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Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Pauvre Marianne...
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« Autant que je sache — immédiatement. »
Günter Schabowski, membre réputé « réformateur » du Politburo, lit un projet de décision du conseil des ministres qu'on a placé devant lui à l’occasion d’une conférence de presse :
« Les voyages privés vers l'étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs – motif du voyage ou lien de famille.
Les autorisations seront délivrées sans retard.
Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée.
Les départements de la police populaire responsables des visas et de l'enregistrement du domicile sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur n'aient à être remplies.
Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA. »
Question d'un journaliste : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »
Réponse : « Autant que je sache... immédiatement. »
C’était il y a 20 ans tout juste et j’y étais…
Ce jeudi, c’était pour moi la corvée des TVA, maison-mère, maison-grand-mère, adhérents, filiales et sous-filiales pour le Codir du vendredi matin… Il fallait réunir tous les éléments des reportings, commencer à remonter le pognon des différentes comptes bancaires pour « ajuster », évaluer le coût des opérations à soumettre à mon Pédégé, calculer au « pifomètre » et d’après mes tableaux de bord « bidouillés » les cessions et « arbitrages » à envisager, contrôler le tout avec les prévisions des semaines précédentes (qui permettaient d’anticiper), joindre les banquiers pour recouper avec précision les informations, de façon à être prêt au moment de l’envoi des chèques…
Pas un gros boulot en soi (on n’avait pas de tableur, mais j’avais « ma » méthodologie – papier-crayon-gomme-doigt-mouillé – à force, qui facilitait le travail), à condition de ne pas se tromper : l’addition pouvait être lourde si on loupait le coche et mes « bonus » de fins d’année allaient être décidés en conseil d’administration la semaine suivante.
À l’Est, loin derrière le glacis que représentait la RFA, il se passait des choses.
En 1989, la situation géopolitique change : Les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan, queue basse face aux Talibans, sans victoire.
La chine s’éveille à Tienanmen.
Au printemps précédent, la Hongrie ouvre son « rideau de fer ».
En août, Tadeusz Mazowiecki, membre de Solidarnosc, devient Premier ministre de Pologne.
À la fin de l'été, les Allemands de l'Est se mettent à quitter le pays par centaines, puis par milliers, sous prétexte de vacances en Hongrie, où les frontières sont ouvertes.
En trois semaines, 25.000 citoyens de la RDA rejoignent la RFA via la Hongrie et l'Autriche.
À Prague, à Varsovie, des dizaines de milliers d'Allemands de l'Est font le siège de l'ambassade de RFA.
En RDA, la contestation enfle.
Les églises protestantes, comme celle de Saint Nikolai à Leipzig, accueillent les prières pour la paix : Elles sont le germe des « manifestations du lundi », à partir de septembre.
Déjà le 2 octobre, 20.000 manifestants défilent ainsi dans les rues de Leipzig.
Le 7 octobre, le gouvernement est-allemand de Honecker célébrait le 40ème anniversaire de la création de la RDA sur fond de manifestations avec tous les dignitaires des partis « frères ».
À Berlin-Est, les manifestants lancent un appel à l'hôte d'honneur de la commémoration, le patron de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev : « Gorbi, Gorbi, hilf uns » (« Gorbi, Gorbi, aide-nous »).
Mikhaïl Gorbatchev indique aux dirigeants du pays que le recours à la répression armée est à exclure.
Ce jour-là, Gorbatchev avait définitivement compris que la clique de PC local n’avait jamais réussi qu’à recréer une dictature sanglante et paranoïaque sous couvert de marxisme et sur les ruines de la tragédie hitlérienne : Les huguenots calvinistes, ça n’a décidément rien à voir avec les orthodoxes russes…
Malgré une tentative de reprise en main par des rénovateurs du Parti communiste, les manifestations continuent. À Potsdam et à Karl-Marx-Stadt, les forces de l'ordre avait dû intervenir brutalement et avec violence contre les manifestations.
Et ce n’est que le 16 octobre que la télévision est-allemande évoque pour la première fois ces manifestations.
Le 18 octobre Erich Honecker, chef de la RDA est poussé à la démission « pour raison de santé ».
Egon Krenz lui succède et prononce pour la première fois de terme de « die Wende », le changement, le tournant.
Ça ne suffit pas : le 21 octobre les manifestations anti-gouvernementales touchent l'ensemble du pays et la police intervient cette fois avec une rare violence.
Pourtant, le 24 octobre, le parlement confirme la position d'Egon Krenz comme chef de l'État.
Aussitôt des manifestants expriment partout leur opposition à Krenz et aux anciens partis politiques, le CDU chrétien-démocrate, le DBD des paysans, le DPD libéral, qui règnent aux côtés du SED, le parti communiste.
Le 27 les autorités libèrent encore 2.000 prisonniers condamnés pour avoir tenté de quitter le pays.
Le surlendemain, 29 octobre, la police présente ses excuses pour son intervention « musclée » et la télévision de la RDA promet de diffuser désormais des « informations correctes ».
Margot Honecker, épouse de l’ancien chef d’État, ministre de l’enseignement, démissionne à son tour le 31 octobre.
On compte, le 4 novembre, jusqu’à 300 personnes par heure qui fuient la RDA via la Hongrie et la Tchécoslovaquie.
Un million de personnes descendent dans la rue, dont la moitié à Berlin-Est.
Le 6 novembre, c’est la célébration du 72ème anniversaire de la Révolution russe (d’octobre… bien sûr).
De nombreux artistes appellent la population à manifester en masse.
Le 8 novembre, toute la tête du parti SED démissionne collectivement. « Neues Forum », une coalition des mouvements de résistance, est reconnu comme nouveau parti politique.
Et l’annonce de Shabowski le 9 au soir (en fin d’après midi chez nous) !
Aussitôt, à la stupéfaction du « monde libre », de nombreux de Berlinois se ruent vers les postes frontières. Dépassés, les gardes-frontières pratiquent des ouvertures dans le mur de Berlin et laissent passer, sans heurt, le flot des « hommes libres » qui prennent leur destin en main…. avec les pieds !
Le « Mur » est en partie détruit près de la porte de Brandebourg. Grâce aux annonces des radios et télévisions de RFA et de Berlin-Ouest, intitulées : « Le Mur est ouvert ! », ce sont plusieurs milliers de Berlinois de l'Est qui se pressent aux points de passage et exigent de passer. À ce moment, ni les troupes frontalières, ni même les fonctionnaires du ministère chargé de la Sécurité d'État responsables du contrôle des visas n'avaient été informés. Sans ordre concret ni consigne mais seulement sous la pression de la foule, le point de passage de la Bornholmer Straße est ouvert peu après 23 heures, suivi d'autres points de passage tant à Berlin qu'à la frontière avec la RFA.
Beaucoup assistent en direct à la télévision dès cette nuit du 9 novembre et se mettent en chemin.
C'est ainsi que le Mur de Berlin tombe dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989, après plus de 28 années d'existence.
Cet événement a été appelé dans l'histoire de l'Allemagne « die Wende » (« le tournant »).
Cependant le véritable rush a lieu le lendemain matin, le 10, beaucoup s'étant couchés trop tôt cette nuit-là pour assister à l'ouverture de la frontière. Ce jour-là, d'immenses colonnes de ressortissants est-allemands et de voitures se dirigent vers Berlin-Ouest.
Les citoyens de la RDA sont accueillis à bras ouverts par la population de Berlin-Ouest. Un concert de klaxons résonne dans Berlin et des inconnus se tombent dans les bras les uns des autres.
Dans l'euphorie de cette nuit, de nombreux Ouest-Berlinois escaladent le Mur et se massent près de la porte de Brandebourg accessible à tous, alors qu'on ne pouvait pas l'atteindre auparavant.
Une très impressionnante marée humaine sonne le glas de la guerre froide.
En apprenant la nouvelle de la chute du Mur, le Bundestag interrompt son emploi du temps à Bonn et les députés entonnent spontanément l'hymne national.
Le 10 novembre, présent à Berlin, le violoncelliste virtuose Mstislav Rostropovitch, qui avait dû s'exiler à l'Ouest pour ses prises de position en URSS, vient encourager les démolisseurs du mur, à coup de pioches, de marteaux (appelés en allemand Mauerspechte, en français « piverts du mur ») en jouant du violoncelle au pied du Mur.
La photographie de cet événement deviendra célèbre et sera l'un des symboles les plus forts de la chute de tout le bloc communiste en Europe.
Car la chute du Mur, c’est la chute des régimes communistes d'Europe centrale. Elle a stupéfié le monde occidental. Le délitement du régime est-allemand était tel que, très vite pour le chancelier Helmut Kohl, la seule solution qui s'impose, c'est la réunification, c'est-à-dire l'absorption de la RDA par la RFA : un pays allait disparaître pour re-fonder une Nation unique !
Dès le 28 novembre, il présente un plan en dix points pour réunifier les deux Allemagne.
Soucieux de stopper le flot migratoire de la RDA vers la RFA, de ne pas laisser le temps aux vainqueurs de 1945 de demander des conditions trop strictes, il veut mener l'affaire le plus vite possible.
La paix qui n'avait jamais été signée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale l’est le 12 septembre 1990 à Moscou.
Le traité de Moscou rend à l'Allemagne sa pleine souveraineté.
La « chute du Mur de Berlin » a donc abouti, presque un an plus tard, à la réunification des deux Allemagne (RFA et RDA) le 3 octobre 1990.
Le 3 octobre est aujourd'hui la fête nationale allemande (Tag der Deutschen Einheit, « jour de l'unité allemande »). Le 9 novembre a été évoqué pour devenir la fête nationale de l'Allemagne, d'autant qu'elle célèbre également la proclamation de la république de Weimar en 1918.
Mais c'est aussi la date anniversaire du putsch d'Adolf Hitler (autre salopard de l’humanité, le 9 novembre 1923), ainsi que celle de la « Nuit de cristal », le vaste pogrom anti-juif commis par les nazis (encore d’autres salopards de destructeurs de l’humain, mais en troupe, le 9 novembre 1938 : en « bandes », c’est quand même plus facile).
Les télévisions du monde entier relaient l'événement extraordinaire qu'est la chute du Mur. Elles le décrivent comme un symbole de paix, de retour à la liberté et de communion du peuple allemand.
C’est là que la diplomatie française fait une erreur monstrueuse de jugement quasi-apocalyptique : nos responsables politiques pensent que l'URSS ne laissera pas la RDA s'unir à la RFA.
« Mythe-errant » effectue donc une visite officielle, oui officielle, en RDA, en soutien, du 20 au 22 décembre, trois semaines après le plan en 10 points de son « pote » de Bonn.
Et au cours du dîner officiel, alors que tout est déjà fini, cet abruti des Carpates à la graisse de cabestan lâche même : « République démocratique d'Allemagne et France, nous avons encore beaucoup à faire ensemble ».
Non mais : Le kon !
Mais quel kon !
Rien pigé au sens de l’Histoire, le mekton !
Absolument nul !
Les dirigeants ouest-allemands sont évidement surpris et extrêmement déçus de l'attitude de la « Gauloisie des Libertés ».
Les américains, et leur ambassadeur à Bonn, Vernon Walters, comprennent de leur côté immédiatement que la chute du Mur ne peut avoir pour seule conséquence que la réunification.
Ils parviennent tout de même à convaincre George Bu-Bush senior (parce que lui aussi, il en tenait une couche) que l'intérêt des États-Unis est d'accompagner le mouvement pour obtenir des conditions qui leur conviennent plutôt que de s'opposer à la réunification allemande.
Helmut Kohl, qui avait mené jusque-là une politique de rapprochement avec l'URSS de Gorbatchev depuis 1988, avait obtenu que le premier secrétaire du parti communiste soviétique prône un rapprochement entre les deux Allemagne. Mais personne, absolument personne ne songeait alors à une réunification.
Aussi, la chute du Mur de Berlin provoque le mécontentement du Kremlin. Moyennant quelques concessions à l’URSS et un crédit de cinq milliards de marks, Helmut Kohl arrive quand même à ses fins : l’argent sèche vite les larmes, dit-on.
Chapeau l’artiste !
La chute du Mur, c’est surtout la désagrégation de « l’empire soviétique ».
À Prague, la Révolution de Velours (17-18 novembre 1989) met fin au communisme.
En Bulgarie, le stalinien Todor Jivkov doit accepter son remplacement par un communiste plus ouvert, Petar Mladenov.
En Roumanie, Ceausescu est éliminé un peu plus violemment au soir de Noël 1989 des catho-papistes, après la superbe manipulation des « charniers de Timisoara » et un procès on ne peut plus expéditif : 55 minutes montre en main.
En Union soviétique, les États baltes proclament leur indépendance en mars et mai 1990.
La destruction du Mur ! Juste « avec les pieds »…
Mazette !
Époustouflant… quand la Liberté s’empare de l’esprit de tout un peuple !
Et moi j’y étais !
Furieux des ronds de jambe du « Président de tous les français » (sauf quelques irréductibles gaulois, comme moi) de la semaine précédente à « Dukon la bite en fleur de RDA », alors même qu’en mai 1981 le même bonhomme avait réussi le tour de force à nous faire croire à une ère nouvelle de liberté, nous, peuples des « Gaules réunies » sous sa bannière, je prends mon « tas de boue sur roulette » de l’époque et file à Berlin en plein nuit, un bon d’échange de chambre d’hôtel en poche.
Par malchance, l’atmosphère est « crasseuse » et en faisant le plein du lave-vitre avec le bidon de réserve du liquide de refroidissement en pleine nuit (le joint de culasse avait déjà 150.000 km au compteur…), j’en colle cette crasse à mes essuie-glaces sur tout le parcours à en conduire « de travers » dans les fentes à visibilité… L’enfer routier, pied au plancher : je veux y être, absolument !
Passage de la frontière éprouvant : des milliers de voitures convergent vers l’ex-Reichstag encore en ruine. Et la nuit tombe tôt dans ce bled perdu aux confins de l’empire soviétique en déliquescence.
Mais j’arrive droit sur le Mur, jusqu’à la porte surplombée de ce char romain qui galope vers l’Est…
Des milliers de « clic-clic-clic-clic » se rapprochent de mes oreilles dans un silence que ne trouble que le chuchotis de mon petit moteur.
Je suis accueilli dans le noir par quelques hourras et des coups de klaxon : le seul à avoir des phares jaunes dans la nuit, donc le seul français à avoir fait quand même le déplacement, rien qu’exprès !
Que j’en sors le marteau et le burin de la boîte à outil qui gît au fond du coffre (fallait changer souvent les bougies sur cette chiotte à roulette-là, dès que l’atmosphère était un peu humide en fait) et que j’y vais dans le noir à taper comme un malade sur ce béton !
Jusqu’à tellement tard, que ma chambre d’hôtel avait été revendue au moins trois fois et que j’en ai pioncé dans le parking près de la gare, le seul endroit un peu abrité du coin, après avoir hésité à passer à l’Est à « Check-point-Charlie ».
Le lendemain, j’arrache encore des éclats de ce béton pourri, qui avait pourri une bonne partie de la vie de la planète durant presque 3 décennies.
La tâche accomplie, champagne, du vrai, du Mumm, sur un banc à proximité de tous ces fous qui voulaient passer à l’Est : Il était frappé, puisqu’il gelait ce 31 décembre-là.
Mais leurs sourires complices étaient chauds à tous ceux qui vivaient là, ce moment d’Histoire en direct et en 3D !
Je n’avais qu’un seul regret, Mon Papa à moi, celui qui me fait encore monter les larmes aux yeux quand je l’évoque, n’était pas là pour goûter ce souffle de Liberté. Lui, il avait pronostiqué la chute de Berlin Ouest.
Pas moi… Même si je ne savais ni comment ni pourquoi.
Et de toute façon, je n’étais qu’un « petit-kon » à ses yeux affectueux.
J’ai bu pour deux et je suis rentré à l’Ouest comme j’ai pu (pas possible d’avoir du cash aux DAB locaux avec une carte Visa : il fallait la master-card), le sentiment du devoir accompli d’avoir lavé l’Affront que Mon pays avait fait à cette tranche d’Histoire par l’intermédiaire de son Président de l’époque.
Honni soit-il, celui-là…
Question idiote !
En langage mathématique, si on pose « 1 = Je », sujet, vivant, existant, actif, pensant, énonçant l’absurdité qui annonce l’action de mourir et que la mort, c’est justement le « non 1 », le zéro (0 = mort), le rien, le vide, l’absence absolue, la non-existence comment peut-on dire 1 = 0 ?
C’est totalement dément et étranger à toute logique…
Et pourtant, on dit bien, « je meurs ! »
Je meurs de peur, de trouille, de rire, de pleurs, de honte…
Ou encore je suis mort de peur, de trouille, de rire, de pleurs, de honte…
Autrement dit : 1 = 0x,y,z,w,v = 0.
Et dire que la mathématique a inventé des choses qui n’existent pas, comme « racine carrée de – 1 = i », tel que « i² = 1 ».
Mais est incapable de rendre compte du « 1 = 0 » ci-dessus.
Quand même pas banal.
La supériorité indiscutable du « Verbe » sur le « Chiffre » ?
Bref, je vous laisse avec cette question-là sur le neurone, que le mien n’a pas su trancher l’autre jour : après tout, ça peut très bien faire l’objet d’un prochain sujet du « Bac de Philo » et que vos réponses aideraient peut-être nos « chères têtes blondes » en juin prochain !
Bonne fin de journée.
I²
Tiens : I² = 1 ?
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Qui pardonnent, fusionnent et qui donnent
Leur âme dans les bras d'une femme
Où sont les hommes ?
Qui laissent éclater leurs faiblesses au grand jour pour vivre un grand amour
Où sont les hommes ?
Qui osent, proposent un avenir meilleur,
Un remède au malheur
Où sont les hommes ?
Qui se battent et combattent, montent au front de leurs rêves et vous emmènent ailleurs
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Qui disent haut et fort que l'amour n'est pas mort et qui espèrent encore
Où sont les hommes ?
Qui pour rester debout effacent leur passé rongé par le remords
Où sont les hommes ?
Qui pleurent, dont les larmes demeurent le rempart à l'ultime souffrance
Où sont les hommes ?
Qui savent faire peau neuve et donner à leur vie l'espoir d'une autre chance
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Qui se livrent sans pudeur et décrivent sans peur ce qu'ils ont dans le coeur
Où sont les hommes ?
Qui plongent, s'allongent sur le corps d'une femme pour annihiler sa peur
Où sont les hommes ?
Qui marchent, qui font taire les lâches et ne mâchent par leurs mots, jamais
Où sont les hommes ?
Aui laissent entrevoir ce qu'ils ont de plus noir et livrent leurs secrets
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Qui tombent à genoux et qui deviennent fous pour l'amour d'une femme
Où sont les hommes ?
Qui continuent de croire en celui que partout tous les autres condamnent
Où sont les hommes ?
Qui lèvent leurs yeux et leurs mains vers le ciel implorant le pardon
Où sont les hommes ?
Qui, quand ils parlent à Dieu, sont prêts à écouter un jour ce qu'ils répond
Où sont les hommes ?
Où sont les hommes ?
Gravement misogyne
Un patient très malade est à l'hôpital.
La famille est réunie dans la salle d'attente.
Un médecin entre, fatigué et dit, désolé :
« Je vous apporte de mauvaises nouvelles. L'unique chance de survie est une greffe de cerveau. C'est une opération expérimentale, très risquée et dont les frais seront totalement à votre charge ».
La famille reste abasourdie.
Un des membres demande :
« – Combien coûte un cerveau ?
– Ca dépend » répond le médecin, « 50.000 Euros pour un cerveau de femme, environ 200 Euros un cerveau d'homme. »
Alors un long moment de silence s'installe.
Les femmes de la famille se retiennent de rire et évitent de regarder les hommes.
Une curieuse ose quand même poser la question que tout le monde a sur le bout des lèvres :
« Docteur, pourquoi une telle différence de prix ? »
Le toubib sourit, se racle la gorge et prend un ton très sérieux pour répondre :
« Les cerveaux d'hommes coûtent moins chers, car ils sont d'occasion : ce sont les seuls à avoir été utilisés ».
Devinette : Smith et Ricardo sont dans un bateau.
Ricardo tombe à l’eau.
Qui l’a poussé ? (*)
Testez votre QI : C'est un muet qui veut acheter une brosse à dent.
Il se fait comprendre en faisant le geste de se brosser les dents.
Le vendeur pige parfaitement et l'achat est fait.
Maintenant, si un aveugle veut acheter une paire de lunettes de soleil, comment devrait-il essayer de se faire comprendre ?
Réfléchissez bien avant regardez la réponse (**).
Joséphine, la femme de chambre de Madame, fait les poussières dans la chambre de sa patronne pendant que cette dernière se maquille devant la coiffeuse.
La femme de chambre trouvant une capote usagée sous le lit, dit :
« Oh ben ça alors, ça c'est bien dégueulasse alors... »
La maîtresse de maison :
« – Mais allons Joséphine, je vous en prie... restez correcte !
– Bien sûr madame... mais c'est quand même vraiment dégueulasse ça ! » fait-elle en poussant l’ustensile usagé dans la pelle à poussière avec son balais.
– Il suffit Joséphine... vous ne faites donc jamais l'amour ?
– Bien sûr que si madame... mais pas au point d'y laisser la peau ! »
Deux bondes discutent :
« – Ho !? UN mouche !
– Non ! UNE mouche.
– T'as de bons yeux, tu sais, toi ! »
À confesse :
« – Mon père, mon père ! Voilà, mon père. Hier dans la nuit, j'ai fait l'amour 19 fois avec ma femme !
– Mais, mon fils, si c’est avec votre épouse légitime, ce n'est pas un péché !
– Je sais bien mon père ! Mais 19 fois, flûte ! Il fallait bien que je le dise à quelqu'un, tout de même ! »
Un touriste Japonais arrive à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle et prend un taxi pour aller voir la Tour Eiffel.
Sur l'Autoroute, il regarde par la vitre arrière et, aperçoit une moto qui double. Il tape sur l'épaule du chauffeur en disant :
« Moto Kawazaki, très rapide... Made in Japan ! »
Un peu plus loin sur la route, le touriste tape à nouveau sur l'épaule du chauffeur de taxi et dit :
« Là... Auto Toyota, très rapide... Made in Japan ! »
Même s'il est agacé, le chauffeur ne bronche pas.
Il poursuit sa route jusqu'à la Tour Eiffel et débarque son passager :
« Voilà Monsieur, ça vous fera 200 euros ».
Le touriste japonais stupéfié par le prix dit :
« Ouh la, la... Très cher ! »
Et le chauffeur se retourne en souriant :
« Hé oui, compteur très rapide... Made in Japan ! »
« – Maman, maman grand-mère veut me tuer !
– Allons, ne dis pas de bêtise ! Et comment veut-elle te tuer ?
– Elle veut m’inviter à goûter ! »
Promo chez Quechua :
« Des tentes à foison ! »
« Essaye ça vite et bien ! »
(*) : La « main invisible », bien évidemment !
(**) : Il ouvre la bouche et dit : « Je voudrais une paire de lunettes de soleil »…
Bon, c’est fin de semaine : si vous avez répondu autre chose, fermez l’ordinateur et rentrez chez vous !
Ça vaudra mieux…
Demandez le jugement !
Extraits des motivations du jugement prononcé mardi 27 octobre contre les principaux prévenus de l’affaire de l’Angolagate.
Lisez-les, les mots sont choisis, pesés, millimétrés à souhait.
Ou l’art de « motiver » une décision de justice :
D’jack « d’Actali » : relaxé du chef de trafic d’influence.
« Pris isolément ou considérés ensemble, ni les éléments qui fondent la poursuite, ni ceux qui la combattent n’emportent la conviction, après avoir rappelé que la réprobation que peut susciter un comportement ne saurait être un critère d’appréciation des preuves ou un motif de culpabilité. Dès lors, le tribunal n’a pu se départir d’un doute sur l’existence d’une contrepartie convenue préalablement aux interventions de M. Attali auprès du ministre des affaires étrangères pour le compte de « M. Guille-houx. » (l’avocat fiscaliste de MM. « Gay-da-mak » et « Fal-kone »).
Lui, il n’aurait rien vu ?
Dire qu’on le requiert souvent pour « faire gourou » : quelle claque !
J-B « Curiace » (à l’Horace) : deux ans avec sursis et 100.000 euros d’amende pour complicité de trafic d’armes et recel d’abus de biens sociaux.
« Fier d’un passé d’humanitaire qu’on lui reconnaît pour avoir été honorable, « M. Curiace » s’est pourtant sciemment associé, en 1994 et 1995, à un commerce d’armes illicite à destination d’un pays d’Afrique en pleine guerre civile. Il a admis qu’il avait alors, selon ses propres termes « découvert l’argent facile, les belles voitures (…) cru que c’était arrivé et pensé [qu’il allait] pouvoir faire des affaires fantastiques et gagner beaucoup d’argent ». Ce parcours d’humanitaire, dont il a, un temps, sacrifié les idéaux par appât du gain, continue cependant de plaider à sa faveur. »
Voilà ce que c’est de se prendre pour « the french doctor kouche-nerf »…
Isa-belle « De-du-bac », ex secrétaire et femme de confiance de « Petro Fal-kone » : trois ans dont deux avec sursis et 150.000 euros d’amende pour complicité d’abus de biens sociaux.
« L’activité que Mme « De-du-bac » a déployée entre 1993 et 2000 a été essentielle au succès des diverses entreprises menées de façon dissimulée au sein de la société Brenco France. Elle a, en contrepartie, profité de sommes très élevées. De plus, le conflit de loyauté à l’égard de M. « Fal-kone », qu’elle n’a pas voulu dépasser, ne légitimait pas l’absence, presque totale, d’amendements dont elle a fait preuve au cours de cinq mois de débats, cherchant à minimiser ses responsabilités et à ne pas desservir les intérêts de celui qui l’avait, déjà, généreusement rétribuée ».
Et on dit que le silence est d’or !
Petros « Fal-kone » : six ans ferme, mandat de dépôt à l’audience, pour trafic d’armes, trafic d’influence, abus de confiance, abus de biens sociaux.
– Sur (le moyen de) la lettre adressée à ses avocats en juillet 2009 par le ministre de la défense Hervé « Mort-rein », qui soutenait que les activités exercées par MM. « Fal-kone » et « Gay-da-mak » ne relevaient pas de la législation française sur le commerce d’armes » :
« Ecrite quinze mois après l’ordonnance de renvoi, et trois mois avant l’ouverture des débats, elle ne comprend qu’un certain nombre d’appréciations dont la portée est celle reconnue à l’avis d’un amicus curiæ. Elle ne peut être comprise comme un retrait de plainte. De surcroît, même si elle devait être interprétée en ce sens, cela n’aurait, en l’espèce, aucune conséquence juridique » (…).
– Sur le fond : « M. « Fal-kone » n’a cessé de rappeler qu’il n’a d’autres interlocuteurs légitimes que des responsables gouvernementaux, seuls habilités, selon lui, à demander des comptes qu’il estime ne pas devoir rendre à une juridiction. La sanction appropriée aux multiples infractions dont il s’est rendu coupable, aux circonstances de leur commission, aux montants des sommes en jeu, aux buts poursuivis et à l’idée qu’il s’est faite de sa propre impunité ne peut être que celle de l’emprisonnement ferme. (…)
Se prévalant de fonctions diplomatiques alors qu’elles ne lui confèrent ni l’inviolabilité, ni l’immunité pour les délits qu’il est l’auteur, M. « Fal-kone » s’est soustrait à l’action de la justice du 14 janvier 2004 au 3 octobre 2007. Même s’il s’est présenté à l’audience entre le 6 octobre 2008 et le 4 mars 2009, il est plus que probable, au regard de la nature des faits et du quantum de la peine prononcée, qu’il ne se soumette pas aux actes de la procédure jusqu’à la complète exécution d’une décision définitive. Ainsi les circonstances justifient-elles une mesure particulière de sûreté et la délivrance du mandat prévu en vue de son arrestation et de son placement en détention ».
Encore un qui s’est pris pour Roman Polanski ?
Arcadi « Gay-da-mak » : six ans ferme pour trafic d’armes, trafic d’influence, abus de confiance, abus de biens sociaux. Poursuite du mandat d’arrêt international
« Il a préféré prendre la fuite à l’étranger. La nature des infractions dont il est l’auteur, la posture qu’il a délibérément choisie et les défis qu’il lance, toujours à distance respectable, ont fait apparaître, derrière le masque de l’honorabilité, un homme qui se joue des frontières, des lois et de la justice ».
On attend BHL pour défendre cet oiseau rare-là qui préfère fuir ses responsabilités plutôt que de les assumer…
Georges « Fée-nech », relaxé des poursuites de recel d’abus de biens sociaux
« Après dix-sept ans d’expérience professionnelle, M. « Fée-nech » s’est certainement aperçu que la société Brenco France ne disposait pas du volume d’activité ou de la notoriété des bailleurs de fonds comme l’IUMM ou le groupe AXA, qui avaient estimé utile d’apporter leur appui à l’association professionnelle des magistrats (…).
Ayant eu à connaître d’infractions économiques et financières, la plus simple des arithmétiques lui a sûrement fait remarquer que la somme de 100.000 francs allouée (par M. « Fal-kone ») représentait environ la moitié du budget annuel de son association (…) Même dans l’enthousiasme d’une collecte fructueuse, il n’a pu s’abstraire des interrogations de bon sens que pouvait susciter la conversion de cette somme en cinquante abonnements à une revue d’intérêt relatif, destinés à une société dont il disait presque tout ignorer.
Il n’est toutefois pas possible de déduire (…) que ce qui relève, au moins, d’un manque patent de prudence et de discernement caractérise l’intention constitutive d’un délit de recel.
Faute d’éléments objectifs apportant la preuve de l’intention délictueuse et permettant de forger une conviction qui, pour être intime, ne saurait valablement reposer sur des présomptions, si fortes soient-elles, « M. Fée-nech » doit être relaxé ».
Les abonnements à « Jour de France », il n’y a que ça de vrai…
Alain « Guille-houx », avocat, trois ans dont deux avec sursis et 500.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux et blanchiment
« M. Guille-houx » s’est affranchi, sans aucun scrupule, des règles au respect desquelles il lui appartenait plus particulièrement de veiller en sa qualité de professionnel du droit et d’auxiliaire de justice ».
Un avocat ripoux ?
Pas possible !
Jean-Didier « Maille-qui-m’aille », banquier, deux ans avec sursis et 375.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux
« S’il n’est pas établi que les fonds lui ont personnellement profité, sa qualité de professionnel de la banque, sa volonté de dissimulation et l’importance de la somme recelée justifient la peine prononcée ».
Comme quoi, ça ne paye plus de « faire banquier »…
Samuel « Mandel-saft-déclenché », dit aussi « Plastic Bertrand » pour son rôle dans le transport des espèces dans des sacs en plastique. 3 ans ferme, 500.000 euros d’amende.
Dur d’être « porte-bagage » de nos jours : même à la SNCF, ils ont fini par les virer…
Jean-Charles « Marre-Qui-a-nie » (et ici aussi), trois ans dont quinze mois ferme et 375.000 euros d’amende pour recel complicité de trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux.
« Il a été condamné le 1er mars 2007, par la cour d’appel de Paris à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis et 250.000 euros d’amende, et à trois ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende pour trafic d’influence (…) c’est dire qu’entre les années 1993 et 1999, alors qu’il était conseiller du ministre de l’intérieur, puis préfet et enfin député européen, M. « Marre-qui-a-nie » s’est adonné à une délinquance d’habitude, marquée par la poursuite d’intérêts personnels au nom de la défense de l’intérêt général et par le mépris de la probité attendue d’un fonctionnaire ou d’un élu.
Ses actions passées, qui lui ont valu une certaine reconnaissance, mais non l’impunité pour l’avenir, ne modifient en rien la réalité de cette constatation ».
Ah décidément, les menus services à la République, ça ne paye plus !
Jean-Christophe « Mythe-errant », deux ans avec sursis pour recel d’abus de biens sociaux, relaxé du chef de trafic d’armes.
« Il a donné des explications dépourvues de toute crédibilité, en en évoquant des analyses géopolitiques, des travaux de sécurisation intellectuelle ou encore des consultations diverses, verbales ou réalisées sans autre support matériel qu’une nappe de restaurant ou un paper-board. Ces déclarations ont succédé à des propos totalement mensongers tenus en qualité de témoin sur ses relations financières avec M. « Fal-kone ».
« Papa m’a dit » n’est même pas l’analyste géostratégique que le monde entier s’arracherait ?
Charlie « Pasquale », trois ans dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende pour trafic d’influence passif
« Pour un élu, ancien ministre, le fait de monnayer dans le but de financer son activité politique, une intervention auprès du chef de l’État en vue d’obtenir, en faveur d’un tiers [Arcadi « Gay-da-mak »] une distinction honorifique, fût-elle méritée, présente une réelle gravité. Il est en effet singulier de rappeler que les valeurs distinguées par nos deux ordres nationaux qui ne sont ni l’influence ni l’entregent, ne peuvent être ni échangées, ni vendues. »
Cher payé la breloque !
Paulo-Loup « Saoule-i-tzer », quinze mois avec sursis et 100.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux.
Confusion de peine accordée avec celle de six mois avec sursis et 10.000 euros d’amende pour fraude fiscale prononcée par le même tribunal en 2005 : quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas !
« Les mensonges répétés de M. « Saoul-i-tzer » ôtent toute crédibilité à ses propos sur le montant des sommes reçues en liquide, dont il s’est à un moment approché en citant le total de 1.500.000 francs, sur la réalité de ses prestations qu’il a lui-même mises en doute dans un bref moment de vérité, ainsi que sur l’origine des fonds versés ».
Parce qu’il a aussi dit la vérité, cet homme-là ?
Une fois dans sa vie ?
Bravo !
Jean-Noël « Tassez-vous-bien-au-fond », ex PDG de la SOFIRAD, un an avec sursis et 50.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux.
« Ce professionnel de l’information et de la communication qui disposait déjà à l’époque d’une solide expérience des relations humaines et de la vie des affaires, a clairement laissé entendre qu’il avait parfaitement saisi que son interlocuteur (« Fal-kone ») poursuivait un autre but qu’une mise à disposition de fonds à titre purement amical et assurait, en quelque sorte, le préfinancement de services à rendre ».
Prêtez de l’argent à vos potes : il en restera toujours quelque chose…
Bref ! Voilà encore une bande organisée à contourner les Lois de la République qui ne manqueront pas de faire appel des décisions du Tribunal, au nom du « Peuple de Gauloisie », de prendre une raclée en audience.
Deux choses très drôles :
Y’en a un qui est venu les mains dans les poches et qui est reparti menotté et encadré par la flicaille direction le quartier VIP de la Santé, comme un malpropre.
Et l’autre qui soutient le « Chi », l’ami des coups fourrés, qui va devoir passer… peut-être… sur le même banc des accusés, même chambre du TGI de Paris.
Que la République des fripouilles se sert-elle encore les couilles coudes ?
Le cas d’Oséo…
Vous vous souvîntes qu’il eu été question de payer des lycéens pour leur assiduité à fréquenter leurs professeurs marris d’être payés avec du bon impôt bien de chez nous à faire cours à des classes vides !
Loin de la bonne vieille distribution des prix de fin d’année aux élèves méritants d’antan.
Il doit me rester, à ce titre et à la cave, un bouquin en surplus sur les institutions de la « Gauloisie éternelle »…
Bref, une bonne façon de « motiver » les meilleurs à faible coût dans un passé encore tout chaud, et de motiver les « nuls » dans un présent encore brûlant…
Mais que sursautai-je, pris de tressautements bizarres sur mon fauteuil l’autre jour en recevant une invitation à m’inscrire à la « Transat Jacques Vabres », départ le 8 novembre prochain !
D’abord, ce dimanche-là, je compte faire faire la fête à ma Môman à moi pour son énième anniversaire, que le lundi suivant, je compte bien m’enivrer… de joie pour le 20ème anniversaire de la chute du « mur de Berlin » (ah que j’y fus !) et que les jours suivants sont déjà passablement occupés avec deux Conseils d’administration, plus un CE Central où tout le monde est déjà sur les dents pensant que je vais annoncer un plan de restructuration avec « charter de licenciés » à la clé.
Que même ma « secrétaire dédiée » n’est pas au courant du contenu de mes décisions : d’abord parce que je n’en réfère qu’aux actionnaires (ce sont eux qui me mandatent et que je compte bien avoir une majorité à ces Conseils) ensuite parce que ledit plan, c’est tout autre chose et que c’est préparé « par ailleurs » dans le plus grand secret : j’ai horreur d’être enquiquiné par les parasites quand je bosse !
Déjà que c’est un gros effort surhumain pour moi qui suis né Corsu, alors qu’on ne vienne pas en rajouter, SVP !
Reste juste à régler les quelques détails d’intendance qui font ch…
Ah que en croisière payée par Oséo, les amis ?
Pas par Jacquou Vabres, ex-marchand de café devant l’éternel, qui a vendu sa boutique Montpelliéraine depuis au moins une génération (Jacques, c’était la troisième, celle qui bouffe tout) qu’il doit en être à l’état de momie depuis belle lurette.
Là, je manque de choir !
Pour moi Oséo est, en partie seulement, un établissement public français (« L'entreprise des entrepreneurs ») chargé de soutenir l'innovation et la croissance des petites et moyennes entreprises – également appelé « banque publique des PME » ou « agence de l'innovation » (sorte de grand pôle financier public, créé en 2005 par le « Chi ») – pour « favoriser entrepreneuriat, innovation, compétitivité, maintien et création d'emplois grâce à la simplification de l'accès au financement privé et public ».
Bon, un truc de technocrates technocratiques, qui avaient d’ailleurs annoncé l’année dernière qu’ils ne s’occuperaient plus que des « très grosses PME », styles, les « activités sensibles ».
Et puis je ne vous raconte pas : ils sont tellement compliqués, que leurs « logiciels » (le vrai d’ailleurs pillé à une SSII qui est morte depuis) et celui de leur fonctionnement interne mobilise au moins deux personnes à plein temps pour espérer être accueilli dans des délais raisonnables…
Il est issu du rapprochement de l'ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche en charge de l'aide à l'innovation) et de la BDPME (Banque du développement et des PME) en intégrant la SOFARIS (Société Française d'Assurance Risque).
En 2008, sous « Bling-bling », l'AII (Agence de l'innovation industrielle), créée de son côté en 2005, a finalement été fusionnée à Oséo Innovation (ex-ANVAR).
Le budget de fonctionnement (équipement informatique, locaux, salaires et experts payés par l'État, autrement dit vous) est de 40 millions d'euros/an, pas moins !
Ses interventions servent de « levier » pour les financements privés qui demeurent très largement majoritaires : 6 milliards d'euros de financement et de prise de risque (sous forme de prêt, de garantie ou d'avance remboursable) permettent de dégager plus de 14 milliards d'euros de financement dans le privé sur le plan national pour plus de 60.000 entreprises par an, cap sur les 75.000 en 2009 !
Bref, un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, ainsi que du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Statut qui lui permet de soi-disant de « travailler dans la neutralité » avec l’ensemble des acteurs économiques : vous apprécierez avec pareilles tutelles…
« OSEO a pour mission de soutenir l'innovation et la croissance des PME, l’objectif étant d’assurer une plus grande continuité dans la chaîne du financement de leurs projets, grâce à la complémentarité de ses trois métiers : soutien à l'innovation, financement des investissements et du cycle d'exploitation en partenariat avec les banques et garantie des financements bancaires et interventions en fonds propres », qu’ils disent d’eux-mêmes !
« Aider les PME à innover et à grandir pour favoriser l'émergence de champions de demain constitue, plus que jamais, une priorité pour OSEO, confirmée par l'élargissement de son périmètre d'intervention et le renforcement de ses moyens d'action. Une attention particulière est également portée aux entreprises de taille moyenne ou à fort potentiel de croissance, capables d'exporter avec des produits à forte valeur ajoutée. Le soutien à la création et aux transmissions d'entreprises demeure essentiel pour le renouvellement du tissu d'entreprises et la préservation des emplois » qu’ils en rajoutent.
Alors pourquoi cette invitation à un départ précipité sous les tropiques et les paradis fiscaux de la région ?
Et à la voile en plus !
Je ne suis pourtant pas sur la liste des 3.000 fraudeurs officiels recherchés par le fisc (je sais, j’ai vérifié).
Et puis voilà, en creusant ce n’est qu’un jeu de « course virtuelle » sponsorisée par Oséo.
Alors là, mobiliser les « jeunes entrepreneurs » d’entreprises dynamiques « à forte valeur ajoutée et capables d’exporter », 24 heures sur 24, parce qu’être à la barre, ça nécessite quand même une vigilance de tous les instants, à la recherche de la moindre saute de vent, bé franchement, y’a mieux pour claquer le pognon du « Kon-tribuable », non ?
Bé non !
On file bien du pognon aux cancres…
Pourquoi pas aussi « aux patrons buissonniers » ?
Versus « DD », pour « Disque Dur »
« Mon Cher Infree,
Tu m’as fait part de quelques commentaires iconoclastes de « tes » internautes à l’occasion du dernier post que je n’ai pas lu.
S’il s’agit de la dernière version « édulcorée » (pour « tes » raisons techniques), il faut arrêter : nous n’arriveront jamais à « changer les têtes » comme tu l’avais proposé un temps : l’acculture économique est profonde dans notre pays !
Non seulement je le constate tous les jours ici et ailleurs, mais je t’avais dit que ton analyse d’antan explique bien des choses (*).
Note toutefois que l’attribution des « Nobel 2009 » d’économie, a été attribué conjointement à Elinor Ostrom et Oliver Williamson peut peut-être t’éclairer, puisqu’il s’agit de récompenser deux personnes qui ont passé beaucoup de temps et fait pas mal de recherches l’une sur la notion de propriété, l’autre sur celle de l’entreprise.
Ça précisera peut-être quelques points, notamment relatifs à l’utilité des « sciences économiques » que tu aimes tant brocarder.
Elinor Ostrom a concentré ses recherches depuis des dizaines d’années sur le « droit de propriété », tu te souviens, le « petit bout » relatif à la création de richesses…
Pendant longtemps elle a vécu dans l’ombre de cette « école des droits de propriété » qui a été fondée par Armel Alchian, Harold Demsetz, et qui compte aussi nombre d’économistes comme Steve Pejovitch et Garrett Hardin.
De ce dernier, elle a repris le thème de « la tragédie des biens communs » :
– Les biens qui n’appartiennent à personne sont mal gérés car leur bonne gestion est impossible.
Les Romains que tu citais avaient déjà compris l’importance de la propriété individuelle pour le bon usage des choses.
C’est un constat antédiluvien.
– Alors Elinor a voulu explorer des solutions nouvelles : n’est-il pas possible de gérer des « biens publics » et doit-on privatiser absolument tout ?
En réponse à cette question, elle a cherché des institutions nouvelles qui, à base de coopération entre les gens concernés, permettraient de prendre soin de ce qui est à tout le monde.
Ce genre de « possession plurielle » conduirait à des solutions supérieures à celles que peuvent apporter propriété privée et marché – qui souvent ne sont pas adaptés.
Pas adaptés par exemple aux biens environnementaux, et c’est là qu’elle se sépare des « nouveaux environnementalistes » qui voient la meilleure défense des espèces et des essences dans la privatisation.
Cette thèse lui vaut actuellement un très fort engouement dans les milieux « autorisés », car elle vient renforcer les partisans et autres théoriciens du « développement durable ».
Prix Nobel parfaitement fondé qu’elle partage avec Oliver Williamson qui vient d’un horizon tout à fait différent et qui a un parcours qui devrait te plaire, toi le spécialiste de la « prose économique pragmatique ».
Oliver Williamson, a une forte notoriété dans les milieux universitaires. Il a longtemps été considéré comme l’un des disciples majeurs de Ronald Coase, prix Nobel en 1991.
Ronald Coase avait inventé le concept de « coût de transaction », pour expliquer que les relations marchandes pouvaient être compliquées, sinon rendues impraticables, par les coûts nécessaires à l’organisation d’un marché.
Dans sa « théorie de la firme », publiée dès 1937 (tu connais peut-être), il explique comment est née l’entreprise moderne : alors que la production artisanale exigeait l’éclatement de la production en un grand nombre de relations contractuelles, les « manufactures » regroupaient tous les facteurs de production en un lieu unique !
Le coup de génie d’un Ford, mais tout autant d’un Boucicaut, pionnier en 34, 1834, inventeur du premier Grand Magasin qu’est le « Bon Marché » : tout sous le même toit (**) !
Des relations hiérarchiques se substituaient aux relations marchandes.
En revanche, dans l’entreprise, une fois le contrat de travail signé, on ne discute pas, on exécute.
Le travail en commun exige en effet une organisation qui ne s’accommode pas de négociations permanentes, et pour éviter le phénomène de « free rider » (certains cherchent à se décharger de leur tâches sur les autres), il faut alors instituer un contrôle permanent.
Et voici aussi comment naît le paradoxe de l’entreprise : conçue pour satisfaire le marché, elle ne fonctionne plus alors suivant une logique marchande.
Demeure en second plan l’éternel problème : qui contrôle le contrôleur ?
Disciple de Frank Knight, Coase conclut sur l’importance du profit : c’est finalement la sanction du marché qui oblige les contrôleurs à bien faire leur travail !
De cette architecture très complète, Williamson reprendra essentiellement l’importance de la hiérarchie dans toute action passant par une organisation collective (***).
Et il pose la question : le profit est-elle suffisant pour assurer la « police » de la firme ?
On rejoint ainsi le problème de la gouvernance : quelle responsabilité pour les dirigeants d’entreprises ?
À la différence de Henry Manne, qui estime que c’est le marché des « droits de propriété » sur l’entreprise qui règle le problème (la Bourse, par exemple, permet aux actionnaires de contrôler les managers par anticipation, ils vendent leurs titres quand la gestion ne leur paraît pas correcte, quand les profits ne sont pas suffisants), Oliver Williamson privilégie les relations hiérarchiques et les phénomènes « d’agences » : il décrit en fait une logique du pouvoir plutôt qu’une logique de propriété.
Il est évidemment certain que les thèses de Williamson sont très en vogue depuis quelques temps, car beaucoup de commentaires sur la crise ont souligné la défaillance des marchés boursiers, et des financiers.
Ces commentaires semblent ignorer que le marché est « défaillant » quand il n’est pas libre, quand des réglementations empêchent la mise en responsabilité réelle des managers, et a fortiori quand les managers sont encouragés et couverts par les autorités publiques, ce qui peut aller parfois jusqu’à la complicité et à la corruption voire au sauvetage in extremis par le denier public !
La puissance publique, face au désastre annoncé, semblant prise de terreur et regretter inlassablement d’avoir tant fait pour entraver les mécanismes d’autorégulation par pléthore de réglementations !
En une seule phrase donc, si effectivement le jury d’Oslo a ses propres démons, tu noteras toi, que celui de Stockholm n’est pas si « déconnecté » de la « Science économique », dont parfois tu sembles douter plus qu’à ton tour : on en revient aux fondamentaux, à savoir la « création de richesse » par l’activité humaine.
Ai-je fait assez court pour que tu ne tritures pas trop mes dires ?
DD
Nota I² : C’est une excellente façon de remettre les points sur les « I » et les barre au « T ».
Merci à toi.
(*) : Il s’agit de ce post-là, ai-je cru comprendre : http://infreequentable.over-blog.com/article-7361200.html
(**) : C’est plus compliqué que ça, naturellement et je te l’ai parfois expliqué. En fait, l’essentiel des productions sont encore le fait de « phénomènes de niches » ultra-spécialisées. Auxquelles sont attachés des « distributeurs »… spécialisés.
Les « spécialistes » gèrent à peine quelques dizaines de références qui diffèrent entre-elles souvent par le conditionnement, mais tournent toujours autour des mêmes processus de production, la ou les machines et les personnels « qui savent faire ».
Et le « distributeur spécialisé », lui gère en magasin à la gamme étroite mais « profondes » des références de chaque producteur en aval. Faute de place, en général on ne met que 4.000 à 10.000 références d’une gamme sous un même toit, ils se spécialisent… et en deviennent attractifs pour le consommateur final pour cette unique raison.
Inversement, le « généraliste » peut mettre en vente plusieurs gammes, mais avec très peu de références « en profondeur » : la faute toujours a ne pas avoir la place.
Trois exceptions :
– Les « Grands Magasins » qui se sont voulus « les deux à la fois ». Boucicaut en premier, mais très vite derrière des enseignes comme le Printemps, les Galeries Lafayette, Les Magasins Réunis, le BHV, etc.
Avec parfois des délires comme à La Samaritaine, où une même référence peut être présente, et donc livrée par des canaux d’approvisionnement différents, à trois ou quatre endroits différents… sous le même toit, pour plus de 200.000 références au total : je ne te raconte pas le coût de l’absurdité !
– La « VAD » (Vente à Distance), où le produit vendu n’est pas en magasin, mais va être commandé au producteur une fois le paiement reçu (La Redoute, Les Trois Suisses, eBay, etc.).
– Et une infinité de variantes et déclinaisons telles que les « centres commerciaux » dans les « plaines à betteraves », avec une enseigne locomotive en « attractivité », ou les « centres dédiés » à enseignes gigognes (Intermarché, Bricomarché, Jardimarché, Vêtimarché, etc.) voire les très grands « hyper » qui font leurs gammes dans le brun, le blanc, la voiture, le jardinage après avoir investit le textile.
(***) A-t-il lu de théorème de Peter, à ce sujet-là ?
Assez édifiant.
À nos enfants !
J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite qui m’est soumis ci-dessous et que je signe et paraphe tous les jours sans me poser une seule question.
Peu importe mes croyances ou mes idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'approbation tacite et vertueuse de ce contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :
1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants.
2) J'accepte d'être humilié ou exploité à condition qu'on me permette à mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.
3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.
4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits, qui serviront à dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement.
J'accepte aussi qu’elles prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients.
5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.
6) J'accepte qu'il me soit interdit de mettre fin à mes jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états.
7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix.
J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des États soit le budget de la défense.
J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et de munitions et faire tourner l'économie mondiale.
8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte.
9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les États décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer.
10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système.
J’accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère et ma haine vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.
11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les États, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront.
12) J'accepte l'idée que mon bonheur se résume au confort, à l'amour et surtout au sexe, et ma liberté d'assouvissement de tous mes désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée.
Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.
13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte en banque, qu'on apprécie son utilité uniquement en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive.
14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de foot ou des acteurs pervers, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures.
15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes âgées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète et de l'univers connu et inconnu, nous devons postuler que l'expérience ne se partage ni ne se transmet.
16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point ma situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident.
Je sais et admets qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous tous.
17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans me concerter des décisions qui engagent l'avenir de ma vie et de ma planète.
18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement.
J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale.
19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas.
Je suis parfaitement conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser leurs emprunts.
20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés.
Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires.
Au nom des droits de l'homme et du citoyen, j’accepte que nous n'ayons pas le droit de faire de l'ingérence.
21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même soient totalement corrompus, puisqu’ils sont « des élus ».
Je pense d'ailleurs que c'est parfaitement normal qu’ils soient « défaillant », au vu de toutes les fortes pressions qu'ils subissent.
Mais, pour l’immense majorité restante, par contre, la tolérance zéro doit être de mise dans toute sa rigueur.
22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances dangereuses pour la santé, interdites en occident.
Au moins ils participent à l’écoulement des stocks et servent de cobayes gratuits pour la Recherche !
23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment que moi à la seule condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez moi, et encore moins de tenter d'expliquer mon Histoire avec ses notions philosophiques primitives que je considère par avance comme désuètes.
24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé.
Et si je suis doué d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais seulement pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.
25) J'accepte de considérer mon Passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant mon monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme je l'entends sans cesse dans les discours politiques.
26) J'accepte sans discuter et considère même comme vérités intangibles toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines.
Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.
27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de toute vie humaine.
28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons des rivières et de nos océans.
J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle, la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature.
J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger.
29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.
30) J'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer.
31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux guère mieux.
32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable objection car je suis bien trop occupé par ma vie, mes désirs, mon sexe et mes soucis.
J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.
33) J'accepte donc, en mon âme et conscience, indubitablement de façon définitive, cette bienheureuse vision de ma « condition humaine », que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses.
Je sais, pour en être intimement persuadé, que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie vivement, émerveillé par tant d’acuité intellectuelle.
(Proposé par Amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003)
Je signe où au juste ?
Avec mon propre sang tant qu’à faire ?
Dassin revu par Julienne !
J'ai dépensé ma jeunesse comme une poignée de monnaie
J'ai fais un peu de tout un peu partout, sans savoir rien faire
La fleur aux dents, c'était tout ce que j'avais
Mais je savais bien que toutes les hommes du monde m'attendaient
Il y a les types dont on rêve
Et ceux avec qui l'on dort
Il y a les types qu'on regrette
Et ceux qui laissent des remords
Il y a les types que l'on aime
Et ceux qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a l’homme qu'on attendait
J'ai connu des lits de camps
Bien plus doux qu'un oreiller
Et des festins de rois
Sur le zinc d'un buffet de gare
J'ai connu bien des gens
Je les ai tous bien aimés
Mais dans leur visage
Au fond je n'ai rein fait que te chercher
Il y a les types dont on rêve
Et ceux avec qui l'on dort
Il y a les types qu'on regrette
Et ceux qui laissent des remords
Il y a les types que l'on aime
Et ceux qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a l’homme qu'on attendait
Un jour ici, l'autre là
Un jour riche et l'autre pas
J'avais faim de tout voir de tout savoir
J'avais tellement à faire
A me tromper de chemin tant de fois
J'ai quand même fini par trouve celui qui mène à toi
Il y a les types dont on rêve
Et ceux avec qui l'on dort
Il y a les types qu'on regrette
Et ceux qui laissent des remords
Il y a les types que l'on aime
Et ceux qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a l’homme qu'on attendait…
A-t-il vraiment pété un neurone ?
Si ce n’est lui, c’est son nègre !
À voir et revoir, car ça buzz dans tous les sens sur internet cette petite vidéo assez étonnante http://www.jeanmarcmorandini.com/article-32246-buzz-quand-sarkozy-fait-2-fois-le-meme-discours-regardez.html
Le début de la fin ?
Non, mais ça promet pour les années à venir…
Bon week-end à vous !
Demain, « Juju » nous fait son cinéma et moi, dès l'aube, je fais la tournée des cimetières...
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