l’équipage du Canadair. « Il a fallu qu’on s’y reprenne par trois fois avant de toucher la piste ! »

« –Dites donc les gars, c’est la vodka polonaise qui vous monte au rachis, là. A-t-on idée de picoler dès le petit-déjeuner !

– On aura eu tout le temps de dessaouler avant votre retour, si des fois vous revenez ! »

Ambiance…

 

Une petite demi-heure pour se faire raconter comment l’avion citerne anti-incendie se comporte en vol et à quoi servent toutes les commandes du tableau de bord et c’est le décollage en solo, direction Kiev : la sécurité civile française part attaquer des incendies fictifs dans la capitale de l’Ukraine prise de folie meurtrière !

Un vol un peu long avant de se poser à l’aéroport international de Kiev pour y refaire les pleins.

Un peu surpris, les ukrainiens, mais l’agent du consulat est au rendez-vous encadré par de « G-men » de l’ambassade pour assurer sa sécurité.

L’opération est enfin autorisée, Paul peut décoller en VFR, avec un plan de vol bizarroïde : il s’agit d’être à 12 heures pétantes sur les bords de rive-droite du Dniepr, d’embarquer en 10 minutes le commando et son matériel, de déjauger au plus tard à midi 15, direction au sud et de suivre l’autoroute vers Odessa à basse altitude. Ville qu’il conviendra d’éviter quand même pour être une zone russophobe, et filer ensuite sur un point d’intersection aérien en Mer Noire pour y amerrir.

Là, un sous-marin britannique fera surface et embarquera le commando et son matériel.

Retour en faisant une boucle par la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie avant de remettre l’appareil à son équipage à Bircza.

« Au sud, vous serez guidé par un Awacs américain déployé au-dessus de la Mer Noire qui commandera également deux drones rivés en altitude, armés pour l’interception, au cas où les ukrainiens ou les russes aient des envies de vous faire des misères. Ils sont déjà en rotation de patrouille au-dessus de nos têtes.

En cas de pépin, on vous fait confiance pour voler assez bas et être capable de vous poser sur une « flaque d’eau », la plus proche. Dans ces conditions, vous auriez intérêt à suivre les cours d’eau. Il y a deux fleuves qui descendent dans deux vallées différentes vers la mer. Le Dnister, à l’ouest qui mène au port d’Odessa et le Dnipro.

Prenez le premier et à l’occasion, sautez au second qui vous rapproche de votre point de rendez-vous.

Encore une chose : vous avez trois heures pour rejoindre le sous-marin. Après ça, sa présence pourrait mobiliser quelques patrouilleurs de la marine russe, ce qui, malgré la proximité de bâtiments de l’Otan, pourrait compromettre sa sortie vers Istanbul.

Des questions ? »

On se les posera après, n’est-ce pas ?

 

Décollage et virage à droite. Paul survole la ville qui a l’air calme, vue « d’en haut », même s’il ne monte pas très haut et fait se lever les têtes.

Quelques passants surpris saluent l’avion jaune et rouge qui bourdonne au-dessus de leurs têtes.

Il n’y a qu’à suivre le fleuve qui traverse la ville, faire un 360° et une fois un 270° pour « estimer » la direction et la force du vent à la dérive de la trajectoire, vitesse réduite et volets sortis.

Puis il se lance dans un amerrissage en direction de la pointe repérée où il est censé retrouver les SAS.

C’est un peu compliqué, parce que ladite « plage » choisie pour le RDV est fangeuse et entourée de maisons slaves.

Mais ça marche quand même. Il parvient à hisser l’engin sans rien abîmer autour et faire son demi-tour sur le tricycle du train d’atterrissage quand les paras britanniques font leur sortie et prennent d’assaut les portes du Canadair.

Sur le coup, Paul en est surpris.

« – Snowboard, Cap’tain !

– Charlotte !

– No ? Incredible ! « The » Charlotte ?

– Yes : « The » Charlotte ! »

Et ils ne sont pas peu fiers d’être pilotés et pris en charge par une légende vivante…

 

Puis c’est le déjaugeage, comme à la parade. Prise d’altitude, 900 pieds et contact radio avec « Pancake », l’Awacs après un signalement de routine au centre de contrôle de Kiev. Cap au sud-sud-ouest.

Les minutes puis les heures passent sans aucune alerte : tout le monde se détend. Les gars piquant un roupillon entre les citernes dans l’allée centrale de visite pourtant si exiguë et les sacs de leur matériel.

L’avion vole tout droit, prend encore un peu d’altitude pour sauter le relief et file vers son point de RDV sans aucun problème.

Justement, une fois arrivé sur place, guidé par le GPS du bord, pas de trace du sous-marin.

Paul fait une rotation pour « tâter » l’air et finit par pendre un axe qu’il juge optimum face à la direction du vent estimé d’après l’allure des vaguelettes avant de toucher la mer calme et mettre en panne pour économiser le carburant.

Une minute passe, tout le monde est sur le qui-vive.

Deux, puis 5 minutes avant qu’un gros bouillonnement n’apparaisse sur bâbord arrière : c’est leur rendez-vous !

« Hello ! »

Hello…

Les SAS débarquent sur les canots envoyés par le submersible.

« –Bye and thank you very much “Charlotte” !

– Bye ! Have a good trip ! »

La manœuvre ne demande pas 10 minutes et Paul remet les gaz pour un vol sans histoire, toujours sous la surveillance de « Pancake », l’Awacs qui croise en altitude.

Mission, absolument sans aucun accroc.

Il sera de retour chez lui pour le dîner et l’équipage du Canadair rejoindra ses bases au milieu de la nuit.

Un « raid » qui ne laissera pas indifférent ni les autorités russes ni celles d’Ukraine, qui n’ont d’abord rien vu venir.

Et qui aura quelques conséquences inattendues, quatre mois plus tard au large de Toulon.

 

Après la fuite du président ukrainien qui pensait que les paras anglais signalés avaient mission de l’abattre personnellement, le 22 février, le Parlement suspend le ministre de l'Intérieur, Vitaly Zakhartchenko. Par ailleurs la résidence de Mejyhiria du président, près de Kiev, est ouverte et accessible à la population, quoique gardée pour prévenir les pillages.

Les manifestants continuent à occuper la rue malgré l'accord de « sortie de crise ».

Les défections se succèdent dans le camp présidentiel, dont celle du président du Parlement, Vladimir Rybak, remplacé par Oleksandr Tourtchynov, bras droit d’Ioulia Tymochenko et qui agira désormais comme Premier ministre par intérim.

 

Selon Hennady Moskal, un membre du parti Batkivchtchyna, des documents, découverts après la fuite du président, démontrent l'existence d'un plan de liquidation des manifestations d'Euro-Maïdan. Les opérations, financées par les Services secrets ukrainiens, portaient les noms de code de « Vague » et « Boomerang ».

Les documents semblent impliquer également l'assistance de « conseillers » russes et indiquent que les snipers de la rue de l'Institut (Instytoutskaïa) appartenaient à des unités spéciales détachées auprès du ministère de l'Intérieur, dont une unité spéciale « Omega ».

Néanmoins, des écoutes entre le Premier ministre estonien Urmas Paet et la commissaire européenne Catherine Ashton indiquent que ces snipers auraient étés embauchés par les leaders de l'opposition et auraient tiré à la fois sur les manifestants et la police.

Ils sont désormais « neutralisés » grâce aux britanniques dont personnes ne parlera jamais.

Au mieux, dispersés.

 

À Lviv, la police, l'armée et les services secrets ont capitulé devant les protestataires. À Kharkiv, en revanche, le gouverneur, Mikhaïl Dobkine, de tendance séparatiste, appelle à « s'opposer au nouveau pouvoir » et ouvre un congrès des régions pro-russes qui remet en cause l'autorité du nouveau Parlement.

Dans l'après-midi, démentant les annonces de la presse, Ianoukovytch annonce depuis Kharkiv, sur la chaîne privée « 112 », qu'il ne démissionnera pas et dénonce un coup d'État. Cependant la Rada, constatant la vacance du pouvoir, prononce sa destitution et fixe au 25 mai la tenue de la prochaine élection présidentielle. Des individus armés d'extrême droite ayant molestés les parlementaires, la légitimité de ce vote restera contestée.

 

Valentin Nalyvaïtchenko retrouve provisoirement son ancien poste à la tête du SBU. En Crimée, essentiellement pro-russe et où vivent beaucoup de binationaux, les manifestants pro-russes s'en prennent violemment aux anti-Ianoukovytch, comme à Kertch. Selon la chaîne en ligne espresso.tv, Viktor Pchonka, ancien procureur général, et Klimenko, ministre des Recettes et Dépenses, auraient été bloqués alors qu'ils cherchaient à passer la frontière russe dans l'oblast de Donetsk en compagnie de gardes armés, qui auraient riposté et n'ont pu être arrêtés.

Dobkine et Kernes, respectivement le gouverneur et le maire de Kharkiv, se seraient réfugiés en Russie.

Ianoukovytch aurait lui-même tenté sans succès de s'envoler pour la Russie.

 

Sur Maïdan, des milliers de personnes sont venues rendre hommage aux manifestants avec des bougies et des fleurs. Le soir même, Ioulia Tymochenko, qui vient d'être libérée, s'adresse à la foule sur cette même place, saluant les « héros de l’Ukraine », demande «pardon» aux manifestants et les exhorte à rester mobilisés.

Toutefois, les manifestants ne demandaient pas sa libération et la perçoivent plutôt comme un membre de « l'establishment » politique qu'ils dénoncent.

Confirmant un basculement de régime, des atterrissages d'avions privés sont signalés à Vienne, ville dans laquelle des oligarques ukrainiens ont déposé des avoirs bancaires.

Le Haaretz a rapporté que Secteur Droit et Svoboda ont distribué des traductions récentes de Mein Kampf et du Protocole des Sages de Sion sur la place Maïdan. Il fait aussi état de sa préoccupation de la présence importante de membres de ces deux mouvements ultra-nationalistes parmi les manifestants…

 

La suite, tout le monde la connaît : la sécession de la Crimée après un vote référendaire et son rattachement à la Russie, sous l’impulsion des forces pro-russes et de milices armées sous uniforme mais sans signe distinctif d’identification, les heurts et menaces jusqu’aux élections du 25 mai et une « normalisation » émaillées de violences répétitives qui ira jusqu’à l’été.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 05:01

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Kiev (1/2)

 

Tout le monde se souvient que dans la nuit du 29 au 30 novembre 2013, environ 10.000 manifestants sont délogés du Maïdan par la police anti-émeute. Cette évacuation fera plusieurs dizaines de blessés entraînant des protestations internationales, un appel à la grève générale, de nouveaux rassemblements, l'occupation de la mairie de Kiev, le blocage des sites gouvernementaux ainsi que le limogeage de plusieurs personnalités dont le maire de Kiev. Le nombre de manifestants serait alors de l'ordre de plus de 100.000 personnes, réclamant le départ du président Viktor Ianoukovytch qui aura été élu sur un programme de rapprochement avec l’UE et qui a fait volte-face il y a peu de temps, pour négocier un accord économique avec la Russie, pourvoyeuse de gaz.

Les finances publiques sont aux abois et l’ardoise est gigantesque, alors même que le président russe manie la carotte et le bâton pour faire rentrer l’Ukraine et ses ports militaires en eaux profondes dans le giron de la fédération russe.

 

Plus tard, le 8 décembre, les militants de Svoboda abattent la statue de Lénine installée depuis 1946 près du marché de Bessarabie, symbole de la « domination russe » sur leur pays. Cette journée a également connu la plus grande manifestation depuis la révolution orange de 2004 : un million de personnes selon les organisateurs.

Une contre-manifestation de 1.500 personnes, pro-Ianoukovytch, a également été mise en place, mais les participants étaient rémunérés, voire convoqués.

Vitali Klitschko, officiellement soutenu par les Démocrates et les Républicains des États-Unis, ainsi que par la CDU d'Angela Merkel, est l'un des leaders des manifestations, même si l'ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko, toujours incarcérée à ce moment-là, exerce une certaine influence.

Plusieurs prêtres de l'Église orthodoxe d'Ukraine du Patriarcat de Kiev se joignent aux manifestants, organisant hébergements et prières collectives, pour protester à la fois contre le régime et contre le prosélytisme du Patriarcat de Moscou.

Le sénateur républicain John McCain et son homologue démocrate Chris Murphy, prennent la parole devant les manifestants et rencontrent les trois chefs de l'opposition, y compris Oleh Tyahnybok, leader du sulfuereux parti Svoboda.

Le 9 décembre, le site internet de ce dernier est devenu inaccessible.

 

Le 15 décembre, selon Interfax-Ukraine, jusqu'à 200.000 manifestants pro-européens descendent dans les rues de Kiev. Le 17 décembre, Vladimir Poutine et Viktor Ianoukovytch se mettent d'accord à Moscou sur un plan d'action visant à redéfinir les relations économiques russo-ukrainiennes.

Le 22 décembre, l'opposition ukrainienne s'engage à continuer les manifestations pro-UE, malgré la signature d'un accord économique avec la Russie quelques jours plus tôt.

Le 25 décembre, une journaliste ukrainienne de l’Oukraïnska Pravda, Tetiana Tchornovol, est agressée par deux hommes dans la banlieue de Kiev, provoquant un tollé dans le pays. Selon l'opposition ukrainienne, cette agression serait due à ses articles très critiques envers le président Viktor Ianoukovytch et ses proches. Ces derniers parlent de « provocations » visant à les discréditer en étalant des rumeurs de corruption effroyable : plus de 30 millions de dollars détournés !

Le 27 décembre, une loi rédigée par le gouvernement Azarov II dispose que l’envahissement de bâtiments publics, qui conduit à « la perturbation de leur fonctionnement normal », est dorénavant inscrite dans le code pénal ukrainien comme d’un délit.

Le 1er janvier 2014, une marche est organisée par le parti d'extrême-droite Svoboda, durant laquelle 15.000 torches sont allumées pour célébrer le 105ème anniversaire de la naissance de Stepan Bandera, figure majeure du nationalisme ukrainien, qui combattit les forces polonaises dans les années 1930, puis les Soviétiques dans les années 1940 et 1950.

Le 3 janvier, après avoir été interrogé par la police, un membre du parti Svoboda Andriy Illienko et son avocat Sydir Kizine sont brutalement attaqués à la sortie d'un commissariat à Kiev. Ces deux individus sont gravement blessés : selon Svoboda, Illienko aurait sa mâchoire brisée. Selon la police, il n'aurait que le nez cassé.

Le parti explique qu'il y a eu « tentative d'assassinat. »

 

Le 12 janvier, des manifestations, qui comptent 10.000 à 50.000 personnes, se tiennent sur la place de l'Indépendance. Le 15 janvier, le gouvernement interdit encore une fois tous les rassemblements publics et manifestations à Kiev. Le 16 janvier, le Parti des régions et le Parti communiste d'Ukraine adoptent des lois anti-manifestations au Parlement Ukrainien.

L'opposition surnomme cette journée le « jeudi noir » expliquant que « désormais, la démocratie ukrainienne est morte », puisque ces lois sont le fait « d’une dictature interdisant toute raison de se rassembler, de vivre, où il n'y a aucune loi, plus aucune liberté et aucune procédure légale. »

La loi n° 3879, qui restreint la liberté de l'information et d'autres libertés fondamentales, a été dénoncée de son côté par Reporters sans frontières.

Le 19 janvier, une manifestation de 200.000 personnes se déroule dans le centre-ville de Kiev pour protester contre ces nouvelles lois anti-manifestations. Le rassemblement est mené par l'opposition et accompagné par des ONG comme International Renaissance Foundation. Elle est marquée par la première réapparition de la journaliste et militante anti-gouvernement Tetiana Tchornovol depuis son agression.

De nombreux manifestants défient les lois en vigueur en portant des masques.

 

De leur côté, des activistes, dont le contre-amiral de la Marine ukrainienne Igor Tenioukh, appellent les militaires à rejoindre les manifestations, et les forces policières à ne plus exécuter aucun ordre donné par le gouvernement.

 

Les 21 et 22 janvier, 3 personnes sont tuées lors d'émeutes dans la rue Hrouchevski. Le 21 janvier, le premier décès est constaté lorsqu'un jeune homme de 22 ans est tombé d'une colonne de 13 mètres de hauteur alors qu'il était poursuivi par la police, sans en savoir plus sur les circonstances de ce décès. Le second décès a lieu le 22 janvier, lorsque la police abat un homme tentant d'escalader une barricade policière.

Le troisième a également été tué par la police.

D'autres heurts se déroulent entre manifestants et forces policières, avec des jets de cocktails Molotov.

Des activistes sont portés disparus pendant que ceux-ci se faisaient soigner à l'hôpital.

Les activistes Ihor Loutsenko et Iouri Verbitsky sont enlevés par cinq hommes le 21 janvier à 4 h du matin à l'hôpital Oleksandrivska de Kiev. Loutsenko a été retrouvé agonisant dans les bois, et Verbytsky est retrouvé mort le 22 janvier.

 

En réponse à cette flambée de violence, le gouvernement autorise la police à prendre des mesures plus draconiennes pour arrêter les émeutes : celle-ci peut désormais fermer les accès routiers et utiliser des canons à eau contre les manifestants, malgré les températures qui atteignent jusqu'à – 10°C.

Malgré cette mesure, 50.000 manifestants se sont encore rassemblés.

 

Deux douzaines d'hommes cagoulés font irruption dans les bureaux d'une chaîne locale de Kiev à 19 h 59. Ce même 22 janvier, les policiers détruisent un centre médical de la Croix-Rouge dans la rue Hroushevski où des manifestants se faisaient soigner.

À la suite de la diffusion d'images montrant les brutalités et les humiliations exercées par la police, notamment celle d’un manifestant obligé de se tenir entièrement nu par des températures négatives et d'autres roués de coups au sol, les forces de l'ordre ont présenté leurs excuses.

Les « Berkout », forces spéciales ukrainiennes ayant succédé aux OMON soviétiques, s'illustrent aussi par leur brutalité extrême.

À partir du 23 janvier, des occupations d'administrations régionales sont signalées, essentiellement dans les provinces occidentales, traditionnellement plus pro-européennes, comme à Lviv, Ternopil, Rivne ou Jytomyr.

Les promesses de Viktor Ianoukovytch, le 24 janvier d’un remaniement du gouvernement, d’amendements des lois répressives récentes, sont interprétées comme un recul du pouvoir et n'ont pas eu d'effet immédiat sur la contestation.

À cause de risques croissants pesant sur les installations nucléaires du pays et sous l'insistance de l'AIEA, les services de sécurité déclenchent le 27 janvier une opération anti-terroriste visant à garantir la sécurité de ces sites.

Le 28 janvier, le Premier ministre Mykola Azarov démissionne, tandis que les récentes lois répressives sont abrogées à la Rada, le Parlement.

 

À l'issue d'une journée de violents affrontements durant lesquels la police a dû essuyer de nombreux jets de pavés, le 18 février les autorités affirment que la violence doit cesser et donnent un ultimatum fixé à 18 h 00.

Le 19 février à 3 heures du matin, les forces de l'ordre tentent de reprendre Maïdan, après que des manifestants se soient dirigés vers le parlement. Six policiers sont tués à Kiev. Des assaillants prennent le bâtiment de l'administration régionale de Lviv, ainsi que la procurature régionale, et attaquent la mairie de Ternopil.

Le premier ministre s'adresse au pays déclarant que les « émeutiers ont franchi les limites ».

Au 19 février, vingt-cinq morts sont dénombrés : quinze manifestants, un journaliste et neuf policiers et le rôle des « titouchky », des provocateurs payés par le pouvoir, dans les troubles est dénoncé par l’opposition.

 

Avec l'accord du ministre de l'Intérieur Vitaly Zakhartchenko et faisant suite au déclenchement d'une opération anti-terroriste, les forces de l'ordre sont autorisées le 20 février à faire usage de la force létale et tirent désormais à balles réelles sur des manifestants considérés par les autorités comme responsables de l'escalade de violence, lesquels sont alors notamment la cible de snipers.

Le Ministère de la Santé publiera un bilan actualisé deux jours plus tard, le 22 février, qui dénombre 82 morts et 622 blessés.

Le même jour, Vladimir Makeenko, maire de Kiev, démissionne du Parti des Régions, le parti du président, « pour arrêter ce bain de sang ».

 

C’est l’événement qui déclenche l’opération « Snowboard ».

Les chancelleries, qui se consultent depuis le début du mois de janvier, confirment que des éléments russes ont pu franchir la frontière avec du matériel de tir de précision : le pouvoir allait basculer dans la répression féroce de ses propres populations, avec l’aide des russes surpris en pleine immixtion et ingérence active, ce qui reste intolérable pour Londres et Washington à ce double titre, accusant Moscou d’attiser la haine et le feu.

Les Searl de l’US-Navy sont trop loin, alors un commando de 7 SAS britanniques, trois équipes de deux plus leur officier, est volontaire pour être parachuté dans la nuit sur les toits des bâtiments de Kiev, avec mission d’abattre les snippers russes, ou ukrainiens, peu importe.

Un quadrimoteur C 130 Hercules décolle d’Allemagne dans la soirée, projette son commando au-dessus de Kiev dans la nuit et rentre en Pologne refaire les pleins.

Ils s’installent et repèrent un à un les tireurs embusqués dans les immeubles entourant la grande place Maïdan.

Qu’ils neutraliseront avant le 21 dans la nuit.

Car, suite à des menaces de sanction de l'Union européenne, les ministres des Affaires étrangères allemand, polonais et français arrivent par ailleurs et entament sur place des négociations avec Ianoukovytch et les représentants de l'opposition.

Le lendemain 21 février, le chef adjoint de l’état-major de l'armée ukrainienne, Iouri Doumanski, donne sa démission pour protester contre les tentatives d'impliquer l'armée dans le conflit.

Dans l'après-midi, après deux journées de négociations entre le Président, les leaders de l'opposition, les ministres des Affaires étrangères allemand, polonais et français et un représentant de la Russie, un accord de sortie de crise est signé par toutes les parties à l'exception du représentant russe.

Peu après, Ianoukovytch annonce sur le site de la Présidence des élections anticipées en 2014, un retour à la Constitution de 2004 et à un régime parlementaire.

Dans la soirée, le Parlement vote à une large majorité le retour à la Constitution de 2004 ainsi qu'une loi abolissant l'article du code pénal au titre duquel a été condamnée l'opposante Ioulia Timochenko qui, très fragilisée sur le plan médical sera libérée avant de partir se faire soigner en Allemagne.

La rumeur insistante circule que le Président Ianoukovytch est directement menacé ainsi que sa famille, par des commandos étrangers parachutés la veille pour l’abattre.

Dans la soirée, le président Ianoukovytch fuit Kiev.

 

Il s’agit maintenant de récupérer et d’exfiltrer ledit commando britannique en toute discrétion. Les aéroports étant contrôlés par l’armée et les milices, la seule solution serait de récupérer hommes et matériels pour les acheminer discrètement dans la banlieue nord de Kiev, sur les rives du Dniepr.

Seulement si des voitures consulaires et diplomatiques peuvent encore circuler, les récupérer et les convoyer.

Qui dit Dniepr, dit fleuve, donc eau et puisque les hélicoptères n’auront jamais assez d’allonge en territoire possiblement hostile, il faut y envoyer un hydravion.

Et hydravion, dans l’inconscient des forces aériennes occidentales, c’est « Charlotte » !

Une idée aussi « sotte que grenue » qui « pèsera » hélas très lourd dans les mois qui vont suivre.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 05:05

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

De Hong-Kong à Kiev en passant par Washington (2/2)

 

En revanche, les échanges sur la situation mondiale, en Afrique, au Moyen-Orient et en Ukraine en particulier, sont cordiaux : les deux présidents ont les mêmes points de vue. Enfin, disons plutôt que la France adopte la position américaine sans même y réfléchir : dans ces conditions les deux dirigeants ne peuvent qu’être d’accord !

« Vous ne vous interdiriez donc pas de participer à quelques actions de maintien de la paix à Kiev et ses environs, si cela devenait nécessaire ? »

Et pourquoi donc, si c’est légal ?

C’est comme ça que, sans le savoir, Landau « autorise » une dizaine de jours plus tard, « Charlotte » pour un « raid » sur Kiev… qui lui-même fournira l’occasion de « réarmer » de son réacteur manquant le « Nivelle 001 » pour un raid au large de Toulon, et qui saura être utilisé pour une opération putschiste sur Paris un peu plus tard.

Un enchaînement porté par quelques « mains invisibles » ?

Mais en attendant, plus que ça : des avions de chasse français iront « sécuriser » la frontière en Pologne, à la demande de Varsovie.

 

Paul est rapidement happé de son côté par Harry Junior n°4 qui se promène de groupe en groupe avec Allen et quelques autres dans son sillage.

« Cher ami ! Très réussie votre opération en Chine. Bravo. Anjo a pu me confirmer que ça s’est passé sans aucune difficulté.

Le tout sera soldé dans quelques heures sans gros vagues sur le Forex. »

Mais ne passera pas inaperçu pour le Bureau des Règlements Internationaux (BRI) non plus.

« Je vous propose de venir demain au Madison Square-Garden où une de mes fondations organise un gala de charité. J’ai quelques amis qui aimeraient vous poser des questions. Accepteriez-vous de jouer à la…. Comment dites-vous, déjà ? … « La vedette américaine », la guest-star ? »

Puisque c’était l’objet de cette invitation à Washington dans le train de Landau…

« Avez-vous confirmé mon opinion sur la liste des comptes que je vous ai remise ? »

Les comptes ? Ah oui. « Un beau travail. Pas d’américain dans cette liste comme vous le présumiez. Mais je subodore dès lors que nos … « petits-soucis » à venir ont une autre origine, même s’il s’agit de la même carambouille originelle. »

C’est-à-dire ?

« Je vous ai indiqué il y a un an qu’il fallait que vous preniez contact avec Basanix. Ce n’est pas un de nos membres, mais il en sait beaucoup plus qu’il ne le laisse apparaître. Il vous expliquera peut-être deux ou trois choses. »

Admettons.

 

Dès qu’ils sont seuls, un verre en main, Allen entretient De Bréveuil sur ce qui l’intéresse : son prototype n°2.

« Vous savez Paul, il est encore dans les feuilles de calculs. Il monte bien et se met en orbite correctement à 250 km d’altitude en un peu plus d’une heure, mais il n’a pas assez de carburant pour redescendre… »

Avec son avion porteur, Allen peut hisser la machine de de Bréveuil à 30 km d’altitude et Mach 0,8.

C’est toujours ça de prit.

« C’est vrai, mais ça représente une économie de seulement 5 % sur le carburant à emporter. Or, il en faudrait au moins 15 % de plus, sinon 20 pour que ça puisse rester confortable. »

Insoluble ?

Paul ne sait pas : « Peut-être en revenir à un carburant combiné à de l’hydrogène. Mais convenez que là, on perd l’aspect flexible du projet.

Non, je réfléchis déjà au n°3. Mais ça demandera plusieurs années de travaux, parce que c’est au moins un sinon deux sauts technologiques avec l’emploi de plasma dans les tuyères. Chaud, quoi ! Mes céramiques pourraient ne pas résister. »

Mais si ! « Les laboratoires de la NASA y travaillent déjà. Il faut que vous veniez visiter ça. »

 

Et le lendemain, Paul et Paul – Allen et de Bréveuil – refont leur numéro avec « n°4 » en maître de cérémonie.

Tout y passe, mais Paul s’abrite derrière le secret-défense à chaque occasion dans une sorte de dialogue avec des micros-baladeurs se promenant entre les tables dressées.

Oui, le crash du Boeing dans l’atlantique, c’était lui !

« Et je dois vous avouer que mon arrivée dans votre ville par le port, accueilli comme vous savez le faire par vos bateaux pompes, reste un souvenir tout particulier dans ma mémoire. Je ne saurai jamais assez vous dire merci ! »

Applaudissements…

C’est lui qui remercie pour des remerciements et maintenant on le remercie pour ses remerciements de remerciements !

Oui, le tour du monde par les pôles et sans escale, c’est encore lui, mais co-piloté avec le cap’tain Haddock. « Je dois vous dire que les repas et le thé ont été fournis par Miho Mihado, agent coréenne … du nord qui était à notre bord dans ce délire aéronautique. Vous pouvez lui rendre hommage, pour sa bravoure ou son inconscience, je ne sais pas, parce qu’elle est présente ce soir dans cette salle ! »

Et la miss de se lever sa frêle silhouette de sa table désignée par un geste du bras de Paul, qu’elle partage avec Shirley et Matilda au fond de la salle, pour saluer sous les applaudissements.

Un show, plus vrai que nature.

 

« Oui, Paul Allen, je partage ton ambition d’aller dans les étoiles et d’y envoyer le plus grand nombre possible observer notre planète d’en haut, c’est sûr. Mais il y a des étapes à franchir avant, tu le sais bien.

Et notamment, de se faire un peu d’argent en allant peut-être construire des drones pour les chinois voire même les russes, parce que je suis attendu dans ces deux pays, alors que le mien ne peut plus financer mon projet spatial.

Je te fais des infidélités, c’est sûr, bien que je sache que chez toi, l’argent n’est pas un problème. Mais j’y tiens comme d’une question de principe. »

 

Oui, il a piloté le T50 russe et le J20 chinois, en double commande : « Justement dans cette optique. Je ne peux pas vous en dire grand-chose, pour être tenu par le secret-défense. Ce sont de bons avions. L’un est puissant et l’autre a encore beaucoup de progrès à faire pour ne pas l’égaler encore. Soyez sûrs qu’ils n’ont pas la capacité, ni l’un ni l’autre de venir vous menacer jusque chez vous. Alors que l’inverse reste possible. »

 

Oui, la destruction de la fondation du Professor Risle, c’est lui aussi.

« Il paraît que j’ai fait perdre beaucoup d’argent et d’espoir à bon nombre d’entre vous.

Et, aussi odieux que cela puisse vous paraître, je m’en réjouis et ne vais même pas vous cacher plusieurs secrets personnels pour que vous compreniez bien.

D’abord, c’est une affaire extraordinairement familiale : mon frère, aussi gendre du professeur, et moi étions en danger de mort certaine pour avoir un foie histocompatible avec celui du professeur.

Autrement dit, j’ai achevé le mourant en mettant à l’abri mon frère en l’ayant fait passé pour mort.

Je me suis donc retrouvé en première ligne sans le savoir et en situation de légitime défense : un de nous deux ne pouvait pas survivre à cette rencontre que je n’ai pas choisie.

Parce que cette entreprise de greffe était purement et simplement criminelle. Risle choisissait ses victimes bien portantes uniquement pour prélever des organes sains pour soigner ses malades richissimes. Très facile à faire quand on maîtrise les techniques de cross-matching.

À chaque vie sauvée par un greffe, quand il y parvenait, correspondait un meurtre, un assassinat, un « accident », des vies brisées, des pleurs et des drames.

Pour quelques paquets de dollars et parfois seulement quelques jours de survie de ses patients…

Mais je vais vous en dire plus ce soir : mon père était le juge d’instruction qui enquêtait justement sur une liste anormale de décès des victimes de Risle à ses débuts en Normandie, il y a bien des décennies maintenant.

Lui a été assassiné prématurément pour ne sauver que ce commerce d’organe frais. Il aurait survécu et réussi, tout cela n’aurait jamais existé. »

Émotion silencieuse dans la grande salle du Madison Square-Garden

 

« Je ne savais pas tout ça, je l’ai appris au fil du temps et soyez sûrs que ce n’est pas ce qui aurait arrêté ou encouragé mon geste. D’ailleurs, une de mes comparses à qui je dois la vie à ce moment-là, peut en témoigner, puisqu’elle aussi est dans la salle : je vous présente l’agent Shirley du SIS de sa très gracieuse majesté Elisabeth II, assise à la même table que Miho… qui à cette occasion m’a sauvé la vie. »

Applaudissements quand la miss se lève à son tour, tout sourire gracieux.

« Ne lui en voulez pas, c’est un agent secret détaché jusqu’ici pour m’espionner. Comme je n’ai rien à cacher…

Enfin si, une chose que je n’ai jamais dite à personne et que je vais vous révéler. »

Grand silence.

« J’en profite, ma femme n’est pas là ! »

Rires polis.

 

« Mon papa et moi, quand il était encore en vie et rentrait tard du tribunal dans la nuit, il venait me faire un bisou sur le front dans mon lit. Souvent je faisais semblant de dormir, mais en fait je le guettais tous les soirs et quand il oubliait, j’en faisais la remarque amère à ma mère le lendemain.

Depuis son assassinat, nous communiquions encore, pas tous les soirs, mais souvent. Il venait dans mes rêves d’adolescent et puis d’adulte. On parlait de plein de choses dont je ne me souvenais plus à mon réveil. Parfois on se disputait sur des sujets que j’oubliais tout aussi régulièrement.

Cette « présence » était rassurante. Et a duré de longues années même si les intervalles s’allongeaient.

Je l’ai revu une seule fois après cet épisode de la fondation Risle, et depuis, plus rien.

Il était sur une plage que je ne connaissais pas. Pourtant je les connais toutes ! »

Rires dans l’assistance. Même si le moment est poignant…

« …Il y avait plein de lumière et ça sentait bon un mélange de vanille et de cannelle.

Il était habillé d’une tunique blanche comme le sable et la lumière, ainsi que trois ou quatre personnages qui l’entouraient, dont peut-être ma mère, je ne sais pas, et il me tournait le dos.

Mais je savais que c’était lui.

Je me suis mis à courir dans sa direction, le cœur plein d’allégresse.

En fait, de prime abord, j’ai pensé qu’ils venaient me chercher et cette pensée m’a vraiment empli de joie. Je vous assure.

J’allais mourir, mais j’allais le retrouver, les retrouver, c’est dire ma très grande joie.

Il s’est alors retourné, m’a souri et m’a fait signe de stopper et de rester.

Et je lui ai obéis une dernière fois.

Je me suis réveillé abruptement … complétement en larmes ! »

C’est Harry qui desserre le premier sa gorge : « Et après ça, vous allez prétendre que vous n’êtes pas un « distingué », mon cher Paul ! Pas un « éveillé » ! Mais peu de personne ici ce soir peuvent nous raconter un pareil vécu, soyez-en sûr ! »

Ce doit pourtant être si commun : « La psychologie moderne peut parfaitement expliquer ses détours de l’inconscient par les traumatismes vécus, savez-vous Harry ? »

Tout ça, « c’est pour vous dire qu’à cause de Risle, j’ai perdu deux fois mon père. Mais que si c’était à refaire, je le referai sans hésitation. Sauf que si j’avais su, je me serai débrouillé pour ne pas mettre en danger une créature aussi sublime que Miss Shirley ! »

Rires et applaudissements, l’atmosphère s’est re-détendue.

 

« Ah oui, Londres. Juillet 2012. Je n’en ai rien à dire. Je passais par-là. Un voyou qui promenait une munition nucléaire bricolée dans les montagnes Afghanes coule bêtement le voilier à qui vous avez fait les honneurs des bateaux-pompes, et cela devant le Tage portugais.

Alors je suis colère à patauger dans l’eau froide de l’atlantique et le poursuit de ma haine de naufragé.

Et cette course m’a emmené jusqu’au-dessus de la Manche où j’ai dézingué son appareil pour lui rendre la pareille. Bon, oui d’accord, le jeu de mot est plus subtil en français, reconnais-je. »

Rires dans l’assistance pourtant pas spécialement francophone…

« Ah mais non ! Pas du tout. »

Là, c’est Harry Harrison qui s’agite près du pupitre.

« Le petit gars que vous avez devant vous … » rires quand par des gestes du bras n°4 rend compte de leur différence de corpulence et de taille, « … non seulement il est décoré du GCVO britannique emportant le titre de « Sir » pour cet exploit, ce qui explique la présence d’une agent très secrète du SIS dans cette salle, parce qu’ils y tiennent, mais aussi de l’Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus-Christ, directement reçu des mains du Pape Benoît.

Je n’y étais pas, mais la troisième comparse, à la table là-bas derrière qui le surveille aussi, n’est autre qu’un agent du très select et secret Service d’Information du Vatican, le summum en matière d’intelligence-service planétaire, derrière notre CIA, bien sûr, qui y tient tout autant et qui a assisté à cette cérémonie, m’a-t-on dit… »

Et Miss Matilda de se lever à son tour…

Décidément, question discrétion, la soirée aura été « totale ».

 

« Je tiens absolument à vous signaler que ce petit-monsieur, il en a fait plus que nous tous ici réunis, malgré son jeune-âge. Et vous me connaissez, je pèse mes mots d’habitude. Encore qu’il ne vous a pas dit tous les services qu’il a pu rendre à notre pays, parce qu’ils sont couverts par le secret-défense, ni même à son pays jusqu’à la semaine dernière. Mais là, c’est secret d’État. C’est dire si nous tenions à vous le présenter ce soir, puisqu’il nous fait l’honneur d’être dans notre ville ! »

Puis Paul Allen : « Moi je retiens que tu préférerais mettre ton talent et tes compétences au service des chinois ou des russes, plutôt que de venir nous aider à mettre au point un bouclier thermique pour nos futurs avions spatiaux.

Et en plus, tu nous dis que c’est juste pour une question d’argent et de principe. Je la trouve saumâtre, pour tout te dire. »

Ouh là !

« Mon cher Harry, peut-être faudra-t-il que tu nous fasses une soirée caritative uniquement pour récolter assez de fonds afin que ce monsieur daigne venir travailler avec nous… »

Éclats de rire dans la salle.

 

« Paul, sois sûr que toi, tu peux venir quand tu veux dans notre usine de céramique. Nos ateliers et bureaux d’études et de recherche te sont ouverts si nous obtenons l’un et l’autre l’autorisation de faire de nos gouvernements respectifs.

Profites-en, mon président est encore avec le tien pendant au moins une journée ! Alors dépêche-toi de finir ton verre et file ! »

Nouveaux éclats de rire général, cette fois-ci, dans la salle…

Le pire, c’est que cette visite se fera à l’occasion du salon aéronautique du Bourget en juin 2015.

Quatre ans après leur première rencontre.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 05:04

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

De Hong-Kong à Kiev en passant par Washington (1/2)

 

Jet-lag « à l’envers », le plus difficile à récupérer, pour un vol vers Hong-Kong sur un monstrueux A380 « deux ponts », dont tout l’équipage ne manque pas de défiler pour quelques autographes devant la rangée où Paul et Miho, qui a reçu ses ordres indirectement de Pékin, se sont installés et ce, malgré la fausse identité belge sous laquelle Paul voyage…

Incognito, n’est-ce pas ?

 

Le séjour est court et on évitera heureusement les drogues laxatives qui auront laissé un mauvais souvenir de son premier voyage à Paul !

À peine le temps de se restaurer hors un thé et un gâteau.

Ils arrivent dans la nuit, il fait frais et pluvieux et une voiture les conduits directement au pied du building de la BoC implanté au milieu du quartier des affaires depuis les années 70.

Une époque où HK était encore britannique et ouvert à tout le monde…

 

L’affaire est entendue en une paire d’heure dès après l’ouverture des portes.

Ouverture d’un compte.

Dépôt et vérification de la fausse procuration.

Descente à la salle des coffres. Ouverture.

Le coffre est vidé de ses certificats.

On remonte l’ensemble dans un bureau à l’avant dernier étage du building.

Cession des titres au porteur, rachetés par la banque qui se frotte les mains dans la mesure où il est de politique constante de rapatrier à Pékin tout le métal jaune disponible sur les marchés avec les dollars disponibles des dépôts : la Chine n’est pas l’atelier du monde occidental pour rien, et se fait payer aussi et encore en dollar américain.

Virement des sommes sur le compte ouvert à peine plus tôt.

Exécution d’un ordre de virement sur le compte de la banque portugaise.

Fermeture du compte, le tout en deux tasses de thé…

Poignées de mains, sourires et courbettes convenus et, sur le trottoir, Paul se fait confirmer par Barbara que l’ensemble des opérations a bien été enregistré, le tout à transformer en euro par « petits-bouts » et que, comme convenu préalablement avec Anjo, les fonds sont repartis sur le hedge-fund des Bahamas…

Retour à l’aéroport, achats de petits souvenirs pour Florence et Annabelle, embarquement sur le vol de San-Francisco, avec de nouveau le défilé de l’équipage qui vient saluer « Charlotte » incognito, n’est-ce pas…

 

Quand en mars suivant, le véritable locataire dudit coffre refait un détour par ladite banque au bras de sa fille Valérie, « l’économiste », il en ressort abasourdi.

C’est elle qui, furieuse, demande à contrôler le carnet de visite de la salle des coffres et repère la visite de Paul plus d’un mois plus tôt !

Elle se fait montrer la procuration et reconnaît la signature de son père, sans contestation possible.

Il faut dire que le « copié/collé » fabriqué par Paul est un travail très soigné, jusqu’à la pigmentation habituelle de l’encre utilisée par le stylo-plume Mont-Blanc qu’utilise son père, un vieux cadeau de fête des pères où tous les enfants de la fratrie s’étaient cotisés.

Celui-ci serait-il atteint de démence sénile précoce ?

 

Il a toujours eu un côté paranoïaque et mythomane, tel qu’elle doutait maintenant de l’existence de ses « fameux lingots ».

De toute façon, il n’avait toujours pas expliqué la provenance de ce magot…

Il ne restait plus qu’à faire la tournée imaginée et organisée depuis l’Europe, et finir comme prévu au Japon, même si l’humeur de chien de David n’est pas très « vendeur » auprès des prospects millionnaires chinois, où il faut aussi affronter un anglais des moins académiques pour se faire comprendre.

Et puis il finira en apothéose, en crachant véritablement sur l’avenir de l’Euro dont il prétend qu’il ne passera pas le prochain hiver…

Pas très rassurant pour un ancien patron de la banque mondiale des pauvres, soutenu justement par des dotations publiques d’un panier de devises, dont paradoxalement l’Euro…

 

« Même pas nuit d’hôtel ensemble ? » s’étonne Miho un peu déçue.

Même pas : il s’agit de dormir, parce que ces longs voyages sont épuisants. Et que San-Francisco n’est qu’une étape jusqu’à Washington, avec sa séance d’autographes mais son identité « normale », où il s’agit de rejoindre la délégation française en déplacement.

C’est d’ailleurs là qu’ils retrouvent Shirley et Matilda, mais escortant Madame Nivelle, l’héritière des usines de l’ancêtre général de 14/18, Florence n’ayant pas souhaité retourner aux USA, même pour rencontrer le président, tellement elle est occupée par son chantier normand qui n’avance pas et s’inquiète des fièvres à répétition d’Annabelle, provoquées par une succession de bronchiolites propres à la saison.

Les séances de kinésithérapie respiratoire sont d’ailleurs insupportables pour Paul. À l’une d’elle, il a failli décrocher la tête du chiropraticien… Heureusement que Florence était là pour le retenir ! On a pu ainsi éviter le drame…

 

Une visite d’État, ce sont les petits-plats dans les grands, un faste incroyable et des visites inutiles de la « haute-culture » américaine.

À Washington, à part les monuments publics construits « façon stalinienne », le seul musée qui fait frémir Paul, c’est celui de l’air et de l’espace…

Plus quelques discours bien sentis mais polis, qui ne servent à rien, puisqu’aucun contrat n’est signé à cette occasion, pas plus qu’aucune discussion engagée sur un accord international voire même seulement bilatéral…

Il faut dire que la délégation française brille par ses larges carences à maîtriser la langue de Shakespeare… ce qui ne facilite pas vraiment les « dialogues ».

Il n’empêche, le Président américain trouve l’occasion de fendre la foule dans les salons de la Maison-Blanche pour une poignée de mains virile à Paul escorté d’Isabelle Nivelle et une tape dans le dos pas très protocolaire.

Il voulait absolument congratuler Paul d’avoir su éviter une catastrophe à Londres l’été 2012.

 

« D’autant que ma fille et ma femme y étaient. C’est dire si j’étais content de les voir revenir. »

Et Michèle de confirmer que c’était splendide !

« Notez qu'il a fallu que j’affronte le candidat républicain quelques semaines plus tard. S’il avait pu être éliminé ce soir-là, ç’aurait été plus cool ! »

Barack ! « Tu aurais sacrifié ta famille pour ton mandat ? »

Mais non, ce n’est pas ce qu’il voulait dire (lui non plus, façon Florence qui aurait été ravie) : elle avait tellement tenu à y aller…

Il affirme ensuite que le ménage avait été fait à l’agence de Langley.

« J’ai pu virer leur patron et le remplacer par un homme sûr dès le lendemain de ma réélection et on m’a assuré que l’ensemble de l’équipe Megiddo avait été neutralisée. »

Il a juste perdu un ami à Benghazi, dans la manœuvre, l’ambassadeur en Libye.

« Vous oubliez le directeur Almont… Un homme devenu un ami et qui a été bien utile. »

Il n’oublie rien et y était d’ailleurs pour rien. « Tout juste nos services n’ont pas été assez rapides à comprendre et décoder la situation. »

Heureusement, les services du Mossad ont su aussi leur ouvrir les yeux.

« Mais le mieux à votre crédit, c’est qu’avec cette interception, on a pu éviter une énième guerre dans le Golfe… Même si quelle que part, ça pourrait n’être que partie remise. On ne sait jamais… Il faut rajouter que votre collaboration réussie autant qu’improvisée avec les services iraniens les ont fait revenir à la table des négociations. »

On n’en serait pas là sans l’intervention réussie de Paul.

« Bravo et mille fois merci pour tous nos « boys » et d’une façon générale de la part du peuple des États-Unis d’Amérique !

Et si vous ne vous étiez pas précipité à vous faire décorer par mon pays, vous mériteriez bien les médailles de reconnaissance que vous avez déjà reçues.

Hélas, je n’ai pas eu le temps d’en inventer une nouvelle rien que pour vous. Sachez seulement que vous êtes ici chez vous et toujours le bienvenu, Monsieur « Charlotte » ! »

Isabelle biche, presque frétillante à écouter la double conversation, dont celle qu’elle tient en pointillé avec la première dame, alors que le cercle des « convenances » s’est élargi par respect autour du quatuor.

 

« J’aime bien aussi l’idée que vous ayez pu « nettoyer » enfin tous les comptes crapuleux du personnel politique de votre pays. On va pouvoir enfin parler d’égal à égal avec vos autorités politiques. Savez-vous que ça m’ennuyait beaucoup de voir votre ancien président parler de choses qu’il ne connaissait pas sur le ton du professeur d’école à ses élèves, à chacune de nos rencontres du G20.

Je ne suis pas sûr que le suivant soit meilleur, mais au moins, il n’a plus les moyens d’être malhonnête. C’est mieux pour l’avenir. »

Très au courant, le président Obama…

Lui, il a des services qui fonctionnent correctement et sans aucune suspicion « politicarde ».

Ce qui manque, entre autres, à la France où tout est devenu toujours suspect.

 

« Et vous en êtes où de vos capitaines putschistes ? »

Très, très au courant, décidément.

« Le Comité Libecciu a été liquidé par le ministre. Alors, je n’en sais plus rien. »

Dommage, dommage.

« C’était un peu « border-line », je l’avoue, mais une excellente initiative de l’amiral Morthe. Pensez-vous qu’il faille que nos services sur place tiennent au courant des développements de cette affaire à quelques autorités de votre pays ? »

« Monsieur le Président, croyez-vous vraiment que des officiers de nos armées puissent devenir des félons ? »

Ça s’est déjà vu…

« Ok ! On verra ça. Je vous laisse, je me dois à nos invités. Merci beaucoup et encore mille fois, Mister « Charlotte » ! »

 

« C’est qui ? » questionnera le président Landau à un de ses collaborateurs qui ne sait pas quoi répondre.

« Charlotte ! » lui répondra un officiel américain qui maîtrise le francilien.

« Quelques heures de vol, mais de beaux restes… Vous me la présenterez », demande le président à son officier de liaison.

C’est comme ça qu’Isabelle Nivelle se retrouve quelques temps plus tard à tenir la jambe du président français qui se désespère de devoir se la mettre derrière l’oreille une nuit de plus.

Et la source d’un nouveau quiproquo : « Charlotte si je ne m’abuse. Charlotte comment ? Vous êtes française d’ici ? Vous faites quoi dans la vie, charmante Charlotte… »

Isabelle a tout de suite compris qu’il y a méprise et décide de ne pas éventer la couverture de son Secrétaire Général préféré.

« Monsieur le Président, je dirige une usine d’armement en Ardèche, pas très loin de votre Auvergne d’adoption, et j’essayais de vendre quelques missiles à Monsieur Obama. »

Ah oui ? Serait-il acheteur des fameux savoir-faire nationaux tant vantés par son ministre du redressement ?

« Hélas non ! Il m’a dit qu’il avait tout ce dont il avait besoin de trouver sur son propre territoire. Et vous-même, vous lui vendrez quoi aujourd’hui ou demain ? »

Il n’en a aucune idée. « Pour être franc, je ne vois pas ce qui pourrait l’intéresser… ni ce que je fais ici non plus, d’ailleurs. »

En voilà de l’audace, n’est-ce pas ?

Encore un peu, et il lui proposerait bien d’aller faire un tour dans les bosquets des jardins attenants…

Elle s’y prépare en se faisant un scénario chinois dans la tête pour refuser poliment et de remettre ça à plus tard, en France.

 

L’avertissement se fera ensuite : « Les affaires de justice, je ne m’en occupe pas, je n’interviens jamais. »

Et pourquoi il lui raconte tout ça en entretien quasi-privé ?

« Parce que nous avons une culture de la transparence et de séparation des pouvoirs plus exacerbée que ne l’est la vôtre, Monsieur Landau… »

Des propos bien mystérieux pour un président en pleine tourmente pré-électorale, louvoyant dans un gouvernement aux egos surdimensionnés qui n’avance pas sur les fronts économiques, sociaux, fiscaux et même celui des réformes institutionnelles et de société…

 

Plus tard, un « conseiller » remettra les points sur les « i » : il s’agit de gros sous.

« Vous savez, cet ennemi qui n’a pas de visage, qui ne vote pas et ne sera jamais élu à votre place… »

Oui, mais déjà, il y a la bonne finance et la mauvaise…

« Monsieur le Président, vous me faites penser à un chasseur ! »

Comment ça ?

« On dit à la chasse qu’un mauvais chasseur qui entend du bruit sous un taillis, se saisit de son fusil, ajuste, vise et tire ! »

Oui, et …

« … Un bon chasseur en fait autant, mais lui… c’est un bon chasseur ! »

Landau ne comprend pas : « Monsieur, il y a la bonne finance qui investit dans l’avenir et les emplois. Et la mauvaise, qui spécule et s’enrichit du chômage et des crises. Celle-là est notre ennemi ! »

C’est justement ce que voulait dire le « conseiller », qui se débarquera tout seul pour rejoindre son administration d’origine un peu plus tard.

 

En fait, ce que visait le président américain, c’était de faire savoir qu’il n’interviendrait pas sur les actions judiciaires en cours contre les banques qui auront « trafiqué » du dollar avec des pays sous embargo.

Toutes les banques…

Et il aura à le réaffirmer à l’occasion d’un communiqué officiel bienvenu, quand un des majors négociera son amende avant d’être interdit pour un an de trader du dollar, hors le pétrole et la nourriture…

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 05:03

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

À l’assaut des comptes DLK (2/2)

 

« On a récemment compris la destination du pactole : Hong-Kong, dans un coffre de la Banque of China. 500 millions de dollar d’once d’or-papier de l’époque, qui valent désormais 4 fois plus compte tenu de l’actuel cours de l’or. Deux milliards ! »

Beau placement, finalement. Bien plus et beaucoup mieux que n’aura su faire le cabinet de Lady Joan et son trust à la même époque et pour la même période !

« Et comment vous savez tout ça ? »

 

« D’abord, nous n’avons pas compris l’objet de son voyage en Chine en mars 2011. »

Il est certes parti à l’invitation du Google chinois avec une quarantaine d’économistes conférer une grosse demi-heure payée cash.

« C’était sans doute bon pour son moral de « témoigner » pour l’histoire, avant de le faire devant votre Sénat. Mais dans son emploi du temps, il y avait plusieurs trous et un passage inexplicable pour un détour anormal au comptoir de l’agence de HK de la BoC. » 

Un truc étonnant et sans relation avec ses affaires du moment.

Et puis le bonhomme s’est récemment fait nommer à la tête d’une banque d’affaires luxembourgeoise, « la Compagnie Financière « Anal-Kevlar », un groupe fondé en 1994 par Thierry Luynes, un entrepreneur de la première heure dans le secteur bancaire et financier, co-fondateur de Cons-sors, Synthé-sis Bank, Établissement de la Financière de l’Échiquier, Esseya, First-Competition, etc., quelques-unes de ses juteuses filiales.

Avec la promesse de partir en Chine lever 2 milliards de fonds à mettre sous gestion avec sa fille Valérie… Vous saisissez ? »

 

L’Assemblée Générale du 18 octobre 2013 a validé le principe et l’ancien président-fondateur restera administrateur délégué et conservera la présidence des filiales du Groupe au Luxembourg, en Belgique, à Monaco, en Israël, en Suisse et Roumanie.

« Le Groupe rassemble aujourd’hui différents pôles d’activités financières réglementées, à savoir la gestion d’actifs, le corporate finance, l’intermédiation financière et l’assurance.

En bref, l’ancien ministre s’est acheté une licence de banquier et une salle des marchés, un peu comme Airbus a pu le faire il y a quelques semaines seulement en Allemagne, afin d’y rapatrier et gérer son pactole en famille… »

Autrement dit, « DLK » prend la tête d’un groupe qui ne lui appartient pas, sur une vague promesse d’en faire des tonnes, laisse la gestion des activités préexistantes à l’ancien patron et se charge de gérer la verrue de ses propres fonds à lui ?

Belle manœuvre.

« Et je fais quoi, là-dedans, Harry ? »

 

Il part pour Hong-Kong avec un passeport et une procuration se faire ouvrir le coffre et vendre les certificats au plus offrant.

« Une équipe à nous vous pilotera sur place de votre arrivée à votre départ. »

Un coffre, ça a une combinaison secrète et une clé… en principe.

« C’est mon cadeau : la clé, c’est l’employé de la banque qui l’a. La combinaison est simple, puisque ce sont les 6 chiffres du jour, du mois et de l’année de naissance de sa fille… Le Monsieur ne souhaitait sans doute pas oublier la date d’anniversaire de sa gamine née d’un premier mariage. Pensez-y : droite, puis gauche, puis droite, puis gauche, etc. »

La gauche, Paul depuis quelque temps, il n’aimait plus trop.

La droite, ça devait pouvoir aller encore quelques temps, mais pas bien longtemps non plus.

« Une question, mon cher Harry. Si vous savez « tout-ça », pourquoi ne le faites-vous pas vous-même ? Autrement dit, il est où le piège ? »

Rire plus discret, cette fois-ci.

 

« Monsieur de Bréveuil, depuis votre passage chez le pape, vous êtes hiérarchiquement mon égal dans la franc-maçonnerie. Et j’imagine que vous connaissez notre serment de fraternité… »

Paul n’avait pas fait un tel serment…

« Je sais bien, même si vous y viendrez tôt ou tard. Mais il n’empêche : je n’ai pas à vous entraver, mais à vous aider… en toute fraternité. »

Pour deux milliards si faciles à subtiliser ?

« Vous savez, l’argent, j’en ai déjà plus que le nécessaire. Je suis comme vous, ça ne m’intéresse pas plus que ça. Parce que je ne suis pas un voleur et vous m’avez toujours dit que vous ne l’étiez pas non plus. Comme il s’agit de l’argent appartenant à votre pays, je n’ai pas à m’en emparer. D’ailleurs, je serai bien embarrassé avec ça et ne saurait comment le lui restituer ou quoi en faire de discret qui ne m’apporte pas quelques ennuis par la suite. »

Il lui avait pourtant bien fait faire le sauvetage financier du parti d’opposition dans des conditions pour le moins « over-the-line », il y a quelques mois.

 

« J’en conviens. Mais ce n’était pas pour un même montant, à peine quelque millions, pas des milliards et il y avait urgence absolue, souvenez-vous. »

Il aurait fait la même chose pour l’actuel parti au pouvoir ?

« Oui et dans les mêmes conditions d’ailleurs. Parce que ça a déjà été fait. Deux fois au juste. »

Encore des révélations ?

« Une première fois quand Tiersmirant a vendu sa taupe Farewell qui a permis de démanteler nombre de réseaux d’espions dormants dans tout le monde occidental. Mais c’était une autre époque, celle de la guerre froide et la CIA souhaitait faire un geste à l’égard de ce président-là et de son parti. »

Incroyable !

C’était dans les années 80 et ça ne portait pas sur des milliards. Tout juste un ou deux millions.

« Il faut comprendre : son prédécesseur, disposant de la même taupe et pourtant se disant « un pote », copain comme cochon de notre président d’alors, « cul et chemise » comme vous dites dans ce pays, alors qu’on livrait nos secrets atomiques à vos chercheurs, violant ainsi tous nos propres principes absolus de défense nationale, n’en a pas eu la même reconnaissance… »

Le chien !…

« Et une seconde fois quand il a fallu faire élire Krasoski contre la cruchitude. DLK devait manœuvrer pour que ce soit elle, qui n’avait aucune chance contre un ministre d’État sortant, qui soit désignée par leur primaire. Lui, il se savait menacé, il a donc obtempéré sans discuter contre un poste important à Washington. Mais elle, elle a mis en quasi-faillite son propre parti. »

Ce que personne n’avait jamais sur ni même imaginer…

Et l’ami-américain aurait su « compenser » le désastre financier, juste ce qu’il fallait ?

Pas croyable !

« Naturellement, je ne vous ai rien dit et vous n’en dites rien à personne… »

Et il aurait voulu que l’anglaise, la romaine et la coréenne écoutent aux portes en direct ?

 

« Quand donc vous cesserez d’intervenir et de financer la vie politique de mon pays en sous-main ? »

Si Paul ne s’abusait pas, il est notoirement connu que l’ancien maire de Rouen avait aussi reçu des subsides contre la candidature de De Gaulle, dans les années 60…

« Ne mélangez pas tout, Mon cher Paul. Il y a les USA, sa CIA et ses intérêts stratégiques, commerciaux et financiers.

Qu’un atlantiste soit financé en sous-main par les autorités de mon pays, c’est de la stratégie appliquée. Votre parti communiste était bien financé par Moscou à cette époque-là !

Que nos frères américains collectent des fonds pour soutenir les fratries européennes en difficulté, c’est autre chose, vous comprenez ? »

Et là, il s’agit de quoi alors ?

« Dans l’épisode actuel, il s’agit de laver l’argent de la corruption qui mine la vie publique de votre pays depuis trop longtemps que c’en est criminel. Je vous l’ai dit, tout le monde a intérêt, commercial et financier cette fois-ci, à une France qui avance et se sorte de l’ornière dans laquelle elle s’est vautrée.

Alors, un, ce n’est pas notre argent, mais le vôtre ; deux il ne doit pas revenir pourrir la vie économique de votre pays afin qu’on puisse de nouveau travailler main dans la main à construire un monde meilleur. »

Du lard ou du cochon ?

 

« Je vais être clair : des pays qui sombrent dans la corruption active pollués par des narcodollars et la putréfaction décadente, il y en a bien trop tout autour de cette planète. Et ça mine autant le développement d’une certaine Amérique du sud, tout autant que sur le continent africain, ou encore ailleurs, en Russie, dans la péninsule arabique, le sous-continent indien, les pays Thaïs ou même de l’ancienne Cochinchine, sans parler de la Chine elle-même et de la Corée du nord qui se protègent parfois dans le recours à la dictature.

Et voyez où en sont tous ces pays en terme de développement économique, sans même parler des progrès de la démocratie ?

Alors, un autre de plus, au cœur de l’Europe et sa façade atlantique, ça reste inacceptable ! Insupportable !

D’où votre mission de grand nettoyage qu’il s’agit de mener à son terme… »

 

Des corruptions, il y en aura encore.

« Bien sûr ! Et tous les êtres qui naissent sur cette planète ont un égal droit de réussir leur vie et de tenter de la vivre heureux, c’est sûr. Mais par des moyens qui soient admis comme légaux, pas par le vol, la délinquance, le crime ou la corruption. Et ces corruptions à venir ne doivent plus porter sur des milliards.

Peut-être quelques millions. Votre justice et la nôtre sauront y faire face. En revanche, les milliards, ça la dépasse. Ça emporte tout.

C’est inhumain. Même vous, vous pourriez faiblir !

Or, comme tout le monde et jusqu’à la Curie romaine vous pense au-dessus de toutes ces tentations, qu’à mon sens votre passé immédiat font de vous un « distingué » particulier, au moins guidé par quelques « mains invisibles », je vous fais et leur fais confiance parce que vous êtes le seul à être l’homme de la situation.

On verra par la suite si nous nous sommes trompés ou non.

Allez à Hong-Kong, faites ce qu’il y a à faire, refinancez comme vous le pouvez votre Trésor public avec si peu et nous nous retrouvons à Washington où je vous présenterai à quelques amis. »

 

Si c’était comme à Venise, Paul s’en passerait bien.

Mi-2014, deux milliards de plus ou de moins, c’est à peine 1 pour 1.000 de la dette publique de la France…

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 05:01

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

À l’assaut des comptes DLK (1/2)

 

Décembre 2013, c’est aussi le mois où sortent dans la presse l’affaire de l’appartement du fils du ministre des affaires étrangères.

Qui en fait se déplacer « Junior 4ème » une nouvelle fois jusqu’à Paris, comme d’un prétexte, début janvier.

L’entretien a lieu chez Ledoyen avec les trois filles sur les talons.

« Qu’elles viennent donc s’asseoir à notre table ! » Deux patrouillent dehors, l’autre a un œil sur la salle et leur table…

« Ça me gêne », prétend-il. C’est vrai que ses propres G-men sont attablés un peu plus loin, comme d’habitude.

Ce n’est pas Paul qui les commande : « Faudra en référer au Pape François pour l’une, à la Reine d’Angleterre pour l’autre et chez King-tout-fou de Corée du nord pour la bridée… »

Quel attelage !

Junior n’insiste pas plus : « D’autant que j’ai absolument besoin de vous garder vivant. Allen s’impatiente que vous veniez lui donner un coup de main. Et moi, je viens vous faire un cadeau, de ceux qui ne se refusent pas en échange de quelques précisions. »

Lesquelles ?

« On cause jusque chez nous de l’appartement du fils de monsieur Bafius. Vous qui avez su détricoter le paquet de vos « minoritaires », est-il blanc-de-blanc sur ce coup-là ? »

Il l’est désormais.

« Dans la mesure où son supposé compte a été fermé avant mon intervention. On lui en a attribué un, peut-être un peu à la légère, celui d’un certain Félicien Castra avec une adresse qui correspond à une de ses garçonnières dans le 17ème.

Bien sûr, ce n’est probablement pas lui, mais il était crédité jusqu’à 10 M€ en Suisse en 2010 et ce compte a été fermé après que ce solde ait été viré d’un seul tenant, début 2011 sur un compte numéroté, toujours en Suisse, mais dont le titulaire est probablement un monégasque qui existe bien et qui n’est pas lié à notre bonhomme. »

Et alors ?

« Mon experte a tracé comme elle a pu les fonds et a pu noter plusieurs retraits par chèques libellés au nom de la Société des Bains de Mer et de son casino. On peut en déduire que ces sommes ont été « baronnées » au profit du fiston qui fréquentait alors l’établissement et a pu récupérer 7,8 millions d’euros qui auraient servi à l’acquisition de son appartement situé de l’autre côté de la Seine, pas très loin d’ici…

Ce ne sont que des hypothèses, bien sûr. Nous n’avions pas mission ni besoin d’enquêter au-delà. Nous n’avons seulement fait que rapatrier les comptes dormants, pas la quarantaine « d’actifs » qui existent toujours. »

Pas plus de 40 ? Qui ?

« Je n’ai pas à vous le dire. C’est entre les mains de ma hiérarchie qui seule en dispose. Je suis désolé ! »

Paul devait pourtant lui faire parvenir la liste des titulaires. « Vous vous souvenez de nos promesses mutuelles à Venise. »

 

Depuis, il avait rencontré le Pape Benoît qui lui avait dit de se méfier. « Et ce n’est pas un hasard si l’une de mes gardes du corps travaillent pour le SIV, croyez-moi : cette affaire de « madame Robert », vous vous souvenez, c’est même vous qui m’avez donné l’idée, n’est qu’un prétexte pour m’espionner tous azimuts. Et je suis même étonné que votre CIA soit si discrète, d’ailleurs.

Ce soir, peut-être même que c’est déjà fait, le pape François saura que vous déjeuniez avec moi ici-même.

Mais je vais vous transmettre ce renseignement, une promesse, c’est une promesse.

Et comme on dit en Corse : on n’a jamais qu’une parole. Alors quand on l’a donnée et qu’on en a besoin, on la reprend ou on s’en délivre !

Il y avait bien 9.288 noms, tous sous des faux noms d’emprunt, mais avec des comptes ouverts en bonne et due forme. Nous avons pu récupérer, par procurations interposées, tous ceux qui étaient « dormants » depuis l’origine.

Aucun citoyen américain, à mon sens. Mais vous pourrez vérifier… Même si ce ne sont que des pseudos et qu’il a fallu parfois faire preuve d’imagination pour faire des recoupements. »

Tous, sauf les 40 encore « actifs »…

Bon. Et alors ? Que du personnel politique français ?

Oui. « Des hauts-fonctionnaires aussi. Et de tous les bords politiques. Mais curieusement, les seuls comptes « vivants » sont ceux attribués à l’actuelle majorité au pouvoir. »

Le président aussi ?

« Le supposé sien était « dormant ». On lui a laissé 50 euros comme souvenir. Soit c’est un grand méfiant, soit il ignorait comme tous les autres. Et il en est de même pour la mère de ses gamins. »

 

Justement, deux choses à préciser encore.

« Je crois savoir que vos comptes exotiques manipulaient aussi du dollar américain, et sur des comptes de banques françaises à travers leurs filiales off-shore… »

Pas tous quand même, mais quelques-uns qui ont donné du fil à retordre jusqu’à la Pentecôte justement, tellement les courriers de sous-procurations ont eu du mal à être enregistrées…

« Mon pays n’admet pas que ces banques « trafiquent » avec sa monnaie… »

Eh, ho : 80 % des transactions commerciales transatlantiques sont libellés en dollar ainsi que 60 % des transactions mondiales, et pas que pour des « trafics » : « C’est ça d’être la monnaie de référence mondiale, dites-donc ! »

Il n’empêche.

« C’est strictement confidentiel pour l’instant. Les autorités monétaires de mon pays et notre justice enquêtent sur plusieurs banques européennes, et entre autres et plus particulièrement, celles de votre pays. Notamment leurs filiales Suisses et exotiques. On parle d’une amende record de 15 à 16 milliards de dollars par banque pour contournement des règles d’embargo sur quelques pays « voyous » ! »

Bé dites donc : « Vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère… »

« Justement. Pour anticiper et arrondir les angles, notre Président va inviter en visite d’État le vôtre pour une visite de quelques jours en février prochain. Et vous serez du voyage ! »

Et pourquoi donc ?

« Monsieur Obama a gardé un excellent souvenir de « Charlotte » à l’occasion de son voyage en Afghanistan. Vous vous souvenez, il vous avait remis la médaille de la liberté. »

Paul se souvient très bien…

« Alors ça lui ferait plaisir de congratuler l’homme qui a empêché la destruction de London l’été 2012. »

Pour lui remettre une nouvelle médaille ?

« Même pas ! Vous les avez déjà toutes, parmi les plus prestigieuses ! » se met-il à en rire.

 

« Vous savez, Monsieur Harrison, mises à part dans les forces aériennes, dans mon pays personne ne sait qui est « Charlotte ». Je ne vais pas commencer à rompre cet anonymat avec ce guignol de Président-là ! Même Krasoski n’a jamais su ! »

Le patron de l’usine de missile, de céramique et d’enduits-spéciaux, il peut être dans la charrette des « petits-patrons » qu’emmènera Francis Landau dans ses bagages, non ?

« Pourquoi pas. Mais tout de même… Je ne suis pas le patron, je ne connais pas le personnage, je n’ai aucune appétence à son égard et il ne sait même pas que j’existe. »

Il fera aussi inviter Madame Nivelle. « Et puis, vous pouvez arriver par un autre vol si vous ne voulez pas le croiser, du moment que vous rejoignez incognito la délégation officielle aux dîners d’honneur. »

On verra…

 

Deuxième précision et le « cadeau » : « Vous avez manqué à vos devoirs en ce qui concerne notre ami le « banquier des pauvres »… Deux milliards de dollar en lingots d’or, ça ne vous intéresse plus ? »

En lingots ? D’or ?

« Et je fais comment pour les lui voler ? Un hold-up à Luzerne ? Ou ailleurs, avec mon commando d’amazones garde-du-corps dans le sillage et armé jusqu’aux dents ? »

Junior en rit si fort et grassement à la perspective évoquée, qu’il manque de s’en étouffer. Un rire qui finit en quinte de toux pour se libérer les voies aériennes supérieures… et fait se retourner quelques têtes dans la salle à manger.

« Une procuration et un passeport suffiront. Et vous, savez faire ce genre de chose… »

Bon, qu’il raconte, parce que Paul et Nathalie n’ont pas retrouvé trace de ces supposées commissions d’intermédiaire, même en fouillant dans les fichiers Promis remis en 2009.

« Pourtant, elles y sont. Mais par petits-bouts. Je vous ai parlé à Venise de 2,2 milliards de dollar. Nos experts estiment que 200 millions sont allés aux notaires et aux banquiers suisses, plus quelques autres intermédiaires qu’il a fallu intéresser ou dont il a fallu acheter le mutisme et la discrétion.

Reste deux milliards de dollar qui ont disparu. Et la somme aurait été partagée en deux. La moitié au profit de « l’inventeur » du procédé, celui qui a imaginé le montage pour son mentor ».

Il s’en est défait quand il a été nommé à la tête de la Banque pour la réunification des deux Allemagnes. « Et au profit de son établissement en plus, ce qui a payé largement le marbre et les premiers aménagements fastueux qu’on lui aura tant reprochés bêtement. »

En voilà une drôle d’histoire…

« On a même imaginé à un moment qu’il était copropriétaire du bâtiment avec sa banque, mais même pas : il vraiment abandonné la plus grosses partie de ses commissions à celle-ci, le reste ayant servi à financer le capital social de sa société de consulting. »

Un peu comme DLK, alors, qui possède toujours sa SARL « Raspail Consulting »…

« Et puis on suppose qu’il a emmené dans ses bagages le fameux Monsieur Robert en charge d’ouvrir et gérer les comptes ouverts dans le dos de ceux chez qui vous les avez maintenant récupérés. »

Peut-être, peut-être…

« En tout cas, ça a payé assez pour que Monsieur Robert passe inaperçu dans la comptabilité de la banque et ça aurait pu durer encore si le DRH de 2008 ne s’était pas mis en tête de virer le bonhomme pour agrandir son logement de fonction, situé au même étage. »

Le « truc » vraiment con, ça : qu’il en est ressorti tellement meurtri, jusqu’à en laisser une veuve éplorée que Gustave et Paul avait rencontrée juste avant leur agression sur un rond-point de sortie d’autoroute.

 

« La seconde moitié, dédommage celui qui a eu l’idée originelle du détournement des fonds dus à Ferrayé. Mais lui s’est fait payer et livrer en valise de billets. Un tel paquet, ce n’est pas courant et ça laisse des traces dans les mémoires. »

Leurs fameux dollars dont ils entendent faire la police ?

« Exactement. Et qu’est-ce qui ne laisse pas de trace, dans aucun compte bancaire, sinon une valise de billets ? »

D’accord, mais il en a fait quoi, le ministre de l’industrie de l’époque ?

« Comme ils ne sont pas ressortis et qu’il a un train de vie déjà « hors-norme », on suppose qu’il les a placé en bons anonymes d’abord, puis ensuite, là on est sûr, directement en « or-papier » au porteur, sur la propriété de vrais lingots. »

Un banquier placer son pécule en or ? En voilà une idée saugrenue qui est étonnante !

« Il n’était pas encore banquier à l’époque, mais avocat-ministre et… politicien de surcroît ! »

Oui. Des titres aux porteurs ou des bons anonymes, c’est plutôt logique pour un « politicien ». Et alors ? Ses titres au porteur sont sous son matelas ou sous son oreiller ?

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 05:01

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Démantèlement du « Comité Libecciu »

 

Entre-temps, il y aura bien plus que ça. Bien sûr, le pays aura vu déferler tant de scandales sur plusieurs mois, depuis les USA, l’affaire Snowden et ses promesses de secrets, les écoutes tous azimuts du NSA, après les « pillages » de « Wikileaks » qui perd son temps à éplucher des millions d’informations que personne ou presque ne lira hors les premiers temps.

Mais tout autant le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes et ailleurs, « l’affaire » Léonarda, cette Rom expulsée qui jettera un défi au pays, l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge et les émeutes et pillages qui ont peu en découler, etc. etc.

 

L’opinion française découvre au fil des mois que l’autorité de l’État est sans effet sur son quotidien pour être mis à mal à toutes les occasions.

Même son entreprise publique des chemins de fer est incapable de maintenir son réseau ferré en état de fonctionnement : ils ont l’air fin, les agents du service-public et leurs suppôts syndiqués, après avoir tant critiqué leurs collègues britanniques « privatisés » il y a bien longtemps !

Eux-mêmes ne font pas mieux et le rapport rendu en juillet 2014 révélera que non seulement la hiérarchie de n’a jamais réagi aux informations de dégradations des matériels qui ont entraîné la catastrophe, mais également les agents de terrain, cheminots et conducteurs, d’avoir toujours su et de n’avoir pas transmis les informations de première urgence indispensables !

Tous coupables de légèreté assassine.

On l’enterrera bien vite à la veille des grandes migrations estivales, ce rapport-là, des fois que ce soit le début d’une remise en cause, tous azimuts, du concept même d’entreprise d’État !

Tout cela est suivi par Gustave et Nathalie.

Quand tout d’un coup en novembre 2013, et c’est le premier coup de folie, le 18.

 

Abdelhakim Dekhar, né en Moselle en 1965 franco-algérien qui grandit dans une famille très nombreuse fait le coup de feu sur un photographe du journal Libération.

Son père était mineur. Sa scolarité était moyenne. « Mais il parlait bien et avait de la culture. Il a eu l'enfance classique d'un enfant de la 2ème génération élevé dans une famille sans problèmes ».

Le jeune homme enchaînera les petits boulots mais, dès sa majorité, décide de s'engager dans l'armée. Il intègre brièvement le corps des parachutistes.

La suite de sa biographie est des plus confuses, à l'image de sa personnalité.

Il prétend notamment s'investir dans le milieu du renseignement. Il apparaît très présent dans les milieux de l'ultragauche au début des années 1990.

Tout le monde le connaît alors sous son surnom de « Toumi ». De réunions en manifestations, il se lie avec Audry Maupin et Florence Rey. Plus âgé qu'eux, il se révèle un ami plutôt envahissant et directif. Il se comportait « comme un chaperon, expliquera à la barre un témoin. Toumi ne ratait jamais une occasion de leur montrer qu'ils étaient jeunes et inexpérimentés. Il jouait le censeur, le curé. »

 

« Toumi » est interpellé deux semaines après le carnage du 4 octobre 1994. Il a eu l'imprudence d'acheter l'un des deux fusils à pompe de la fusillade dans un grand magasin parisien avec sa pièce d'identité.

Mais d'emblée, il explique avoir agi à la demande des services secrets qui l'avaient missionné pour infiltrer le milieu autonome. Une ligne de défense dont il ne se départira jamais. « Personne n'a jamais confirmé cette histoire et, à vrai dire, personne n'y a jamais cru », confie Maître Berrux. Même sa propre avocate est dubitative. « J'y croyais moyennement », explique Maître Hauser-Phélizon. « Mais je n'exclus pas qu'il ait pu être manipulé par les services algériens et qu'il ait pu jouer un rôle, ou cru jouer un rôle. » D’autant que les expertises psychiatriques souligneront ses tendances mythomanes.

 

Au cours de l'instruction de cette affaire qui remonte aux années 90, Abdelhakim Dekhar n'est pas un accusé facile. « Nous avions des relations heurtées », admet son avocate. « Il se mettait parfois en colère mais parce qu'il avait le sentiment d'être incompris par le juge. Il me disait qu'il n'avait pas confiance en moi et moi non plus. J'avais l'impression qu'il ne me disait pas tout. Mais ça ne m'a pas empêchée de m'investir sur son dossier, au contraire. »

Abdelhakim a 33 ans lorsqu'il se présente face à la cour d'assises. Florence Rey l'a clairement désigné comme le troisième homme de la préfourrière. Mais les témoignages sont flous et il est finalement relaxé du chef de complicité. Alors que l'avocate générale a réclamé dix ans de prison à son encontre, il est condamné à quatre ans pour association de malfaiteurs. Un indéniable succès pour ce personnage qui traversera l'audience comme une énigme.

 

Depuis ce verdict, Dekhar, âgé de 48 ans en novembre 2013, n'avait plus fait parler de lui. Ces dernières années, il a essentiellement vécu à Londres où il travaillait dans la restauration collective.

Le subi retour d'Abdelhakim Dekhar au cœur de l'actualité judiciaire a pris au dépourvu ceux qui l'avaient côtoyé. Mais sans non plus totalement les surprendre. « Il m'avait laissée une étrange impression », se souvient l'avocate générale Evelyne Lesieur. « L'actualité renforce le malaise que j'avais ressenti en sa présence. »

Ce jour-là, il blesse salement un photographe du journal Libération après avoir menacé les hôtesses d’accueil et un visiteur dans le hall de la chaîne de télévision M6 peu de jours auparavant.

Ce n’est pas tout de suite la guerre sur les trottoirs.

Mais quand il apparaît à la Défense armé d’un fusil avec lequel il menace des employés occupés à leur pause-cigarette, Gustave prend peur.

Et son combiné téléphonique.

« Monsieur le directeur de cabinet, c’est l’avant-garde qu’on attendait. Je vous avais prévenu ! »

Quoi, un malheureux cinglé qui se ballade armé dans le quartier de la Défense serait à lui tout seul « l’avant-garde » de putschistes annoncés à maintes reprises ?

« Monsieur le directeur … la Défense, ça ne vous ouvre pas les yeux ? »

Quoi la défense ?

« Je suis militaire et j’assurais quoi sinon la défense de mon pays. Percutez-vous maintenant dans votre petite-tête ? »

Pas plus : c’est juste une curieuse coïncidence, juge-t-il tout de go.

Comment se pourrait-il que des putschistes s’éparpillent dans les rues de la capitale alors que les cérémonies du 11 novembre, autour de la flamme du soldat inconnu, se sont passées sans aucun incident notable la semaine dernière ?

Il est vrai que toutes les précautions avaient été prises depuis fort longtemps. Depuis après le 14 juillet et la rage difficilement contenue du Président Landau pour avoir essuyé l’affront, les sifflets et les huées de la foule…

 

Et puis les écoutes de « Nath’-Espelette » se poursuivent : un troisième homme a été vu armé sur les Champs-Élysées. En fait, c’est le même, après avoir pris en otage un automobiliste de passage sur le boulevard circulaire de la défense, mais personne ne le sait encore.

Et là, on ne peut plus croire à une coïncidence, mais bien à une action organisée.

« Allo, Monsieur le directeur de cabinet ? C’est encore moi. Excusez-moi. Au fait, rappelez-moi chez qui notre bien-aimé Président passe ses 11 à 13, en ce moment ! La rue du Cirque, c’est de quel côté par rapport au palais de l’Élysée, au juste ? »

Là, ça « percute » dans le cerveau du haut-fonctionnaire, même si peu de monde connaît les habitudes « hors les murs » du locataire de l’Élysée : lui, il sait la comédienne « Julia Lesgalets » et c’est suffisant.

Un homme armé dans le bas des Champs-Élysées, un président qui rend visite sur son scooter et sans son escorte à sa maîtresse du moment à en faire porter des cornes de vachette enragée encore à une autre, plantée pas très loin, l’amiral retraité pourrait bien avoir raison, cette fois-ci.

Le devoir d’État et surtout son plan de carrière l’obligent à prendre au sérieux son correspondant téléphonique.

Et plus que rapidement.

 

Les lignes cryptées surchauffent activement pendant un bon moment, tous supports confondus.

Le plan épervier-écarlate est déclenché en toute hâte dans tout le quartier.

Même s’il n’a jamais été conçu pour un milieu urbain et dense.

La police de Paris est immédiatement réquisitionnée, la gendarmerie envoie sur place tous ses effectifs disponibles et un, puis deux hélicoptères, équipés d’instruments de détection sophistiqués et ultra-sensibles patrouillent au-dessus du quartier dans le quart d’heure suivant, dans un carrousel aussi bruyant qu’impressionnant, tel que même les touristes, qu’il s’agira officiellement de protéger pour la presse, en détournent leurs objectifs des monuments à portée de mémoire-flash.

Trois compagnies de CRS dévalent les boulevards en convergence sur le quadrilatère entourant « le Château » ; les motards du premier escadron se rendent toutes sirènes hurlantes sur les lieux, renforcés quelques minutes plus tard par ceux du second ; deux compagnies de gardes-mobiles viennent en renfort en toute urgence et les G-men de protection du président sont priés de le ramener dare-dare et jusqu’au fin fond du QG Jupiter, même en slip ou tenue de bain, s’il le fallait.

 

Pour le reste, les ordres apparaissent aussi loufoques qu’imprécis et confus à tous les personnels mobilisés : serait-on en guerre que le QG Jupiter soit rouvert dans l’urgence et autant de personnes, une petite armée, soient tout d’un coup mobilisées sur un si petit quadrilatère ?

La police fait son boulot. Et grâce à la vidéo-surveillance de la RATP et les logiciels de reconnaissance faciale, « trace » le bonhomme qui ne redevient plus qu’un.

Ce n’est pas deux tireurs, ou plus, qui sont repérés puis identifiés, mais bien un seul.

Un certain d'Abdelhakim Dekhar, fiché, condamné et dont on ne savait pas le retour en France.

Un seul, qu’on retrouvera amorphe dans un parking de Levallois-Perret, défoncé avec de la mauvaise camelote, dénoncé par son bailleur qui croit l’avoir reconnu sur les photos diffusées par la presse dans l’urgence.

Un amorphe et drogué, qui se murera dans un silence épuisant après avoir pu délirer sur la participation à un complot, fera plus tard une grève de la faim et attend toujours d’être jugé … une seconde fois dans sa vie.

 

Morthe de l’Argentière s’en prendra pour plus que son grade un peu plus tard : mettre en transe tant de personnes, pas loin de 3.800 hommes et leur matériel, le tout étalé sur quelques dizaines d’hectare (la place de la Concorde n’en comptant que 10 à elle toute seule) pour un soi-disant complot contre le président et les institutions, alors qu’il s’agit seulement d’un vagabond déjanté ?

Autrement dit faire prendre des vessies pour des lanternes à tous les cabinets ministériels et avoir affolé de la sorte toute une armée, sa réputation en était lessivée, passée à la paille de fer pour un long moment !

Lui et ses théories de complot ! Décidément, il vieillissait : il fallait qu’il décroche vraiment et rentre chez lui en urgence !

Après tout, il était déjà à la retraite…

 

Ce jour-là, le ministre fait une entrée fracassante dans le bureau où le « conseiller » passait son savon à Gustave, raide comme la justice, au garde-à-vous.

« Non mais ! Je vous tiens vous et vous vous rappellerez de moi ! » commence le ministre pris d’une soudaine colère. « Je ne sais pas ce qui me retient de vous dégrader sur le champ et de vous priver de votre pension, malgré tous les services que vous avez rendu au pays… »

Et ses rapports et suggestions pour calmer la grande-muette ?

« Comment se fait-il que vous ayez été au courant en direct de ce qui se passait sur les boulevards ? Vous faites dans l’écoute illégale des fréquences de la police et de l’armée, maintenant, si je ne m’abuse ! Vous n’êtes pas à Marciac chez vous à compter les brins d’herbe de votre pelouse ?

Eh bien, vous allez y retourner immédiatement pour y être consigné tant que je serai ministre. »

Gustave explique qu’il dispose de matériel d’écoute de récupération…

« Je suis au courant ! Non mais, vous nous prenez pour des billes ou quoi ? Vous démantèlerez votre compagnie, le « comité Libecciu » dans les 24 heures et réaffecterez les officiers et autres personnels qui y sont illégalement détachés.

Et je vous interdis toute autre activité, désormais, hors de vous occuper de l’amirale Caroline ! »

Elle va bien au moins ? 

 

Réaction de Paul quand il apprend l’exil immédiat de son complice des derniers mois : « Et je fais quoi de votre maîtresse, moi ? »

« Quelle maîtresse ? Vous voulez dire Nathalie ? Mais enfin, je ne vous l’ai jamais dit ? C’est ma fille ! »

Ouh là… Il a aussi une fille adultérine ?

« Mais non, pas adultérine ! Qu’est-ce que vous allez chercher ? C’était une aventure d’avant mon mariage avec Caroline. Et je n’ai su sa filiation qu’il y a quelques années, quand sa mère est morte… Longtemps après mon mariage, figurez-vous ! »

Les affaires de famille, décidément…

« Vous la gardez. Elle ne redemande pas une affectation et poursuit seule sa mission et me rend compte… »

À 3.000 euros par mois, tous les mois, plus les « tickets-restaurant », elle peut.

Des coûts, encore des coûts.

« Vous la déménagez immédiatement elle et son matériel. La hiérarchie va passer pour contrôler le démantèlement de nos installations. »

Pas possible ? Elle ne part à Marciac ?

« Vous n’y êtes pas mon petit-vieux. Marciac, c’est un trou où on ne surveille plus rien. Vous allez l’installer chez vous en face de la Cathédrale de Paris. À deux pas de la préfecture, les écoutes n’en seront que meilleures. »

Vraiment n’importe quoi : un « truc » qui va plaire à Florence, ça !

Un « loft » à peine refait à neuf…

 

Heureusement, ça ne se passera pas comme ça : dès le camion des déménageurs en position, les gendarmes, peu commodes en l’occurrence, laissent faire l’embarquement des matériels et saisissent l’ensemble au carrefour d’en bas et d’avec la nationale 7.

Pas plus loin que le premier feu rouge.

Destination inconnue…

On ne saura que plus tard que l’amirauté récupérera tout ce matériel, mis sous la garde de la « Dominiquette », le capitaine de frégate Guigou, qui revient d’Afrique pour se remettre à surveiller de loin les agissements de Paul dont il est soupçonné, à juste titre, au moins depuis l’affaire du carrefour des mares juliennes, de jouer un rôle actif auprès de Gustave Morthe de l’Argentière.

Nathalie la rouquine n’a plus qu’à rentrer avec son père et son gamin sous le bras à Marciac.

Paul imagine la « séance de l’amirale » avec un certain amusement.

Mais continuera d’assumer la paye de la « gamine » extra-conjugale.

 

Faut dire que d’un autre côté, on commençait à se sentir à l’étroit au Kremlin-Bicêtre : les équipes de ventes de petits-flacons de fin d’année aux grandes écoles et les machines de McShiant dans les sous-sols, la grande salle du rez-de-chaussée encombrée des appareils d’écoute de Nathalie et de ses assistants, Paul au premier quand il y passe avec sur le dos Matilda, Miho et Shirley qu’il faut aussi nourrir, loger et blanchir, et Barbara et Florence au second quand cette dernière revient à ses tables à dessiner…

La cousine de Lev ayant déménagé, celui-là se débrouille pour rester discret de loin en loin tout comme Irina la Russe que Paul n’aura croisé que trois fois depuis la visite à « Madame Robert ».

Même plus la place d’avoir un congélateur à glaçons !

Quelle époque, pense-t-il…

 

Heureusement d’un autre côté, Paul a la bougeotte : il promène ainsi régulièrement ses gardes de son corps en hydravion trois jours par semaine à Aubenas, et les week-ends passés soit au fond de la lagune de Venise, soit en Normandie, selon les avancements de ces deux chantiers-là : une vie d’enfer.

Mais nettement plus calme pour passer les fêtes de fin d’année sur Eurydice qui fait sa première sortie hors de la lagune depuis si longtemps avec une partie de la belle-famille à son bord arrivée en voiture, laissant à quai le trio de donzelles, direction la baie de Kotor.

Retour sur Venise en avion privé pour récupérer l’hydravion…

D’autant que si le temps en adriatique reste frais, la goélette se comporte bien sous la risée, très agréable à barrer et à vivre, du moment qu’on n’est pas les uns sur les autres grâce aux nombreux volumes et cabines aménagés par Florence.

Quant à l’amiral Gustave, il est devenu sourd et aveugle et du coup mortifié et muet : de belles vacances.

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