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Les ex-archivés

Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Monsieur Robert

 

Un premier trimestre épuisant. Et jusqu’au bout ! D’abord, récupérer la maison du grand-père en Normandie avec la Marie-Louise et son mari, André.

Paul voit bien d’en faire un « gîte select » pour touristes alors que Florence s’imagine déjà l’agrandir en creusant le jardin situé derrière la bâtisse tout en conservant la façade qu’elle trouve « classe » et superbement « Viollet-le-Duc » pour en faire un hôtel de campagne.

Bon, Viollet-le-Duc », il faut aimer, bien sûr.

Les rapides séjours sur place ravissent le couple des « tenanciers » qui fondent devant Annabelle et ses grimaces.

Il faut dire que le grand-air de la Normandie lui sied au teint.

Mais ça n’avance pas vraiment : Florence fait en plus de fréquents déplacements à Venise sur le chantier naval, qui lui n’avance pas plus…

Toujours des appels de fonds, de l’argent, de l’argent en permanence : on va bientôt faire exploser le budget initial et même les plafonds maximum.

Même si ça commence à prendre vaguement tournure.

 

Paul est aussi sollicité par l’usine d’Aubenas, l’arrêté des comptes et son projet de « redéploiement » sur les enduits « haute-technologie ».

Tout le monde y croit et ça travaille d’arrache-pied, à la fois sur le plan technique, sur les stages de formation aux futures machines, sur les fonds à mobiliser…

L’argent, l’argent, toujours l’argent.

En plus, Paul doit aller sauver dans l’urgence la queue de saison du « Château-sur-Cher » de Mylène. Elle a craint les crues de printemps et a fait faire des travaux de précaution idiots qui ont plombé sa trésorerie…

 

La rue défile en d’immenses cortèges de colère contre la loi sur le « mariage pour tous » depuis la fin de l’année précédente, à Paris, mais tout autant dans les grandes villes du pays.

Pourtant la réforme avance, dans une sorte d’autisme politique qui se moque des marées et du temps qu’il fait. Une loi qui sera promulguée pour que plus tard, seulement quelques 7.000 couples, et quelques dizaines de divorces, en profitent pour « régulariser » des situations de fait dans le marbre législatif.

Gustave Morthe-de-l’Argentière passe sa vie au Kremlin-Bicêtre à compter et recompter les officiers, sous-officiers et hommes du rang que l’on retrouve régulièrement dans les défilés ou dans les services d’ordre de ces « manif’ pour tous ».

Il s’inquiète du mouvement des « homens », calqué sur celui des « femens », défilant torse nu et peinturluré de slogans hostiles, à la loi, au gouvernement, aux pouvoir et institutions.

Il compte les casernes « gangrenées », vérolées pour reprendre son expression, qui feraient à l’entendre autant de « cadres » prêts à en découdre.

De quoi finir de blanchir définitivement jusqu’à ses poils du nez !

 

Une montée en puissance relayée plus tard par le mouvement de « bonnets-rouges » un temps, qui succède à celui des « pigeons » et autres volatiles qui eux aussi ont fait reculer le pouvoir politique en place, avec l’arrivée des portiques sur toutes les routes et autoroutes du réseau destinés à faire payer l’écotaxe sur les poids-lourds : un dispositif de « filochage » de tout ce qui roule qui est prêt pour la mise en place d’une décision du précédent quinquennat.

Car c’est le suivant qui doit y renoncer provisoirement dans la plus grande confusion, pour le transformer en « péage de transit poids-lourd » à horizon début 2015.

On débaptise et on casse la baraque…

Mais pas seulement : les familles sont malmenées par les nouveaux rythmes scolaires.

De 4 journées et demie de « temps scolaire » des collèges et écoles maternelles, on doit passer à 6 demies-journées raccourcies dont certaines étalées jusqu’au milieu d’après-midi pour un même nombre d’heures devant les maîtres.

Sauf que, une sortie à 15 heures au lieu de 16 heures 30, ça change totalement le déroulé d’une journée de mère de famille… Ces 90 minutes de moins, tous les jours, qui ne laissent plus de place pour s’occuper des chères têtes-blondes en activité périscolaires, laissés en déshérence, chamboule la vie de tout un pays…

D’autant que finalement, ça n’allège nullement le temps passé ni devant les maîtres d’école, ni dans les enceintes desdites écoles, au contraire, même si beaucoup de communes opteront pour un raccourcissement des vacances scolaires pour éviter l’école du samedi !

Un comble : non seulement on n’apprend toujours pas à compter lire et écrire dans les écoles du pays, mais échappent à la mesure la plupart des écoles privées !

Pourtant la mesure avait été « négociée » très en amont, avec les syndicats de professeurs et instituteurs, avec ceux des parents d’élève et tant d’autres.

Mais personne n’a vu l’essentiel, une fois de plus.

 

Et c’est sans compter sur une circulaire qui « pousse » à la création d’une nouvelle espèce d’humanité, sans altérité sexuelle, lisse de « genre », parfaitement « égale » en tout (et non plus seulement en droit), où tout ce qui représentait jusque-là des « déviances » tolérées est désormais porté au pinacle du principe républicain d’égalité, jusqu’à envisager des séances de « touche-pipi » dans les classes de collèges !

Et c’est tout pour ce qui est de la réforme attendue de la pédagogie où il aurait été normalement question de prétendre finalement à apprendre à lire, compter et écrire aux enfants…

Mais bon, les enfants ressortiront du collège en sachant que les filles ne s’habillent plus en rose et les garçons en bleu, que les métiers d’infirmière et de sage-femme sont aussi ouverts aux hommes, que pompier ou bûcheron se conjuguent au féminin.

On ira même jusqu’à faire appliquer des lois sur la parité obligatoire dans les conseils d’administration d’entreprises, mais toujours pas parmi les élus, en oubliant au passage les PMR (Personne à Mobilité Réduite), les PPT (Personne de Petite-Taille), mais ni les aveugles-politiques, les paralytiques de l’action publique ou les autistes aux souffrances du peuple, son chômage de masse et sa paupérisation rampante…

Là, ils sont même surreprésentés !

 

L’amiral fulmine dans son coin, compte les effectifs présumés « séditieux » pendant que « Nath’ » croise ses fichiers…

En plusieurs semaines « de machine », elle parvient quand même à retracer et identifier la totalité des comptes « minoritaires » qui ont pu percevoir plus de 12 milliards d’euros au fil du temps sur les loyers-dividendes des fonds souscrits aux noms d’emprunt de près de 9.288 « belles-familles » d’homme politiques et hauts-fonctionnaires des années 1970 à mi-2009.

Les derniers étant les moins dotés.

Logique.

Ce qui l’est moins, c’est que tous sont « dormants », à quelques exceptions près.

Notamment celui attribué au ministre du budget bientôt démissionnaire, mais également quelques autres qui ont pu être « en exercice » jusque sous la précédente mandature.

Une bonne quarantaine au total… et que des personnels issus des rangs socialistes : le travail de Monsieur Robert n’a pas été divulgué hors ce petit-cercle.

Les comptes-fantômes attribués à des personnalités dites de droite, sont invariablement « dormant ». Curieux

Comment ces gars-là ont-ils pu être mis au courant et se servir de leur compte de « non-résident », pour récupérer leur véritable identité et autres codes pour faire à la fois des virements et les alimenter ?

 

Une énigme qui défie la logique : qu’un ait pu par inadvertance ouvrir un compte au nom de son épouse, déjà ouvert par ailleurs, à la même agence de la même banque que celui préexistant, passe encore.

Mais pas presque quatre dizaines…

Et puis, il en manque un, celui de « DGG », le banquier des pauvres, « David Groβ-Ghan ». Ou alors, il en a plusieurs sur des faux-nez que l’on ne rapproche pas, pour user de noms que l’équipe attribue à tort à d’autres personnalités.

C’est qu’il en serait capable, en plus, le tordu…

Pareil pour « l’inspirateur » aux dires d’Harry Harrison à Venise, le banquier Dactalys, même si, on le saura plus tard, Monsieur Robert fait partie de son équipe londonienne.

 

Paul s’en ouvre d’abord à Gustave, qui ne comprend pas trop malgré les « cours particuliers » que lui dispense « Nath’-la-rouquine ».

C’est à ce moment-là qu’il est décidé de ne rapatrier que les soldes des comptes dormant pour Pâques, histoire de ne pas se retrouver avec quelques retours de bâton de « voleurs-volés » qui s’apercevraient s’être faits dépouillés.

Il en parle aussi Gabrielle qui se rassure que le travail avance.

Mais pour clore ce chapitre, il lui faudrait des procurations : c’est tout ce qui compte pour elle et enfin passer à autre chose après avoir liquidé ce dossier invraisemblable.

 

Et puis par hasard, alors que la vraie « Charlotte » passe dîner un soir avec Aurélie, Paul lui en touche un mot.

« Avec un numéro de téléphone et un nom, je te retrouve l’adresse. Tu y vas et tu récupère les codes.

Quant à des procurations, avec la signature numérisée du bonhomme, je t’en fais autant que tu veux au nom de qui tu veux ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait, tiens donc.

 

Le surlendemain, après une petite recherche dans les archives de Joan et l’annuaire inversé d’internet, Paul et Gustave prennent rendez-vous chez une dame et s’y pointent la gueule enfarinée le jour suivant. Gustave et Paul se présentent en qualité d’enquêteurs d’assurance à l’heure du thé chez Jennifer Arguenon, la présumée famille de Monsieur Robert, dans un des quartiers de l’ex-nouvelle ville-nouvelle des Ulis en banlieue sud de Paris.

Les cheveux argent de l’Argentière, le ton grave de sa voix suffisent à leur ouvrir la porte après le petit baratin de Paul sur une enquête d’assurance-retraite.

La dame, qui vit manifestement seule dans son trois-pièces-cuisine-balcon, n’est pas toute jeune, a un fort accent anglais et pleure encore quand on évoque son mari.

Une histoire palpitante de banalité…

Une rencontre avec un beau jeune-homme, la trentaine alerte, de bonnes manières, un salaire confortable, une situation établie, installé à Londres à la banque pour la réunification des deux Allemagnes. Un poste très important.

Voilà le lien avec Dactalys : Harry Junior numéro quatre avait le nez fin ou de grandes oreilles à travers le monde entier !

 

Un mariage rapide, deux jumeaux rapidement mis au monde, éduqués en France quand l’appartement de la belle-mère s’est libéré pour cause de décès.

Ses gosses sont aujourd’hui l’un dans une ONG qui fournit des soins aux femmes mexicaines, l’autre est actuellement exilé à Boston étudiant au MIT en physique nucléaire : ses fiertés !

Et un mari qui fait Londres-Paris-Londres au fil des années la plupart des week-ends.

Jusqu’à ce terrible licenciement du début de 2009. « Un jeune DRH qui taille dans les effectifs ! Robert en a perdu la santé… Pensez donc, chômeur à 54 ans ! Tout d’un coup sans ressource, sans contact pour rebondir. Il s’est laissé dépérir. »

Et est mort d’une bronchite aiguë à l’hôpital d’Orsay, situé en contre-bas.

Elle, elle envisage de rentrer en Angleterre quand ses enfants s’installeront pour faire leur vie, sans doute dans le cottage de son frère resté célibataire, pour limiter les frais. Alors pensez donc, une assurance souscrite par feu-son mari, même réduite en rente-viagère, ça mettra du beurre dans les épinards sans rien avoir à demander à ses gamins pour survivre le temps qu’il faudra.

 

Paul et Gustave n’apprennent rien de plus : tous les documents de travail sont à la banque.

« Vous comprenez, son travail était tellement confidentiel, qu’il ne pouvait rien sortir, aucun document, aucun fichier. Jamais un quelconque rapport à lire à la maison. »

Il dormait où, à Londres ?

« Directement dans les locaux de la banque où il avait une studette aménagée à cet effet. On communiquait tous les jours en vidéo par internet. J’y suis allé plusieurs fois pour ranger son home. Mon mari n’avait aucune mémoire. Au travail, il ne traitait qu’un dossier à la fois et le rangeait toujours au même endroit. En revanche, ses livres ou même parfois sa vaisselle, son linge, il fallait que j’aille les ranger pour lui de temps en temps. On en profitait pour sortir, découvrir les nouveaux quartiers, les attractions du Millenium, les chantiers des jeux olympiques, les derniers temps. »

 

Comment un homme qui n’a pas de mémoire peut-il se servir de codes divers ?

« Il les notait quelle que part, au moins ! »

Surtout pas !

« C’était toujours le même… Mon diminutif, Jenny, avec deux « n » et un « i-grec », comme ça il ne pouvait pas l’oublier ! »

Information ahurissante… Serait-ce aussi simple que ça ?

« D’ailleurs, je pouvais de la sorte pirater sa boîte à courriels ! » qu’elle s’en amuse.

« Oh, je ne le faisais que pour lui faire des blagues, lui rappeler mon anniversaire par exemple ! »

Ce code qui manquait jusque-là à Paul tiendrait-il en ces 5 lettres ?

On pouvait toujours tenter le coup pour le vendredi de Pâques qui arrivait…

Si seulement les procurations pouvaient partir très, très vite.

« Mais pourquoi vous intéressez-vous à mon mari ? A-t-il vraiment souscrit cette assurance-vie à mon nom, ce dont vous m’avez parlé au téléphone ? »

« Madame, nous venons pour régler aussi les papiers des pensions de réversion auxquelles vous pourriez prétendre. Avez-vous des documents à ce sujet, des contrats que vous auriez rangés ici ? »

Bien sûr qu’elle a : un gros dossier.

Dossier que Paul s’empresse de consulter, alors que Gustave ne fait que survoler son contenu.

« Ne vous emballez pas. Il y a sûrement des clauses relatives à votre âge. Mais je regarde si par hasard il y a matière à revenir… Par exemple, ce dossier, je peux avoir photocopie de ce document ? Il y a des références qui peuvent être intéressantes. »

Et la dame de scanner le document. D’abord mal, avec une signature incomplète…

« Donnez, je vais la refaire. »

Elle ne comprend pas : il voulait les références ou non ?

« Le document entier, avec les clauses en bas, en général les plus importantes. »

Incluant aussi la signature de Monsieur Robert.

Qui reste similaire jusqu’à l’identique à celles retrouvées dans les cartons d’archive de Lady Joan.

Par I-Cube
Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 07:04
- Publié dans : Mains invisibles
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Londres

 

Plus tard, Pisuerga Anjo reprendra contact avec Paul, pour le prier de l’excuser pour ses propos déplacés de ce midi-là.

« Je ne sais pas ce qui m’a pris. Peut-être un réflexe conditionné de banquier quand il voit autant de billets se déplacer sous son nez : il faudra que je me méfie ! »

C’est oublié : il ne s’est rien passé de maladroit.

Seulement si madame ne se sent plus offensée. Humiliée aurait été le mot idoine, mais Paul n’a pas osé.

« Elle est restée à Rome reprendre son service au SIV, ce soir-là. Notez que ma dernière proposition reste valable, pour vous être agréable et vous rendre service. »

Il avait dû refaire ses calculs…

« Je vais y réfléchir. Merci pour tout Monsieur le Président. Un excellent déjeuner et en très bonne compagnie, finalement. »

En fait, Paul part à ce moment-là pour être reçu par le Reine. Et il comptait bien proposer un marché similaire à Lady Joan, si par hasard il la croisait.

 

Depuis peu, Paul loue à l’année un hydravion Cesna basé sur l’aéroport de Deauville pour ses nombreux déplacements, tant en Europe que jusque sur les rives des émirats arabes-unis, afin de passer inaperçu et d’éviter les sempiternelles épisodes d’hommages des équipages civils des compagnies commerciales…

Paris-Deauville, c’est un peu moins de deux heures de voiture dans un sens, trois dans l’autre… Pour suivre le chantier des hauteurs de Cabourg.

Et Deauville-Venise, c’est quelques trois heures de vol au-dessus des alpes quand il s’agit d’emmener Florence suivre le chantier d’Eurydice.

Deauville-Aubenas se fait en un peu plus de deux heures en porte-à-porte quand il s’agit d’aller animer quelques réunions sur place.

Bien sûr, il y a plus commode pour aller à Ras el Khaïmah et son aéroport « Ra'sal-Khaymah Airport », un des Émirats Arabes Unis où se situe une discrète agence d’une filiale de la banque portugaise de « l’Esprit saint » plantée en plein pays mahométan,  rebaptisée pour l’occasion d’un nom imprononçable de couleur « locale » et écrit en « vermicelle », là où sera ouvert finalement le compte « centralisateur » du prochain « hold-up » du siècle avant de filer aux Bahamas.

Hold-up qui sera réalisé avec l’identité des papiers « truqués » de Stéphanie Roya, qui n’en a plus besoin pour vivre en Amérique du sud avec les faux fournis par l’éminent « Monsieur Albert », dit aussi « riri ».

« Truqués » parce qu’un faussaire serbe a remplacé la photo par celle de Cécile Wiseppe, retranchée elle aussi avec de faux papiers plus vrais que nature fournis par le même « Riri » dans l’hôtel de Kotor du pote de promotion de Paul, où ils ont des parts en commun.

 

Parce qu’à un moment, il a fallu présenter « une fille » en chair et en os auxdits banquiers pour « faire plus vrai ». Une exigence de principe.

Et elle ne s’est pas faite priée, même si la température locale est paradoxalement trop élevée pour « chauffer les sangs » et que comme destination dépaysante, il y a mieux.

Le même faussaire a su aussi faire toute la panoplie des papiers officiels, passeport, permis de conduire international, licence de pilote, certificat de naissance, de domicile à un certain Julius Van Molenbeek, né à Brussel et avocat d’affaires à Poperinge en Wallonie avec une photo de Paul grimé d’une moustache ! Un citoyen, avec femme et enfants, décédé dans un carambolage autoroutier voilà quelques années.

Crédible à condition qu’il prenne un forte accent belge et qu’on ne l’interroge pas en flamand…

Il répondra en anglais, par conviction « séparatiste ».

 

Alors, c’est naturellement qu’il se présentera à Heathrow avec son hydravion et la « belle-famille » qui ne veut pas « rater ça » au château de Windsor à la mi-mars, alors que les « cousines » les rejoignent par un vol low-cost depuis Beauvais.

Une forteresse médiévale située dans le Berkshire et l’axe des pistes dudit aéroport, célèbre pour son architecture et pour servir de résidence à la famille royale britannique.

Sa construction commença peu après la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant au XIème siècle.

Il fit ainsi construire une série de forteresses autour de Londres situées chacune à environ 30 km de la ville et du château suivant, ce qui permettait de déployer rapidement des renforts en cas de besoin.

Le château de Windsor est stratégiquement positionné sur une butte artificielle à proximité de la Tamise, une importante route commerciale, et de la forêt de Windsor, un terrain de chasse auparavant utilisé par les rois anglo-saxons.

D’ailleurs, la première fortification se limitait à un donjon protégée par un petit mur d'enceinte en bois.

L'ensemble occupe un promontoire de craie s'élevant à 30 m au-dessus de la rivière.

Une seconde palissade de bois fut construite à l'est du donjon sur ce qui devint la partie haute actuelle.

À la fin du XIème siècle, un autre mur d'enceinte fut construit à l'ouest créant ainsi la forme actuelle du château. De par sa conception, Windsor ressemblait fortement au château d'Arundel, une autre fortification du début de la période normande mais la forme avec deux enceintes le rapprochait des châteaux de Rockingham et d'Alnwick.

Depuis le règne d'Henri Ier d'Angleterre, le château a été utilisé par de nombreux monarques et est le plus ancien palais habité sans interruption en Europe.

Le style raffiné des appartements d'État construits au début du XIXème siècle a été qualifié par l'historien d'art Hugh Roberts comme une « magnifique série de salles sans égales largement considérées comme l'expression la plus élégante et la plus complète de l'art géorgien ».

La chapelle Saint-Georges construite au XVème siècle est considérée de son côté par l'historien John Martin Robinson comme « l'une des plus grandes réussites de l'architecture gothique anglaise ».

Le château de Windsor, aussi affublé du qualificatif de « plus onéreux projet de construction laïc de l'Angleterre médiévale », a survécu à une période tumultueuse durant la première Révolution anglaise quand il fut utilisé comme quartier-général par les armées parlementaires et comme une prison pour Charles Ier.

Durant la Restauration, Charles II reconstruisit une grande partie du château avec l'aide de l'architecte Hugh May et créa ses intérieurs baroques extravagants toujours visibles de nos jours.

Après une période d'abandon relatif au XVIIIème siècle, George III et George IV rénovèrent à grands frais le palais de Charles II et donnèrent aux appartements d'État leur aménagement rococo, gothique et baroque assez exceptionnel.

Victoria choisit Windsor comme sa résidence royale durant son long règne. Et le château fut utilisé comme refuge pour la famille royale durant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, pour être finalement victime d'un grave incendie en 1992.

Il est aujourd'hui une attraction touristique populaire et la résidence préférée de la reine Élisabeth II.

Plus de 500 personnes habitent et travaillent aujourd'hui dans ce château.

 

À noter que durant la Première Guerre mondiale, les sentiments antigermaniques poussèrent même les membres de la famille royale britannique à changer le nom de leur dynastie d'origine allemande, « Maison de Saxe-Cobourg et Gotha », et George V décida de prendre le nom du château et la famille royale devint la « Maison de Windsor » en 1917.

 

Quant à « la famille » et la belle-famille de Paul, c’est surtout cette dernière qui « fait tâche ».

Si Jacques, le frère unique, ne fait pas le déplacement pour s’être retrouvé ridicule à « Château-sur-Cher » et s’être senti « malmené » à l’occasion de la liquidation de l’indivision successorale, en revanche, Sandrine, sa première épouse fait le détour sans ses enfants Alain et Christine.

Mais bien plus, la perspective d’être reçue par la reine Élisabeth II en ses murs et mobiliers ont rendue hystériques les « trois cochonnettes », Arlette, Huguette et Pierrette, les filles de l’oncle-honteux. Pierrette et Huguette viendront avec leur mari.

Manqueront Sylviane et Josiane et leur famille, les cousines germaines côté « colonel » François-Henri de Bréveuil, le frère du grand-père de Jacques et de Paul.

Lady Joan et son mari, les deux sœurs McShiant, Birgit poussée dans son fauteuil électrique par Margaret, la divine Shirley et Sir Oliver, le grand patron des SIS de sa majesté seront également présents.

Même Isabelle Nivelle et sa fille sont venues pour assister à ce « sacre » et faire la photo-pirate, car il n’est permis que le photographe officiel de la Cour en ces murs.

Et puis quelques autres, dont un représentant du gouvernement et celui de la chambre haute, qui viendront accueillir dans la pairie le nouveau venu, Sir Paul de Bréveuil…

Dire que leurs ancêtres ont vraisemblablement combattu les ancêtres de Paul, élevés au rang de la baronnie d’empire dans un autre millénaire !

Ah, les effets de la « cordiale entente » …

Ce qui ne justifie toujours pas « l’épisode de Fachoda », pas plus que celui de Mers-El-Kébir, n’est-ce pas !…

 

La belle-famille ? Oui, toujours aussi sont extraordinaire. Georgette la « dondon décolorée » en robe de mousseline rose et néanmoins mère de Florence, toujours à faire du gringue et des œillades insistantes à Paul, ne décollant pourtant pas du bras de son mari qui s’est mis lui aussi sur son 31 pour l’occasion. « Jean-Jean », le frère aîné chauffeur-routier avec tout l’attirail qui va avec, du tour de coffre aux tatouages en passant par la tignasse en queue-de-cheval, a fait un effort vestimentaire, engoncé dans un costume trop petit qu’on se demande comment les coutures peuvent tenir. Accompagné de son épouse Françoise qui a enfin lâché ses gamins pour l’occasion : question de budget sans doute.

Elle en reste toute intimidée, encore plus effacée et riquiqui que d’habitude.

Et bien sûr l’ineffable « Pierrot », le fils cadet au bras d’Élisa et sa femme, le « gros cul » de la bordée qui se pense encore plus irrésistible que jamais à se trémousser ostensiblement sous le regard de tous ces mâles aux uniformes rutilant qui rentrent dans son champ de vision, même son beau-frère et son beau-père : Un vrai poème !

Le tout sous le regard amusé de l’amiral Gustave Morthe de l’Argentière en grand uniforme de gala, qui a fait le déplacement avec « l’amirale »…

 

Séquence « émotion » quand sa Majesté fait un bref discours sur l’histoire du « Royal Victorian Order », l’ordre royal de Victoria et de ses différents grades de Chevalier notamment celui de « Knight Grand Cross », autrement dit le GCVO ou « Chevalier Grand-croix », emportant l’usage du titre de « Sir ».

Pour le terminer par un récit personnalisé de sa soirée du 27 juillet dernier et finir par ce laïus : « Pendant ce temps de festivités mondiales, des hommes sûrs tels que vous, Sir Paul, ont agi dans l’ombre pour assurer la sécurité de mes sujets et éviter au monde entier un effroyable conflit.

Sachez que votre rôle a été déterminant et que notre royale gratitude vous sera éternelle … »

Snif, n’est-ce pas ?

Georgette, comprenant un mot sur deux, un peu plus loin à l’oreille de son mari : « Mais qu’est-ce qu’il a fait, ton gendre ? »

Trop loin de Florence pour relayer la question…

Il faut dire que c’est toute une histoire, une autre histoire, déjà narrée (cf. « Parcours olympiques, aux éditions I3 »).

Sa très Gracieuse Majesté prenant congé, Paul devise ensuite avec les quelques sommités présentes et se fait happé par Lady Joan qui invite tout le monde en son manoir du Kent… Des autocars sont prévus pour le déplacement de deux heures autour du sud de London jusqu’à sa demeure du Kent.

C’est que la minette, elle a sûrement une idée derrière la tête.

 

Paul profite du voyage pour attirer son attention sur son problème du moment.

Et sitôt arrivés, elle s’enferme dans son cabinet de travail avec lui.

« Baise-moi ! J’en meurs d’envie ! »

Florence, son mari, ses invités sont de l’autre côté de la porte, à tourner autour des buffets somptueusement dressés, hein…

« Écoute, faudra d’abord demander la permission à Florence. Ensuite, si je te parle de quelques milliards, est-ce que ça pourrait calmer ta libido le temps de m’écouter ? »

Quoi des milliards ? Des milliards de quoi, d’abord ? D’orgasmes peut-être ?

« Non ! Tu te souviens de l’opération de fin 2009 sur le trust ? »

Bien sûr qu’elle se souvient… Comment pourrait-elle oublier cette seconde rencontre, ici même au manoir de feu Sir Thornner ? C’était le feu…

« Eh bien il en reste à rapatrier… »

Comment ça ? Elle a tout rendu et il a même signé un « quitus pour bonne gestion ».

Oui, certes. Alors il explique l’existence des « queues » et des minoritaires.

« Ah bé oui, ça c’est normal. Mon clerc avait fait du bon travail. Tes minoritaires étaient désignés par Monsieur Robert, le banquier correspondant. Nous, on a fait qu’exécuter ses instructions et virer les produits à qui de droit. Et encore, je pense qu’on n’a pas tout vu, le reste ayant été géré au fil du temps et en direct, ou par d’autres agences ayant reçu mandat. Rien de plus légal. Tu as juste récupéré le solde disponible. »

Oui, mais les « minoritaires » n’existent pas. Ce sont des faux nez.

Et alors, il veut en faire quoi, là, Paul ?

« Nettoyer aussi cette partie-là… et la récupérer. On finit d’identifier tout le monde, les noms, les comptes, les banques, les dates, les montants, les soldes. Et jusqu’aux numéros de compte avec clé d’identification. Je veux savoir si tu peux me prêter une structure ad hoc dans un paradis fiscal pour faire transiter ces sommes avant de les restituer au Trésor public de mon pays. »

Pourquoi un paradis fiscal ?

« Parce que malgré les précautions prises la dernière fois, j’ai eu à gérer un inspecteur des impôts dément, qu’il a fallu le laisser passer pour un fou pour s’en débarrasser, et que je ne veux plus apparaître en première ligne. Il me faut quelque chose de discret. »

Paul en fraudeur fiscal ? Lady Joan en rigole.

Le ministre et ses comptes numérotés suisses, c’est lui aussi ?

« Non. Pas directement. C’est mon entourage. Donc indirectement, oui… »

Bien joué, finalement !

 

« Je vais te répondre… Je ne peux pas t’aider directement, je n’ai juridiquement pas le droit de te vendre ou te monter une structure dans un paradis fiscal. Mais les « vrais » banquiers de la City ont le droit. Moi, je ne suis pas banquière, tu comprends ?

Alors, pour te rendre service, je peux t’en présenter un ou deux, si ça t’arrange. Mais si c’est pour remettre cet argent au Trésor public français, surtout rapidement, ça va te coûter chaud, vu le risque pris au regard des autorités monétaires mondiales. »

Combien ?

« Il faut compter en millions de Livres Sterling, plus mes commissions… »

À régler en nature ou en espèces ?

« Paul !!! Mais je suis mariée, voyons ! »

Pas à une contradiction près, la lady, elle qui voulait se faire tringler sur le tapis il n’y a pas cinq minutes…

Et puis cet imprévisible : « Note que mon mari est devenu un voyeur assidu à mes petites fantaisies. D’ailleurs, ce soir, on termine en « Condom-Party » avec tes invités… Faut bien leur montrer comment on s’en sert, chez nous, à tes frenchies ! »

Ouh là !

Beau-papa et belle-maman, les cousines, les Nivelle, l’amiral et son épouse, et tous ce beau monde-là, participant à une partouze ?

Mais elle est cinglée !

Pas du tout : Elle sait y faire. Comment avait dit feu Almont, déjà ?

Intraitable ?

 

(…)

 

Le lendemain, avant le retour sur Heathrow en autocar, elle précisera quand même quelques points utiles.

« Je ne sais pas comment tu vas faire, mais sache que le fameux Monsieur Robert, celui qui donnait des instructions à mon clerc, il était français. Et a gardé de la famille, son épouse ou sa fille, je ne sais pas, en banlieue parisienne où il se rendait fréquemment.

Tu dois pouvoir retrouver un numéro de téléphone dans le dossier d’archive que je t’ai remis l’année dernière, ils y sont tous.

Et il te sera important de récupérer aussi les codes bancaires et des exemplaires de signatures, que tu trouveras aussi dans le dossier, si tu veux mettre la main sur les fonds que tu dis. »

Une piste et un avertissement indispensables, chère Joan.

« Alors on se reverra ? »

Elle connaît désormais les conditions de Paul : en passer d’abord par Florence.

Qui elle aussi a des exigences.

Et il ne veut surtout pas d’histoire avec la mère de sa fille.

Pas encore ni déjà.

Par I-Cube
Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 07:05
- Publié dans : Mains invisibles
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Rome (5/5)

 

Ce sera un peu plus tard qu’ils atterrissent au « Aroma », situé via Labicana 125 I – 00184 Roma – dominant d’un côté le Colisée et de l’autre le parc di Traiano et ses cyprès. Une table gastronomique.

« Vous êtes banquier Monsieur Pisuerga ? » fait Paul juste après avoir trempé ses lèvres dans le cocktail local, le Sprizt, à base d’Apérol découvert à Venise, un alcool orange, proche du martini classique servi avec glaçons et vin blanc pétillant, en guise de bienvenue et une fois placés à leur table.

Absolument… Et le voilà qui vante « sa » boutique, tout fier, présente sur 4 des 5 continents pendant plusieurs minutes, le tout en français.

Pourquoi cette question ?

« Vous est-il possible de m’organiser discrètement quelques mouvements d’argent « pas à moi », pour le compte de mon gouvernement ? »

Ça veut dire quoi, « discrètement » …

« Avec une ou plusieurs fausses identités. »

Est-ce bien légal ?

« Je vous rassure tout de suite : pas du tout ! C’est même un vol organisé d’argent volé par des voleurs il y a bien longtemps. Et il s’agit seulement de rapatrier ses fonds qui appartiennent en fait à mon pays mais que détiennent des receleurs qui ne savent même pas pouvoir en disposer… »

La tête d’Anjo : Un vrai poème !

Un peu comme si on lui annonçait que l’évêque de Lisbonne se mariait en France dès le vote de la nouvelle loi, avec l’archevêque de Canterbury …

Tous ses canons de banquier qui volent en éclat en une seule phrase et sans prévenir !

Et puis il se ressaisit : « Vous êtes en principe mon supérieur et je reste de toute façon votre obligé. Combien de temps les sommes vont-elles restées dans nos livres et de combien s’agit-il ? »

Combien de temps, Paul ne sait pas.

« Le minimum. Il est probable que je ferai circuler l’argent de place en place pendant le week-end de Pâques… » Ou un autre.

Ils sont fermés à Pâques.

« … le temps qu’on me dise ce que je dois en faire. En principe, de virer ces fonds sur le compte du Trésor français, mais la dernière fois que j’ai fait ça, il a fallu en passer par des sociétés civiles à capital variable et je n’ai transmis que les parts sociales pour me retirer des dites sociétés à valeur au pair… »

Là, il s’oblige à réfléchir.

« Un hedge-fund alors ? »

Pourquoi pas…

« Nous pouvons vous en monter un aux Bahamas… »

Est-ce bien légal ?

« Ça l’est dans la mesure où, si notre activité de banquier, banque de dépôt et banque d’affaires, est très encadrée par les autorités monétaires nationales, européennes et internationales, cette réglementation ne concerne pas ni les hedge-funds ni les placements off-shore qui restent libres et non contrôlés. »

Même par les américains ?

« La FED n’est pas concernée. D’ailleurs, les autorités monétaires américaines ferment les yeux sur ces places, voire les encourage, du moment que ça ne concerne pas des résidents américains… Pour des raisons fiscales uniquement. Vous n’êtes pas résident américain, ni titulaire de la carte verte ? »

Il le sera peut-être un jour si les plans d’Allen avancent… Mais on n’en est pas encore-là.

 

Paul n’a pas précisé le montant…

« Entre 12 à 15 milliards d’euros ! »

Paul pense qu’il va avoir droit soit à une attaque cardiaque non-simulée, soit à un coup de poing dans la tronche quand il annonce le montant du « vol »…

Eh bien pas du tout… Une brève tétanie musculaire généralisée, puis un discret sifflement entre les dents et enfin un… grand sourire ravi !

C’est Matilda qui réagit la première.

« Tu parles bien de milliards, là ? Tu sors d’où tout cet argent ? »

Là, c’est une histoire compliquée. Que Paul essaye de résumer.

« Disons que cet argent a été détourné à l’occasion de la première guerre du Golfe. Tu en as entendu parler ? »

Elle peut être cruche à bien des égards, mais pas blonde pour autant et là, elle sait de quoi il s’agit.

« Y’a eu un inventeur qui a imaginé un système pour éteindre les puits de pétrole koweïtiens en feu. Et derrière, quelques ministres et dirigeants de mon pays ont pu capter ses brevets. C’est un peu compliqué, mais les brevets ont été payés deux fois, et la première fois, ils ont servi à alimenter un trust anglais opaque qui devait être révélé au public en 2016. Pour le centième anniversaire de mon Président d’alors. »

Et pourquoi donc ?

« Pour détruire notre Vème République qu’il détestait, démontrant ainsi que n’importe qui pouvait taper dans la caisse sans que personne ne s’en rende compte. En fait, il l’a d’abord fait avec les indemnités de guerre reçues en paiement de la libération du Koweït… »

Il y a eu plus de 84 milliards de dollars qui ont ainsi changé de titulaires et le peuple irakien rembourse encore à la petite semaine sous l’égide de l’ONU.

« C’est un peu compliqué, parce qu’il a fallu qu’il en rende une partie, celle non-encaissée par notre Trésor public, mais avec le reste, il a financé discrètement la banque pour la réunification des deux Allemagnes. Des sommes qui ont ensuite fait des « petits » et qui ont été rapatriées via le « Grand-emprunt » de Krasoski il y a trois ans… »

Il sait tout ça comment, le Paul ?

« C’est moi qui l’ai fait, en mission pour mon gouvernement. Le problème, c’est qu’on croyait avoir tout ramené, mais il reste des bouts de minoritaires à travers des parts de FCPI, SCI, SSII dont les titulaires ne se sont jamais manifestés pour être totalement ignorant de ce qui a été fait dans leur dos… Pour leur nuire au moment opportun. Comprenez qu’on aimerait bien faire le ménage avant que tout ça se répande sur la place publique en 2016. »

On est en train de faire l’inventaire des comptes et des identités…

« Ça à un rapport avec les comptes cachés de votre ministre du budget ? » demande soudainement le banquier portugais, sorti de sa torpeur.

« Probablement. Sauf que lui se savait titulaire d’une grosse fortune, sans doute pour l’avoir découvert par hasard à l’occasion de ses propres turpitudes. Mais j’en ai plusieurs milliers d’autres qui ne savent même pas… »

Comme des comptes japonais du Président Rackchi.

« Même mécanisme, en effet… Vol d’identité, ouverture d’un compte fantôme à l’étranger, versements de quelques produits récurrents et le tour est joué : le type est définitivement piégé pour ne même pas se savoir receleur et on pourra le présenter un jour comme d’une ordure, une crapule !

Vous comprenez qu’on s’inquiète de récupérer le tout et d’effacer tout ça ! »

Tous les deux comprennent.

 

« Mais pour effacer, j’ai besoin de vider lesdits comptes jusqu’à au moins un niveau ridicule, de brouiller les pistes autour de la planète pour pas qu’on retrouve la trace jusqu’à remonter à l’origine des comptes piégés et de poser le tout dans un établissement discret pour le faire revenir ensuite au Trésor public. »

Pour le « brouillage de piste », il faut savoir que tout est tracé dès que ça circule.

« Seule l’IOR du Vatican y échappe, et encore, pour une faible partie seulement. Mais je ne vous conseille pas de les solliciter : ils sont déjà sur la sellette. »

Idem pour des établissements américains, britanniques ou d’ailleurs en Europe ou en orient.

« En revanche, les Bahamas, sur un fond-pourri, ça peut passer sans que le BRI ne signale le procédé, à condition d’y aller par millions successifs et différenciés par centaines de milliers, pas par milliards… »

Peut-il organiser tout ça ?

« On peut, mais ça vaut de l’argent : il faut mettre une salle de marché à disposition sur plusieurs jours. C’est pour en faire quoi, une fois rassemblé sur le hegde-fund ? »

Paul le réaffirme : le restituer au Trésor français.

« Quand nous aurons réussi, on sera en mesure de tout basculer rapidement. Combien pour cette opération ? »

Le chiffre de 1 pour mille est avancé…

100 millions d’euro ? C’est cher. « J’aurai presque intérêt à financer la création d’une salle des marchés, plutôt ! »

C’est lui qui voit.

Ce n’est pas de l’argent qui lui appartient : il faudrait qu’il en réfère à ses tutelles.

« Ils vont vous le proposer gratuitement, puisqu’ils sont équipés… Ne faites pas ça, vous perdriez votre anonymat d’emprunt ! »

Oui, probablement, et comme il vient de se tamponner un IC à l’huile de noix de cabestan plus tordu que nature…

« 1 pour 100.000 ! »

« Monsieur de Bréveuil, vous n’y pensez pas, tout de même… Avec tous les risques et les frais que cela comporte pour bien faire ! »

1 pour 10.000…

« Bon, on n’en parle plus. Laissez tomber : je me débrouillerai autrement, voire j’y renonce tout de suite. Pas du tout envie de me faire engueuler par ma hiérarchie qui va encore penser que je fais du favoritisme pour m’en mettre plein les poches au passage. J’abandonne ! »

2.000.000 d’euros et Paul fournit les papiers d’identité.

« Et je vous laisse le lieutenant pour faire les liaisons et même la nuit si elle en a envie, en prime ! » fait-il dans un moment de grossièreté inimaginable…

Oh le mufle ! Un vrai maquereau.

Elle qui en a tellement envie, elle se sent obligée de protester vertement.

« Vous plaisantez mon ami Anjo ! Avec un million, je dois pouvoir me débrouiller. Alors c’est un peu cher pour ses beaux yeux et pour quelques nuits qui sont occupées par ailleurs… Oubliez tout, on n’en parle plus ! »

Et si, pendant le temps de décision entre le rapatriement et le versement final, on partageait les fruits du portage sur les dérivés à créer ?

 

Paul sait, depuis sa rencontre de Noël dernier avec Harrison à Venise, que là, le banquier va en faire comme s’il en disposait de 30 fois plus…

Même sur des taux réduits propres aux courtes durées d’exposition, ça fait déjà des paquets avec le speed-trading !

Plus d’1,15 million par semaine de banque et par demi-point d’intérêt… pour être précis avec une grosse louche.

Paul fait mine de réfléchir…

« C’est à voir. Je vais y réfléchir ! »

Même si tout bien pesé, Harry Harrison lui aurait vendu une « vraie banque » pour un prix équivalent. Mais avec les emmerdements en plus.

« Je serai éventuellement ok pour vous mandater, si et seulement si, les profits sur les dérivés sont partagés avec les commissions. 50 % pour votre établissement, 40 % pour les fonds gérés qui reviendront à l’État français et 10 % à ma disposition pour dédouaner Matilda de ses efforts de… liaisons », histoire de compenser l’affront précédent…

Mais non ! Elle n’est pas une pute, même si l’intention reste …« élégante » !

« Pourquoi Matilda ? »

Parce qu’elle est là sous la main et qu’elle peut encore dire non.

Anjo en deviendrait presque fou… Jamais il n’a eu à négocier 12 milliards dans de pareilles conditions !

Et c’est pourtant son métier.

« De toute façon, mes amis, je ne vous demande pas de réponse immédiate. Moi-même, il faut que j’obtienne des « assurances » préalables ! »

Bien sûr, bien sûr…

Et Matilda refuse de toute façon.

Il est descendu dans quel hôtel, à propos ?

Non, il rentre… Il trouvera bien un vol dans la soirée si la limousine accepte de l’emmener jusqu’à l’aéroport.

Par I-Cube
Mercredi 20 août 2014 3 20 /08 /Août /2014 07:03
- Publié dans : Mains invisibles
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Rome (4/5)

 

Puis encore d’un coup, sans préparation : « Avez-vous déjà péché ? »

Plus qu’à son tour.

« Souhaitez-vous vous confesser ? »

La confession, c’est une chose, mais pour obtenir l’absolution, même papale, il faut pouvoir « regretter ».

« Très Saint-Père, sans vouloir vous offenser, j’ai beaucoup péché, mais je ne regrette rien ! Ce serait à refaire, je le referai ! A-t-on d’ailleurs le choix ? »

Et puis le pardon appartient à Dieu lui-même, pas aux hommes fussent-ils de grande foi !

On a toujours le choix entre le bien et le mal…

« Il y a pourtant des circonstances où on ne choisit pas entre le bien et le mal, mais entre deux maux, voire plus. Et parfois même, c’est la vie qui choisit pour vous ! »

 

Et puis, cet entretien prend encore un virage : « Croyez-vous en Dieu, mon fils ? »

Il serait temps qu’il s’en préoccupe un peu, là, le chef spirituel de la chrétienté.

« Au moins autant que vous, très Saint-Père. À la différence de vous, je ne suis sans doute pas aussi dévot ! Et ce n ‘est pas qu’un détail… »

« Votre destin est ailleurs, effectivement. Vous n’êtes pas un docteur de la Foi. Mais un soldat guidé par la « Main invisible » du Tout-puissant.

Si vous doutez autant que moi, malgré tous les efforts que l’Esprit-saint fait pour renforcer ma foi et mes convictions, dont vos exploits de l’été font partie, soutenus par nos prières, j’espère que votre sort n’est pas aussi lourd et cruel que le mien ! »

Décidément, entre les « mains invisibles » qui reviennent là où on ne les attend pas et la foi du premier des chrétiens-catholiques, Paul ressort bien perplexe de ce court entretien.

 

Benoît XVI se redresse et semble méditer quelques secondes.

« Un très bon choix, finalement, que cet Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ ! Vous n’avez rien d’un saint, je l’imagine bien, mais vous êtes animé de sentiments forts qui correspondent bien à la hauteur d’âme nécessaire aux distingués. »

« Sachez seulement que l’Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ est issu des chevaliers du Temple partis en croisade pour reconquérir les Lieux-Saint et notamment Jérusalem, le tombeau du Christ.

Une nécessité, une commande de plusieurs de mes lointains prédécesseurs. Ils sont revenus, quand ils ont pu en revenir, souvent plus riches, mais surtout plus savants. Et c’est toute cette connaissance que représente l’Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ.

Et que d’ailleurs se disputent d’autres confréries…

Essayez seulement de vous en souvenir et de le faire vivre. Parce que vous en êtes de toute façon digne. »

 

Et puis il se redresse un peu et plante son regard dans celui de Paul : « Je sais que quelques hauts personnages d’ordres laïcs se revendiquant aussi de l’héritage des templiers, vous ont rencontré à Venise récemment. »

Une allusion directe à Harry Harrison.

« Ils ne manqueront pas de tenter de vous « récupérer » à leur cause, je n’en doute pas. Sachez seulement l’essentiel, en plus de mille critiques, qui nous séparent d’eux et faites en un bon usage. »

De quoi veut-il parler, le Saint-Père ?

« Nous sommes la foi en Christ, les gardiens historiques de l’authentique. Eux sont les « spéculatifs » qui tentent d’expliquer, de comprendre, parfois au détriment des Saintes-écritures. Leur démarche est par conséquent hérétique. La foi se suffit à elle-même, sans aucun besoin d’explication ni de justification. »

Il semblait aussi à Paul qu’ils tentaient de prévoir…

« C’est vrai aussi. Ne se sont-ils jamais trompés pour en justifier ? »

Il est vrai que « Junior-4 »a pu avouer à un moment donné avoir été surpris par le cour des événements, sur son yacht à quelques encablures de l’île du Lido.

« Parce que les desseins de notre Créateur, et ses nombreux relais parmi les Saints et les Prophètes demeurent impénétrables. Prenez Malachie ou même Jean-de-Jérusalem. Mais c’est vrai de tous les Prophètes, y compris mahométans. Ils ont une « vision » de l’avenir, qui forge des opinions solides et acquises par la prière ou par d’autres méthodes… »

Le Saint-Père ferait-il allusion aux coups de soleil du désert ou à quelques substances hallucinogènes ?

« Non, pas seulement. Les « messages » viennent peut-être tout simplement de l’avenir, parce que les prophéties se réalisent toutes. Avenir pour qui ça reste le passé, afin de guider vers le présent de créatures qui savent le Tout comme d’un vécu, c’est facile.

Mais on n’en sait rien et ne le saura jamais : toutes recherches sur le sujet resteront définitivement vaines.

Et de toute façon l’essence ne peut être que divine jusqu’à aller à l’Oméga pour rester définitivement étranger à notre entendement.

Yahvé ne se présent-il d’ailleurs pas comme l’Alpha et l’Oméga à Moïse, dans le désert ? »

Hypothèse étonnante pour un Pape…

« Il ne sert donc à rien pour tous les francs-maçons de toutes les époques, et quelle que soit leur érudition, de tenter d’expliquer : c’est en cela qu’ils sont hérétiques. Il suffit de se conformer à la Volonté de Dieu et, comme vous venez de le dire, de laisser la vie faire des choix aux moments opportuns.

C’est en ça que vous vous distinguez.

Un très bon choix, un très bon choix, finalement que cet ordre qui vous est attribué… » termine-t-il son entretien avec un air encore plus malicieux qu’à son début.

 

Le 11, chacun aura pu découvrir l’inattendu, signé la veille :

« Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l'Église.

Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l'avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien.

Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière.

Cependant, dans le monde d'aujourd'hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l'Évangile, la vigueur du corps et de l'esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s'est amoindrie en moi d'une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m'a été confié.

C'est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d'Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m'a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l'élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l'amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu'elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l'élection du Souverain Pontife.

Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l'avenir, la Sainte Église de Dieu par une vie consacrée à la prière.

Du Vatican, 10 février 2013

BENEDICTUS PP XVI (Benoît XVI) »

 

Sans doute ce courrier était-il déjà signé au moment de la rencontre de Paul et de Benoît…

Ce sera « François », venu d’Argentine, jésuite de surcroît, premier du nom depuis 2000 ans, en référence au premier stigmatisé de l’histoire de la chrétienté, en miroir de la dernière connue, Sarah qui a joué un rôle inattendu durant les derniers mois.

Rien de hasardeux dans ce choix, même s’ils sont très peu à l’avoir compris.

Pour entendre que les « murs de Rome » seront abattus avec cette élection, puisqu’il s’agira du premier pape du « nouveau-monde », un « monde » qui n’existait même pas au XIIème siècle, époque de la prophétie de Malachie.

Une nouvelle ère commence.

« Puisse-t-elle être celle de la paix et de l’harmonie des enfants du Seigneur dans la prière. »

 

Mais la journée n’est pas terminée pour autant. Paul pensait rentrer par l’avion de l’après-midi et il est obligé de prévenir Paris (d’abord Florence qui ne répond pas, puis la boîte vocale de Barbara, sa secrétaire générale), qu’il aura du retard…

Parce qu’Anjo insiste pour qu’il soit son invité, escorté de Matilda.

Comment refuser à celle-là dont les yeux pétillent déjà si fort ?

Après tout, ça tombe plutôt bien…

Dans la limousine qui les promène dans la ville, il est question de ce curieux entretien en tête-à-tête avec sa sainteté qui a suivi la cérémonie.

Paul n’en dit rien : « Fort aimable ! »

Une confession ?

« Là, je ne sais pas. Personnellement, je ne me confesse plus depuis le collège. En revanche le Saint-Père a sans doute eu besoin de soulager sa conscience… Comprenez que je n’en dise rien ! »

Déçus.

Par I-Cube
Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 07:02
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Rome (3/5)

 

La cérémonie, sobre et courte débute en Latin.

Paul reçoit les insignes de l’Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ. La croix, le sautoir, le ruban.

Normalement une distinction civile réservée aux chefs d’État chrétien créée le 14 mars 1319 par Jean XXII.

Et Paul n’est pas (encore ?) chef d’État…

Sans aucun autre membre vivant, n’ayant pas d’équivalence, ni d’ordre supérieur de préséance, l’ordre inférieur étant celui de l'Éperon d'or, dont le Grand-Duc Jean de Luxembourg est actuellement l'unique récipiendaire vivant…

Le dernier, c’était Rainier III de Monaco, décédé en 2005.

C’est dire, c’est dire.

Paul s’est incliné, genou à terre pour recevoir le collier des mains tendues du Pape, qui se fait aider pour l’occasion, puis s’est relevé pour recevoir le sautoir sur son coussin, accompagné du ruban rouge, et s’avance, cassé en deux vers le Saint-Père pour effleurer des lèvres son anneau papal en signe de soumission : il devait bien ça au protocole…

Puis le pape se rassied dans son fauteuil et prononce quelques mots en français à l’adresse de Paul et des « officiels » présents, pour s’excuser de n’avoir pas préparé de discours : « Je n’aurai de toute façon pas eu la force de le prononcer, tellement vos mérites semblent immenses, mon fils ! »

Puis : « Restez un instant, s’il vous plait ! J’ai à vous parler … », assez peu protocolaire.

D’un léger mouvement de la main, l’ordre est transmis aux gardes suisses de vider entièrement la salle de tous ses occupants, un peu surpris.

Paul encore plus.

 

« Mon fils, si nous n’avions pas des enfants de Dieu comme vous, l’humanité serait aujourd’hui plongé dans la ruine, la bestialité et la cruauté la plus abjecte. Vous êtes ma dernière lumière d’espérer encore… »

Il veut dire quoi, le Saint-Père, là ?

« Connaissez-vous la prophétie de Malachie ? »

Paul et les prophéties… Notamment depuis celle redécouverte à Venise…

Mais il en a entendu parler. L’homme qui est devant lui est le dernier ou l’avant-dernier pape de tous les papes désignés par le moine moyenâgeux.

Assez curieusement dans la bouche du souverain pontife, s’il est question de Malachie qui a donné la liste des 112 derniers papes du monde chrétien, au moyen-âge, c’est que bientôt la liste est vide, elle aura été « accomplie »…

Pourtant on peut voir aux abords de la sacristie de la basilique, à l’opposé de leur situation du moment, la plaque de marbre où sont gravés tous les noms des successeurs de Saint-Pierre : et il reste de la place !

 

Sacristie étonnante, où l’on peut mirer le doigt de Saint-Pierre, la tête de Saint Luc et quelques autres somptuosités. Mais Paul n’ira pas cette année-là.

Comme si les choses pouvaient avoir été écrites à l’avance il y a si longtemps.

Comme si le destin de l’humanité, en tout cas de la Chrétienté avait pu être prédit comme d’une « science », dès le moyen-âge !

Comme si elle arrivait à son ultime fin.

 

Et Benoît XVI de faire la leçon sur le sujet à Paul.

« Flos florum » (La fleur des fleurs) désignant Paul VI (1963-1978). Le lys, surnommé « la fleur des fleurs », est présent sur ses armes (formées de trois lys).

« De mediate lunae » (de la moitié de la lune ou du temps moyen d'une lune ou de l'intermédiaire lunaire) désigne Jean-Paul Ier (1978-1978) pour un pontificat de 33 jours seulement.

« De labore solis » (du labeur du soleil) est attribué très logiquement à Jean-Paul II (1978-2005), pour un pontificat de 28 ans, qui est la durée du cycle solaire calendaire utilisé dans le comput ecclésiastique, même si certains y voient aussi le fait que Jean-Paul II est le pape qui a le plus voyagé. Son long et éreintant pontificat a participé à l'épuiser par un « labeur soutenu ».

Puis « De gloria olivæ » (de la gloire de l'olivier).

« Or, j’ai été élu peu de temps après le dimanche des rameaux. »

Non, pas seulement !

« Vous êtes et serez pour toujours celui qui a régné au moment d’éviter l’holocauste prévu par les écritures et prophéties, si vous allez par-là, très Saint-Père !

Vous êtes réellement devenu, peut-être à votre corps défendant, la « gloire de la paix », sans que personne ne le sache jamais, à part quelques érudits assez proches de vous ! »

Ce n’est pas faux. Et il continue :

« Pie XII, aura été le « pasteur angélique » (Pastor angelicus), aussi appelé le « pape de Fatima ». Il avait siégé durant la Shoa.

Alors que son prédécesseur, Pie XI, « La foi intrépide » (Fides intrepida), le pape des missions et de l'action catholique, preuves d'une foi intrépide, n’avait pas pu ou pas su contrecarrer ce qui se préparait de tellement monstrueux : la foi n’est donc définitivement pas suffisante sans la prière. C’est le grand enseignement que j’en tire.

Bien plus tard, mon prédécesseur Jean-Paul II a vu la planète faillir basculer le 11 septembre 2001.

Dès la première année de « l’an mil après l’an mil » de la prophétie de « Jean de Jérusalem » proférée en 1099. »

Encore elle ! Décidément, pense Paul pour lui-même…

« Il l’a d’ailleurs payé dans sa chair un peu avant, mais la prière des fidèles l’a sauvé. Alors lui aussi a prié pour l’humanité et il a été entendu.

Et je l’ai redouté plus qu’à mon tour l’année dernière et nous avons prié pour avoir été également entendus. »

Et de terminer : « La prière peut ainsi modifier le cours de choses les mieux établies, la preuve ! »

Paul prie-t-il ?

« Hélas, jamais, très Saint-Père. Je n’y pense pas ou n’ai pas le temps… »

C’est pourtant ça, la « révélation ».

« Apocalypse signifie la révélation du vrai, et non pas la destruction totale comme semble l’imaginer trop de monde. Or, désormais, je sais le vrai : la prière change le monde ! Vous devriez essayer avec une vraie ferveur ! »

Et lui-même de décrire ce qu’est pour lui la prière : « Il s’agit de faire le vide dans son esprit et d’invoquer les puissances célestes pour mieux s’en inspirer. Elles vous guident.

Je l’ai fait ici même le jour de mon élection, comme tous les autres participants. Avant et après nos échanges. Avant et après nos votes. Et mon élection est apparue à tous comme d’une évidence au fil de nos prières. »

Les puissances célestes ? « Je croyais qu’il n’y en avait qu’une. »

C’est plus complexe que ça : « C’est un tout unique, mais… comment dire ? Réuni en ses diverses branches. Et c’est lumineux de clarté ! »

Comme si Tout, le passé, l’avenir, le présent n’étaient plus qu’Un.

Une hypothèse hardie, pense Paul.

« Vous devriez essayer, vous comprendriez mieux. »

 

Puis d’un coup : « Que penseriez-vous si je démissionnais de ma charge ? »

Ne sachant pas trop quoi répondre à cette improbable hypothèse, Paul dit : « C’est probablement anticipé. Mais si c’est votre choix… J’imagine que vos prières vont vous guider, très Saint-Père, pour une pareille décision. »

Parce que ce serait bien là « une première » historique, lui semble-t-il.

« Je voudrai consacrer le reste de sa vie justement à la prière pour me faire pardonner mes fautes et faiblesses, puisque la prière peut décidément tout au-delà même des prophéties, et rejoindre notre Créateur l’âme en paix, le moment venu. »

Waouh ! En voilà une idée qu’elle va décoiffer…

« Je restituerai une Église nettoyée de ses propres faiblesses en laissant la place à « Pierre le Romain » pour que les prophéties s’accomplissent … celles de la « fin des temps » anciens pour l’avènement des … « temps nouveaux » ! »

« Mission pastorale remplie, je peux enfin passer le relais à la nouvelle église du Christ. « Petrus Romanus » (Pierre le Romain) sera élu avant Pâques 2013, date de la commémoration de la résurrection de Jésus-Christ notre Seigneur. »

Pour une nouvelle ère choisie, et non plus imposée par les événements…

S’il le fait.

Ce serait encore un autre symbole particulièrement puissant…, celui d’une renaissance !

Une résurrection, même !

« Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations.

Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. »

« Notre « Juge redoutable », dans son immense miséricorde, a été pris de pitié depuis juillet dernier, chacun peut s’en convaincre, pour ses faibles créatures pécheresses, touché qu’Il a été par toutes nos prières.

L’humanité se libère ainsi « par le haut » des écritures apocalyptiques : c’est le cœur même de la révélation promise, le sens premier et originel du mot « apocalypse », comme je viens de vous le dire.

La prière dans la Sainte-Évangile est bien plus forte que tous les sorts funestes et ses pires présages promis au monde ! »

 

« Pourquoi pas très Saint-Père si vous pensez qu’il est temps de bousculer les textes prophétiques ? »

« N’êtes-vous pas, mon fils, celui qui les a bouleversés ? »

Pardon ?

« Réfléchissez : vous portez le prénom de Paul, le premier converti du christianisme alors qu’il n’a pas connu notre Seigneur Jésus de son vivant. Il est tombé de son cheval et a dit : « Seigneur, qu’attends-tu de moi ! ». Et il a servi le Seigneur tout le reste de sa vie en suivant Pierre. Leurs têtes sont d’ailleurs enchâssées dans des reliquaires qui trônent en l’église de Saint Jean de Latran, pas très loin d’ici.

Mon prédécesseur a tellement prié pour le salut de notre Sainte-Église et de l’humanité toute entière, nous-mêmes avons prié tant et tant pour implorer sa très grande miséricorde et sauver sa créature, l’Homme, qu’Il vous a envoyé ! »

Il ne faut rien exagérer…

« Au moment de « basculer » dans l’horreur, la douleur et le désastre, Il vous envoie vous, le lointain Paul pour renoncer à châtier sa créature pécheresse…

En somme, vous approuveriez ma démission ? »

De l’avis de Paul, Benoît XVI assumerait ainsi totalement l’épisode qui vient de se clore pour devenir seulement un « pape émérite ». Une nouveauté…

Serait-ce aussi pour bien signifier la rédemption et la recréation de l’Église romaine, universelle et apostolique, vraiment ?

Par I-Cube
Lundi 18 août 2014 1 18 /08 /Août /2014 07:02
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Rome (2/5)

 

C’est là qu’est attendu Paul venu seul de Paris, parce qu’Annabelle a de la fièvre et que sa mère préfère rester à ses côtés.

Le plus petit État au monde a été créé le 11 février 1929 comme représentation temporelle du Saint-Siège, l'ensemble des institutions de l'Église catholique romaine, aux termes des accords du Latran signés par le cardinal Gasparri représentant de l’Église et l'Italie, représentée par Mussolini.

Mais la justification réelle de cette cité réside essentiellement dans la Donation de Pépin de 754 confirmée par Charlemagne en 774.

La cité se situe sur ce que l'on appelait dans l'antiquité l'ager Vaticanus qui se compose d'une petite plaine (la plaine vaticane) aux bords du Tibre, se relevant à quelque distance en une colline d'une faible élévation, les Montes Vaticani (colline Vaticane).

Quelques villas, bâties autour de « jardins impériaux » y furent propriété d'Agrippine.

Le fils de cette dernière, l’empereur Caligula (37-41 après J.-C.), y fit réaliser un cirque privé, le Circus Vaticanus, dont l'actuel obélisque du Vatican constitue un des seuls vestiges.

C’est là, ainsi que dans les jardins adjacents, qu’eut lieu le martyre de nombreux chrétiens de Rome à l’époque de Néron (54-68). On dit que Saint Pierre fut enterré au nord de ce cirque, dans une nécropole qui longeait une route secondaire, la via Cornelia.

Sur le lieu de sa sépulture, l’empereur Constantin fit édifier entre 326 et 333 une basilique grandiose à l'emplacement du site de l'ancien cirque romain qui fut alors démoli. L'édifice a été remplacé par la basilique actuelle au cours des XVIème et XVIIème siècles.

Au Vème siècle, le pape Symmaque y fit construire une résidence dans laquelle quelques personnages illustres vinrent séjourner, tel Charlemagne lors de son couronnement (800).

Au XIIème siècle, Célestin II, puis Innocent III la firent rénover. La construction du Palais du Vatican débuta sous le pontificat de Nicolas V durant la première moitié du XVème siècle.

 

Le 20 septembre 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est conquise par les troupes piémontaises et rattachée au Royaume d'Italie.

Le Pape Pie IX qui résidait au palais du Quirinal planté sur une des collines sous laquelle passe un tunnel routier (devenu depuis, la résidence officielle des rois d'Italie, puis du président de la République italienne), se réfugie alors au Palais du Vatican.

Son refus de l'annexion entraîne une dimension politique et diplomatique au conflit causé par l'État italien (c'est le début de la « question romaine »). Et cette controverse dure jusqu'aux accords du Latran en 1929, qui assurent que le gouvernement italien respecte les frontières de l’État qu'il reconnaît alors de facto.

Le Vatican est enserré dans des murailles imposées par l'article 5 des Accords du Latran, entièrement enclavé dans la ville de Rome, capitale de l’État italien, au centre de son territoire.

On avait eu plus tard cette même configuration pour Berlin-Ouest et même Jérusalem, au moins pour partie, même si la ville n’avait pas été un temps la capitale de l’État Hébreu et restait accessible par l’Ouest…

Cette enclave comprend la basilique Saint-Pierre, le Palais apostolique, les Musées du Vatican, des jardins attenants et notamment la place Saint-Pierre qui est largement ouverte sur la ville de Rome. Elle a deux parties : l'une, en trapèze inversé s'élargissant vers la basilique, une géométrie qui vise à en rétrécir visuellement sa largeur jugée excessive.

L'immense façade conçue par Carlo Maderno s'étend en effet sur une longueur de 144 m pour 45 m de hauteur.

L'autre, en forme de cirque elliptique, est organisée autour de l'obélisque et l'unité de l'ensemble est assurée par la continuité des portiques à colonnes toscanes disposés en deux branches ouvertes à l'orient.

L’ensemble est majestueux et c’est le plus important édifice religieux du catholicisme, 219 m de long pour 136 m de haut, pour des dimensions intérieures de 188 m de long, pour 154,60 m de large pour 119 m de haut.

 

Un ensemble qui étonne Paul par un détail : Les langues officielles de la Cité du Vatican !

On y parle bien sûr et principalement l'italien pour l'État de la Cité du Vatican et les dialogues avec le diocèse de Rome. Mais encore le latin pour l'Église catholique romaine qui est aussi la langue juridique du Vatican.

Et puis un peu le français, pour la diplomatie du Saint-Siège (le Vatican est enregistré comme État francophone auprès des organisations internationales).

Le français, l'anglais et l'espagnol pour le dialogue avec les catholiques du monde entier mais seulement l'allemand et le français pour l'armée du Vatican et ses gardes suisses !

 

La cérémonie de remise des insignes de l’Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ à Paul de Bréveuil aura lieu en tout début de matinée dans la chapelle Sixtine et ses fabuleuses fresques où se tiennent habituellement les conclaves élisant un nouveau Pape, pas très loin de la « salle de pleurs » et les salles d’apparat, situées en façade de la basilique où se présente pour la première fois à la foule des fidèles un Pape nouvellement élu…

Le tout étant accessible par d’étroits couloirs et un dédale d’escaliers malcommodes.

 

Plus tard, il apparaît à la fenêtre des appartements, où loge, plus bas, la garnison et les personnels, à droite de la place Saint-Pierre. Deuxième fenêtre avant-dernier étage : tous les dimanches à midi, sauf exceptions et déplacements, le Pape s’adresse aux fidèles et aux touristes réunis sur la place en contre-bas ! Un rituel bien rodé, où sont remerciés et filmés les groupes venus spécialement saluer le Pape…

La « chambre (ou salle) des pleurs »… On prétend que le nouvel élu qui s’apprête à revêtir la chasuble blanche y pleure toutes les larmes de son corps pour prendre tout d’un coup le poids de la charge qui lui échoit, devenu évêque de Rome, mais aussi chef spirituel de toute la chrétienté catholique…

On peut comprendre.

Le protocole est réduit mais garde la solennité nécessaire à cette courte cérémonie.

 

Paul est arrivé en costume de ville, son uniforme d’apparat de capitaine de frégate de la marine nationale et un smoking, à tout hasard, ne sachant trop comment se présenter.

On lui fera enfiler un « habit », queue de pie, noir avant de se rendre dans la chapelle Sixtine où l’attendent déjà un des quatre évêques de Paris déjà rencontré quelques semaines auparavant, le Nonce rencontré à Lyon dans les locaux d’Interpol il y aura bientôt 8 mois, l’un en soutane d’évêque et l’autre portant le pourpre des cardinaux, qu’il salue sans porter à ses lèvres leur anneau pourtant tendu à cet effet.

Le père Pedro est en soutane noire comme le Padre José Gabriel, tout sourire éclatant, qui étreignent Paul pour le moins de façon soutenue, virile et enthousiaste.

Peu protocolaire… Sacrés bonshommes !

Et puis, juste à côté d’eux, le « directeur » de la banque de l’Esprit-Saint à la chevelure blanche qui l’avait recueilli, guidé et « materné » à Lisbonne, en grand uniforme clinquant d’on ne sait quoi, accompagné de la luxurieuse Matilda dans son uniforme de lieutenant de l’Ordre du Christ local ou de la Milice du Christ, détachée du SIV, Paul ne sait pas trop et dont les yeux brillent dans la douce lumière de cette salle-musée à elle toute seule.

Il ne manque que la blonde « Coronel Isabella » au chignon affreux mais aux fantasmes torrides et le capitaine De Sousa pour être presque complet : ils se font excuser par le Banquier Anjo Pisuerga…

« Te voilà, dans quelques instants, notre officier supérieur à tous les deux, » commence-t-elle après l’avoir embrassé sur les joues !

« Félicitations ! » enchaîne le banquier également ravi.

Et la novice Sarah, comment va-t-elle ?

C’est le père Pedro, manifestement remis de son séjour dans l’eau froide de l’Atlantique qui répond qu’elle va bien, mais elle a préféré restée cloîtrée dans son couvent, priant pour le salut de tous.

Une bonne idée, ça…

 

Plein de gardes Suisse dans leur curieux uniforme bigarré d’une autre époque, jaune, bleu et rouge, armés de hallebardes et pour quelques-uns de lunettes de correction visuelle, qui d’un coup sec et à l’unisson se mettent au garde-à-vous en entendant le pas cadencé sur le parquet de la pièce voisine d’une escouade d’escorte derrière la porte qui s’ouvre à cet instant précis.

Le chambellan, quelques autres « soutanes » et enfin le Saint-Père Benoît XVI, voûté et traînant la patte, manifestement fatigué, qui s’avance lentement avec un sourire malicieux aux lèvres qu’illumine son regard resté vif.

Personne ne le sait encore, mais il va annoncer la démission de sa charge le lendemain, alors même qu’elle sera datée de ce jour.

Un homme, usé, rincé par l’âge et les affaires.

 

En huit ans, il a été confronté à plusieurs scandales qui ont ébranlé l’institution.

L’affaire des prêtres accusés d'abus sexuels sur des mineurs au cours des dernières décennies a été la plus grave, d'autant qu'il avait longtemps été chargé au Vatican de la discipline du clergé avant de devenir pape.

L’année précédente il a aussi été confronté au scandale de fuites de documents confidentiels au sein du Vatican. Surnommée « Vatileaks », cette affaire, qui révèle les profondes rivalités au sein de la Curie romaine (le gouvernement du Saint-Siège), et conduira à l’arrestation de son propre majordome, Paolo Gabriele, qu’il a ensuite gracié en décembre.

Selon Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes, Benoît XVI a été très affecté par cette affaire. « Cela l’a éprouvé et fatigué. Il a été « trahi » par un proche. ».

Par I-Cube
Dimanche 17 août 2014 7 17 /08 /Août /2014 07:02
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Rome (1/5)

 

Samedi 9 au soir, c’est par le dernier vol que Paul arrive à l’aéroport de Rome pour passer la nuit sur place avant de se rendre à l’aube à la cité vaticane le lendemain, dimanche 10 février.

Il s’agit de rencontrer le Pape Benoît XVI en la chapelle Sixtine avant son ouverture aux touristes.

Rome, la Ville-éternelle et ses 7 collines ! Aventin, Caelius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal, se situant toutes sur la rive gauche du Tibre qui traverse la ville en direction du Sud et au milieu duquel se trouve l'île Tibérine.

On les remarque peu depuis le trottoir, mais « elles montent » quand on est « à pied » et certaines sévèrement, notamment sur le chemin de la Villa Borghèse depuis la place de la République, rive droite.

Rome, c’est la commune la plus peuplée d'Italie et la troisième plus étendue d'Europe après Moscou et Londres, même si son aire urbaine est en revanche moins importante que celles de Milan et de Naples.

Mais les romains n’habitent que peu les quartiers centraux : ils y travaillent, se bousculent à la gare Termini et jusque sur les quais de leur métro dans de gigantesques cohues qui se dispersent le long des quelques lignes.

 

C’est la ville-berceau de la civilisation occidentale après Athènes, et Rome a une histoire qui s'étend sur plus de deux mille cinq cents ans !

Elle était le centre de l'Empire romain, qui a dominé l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient pendant plus de cinq cents ans à partir du Ier siècle avant J.-C. et jusqu'au Vème siècle après J.-C.

La ville antique était entourée par des murailles dont le mur d'Aurélien, une enceinte construite par l'empereur du même nom en 270 pour protéger les quartiers qui s'étaient développés en dehors du mur Servien.

Le vieux centre demeure une des cités historiques les plus grandes du monde, il est divisé en 22 Rioni et comprend un foisonnement d’environ 300 hôtels, plus de 2.000 palais, 300 églises, 200 fontaines monumentales en style renaissance et baroque dont celle de Trévise toujours prise d’assaut par les touristes et les vendeurs à la sauvette, plusieurs sites archéologiques fastueux, huit parcs, les principaux monuments de la ville, les institutions gouvernementales et des milliers de magasins, bureaux, bars et restaurants et quelques places superbes.

La Place de Venise, où le Capitole, un palais d’où Mussolini s’adressait en mégalomaniaque à la foule, barre l’accès et la vue sur les ruines du Forum et ses restes de temples antiques, ses arcs de triomphe d’empereurs décédés il y a fort longtemps, et jusqu’au reste du monumental Colisée.

 

Le reste de la ville est divisé en quartiers urbains qui contiennent la majorité des immeubles modernes. Le tout est entouré par le Grande Raccordo Anulare (G.R.A), l'autoroute périphérique romaine.

Au-delà se développent de nouveaux quartiers regroupant les secteurs tertiaires, et les nouveaux quartiers résidentiels débordant largement le périphérique (Torrenova, Acilia), et eux-mêmes ceinturés par le périphérique de l'autoroute A1 Milan-Naples.

En raison de son histoire très ancienne, Rome est une ville très riche en monuments, musées et points de vue : elle attire depuis le Moyen Âge des milliers de voyageurs et de pèlerins. Et dès le XVIIème siècle, lors de l'inauguration du « Grand Tour » par les anglais, elle est une des destinations préférées de jeunes nobles européens venus parfaire leur éducation au contact des beautés antiques.

Dans la deuxième moitié du siècle des Lumières, cet afflux d'étrangers culmine, et s'enrichit de nombreux hommes de sciences désireux d'enquêter – dans un esprit encyclopédique – sur les savoirs rassemblés au fil des siècles dans les bibliothèques et les archives de la ville.

 

Une « ville-musée » en plein air, qui a su conserver de nombreux monuments antiques, dont l’immense Colisée est l'un des plus célèbres, mais également le Palatinat, les restes des termes démesurés où les antiques prenaient leurs aises.

Dans cet amphithéâtre qui pouvait accueillir jusqu'à 60.000 personnes avaient lieu, entre autres, des combats de gladiateurs et d’animaux. Édifié entre 70 et 80 de notre ère, c'est l'œuvre des empereurs Vespasien et Titus. Il est perpétuellement en restauration et de plus, les travaux du métro en gênent l’accès.

 

Autre exemple de monumentalité, l’incroyable Circus Maximus, qui a connu son apogée au IIIème siècle : il mesurait alors 600 mètres de long pour 200 mètres dans sa plus grande largeur, et près de 250.000 spectateurs, un quart de million, plus de trois fois le stade de France, pouvaient assister à ses courses de chevaux !

Le quartier du Forum romain et du Colisée, c’est le cœur de la ville antique, dominé, entre autres, par l'arc de Constantin, érigé en 315 pour commémorer la victoire de l’Empereur Constantin sur Maxence, l'arc de Titus, l'arc de Septime Sévère.

Les Forums impériaux, le Capitole et les musées capitolins, le Panthéon, les thermes de Dioclétien et de Caracalla et les onze Aqueducs de Rome, les catacombes sont autant d'autres monuments mondialement célèbres.

Le Forum romain était, au temps de l'Antiquité, une grande place où les Romains se rassemblaient pour discuter d'affaires. C'était là que siégeait la Curie (Sénat). Cette place était le centre religieux et économique de l'Empire romain.

En effet, s’y élevaient de nombreux temples, dont le temple de Jupiter, le temple de Juno Moneta, où le trésor de Rome était conservé, le temple de Vesta, contenant le feu sacré, bref, l'ensemble des symboles de la culture romaine antique.

Au Moyen Âge, les vestiges se sont enfouis sous la terre. Cependant certaines pierres furent réutilisées pour la construction de monuments et d'édifices. Aujourd'hui, le Forum n’est composé que de ruines et se divise même en deux parties, traversé par une large avenue bordée des statuts de beaucoup d’empereur, où circulent désormais les voitures et de nombreux bus.

 

Et puis Rome a été un centre majeur de la Renaissance, qui a profondément marqué la ville. Parmi les nombreux monuments construits à cette époque, on peut citer la Place du Capitole de Michel-Ange, au sommet du Capitole, qui comprend le Palazzo Senatorio, siège du gouvernement de la cité.

L'époque est également marquée par la construction de grandes demeures par les familles aristocratiques près du Quirinal, et de palais comme le Palazzo Venezia, le Palais Farnèse, le Palazzo Barberini, le Palazzo Chigi (siège actuel du gouvernement italien), le Palazzo Spada et la Villa Farnesina.

Rome doit au XVIIème siècle ses grandes places, souvent ornées d'obélisques délirantes, dont la plus représentative et la plus célèbre est la Piazza Navona, présentée comme la plus belle du monde, avec ses trois fontaines.

L'art baroque est aussi représenté par la Fontaine de Trevi de Niccolò Salvi.

Cette effervescence artistique répond aux souhaits des papes qui font appel aux artistes les plus talentueux d'Italie pour décorer la ville, avec un point d'orgue lors de la Haute Renaissance.

Mais pas seulement : le monument à Victor-Emmanuel II, aussi connu sous les noms de « Autel de la Patrie » et surnommé dans les années 1970 la « Machine à écrire » par certains Romains, est le bâtiment néo-classique le plus connu de la ville.

Le Palais de Justice, conçu par Guglielmo Calderini, situé sur la place Cavour, est un exemple d'éclectisme. Il est surnommé péjorativement Palazzaccio (« vilain palais ») par les Romains.

L'architecture fasciste apparaît également et surtout dans le quartier de l'EUR, bâti dans la deuxième moitié des années 1930. L'Esposizione Universale di Roma (Exposition universelle de Rome), qui devait s'y tenir en 1942 a donné son nom au quartier, mais elle fut annulée en raison de la Seconde Guerre mondiale. Il reste à ce jour un des principaux témoignages de l'architecture fasciste inspirée par le néo-classicisme.

 

Il faut dire que dans ce foisonnement bigarré d’époques diverses, le centre-ville notamment a fait l'objet de rénovations profondes à l'occasion du Jubilé de l'an 2000 et on a vu les palais ocres retrouver leurs couleurs pastel d'origine lors de ces campagnes de rénovation.

Pour l'occasion, les grandes artères ont été rendues piétonnes à l'exemple du célèbre Corso qui traverse la ville du nord au sud et relie la Piazza del Popolo à la Via Nazionale.

Rome compte plusieurs ponts et de nombreuses fontaines célèbres, comme celles monumentales de Trévi, de Barcaccia et des Quatre-Fleuves mais aussi la charmante fontaine des Tortues dans le quartier du Ghetto sont parmi les plus célèbres.

Quant aux musées, si nombreux et si richement dotés, on peut compter sur le Musée national romain, le Musée de la civilisation romaine, le Musée national étrusque de la villa Giulia, les Musées du Capitole, la Galerie Borghèse, le musée du Château Saint-Ange, la Galerie nationale d'art moderne, le MAXXI – Musée national des arts du XXIème siècle, le Musée d'art contemporain (MACRo) et surtout les célèbres Musées du Vatican, visités par des millions de visiteurs chaque année, logées en longues enfilades de salles sur plus de 120 mètres de longueur et sur plusieurs niveaux.

Parce Rome occupe une place capitale dans le christianisme et abrite le siège de l'Église catholique romaine et la Cité du Vatican, un État souverain dont le chef est le pape.

 

Finalement, pense Paul, il y a quatre villes où il aurait pu aimer vivre : Paris, naturellement puisqu’il y vit habituellement, la ville typique Haussmannienne du second empire autour de son « vieux-paris » presque médiéval et ses quartiers de la « belle époque » jouxtant les premiers.

New-York, la ville fantasque et verticale, ses nombreux « villages », ses populations regroupées bigarrées qui en font une ville-monde à nulle autre pareille où en quelques minutes de marche-à-pied, on peut changer de continent.

Venise, la « ville sur l’eau », la splendeur de ses palais Renaissance et son côté archaïque moyenâgeux si extraordinaire.

Rome, la ville antique où toutes les époques ont laissé leurs traces jusque dans les rues et sur les façades !

Quatre villes parmi les plus chères au monde…

Peut-être en découvrira-t-il d’autres, plus tard.

Mais là c’est sûr, dans chacune d’elles, on s’y sent bien à vivre…

Par I-Cube
Samedi 16 août 2014 6 16 /08 /Août /2014 07:02
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Comité Libecciu (3/3)

 

Dès qu’il en a un peu le temps, Paul tente de joindre Blaucher, celui qui l’a aidé à comprendre un peu dans quel monde de la finance tout le monde vit sans le savoir, l’année passée.

D’après son compte « fesse-book », il est à Doha.

Blaucher, c’est le banquier reconverti dans la vente de yacht de luxe après avoir couvert de sa signature les virements des commissions et rétro-commissions sur les ventes de frégates furtives à Taïwan en qualité de directeur de l’agence locale de la banque bien française qui a fait les mouvements.

Même qu’il a témoigné devant la commission d’enquête parlementaire dirigée à l’époque par les actuels ministres, turbulent et contre-productif du redressement productif aux résultats si brillants pour l’un, et au « ministre philosophe » de l’éducation en train de détricoter les emplois du temps des collégiens, afin de mieux ne pas leur apprendre à écrire, lire et compter, pour l’autre.

Tous les deux formant une belle paire de trublions qui exaspèrent toutes les familles ouvrières et bourgeoises du pays, puissamment assisté par la garde des sceaux et ses diverses réformes inquiétantes sur le droit de la famille, la procédure pénale et le mariage pour tous qui font monter en puissance un « front du refus » jusque dans les rues des grandes villes : une belle équipe !

 

C’est que c’est l’époque de la « Manif pour tous », qui met en transe la Nathalie quand ses ordinateurs tournent tout seul et son mentor d’amiral, obnubilés qu’ils sont par les écoutes « des services » qui identifient bon nombre de militaires d’active parmi les civils qui s’agitent toujours plus fort contre le « mariage pour tous » !

Quelle idée aussi ! Tenir cette promesse électorale-là en premier, et en oubliant toutes les autres quand même plus urgentes pour le pays, ce serait presque de l’autisme-appliqué du point de vue de Paul !

En tout cas, une raison de plus pour qu’il ne s’occupe absolument pas de politique, tellement ça reste un exercice débile à ses yeux.

En bref, ils ont l’air si pressés d’aboutir, qu’ils donnent eux-mêmes l’impression que leur temps est décidément compté.

Pendant ce temps-là, l’économie crée toujours plus de chômeurs, les dépôts de bilan accélèrent et encombrent les greffes des tribunaux de commerce et voilà que dès la fin du premier trimestre, les paiements et budgets se font désirer.

Il y en a même qui causent déjà d’un second « grand emprunt » de 12 milliards à monter rapidement…

Alors que Paul ne les a alors pas encore « sous contrôle » à ce moment-là.

 

Quitte à devenir banquier comme le suggère « junior n° 4 », autant avoir quelques éclaircissements utiles.

Hélas, Joël Blaucher décédera avant de rentrer au pays.

Tout ce que Paul en a compris, c’est qu’il vaudrait mieux pour lui qu’il dispose de quelques fausses identités cachées et de plusieurs banques sur tous les continents sur lesquelles « faire tourner » l’argent.

« Si vous devez rapatrier « sauvagement » des fonds dormants, il faut le faire avec le soleil, de façon à ce que les écritures ne soient plus compensables à l’envers, la nuit, les agences de compensation étant fermées. Et laisser un petit solde positif sur les comptes pillés pour ne pas annuler les opérations pour défaut de provision. »

Et il explique :

« Si Duchemin vole le compte de Duschnock en empruntant son identité, avec à la fois les bons numéros de compte complet, la clé de sécurité comprise, et surtout leur code secret de confirmation électronique de toutes les transactions, c’est en fin d’après-midi avant la fermeture de la compensation.

Sur une banque qui est déjà fermée à ce moment-là… donc en Asie.

Je peux vous l’ouvrir à Hong-Kong ou Taipeh où j’ai gardé des contacts.

Et sur un compte devise ouvert au nom de Trucmuche, avec un libellé de facture émise sur Duschnock, par exemple et payé sous forme de virement.

Le lendemain, alors qu’en Europe on dort encore, au lever du soleil chez Trucmuche, vous virez les mêmes soldes sur un compte ouvert au nom de Ducon-la-bite-à-l’air ouvert à Doha ou à Koweït-city.

À midi, ou plus tôt avant l’ouverture des guichets en Europe, ces comptes sont fermés pour se retrouver aux Bermudes sur une autre banque sur des comptes ouverts au nom de Duconno, toujours avec factures et tout l’attirail pour en justifier chez la banque du tireur. Et d’autres encore où on passe alors à la journée suivante pour revenir sur Hong-Kong ou Tokyo au nom de Duschmol et ainsi de suite jusqu’à arriver à destination, en Europe je suppose, sur une banque opaque ou Durang sera le destinataire et bénéficiaire final.

Donc, si c’est l’Europe, j’en connais plein aux îles anglo-normandes, au Luxembourg, ou mieux, au Vatican. »

Tiens donc, au Vatican, pourquoi pas, puisqu’il doit s’y rendre en février !

Car d’après lui, il vaut mieux éviter le franc suisse, donc aussi le Lichtenstein, des places suspectes comme Monaco, qui n’a d’ailleurs pas de bourse, ou San Marin.

Et puis faire attention de ne pas travailler sur le dollar, mais en euro ou en yen, les américains pouvant bloquer n’importe quand et à peu près n’importe toute somme libellée dans leur monnaie.

Un avertissement que Paul avait déjà entendu à Venise.

 

Et si c’est une banque à soi ?

« C’est encore plus facile, mais Durang ne peut plus être un inconnu, j’entends physiquement : il a pignon sur rue et il faudra qu’il se présente en personne à un moment ou à un autre aux autorités locales.

D’où l’impératif d’une vraie fausse identité… »

Après tout, il en a déjà plusieurs, fournies à l’époque par « Riri », pour lui-même et ses deux « exilées » de Corée.

« L’objectif est de faire tourner l’argent avec le soleil, empêchant les banquiers tirés et floués de remonter les écritures et de les contre-passer, ce que d’ailleurs les crédit-documentaires sous forme de facture devraient empêcher.

Attention aux dates de valeur si les opérations ne sont pas préparées, puisque les comptes intermédiaires sont fermés entre-temps. Les dates de valeur, c’est le temps pour qu’un banquier réagisse. 24 heures en semaine, trop court à l’occasion d’un week-end prolongé où une des banques est fermée et pas l’autre.

Le mieux, c’est donc de « travailler » une veille de week-end prolongé. Et il y a notamment trois dates à retenir avant juin… Et d’autres plus tard.

Où les banques des pays chrétiens sont fermées, mais pas celles des pays musulmans ou asiatiques, sauf pour Hong-Kong dont il faut prévoir que la banque de compensation peut suivre le calendrier occidental.

Les chrétiennes ne peuvent donc pas faire d’opération, en revanche, les autres peuvent suivre et déplacer l’argent ailleurs.

Cette année vendredi Saint tombe le 29 mars et laisse le lundi 1er avril pour faire le ménage dans les banques arabes ou chinoises avant la reprise des banquiers occidentaux le mardi 2.

Seconde possibilité, c’est le mardi 7 mai, suivis de deux jours fériés, le 8 pour la victoire de 1945 célébrée le 9 à Moscou, et le jeudi 9 pour l’Ascension et donc un nettoyage des comptes intermédiaires avant le vendredi 10, parce que ce jour-là, les compensations vont tourner.

Et enfin, le vendredi 17 mai pour le week-end de la pentecôte, suivi de son lundi férié en « christianie ». »

Astucieux.

 

De préférence, il faudrait faire ces opérations sur devises exotiques répète-t-il. « Pas question de faire en US dollars, les américains pistent tous leurs dollars comme si il y avait une puce électronique dessus. Je déconseille la Livre, les anglais sont très susceptibles. Le Bitcoin a un marché trop étroit et attire l’attention des polices internationales, puisque c’est une monnaie utilisée par les trafiquants de drogue et autres mafias.

Reste l’Euro et le Yuan chinois. La première parce que j’imagine que ça va être votre devise d’arrivée et de travail, la dernière parce que le marché de Hong-Kong en regorge et que les autorités monétaires chinoises font tout pour maintenir leur monnaie à cours constant sous-évaluée. Donc sans risque de change.

Mais il va vous falloir des complicités sur place que je peux renouer… »

Complicité, veut dire coût supplémentaire… Et le Yen ?

« C’est possible. Mais il peut jouer du yo-yo si les montants dépassent l’unité. »

Et quand Blaucher parle « d’unité », il s’agit du million de dollars. Or, là, il n’a pas à savoir que ça va porter sur plus d’une dizaine de milliers d’unités.

« Et les autres marchés à terme ? »

Possible, mais il faut disposer d’une salle de marché et savoir s’en servir…

Et pourquoi pas apprendre, après tout ?

Lui ou Lady Joan pourrait lui servir de coach, l’IOR où « numéro 4 » pourrait lui offrir une banque équipée, va-t-on savoir ?

Il faut qu’il avance.

Sauf que Joël devient soudain silencieux pour être décédé.

Dommage, il aurait eu l’occasion de « se refaire » et de mettre un peu plus le boxon sur les marchés comme il en rêvait depuis sa propre éviction !

Par I-Cube
Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 07:02
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Comité Libecciu (2/3)

 

Quant à la marine, elle engagera le BPC Dixmude. Mais également des avions de patrouille maritime Atlantique 2 seront utilisés pour les missions d’observation et de renseignement. Le 18 janvier, le nombre d'Atlantique 2 stationnés à Dakar est porté à cinq, au lieu d'un en condition normale.

L’Atlantique 2 est en fait la clé de voûte de l’opération Serval. « Ces « sentinelles du ciel » peuvent opérer durant 14 heures, un avantage considérable pour « durer » et offrir une permanence sur zone.

Ils disposent en outre d’importants moyens de détection : radar, système de détection électro-optique permettant d’obtenir des images de jour comme de nuit, moyens d’écoute, transmission de données…

Sans oublier des postes d’observation aménagés dans la carlingue, d’où des guetteurs peuvent observer le terrain survolé. Ils disposent d’un véritable équipage, constitué d’une vingtaine de marins, dont des spécialistes de la détection. D’où leur surnom de « frégates volantes » puisqu’à l’instar d’un bâtiment, cet équipage offre une capacité de réflexion, d’analyse et de compréhension de l’environnement, qu’il peut partager avec l’état-major et les autres moyens engagés. Une valeur ajoutée que ne peut par exemple pas offrir un drone aérien. ».

Pouvant emporter quatre bombes guidées laser GBU-12 de 250 kg, guidées depuis le sol ou à l'aide du pod de désignation d'un avion de chasse, les ATL2 participent également aux frappes aériennes conduites au nord-Mali par l'armée de l'air.

 

Le 22 janvier 2013, escorté par l'aviso Lieutenant de vaisseau Le Hénaff, le bâtiment de projection et de commandement Dixmude quittera le port militaire de Toulon avec 1.820 tonnes de matériel militaire dont 50 tonnes de munitions et environ 140 véhicules de tout type tels que des VBCI, des chars AMX-10 RC ou des Renault GBC 180, ferroutés depuis le nœud logistique du 4ème RMAT de Miramas. Le BPC arrivera au port de Dakar le 28 janvier 2013 et y débarque son fret dont des dizaines de véhicules ainsi qu'un second GTIA, armé par le 92ème d’Infanterie et le 1er RIMa. La colonne de matériels quitte Dakar le 1er février 2013 et atteint Bamako trois jours plus tard, après un long périple routier via Kayes, avant de poursuivre le 5 février 2013 vers Gao.

 

Le bâtiment civil MN Eider affrété pour l'opération quittera Toulon le 28 janvier avec l'ensemble des matériels de la 1ère brigade logistique, soit 2.700 tonnes de chargement, dont environ 250 véhicules. Il transporte de nombreux camions et quelques blindés de combat (VAB, VBCI) destinés à compléter les unités déjà projetées, ainsi que des dizaines de VBL, de PVP et de Peugeot P4. Il arrivera à Dakar le 3 février. Par ailleurs, entre le 18 et le 22 février, ce bâtiment effectuera une deuxième rotation vers Dakar pour y délivrer du fret à destination des forces déployées dans l’opération Serval où il est escorté par le PM L'Her.

 

À côté le « commando Libecciu », faisant référence à un vent de sud-ouest marin soufflant parfois sur la Corse, fait figure de lilliputien.

Un amiral à la retraite, un officier supérieur de réserve et une lieutenante d’active et « détachée ».

Miss Nathalie…

Une rousse, style rouge, mais alors rouge du cheveu, version piment d’Espelette, à tâches de rousseurs multiples craignant le soleil, yeux verts incandescents, d’allure assez virile et un peu courte sur pattes qui se présente au garde-à-vous devant Paul dans ses locaux du Kremlin-Bicêtre quand il a eu l’occasion d’y passer à la mi-janvier pour encourager Florence dans ses dossiers, au dernier étage.

Elle s’occupe alors de Eurydice, mais aussi de transformer la maison du grand-père en Normandie en un petit-hôtel de luxe…

Des frais, des frais, des frais…

 

Normalement, il aurait dû accueillir Nathalie avant, mais avec son emploi du temps de ministre à arrêter les comptes de la MAPEA et remobiliser le service R&D de la boutique sur les projets d’enduit haute-technologie, c’est l’amiral Morthe de l’Argentière qui lui a fait les honneurs des locaux accompagnés de Barbara, la secrétaire-générale des lieux…

Des intimes qui se tutoient, en dira Barbara, la « patronne ».

La rencontre de deux univers : les « petits-gars » des flacons qui finissent la saison, Jean-Charles qui passe par là supputant pouvoir se rendre utile en attendant les notifications de redressements de Denis Lespoix qui ne viendront jamais et Paul qui est toujours absent.

Quant à son tour elle se présente, toute seule, rigide dans une tenue de combat pour le moins pas très sexy, elle commence de la façon suivante :

« Je préfère vous prévenir tout de suite mon commandant : je baise pas, je suce pas et j’embrasse même pas ! Ne vous faites donc aucun plan ! »

Est-ce qu’elle fume et boit au moins ?

Et puis vu le petit-boudin aux allures martiales… peu de chance que ça puisse lui arriver !

Pas moche au point d’être imbaisable, mais quand même : il a mieux à la maison et même sous le même toit, au dernier étage du bâtiment.

Ce qui impressionne le plus Paul, c’est de découvrir ainsi la maîtresse de l’amiral : il avait pensé qu’il avait meilleur goût que ça, vue la classe de la mère de ses gamins…

« Vous savez lire et compter au moins ? »

Oui.

« Ce sera suffisant pour ce qu’on attend de vous. »

Lui avait-on expliqué sa mission ?

Oui. Elle a même commencé. Et de décrire ce qu’elle fait.

 

Elle a pris en main une série de grosses machines électroniques habituellement dénommées « ordinateur » qui, d’un côté reprennent et fragmentent les fichiers des DVD d’Almont.

Son objectif est de transformer les formats PDF en format D.Base. Sur une autre, elle fait la même chose avec ceux de Gabrielle.

« Vous iriez plus vite en format Excel. D’autant qu’il faudra ensuite faire des tris et des fonctions « ctrl+f »… » (Recherche)

Ah bon ?

« C’est la même manip quand on a chopé le bon format de translation. Passons. Vous savez à quoi ils vont servir ? »

Non, et c’est même un boulot assez stupide, jusque-là.

« Oui, j’en conviens, mais qui ne doit être fait que par une personne de totale confiance. Et ce n’est pas moi qui vous ai choisi comme telle… »

Ambiance.

« Votre chef opérationnel vous expliquera. S’est-il installé ? »

Oui, mais il n’est pas là aujourd’hui.

 

En fait, l’amiral a récupéré quantité de matériel d’informatique et d’écoute et c’est la deuxième mission de la « miss-Nath » : intercepter et surveiller des communications radios entre divers sites. « Mais il doit y avoir aussi des écoutes illégales de téléphone et d’internet… » s’inquiète-t-elle.

Paul coupe-court : « Tout le monde fait ça ! Et de toute façon, il s’agit d’une mission au bénéfice de l’État et du gouvernement. C’est illégal dans la mesure où un juge devrait nous y autoriser et si ça vous gêne, je peux en « mouiller » un. Mais sachez que si ces informations fuitent, vous le mettriez en danger de mort immédiate autant que vous et nous tous.

Alors, si on pouvait éviter de risquer la peau d’un fonctionnaire assermenté, je n’y vois pas d’inconvénient… » bluffe-t-il.

 

Puis il lui explique : « Votre tâche aussi stupide qu’elle peut vous paraître, Nathalie, reste essentielle. Une fois que vous aurez fragmenté les fichiers mis à votre disposition, il s’agira pour vous de croiser des dates d’encaissement de dividendes versés.

On a les montants et les numéros de comptes de départ. Aux machines et à vous de retrouver les comptes d’arrivée. Ensuite, vous identifierez les établissements bancaires visés, puis les identités des personnes concernées, nom, prénom, adresse, lieu et date de naissance.

Ne vous affolez pas, il n’y a que 12.000 comptes à repérer dans je ne sais pas combien d’établissements bancaires et qui aboutissent sur des faux noms : pas plus de 9.288 m’a-t-on affirmé.

Dans une troisième étape, il faudra repérer les mouvements sur ces comptes-là, débits et crédits depuis leurs origines.

L’objectif c’est de reconstituer leurs soldes et mouvements au jour le jour et jusqu’à la fin 2009 et de détecter d’où viennent les ordres de mouvement.

Avec un sous-objectif qui sera de détecter quels sont les personnages, sans doute des mandatés, des fondés de pouvoir, et quels codes ils utilisent.

Mais ça, je ne suis pas sûr que vous puissiez y parvenir.

Est-ce clair ? »

Non pas du tout.

« Pas grave, faites ce que vous dit de faire l’amiral Morthe de l’Argentière. Et si vous avez besoin de matériel ou d’une cafetière pour votre confort, demandez-le-lui. »

Bien chef !

« Rompez et au boulot ! »

Une dead-line, peut-être ?

« On va dire avant-hier soir. Mais vous allez me dire que l’impossible est déjà fait, quant aux miracles, vous avez besoin d’un délai ! »

La fille n’a aucun humour : la remarque lui passe à des années-lumière au-dessus de sa touffe d’Espelette…

Dire que l’amiral fait ses « cinq à sept » avec une gamine qui ne casse rien, pourrait même être la sienne et qui n’est d’un naturel même pas drôle…

Elle doit savoir faire des trucs que son épouse ne sait plus faire, pas possible autrement !

C’est peut-être en attendant mieux, de ce qu’en pense Paul en se souvenant de la tirade de l’amirale sur les supposées « aventurettes » dont elle savait soi-disant tout, lors de son séjour entre ses murs gersois du mois d’août dernier…

Par I-Cube
Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 07:02
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Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Comité Libecciu (1/3)

 

L’opération Serval démarre enfin 11 janvier 2013, à la suite de la mise en œuvre de la résolution 2085 du 20 décembre 2012 du Conseil de sécurité des Nations unies et Paul met en place le commando « Libecciu ».

En fait « Commission spéciale de sécurité Libecciu », ou « CSSL », voire « Comité Libecciu »…

 

Si le « serval » désigne un félin d’Afrique, c’est en définitive la riposte à un conflit armé malien qui date du 17 janvier 2012 opposant dans le nord du Mali l'armée malienne aux rebelles Touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et au mouvement salafiste Ansar Dine, alliés à d'autres mouvements islamistes.

Le MNLA revendique l'auto-détermination et l'indépendance de l'Azawad qui correspond aux trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao.

Le gouvernement malien refuse ces revendications, défendant l'intégrité du territoire malien. Et le mouvement Ansar Dine de l'ancien combattant touareg Iyad ag Ghali défend, lui, l'instauration d'une république islamique avec l'application de la charia.

Des combats qui s'inscrivent dans une série de conflits généralement appelés « conflits Touaregs », ou « rébellion touareg », bien que le MNLA démente tout caractère ethnique. Il engendre des conséquences néfastes pour les populations de ces régions dont une partie se réfugie dans les pays voisins (Mauritanie, Algérie, Niger et Burkina Faso), avec d'autres conséquences pour les habitants déjà confrontés à des difficultés alimentaires.

La branche sahélienne d'Al-Qaïda AQMI joue également un rôle important dans cette dernière insurrection malienne. Leurs intérêts convergents amènent Ansar Dine à rencontrer ses principaux dirigeants en mai 2012 à Tombouctou. Cette alliance stratégique entre groupes islamistes exclut les rebelles Touaregs et octroie aux djihadistes le contrôle des principales villes de l'Azawad, où la loi islamique est instaurée.

 

Or, depuis le 15 novembre 2012 où François Landau, président français reçoit le président Nigérien à l'Élysée pour discuter d'une intervention française et de la protection des exploitations française des mines d'uranium, au Niger, à la frontière avec le Mali, il est clair que le conflit va s’internationaliser.

Une bonne façon aussi de calmer les esprits les plus réactionnaires, face aux lois sur le « mariage pour tous » et demain, mais la Présidence y renoncera un temps, la loi nouvelle sur la famille promise dans son programme électorale, où la GPA, l’adoption pour tous voire le clonage thérapeutique et l’euthanasie active, pourraient être encadrés par de nouveaux textes à débattre.

 

Les premières troupes françaises à intervenir sont d’ailleurs celles des forces spéciales du COS pré-positionnées au Sahel dans le cadre du dispositif Sabre qui se déploient dans le secteur de l'aéroport de Mopti-Sévaré soit plus de 200 commandos, appartenant aux trois armées.

Mais on compte aussi un détachement du Commando parachutiste de l'air n° 10, spécialisé dans la saisie de plate-forme aéroportuaire, les avions de transport tactique de l'escadron de transport 3/61 Poitou débarquant hommes et matériels des troupes franco-africaines. Les forces spéciales sont rapidement renforcées par la projection à Bamako par avions C-130 Hercules et C-160 Transall de 200 militaires du 21ème RIMa prélevés sur le dispositif Épervier, basé au Tchad ainsi que d’un peloton de légionnaires du 1er REC d’Orange.

La montée en puissance des effectifs de l'armée de terre se poursuit avec le déploiement d'une compagnie du 2ème RIMa, stationné à Auvours, qui rejoint Bamako au cours du week-end du 12 au 13 janvier.

Parallèlement, un renforcement des moyens aéromobiles de l'ALAT est décidé avec l'acheminement à partir du 14 janvier 2013 d'hélicoptères d'attaque Tigre HAP, offrant des capacités de protection supérieures aux Gazelle mises en œuvre par le COS. Les moyens terrestres se voient également renforcés par l’acheminement en partie assuré par des avions C-17 Globemaster III mis à disposition par la Royal Air Force d'engins de type véhicule de l'avant blindé (VAB) et de chars légers de type ERC-90 Sagaie et AMX-10 RC, en provenance du Tchad et de France.

 

Une soixantaine de véhicules blindés prélevés sur le dispositif Licorne déployé en Côte d'Ivoire est acheminée à l'aéroport de Bamako par voie terrestre dans la nuit du 14 au 15 janvier afin de renforcer les moyens français luttant contre les forces djihadistes. Ces engins, notamment des blindés légers de type ERC-90 Sagaie, VBL et VAB, sont dans un premier temps cantonnés dans la capitale malienne avant d'être engagés dans les combats qui opposent l'armée malienne, appuyée par des soldats des forces spéciales et l'aviation française, aux islamistes armés.

Les renforts humains associés se composent d'un sous groupement tactique interarmées (SGTIA) de 200 militaires armés par les 3ème RPIMa, 1er RHP et 17ème RGP, détachés en Côte d'Ivoire.

Ces effectifs au sol sont portés à 1.400 hommes le 17 janvier 2013 puis 1.800 hommes le 18 janvier 2013, selon le ministère de la Défense, faisant de l'opération Serval la première opération extérieure de l'armée française du point de vue des effectifs engagés, devant son engagement en Afghanistan.

Les forces françaises, qui reprennent Diabaly le 21 janvier 2013, sont notamment composées par des marsouins du 21ème RIMa. Le même jour, l’opération Serval mobilise 3.150 militaires français, dont 2.150 sur le territoire malien.

Les éléments du groupement tactique interarmes (GTIA) mené par le 21ème RIMa, partis de Bamako le 25 janvier 2013, prennent le contrôle de l'aéroport international de Tombouctou ainsi que des accès de la ville le 27 janvier 2013.

Ceux-ci sont précédés par le parachutage à 23 h 30 UTC sur Tombouctou d'une compagnie du 2ème REP par trois Transall et deux Hercules partis d'Abidjan pour 4 h 30 de vol. Cette opération aéroportée, préparée dans le plus grand secret, est la première réalisée par les forces parachutistes conventionnelles de l'armée de terre française depuis 2008 et constitue le plus important parachutage de forces combattantes depuis la bataille de Kolwezi en 1978.

Le lendemain, une nouvelle opération aéroportée aboutit au parachutage de sapeurs du 17ème RGP et de leur matériel afin de procéder au dégagement de la piste et ainsi permettre le rétablissement du trafic aérien sur l’aéroport de la ville.

Début avril, les quatre camions CAESAR et les cinq mortiers de 120 mm seront mis en œuvre par le 11ème RAMa et le 68ème RAA.

 

L'armée de l'air déploie à Niamey deux drones Harfang pour des missions de renseignement, de désignation d'objectifs et de visualisation des combats.

Dès le début de l'opération, l'armée de l'air place en alerte ses moyens aériens basés à l'aéroport international de N'Djaména dans le cadre du dispositif Épervier et décide de les renforcer.

Trois Mirage 2000D et un C-135FR du GRV Bretagne qui devaient rentrer en France restent sur place, s'ajoutant au dispositif identique qui venait les relever. Ce sont donc, en plus des deux Mirage F1 CR, six Mirage 2000D, trois C-135FR, un C-130 Hercules et un C-160 Transall qui arment le groupement air.

Le 13 janvier 2013, le ministère de la Défense annonce qu'une opération de bombardement sur les forces d'AQMI à proximité de Gao a été réalisée le même jour par 3 Rafale B et 1 Rafale C partis de la base de Saint-Dizier. Les avions ont survolé l'Espagne et le Maroc au cours d'une mission en vol de 9 h 35.

Le détachement Rafale à N'Djaména comptera, à partir du 14 janvier 2013, six appareils, dont deux biplaces qui effectuent des missions d'interdiction aérienne, d'appui aérien rapproché mais aussi de reconnaissance, à l'aide de la nacelle Reco NG253. Ce dernier est armé par une quinzaine d'équipages en provenance des escadrons de chasse 1/91 Gascogne, 1/7 Provence et 2/30 Normandie-Niemen, constitués chacun d'un pilote et d'un navigateur officier systèmes d'armes (NOSA), qui effectuent une moyenne de quatre sorties par jour. Sur les 100 militaires que compte le détachement Rafale, 80 techniciens mettant en œuvre un lot technique de 90 tonnes assurent le maintien en condition opérationnelle des aéronefs.

Le 15 janvier 2013, les deux Mirage F1 CR de l'escadron de reconnaissance 2/33 Savoie basés à Ndjamena seront transférés sur l’aéroport international de Bamako-Sénou. Ils seront rejoints le 17 janvier 2013 par trois Mirage 2000D et leur groupe de soutien, également en provenance de Ndjamena.

L'Armée de l'air engagera, à compter du 17 janvier, le plot CSAR de l'opération Serval.

Il sera composé de 2 Puma de l'escadron d'hélicoptères 01.067 Pyrénées.

À partir du 16 janvier 2013, l'armée de l'air déploiera à Niamey, la capitale du Niger, deux drones MALE Harfang mis en œuvre par l'escadron de reconnaissance 1/33 Belfort260 afin d'apporter un soutien en matière de renseignement d'origine image (ROIM).

Réalisant sa première mission opérationnelle au-dessus du Mali dès le 18 janvier 2013, et effectuant aussi des missions de désignation d'objectifs, le Harfang battra, au cours de son engagement sur le théâtre malien, son record d'endurance, réalisant un vol de 26 h 10.

Deux Rafale supplémentaires seront déployés le 25 janvier 2013 et immédiatement engagés pour ces frappes, portant à 12 le nombre d'avions de chasse déployés pour les opérations aériennes.

L'armée de l'air stationne au Sénégal un AWACS Boeing E-3F Sentry de la base aérienne 702 Avord. Cet avion radar est déployé au-dessus du Mali afin de coordonner les opérations aériennes françaises, notamment lors des opérations aéroterrestres aboutissant au parachutage du 2ème REP sur Tombouctou.

 

Au bénéfice des forces spéciales ou conventionnelles, l'armée de l'air déploiera sur le territoire malien une centaine d'éléments de ses trois unités de Commandos parachutistes de l'air, soit 20 % de leur effectif total. Le CPA 20 est opérationnel dès le 12 janvier 2013, puis rejoint par les CPA 10 et 30, remplissant un large spectre de missions parmi lesquelles le guidage d'appui aérien rapproché, voire la saisie de plates-formes aéroportuaires.

Par I-Cube
Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 07:02
- Publié dans : Mains invisibles
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