D'où erre-je ?

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Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

 

Château de Solles, lundi 30 juillet 1883.

 

Communiqué de Julienne.

 

« Ma chère Lucie, rien de nouveau. (…).

Mon mari (…) s'est rasé.

Tu ne te figures pas, ma chère Lucie, comme ça le change ! Je ne le reconnais plus... ni le jour ni la nuit.

S'il ne laissait pas repousser immédiatement sa moustache je crois que je lui deviendrais infidèle, tant il me déplaît ainsi.

Vraiment, un homme sans moustache n'est plus un homme.

Je n'aime pas beaucoup la barbe ; elle donne presque toujours l'air négligé, mais la moustache, ô la moustache ! est indispensable à une physionomie virile.

Non, jamais tu ne pourrais imaginer comme cette petite brosse de poils sur la lèvre est utile à l'œil et... aux... relations entre époux. Il m'est venu sur cette matière un tas de réflexions que je n'ose guère t'écrire. Je te les dirai volontiers... tout bas. Mais les mots sont si difficiles à trouver pour exprimer certaines choses, et certains d'entre eux, qu'on ne peut guère remplacer, ont sur le papier une si vilaine figure, que je ne peux les tracer. Et puis, le sujet est si difficile, si délicat, si scabreux qu'il faudrait une science infinie pour l'aborder sans danger.

 

Enfin ! Tant pis si tu ne me comprends pas. Et puis, ma chère, tâche un peu de lire entre les lignes.

Oui, quand mon mari m'est arrivé rasé, j'ai compris d'abord que je n'aurais jamais de faiblesse pour un cabotin, ni pour un prédicateur, fût-il le père Didon, le plus séduisant de tous !

Puis quand je me suis trouvée, plus tard, seule avec lui (mon mari), ce fut bien pis. Oh ! Ma chère Lucie, ne te laisse jamais embrasser par un homme sans moustaches ; ses baisers n'ont aucun goût, aucun, aucun ! Cela n'a plus ce charme, ce moelleux et ce... poivre, oui, ce poivre du vrai baiser.

La moustache en est le piment.

 

Figure-toi qu'on t'applique sur la lèvre un parchemin sec... ou humide. Voilà la caresse de l'homme rasé. Elle n'en vaut plus la peine assurément.

D'où vient donc la séduction de la moustache, me diras-tu ? Le sais-je ? D'abord elle chatouille d'une façon délicieuse. On la sent avant la bouche et elle vous fait passer dans tout le corps, jusqu'au bout des pieds un frisson charmant. C'est elle qui caresse, qui fait frémir et tressaillir la peau, qui donne aux nerfs cette vibration exquise qui fait pousser ce petit « Ah ! » comme si on avait grand froid.

 

Et sur le cou ! Oui, as-tu jamais senti une moustache sur ton cou ? Cela vous grise et vous crispe, vous descend dans le dos, vous court au bout des doigts.

On se tord, on secoue ses épaules, on renverse la tête ; on voudrait fuir et rester ; c'est adorable et irritant ! Mais que c'est bon !

 

Et puis encore... vraiment, je n'ose plus ? Un mari qui vous aime, mais là, tout à fait, sait trouver un tas de petits coins où cacher des baisers, des petits coins dont on ne s'aviserait guère toute seule.

Eh bien, sans moustaches, ces baisers-là perdent aussi beaucoup de leur goût, sans compter qu'ils deviennent presque inconvenants !

Explique cela comme tu pourras. Quant à moi, voici la raison que j'en ai trouvée. Une lèvre sans moustaches est nue comme un corps sans vêtements ; et, il faut toujours des vêtements, très peu si tu veux, mais il en faut !

 

Le créateur (je n'ose point écrire un autre mot en parlant de ces choses), le créateur a eu soin de voiler ainsi tous les abris de notre chair où devait se cacher l'amour. Une bouche rasée me paraît ressembler à un bois abattu autour de quelque fontaine où l'on allait boire et dormir.

Cela me rappelle une phrase (d'un homme politique) qui me trotte depuis trois mois dans la cervelle. Mon mari, qui suit les journaux, m'a lu, un soir, un bien singulier discours de notre ministre de l'agriculture qui s'appelait alors M. Méline. A-t-il été remplacé par quelque autre ? Je l'ignore.

Je n'écoutais pas, mais ce nom, Méline, m'a frappée. Il m'a rappelé, je ne sais trop pourquoi, les scènes de la vie de Bohème. J'ai cru qu'il s'agissait d'une grisette. Voilà comment quelques bribes de ce morceau me sont entrées dans la tête.

Donc M. Méline faisait aux habitants d'Amiens, je crois, cette déclaration dont je cherchais jusqu'ici le sens : « Il n'y a pas de patriotisme sans agriculture ! (*) » Eh bien, ce sens, je l'ai trouvé tout à l'heure ; et je te déclare à mon tour qu'il n'y a pas d'amour sans moustaches. Quand on le dit comme ça, ça semble drôle, n'est-ce pas ?

Il n'y a point d'amour sans moustaches !

« Il n'y a point de patriotisme sans agriculture », affirmait M. Méline ; et il avait raison, ce ministre, je le pénètre à présent !

 

À un tout autre point de vue, la moustache est essentielle. Elle détermine la physionomie. Elle vous donne l'air doux, tendre, violent, croquemitaine, bambocheur, entreprenant ! L'homme barbu, vraiment barbu, celui qui porte tout son poil (oh ! le vilain mot) sur les joues n'a jamais de finesse dans le visage, les traits étant cachés. Et la forme de la mâchoire et du menton dit bien des choses, à qui sait voir.

L'homme à moustaches garde son allure propre et sa finesse en même temps.

Et que d'aspects variés elles ont, ces moustaches ! Tantôt elles sont retournées, frisées, coquettes. Celles-là semblent aimer les femmes avant tout !

Tantôt elles sont pointues, aiguës comme des aiguilles, menaçantes. Celles-là préfèrent le vin, les chevaux et les batailles.

Tantôt elles sont énormes, tombantes, effroyables. Ces grosses-là dissimulent généralement un caractère excellent, une bonté qui touche à la faiblesse et une douceur qui confine à la timidité.

Et puis, ce que j'adore d'abord dans la moustache, c'est qu'elle est française, bien française. Elle nous vient de nos pères les Gaulois, et elle est demeurée le signe de notre caractère national enfin.

Elle est hâbleuse, galante et brave. Elle se mouille gentiment au vin et sait rire avec élégance, tandis que les larges mâchoires barbues sont lourdes en tout ce qu'elles font.

(…)

Allons, adieu, ma chère Lucie, je t'embrasse de tout mon cœur.

Vive la moustache !

 

JEANNE. »

 

Et pourtant, d’autres femmes, actuelles, affirment que la moustache c’est la fin du cunilinguisme…

 

Juju

 

I² (*) : Voilà déjà le discours servi par deux fois à la virgule près par « Bling-bling » à nos paysans ?

Trop drôle cette Nation qui se cherche une identité…

Par Julienne & I²
Samedi 21 novembre 2009
- Publié dans : Paroles de femmes
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Et déluges d’images…

 

En voici la preuve !




Venu tout droit de Londres, paraît-il… ça les laissent parfaitement indifférentes.

 

Alors que Jean-Marc me fait parvenir cette photo prise récemment…


 

Avec ce petit commentaire malicieux : Il ne faut pas bêcher l’élite des banlieues !

 

Outré par ce délire verbeux, j’en aurais volontiers noté son abus

 

Mais, j’étais déjà loin à suivre tous ces liens :

 

Tour Eiffel 

 

Montgolfière  

 

Cathédrale Saint-François-Xavier, Chicoutimiis 

 

Une centrale du Michigan 

 

Un incendie majeur 

 

Notre Dame de Bon secours à Montreal 

 

Chapelle de la Maison Mère-Mallet, Québec  

 

Concert d'Oliver Jones, Juin 2009 

 

Hôtel de Glace, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Québec 

 

Palais des Congrès à Montreal  Feux sur glace, Quais du Vieux-Port de Montréal 

 

Carnaval de Québec

 

Hotel Ruby Foo's - Montreal 

 

Pour revenir assez vite dès que j’appris que son épouse s’était tordue l’humérus en regardant cette dernière photo :

 

 

Vous ne voyez rien ?

Moi non plus.

Et pourtant…

Comme l’épouse de Jean-Marc (l’actuelle) est asiatique, elle voit.

Faites donc l’expérience de tirer la commissure de vos yeux, comme si vous vouliez avoir le regard bridé !

Et miracle !

 

Comme quoi, l’orientale tétait encore le sein de sa mère que déjà elle te paraissait taquine, l'ami

Jusqu’à l’obsession.

 

Langue de bois au JT du soir :

 

« Notre Ô combien vénéré Président et l’ex-dernier premier ministre de son prédécesseur ont décidé de régler leurs différends dans un féroce duel à vélo autour du château de Rambouillet.

Qu’elle est notre immense joie de vous annoncer que « notre Ô combien vénéré Président » a triomphalement arraché une seconde place, son concurrent « Vil-pin » le bien nommé, n’arrivant quant à lui, lamentablement qu’avant-dernier ! »

 

Sur ce, « Vil-pin » échappant au croc de boucher promis, organise une grande fête bien organisée : « Il y avait même des jeunes filles pour secouer les mites de nos habits » constata Jean-Marc qui fut parmi les invités mémorables.

 

Sur la route du retour, Jean-Marc s'arrête pour se soulager et claque la portière de son automobile.

Quand il revient, alors que la pluie menace, il s’aperçoit qu’il a laissé les clés à l’intérieur de son véhicule et la portière refuse bêtement de s’ouvrir.

Se saisissant de son téléphone portable, il compose le numéro de son garagiste inscrit sur la plaque d’immatriculation et explique sa mésaventure.

« – Pas de problème » répond l’opératrice : « Un dépanneur sera là dans 15 minutes.

Aaaaah ! Mais il sera trop tard : Il va pleuvoir et je n'ai pas fermé la capote ! »

 

Et au soir, sur le bateau, Jean-Marc s’inquiète auprès du commissaire de bord : « Où est la cabine treize ? »

 

Allez, bon week-end, les amis...

Et pour vous distraire un grand coup pendant 48 heures : http://www.akinator.com/aki_fr/
Je l'ai bluffé avec Laetitzia Casta : maintenant, il sait !
Trouvez autre chose…

Par L'ignoble infreequentable
Vendredi 20 novembre 2009
- Publié dans : Histoires d'en rire !
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Et les hommes d’État ?

 

Le principe de précaution n'a généralement pas bonne presse auprès des libéraux. Pourtant… et si on étendait son champ d'application au domaine auquel l'état n'avait pas pensé : l'État lui même !

 

Le principe de précaution est initialement appliqué à l’environnement. Son application a rapidement été étendue à la santé, puis il s’est appliqué aux affaires.

On peut s'appuyer sur l'énoncé de la loi française de 1995 : « L'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable »

Ou encore : « Des mesures doivent être prises lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l’environnement. Ces mesures peuvent consister, s'il s'agit d'une activité, à réduire ou à mettre un terme à cette activité ou, s'il s'agit d'un produit, à interdire ce produit, même si la preuve formelle d’un lien de cause à effet entre cette activité ou ce produit et les conséquences redoutées n’a pu être établie de manière irréfutable. »

Dans la charte de l’environnement de 2004 intégrée dans notre constitution par le « Chi », cela donne :

« Article 5. - Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

« Article 6. - Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social. »

 

L’objectif est donc de prévenir les dommages possibles, aujourd’hui encore inconnus.

Et il faut constater sa « pertinence » et lui trouver une nouvelle extension, au lieu de gloser sur l’inanité, l’inutilité, la dangerosité, la vanité, l’orgueil de ce concept comme certains esprits chagrins libéraux s’en sont fait l’écho.

En effet il devrait concerner d’abord et avant tout l’État.

Les Hommes de l’État ont inventé le principe de précaution ?

Une bonne politique par l’exemple devrait logiquement par se l’appliquer à eux-mêmes.

 

Si l’objectif est de prévenir les dégâts potentiels et inconnus, n’est il pas encore plus nécessaire de l’appliquer à des dégâts réels et connus ?

Les politiques obnubilés par leur prochaine élection cherchent à répondre à « ce que l'on voit ». Ils oublient le « ce qu’on ne voit pas ».

 

« Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas ; heureux si on les prévoit (…).

Entre un mauvais et un bon économiste, voici toute la différence : l'un s'en tient à l'effet visible ; l'autre tient compte et de l'effet qu'on voit et de ceux qu'il faut prévoir.

Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa.

D'où il suit que le mauvais économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d'un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d'une petit mal actuel. »

Je vous le donne à 1 contre 1.000 ?

Pas tout de suite (*)…

 

Ainsi l'État est parfois « cocasse » : Ainsi a-t-on vu récemment un serviteur de l’État (Georges Fenech sur les sectes dans « Le grand direct de l’info » du 15-09-2009 sur Europe1), ancien député, de s’étonner et de déplorer les conséquences inattendues d’une loi votée par le Parlement.

Il regrette le cafouillage législatif à propos de l’impossibilité de dissoudre l’Église de Scientologie pour escroquerie, suite a une modification de la loi intervenue le 12 mai dernier qui ne permet plus de dissoudre une secte pour escroquerie : C’est vrai, « On donne une très mauvaise image à l’opinion publique ».

Cet ancien député, a passé une partie de sa vie à voter les lois.

Il constate pourtant que des lois sont votées sans que les députés en connaissent les conséquences ! Mais, me direz-vous, eux, ils connaissent l’Intérêt Général.

Ils savent mieux que chacun ce qui est bon pour lui.

Cet épisode est intéressant pour cerner la réalité de notre démocratie.

 

D’autres exemples ?

Le bonus-malus automobile était prévu pour être neutre pour le budget national : il est négatif ;

Les augmentations d’impôts qui devaient augmenter les recettes de l’État les tarissent ;

Les lois protectrices du travail, faites pour garantir le plein emploi, engendrent encore du chômage ;

La PAC sensée protéger l’agriculture, empêche les adaptations indispensables et engendre conflits, surproduction et faillite ; sans même parler des dégâts au-delà de nos frontières avec la ruine des agriculteurs des pays en voie de développement ;

Les politiques industrielles, prévues pour assurer la puissance économique, désindustrialisent à tour de bras ;

Les budgets dits de relance ne relancent que les déficits et les dettes, et menacent l'État de faillite : 100 % de toutes les dépenses publiques cumulées représenteront 84 % de toutes les créations de richesses annuelles du pays laborieux à l’horizon 2012.

 

Les éoliennes qui devaient sauver la planète, coûtent horriblement cher à la collectivité et ont, c’est un comble, des conséquences dramatiques sur l’environnement !

Le Grenelle de l’environnement et la lutte contre un prétendu réchauffement climatique, devaient sauver la Terre et créer une nouvelle économie verte. Ils aboutissent à des gabegies énormes, mobilisant des sommes folles pour des bénéfices contestables. Il est même probable qu'en de nombreuses occasions, ces dépenses, loin d'améliorer l'environnement, vont le détériorer.

Il fallait sauver la SNCF, rationaliser le transport ferré et le rendre compétitif. Il s’y ajoutait le « devoir de développer les transports collectifs ». Cette politique n’a rien sauvé du tout, bien au contraire. Le coût des transports ferré et publics n’a cessé de croître. Le fret SNCF s’effondre encore et toujours. L’immense majorité des Français choisit toujours librement la route.

 

La Sécurité Sociale, censée apporter les soins pour tous, rembourse de moins en moins, pour des cotisations de plus en plus élevées. L’offre de soins est rationnée, elle engendre des pénuries de médecins, et des déserts médicaux.

L'état prétend remplacer les médecins dans la prévention de grippes banales. Au final, un fiasco financier, et un vaccin tellement rapidement étudié que des doutes sérieux sur son innocuité se font jour, y compris au sein du milieu médical.

Les retraites par répartition n’en finissent pas de mourir. Elles donnent des retraites « peau de chagrin ». Pour cela les hommes politiques ont enlevé aux Français, tout au long de leur vie, des sommes gigantesques.

La loi Fillon sur les régimes spéciaux de retraite coûte plus cher que le régime initial, ce n’était pas le but.

Les dépenses liées à feu le RMI ont été bien supérieures aux prévisions. Il en sera probablement de même pour le RSA. D’autant que le RMI n’a jamais « inséré » personne ! Tout juste bien démontré la « marginalisation » croissante à ses bénéficiaires…

Le grand « service public d’éducation nationale », qui existe dans les faits, rejette chaque année des centaines de milliers de jeunes sans bagages et sans travail. Censé promouvoir « l'ascenseur social », il n'a au contraire jamais autant contribué à fossiliser les castes.

 

On pourrait encore citer la justice non rendue, la sécurité non assurée, sans oublier la défense dont les matériels sont dans un état de fonctionnement parfaitement pitoyable, alors que nos gouvernants aboient beaucoup à l’intérieur comme à l’extérieur, sans que leurs rodomontades répétées ne soient l'objet d'autre chose que de risée générale.

 

Les Hommes de l’État prennent constamment des décisions dont ils ne connaissent pas, ou appréhendent de manière erronée, les conséquences.

Leurs dégâts ne sont pas seulement hypothétiques, dans un avenir plus ou moins lointain. Ils sont bien avérés et ne connaissent pas de limite temporelle.

Aujourd’hui nous souffrons des conséquences des décisions prises hier.

Demain nous, nos enfants et petits enfants, continuerons à souffrir au fur et à mesure que les effets prévus ou imprévus de ces mesures et de celles que nous prenons aujourd'hui apparaîtront.

 

Et naturellement, aucun homme politique n'aura jamais, sauf cas particulièrement grave, à répondre des erreurs qu'il aura commises, des mauvais textes qu'il aura votés.

Jouant avec un argent qui n'est pas le leur, ils ne seront jamais responsables sur leurs biens propres de toutes les faillites que ses lois auront favorisées.

L'homme politique est par nature irresponsable, ce qui rend son action d'autant plus propice aux effets pervers.

 

Tous ces exemples, hélas très loin d'être exhaustifs, de « ratages publics », montrent par l'expérience que les Hommes de l’État éminemment sont dangereux.

Pour les empêcher de nuire, mettons le « principe de précaution » en pratique à leur égard et sans tarder.

 

Suivons ce qu’a dit le « Ô combien vénéré Président » de I² :

« Proposer sa suppression (du principe de précaution) au motif qu'il briderait l'action repose à mes yeux sur une grande incompréhension. Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction, c'est un principe d'action et d'expertise pour réduire l'incertitude. Le principe de précaution n'est pas un principe d'interdiction, c'est un principe de vigilance et de transparence. Il doit être interprété comme un principe de responsabilité ».

Projetons nous donc dans « l’action » et « réduisons l'incertitude » : Supprimons l’intervention étatique, pourrait-on surenchérir !

 

Au vu de leurs résultats passés, le principe de précaution appliqué aux Hommes de l’État voudrait que l’on supprime d’urgence leurs fonctions.

Le principe de précaution suppose d'interdire tout ce qui pourrait se révéler néfaste.

Si seulement les hommes de l'État n'étaient qu'inutiles. Mais même la simple inutilité est hors d’atteinte pour les hommes de l’État. Ils ne peuvent s’empêcher de s’agiter, « d’agir ». Et dès qu’ils agissent, cela entraîne automatiquement des effets secondaires indésirables.

 

Le plus logique serait donc de supprimer l’État. L’État est la seule organisation qui s’étend « naturellement », sans aucune limite ni contrainte : Il est illusoire de vouloir le contenir.

Toutefois, l’État étant ce qu’il est, notre histoire et notre culture étant pétries d’étatisme, une atteinte si forte à leur si cher État ne serait pas comprise des français.

On peut donc dans un premier temps cantonner l’action des Hommes de l’État à un domaine précis. Ne leur donnons plus de pouvoir illimité.

Cela leur laissera néanmoins une chance de prouver qu’ils peuvent servir à quelque chose.

 

La mission de la Loi « est d’empêcher qu’en aucune de ces matières le droit de l’un n’usurpe le droit de l’autre »

Ou encore « La Loi, c'est l'organisation du Droit naturel de légitime défense ; c'est la substitution de la force collective aux forces individuelles, pour agir dans le cercle où celles-ci ont le droit d'agir, pour faire ce que celles-ci ont le droit de faire, pour garantir les Personnes, les Libertés, les Propriétés, pour maintenir chacun dans son Droit, pour faire régner entre tous la Justice »

Et c’est la prérogative consentie par les hommes à l’État.

Mais s'il existait un pays gouverné sur cette base, il me semble que l'ordre y prévaudrait dans les faits comme dans les idées.

Ce peuple-là aurait le gouvernement le plus simple, le plus économique, le moins lourd, le moins senti, le moins responsable, le plus juste, et par conséquent le plus solide qu'on puisse imaginer, quelle que fût d'ailleurs sa forme politique.

 

Tout pas, dans la direction de moins d’État, est-il un pas dans la bonne direction ?

Nos députés pourraient se consacrer entièrement au suivi des dépenses publiques et au contrôle du budget, et ce dans un esprit de rigueur qui exclurait les dettes et les déficits, et s’attacherait à réduire les dépenses.

Nos gouvernants pourraient se limiter à la Police, à la Justice et à l’Armée, en partenariat avec des institutions privées à chaque fois que cela serait plus efficace. 

Tout ce beau monde ne se mêlerait en aucun cas de la vie privée, professionnelle, économique, éducative, sportive, culturelle des personnes.

L’État ne mettrait plus son nez dans la santé ou de la retraite des gens.

Il ne se préoccuperait pas de ce que les gens pensent ou croient.

Bien entendu nous ne réclamerions cela qu’au nom du « principe de précaution », inscrit dans notre constitution.

 

Philibert

 

I² : Ah les utopies ! Rendre les « hommes de l’État » responsables de leurs actes : un grand n’importe quoi salvateur ?

Moi, j’aime bien, au fond.

D'autant que c'est bien l'une des réformes actuellement mis en œuvre doucettement dans le cadre « des politiques d'État ».
Et puis c’est ma grand-mère, née et décédée dans un autre millénaire, qui aurait été ravie de lire cette proposition.

Et si personne ne veut y aller, je le ferai : elle m’a éduquée de la sorte.

En homme responsable, gage de sa Liberté.

 

(*) : Frédéric Bastiat

Par Phil & I²
Jeudi 19 novembre 2009
- Publié dans : Le charme discret des gauloiseries
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Va-t-il mourir de surmenage ?

 

Nous sommes confrontés au défi d'empêcher l’extension de ce que l'on peut appeler à juste titre une dépendance croissante, permanente et totale d'une institution qui n'est plus capable de s'orienter ni de se reconstituer durablement, d'une institution qui se dirige tout droit vers l’abîme.

 

L'État-providence a été créé pour compenser les déficits réels ou supposés de la société industrielle.

Hélas, il ne se fonde expressément pas sur l'être humain responsable.

Car l’État-providence a trois racines, dont l’une franchement mauvaise et les deux autres partant d'une « bonne intention ».

 

La racine mauvaise de l'État-providence provient du désir de l'État d'imposer son autorité sur des sujets obéissants.

Cette volonté de « soumettre » réunit les intérêts du pouvoir politique et des employeurs industriels : big government et big business, dans leur intérêt bien compris.

Ceux-ci ont besoin d'une clientèle dépendante de l'État, de travailleurs dépendants et de consommateurs de masse irresponsables, qui dépendent à tel point des prestations sociales de l'État que l'on peut effectivement parler d'une accoutumance aggravée, à l'image de toxicomanes.

Or, la toxicomanie se caractérise par un besoin toujours croissant, qui détruit la santé ainsi que par le sevrage le jour où la drogue est supprimée.

 

Les autres racines de l'État-providence, celles qui partent d'une « bonne intention », sont peut-être les plus dangereuses.

L'une émerge d'un besoin d'être protégé ressenti par une majorité de personnes, que l'État prétend vouloir ramener progressivement vers une plus grande liberté par des mesures positives d’aide et de soutien de toutes sortes.

Cette variété « émancipatrice » de l'État-providence est incroyablement attractive parce qu'elle se présente sous l'habit de la liberté. En théorie, elle devrait mener à une diminution progressive des besoins et à une réduction constante de l'appareil d'aide et de soutien, en théorie seulement…

 

Car les défenseurs de cette « mise sous tutelle douce » vers plus de liberté en dissimulent en fait les échecs réels en prétendant tout simplement que l'on n'a pas encore assez fait de bien pour que les bénéficiaires de l'aide puissent définitivement assumer leur rôle de citoyens libres et responsables.

L'histoire récente du socialisme vécu nous fournit un exemple éclatant de cette tactique, qui consiste à promettre constamment des lendemains qui chantent, alors que la situation empire.

 

La racine partant d'une « bonne intention » repose sur la théorie de la défaillance du marché du travail. Elle se présente comme « sociale » ou comme étant « dans l'intérêt des travailleurs ».

En y regardant de plus près, on constate qu'elle sert avant tout les intérêts des employeurs industriels : l'État social est une sorte de cartel créé par l'industrie et approuvé par la politique qui, sous le prétexte de la protection des travailleurs, neutralise précisément cette partie-là de la concurrence sur le marché du travail qui, en cas de manque de main-d’œuvre, aurait des effets positifs pour les travailleurs en matière de salaires ou d’autres prestations.

Et les employeurs profitent dans une certaine mesure de cette transformation de partenaires exigeants, indépendants, individuels, en syndicalistes soumis et collectivement disciplinés ou social-démocratisés, en consommateurs dépendants, en clients et sujets de l'État-providence.

Petite roue dentée à l'usine, petite roue dentée dans la grande machine d'approvisionnement social : tout s'enchaîne collectivement sous le regard bienveillant de la politique !

 

Dans aucun autre domaine de l'activité humaine le risque n’est aussi grand de vouloir le bien, mais de faire finalement le mal à moyen et à long termes, qu'en politique.

Car la politique est le principal champ d'action de la « bien-pensance » et, malheureusement, les bienpensants, comme on le sait, ont toujours beaucoup d'adeptes et bénéficient d'un écho disproportionné dans les médias qui fait l’opinion général.

 

Avant de critiquer une institution aussi populaire que l’État social, il vaut mieux réfléchir sérieusement.

L'État-providence a des avantages incontestables, qui le rendent, précisément, si populaire.

Il se base sur l'idée de la redistribution, qui consiste à, pour caricaturer, « prendre aux riches ce qu'ils ont de trop via les impôts pour en faire profiter ceux qui n'ont pas assez » : une idée éminemment populaire que tout le monde comprend facilement, trop facilement peut-être.

Car la définition du « trop » et du « pas assez » est en effet controversée.

 

Dans une démocratie, c'est la majorité qui en décide. C'est ce mécanisme qui met en évidence l'erreur systémique fatale de la redistribution et de l'État-providence qui en vit.

Le groupe qui croit « ne pas avoir assez », donc les bénéficiaires potentiels, peut emporter une décision majoritaire sur ceux qui sont contraints de donner, et cela jusqu'au point où les fonds redistribués commencent à manquer ailleurs.

Le plus souvent, ces prélèvements compromettent des investissements dont a ou dont aurait besoin l'économie pour prospérer.

Cette situation indésirable n'est pas le résultat de la « mauvaise volonté » de quelques intellectuels de gauche incorrigibles.

En fait, c'est le mécanisme de la démocratie, le principe majoritaire, qui nous pousse dans ce piège.

 

De nombreux libéraux se sentent coupables en affichant leurs opinions et ne cessent de se justifier en affirmant qu'ils sont certes libéraux, mais néanmoins sociaux.

C'est à se demander ce qui s'est passé dans l'histoire des idées et dans l'histoire de la manipulation des notions pour que plus personne ou presque n'ait le courage de dire que le socialisme – dans ses variantes étatistes – a des effets profondément antisociaux !

 

1 – Il entrave, voire bloque la croissance de la productivité et compromet ainsi l'unique base d'une lutte efficace et durable contre la pauvreté.

 

2 – Le système de redistribution n’inclut pas seulement ceux à qui l’on prend et ceux à qui l’on donne. Il y a entre eux un gigantesque appareil de redistribution – la politique, l'administration.

Et cet appareil de redistribution est tout sauf gratuit.

Bien au contraire, il absorbe des montants énormes pour fonctionner, minant du même coup l’efficacité de ce processus.

On prétend redistribuer de manière toujours plus précise et plus fine, mais en réalité on se contente d'augmenter les effectifs de l'appareil de redistribution. Et finalement les prélèvements suffisent tout juste à faire tourner la machine.

Lorsque ce développement a commencé, il ne sert à rien de procéder par petites corrections. C'est le système qu'il faut changer.

 

3 – Il serait par ailleurs trop simple de réduire le « problème État-providence » à une question de mesure.

Si l'État est aujourd'hui surmené, c'est parce qu'on promet plus qu'on ne peut tenir et que la dynamique interne des structures de contrainte pousse à cette surenchère.

Lorsque les difficultés augmentent sans cesse, il ne suffit plus d’improviser en dissimulant les faits et les relations entre eux.

 

Ceux qui croient que l'État-providence ne subit qu’une difficulté passagère en raison d'une croissance économique trop faible se trompent lourdement. Reposant sur la redistribution, le « système État-providence » dans son ensemble est inapproprié.

Quand on définit la redistribution par le fait de prendre aux riches pour donner aux pauvres, on rencontre généralement une large adhésion.

Par contre, si on la définit en disant qu'on prend aux travailleurs pour donner aux fainéants – la preuve est faite que c'est souvent le cas – l'adhésion est déjà nettement moins unanime.

 

Cela dit, l'affirmation selon laquelle tous les riches sont travailleurs et tous les pauvres sont paresseux est évidemment infondée et même blessante. Mais il est incontestable que dans une société ouverte, basée sur l'effort de chacun, il existe un lien entre la richesse et la volonté de travailler, un lien qu’il faut relever.

 

4 – Dès lors, l'État-providence est lui-même la maladie dont il prétend être le remède.

C'est son intervention qui génère l'isolement en déléguant l'entraide humaine aux administrations et l’empathie aux fonctionnaires ; c'est lui qui, finalement, provoque la détérioration d'un réseau subtil de relations familiales, caritatives, amicales, ou même commerciales.

 

À l'avenir, des services payants remplaceront de plus en plus l'action réputée gratuite – mais en réalité extrêmement onéreuse et de moins en moins efficace – de l'État-providence.

 

Et qu'en est-il de la « troisième voie », du travail bénévole ?

Existe-t-il une voie qui nous ramènerait à la charité et aux activités de bienfaisance privées et ecclésiastiques ?

Les problèmes actuels ne peuvent se régler par un retour nostalgique à un passé révolu depuis longtemps. Les travailleurs bénévoles, notamment dans le domaine social, ont toutes les peines du monde à trouver une relève efficace.

Il semble aujourd'hui déjà normal que nombre de prestations sociales ne soient plus gratuites.

De nombreuses tâches sociales ne sont plus exclues du circuit économique.

Alors qu’il existe encore un important potentiel d'emplois humainement et économiquement intéressants dans l'amélioration constante de l’offre de prestations sociales.

 

Force est alors de constater que l'État est non seulement incapable de résoudre des problèmes économiques, mais il n'a pas non plus la capacité de résoudre durablement des problèmes sociaux.

L'État ne peut garantir ni des valeurs éthiques, ni des modes de comportement, pas plus qu'il ne peut communiquer des principes religieux ou moraux et donner un sens à la vie des êtres humains.

Jamais on ne parviendra à résoudre des problèmes sociaux sans l’implication de la société civile et sans prestations de l'économie privée pour soutenir des personnes en détresse.

Il s'agit donc de trouver une stratégie qui nous sorte de la situation inquiétante dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

 

Et devant ses constats, je suis persuadé qu'un retrait graduel de l’État-providence vaut beaucoup mieux que l'attente d'un effondrement complet, qui serait beaucoup plus douloureux – même si durant cette attente on essaie de rassembler des idées sur la manière dont on procédera quand l'effondrement sera devenu réalité.

 

VCRM

 

I² : Dieu nous garde d’un effondrement brutal !

Ce serait ouvrir la boîte de Pandore, la voie vers l’aventure et l’anarchie.

Je pense comme toi, l’Ami : Il faut préparer « autre chose ».

Puis comprendre comment changer « en douceur » pour y parvenir.

Normalement, c’était la tâche confiée à « Bling-bling » en 2007 : il nous l’avait promis durant sa longue campagne et on l’avait cru. Enfin… une majorité d’entre-nous.

 

Force est de constater que « ses réformes » partent dans tous les sens et dans l’improvisation de l’événementiel, au coup par coup.

Il paraît que si 63 % des « gaulois » jugent maintenant défavorablement sa politique, et que beaucoup prédisent sa réélection prochaine.

 

Un peu schizophrène que tout ça…

Par VCRM & I²
Mercredi 18 novembre 2009
- Publié dans : Réforme des institutions...
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Le loyer de l’argent…

 

Le taux d’intérêt est ce qui est payé à l’épargnant qui accepte d’immobiliser son argent pour une durée variable au lieu de le dépenser.

Car le choix de celui qui a un revenu ou une épargne immédiatement disponible reste entre le consommer tout de suite ou plus tard.

Les individus ont en général une préférence pour l’immédiat, ils n’y renoncent que s’ils y trouvent une compensation.

On préfère 100 aujourd’hui à 100 dans un an. Mais peut-être préfèrera-t-on 105 dans un an à 100 aujourd’hui.

Un intérêt de 5 % peut ainsi faire pencher la balance vers l’épargne plutôt que vers la dépense.

Notez que l’épargne rémunérée, veut dire que quelqu’un va vouloir disposer de 100 tout de suite, qu’il n’a pas encore mais qu’on va lui prêter, en vue de rembourser 105 dans un an… C’est qu’il y a un intérêt en « consommant » à son tour (et au lieu et place du prêteur), immédiatement.

 

Voilà pourquoi on dit que le taux d’intérêt est « le prix du temps », il mesure la préférence pour le présent, ou le rapport entre valeurs futures et valeurs actuelles.

Bien évidemment, le taux est plus élevé suivant la durée du placement (ou de l’emprunt) : le temps c’est de l’argent.

Mais tout autant quant à la capacité de remboursement du principal au terme consenti, plus l’intérêt, de l’emprunteur et de son projet : la confiance en sa solvabilité à terme.                                   

 

Pour l’emprunteur, il y a donc un arbitrage entre présent et futur.

Ce qui le pousse à demander un crédit c’est qu’il pense qu’il lui rapportera plus que ce que lui coûte l’emprunt.

Ce rapport est lié à la rentabilité de l’investissement réalisé.

Quand il emprunte à 5 %, il est gagnant si son investissement lui rapporte plus de 5 %.

Perdant s’il rapporte moins : c’est lui qui assume le risque.

 

Dans l’opération de crédit se crée alors un déséquilibre : tandis que le contrat prévoit à l’avance pour l’épargnant un revenu fixe quel que soit le sort économique de la somme empruntée, l’emprunteur ne sait rien de ce qu’il gagnera grâce à son emprunt.

D’un côté il y a contrat, de l’autre il y a spéculation (au sens d’anticipation aléatoire).

 

La difficulté de nouer des contrats qui assurent pour les deux parties un équilibre entre rentabilité, sécurité et liquidité a fait naître l’intermédiation financière : il n’y a plus de relation directe entre épargnant et emprunteur.

Entre créanciers et débiteurs s’interposent des banques, ou des établissements de crédit qui recueilleront les épargnes de toutes sortes et accorderont des crédits plus ou moins variés (aujourd’hui nous avons des « banques bazars » qui gobent tout et sèment à tout vent).

De la sorte, le taux d’intérêt est établi par l’intermédiaire financier, à la recherche d’un taux accepté par tous – ce service de recherche est évidemment rémunéré, et le plus souvent la rémunération est intégrée dans le taux.

 

Ainsi présenté, le taux d’intérêt n’est autre qu’un prix, résultat du rapprochement entre une offre et une demande. 

 

Au XXème siècle apparaît une véritable révolution, qui soustrait le taux d’intérêt à la logique du marché pour le soumettre à la logique de l’économie dirigée.

Désireux de lutter contre les crises, les gouvernements ont vu dans le taux d’intérêt un instrument de politique conjoncturelle.

Quand la conjoncture s’assombrit, l’État va provoquer une baisse du taux de l’intérêt. Comment le peut-il ?

Il agit par le truchement de sa Banque Centrale qui a, par délégation de souveraineté souveraine, le monopole de l’émission de monnaie que le pouvoir royal s’est octroyé depuis Charlemagne, avec des hauts et des bas jusqu’à l’absolutisme.

La Banque centrale a alors deux possibilités : Soit elle fait « tourner la planche à billets », c'est-à-dire augmente la masse monétaire disponible pour les agents économiques. Soit elle abaisse le taux d’intérêt auquel elle prête de l’argent aux banques quand elles sont mises en difficulté par la conjoncture.

Les difficultés des ménages et des entreprises se traduisent en effet toujours aux guichets des banques, qui distribueront de l’argent à « pas cher » si elles-mêmes peuvent s’en procurer plus facilement et à meilleur compte auprès de la Banque Centrale. 

 

Dans la pure tradition keynésienne, on est donc persuadé que l’argent bon marché (« easy money ») va permettre à tout le monde de redémarrer.

 

En fait, que se passe-t-il que l’on observe dans réalité des comportements ?

Quand le taux d’intérêt est trop bas, il n’y a plus d’épargne disponible et il vaut mieux dépenser, même à crédit. C’est l’effet recherché par l’endettement public actuel.

Tout le monde a avantage à emprunter, et on prend l’habitude de vivre avec un argent que l’on na pas gagné.

Les entreprises les moins performantes survivent sans faire les adaptations qu’elles devraient faire, et détournent l’argent qu’il serait opportun de prêter aux entreprises performantes.

C’est en fait une « prime à l’incurie » et à l’insouciance, qui annoncent, hélas, le chômage et l’inflation de demain.

La politique de la FED aux États-Unis est depuis vingt ans orientée vers l’argent « à bon marché » et on en a mesuré les effets hier et les résultats aujourd’hui.

 

Une des explications des crises est donc l’écart entre taux d’intérêt réel (soumis au marché et à la rentabilité) et taux d’intérêt monétaire (fixé par les banques centrales sous la pression des pouvoirs publics).

 

Quand les taux sont trop hauts, la capacité de remboursement des emprunteurs s’effondre, la création monétaire se grippe, les entreprises les plus fragiles dévissent ce qui créé immanquablement crise, chômage et raréfaction des productions, donc inflation à terme.

Dès que celle-ci est suffisante, les contraintes se desserrent, les remboursements sont plus aisés tant que les taux restent fixes : l’inflation phagocyte l’épargne et renchérit, par ricochet, les prix et les taux.

C’est la « spirale inflationniste » contre laquelle au moins la BCE a reçu mandat de lutter.

Car elle dévore tout, y compris les investissements durables.

 

Autrement dit, l’intermédiation des taux est suffisamment primordiale pour qu’elle soit confiée à des autorités monétaires capables de résister aux pouvoirs politiques en place, au moins en Europe.

Car la FED, de son côté, voulue autocratique peu après la création de la Nation américaine, est en fait tombée dans les mains des « pouvoirs en place » en se laissant suborner par des intérêts financiers et politiques qui n’ont plus grand-chose de démocratique.

 

Quant à la masse monétaire, elle a pu évoluer sans aucune contrainte depuis l’abandon de l’étalon-or : On n’aurait jamais pu créer autant de monnaie avec les seules réserves des banques centrales censées garantir l’émission de billet (la « M1 » des statisticiens).

Ou alors l’or aurait vite atteint des sommets inimaginables tel que l’épargne y aurait été détournée en sa totalité (ou presque).

Et du coup, le contrôle de son évolution ne peut désormais plus se faire que par les taux.

Compliqué et hasardeux.

 

Car, il est manifeste que son évolution reste un des points-clés de toute politique économique : Il y a une relation évidente entre « richesse » et valeur de la monnaie.

Plus il en est créée plus vite que la création réelle de richesses elles-mêmes, plus l’inflation gagne.

Moins il en est créée par rapport à la création de richesses, plus l’économie plonge dans la récession, soit par tarissement des transactions marchandes et solvables, soit par extinction des productions marchandes, engendrant tout comme l’excès, du chômage.

Les réactions de l’hiver dernier des autorités politiques en ont fait la démonstration a contrario en injectant des « liquidités venues de nulle part »… pour remplacer celles qui avaient disparu dans la faillite des ménages américains à rembourser leurs emprunts hypothécaires distribués à-tout-va !

 

C’est aussi ce qui permet aux keynésiens d’affirmer que le plein-emploi, notion énoncée par Arthur Cecil Pigou en 1913 et définie clairement en 1936 par John Meynard Keynes, n’est envisageable que par l’excès de demande de consommation sur l’offre de biens et de services.

 

C’est peut-être cette dichotomie théoricienne, s’opposant par incompatibilité de fondamentaux, Keynes étudiant assez peu le rôle de la monnaie en tant qu’étalon durable, qui mène à la fragilité de toute politique économique sur de longues périodes, au moment même où nos gouvernants envisagent de créer encore un supplément d’endettement, par le budget 2010 et le « Grand emprunt »… parfaitement keynésien.

 

DD

 

I² : Clair ! Et nos enfants en vivront les conséquences jusqu’à l’absurde.

Mais comme dit Keynes, « demain, nous serons tous morts » !

À cœur joyeux : après nous le déluge, n’est-ce pas…

Mais il faudra aussi revenir sur l’usage des sommes empruntée, un jour ou l’autre : ça reste un outil à « effet multiplicateur » assez efficace.

Le fameux effet de levier keynésien, par exemple, que pour ma part et vu par mon « petit trou de lorgnette » personnel, je pense naturellement surdimensionné par les économistes.

Normal : aucun d’eux n’est allé « au charbon » pour comprendre comment on crée de la richesse avec de « l’argent pas à soi »…

Par DD & I²
Mardi 17 novembre 2009
- Publié dans : La faute à Marx (rubrique éco-po)
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Voilà de bonnes idées…

 

J’ai lu quelle que part, ou l’on m’a dit que… au PS, vous savez, ce « truc » qui réunit tout plein de « soces » jusqu’à l’écœurement, que j’en ai des quintes de toux vomitives à imaginer que ça puisse encore exister avec cette suffisance à capter toute compassion sociale…

Comme si le cœur n’était décidément qu’à « gôche » et qu’il justifiait toutes les dérives consenties par tout un peuple de « fiers fonctionnaires socialo-communistes » comme modèle universel d’une internationale prolétarienne triomphante.

Passons : le bon sens exige parfois des compromissions et c’est bien ce qu’on a vu jusqu’en « Gauloisie sublime » de 1981 à 2002, avec des intermèdes – qui ne valait pas mieux, faut-il reconnaître – de l’ordre de 2 ans tous les 5 ans…

Pas très brillant, mais c’est comme ça !

 

Ceci dit et énoncé (pour qu’il n’y ait aucun doute sur ma « loyauté » indéfectible de « natif de drôate » : on ne se refait pas après tant de génération d’anti-coco dans mes gènes, même si j’eusse bossé aussi pour eux, transcendant là, très honnêtement, l’Intérêt Supérieur du pays), l’idée qui circule au PS mérite toute mon attention de « fiscaliste bien-né » (au service de quelles que fortunes bien pesantes dans mon pays que j’aime tant, défendant contre les prétentions parfois ahurissantes du Service des impôts tous ceux qui en seraient victime, quel que soit l’état de fortune ou d’indigence de mes « bons clients »).

 

Il s’agirait ni plus ni moins de fusionner tous les impôts directs en un seul et unique.

Et de laisser le choix à chaque contribuable d’acquitter tous les ans l’impôt sur son patrimoine accumulé ou de le soumettre aux droits de mutation gratuite, une seule fois, en cas de transmission.

Là, franchement c’est absolument génial !…

 

1 – La simplification qu’apporterait la fusion de l’IR, de la CSG, de la CRDS, des contributions sociales diverses sur les revenus du patrimoine, la taxe d’habitation, des ordures ménagères, la taxes foncière, rien que ça, c’est franchement sublime : Quel émerveillement à venir !

Un vaste impôt progressif, unique, acquitté au fil des « rentrées d’argent », des formations de revenus professionnels et du patrimoine, moi j’adore.

Plus de « niches fiscales », une libération instantanée en cas de prélèvement à la source, plus d’échéances subtiles à gérer, un seul prélèvement mensuel, une assiette dès lors plus large, la disparition des cédules qui empêchent l’imputation des déficits de l’une à l’autre, quelle idée merveilleuse.

Comment se fait-ce que les caciques de l’UMP, du Centre Nouveau, de la « nouvelle gauche de droite » de « Beau-Quel » et autres édiles oubliés de-ci-delà, n’y aient pas pensé avant ?

 

Des nuls, vous dis-je !

Même quand leur « chef » il leur sert deux fois le même discours, s’il n’y avait pas eu Internet, personne ne s’en serait aperçu, tellement ils sont tous anesthésiés à en devenir sourd !

Alors si ça, ils le mettent vraiment en application, sans tergiverser et en gardant l’épure simplificatrice jusqu’au bout, je vote pour : promis !

Et si c’est « Marie-Ségololo » qui porte le projet, promis, je ferai tout pour voter deux fois (comme d’habitude… pour un Corsu bien-né) !

 

Faudrait même aller plus loin : supprimer l’IS, sauf sur les dividendes et prélèvements des articles 111 et suivants du CGI. Il deviendrait libératoire du nouvel impôt unique sur les ressources (IUR) des ménages.

Je vois d’ici la ruée…

À moins que, même les SA et autres assimilées, puissent adopter la « semi-transparence » fiscal de l’article 8 : ça au moins, ça permettrait de déduire les pertes, et sans limites, des investisseurs/créateurs d’entreprises que sont les « capital-risqueurs » et autre « business-angel ».

L’objectif étant d’élargir un maximum, jusqu’au premier euro, l’assiette du futur « IUR ».

La progressivité pourrait même être largement atténuée, avec des taux commençant par 1 % (et virer les abattements, correctifs et seuils d’imposition qui ne font que compliquer la « lisibilité » du système actuel sans pour autant résoudre l’iniquité de l’IR des faibles revenus devenant « imposables par surprise »).

De toute façon, rien que la suppression automatique, « mécanique », des « niches » double de fait la recette attendue par rapport à l’actuel IR : tout le monde sait ça.

De son côté, la suppression de l’IS, qui est déjà si peu productif, simplifierait grandement la vie de l’administration de l’impôt par les services : plus la peine d’aller faire le tri entre charges déductibles et non déductibles d’un point de vue fiscal, puisqu’il s’agirait de taxer uniquement ce qui sort en rémunération des apports en capitaux et autres fonds…

 

2 – Mais je garderai, ou rétablirai le « bouclier fiscal », en 2017, après la réforme à « Ségololo » promise pour 2012, en y incluant tous les impôts indirects, sur justificatifs naturellement, y compris la taxe à l’essieu dont on nous avait promis la disparition mais qui persiste à exister (et même à devenir compliqué jusqu’à l’absurde), les capsules de droits sur mes bouteilles de vin, etc.

Il n’est pas normal de payer deux fois, à l’entrée du revenu ou de la ressource dans la poche du quidam, et au moment de sa sortie, de son utilisation par une taxe à la consommation (ou l’équipement).

Ça, c’est un « truc » à thésauriser, à faire une épargne de précaution dormante, qui n’est jamais réinvesti, un bas de laine sous le matelas qui a tant manqué à alimenter la croissance perdue depuis si longtemps pour l’enrichissement du pays…

Donc, inclusion dans le « bouclier fiscal ».

 

Mais pas la « CSPM », cotisation sociale sur les produits manufacturés, importés ou non, mais excluant toute « production native », bien sûr… puisqu’il s’agit d’une… cotisation sociale, pas d’un impôt (même si pour le coup, ce ne sont pas les Urssaf qui collectent, mais les douanes partout sur le territoire.

 

3 – Et puis bien sûr, cette idée généreuse de remplacer les doits de mutations et l’ISF (et toutes autres taxes sur le patrimoine, la taxe sur les bureaux, sur les magasins, sur les cartes grises, sur l’épargne, les assurances, je ne sais pas moi, Tout en somme), par un dispositif simple et au choix :

Soit un bout tous les ans, soit un gros paquet au moment de la « sortie du bien » du patrimoine du quidam, que ce soit à l’occasion d’une cession ou d’une transmission (donation entre vifs ou pour cause de mort).

Mais alors là, faudra aussi inclure tous les biens et droits, qu’elle qu’en soit la nature et l’usage : pas question d’exonérer les « œuvres d’art » ou les « biens professionnels ».

Je ne vois aucune raison de faire « cadeau » de quoi que ce soit à un « fils de », s’appellerait-il Lagardère, Dassault, Wendel, Mulliez ou Boloré (et plein d’autres) : la loi s’applique à tout le monde avec la même rigueur.

 

Quitte à effectivement décupler le recette fiscale avec cette assiette élargie, ou prendre le risque de démantèlement de nos beaux outils de travail : pas bien grave, l’État peut très bien les recevoir en dation en paiement et en une seule fois, et les recéder à qui finance, ou donner en location-gérance à qui veut bien reprendre l’usage des biens professionnels !

Je ne suis pas inquiet sur ce point : on le fait bien pour les œuvres d’art, pourquoi pas sur tout le reste, y compris les actions de chez Wendel & Cie.

 

Car là les amis, si enfin la « gôche », celle de chez les « soces », parvient à faire sa révolution culturelle vis-à-vis de l’argent, eh bien franchement, je ne vois même pas pourquoi je n’adhérerais pas : ils mériteraient au moins bien ça !

 

Mais ne rêvons pas, pour le moment, ce n’est juste qu’une idée.

Y’a la « gôche de la gôche » qui sera toujours assise sur son principe antilibéral, d’un siècle passé-lointain, style : « La propriété c’est du vol ».

Ou style « Besace-no » : « Les libéraux sont parvenus à faire croire que la propriété privée devait s’étendre même aux outils de travail ! ».

Non effectivement, les outils de travail appartiennent à ceux qui les ont créés : Et Dieu sait comme c’est compliqué de créer un outil de travail !

Quant à le faire vivre, voire survivre et le faire croître, on n’apprend rarement ça dans les livres et sûrement pas dans le manuel du « Parfait facteur ».

 

Bref, voilà une bonne nouvelle qui mettra vraisemblablement plusieurs années à s’imposer.

Mais de la voir enfin émerger, quelle joie !

Par L'ignoble infreequentable
Lundi 16 novembre 2009
- Publié dans : Actualité politique
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« Attaque cérébrale »,

 

Pour l’ami fidèle et râleur, le commentateur assidu et parfois vitupérant, l'esprit alambiqué mais aux parfois traits fulgurants, qu’est mon « Momo » national.

 

Ca c’est passé sur un « coup de sang », tout seul comme un grand, au volant de son automobile qui ne s’en est pas remise, elle.

La fatigue, l’énervement, les « contrariétés » accumulées, la tension permanente, un mode de vie pas très « bionique », pan ! Un tuyau qui claque, perte de connaissance, montée intempestive sur un trottoir, grosse frayeur des passants qui passent à proximité, un réverbère qui arrête la course folle, le nez dans l’airbag déployé en urgence, il sort, il titube, il tombe : direction l’hôpital.

 

Tout ça pour dire deux choses : Nous sommes bien peu de chose, mécanique presque parfaite de chaires et d’os qui se sait mortel, peut-être, mais Ô combien fragile !

Un rien, même pas un claquement de doigt ou un haussement d’épaule, et puis tout s’en va.

Réduit jusqu’à moins que l’éphémère…

 

Un ami est « HS » pour un moment, entubé de partout, la langue sèche.

Pronostic favorable, paraît-il, mais on sait que la peine de mort est prononcée dans 70 % des cas dans un délai de 12 mois…

 

Bref, ça s’est passé jeudi après-midi, en banlieue parisienne. Je suis allé le voir le lendemain en fin d’après-midi, juste le temps d’assumer quelques RDV impétueux sans lui, de m’inquiéter de sa carence et de finalement le faire retrouver par secrétariats multiples interposés là où on l’avait posé…

 

Il est conscient mais a du mal à parler, à s’agiter : une vraie poupée cassée.

Sur son lit de souffrance, il n’en garde pas moins l’esprit aux aguets : essayant à grand peine d’arracher un bout de sparadrap qui le gênait, il a réussi à me sortir quelque chose comme : « Pétard… j’ai la… colle… mouille ! » dans une grimace d’amateur hémiplégique débutant.

Était-ce une supplique ou une affirmation ?

 

Bref, pour un bon moment, nous nous passerons de ses commentaires et on va se démerder pour se passer de lui, ici, là et ailleurs.

Mais ce blog ne sera sans doute plus aussi animé qu’avant : ça, c’est vraiment le moindre de nos soucis même pas le cadet, n’est-ce pas !

 

L’essentiel, comme pour notre « chouette-chouette nationale », c’est que ça passe et que comme la marée, ça revienne.

 

Bon courage à ces deux là : il faut qu’ils s’accrochent et on ne peut rien faire d’autre que de les encourager, tous les deux…

Par L'ignoble infreequentable
Dimanche 15 novembre 2009
- Publié dans : Brèves et « mélanges »
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Les voyelles !

 

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,

Je dirai quelque jour vos naissances latentes :

A, noir corset velu des mouches éclatantes

Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

 

Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,

Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;

I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles

Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

 

U, cycles, vibrements divins des mers virides,

Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides

Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

 

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,

Silences traversés des Mondes et des Anges ;

- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! »

 

Victor Hugo

 

« J’aime quand les grands A noirs surplombant tes yeux,

Soulignent l’ovale mal rasé du U halé de ton visage,

Surmontés du doux E blond de tes cheveux ;

J’aime le O rouge de ta bouche étonnée du présage

De ma nudité et ton I rose pourpre se dressant vers les cieux ! »

 

Julienne…

 

 

I² : Je ne sais pas pour vous, mais y’a vraiment des « trucs », là, comme ça, qu’on ne m’a jamais écrits, à moi !

Étrange…

Par Julienne & I²
Samedi 14 novembre 2009
- Publié dans : Paroles de femmes
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Jean-Marc dit à l’un de ses collègues de bureau :

« – Faut que je fasse couper la queue de mon chien !

– Ah ? Et pourquoi ? Il a des vers ?

– Non ! Mais la semaine prochaine ma belle-mère vient à la maison pour la semaine : ce sont les vacances des petits !

– Ah oui ?… Franchement, je ne vois pas le rapport.

– Tu vois, je ne veux surtout qu'elle pense que quelqu'un est content de la voir arriver ! »

 

La belle-mère de Jean-Marc est finalement tombée dans l’escalier et a été transportée en urgence à l'hôpital, agonisante.

Le soir, le téléphone sonne et Jean-Marc répond au toubib...

« – Monsieur » fait l’interne, la voix grave, « j'ai une très mauvaise nouvelle pour vous... »

La femme de Jean-Marc se tenant juste derrière lui entend et blêmit :

« – Oh mon Dieu... Qui c'est ? C'est le médecin ? Qu'est-ce qu'il dit ?

– C'est l’hôpital. Il dit que ta mère est guérie et qu'elle va revenir à la maison... »

 

C'est Jean-Marc qui cuisine du lapin pour le dîner.

Les enfants étant très attachés au leur qui grignote dans sa cage, il leur cache ce que c'est, jusqu'au repas.

Les convives mangent d'un bon coup de fourchette jusqu’au moment où le plus petit dernier demande :

« – Dis papa, c'est rudement bon ça, mais qu'est ce que c'est ? »

Jean-Marc, pas peu fier de lui, lui répond :

« – Tu dois deviner ce que c'est. Je peux juste te dire que ta maman, de temps en temps, m'appelle comme ça.... »

Et là, la belle-mère, écoutant Jean-Marc, crache le tout dans son assiette et tape dans le dos de ses deux petits-enfants :

« – Ne mangez surtout pas ça, les enfants !!!!.... C'est du trou du cul ! »

 

Jean-Marc, un japonais et un américain sont dans un ascenseur d’une des tours de la Défense (du fameux Epad).

Le japonais sort tout à coup son téléphone portable Sony multitouche dernier cri et crâne bien devant les autres en le déployant pour appeler son correspondant.

L'américain, un peu vexé veut faire mieux.

Il sort sa montre de dessous la manche de son veston et déploie l’écran d’un ordinateur portable wifi HP avec un écran tactile de la taille d'une calculette, le long de son poigné.

Et que ça frime un grand maximum entre les étages !

Jean-Marc, étonné et ne voulant pas être en reste, mais n’ayant n'ayant bien évidemment aucun matériel étonnant, pour crâner à son tour, lâche « une caisse » monstrueuse dans l’ascenseur, se tourne vers les deux autres, plus qu’un peu médusés et au bord de l’asphyxie, et commente :

« – Ce n’est rien, je reçois simplement un fax ! »

 

C'est Jean-Marc et son épouse qui sont dans leur voiture.

Jean-Marc roule et s'arrête au feu rouge.

Réfléchissant un peu, il s’adresse alors à sa femme, assise à côté :

« – Dis, quand nous aurons un nouvel enfant, pourquoi ne l'appellerait-on pas… « Rouge-Arrête », par exemple ? Ou bien « Vert-Passe » ?

– Mais ça ne va pas la tête ! C’est absurde ! Ce ne sont pas des prénoms d’enfant, ça !

– Ah bon ? Mais alors pourquoi les voisins ont appelé leur gosse Jonathan ? »

 

En entretien d’embauche, Jean-Marc en senior vieilli :

Le DRH : « Marié ? Célibataire ? »

J-M : « J'ai été marié trois fois. »

Le DRH : « Des enfants ? »

JM : « Non, non ! Toujours avec des adultes ! »

 

De Jean-Marc, pour Momo :

« Ne jamais poser son dos sur un billard ! »

« Pourquoi donc, Seigneur, avoir mis le tronc si près du cou ? »

Par L'ignoble infreequentable
Vendredi 13 novembre 2009
- Publié dans : Histoires d'en rire !
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Permettre ou interdire ?

 

Pour faire suite à la polémique et controverse doctrinale issue des commentaires du post de la semaine passée sur les « Prix Nobel d’économie de 2009 », comme je vous l’avais indiqué, il me faut vous refaire un cours de « droit des libertés publiques », certes basique mais tout de même du niveau de 3ème année de fac, moi qui ai une sainte horreur du « droit administratif ».

Bref, je me viole une fois encore, et un grand coup en plus !

 

La controverse nait de l’absence ou de la surabondance de réglementation en matière économique.

Pour l'un, elle est insuffisante et a généré la dernière crise économique, voire toutes les autres.

Pour l'autre, on embrouille les pistes… comme d’habitude !

Pour moi, la crise est née des conséquences d’une réglementation à tout crin.

Alors c’est vrai, il faut bien le reconnaître avec « Inco », que les pratiques du monde financier sont devenues telles qu’ils en étaient à inventer de l’argent qui n’existait pas et que ces magnifiques montages de virtualités entremêlées ont fini par se prendre les pieds dans le tapis.

Et l’économie mondiale avec.

La faute à avoir laissé « permettre » des stupidités : Il faut donc étroitement encadrer.

 

D’un autre côté, « DD » qu’on qualifie un peu vite de « libérale » (dans sa tête à elle, j’ai cru comprendre que ce n’était pas aussi simple que ça), aurait « dérapé »…

Que mes « tâches de rousseur » préférées, je m’engage à les défendre, parce que : 

1 – Ce n’est pas leur propos,

2 – Elles n’ont émis qu’un constat,

3 – Constat que je défends pour ma part, même si ça peut se discuter, j’en conviens : je ne suis pas aussi doué qu’elles,

4 – Parce que les « dérèglements » viennent plus de l’irresponsabilité, au moins morale, voire éthique, de certains acteurs qui se sont crus (à juste titre puisqu’on est venu à leur secours dans leur « détresse dorée à l’or fin », encore lundi pour Fanni Mae : rien que 19 millards de US $ d'un coup) exonérés des conséquences de toutes leurs turpitudes !

Et pourquoi donc ?

 

Eh bien tout simplement en constatant que dans nos sociétés organisées, de celles qui se dotent de règles de conduite pour chacun les uns par rapport aux autres, applicables à tous sans exception, éventuellement sanctionnant plus ou moins rapidement, plus ou moins sévèrement les « écarts de conduite », il n’y a que deux formules possibles.

Et peu importe le régime politique qui s’en sert, l’époque, les lieux, les considérations religieuses, politiques ou philosophiques : IL N’Y EN A QUE DEUX !

Pas trois, DEUX seulement.

Soit « on interdit », soit « on permet ».

Normalement, le résultat est le même : on a au bout du bout du compte, les mêmes règles uniformes de conduite, le corpus de lois, ordonnances, décrets, arrêtés, instructions, circulaires, recommandations, normes en tout genre, etc.

Seule la manière diffère.

Mais elle est de taille.

 

Dans un pays où « l’on interdit », tout ce qui n’est pas interdit est par conséquent permis.

Logique.

Dans un pays où « l’on permet », tout ce qui n’est pas permis est par conséquent interdit.

Tout aussi logique.

 

À partir de là, et dès « tout-petit », on se heurte à des interdits l’on demande la permission.

Ce qui est assez étonnant, ce sont nos gamins qui comprennent ça très vite : qui n’a jamais entendu son gosse demander « Est-ce que j’ai « le droit » de… ? ».

C’est la façon des gamins de demander la « permission de… », qui est un mot plus... « difficile ».

Puis, avec l’âge, en tout cas chez les adultes libres et conscients, ils connaissent la plupart de leurs « droit à… » et des « interdits de… ».

La crise confusionnelle intervient en général au moment de l’adolescence, voire du rejet de « toute permission préalable », d’où les confrontations avec les réalités et l’apprentissage de la vie d’adulte responsable (qui peut durer parfois très longtemps… l’apprentissage, s’entend ! La vie, c'est toujours trop court).

 

Autrement dit, soit on en reste, au moins du point de vue psychologique, à un état infantile où l’on demande la permission à une autorité quelconque et quand on l’obtient, on possède alors le « droit de ».

Soit on entre dans l’âge adulte, on vérifie que si ce n’est pas interdit, on a son libre consentement avec soi-même de prendre le « droit de » jusqu’à ce que ce soit… interdit.

 

Cette dernière démarche (d’adulte responsable, uniquement) est à « peu-près » généralisée sous nos tropiques.

Elle est la source de toutes les initiatives,

Elle est la source de toutes les activités, même les plus anodines qui ne soient pas vitales, comme respirer, penser, rêver (quoique…), y compris économiques.

Elle est également la source de toutes les innovations nées de « l’idée », de l'esprit libre, de l’expérimentation, de l’expérience, de la recherche, de l’intelligence en activité.

Pensez bien que s’il fallait demander la permission d’innover, on en serait encore comme chez les mormons : dans une société, un monde totalement figé par le dogme !

Et pourquoi celui-là et pas un autre ?

 

Bref, le choix collectif et généralisé, c’est encore : « tout ce qui n’est pas interdit est permis ».

À la règle commune de s’adapter et d’interdire les comportements identifiés comme dangereux pour les individus et la communauté, à savoir, ne pas picoler avant de prendre le volant (et même quand on est au volant), interdire le port de la burqa, filer à scooter sans casque, interdire l’avortement, ne pas piloter une centrale nucléaire sans logiciel adapté, je ne sais, moi !

Tout ce qu’une majorité de gens veut bien exprimer : je suis un grand démocrate devant l’Éternel !

C’est la raison pour laquelle nous avons ainsi quantité de lois qui « interdisent ».

Et c’est tant mieux.

 

Parce que si nous devions avoir des permissions pour tout ou pour n’importe quoi, des « Licences to kill », cela voudrait dire que nous soumettrions notre « libre initiative privée » à l’esclavage de l’autorité publique préalable de quelques fonctionnaires en charge de vérifier nos « quartiers de noblesse » avec compétence (et qui donc est plus compétent qu’un fonctionnaire quand il s’agit d’agir de telle ou telle sorte, n’est-ce pas ? Ou de fabriquer et de vendre telle orange ou tel morceau de pain ?), avec ses innombrables détours administratifs et subtilités tels que chacun devrait d’abord être un expert en méandres administratifs !

Non, à chacun son métier, et je vois mal un fonctionnaire m’expliquer comment je dois faire mes cours de fiscalité appliquée : s’il m’impose le programme, c’est parce que je l’accepte, mais ce n’est pas lui qui va m’expliquer le fonctionnement d’un Barco ni les mots que je vais choisir pour expliquer au mieux des règles qu’il est censé avoir pondu, ou alors il fait le cours à ma place, svp !

D’ailleurs, je vous ai déjà dit que c’est mon péché-mignon que de refaire des cours de droit à des Directeurs des Services qui couvrent tant bien que mal les çonneries de leurs inspecteurs quand ils appliquent la mauvaise règle de droit qu’ils sont censés appliquer correctement à l’occasion de redressements, dès leur sortie de l’ékole des impôts…

Mais on peut aussi penser à mon « cousin » qui fait vigneron de profession et « autonomiste » dans le civil, qui a fini par arracher ses vignes à force de voir débarquer tous les jours ces fameux fonctionnaires de la DDTEFP, de la DDA, de la DDE, les vétos, les spécialistes phytosanitaires, les indirects, les directs, les accises, les douanes, etc.

Tournée hebdomadaire pour chacun… Suspect, un Corsu qui bosse !

 

En somme, moi je suis un « libéral » et même très avancé, parce que sur ce point-là au moins je ne reculerai pas !

Pas question de règlementer tout et n’importe quoi : je préfère très nettement qu’on interdise ce qu’on veut, quitte à en discuter, plutôt que de me soumettre en esclavage à n’importe quel débile qui ne sait pas compter.

 

Mais un, libéral atterré quand même.

Pour au moins deux raisons :

 

1 – Force est de constater qu’on se tamponne presque 2.000 lois par an tous les ans, 400 par heure de travail parlementaire, une toute les 9 secondes quand même, tellement ubuesques qu’à peine un tiers reçoivent leur décret d’application.

Trop de lois tuent la Loi, et il y en a environ 9.000 en état d'application.

C’est une pure application du « principe de Laffer », n'en déplaise aux « anti-libéraux » qui n'aiment pas ce type (mais qui ne fait que reprendre le principe énoncé par Montesquieu sur le sujet).

 

2 – Et je constate aussi qu’il est vraiment très peu, très, très peu d’activités, pour autant parfaitement honnêtes et exercées par des personnes parfaitement compétentes pour ce faire qui ne soient pas peu ou prou règlementées.

Jette un œil à ton métier de CAC par exemple, repris par le H3C de la « môme Rachida Mimi », « Inco » !…

Même un artiste, pur créateur, a des comptes à rendre.

Certains se sont enfuis, d’autres en ont été embastillés, la plupart s’en tient à du « politiquement correct ».

Où est donc leur liberté de créer ?

D’ailleurs, les vrais génies, et ce n’est qu’un constat, ne le sont devenus qu’une fois mort : là, ils ne risquaient plus rien…

 

Alors quand on veut encore règlementer toujours plus afin de mieux permettre, au nom de l’intérêt supérieur des peuples, moi, je m’insurge.

Non seulement on en vient à payer même ce qu’on ne consomme pas (la « Taxe sur les effaceurs » souvenez-vous…) à devoir retirer son boubou pour aller bosser, à fermer sa tronche si on ne veut pas être viré (un post prochain, les amis !) et à penser ce qu’on vous dit de penser.

Bref, c’est la « marche forcée » vers la « pensée unique », vers l’esclavagisme fut-il consenti, tous dans le même moule, où toute opposition sera bientôt traitée comme au bon vieux temps de Staline : le goulag ou l’hôpital psychiatrique !

Choix logique : « il faut être fou pour s’opposer à tous ceux qui te veulent tant de bien » (vieille blague de « stal’ » entendue à la CGT de Montreuil…).

 

Bé mes Amis, j’aime bien la rhétorique « administrée », parce qu’elle m’oblige à vous refaire une piqûre de rappel sur les principes fondamentaux.

Mais n’abuse quand même pas : je pourrais m’énerver et vous raconter la vie dans le « paradis » que vous nous préparez ainsi pour nos gamins et les leurs.

Car, il a déjà existé et s’est profondément cassé la gueule même s’il continue d’exister ailleurs, et aussi heureusement seulement par touches surréalistes jusqu’ici.

Ce qui n’empêche pas de continuer « d’interdire ».

Au contraire, mais alors, en simplifiant drastiquement : Personne n’est censé ignorer la loi (principe écrit nulle part) et pourtant plus personne ne la connaît en son entier tellement elle est vaste.

 

Bien à vous !

Car mon invitation à nettoyer les écuries d’Augias tient toujours, pour qui vous savez, s'il reste volontaire, pour le jour improbable où nous aurons enfin accès à la cave de l’Élysée…

 

(À l'autre : Ca va, tu piges ? Pas trop embrouillé dans tes neurones ?)

Par L'ignoble infreequentable
Jeudi 12 novembre 2009
- Publié dans : Le jour où je sera LE Président...
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