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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Lundi 6 juillet 2009

 

« Sait-gain » le meilleur opposant de la Sarkozie ?

 

Le choc des mots se télescopant en 48 heures : D'une par les déclarations du chef de l'État lundi 22 juin, puis le nouveau gouvernement le 23 au soir, suivis, le 24 au matin par les 133 pages du rapport de la Cour des comptes sur la situation et les perspectives des finances publiques.

 

Or, le chef de l'État qui ne pouvait pas ne pas être au courant, ne s'est guère appesanti sur la situation des finances publiques, assurant seulement qu'il ne fuirait pas ses responsabilités, mais tout autant qu'il ne ferait pas la politique de la rigueur, qui a « toujours échoué dans le passé ».

Ni qu'il ne sacrifierait pas l'investissement.

Et de se lancer dans une subtile distinction entre le « mauvais déficit », d'ordre structurel (causé par le mauvais fonctionnement de l'État), celui qui est d'origine conjoncturelle (la crise), et enfin « le bon déficit », celui qui finance les dépenses d'avenir (les investissements).

Le premier doit être ramené à zéro, le second devra être résorbé « après la crise », et il ne faut donc pas renoncer au dernier.

 

La question qui se pose à l'économiste est la suivante : avons-nous les moyens d'une politique dynamique qui s'appuie sur un tel distinguo ?

Une dette reste une dette, qu'elle qu'en soit son origine, n'est-il pas ?

 

Le rapport de la Cour des comptes paraît bien remettre en question cette ambition, en brossant un tableau particulièrement noir de la situation.

Du déluge de chiffres fournis par la Cour, on peut aussi retenir que les comparaisons internationales ne sont pas en faveur de la France, même si l'on tient compte des effets de la crise.

Il ressort clairement que les déficits français sont de nature essentiellement structurels, et que, pour seulement faire revenir en huit années la dette publique de 80 % à 60 % du PIB (engagement international de la France), il faudrait faire un effort égal à 3,5 % de ce PIB en réduisant à zéro ce déficit structurel.

 

Pour la Cour des comptes, l'ampleur de la tâche nécessite de faire feu de tout bois.

Tout d'abord il est un domaine dans lequel la hausse des prélèvements ne pourra pas de toute façon être évitée, c'est celui des comptes sociaux.

Ceci conduit au minimum à une révision drastique des « niches sociales », mais aussi à l'ouverture de négociations sur les retraites, et y compris sur les avantages familiaux du régime général.

 

Pour ce qui concerne l'État, les limitations de dépenses annoncées par le gouvernement, ainsi que les économies censées être engendrées par la RGPP, sont jugées très insuffisantes tout comme il est dit que des « réformes beaucoup plus ambitieuses » sont nécessaires, indispensables.

 

La Cour des comptes relève ainsi qu'en raison de leur poids considérable (450 milliards d'euros soit un quart du PIB), le plus fort gisement d'économies concerne, sous leurs diverses formes, les interventions de l'État et des collectivités locales.

Elle constate que « les pays qui ont assaini leurs finances publiques l'ont fait en remettant en question non seulement les dépenses de fonctionnement mais aussi l'ensemble de leurs interventions et en renforçant leur efficacité ».

Autrement dit, au-delà des « mauvais déficits » il faut aussi savoir remettre en question les « bons déficits », qui peuvent correspondre aux investissements voulus par le chef de l'État.

En effet, ce dernier a ciblé dans son discours des « mesures massives en faveur de l'activité partielle », l'extension des contrats de transition professionnelle, la formation des jeunes, la revalorisation des filières professionnelles, etc....

 

Dès lors, on comprend mieux ce que veut dire le Président lorsqu'il qualifie ces dépenses d'intervention d'investissements, dans la mesure où il s'agit de préparer l'avenir.

Il n'en reste pas moins que cette qualification n'est qu'un abus de langage du point de vue de la comptabilité publique, qui est celui de la Cour des comptes.

Le message apparaît clair, et lorsque la Cour évoque la nécessité de remettre en question, ce qui signifie diminuer, les interventions de l'État, le discours présidentiel amène paradoxalement à les augmenter !

L'opposition entre ces deux discours conduit à se poser deux questions fondamentales sur la politique économique.

 

1 - Avons-nous les moyens de cette politique ?

La réponse est clairement négative pour la Cour des comptes.

Selon la jolie formule de premier Président : « À répéter que les caisses sont vides il ne faudrait pas accréditer l'idée paradoxale qu'elles sont du coup inépuisables »...

Or l'opposition est nette entre le gouvernement et la Cour : alors que cette dernière préconise de repasser en huit ans le montant de la dette publique de 80 % à 60 % du PIB, les hypothèses gouvernementales conduisent à prévoir une augmentation de cette dette à 88 % du PIB à l'horizon 2012 !

 

Pourquoi une révision aussi déchirante s'imposerait-elle d'après la Cour ?

Eh bien, non seulement en raison des engagements internationaux de la France, mais aussi parce que « l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle. Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part excessive des ressources publiques et un risque pèserait sur la signature de l'État ».

 

Par ailleurs, « il serait peu prudent d'attendre que des remèdes hypothétiques, comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ses comptes publics ».

« Peu prudent » qu'une telle « folle ambition » ?

Le pays est donc sur le fil du rasoir, engagé dans une course de vitesse consistant à battre la crise, et rétablir la croissance, avant que la montée de l'endettement public ne vienne ruiner les efforts de rétablissement.

Ce choix « stratégique » rencontre manifestement le scepticisme de la Cour des comptes.

 

2 - Ceci conduit à poser une seconde question : À supposer que l'on puisse se permettre d'augmenter les déficits, quels résultats faut-il en attendre ?

 

La Cour des comptes rappelle à ce sujet ses nombreuses critiques, et parmi elles :

 

- La politique de réduction des dépenses publiques n'atteint pas les 655 « opérateurs de l'État » (organismes juridiquement indépendants de l'État et poursuivant une mission de service public) qui, trop nombreux, reçoivent plus de 20 milliards d'euros de subventions et emploient des effectifs en forte croissance (292.000 agents).

 

- L'inefficacité des interventions de l'État dans des domaines tels que les aides personnelles au logement, les contrats aidés, la politique de la ville, les aides aux collectivités territoriales, la politique de l'emploi (30 milliards d'exonérations sociales, 4 milliards pour la PPE, un chiffre encore indéterminé pour le récent RSA mais sans doute plus important que l'ex-RMI).

S'y ajoute un chiffrage incertain des dépenses fiscales (provisoirement estimées à 69 milliards), où interviennent trop de services de l'État dont le pilotage efficace n'est donc pas assuré.

 

- La très forte croissance des effectifs de la fonction publique territoriale.

 

Au total, le pouvoir n'a ouvert qu'une petite partie des chantiers qui s'imposent pourtant depuis des années, et dans le même temps multiplie des interventions qui ne peuvent que générer davantage de déficit public, le tout sans aucune évaluation de « l'efficacité » de la dépense.

La critique est rude.

Mais elle est lucide.

 

Dès lors, si on peut imaginer qu'il y a, peut-être, plusieurs sortes de déficit, de toute façon il n'y a qu'une dette publique.

Et qu'un seul montant global de frais financiers.

 

Le message de la Cour des comptes est clair : il faut cesser de multiplier les nouvelles interventions de l'État et de ses démembrements, même si cela est difficile compte tenu de leur finalité sociale.

Et au contraire se poser la question de l'efficacité des interventions existantes.

 

En conséquence et en tout état de cause, contrairement aux discours et à la volonté politique affichée, la France n'évitera pas une « politique de rigueur », que notamment la constante dégradation des comptes des organismes sociaux rend inévitable.

Cela réduit sérieusement les ailes du « volontarisme » affiché par notre « Ô combien vénéré Président ».

 

Et à quand l'ouverture de tous ces chantiers, au juste ?

Là, il lui reste deux attitudes possibles : ouvrir les yeux et mobiliser les talents, ou s'enfouir la tête dans le sac et persister à n'y rien comprendre !

Il y va de notre avenir commun à tous...

DD

I² :  Je reviens aussi sur cette idée absurde d'un Trésor public, qui emprunte en permanece et qui va emprunter encore plus d'ici à l'année prochaine.

On nous dit que c'est la bonne idée du siècle !
Soit.

Mais demain, quand il s'agra d'aller voir son banquier pour qu'il prête le nécessaire en machines, en besoins de fonds de roulement pou rassurer un chantier, pour répondre à un appel d'offre, pour acheter sa baraque, sa bagnole ou ses fins de mois, comme les marchés auront été asséchés, l'épargne siphonnée par l'endettement publique, mathématiquement les lignes de crédit se seront raréfiées et les taux auront augmenté !

Au total, c'est l'équipement des ménages (donc une forte part de la croissance) et l'investissements productifs des entreprises (l'autre forte part de la croissance en plus que des emplois) qui ne verront pas le jour, en échange de toujours plus d'étatisation...

Vraiment la malédiction des deux derniers siècles !

Par DD & I² - Publié dans : La faute à Marx (rubrique éco-po)
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Dimanche 5 juillet 2009

 

 

Après quelques commentaires, l'original.

 

Il fallait bien clore cette série de « L'état des comptes de l'État », ne serait-ce que pour prendre date, par le « corpus » du texte lui-même...

Des 133 pages en comptant les annexes on ne reprendra que les conclusions : c'est déjà pas mal d'en prendre de la graine.

 

« Chapitre I : Une dégradation accentuée dès 2008

 

L'alourdissement du déficit public, déjà sensible en 2007, s'est poursuivi en 2008 (3,4 % du PIB après 2,7%). Cette augmentation est imputable au ralentissement de l'activité à hauteur de 0,4 point, ce qui signifie que le déficit structurel a poursuivi en 2008 sa dégradation sous l'effet des baisses d'impôts et cotisations sociales, notamment celles inscrites dans la loi TEPA, et en dépit d'un ralentissement des dépenses publiques en volume. Ce ralentissement résulte d'une stagnation de l'investissement public et de l'effet d'une inflation forte et non anticipée.

 

La dette publique a augmenté de 118 Md€, pour un peu plus de la moitié du fait du déficit et pour le reste du fait des apports financiers au secteur bancaire et d'une augmentation de la trésorerie de l'Etat. Elle a atteint 1 327 Md€ fin 2008 et représenté 68,1 % du PIB, ou 47 400 € par actif. Elle a généré 55 Md€ de charges financières, soit 1 950 € par actif, en hausse de 7,3 %.

Le solde primaire, avant paiement des intérêts, est redevenu nettement négatif en 2008 (-0,6 % du PIB) et conduit donc à devoir financer par l'emprunt non seulement la totalité des charges d'intérêt de l'année mais, en sus de ces charges, un volume additionnel de dépenses équivalent à 0,6 point de PIB.

Les soldes publics se sont un peu plus fortement dégradés dans les autres pays européens en 2008 mais leur niveau moyen est resté sensiblement meilleur que celui de la France (-1,5 % pour la zone euro hors France), l'Allemagne se distinguant par un solde quasiment stable au voisinage de l'équilibre. La dette française a crû plus fortement que la moyenne et elle a, en particulier, dépassé celle de l'Allemagne.

 

La situation dégradée des finances publiques fin 2008 résultait principalement de l'incapacité quasi constante de la France depuis de très nombreuses années à rééquilibrer ses comptes publics et à réduire le poids des dépenses publiques, contrairement aux autres pays européens.

Le niveau du déficit structurel (de l'ordre de 3,5 % du PIB), qui est particulièrement élevé au regard de celui des pays voisins (1,4 % pour la zone euro hors France et 1,0 % pour l'Allemagne), en est l'illustration. Il signifie que le déficit français est, indépendamment des effets de la conjoncture, sensiblement au-delà du seuil de 3 % résultant des traités européens.

 

Chapitre II : Une dégradation quasi générale pour toutes les catégories d'administrations

 

La dégradation du résultat de l'Etat, quel que soit le référentiel comptable retenu, explique presque entièrement l'augmentation du déficit et de l'endettement publics en 2008. Son déficit a représenté 20,2 % des dépenses et 25,4 % des recettes nettes. Cette dégradation, qui doit encore peu (de l'ordre de 4 Md€) au ralentissement de l'activité, résulte surtout de la perte de 14 Md€ de recettes fiscales, pour l'essentiel du fait d'allégements d'impôts et de la compensation d'exonérations de cotisations à la sécurité sociale. En outre, l'objectif de croissance « zéro volume » des dépenses, mesuré d'exécution 2008 à exécution 2007, n'a pas été atteint. Du fait de ce déficit, de la reprise de dettes d'autres organismes et d'une augmentation de la trésorerie, la dette financière de l'Etat a crû de presque 100 Md€ pour atteindre 1 044 Md€.

 

Le régime général de sécurité sociale aborde la récession avec un déficit de 10 Md€ en 2008, à peu près stable depuis six ans malgré la croissance dynamique de cette période, et de nature essentiellement structurelle. En effet, ses dépenses ont certes légèrement ralenti, mais leur croissance est restée supérieure à celle de ses recettes. Sa situation est donc préoccupante et le transfert à la CADES de la dette résultant de ses déficits cumulés jusqu'à 2008 n'a fait que reporter dans le futur le financement d'une partie des prestations.

 

Le besoin de financement global des administrations sociales n'a été maintenu au voisinage de l'équilibre que grâce aux excédents, très précaires, de l'assurance chômage et des régimes complémentaires. La dette globale de ces administrations, en y ajoutant la CADES, n'a ralenti sa forte croissance des années passées que grâce à la reprise par l'Etat de la dette du régime agricole.

Le besoin de financement des administrations locales n'a été quasi stabilisé en 2008 qu'en raison d'une baisse de l'investissement, alors que leurs dépenses de fonctionnement, malgré une légère inflexion, ont continué à augmenter nettement plus vite que leurs recettes de fonctionnement. Cet effet de ciseau est particulièrement fort dans les départements. La dette brute des administrations locales s'est accrue de

10 Md€ et, si elle reste soutenable au regard de leurs ressources, les collectivités abordent la crise sans qu'aient été réalisées les réformes de leurs structures et de leurs financements qui permettraient de maîtriser la croissance de leurs dépenses.

 

Chapitre III : Un impact massif de la crise en 2009

 

L'Etat perdra plus de 25 Md€ de recettes fiscales en 2009 par rapport à 2008, dont une dizaine en raison des mesures de relance, en principe temporaires. Ses dépenses croîtront fortement, du fait du plan de relance mais aussi d'une progression de 1,2 % en volume des crédits affectés aux autres dépenses. Celles-ci peuvent encore rester dans la limite des crédits votés, sous réserve d'un effort de redéploiement important, mais avec la perspective que l'Etat ne parvienne pas à réduire le montant des dépenses exigibles et impayées en fin d'année.

Le déficit budgétaire dépassera 120 Md€ et l'augmentation de la dette financière pourrait être supérieure à 100 Md€.

 

La récession creusera fortement le déficit du régime général de sécurité sociale qui, même si l'évolution des dépenses est conforme à la LFSS, dépassera 20 Md€. La question du traitement de sa dette va donc très vite se poser à nouveau. La crise touchera aussi particulièrement l'Unédic dont les résultats financiers sont très sensibles à la conjoncture et qui devrait donc voir réapparaître un déficit significatif. Les régimes complémentaires basculeront dans le déficit. Le besoin de financement des administrations sociales pourrait atteindre 1,3 à 1,5 % du PIB.

 

La hausse du taux des impôts locaux et l'inertie de leurs bases devraient permettre aux collectivités locales de maintenir à peu près leur autofinancement, malgré le dynamisme persistant de leurs dépenses de fonctionnement. La croissance de leur investissement est très incertaine mais, malgré l'incitation à l'accroître apportée par le remboursement anticipé du FCTVA, elle sera sans doute assez faible et leur besoin de financement ne devrait donc pas beaucoup augmenter.

 

L'ensemble des éléments ci-dessus amènent à conclure que le déficit global des administrations publiques devrait dépasser 140 Md€, soit plus de 7,0 % du PIB, en 2009 avec une baisse du PIB de 3,0 %.

La crise et le plan de relance n'en expliqueraient qu'environ la moitié, le reste étant de nature structurelle, avec un déficit structurel tendant à légèrement s'aggraver. Malgré un plan de relance moins important, le déficit français resterait supérieur à la moyenne des autres pays européens, car notre pays part d'une position beaucoup plus défavorable.

Sans même compter les emprunts de la SFEF, la dette publique dépasserait 75 % du PIB. Avec eux, elle progresserait d'environ 220 Md€ et serait voisine de 80 % du PIB.

 

Chapitre IV : La perspective de déséquilibres encore massifs à l'horizon de 2012

 

La perspective d'une réduction sensible du déficit et de la dette à l'horizon de 2012 n'est pas réaliste à défaut d'un effort majeur de redressement. Même si la croissance de l'activité redevenait supérieure à

2,0 % par an à partir de 2011, comme le suppose la programmation des finances publiques, la croissance des recettes pourrait être durablement faible.

En outre, faute de nouvelles mesures d'économie, le ralentissement des dépenses sera insuffisant.

Le déficit public risque d'être encore supérieur à 6,0 % du PIB en 2012 et la dette approcherait alors 90 % du PIB, sans même compter les emprunts de la SFEF. Les charges d'intérêt pourraient être supérieures de 20 Md€ à leur montant de 2008, soit l'équivalent de deux points de CSG. Chaque actif paierait alors 2 700 € de charges d'intérêt par an, 750 € de plus qu'en 2008.

 

La Cour a souhaité l'adoption d'une loi de programmation des finances publiques et d'un budget triennal de l'Etat. Ils demeurent des instruments essentiels, mais d'une portée limitée au regard des circonstances exceptionnelles que connaissent les finances publiques. En outre, la loi de programmation ne peut pas avoir d'emprise sur une partie importante des administrations publiques.

Ses principales orientations, maîtrise des dépenses et sécurisation des recettes, sont encore appropriées mais les objectifs de croissance des dépenses ont été infléchis à la hausse et des évolutions fiscales récemment annoncées, dans la mesure où elles ne sont pas compensées, contribueront à réduire durablement les recettes.

 

Le budget triennal constitue la traduction la plus opérationnelle de la loi de programmation mais sa portée serait affaiblie si la répartition des crédits pour 2010 inscrite dans ce budget devait être trop modifiée dans la loi de finances initiale.

 

Chapitre V : Les risques liés à une dérive incontrôlée de la dette

 

Dans la situation actuelle de la France et des marchés, la dette brute est l'indicateur central. Il doit être complété par un suivi plus vigilant des engagements implicites, compte tenu des problèmes de soutenabilité posés par le cumul d'une dette brute massive et d'engagements implicites élevés. La dette à un instant donné n'est cependant que l'accumulation de déficits passés et, pour maîtriser l'endettement, il faut évidemment d'abord limiter les déficits.

Compte tenu du niveau qui sera atteint par la dette et par le déficit primaire en 2009, l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle. Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part disproportionnée des ressources publiques (toutes les recettes de TVA pourraient finalement y être consacrées) ; un risque pèserait sur la signature de l'Etat, avec la perspective de charges d'intérêt encore plus fortes (une hausse d'un point du taux d'intérêt sur la dette publique coûte à terme 14 Md€, soit plus que le produit de la taxe d'habitation) ; le succès de la politique de relance pourrait enfin être remis en cause.

 

Il serait peu prudent d'attendre que des remèdes comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation, qui ne se décrètent pas et qui, pour la seconde, a de multiples effets pervers, exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ses comptes publics.

Si le creusement des déficits publics est inévitable en phase de récession, leur résorption à moyen terme est indispensable. Pour maintenir la confiance des ménages et des investisseurs dans la signature de l'Etat, il faut donc démontrer rapidement que la France n'est pas engagée dans un processus d'alourdissement continu de sa dette publique.

Plus la réduction de l'endettement sera retardée, plus elle sera douloureuse et difficile.

 

Chapitre VI : Les voies de l'ajustement nécessaire

 

Il faut s'engager dès maintenant vers les mesures nécessaires pour réduire rapidement la dette dès que la croissance sera repartie. L'effort structurel de redressement nécessaire est de l'ordre de 3,5 points de PIB.

 

Il serait seul conforme au respect dans la durée de l'objectif d'équilibre des comptes publics, désormais assigné par la Constitution aux lois de programmation des finances publiques. Le gouvernement allemand a d'ailleurs manifesté son intention de limiter constitutionnellement le déficit structurel à un niveau très faible.

 

L'ampleur de l'effort à réaliser n'est pas exceptionnelle au regard des ajustements budgétaires menés dans les autres pays de l'OCDE dans le passé. L'essentiel doit passer par la réduction du poids des dépenses publiques dans le PIB pour le rapprocher de la moyenne des pays comparables. Plusieurs pays européens ont réalisé un tel effort de maîtrise des dépenses au cours des dernières années et la France, dans son histoire, a su prendre des mesures de redressement drastiques de son économie.

 

La limitation des dépenses prévue par le ministère des finances (en mars 2009) à l'horizon 2012 ne peut contribuer que pour environ un point de PIB à ce redressement et les économies annoncées dans le cadre de la RGPP, qui ne sont pas toujours bien documentées, sont encore loin de s'élever à un point de PIB. Des réformes beaucoup plus ambitieuses sont nécessaires. Si la maîtrise des dépenses s'avérait insuffisante, une hausse des prélèvements obligatoires deviendrait nécessaire.

 

L'ampleur des déficits sociaux, en particulier de la branche vieillesse, rend toutefois inévitable une hausse ciblée des prélèvements sociaux, passant notamment par une révision des niches sociales.

En tout état de cause, les baisses d'impôts non compensées ne sont plus compatibles avec la situation dégradée de nos finances publiques.

 

UN AJUSTEMENT INÉCTABLE

 

Pour ce qui concerne l'Etat, des économies supplémentaires pourraient venir d'une meilleure gestion budgétaire « en mode LOLF », d'une réforme de la gestion des ressources humaines et d'une refonte des rémunérations. L'extension aux opérateurs de la réduction des effectifs est bienvenue, mais pourrait être de plus grande ampleur.

La perspective d'un net infléchissement du rythme de croissance des dépenses locales est hypothétique, leur maîtrise ne pouvant venir que de réformes restant à engager. Encore faudrait-il que l'Etat n'appelle pas les collectivités à financer à sa place les politiques dont il n'a plus les moyens budgétaires. Un encadrement de leurs dépenses facultatives et une rationalisation de l'intercommunalité seraient nécessaires.

La réforme de la fiscalité locale doit être accompagnée d'une refonte des concours financiers de l'Etat.

La forte croissance des prestations sociales appelle aussi la poursuite des réformes visant à la ralentir. La dégradation rapide des comptes de l'assurance vieillesse devait conduire à ne pas différer de nouvelles négociations sur les retraites, y compris sur les avantages familiaux. Dans le domaine de la santé, une révision du cadre des négociations conventionnelles, une refonte de la prise en charge des affections de longue durée et la poursuite de la réorganisation du système hospitalier sont nécessaires.

 

Conclusion générale

 

La France a abordé la crise avec, en 2008, un déficit public de 3,4 % du PIB, nettement supérieur à celui de la moyenne des pays européens. Ce déficit est marginalement le résultat de la crise, dont les effets sur les finances publiques ont encore été très limités en 2008. Il est surtout le résultat d'une maladie chronique, l'incapacité de la France à rétablir l'équilibre de ses comptes en raison d'une insuffisante maîtrise des dépenses publiques et de baisses répétées des prélèvements obligatoires. Cela se traduit par un déficit structurel de l'ordre de 3,5 % du PIB.

 

C'est l'Etat qui a contribué le plus à ce déficit. Pour autant, la persistance d'un déficit du régime général de sécurité sociale d'environ 10 Md€ depuis six ans était, dès avant la crise, très préoccupante et la stabilité en 2008 du déficit des collectivités locales n'a tenu qu'à une baisse de l'investissement.

La dette publique a augmenté de 118 Md€ en 2008 pour atteindre 1 327 Md€, soit 68,1 % du PIB, et elle a généré 55 Md€ de charges financières, plus que le produit de l'impôt sur le revenu.

Le déficit public pourrait plus que doubler en 2009, du fait de la crise et des mesures de relance, et la dette dépasserait 75 % du PIB, hors emprunts de la société de financement de l'économie française (elle approcherait 80 % avec). Cette dégradation touchera plus particulièrement l'Etat, dont le déficit devrait représenter plus de la moitié du total de ses recettes nettes, et le régime général de sécurité sociale.

 

Le déficit public sera probablement encore supérieur à 6,0 % du PIB en 2012 et la dette approchera alors 90 % du PIB (hors SFEF). Les charges d'intérêt seraient alors supérieures de 20 Md€ à leur montant de

2008, soit l'équivalent de deux points de CSG, et représenteront 1000 € de plus par personne occupée.

Dans ces conditions, l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle. Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part excessive des ressources publiques et un risque pèserait sur la signature de l'Etat.

 

La reprise de la croissance est fondamentale et le rétablissement des finances publiques en dépendra largement. Le creusement des déficits publics est inévitable en phase de récession mais le succès de la politique de relance pourrait être remis en cause si le redressement à moyen terme des finances publiques n'était pas assuré et si la confiance des ménages et des investisseurs venait à faiblir.

Il serait peu prudent d'attendre que des remèdes hypothétiques, comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation, exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ces comptes publics.

Il faut donc démontrer rapidement qu'elle n'est pas engagée dans un processus d'alourdissement continu de sa dette publique. Plus la réduction de l'endettement sera retardée, plus elle sera difficile.

Dans un contexte de différentiels significatifs des taux d'intérêt entre Etats et de concurrence croissante des émetteurs publics, il est souhaitable de définir une stratégie d'assainissement pour accompagner la sortie de crise. Le niveau de la dette déjà atteint en 2008 et la progression qu'elle enregistrera avec la crise rendent d'autant plus important l'effort qui devra être mené. En tout état de cause, un ajustement de l'ordre de 3,5 points de PIB sera nécessaire pour revenir à un équilibre à moyen terme des comptes publics et réduire rapidement l'endettement.

 

Cet assainissement doit d'abord passer par une réduction du poids des dépenses publiques, suivant ainsi l'exemple de bien d'autres pays. Si leur réduction s'avérait insuffisante, une augmentation des prélèvements obligatoires serait nécessaire.

L'objectif de croissance des dépenses affiché à l'horizon de 2012 dans le rapport de présentation de la deuxième loi de finances rectificatives de 2009 ne correspond toutefois qu'à un ajustement insuffisant, d'un point de PIB seulement, et les économies que pourraient permettre les réformes déjà engagées sont elles-mêmes très loin de cet objectif.

 

De nouvelles réformes doivent donc être entreprises sans délai : la réduction progressive des effectifs de l'Etat, bien engagée maintenant, doit être poursuivie et ne plus négliger le champ des opérateurs. De même, il sera nécessaire, tout en tenant compte de leurs spécificités, d'amener la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, à dégager également des gains substantiels de productivité.

 

La maîtrise des dépenses d'intervention de l'Etat, par la recherche d'une plus grande efficacité, doit être engagée. Les exemples étrangers montrent, en effet, que c'est dans ce domaine que se situent les gisements d'économies les plus importants.

Les dépenses locales ne sauraient échapper à l'effort général d'assainissement. Au-delà des économies qui pourraient résulter de la maîtrise des effectifs de la fonction publique territoriale, la révision des interventions facultatives et une meilleure gestion de l'intercommunalité sont des chantiers prioritaires.

 

Enfin, la persistance d'un déficit très important du régime général, qui pourrait atteindre 30 Md€, est de nature à compromettre la pérennité de la protection sociale. L'accumulation, depuis trop d'années, d'une dette sociale qui a atteint 6,7 % du PIB en 2008 conduit à un transfert de charges sur les générations futures que rien ne saurait justifier.

L'ampleur des déficits sociaux est telle que la maîtrise des dépenses ne suffira pas. La nécessité d'un retour rapide à l'équilibre implique une réduction des dépenses fiscales et niches sociales, ou une hausse des prélèvements sociaux, afin de dégager, parallèlement aux réformes à lancer pour modérer l'évolution des dépenses, des ressources supplémentaires.

 

Compte tenu de l'ampleur des réformes à mener et des délais nécessaires à leur plein effet, il est indispensable d'engager leur préparation dès maintenant, afin d'éviter le maintien, à la fin de la crise, d'un déficit trop important entraînant une dérive dangereuse de la dette, et d'envoyer rapidement des signaux en ce sens aux marchés, aux entreprises, mais aussi à l'ensemble des Français. »

 

Nous voilà prévenus : maintenant, on ne pourra plus dire que nous ne savions pas.

On ne pourra pas non plus soutenir qu'il n'y avait rien à faire.

 

Désormais, nous attendons des actes.

Par L'ignoble infreequentable - Publié dans : Pouvoir d'achat, croissance et Commission Attali
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Samedi 4 juillet 2009

 

1 - Aujourd'hui, c'est parti : premiers tours de roue de la grande boucle !

Attentions les jeunes, les « chargés » vont encombrer les routes des juilletistes...

« Chargés » ?

 

Pas tous, faut être honnête : certains sont carrément « camés » comme en atteste le CNOS qui, suite aux mésaventures de R. Gasquet, autorise un des « contrôlés positifs » à la cocaïne, mais hors compétition, le pro, à « rouler pour vous » !

 

Ouf : on respire mieux sa ligne pour lui...

Et le Directeur de la course d'insister pour dire combien il est sûr que 85 % du peloton est « honnête »...

Et les 15 % restant ?

Des « super-super-honnêtes » !

 

Comme disait l'autre ayant mélangé un soir Mogadon et vin blanc : « heureusement que la route était sinueuse... Parce que je n'avais vraiment pas envie de conduire tout droit ! »

 

2 - Ça y est aussi : Schwarzy est en faillite... Le 11ème plus gros budget mondial étatique de la planète qui paye ses fournisseurs avec des reconnaissances de dette !

 

Attention, certifiées les reconnaissances de dettes...

À échéance incertaine et « mobilité réduite » ?

Sacré handicap, n'est-ce pas « Chouette-chouette » !

 

Pas de sa faute : ils seraient une quinzaine dans son cas aux USA, sur 51...

 

3 - Pan ! La TVA à 5,5 chez les restaus pas du cœur !

 

J'en connais qui vont s'en mettre plein les fouilles et d'autres qui vont être déçus de ne pas vraiment percevoir la différence sur leur demi (qui est en fait un quart de litre, sans la mousse) !

 

Un grand pas vers l'unification et l'harmonisation fiscale en « Européanie-globale »...

 

Dire que ce kon de « Chi », il avait ramé 12 ans pour ne pas y arriver : Moche de vieillir, quand même !

Par contre, l'ami « De-la-nuée », il ne s'est pas fait attendre pour augmenter le tarif des parc-mètres de sa commune : 30 % d'un coup !
La ville a besoin de fric, manifestement.

Faut dire aussi que ça n'avait pas augmenté depuis 8 ans (soit 3,5 % l'an tout de même : plus fort que l'inflation...) et que c'est Tiberi qui avait même fait voter la diminution drastique du tarif « résident », celui que je paye que quand j'en ai envie, des fois que ça pouvait inciter les gens à prendre le bus.

 

4 - Du coup, avant-avant-hier, j'ai fait mes comptes sur mon portefeuille virtuel, valeur au 30 juin.

Vous vous souvîntes de Cindy qui comptait ainsi les points du CAC 40 !

 

Le 16 janvier 2009, il était à 5.177,68 à la clôture.

Depuis une semaine, il se ballade entre 3.100 et 3.200.

 

Celui qui aurait donc investi 1.000 le 20/01/09 (comme je l'ai fait virtuellement devant vous), il serait à la tête d'un patrimoine de 608 et pleurerait 39 % de perte.

 

Pas moi : Je vous avais dit que j'aurai pris, à l'époque, 2 Air Liquide (pour 56,80 chacune), 3 Bourbon (pour 18,445 chacune), 2 Carrefour (pour 26,365 l'unité), 2 Ciments français (à 57,36 le bout), 6 Générale de santé (à 12,90), 2 Guyenne & Gascogne (à 67,75), 3 L'Oréal (à 50,96), 2 Pernod-Ricard (à 46,71), 3 PPR (à 37,41) et 3 Wendel Investissement (à 32,665 le droit de vote chez le Baron) et garder 4,19 € pour les timbres.

 

Résultat des courses, je me retrouverai aujourd'hui à constater des pertes sur :

- Guyenne et les Gascons cotée à 61,87, soit - 1,76 : pas de quoi pleurer...

- Pernod-Ricard coté à 44,87, soit - 3,68 : toujours pas de quoi pleurer.

- Mais Wendel Investissements coté à 23 € tout rond, soit - 29,00 € !

Salopard de baron de mes...

 

Par contre, j'aurai gagné sur tous les autres :

- Air Liquide coté à 65,11 = + 16,62 : J'adore !

- Bourbon coté à 83,805 = + 28,47 : Superbe !

- Carrouf coté à 30,42 = + 8,11 : décevant ;

- Ciments français coté à 60,30 = + 5,88 encore plus décevant ;

- Générale de santé coté à 13,00 = + 0,60 : la crise de nerf, là ! Vraiment nuls ces gars-là !

- L'Oréal coté à 53,275 = + 6,94 : pas terrible ;

- PPR coté à 58,155 = 62,24 ! Bien, mon bonhomme.

 

Au total et sans rien faire, j'aurai gagné 94,425 € (moins les commissions, bien sûr, mais c'est déductible), soit près de + 8,63 % en pas 6 mois là où tout le monde a perdu des fortunes : J'adore ce genre de délires !

 

D'un autre côté, je vous avais dit que par comparaison, j'aurai investi aussi dans 4 parts de la « Rente Soprogepa » (une SCPI « Privée », entre potes) à 285 € le bout.

Pour 1.140 €, elle m'aurait distribué 42 € de dividende à inclure dans mes Revenus Fonciers de l'année prochaine (alors que sur les PV, on paye tout de suite l'impôt forfaitaire et libératoire, la CSG et tout le saint-frusquin, sauf option contraire) et l'AG à porter la valeur de la part à 295 € pour l'exercice en cours jusqu'à la prochaine AG.

 

Faut dire que l'expert évaluateur et le CAC, ils se sont pris de bec avec l'expert-comptable.

Le dernier prenait les capitaux propres et divisait par le nombre de parts, soit une valeur de 430 € le bout.

Alors que la méthode retenue par les statuts, le CAC et la Cour de Cassation (il y a un arrêt là-dessus jusque dans le Dalloz civil) prend la valeur des immeubles à la revente dans des conditions normales au premier janvier, décote de 20 %, retire le passif extérieur (les dettes) et re-décote de 20 % par précaution le tout arrondi à la demie-dizaine la plus proche...

D'autant qu'il y a encore 1.600 m² de locaux sur deux niveaux aux portes de Paris-sud qui n'ont toujours pas trouvé de locataire depuis un an !

Bref, un bon petit investissement à plus de 20 % de rendement, ça n'est pas trop mal en somme, par les temps qui courent.

 

Donc pour la suite, on va garder Air-Liquide, Bourbon, Pernod-Ricard et virer tout le reste (soit 786,47 €) pour racheter 1 part de rente (295 €), parier sur du Bolloré à 98 € pour 2 actions (en espérant qu'il fera la compétition en tête d'avec PPR), autant sur de l'EDF-énergie nouvelle à 35,45 € qui est massacré en ce moment, 20 Air-France-KLM maltraités à 8,711 € (174,22) et s'offrir un « grand trip » avec 10 eurotunnel à 4,10 € (41,00€).

Juste histoire d'en rigoler.

 

J'aurai bien été tenté de faire du « Club med », mais comme Nanar est encore capable de nous raconter que c'est vraiment trop mal géré, je lui laisse la gloire d'y remettre bon ordre...

 

Là-dessus, RDV courant Octobre prochain.

 

5 - Et je finis sur un coup de gueule : Des « 4 coins de l'hexagone », dès qu'un immeuble crame à la capitale, tout le monde est au courant.

 

« De-la-nuée » se fait mousser devant les caméras, le ministre du logement tout autant, les associations montent au créneau, on en a plein les antennes pendant plusieurs jours même quand il n'y a pas procès en vue, dès lors qu'il y a pu y avoir des victimes hospitalisées, la vie d'enfants en jeu, voire des morts.

Et les bonnes âmes de s'indigner à juste titre contre les taudis qui perdurent.

 

Même parfois, « Bling-bling » reçoit en son palais les familles des victimes pour les assurer de notre compassion à tous et leur expliquer qu'il pense à « une grande réforme » sur le sujet.

 

Bé, pas l'autre fois dans le quartier où je prends mes quartiers pour bosser : On a eu juste droit à un entrefilet dans le « Parisien bientôt libéré », une photo sur seulement le site internet de « Paris-Match » et deux autres posts sur la toile !

 

Les témoins m'ont raconté, moi qui pestais de ne pouvoir « tourner à trouver une place » pour mon « tas de boue à roulette » à mâtine, la faute aux véhicules de pompiers qui barraient mon cheminement normal.

 

Une femme de 50 ans, que j'avais déjà croisée, est morte : à deux heures du matin, elle hurlait encore à travers sa fenêtre dans les flammes avant d'être transformée en « cochon rôti ».

4 personnes ont été hospitalisées et une quarantaine d'autres évacuées au gymnase local avec des lits de camps à disposition.

Les pompiers ont mis 4 heures pour éteindre l'incendie qui a ravagé toutes les chambres de bonnes.

 

Pas un mot, pas un reportage, pas un « bouleversement » des bonnes âmes.

Non pas parce que c'était une malade neurasthénique : elle aurait été handicapée, encore...

Non pas parce la couleur de sa peau n'était pas « politiquement indifférente » ;

Non pas parce que c'est finalement son tabac qui l'a tuée, puisqu'elle s'est endormie sur son mégot dans son gourbis à elle ;

Non !

 

Non pas du tout !

Seulement parce que dans les « beaux quartiers », on ne saurait s'appesantir sur les taudis qu'ils recèlent encore.

Comme quoi, mourir chez les bourges, ça n'est vraiment plus politiquement exploitable : c'est devenu incorrect, au mieux, vraiment sans importance qui porte jusqu'à l'indifférence.

 

Marre de cette société qui trie ses valeurs à l'aulne de la pauvreté supposée et putative d'autrui...

Bande de macaques estampillés !

Un jour, j'irai cracher sur vos tombes... si Dieu me le permet.

Et si ce n'est pas moi, ce sera quand même mes gosses : je les y autorise par avance.

Par L'ignoble infreequentable - Publié dans : Brèves et « mélanges »
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Vendredi 3 juillet 2009

 

 

Les Pluriels méconnus ! 

 

Vous croyez tout connaître du « gaulois-natif-révisé-Mazarin » ?

Que nenni : La preuve !

Quel est le pluriel de :

 

Un rat ? Des goûts !

Un cas ? Des colles !

Un pont ? Des râbles !

Un flagrant ? Des lits !

Une voiture ? Des mares !

Un évier ? Des bouchers !

Un scout ? Des brouillards !

Un bond ? Des buts !

Une dent ? Des chaussées !

Un air ? Des confits !

Un beau ? Des cors !

Un mur ? Des crépis !

Un vrai ? Des dalles !

Un valet ? Des curies !

Une passagère ? Des faïences !

Un drogué ? Des foncés !

Une jolie ? Des gaines !

Un crâne ? Des garnis !

Un frigo ? Des givrés !

Une moue ? Des goûters !

Un brusque ? Des luges !

Un ministre ? Des missionnaires !

Une grosse ? Des panses !

Un propos ? Des placés !

Une cinglante ? Des routes !

Un fâcheux ? Des agréments !

Un patron ? Des spots !

Un délicieux ? Des cerfs !

Une bande ? Des cinés !

Un sirop ? Des râbles !

Un argent ? Des tournées !

 

Mais la meilleure, ça reste une bière ?

Des haltères, voyons !

 

De quoi en danser comme un ballot !

Et je rie à voir de belles dames mettre le nez dans la ferme !

 

À propos (ça n'a donc rien à voir), vous avez aimé les « maths » ?

À leurs mille bottes :

 

Savez-vous comment les mathématiciens le font, d'après Robert Lipshutz ?

 

Les théoriciens des nombres l'ont fait en premier.

Nous savons que les analystes réels le font continûment,

Mais pour les spécialistes de théorie des ensembles, ce n'est qu'une hypothèse.

Les analystes complexes le font entièrement mais avec conformisme.

Les algébristes le font avec détermination et sans discrimination.

Les topologistes le font ouvertement, mais compactement.

Les topologistes différentiels et algébriques le font avec variété.

Les spécialistes de combinatoire le font discrètement.

Les statisticiens font des tests avant.

Les probabilistes le font soit presque toujours, soit presque jamais.

Les théoriciens de la mesure le font presque partout.

Les logiciens le font avec consistance.

Les géomètres le font au foyer mais avec courbure et torsion.

Nous savons à 10 - 5 près que les analystes numériques le font aussi.

Les théoriciens des groupes le font simplement et fidèlement.

Les théoriciens des anneaux le font avec intégrité.

Les théoriciens des corps le font en inversé.

Les spécialistes de programmation linéaire maximisent la performance et minimisent les efforts.

Markov le faisait avec des chaînes.

Emmy Noether le faisait en anneau,

Tandis que Bernoulli le faisait en spirale, en huit ou en tourbillon.

Laplace et Gauss le faisaient normalement.

Cauchy le faisait complètement,

Tandis que Fermat le faisait dans la marge.

On pense que Riemann et Goldbach l'ont fait, mais on n'arrive pas à le prouver.

 

De quoi s'agit-il (*) ?

 

Méthodes politiques les plus connues ou comment démontrer un théorème ?

 

Voici les différentes méthodes existantes :

 

1 - Démonstration par l'évidence : « La démonstration est triviale » ; « Immédiate à partir des définitions » ; « On obtient sans peine que » ; « On voit que... ».

Très courue !

 

2 - Démonstration par la confiance : « Vous n'avez qu'à essayer, vous verrez, ça marche ».

Variante : « Je l'ai démontré hier chez moi, aucune difficulté. »

Ça, c'est du « Momo appliqué »

 

3 - Démonstration par consensus : « Tous ceux qui sont d'accord lèvent la main ».

Variante encore plus efficace : « Tous ceux qui ne sont pas d'accord lèvent la main. »

Désir d'avenirs compris...

 

4 - Démonstration par commodité dénommée « nos désirs sont des réalités » : « Ce serait si beau si c'était vrai, donc... »

Redoutablement dangereuse.

 

5 - Démonstration par nécessité : « Ça doit être vrai, sinon toutes les mathématiques s'effondreraient. » Variante : « Le cas contraire contredirait un résultat bien connu qui ne peut pas être faux. »

Peu de travail est nécessaire pour en tirer une bonne vieille preuve par l'absurde.

Le monde s'effondre souvent devant l'absurde des démonstrations in petto, et pourtant, nous sommes toujours là à les écouter se la péter !

 

6 - Démonstration par plausibilité : « Ça a l'air bon, donc ça doit être vrai. »

Très utilisé pour évaluer le résultat d'un long calcul, surtout chez les élites énarqueuses !

Pourtant à ne pas en abuser...

 

7 - Démonstration par intimidation : « Ne soyez pas stupide ! Bien sûr que c'est vrai. »

Variantes du débutant : « Même un débutant sait ça ! »

« Vous l'avez vu en sixième ».

En usage constant dans les discours syndicaux...

Variante du devoir pour demain pour les collégiens : « Ceux qui en doutent encore feront la démonstration pour demain sur une feuille qu'ils me rendront. »

Variante du tableau : « Si quelqu'un a des doutes, qu'il passe au tableau le démontrer. »

 

8 - Démonstration par manque de temps : « Il ne me reste pas assez de temps, vous ferez la démonstration vous-même. »

Botte en touche suspecte...

 

9 - Démonstration par complexité : « La démonstration est trop compliquée pour être donnée ici. » Variantes : « Je ne peux pas vous le faire, car ça fait partie du programme de l'année prochaine. »

« J'ai fait le calcul en 1965, c'est assez pénible, je n'ai pas envie de le refaire. »

Ça c'est moi sur la question de retraites de la semaine dernière (cf. commentaires).

 

10 - Démonstration par accident : « Tiens, tiens, qu'avons-nous là ?... »

En fait, tout était calculé par avance pour obtenir le résultat prétendument inattendu.

 

11 - Démonstration par la définition dite méthode du postulat d'Euclide : « On le définit comme vrai. » En abuser risque de diminuer l'intérêt de votre discours.

 

12 - Démonstration par la tautologie : « C'est vrai, parce que c'est vrai. »

Risque de vous faire perdre du crédit rapidement : mieux vaut utiliser une des autres méthodes.

 

13 - Démonstration par référence : « Comme c'est établi à la page 289 du rapport de la Cour des comptes dans ses annexes... »

Là encore, si vous en abusez, vous viderez votre cours de sa substance !

 

14 - Démonstration par perte de référence : « Je sais que j'ai vu la démonstration quelque part. Je m'en souviens très bien » !

Même si c'est du bluff, préférez la méthode précédente.

Notez que dans une variante que j'utilisais dans mes devoirs de droit, je faisais le coup du : « Comme l'a rapporté le grand Savatier dans son ouvrage (Théorie des nombres premiers appliquée au fractales conjuguées dans l'ancien régime, page 328, réédition 1973 chez LeCafard) en laissant tomber sa gomme sur son plan : Ce jeune homme a une mine piteuse !

Mais on peut aussi se poser la questions de la portée de cette assertion appliquée à l'arrêt  (req. n° 65816) de la section du contentieux cité par ailleurs »

 

15 - Démonstration par manque d'intérêt : « Y a-t-il quelqu'un qui souhaite vraiment voir la démonstration ? »

Variante en combinant avec la démonstration par complexité : « La démonstration est longue et pénible. Est-ce que je la fais ? »

Variante dite du « calcul merdique » : « En général, quand je me lance dans ce calcul, je me plante. On y va ? »

 

16 - Démonstration par obstination : « Vous pouvez croire ce que vous voulez, moi je vous dis que c'est vrai. »

Variante du contre-exemple : « Trouvez-moi un contre-exemple, en attendant je considère que c'est vrai. »

Contraire à la déontologie la charge de la preuve ne serait pas à celui qui affirme.

17 - Démonstration par analogie : « C'est la même chose que... » ; « Il suffit de s'inspirer de... » ; « On procède comme pour... »

Moyen très efficace d'obtenir des résultats faux : le procédé a coûté cher à de nombreux mathématiciens, logiciens mais aucun énarque, puisque c'est l'État qui paye les « fautes de service » avec vos impôts (cf. Les affaires à « Nanar le flambeur », par exemple) !

 

18 - Démonstration par autorité : « Bling-bling l'a dit. »

Variante dite de l'ascenseur : « J'ai rencontré « bling-bling » dans l'ascenseur tout à l'heure, et il est d'accord. »

 

19 - Démonstration par renvoi multiple : « On conclut en combinant les lemmes 1, 3, 8 et 15 avec le théorème 12, puis en utilisant les propositions 7, 9 et 21. »

À s'y perdre...

 

20 - Démonstration par appel à l'opinion publique : « Si c'était vrai ça se saurait, donc c'est faux ! »

Contrairement aux apparences, ce procédé marche bien, car les résultats simples qui n'ont pas été démontrés sont généralement faux.

 

Des critiques ? Essore ça vite et bien !

 

(*) Je n'en sais rien moi-même : je n'ai pas tout compris !
Et vous non plus ?
Bon alors ?

Par Chouette-Chouette & I² - Publié dans : Histoires d'en rire !
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Jeudi 2 juillet 2009

 

VCRM s'éclate !

 

« C'est incroyable !

Nos politiques voguent sur le Titanic de France et ils font comme si tout va bien.

Foutaise !!!

Et grâce à l'inculture économique ambiante, on n'en parle même pas.

Pourtant la Cour des Comptes vient de publier un rapport très professionnel et plus qu'alarmant.

 

En janvier 2009, dans son rapport public annuel, la Cour avait souligné que la France avait abordé la crise avec des finances publiques structurellement plus dégradées que celles de ses partenaires européens, faute d'avoir rééquilibré ses comptes dans les années de croissance relativement soutenue. Elle rappelle que la dette publique s'était accrue de 19 points de PIB après la récession de 1993.

La simple répétition mécanique de ce scénario à la crise actuelle risque de la porter à 83 % du PIB en 2012 !

 

D'autant que la situation de la France est bien plus préoccupante que celle des autres pays européens.

C'est surtout en 2009 qu'à ces difficultés structurelles commence à s'ajouter l'impact de la crise, avec des risques de dérive des déficits et de l'endettement dont les données d'ores et déjà disponibles montrent l'ampleur exceptionnelle.

 

Car les problèmes de fond qui n'ont pas été traités, dès lors, la très forte récession que connaît la France aura un effet considérable sur le déficit et l'endettement publics en 2009 et au cours des années ultérieures.

 

Les constats clés : Un déficit essentiellement structurel et une dette en forte hausse.

Les dépenses publiques en valeur ont crû de 3,6 % en 2008.

Si on les déflate, comme de coutume, par l'indice moyen des prix à la consommation hors tabac, leur croissance en volume ressort à 0,8 %.

Elle apparaît donc sensiblement inférieure à la tendance de 2,3 % par an observée sur la période 1998-2007 et légèrement plus faible que l'objectif associé à la loi de programmation des finances publiques pour la période 2008-2012 (1,0 % par an).

 

Par ailleurs, la croissance des dépenses en valeur a été plus forte que prévu lors du dépôt du PLF pour 2008 (3,6 % contre 3,0 %) : une seule conclusion s'impose les énarques ne savent décidément mieux compter que les « prévisionnistes » (qui eux se plantent tout le temps de leur côté).

 

La dette publique est un critère déterminant pour apprécier la situation des finances publiques, notamment par comparaison avec les autres pays.

Au sens du traité de Maastricht, la dette brute a progressé de 10 %, passant de 1.209 Md€ fin 2007 (63,8 % du PIB) à 1.327 Md€ fin 2008 (68,1 % du PIB), soit 20.600 € par habitant et 47.400 € par actif !

 

La charge d'intérêts a représenté 850 € par habitant et 1.950 € par actif.

Elle dépasse les crédits des missions « défense » et « sécurité » (53 Md€) ou le produit de l'impôt sur le revenu (52 Md€).

Rapporté au PIB (2,8 %), son poids s'accroît depuis 2007, après plusieurs années de baisse due à l'évolution favorable des taux d'intérêt.

Le financement des charges d'intérêts de la dette publique, et même au-delà, est entièrement assuré par un endettement supplémentaire ce qui est vraiment très inquiétant : on fait de la cavalerie et toujours à des niveaux plus forts !

 

En 2008, pour la première fois depuis la création de la zone euro, la dette française est devenue plus importante, en points de PIB, que la dette allemande.

La France est devenue, l'an dernier, derrière l'Italie, la Grèce et la Belgique, le 4ème État le plus endetté, en pourcentage du PIB, de la zone euro et, après la Hongrie, le 5ème de l'Union européenne.

Elle était, en 2004, à la huitième place de la zone euro et de l'Union.

 

La Suède a conservé en 2008 un niveau de dépenses publiques légèrement supérieur au niveau français (53,1 % de PIB) mais elle a enregistré, parallèlement, un niveau de recettes publiques suffisant pour faire apparaître, et pour le cinquième exercice consécutif malgré une croissance légèrement négative (- 0,2 %), un solde excédentaire (2,5 % de PIB) en 2008 !

Ce qui reste très éloigné du cas français.

Du coup, au royaume de la social-démocratie, la dette publique est ainsi revenue de 52,6 à 38,0 points de PIB de 2002 à 2008 !

Mais oui !

 

Quant à la France, dans le même temps, la situation dégradée des finances publiques fin 2008 résultait principalement de l'incapacité quasi-constante de notre pays, et depuis de très nombreuses années, à rééquilibrer ses comptes publics, à réduire le poids des dépenses publiques, contrairement aux autres pays européens.

 

Les comptes des collectivités locales - notre millefeuille administratif - le total des dépenses s'est accru en 2008 de 2,8 %, contre 6,9 % en 2007.

La rupture est nette au regard de toute la période précédente : de 2002 à 2007, les dépenses avaient augmenté en moyenne annuelle de 6,4 %, soit sensiblement plus vite que le PIB.

D'après la Cour, cette décélération n'est pas due au ralentissement des transferts de charges de l'État vers les collectivités locales qui se sont poursuivis en 2008 en application de « l'acte II de la décentralisation » : Elle traduit seulement l'inversion très sensible des dépenses d'investissement ; après avoir progressé de 8,8 % en moyenne annuelle de 2002 à 2007, elles ont diminué de 3,2 % en 2008.

 

Pourtant, la Cour estime que les recettes de fonctionnement des collectivités locales sont restées « dynamiques », notamment quant à leurs prélèvements obligatoires.

Les impôts directs ont augmenté (+ 4,3 %) plus vite que le PIB et davantage.

Quels piètres gestionnaires.

 

Un effet de ciseau particulièrement fort dans les départements est apparu depuis.

L'écart des taux de croissance entre recettes et dépenses de fonctionnement y a augmenté de 2,1 points en 2007 et 3,0 en 2008.

Les dépenses de personnel qui avaient augmenté de près de 50 % de 2002 à 2006, croissent de 17,8 % en 2007 et de 19,1 % en 2008.

Le produit des impôts indirects, qui avait presque triplé de 2002 à 2007, ne s'accroît que de 3,9 % en 2008.

 

En 2009 l'État perdra plus de 25 Md€ de recettes fiscales en 2009 par rapport à 2008, dont une dizaine en raison des mesures de relance, en principe temporaires. Ses dépenses croîtront fortement, du fait du plan de relance mais aussi d'une progression de 1,2 % en volume des crédits affectés aux autres dépenses.

Celles-ci peuvent encore rester dans la limite des crédits votés, sous réserve d'un effort de redéploiement important, mais avec la perspective que l'État ne parvienne pas à réduire le montant des dépenses exigibles et impayées en fin d'année.

Le déficit budgétaire dépassera 120 Md€ et l'augmentation de la dette financière pourrait être supérieure à 100 Md€.

 

L'ensemble des éléments ci-dessus amènent la Cour à conclure que le déficit global des administrations publiques devrait dépasser 140 Md€, soit plus de 7,0 % du PIB, en 2009 avec une baisse du PIB de 3,0 %.

La crise et le plan de relance n'en expliqueraient qu'environ la moitié, le reste étant de nature structurelle, avec un déficit structurel tendant à légèrement s'aggraver.

Malgré un plan de relance moins important, le déficit français resterait supérieur à la moyenne des autres pays européens, car notre pays part d'une position beaucoup plus défavorable.

 

La perspective d'une réduction sensible du déficit et de la dette à l'horizon de 2012 n'est pas réaliste à défaut d'un effort majeur de redressement, d'après la Cour des comptes.

Même si la croissance de l'activité redevenait supérieure à 2,0 % par an à partir de 2011, comme le suppose la programmation des finances publiques, la croissance des recettes pourrait rester durablement faible.

En outre, faute de nouvelles mesures d'économie, le ralentissement des dépenses sera insuffisant.

Le déficit public risque alors d'être encore supérieur à 6,0 % du PIB en 2012 et la dette approcherait alors 90 % du PIB, sans même compter les emprunts de la SFEF.

Les charges d'intérêt devraient être supérieures de 20 Md€ à leur montant de 2008, soit l'équivalent de deux points de CSG.

Chaque actif paierait alors 2.700 € de charges d'intérêt par an, soit 750 € de plus qu'en 2008.

 

Compte tenu du niveau qui sera atteint par la dette et par le déficit primaire en 2009, l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle.

Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part disproportionnée des ressources publiques (toutes les recettes de TVA pourraient finalement y être consacrées) ; un risque pèserait sur la signature de l'État, avec la perspective de charges d'intérêt encore plus fortes (une hausse d'un point du taux d'intérêt sur la dette publique coûte à terme 14 Md€, soit plus que le produit de la taxe d'habitation).

 

Le succès de la politique de relance pourrait enfin être remis en cause.

Il serait peu prudent d'attendre que des remèdes comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation, qui ne se décrètent pas et qui, pour la seconde, a de multiples effets pervers, exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ses comptes publics.

Si le creusement des déficits publics est inévitable en phase de récession, leur résorption à moyen terme est indispensable.

Pour maintenir la confiance des ménages et des investisseurs dans la signature de l'État, il faut donc démontrer rapidement que la France n'est pas engagée dans un processus d'alourdissement continu de sa dette publique.

Plus la réduction de l'endettement sera retardée, plus elle sera douloureuse et difficile.

 

Comme le montrent les exemples étrangers, l'effort de redressement doit d'abord porter sur les dépenses. De nouvelles réformes doivent donc être entreprises sans délai : la réduction progressive des effectifs de l'État, bien engagée maintenant, doit être poursuivie et ne plus négliger le champ des opérateurs.

De même, il sera nécessaire, tout en tenant compte de leurs spécificités, d'amener la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, à dégager également des gains substantiels de productivité.

Les dépenses locales ne sauraient échapper à l'effort général d'assainissement.

Au-delà des économies qui pourraient résulter de la maîtrise des effectifs de la fonction publique territoriale, la révision des interventions facultatives et une meilleure gestion de l'intercommunalité sont des chantiers prioritaires.

 

Compte tenu de l'ampleur des réformes à mener et des délais nécessaires à leur plein effet, il est indispensable d'engager leur préparation dès maintenant, afin d'éviter le maintien, à la fin de la crise, d'un déficit trop important entraînant une dérive dangereuse de la dette, et d'envoyer rapidement des signaux en ce sens aux marchés, aux entreprises, mais aussi à l'ensemble des Français.

 

 

Ce rapport est très bien fait, mais qui aura le courage de l'appliquer ?

Faut -il attendre la faillite (douloureuse excuse avec le concours de FMI) pour commencer enfin à bouger ? »

 

Nota de I² : Mon Ami, je me suis penché sur ledit rapport le week-end dernier !

J'y ai lu à peu près la même chose que toi et ai été frappé par un tableau expliquant la dette à l'horizon 2050 ! (Je serai mort, toi peut-être aussi, mais je pense à mes gosses et aux gosses de mes gosses).

2050, ce n'est pas si loin et il est possible que la dette publique atteigne alors 350 % du PIB...

Trois années et demie de création de valeur.

Pire que l'Argentine dans ses meilleures années « Peronesques »

 

Je reste effaré : je présenterai des comptes de la sorte à mes banquiers, mon CAC aurait déjà ouvert une procédure d'alerte ou donné sa dém', les vautours planerait déjà au-dessus de la dépouille de la boutique et on en serait à couper les vivres et demander au personnel féminin de faire le trottoir !

Mais là, on parle d'une Nation, d'un des piliers de l'Europe naissante et toujours en construction...

 

Voilà ce que c'est que de vivre la tête à l'envers, de rester aveugle aux réalités, de trahir ses promesses et de faire l'inverse de ce que commande le bon sens !

Magistral démonstration de la Cour : Et pourtant, je trouve le ton d'une neutralité absolue, sans même la moindre trace d'un jugement de valeur !

Juste des faits.

Des faits et des chiffres.

 

Décidément, le pire risque d'être encore devant nous, l'Ami.

Par VCRM & I² - Publié dans : Le charme discret des gauloiseries
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Mercredi 1 juillet 2009

 

Avant même les derniers arbitrages du remaniement ministériel du lendemain,

 

« Bling-bling » s'est permis de « donner la piqûre » au Congrès : Une grande première depuis 1848 : « je cause et tu fermes ton clapet ».

 

La grande nouvelle c'est que comme les services de l'État n'arrivent plus à dépenser moins, puisque claquer le fric d'autrui c'est justifier de son existence en ce bas monde ;

Qu'ils n'arrivent plus non plus à vous le piquer dans la poche avant même qu'il y rentre, tellement il y en a si peu à se partager ;

Eh bien vous allez le lui prêter !

Voilà la bonne idée du siècle...

 

Le dernier qui avait fait ça, c'était « Giskard à la barre » avec son « impôt sécheresse » (je te taxe, mais je te le rembourserai au décuple).

Avant encore Pinay, s'y était risqué, avec sa fameuse « rente ».

Le tsar de toutes les Russies aussi.

Y'a aussi eu la Convention.

Ma chère idée qui n'a pas forcément porté chance à leurs émetteurs : Eh bien on remet ça !

On ne sait pas encore ni comment, ni combien, ni quand, mais c'est sûr : va falloir être citoyen, les jeunes et montrer que vous en avez encore sous les matelas !

Ça permettra d'aller vérifier comment vous l'avez accumulé et tant pis si ça risque de retirer autant au seul moteur de la croissance qui fonctionne encore jusqu'à la fin de l'été dans ce foutu pays de « Gauloisie qu'on aime tant », à savoir la consommation.

 

Mais notons aussi qu'il a manqué de souffle, le « Bling-bling », pour une première.

D'un côté il nous a fait le grand numéro, devant des parlementaires poliment cois qui espéraient encore placer leurs copains ou eux-mêmes : « Nous ne pouvons pas laisser un euro d'argent public gaspillé. Je demande au parlement de se mobiliser pour identifier tous les dispositifs inutiles, toutes les aides dont l'efficacité n'est pas démontrée, tous les organismes qui ne servent à rien. Prenez le temps d'en débattre avec le Gouvernement à la rentrée afin que des décisions fortes puissent être prises avant la fin de l'année ».

Et allez donc : y'a qu'à lire le rapport de la Cour des comptes !

Mais peut-être sont-ils comme moi, ne sachant pas lire, la faute à l'ékole publique...

De ce fameux rapport, nous en reparlerons dès demain et dans les jours qui viennent (tellement la semaine dernière a été riche).

 

Revenons à Versailles ! Médusés les élus : C'est la première fois qu'un chef de l'État évoque le rôle du Parlement dans le contrôle de la dépense publique, faisant probablement allusion à l'amendement voté dans la réforme constitutionnelle de l'été 2008 qui pose dans son article 24 « Le Parlement (...) contrôle l'action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques ».

Ça s'est traduit par la création d'un « Comité d'Évaluation et de Contrôle », le CEC, auprès de l'Assemblée Nationale.

Notons qu'on n'avait pas besoin d'un comité Théodule de plus : il suffisait de relire les articles 13 et suivants du préambule de la Constitution qui existent depuis plus deux siècles !

C'était déjà marqué.

Mais bon, une réforme de la Constitution sur le sujet, ce n'était pas de trop pour rappeler à leurs devoirs les élus du Peuple, n'est-ce pas...

 

L'autre curiosité a brillé par son absence vertigineuse : absolument rien quant à d'éventuelles mesures pour réussir la croissance interne.

 

« Bling-bling dans sa tête » a repris tous les thèmes qui ornent le discours sur la croissance depuis 30 ans : l'investissement, la formation, la recherche, etc., mais en donnant dans ces efforts un rôle essentiel à l'État !

Tout à sa vision très « Sarkozienne », pour lui l'État (qu'il dirige à l'occasion) apparaît comme le seul Grand Initiateur, à travers du Grenelle de l'environnement, le Grand Paris, la ré-industrialisation des bassins d'emploi en difficulté, comme le seul moteur de tout ce qui va aller mieux demain (et échoue si lamentablement aujourd'hui).

 

Absolument à aucun moment notre « Ô combien Vénéré Président » ne semble avoir inscrit dans ses impératifs celui de s'appuyer sur les initiatives des « natifs gaulois » et autres résidents et, notamment, sur une des plus importantes : le financement de la création d'entreprises, le seul outil vraiment universel de la création de valeur ajoutée marchande qui vaille pour avoir vécu depuis des millénaires...
Avant même la création de tout État !

Il n'a parlé, toujours et encore, que de financements par l'État, jamais d'inciter les particuliers à investir, avec ou sans avantages fiscaux, une voie manifestement méconnue des énarques qui l'entourent et pourtant nettement plus efficace pour l'argent du public.

 

À aucun moment il n'a rappelé que, dixit l'OCDE, nous avons un retard de plus de 10 % de la population active au travail dans le secteur marchand. Et au moins autant en trop dans le secteur non-marchand...

Par contre, il a bien dit qu'il se refusait à une « politique de rigueur » prétendant un peu vite qu'elles ont toujours mener à l'échec, et à l'accroissement des impôts ; mais il n'a pas dit que pour revenir à l'équilibre budgétaire, les seules mesures de contrôle de la RGPP, même doublées par le Parlement seraient insuffisantes, et que notre seule sortie de crise réaliste est de créer les 5 à 7 millions d'emplois marchands qui nous manquent...

 

Aveugles sur les vraies causes du chômage français et les raisons du manque de création d'entreprises et d'emplois ; 

Aveugle à l'idée d'en charger l'État, car c'est bien une erreur démontrée depuis plus de 30 ans ! 

Quand l'État s'empare de la création d'entreprises et de l'innovation, le chômage n'a cessé d'augmenter.

 

À se demander si la vision de notre énarchie qu'a de l'avenir de notre beau pays (que nous aimons tant), n'est pas purement « postmarxiste » : L'État, c'est tout, il est omniscient, omnipotent, omniprésent.

Il peut vivre sans entreprise, car il est l'Ultime entreprise, immortelle, celle qui prend en charge les souffreteux, celle qui distribue des aides, des subsides aux nécessiteux, des subventions à des boutiques qu'il étrangle, dont il réglemente toujours plus étroitement l'activité, qu'il régale de marchés publics, qu'il assomme de charges de taxes et d'interdits.

 

On avait eu « l'entreprise sans usine » chère à Tchuruk qui a fait s'écrouler Alcatel, puis Alcatel-Lucent.

Demain, on aura une Nation entière sans ni usine ni entreprise.

On sera tous ou pensionnés, ou auto-entrepreneurs chacun sur son micromarché (forcément de proximité), ou fonctionnaire veillant à la bonne harmonie de l'ensemble !

 

Le bel avenir que voilà !

Radieux, tous égaux à tendre la sébile à hauteur de nos besoins, reconnaissant de bienveillance à l'égard du tout-puissant... État !

 

Et il ne restera qu'un communiste : « Bling-bling » !

Sera-t-il encarté au moins ?

Par L'ignoble infreequentable - Publié dans : Actualité politique
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Mardi 30 juin 2009

 

Vous avez aimé « Fifi III » ?

Vous allez adorer « Fifi IV » !

 

C'était mardi soir dernier. L'immense suspense qui régnait depuis plus d'une semaine quant aux « sortis », aux « entrants » et au jeu de « chaise musicale », s'est finalement terminé en quasi-boutade...

 

Les « erreurs de casting » virées ?

Miss « Rachida Mimi », le petit pruneau sec qui comptait les petits pois à la chancellerie (Justice) se casse à Strasbourg, loin des yeux du « chef » (loin du cœur !) : elle pourra se faire faire des gosses dans le dos de toute l'Europe, testant ainsi les mérites des 26 autres viriles nationalités !

Le beau destin...

 

Mister JO d'Albertville, « Barre-niée » nous quitte aussi pour Strasbourg en « escorte rapprochée » de sa collègue astreinte jusque-là à « garder les sots ». Mais il paraît qu'il n'y restera pas trop, juste le temps de reprendre un strapontin à Bruxelles.

Il quitte les quotas laitiers en pleine crise (Agriculture) pour aller apporter sa sagesse sur les rives du Rhin en matière de... quota !

La belle aventure de l'ex-commissaire et (futur ex ?) européen : après avoir tâté de l'exécutif, il nous palpera du « législatif » et y mieux revenir...

Pour faire des comparaisons ?

 

Exit également Cricri « Bout-thym », la très catho ministre du logis, qui n'avait rien trouvé de mieux que de s'enticher d'un directeur encore plus « pouêt-pouêt » qu'elle, à multiplier les logements de fonctions plus rapidement que les babouches !

Joyeuse retraite... spirituelle, Madame LA ministre !

En attendant, les logements à 1 euro jour, on attend toujours...

 

Exit l'autre Cricri : « Al-bas-nul » cède son fauteuil « de la beauté et de l'intelligence » à une sorte d'icône de gauche à la « cul-ture » (nous y reviendrons) du troisième sexe après l'échec de la loi Hadopi pas adoptée dans sa version originale, alors même que les personnels du ministère campent déjà devant la rue de Valois.

Après les intermittents, figurez-vous que se sont les fonctionnaires qui s'inquiètent sur leur sort !

Elle, elle dit qu'elle va enfin penser à elle... prendre du recul !

 

Roger « Crabe-bout-chi » est lui aussi jeté comme un malpropre de la rue de Varennes aux relations avec le Parlement, tellement il a brillé à y faire régner l'ordre dans les rangs après l'ubuesque loi « Hadop-qui ».

 

Le « cousin André » (Santini, pas celui de Calvi, mais le « frangin-trois-points » fumeur de cigare) retourne à « Issy-les-Moules-rive-gauche » s'occuper des écoles et des crèches dans son empire de bureau vides.

Il re-postule au Sénat, histoire d'occuper un peu ses soirées désertées...

 

Mister Nanar de « La-Porte » est également prié d'aller mâcher ses chewing-gum sur les pelouses des stades de rugby et y faire la pub pour de la cochonnaille, la faute à avoir dénié être le géniteur de Zohra alors qu'on ne lui demandait rien puisque tout le monde sait que c'est un « petit Sarko » dans le gène, en commençant par « Mâ » qui eût été la première à visiter la parturiente à peine sortie de salle d'accouchement...

 

Et puis « J'ai-go-go » dit adieu aux « ultramarins » après avoir tenté de « claquer » du fric sans demander la permission à « Bling-bling »...

Le chéri, il avait cru bien faire pour calmer les esprits en parlant « d'économie de comptoir ».

Mais la sentence aura été plus longue à s'appliquer que pour « Marty-non ».

 

Huit sortis, huit entrés ?

Bé oui, mais c'est plus compliqué que ça.

Parce que tout le monde aura noté que disparaît à l'occasion le « grand ministère » des droits de l'homme, de la femme et des enfants réunis...

Une vraie « erreur de casting » au pays des lumières et de la première déclaration des droits de l'homme et du citoyen au monde ?

C'était l'opinion de « Kouche-nerf »... Il aura su y faire pour faire taire la « grande priorité » de « Bling-bling » durant la dernière campagne présidentielle.

Souvenez-vous : « J'irai les chercher » avec les dents s'il le faut ! Pas une victime des ayatollahs, des dictatures ou de je ne sais quoi qui pourrira en « prisonnier politique » : On attend le retour du soldat « machin » dont on ne sait plus s'il est d'abord israélien ou encore français, de la Miss Mexicaine après l'évasion d'Ingrid, des infirmières bulgares et des boucliers humains de Saddam (qu'on a fini par pendre haut et court).

Faut dire aussi que Miss « Yamaha-raté », elle a pédalé dans la scoumoune dès l'arrivée de « Kad-à-Fi » sur les tarmacs de la République.

Exit la fille ? Pas du tout : elle est reclassée « aux sports » des sportifs musculeux à force d'avoir refusé l'exil Strasbourgeois !

 

Reste que huit, pas plus, personnes hautement qualifiées font leur entrée au gouvernement :

D'abord Freddie « Mythe-errant » à l'aculture...

Mais si !

Il s'emmerdait tellement à la Villa Médicis à Rome qu'il fallait bien lui éviter la déprime et une cure de Prozac.

D'ailleurs, c'est assez connu pour « qu'Al-bas-nulle » ait refusé d'y aller...

Le voilà rapatrié aux plateaux télés parigots où il va pouvoir se la péter à nouveau sous les sunlights qu'il affectionne tellement à étaler son « immense culture » d'homme de lettre et de... « cul-ture ».

Comme la confiture, ce truc-là : moins on en a plus on l'étale disait je ne sait plus qui...

Quitte à avoir un représentant patenté du troisième sexe, perso, j'aurai préféré l'ami des « dynasties » plutôt que des « stars ».

D'abord j'ai du mal à supporter sa voix ampoulée et nasillarde et puis il a un côté « Tonton » qu'on en a déjà assez eu à souper pendant 14 ans d'affilée que là, je risque l'indigestion.

Enfin, passons : espérons seulement qu'il ne se prenne pas pour le Malraux du XXIème siècle : il n'en a pas l'étoffe !

 

Michel (Re)mercier du Sénat qu'il quitte pour l'Espace pas spatial mais seulement rural et l'aménagement du territoire (et ses belles usines).

La belle promo !

 

On aura droit aussi Henri « Deux-reins-courts » aux relations si houleuses avec le Parlement (pourtant à la botte depuis qu'il va en rangs serrés à Versailles écouter le chef annoncé un méga-maxi-hyper-emprunt : on en reparlera aussi, mais plus tard !).

 

Et l'ex-député-maire de Nice, dont on se rappelle qu'il criait sur tous les toits et tous les octaves qu'il n'avait aucune ambition nationale pour se consacrer exclusivement à sa ville azuréenne et ses administrés, y'a pas encore très longtemps, l'autre « frangins trois points » de Cricri « Est-ce-trop-zizi », devenu ministre des activités laborieuses et industrieuses.

La belle affaire...

 

Enfin, deviennent secrétaires d'État le député Pierre « Le-loucheux » qui s'emmerdait ferme dans sa circonscription, piaffant depuis belle lurette qu'on ne savait pas reconnaître son talent, parti nous représenter dans les belles Affaires européennes ;

 

L'eurodéputée « Noria-Berri-Berra » dont on ne sait même pas si elle s'est faite jetée de Strasbourg ou non qui va s'occuper des vieux, pardon, des seniors, pardon des « Aînés ». Voilà qui va leur redonner l'envie de rajeunir, à n'en pas douter !

 

« Beuh-noix Apparu », ex-député qui va servir son pays au logement et à l'urbanisme ;

Et « M-L » (pas la mienne) mais « Peine-char », filliote de la très controversée « Lulu Mi-chaud-mi-chèvre », blindée naturellement, à affronter les « ultra-marins ».

Jusque-là, la fine équipe...

 

Parce que finalement, ni de « Juppette droit dans ses bottes, souple des hanches,

Ni de « Al-aigre » à la science ou au « global-warming »,

Ni de « RG Schwarzenegger » quelle que part comme de l'ex « plus jeune agrégé de droit de Gauloisie » (mon prof de sciences-po des MRG),

Ni de François « ba-bouin », jugé « trop flatté » des rumeurs qui le faisaient entrer si jeune chez les ex « chie-rat-kiens » et...

Ni de « J-F. Coupé », ni de fils de cri-cri « Jacob » qui sont pourtant passés et repassés dans les allées du pouvoir pour se faire mousser...

Pas plus d'ouverture que ça, finalement... Faut dire que depuis l'hécatombe de « Fifi I » dans les rangs de l'opposition, le « bon personnel » de qualité, y'en a plus beaucoup !

 

Du coup, sont confirmés pour « bons & loyaux services rendus au Prince » :

« Nanar Kouche-nerf », ministre des Affaires étranges, européennes et diplomatiquement correctes ;

« Cricri La-Garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas » aux si brillantes manœuvres à la finance, l'emploi et l'industrie ;

Patrick « Dévide-d'gens », toujours ministre de la relance qu'on attend toujours, dont on attend qu'il claque enfin ses 26 milliards en logement à 100.000 euros (soit 260.000 familles à ne plus vivre sous les ponts) ;

Valérie « Pet-cresse » qui garde l'enseignement supérieur et de la recherche qui en ont bien besoin ;

Hervé « Maux-reins » au ministère de la guerre-et-paix ;

Miss « Rose-Lyne » le pompon rose « Bâche-l'eau » à la santé, aux sports, la jeunesse et autres drogues douces ;

Valy « Lait-hard », reste auprès de « Borloo le chevelu », il ne peut plus s'en passer ;

J-M. « Beau-quel », devient sous-ministre de la liberté à déjà vouloir « travailler au corps » les petits-pois de la chancellerie ;

Hervé « Nos-vos-lits » s'occupe toujours des PME et des touristes avec un si vifs succès que les tribunaux les liquidant commencent à être débordés ;

Hubert « Fal-Co », défendra les anciens combattants ;

Nadine « Marre-ânon » restera solidaire ;

Cricri « Plus-Blanc-que-blanc » va enfin s'occuper sérieusement du « Das Groß Paris » ;

Eric « Baissons-le-transfuge », au ministère de la migration, de l'intégrité républicaine, de la carte d'identité et du développement durablement solidaire reste confortablement dans les pompes de « Heurte-feu » ;

Laurent « Vaut-Quizz », reste en renfort de Miss « La-garde-Meurt-mais-ne-se-rend-pas », plus particulièrement chargé de l'emploi qui se dégrade si bien ;

L'immensissime Nathalie « Kause-suce-ko-c'est-du-poulet » est toujours chargée de la police des mœurs numériques et du développement « prospectif » ;

« Dodo Puce-rôt » persiste à se charger des transports et du paysage territorial aux cotés de « Bord-lo-le chevelu », vissé au « Développement durable » ;

« Falbala-Amarrée », de chez « ni catin ni boniche », continue à calmer la Ville (et pas la rase campagne) ;

Alain « Ma-Rolex » s'entend si bien avec les collectivités territoriales qui pètent la dette et les plafonds d'impôts locaux (c'est en tout cas ce que nous a servi la Cour des Comptes dès le lendemain), qu'on se le garde au chaud au même fauteuil ;

A-M. « Hydre-acte » qui brille tant par le déficit abyssal de la balance du commerce transfrontalier continue à œuvrer au commerce extérieur pour persister à se planter magistralement ;

« Joyeux-dés », s'en tient à la cacophonie et à la collaboration ;

Miss « Joue-âne-haut » persiste à jouer joue sa partition chez les verts de « Bord-l'eau le chevelu » ;

Et « Martini-riche » continue à se tamponner la pauvreté, la jeunesse, la vie associative et les « enfoirés » !

Tout un programme : « On avait dit que c'était pour un soir/ On est encore là vingt ans plus tard/ Oh-oho, ici les enfoirés... On a dit, les saltimbanques c'est pas sérieux/ Aux ministères ils n'ont pas fait mieux/ Oh-oho, rejoins notre Ar-mée ! »

 

Pendant que d'autres sont punis à jouer à la « chaise musicale ».

« Brice Ordre-de-feu » ne se plaît pas au travail, il part chez les flics !

« MAM » n'accroche pas chez les flics après s'être tamponnée les militareux, elle passe aux « petits-pois » à la garde des sots : comme ça, elle aura fait la trilogie virile de l'ordre et de la justice...

Xave « Dark-os », passe au boulot ; 

Mister Châtel devient ministre de l'instruction publique mais garde quand même la parole du Gouvernement,

 

Alors que « Bord-lo-le-chevelu » se sent si bien au ministère des « durables », qu'il y dure encore et est en plus chargé des négociations sur le climat...

Comme si le climat allait soudainement négocier ses sautes d'humeur !

Passons !

 

Moi, je ne sais pas, mais je sens qu'avec un gouvernement pareil, en pleine crise mondiale et durable, on ne va pas rigoler tous les jours.

 

Enfin, bienvenue aux petits nouveaux,

Bon retour aux confirmés,

Au revoir aux partants : ainsi en soit-il de la volonté du « prince des bling-blings » !

Par L'ignoble infreequentable - Publié dans : La bande à Sarko 1er dit "Bling-bling"
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Lundi 29 juin 2009

 

Et de la taxe... éponyme

 

On la croyait enterrée. La voilà qui revient, avec le soutien du gouvernement des gaulois, ou du moins d'une partie seulement de leur gouvernement puisque la polémique interne au gouvernement étant devenue une habitude, chaque ministre contredit le précédent.

 

Il s'agit de taxer les transactions financières : de quoi résoudre la crise (financière justement) et faire une bonne action ! 60 milliards d'euros ainsi récoltés pour l'aide au développement.

Bien entendu, ça a l'odeur, la couleur et la saveur du non-sens économique qui aggravera la crise et n'aidera en rien au développement.

Mais en « Gauloisie éclairée », on est toujours en pointe pour recycler les vieilles lunes que les autres ont abandonnées depuis longtemps, surtout lorsqu'il s'agit de créer de nouveaux impôts, ce qui est notre meilleur produit d'exportation.

 

Nous voilà donc à peu-près 35 ans en arrière : en 1972, on venait d'abandonner les changes fixes pour passer aux changes flottants, ce qui chagrinait tous ceux qui ne supportent pas l'idée que la vie économique impose des changements permanents, y compris de la valeur des monnaies : ils préfèrent la stabilité et le calme absolu des matins calmes, qui n'existent que dans les cimetières (et en Corée). Il se trouve que l'économie, comme la vie, c'est fait de changements.

Il faut donc que la valeur des monnaies varie chaque jour. James Tobin économiste keynésien bon chic bon genre, futur Nobel d'économie, avançait alors, avec beaucoup de prudence, l'idée d'une taxation des transactions monétaires internationales dans l'espoir de diminuer la spéculation, en réduisant les transactions financières.

 

Aussitôt, la gauche la plus radicale, (les « antimondialistes », devenus plus tard « altermondialistes »), s'empare de l'idée pour en faire le symbole de son opposition au capitalisme financier.

ATTAC, qui devait naître un peu plus tard, en a fait le cœur de son action contre le libre-échangisme.

Tobin avait joué les apprentis sorciers et le regretta plus tard de la manière la plus claire, dans un entretien au Spiegel dont Le Monde publiait l'essentiel en septembre 2001 (Tobin est mort peu après) « J'apprécie l'intérêt qu'on porte à mon idée, mais beaucoup de ces éloges ne viennent pas d'où il faut. Je suis économiste et, comme la plupart des économistes, je défends le libre-échange.(...) On détourne mon nom ».

Exit la taxe Tobin, tuée par Tobin lui-même.

 

C'était compter sans les gaulois natifs et importés.

La revoici en effet qui revient en force depuis quelques jours.

55 pays ont créé un groupe de travail pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières.

C'est notre très socialiste ministre des affaires étrangères, Nanar « Kouche-nerf », qui a remis le sujet sur la table, aidé de son secrétaire d'État Alain Joyandet (il y a tellement de « soces » dans cet ex-gouvernement qu'on se demande s'il n'y en aurait pas eu moins avec « Ségololo », finalement).

Au cours de cette réunion, qui s'est tenue à Paris, « Kouche-nerf » a suggéré de profiter « de l'interdépendance financière des marchés des capitaux en prélevant une fraction des transactions quotidiennes ».

Il a même ajouté que cela devait se faire sur une base volontaire, ce qui, bien entendu a achevé de rendre le projet illisible à en faire se gausser les participants : cela voulait-il dire que ce serait « volontaire » pour les États » (certains l'appliquant, d'autres non) ou pour les opérateurs ?

On peut imaginer, dans la deuxième hypothèse, qu'il y aura si peu de volontaires qu'on sera bien obligé de rendre le nouveau prélèvement obligatoire pour que ça marche.

C'est dans la culture des « gaulois » : le facultatif devient obligatoire, le provisoire, durable et permanent.

 

Avec une taxe (drôle de nom pour quelque chose de volontaire) de 0,005 %, le rendement serait de 30 à 60 milliards, qui permettraient d'accroitre sensiblement l'aide publique au tiers-monde.

Voilà donc une bonne action, une décision morale, dixit A. Joyandet (« en pleine crise morale du capitalisme, il est sain de taxer un peu ceux qui gagnent de l'argent sur l'argent »), et ce qui fera en outre sortir les plus pauvres de la misère.

 

C'est que les « soces en panne d'idée » socialistantes ont de la suite dans les idées, puisque le gouvernement Jospin avait déjà fait voter une telle taxe en 2001, mais comme nous étions seuls au monde à l'avoir inventée, il en avait prudemment fixé le taux à... 0 % !

La « Gauloisie magnifique » sait se rendre ridicule aux yeux du monde...
Mais oui, en tout temps, toute circonstance et en tout lieu !
 

Bien entendu, cette fois-ci, « La-garde-meurt-mais-ne-rend-pas » a démenti dès le lendemain que Paris ait un projet dans ce domaine : Paris, non, mais le ministre des affaires étranges, parlant au nom du gouvernement, oui.

 

En langage politiquement correct, on appelle cela des « financements innovants », dont la « Gauloisie » s'est fait une spécialité, notamment avec la « taxe au Chi » sur les billets d'avion, que quelques onze pays appliquent !

Tout le monde applaudit, à condition d'échapper soi-même à la taxe.

 

L'imagination fiscale au pouvoir est sans limite : il y a aussi des projets de prélèvement sur les paiements par carte de crédit ou encore de loterie mondiale...

Passons sur le fait que la dernière tentative pour envisager un simple rapport sur la faisabilité d'une taxe Tobin avait été repoussée en 2000 par le parlement Européen par 229 voix contre 223 (grâce au vote contre des travaillistes anglais, mais grâce aussi aux « trotskistes admirables » qui ne veulent pas réformer le système mais le détruire : eux ne veulent pas taxer les mouvements de capitaux, mais seulement les interdire).

 

En 2009, l'idée est toujours aussi absurde.

Il est bien sur impossible de séparer les transactions de paiement et les transferts spéculatifs, donc on taxera tout, ce qui aurait donc pour résultat de freiner les échanges commerciaux.

De toute façon, la « spéculation » est indispensable sur les marchés des changes pour permettre aux entreprises de se couvrir à terme vis-à-vis des fluctuations des devises : les spéculateurs assurent la contrepartie nécessaire et prennent le risque à la place des entreprises exportatrices.

Sans eux, pas de couverture à terme et avec eux, des risques à terme supportés par les « vraies entreprises » industrielles et commerciales : à chacun son métier.

En outre, et paradoxalement, moins de transactions sur les marchés de capitaux, c'est encore plus volatilité des cours, alors qu'on prétend lutter contre leur variabilité : plus le marché est étroit, plus, très logiquement, les fluctuations y sont grandes.

 

Passons sur le fait qu'il faudrait, pour taxer, assurer une parfaite traçabilité des transactions financières (même si l'idée est à la mode, elle est impraticable, même avec un policier par chaque « gaulois ») et que la mesure entrainerait d'énormes effets pervers sur l'économie des pays qui l'appliqueraient (et il est illusoire de penser que tout le monde l'appliquerait : voir le peu de succès de la « taxe au Chi »).

En toute hypothèse, le système serait rapidement contourné, des moyens d'échapper à la mesure étant vite trouvés, car les opérateurs du marché ont de l'imagination !
Par exemple, quand les Américains ont multiplié les règlements vis-à-vis des avoirs en dollars des non-résidents, en plafonnant les taux d'intérêt, le marché a créé un marché libre de l'eurodollar en dehors des Etats-Unis, pour contourner ces réglementations et échapper aux contraintes étatiques.

Autant de matière de moins pour les américains venant fleurir dans les pays exotiques à n'en avoir plus « d'économie réelle »...

 

La morale de cette histoire : la taxe Tobin était morte, enterrée par Tobin lui-même.

Et le ministre « des affaires étranges » a voulu la ressusciter !

La belle ambition : n'est pas « Christ ressuscitant Lazare » qui veut !

Par L'ignoble infreequentable - Publié dans : Le charme discret des gauloiseries
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Samedi 27 juin 2009


Les hommes...

 

1. Les hommes sont comme les vacances. Ça ne dure pas longtemps !

 

2. Les hommes sont comme les bananes. Plus ça vieillit et moins c'est dur.

 

3. Les hommes sont comme le temps. Tu ne peux rien faire pour le changer.

 

4. Les hommes sont comme le café. Les meilleurs sont chauds, forts et te maintiennent réveillée toute la nuit.

 

5. Les hommes sont comme les ordinateurs. Dur à comprendre et constamment sans mémoire.

 

6. Les hommes sont comme la publicité. Ne jamais croire un mot de ce qui est dit.

 

7. Les hommes sont comme les comptes en banque. Sans argent, ils ne génèrent aucun intérêt.

 

8. Les hommes sont comme les tempêtes de neige. On ne sait jamais quand ça arrive, combien de centimètres ils donneront et combien de temps ça durera.

 

9. Les hommes sont comme les photocopieurs. Ils servent que pour la reproduction.

 

10. Les hommes sont comme les places de stationnement. Toutes les bonnes places sont prises et les autres sont pour les handicapés.

 

 

Un jour, mon « homme-de-maison » de mari décide de laver son maillot de foot tout seul.

 

Quelques secondes après être devant la machine à marmonner dans sa barbe, il me crie :

« - Chérie, quel cycle j'utilise pour la machine ?

- Çà dépend ! » lui réponds-je. « Qu'est-ce qui est écrit sur ton maillot ? »

 

C'est alors qu'il me crie passablement agacé, d'après le ton qu'il emploie :

- « PSG ! »

 

Et ils diront qu'il n'y a que les blondes...

Par Chouette-Chouette - Publié dans : Paroles de femmes
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Vendredi 26 juin 2009

 

Le Monde des « scienteux »...

 

Comment reconnaît-on à coup sûr un informaticien dans un ascenseur ? (*)

 

1 - Un mathématicien et un ingénieur assistent à la conférence d'un éminent physicien concernant les théories de Kulza-Klein sur les processus physiques intervenant dans les espaces de dimension 9.

 

Le mathématicien est assis et apprécie beaucoup la conférence, pendant que l'ingénieur fronce les sourcils et semble complètement embrouillé.

 

À la fin, le mathématicien et l'ingénieur, qui a un énorme mal de crâne, commentent ensemble la conférence.

 

L'ingénieur : « Comment fais-tu pour comprendre tout cela ? »

Le mathématicien : « Il suffit de visualiser le processus. »

L'ingénieur : « Mais comment peux-tu visualiser un processus intervenant dans un espace de dimension 9 ? »

Le mathématicien : « C'est très simple. D'abord tu visualises le processus en dimension n, et ensuite il suffit de prendre n=9. »

 

2 - Deux hommes se déplaçant en ballon sont perdus dans le désert.

Ils aperçoivent un individu en train de méditer à l'ombre d'un palmier-dattier près d'une oasis.

 

Les deux hommes hèlent l'inconnu : « Où sommes-nous, s'il vous plaît ? Nous sommes perdus ! » lui demandent-ils.

Après un long moment de réflexion, l'homme leur répond : « Dans un ballon ! »

 

Les deux aéronautes répondent en chœur : « Merci, monsieur le mathématicien. »

 

L'homme demande très étonné : « Mais comment avez-vous su que j'étais mathématicien ? »

« Pour trois raisons », répond l'un des deux égarés.
« Premièrement, vous avez beaucoup réfléchi avant de nous répondre. Deuxièmement, votre réponse est très exacte. Troisièmement, elle ne sert à rien. »

 

3 - Deux logiciens se rencontrent :

- « Salut vieux ! J'ai une bonne nouvelle !

- Ah oui ? Laquelle ?

- Ma femme a accouché de notre premier enfant !

- Félicitations, dis donc ! C'est un garçon ou une fille ?

- Oui ! »

 

4 - Lors d'un grand jeu télévisé, les trois concurrents finalistes se trouvent être un ingénieur, un physicien et un mathématicien.

Ils ont une épreuve à réaliser pour gagner...

 

Cette épreuve consiste à construire une clôture tout autour d'un troupeau de moutons en utilisant aussi peu de matériel que possible.

 

L'ingénieur fait regrouper le troupeau dans un cercle, puis décide de construire une barrière tout autour.


Le physicien quant à lui construit une clôture d'un diamètre infini et tente de relier les bouts de la clôture entre eux jusqu'au moment où tout le troupeau peut encore tenir dans le cercle.


Voyant ça, le mathématicien construit une clôture autour de lui-même et... se définit comme étant à l'extérieur de l'enclos...

 

5 - Un biologiste, un physicien et un mathématicien sont assis à la terrasse d'un café et regardent les passants en sirotant chacun une boisson.

 

De l'autre côté de la rue, ils voient un homme et une femme entrer dans un immeuble.

30 minutes plus tard, ils les voient ressortir accompagnés d'une troisième personne.

 

« - Tiens, ils se sont multipliés », dit le biologiste.

- Oh non, pas du tout ! » s'exclame le physicien. « C'est une erreur de mesure. »

- En attendant, s'il rentre exactement une personne dans cet immeuble, il sera de nouveau vide ! » conclut le mathématicien.

 

Et si la gîte les avait secoués et basculés, tout simplement ?

Pendant que l'autre ajoute un quart à son dû ?

En tout cas, voilà une belle thèse !

 

(*) Réponse : c'est le seul qui « double-clique » sur le bouton de son étage !

Par L'ignoble infreequentable - Publié dans : Histoires d'en rire !
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