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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Quelques mesures de « bon sens »

 

 

Je l'annonçais l'autre fois.

 

Un : Le « capitalisme » est peut-être le pire des modèles pour participer au progrès de l'humanité !

Le pire, mais on n'en a pas d'autre, le seul choix se résumant, très grossièrement entre « Capitalisme industriel » et « Capitalisme d'État ».

Avec mille nuances, ce n'est pas bien grave...

Deux : Ce n'est pas le système dans son essence qui est bancal, ce sont les « hommes », mal formés, mal éduqués, mal motivés qui dévoient l'outil, les « outils » mis à leur disposition.

En fait, tout était déjà dit, dans le mécanisme d'une bulle jusqu'à son explosion dès le 1er février dernier.

 

L'éthique, la morale, le sens commun, le bon sens, certes devraient être au cœur de tout : force est de constater qu'il en est très loin, favorisant le gain rapide et individuel par rapport au gain collectif et plus laborieux.

La dictature, quelle qu'en soit la forme - je rappelle ainsi qu'autant les bolchéviks, que Mussolini ou Hitler ont été élus démocratiquement - ou la démocratie ne parviendra que par hasard à former une puissance capable de contredire l'égoïsme généralisé qui crée autant de souffrances imbéciles autour de nous.

Il faut en être conscient pour avancer.

 

On peut inventer un « spoil system » issu des urnes comme aux USA. Il a ses mérites, il a surtout ses effets pervers : le clientélisme aigu !

Personnellement, je fais confiance à l'immense majorité de ceux en charge de la « chose commune », de la « chose d'autrui ».

Fonctions publiques ou fonctions productrices, en entreprise.

Mal payés et surexploités, de toute façon, sauf à être réellement incompétents, ils ne peuvent pas vraiment faire autrement que de faire correctement les tâches qui leur sont confiées : je sais, j'en ai été.

Et l'incompétent, il est vite « déplacé » là où il est le moins nuisible pour la collectivité ( publique ou privée) !

 

C'est donc à une « révision » de la norme de direction qu'il faut s'atteler.

Dans le « capitalisme d'usage », pas de souci : c'est le domaine du « chacun pour soi » et seulement Dieu pour tous (et encore !).

Dans le « capitalisme industriel », il s'agit d'une question de dimension.

Tout comme dans le « capitalisme d'État » : là, la dimension est de toute façon énorme !

Les Romains l'avaient compris : une centurie pour un chaque centurion. Un décurion par décurie. Pas plus ! À chacun sa dimension.

Au-delà de 100, je le vois bien en cours, un amphi à tenir rien qu'une heure, c'est une épreuve autant physique que mentale : et pendant qu'on est attentif à « faire la police », on ne l'est plus à faire l'examen des procédés étudiés.

Tenir des assemblées générales de 1.000 personnes, je sais faire : ça ressemble plus à un « one man show » qu'à une œuvre didactique. Il faut rester simple avec au maximum trois idées en tête. Un unique slogan.

Si on veut « passer »...

 

On en vient à subdiviser à l'infini les grandes organisations. Sans ça elles sont incontrôlables. Et on a intérêt à mettre des « indicateurs de contrôle » fiables à tous les niveaux des process, sans ça on va au mur ! Et de préférence « à lecture immédiate »...

Les types qui pilotent une « usine à gaz » sans tableau de bord quotidien, ça m'a toujours fait peur !

 

Reste qu'entre « production » et « direction », même pour le gars qui ne pilote que son atelier, ce sont deux fonctions différentes.

On peut faire les deux jusqu'à 100 par atelier... et encore !

Au-delà, il faut vraiment distinguer : ce sont forcément des « hommes » différents.

100, dans la fonction publique, ce sont soit des agents catégorie « A », soit des « hors-cadres » qui pilotent.

Dans l'entreprise, jusqu'à 100, ce sont parfois des agents de maîtrise, au-delà, c'est nécessairement un « cadre ».

Le cadre a forcément la culture du résultat sur objectif : il en discute, en négocie les termes et délais même, dans son collège de direction, en vérifie la cohérence quand il ne l'élabore pas directement avec sa direction générale.

S'il échoue régulièrement, il sait qu'il ne restera pas là, à son poste.

Pas dans la fonction publique !

 

Dans la fonction publique, un « hors-cadre » sera de toute façon recasé ailleurs, à d'autres fonctions à sa mesure.

C'est notre erreur commune en « Gauloisie affirmée ».

Il n'est pas « hors-cadre », il faut protéger l'agent, car en protégeant tous les agents, on alimente la confiance de ceux-ci dans le bien fondé de leur mission de service public, au service du public, de chacun et de tous.

On protège la « neutralité » de l'institution face au citoyen et inversement.

Il est « hors-cadre », c'est son choix : il faut qu'il assume et puisse être « jeté » aussi sûrement qu'un cadre d'entreprise quand il devient un « looser ».

 

I.1 - Son premier choix d'ailleurs, c'est déjà d'être ou non dans la fonction publique.

S'il y rentre, la loi Anicet-le-Pors (si je me souviens bien), celle qui permet le « pantouflage » doit être abrogée.

 

Le choix est clair : on est ou on n'est pas au service de la communauté dans son ensemble.

On y est, on ne pantoufle plus et encore moins d'un ministère à des entreprises qui dépendent de près ou de loin de ce ministère.

On n'y est pas, on se met au service de structures du « capitalisme industriel », qu'il soit ou non détenu par l'État ou ses démembrements. L'intérêt particulier d'une structure définie ne coïncide pas forcément avec l'intérêt général : Tout le monde en est conscient et personne ne reprochera à Beffa de fermer des sites non rentables de chez Saint-Gobain, au même titre qu'on a fermé les mines des houillères ou de quelques aciéries ici et là !

De même, la Caisse des dépôts, dans son rôle de banque d'affaires de l'État et des collectivités, de banque de dépôt des notaires ou des Trésoriers Payeurs Généraux n'a pas la même vocation que la Société Générale ou BNP-Paribas ! C'est une évidence.

 

Mais une évidence qui échappe totalement à notre technostructure ambiante qui persiste à se coopter depuis plusieurs décennies, à translater d'une fonction à une autre, d'un poste à un autre sans jamais être responsable de ses réussites ou de ses échecs !

 

Continuer ainsi, c'est de la consanguinité incestueuse qui a donné les déboires du Crédit Lyonnais dont le parachèvement s'est soldé par l'affaire Tapie...

Une horreur !

Idem aux USA avec les deux banques de refinancement hypothécaire par lesquelles la « bulle financière » a fini par exploser sous la pression des « subprimes ».

Ce serait une faute lourde que de ne pas tirer les conséquences de « bon sens » de ses erreurs monstrueuses passées et passées immédiates.

Si ce n'est pas fait, elles se reproduiront immanquablement et nous n'aurons pas encore fini de payer la fin des premières !

 

I.2 - Pour aller plus loin, j'estime même que le « haut cadre » de la fonction publique, dans ces conditions, ne peut pas, ne doit pas chercher à « devenir calife à la place du calife ».

Les fonctions électives lui seraient prohibées. Interdites.

C'est soit l'un soit l'autre. Et c'est son choix d'homme libre.
Tout comme il est difficilement concevable à un Directeur d'entreprise d'aller perdre son temps sur les bancs de l'Assemblée Nationale : il fait l'un ou il fait l'autre, mais pas les deux : Marcel Dassault en était un exemple frappant !

 

S'il veut, comme tout citoyen, aller de l'un à l'autre, c'est définitif et sans droit de retour...

Un peu trop facile de faire « du Mégret », se mettre en disponibilité puis revenir. Non ! Il démissionne et s'il veut revenir, il reprend comme tout le monde la porte des concours.

 

Ou alors c'est qu'il était en mission de représentation de sa propre structure : dans ce cas là, on ne sollicite pas le suffrage universel !

Ce serait tromper l'électeur...

Faut pas pousser.

 

Deux mesures simples pour mettre fin à la consanguinité, à l'inceste létal que nous subissons et dont nous payons les affreusetés et les irresponsabilités : un détour par la « promotion Titanic » sera suffisant pour en mesurer l'urgence et l'ampleur (avec quelques effets notables, ici ou là : rubrique loin d'être close !).

 

D'autant, comme vous le savez peut-être déjà, quand je serai LE Président, je réforme fondamentalement le Code du travail.

Mais je ne sais plus si j'ai « publié ce papier » sur ce site ou dans quelle rubrique : va falloir que je m'attelle à y remettre un peu d'ordre un jour ou l'autre sur ce blog...

 

II.1 - La place du « capitalisme d'État » doit nécessairement être repensée.

C'est le rôle de l'État de suppléer aux incuries de l'initiative privée. Pas de doute : Même « Ségololo » y consent avec « De-la-nuée » quand il a présenté son bouquin et tant d'autres...

 

Il doit la solliciter : c'est le rôle des nombreuses niches dont je n'ai pas fini de faire le tour avec vous et qui sont peut-être appelées à être réduites.

Dépenses budgétaires plutôt que fiscale. Pourquoi pas ? Si ce n'est pas du « budgétaire », ce sera du « fiscal » : c'est un choix politique !

 

C'est le rôle de l'État d'organiser : pas de doute ! Sa défaillance sur ce plan-là entraine l'anarchie économique.

Sa « réglementation » doit ordonner, au sens d'organiser, de mettre de l'ordre.

Mais pas de se protéger sur le plan économique, protéger ses initiatives.

 

Au contraire, il en est de telles qui sont des échecs, qu'il vaut mieux s'arrêter avant qu'elles ne deviennent délirantes : Concorde est une réussite technique indéniable, mais une catastrophe logique d'un point de vue commercial !

Parfaitement inutile.

Je ne vous raconte pas la filière « informatique » et l'aventure de Bull, de Goupil...

Les exemples sont hélas suffisamment nombreux et éloquents jusque dans notre passé récent.

 

Son rôle, dans l'aspect supplétif de l'initiative privée défaillante, doit donc se limiter dans le temps et dans le management : L'État est le plus mauvais manager possible !

On le voit tous les jours quand il ne sait même pas combien d'agent il a à gérer les carrières, quand il s'agit tout simplement d'entretenir des routes qu'il sous-traite, quand il s'agit de préparer des repas à des écoles, etc. : Le BOMP en est plein !

 

Naturellement, puisque les deux activités (« administration » et « gestion opérationnelle » de la chose commune, qui sont 2 métiers différents) sont par essence inconciliables de son point de vue d'Autorité, il est indispensable que la règle « I.1 » soit appliquée à la lettre.

 

Il s'agit de mettre fin de façon claire et définitive à cet inceste puéril et létal, partout où c'est possible et surtout dans les « démocraties vivantes » que sont les nôtres, des « hommes omniscients » parce qu'ils sont supposés avoir été les meilleurs à un moment donné.
Aberrant.

 

II.2 - Reste délicat problème de régler le passage d'une « économie mixte » à une « économie créative ».

 

J'ai eu mal au moment de la privatisation de France-Télécom, de GDF, de TF1 et de tant d'autres : parce que le patrimoine public patiemment construit par nos « anciens » a été bradé.

Pas que le prix payé soit insuffisant : je ne me permettrai pas d'avoir un jugement sur ce point (tout juste une opinion, mais elle ne regarde que moi).

 

Je n'aurai tout simplement pas fait comme ça : Dans ces entreprises, il ne s'agit pas de les jeter aux fauves du « capitalisme sauvage », puisqu'il est devenu à force de déréglementation avant tout « financier » (et ses impératifs de rendement, ses fameux « PER » assis sur des valeurs de côte en Bourse).

À trop répondre aux attentes des seuls actionnaires (que sont finalement les fonds de pension américains) on en vient à faire du « Tchuruk » : de la plus-value au lieu de faire du profit d'exploitation, du profit industriel !

 

Il faut donc « céder », se dessaisir à un « management opérationnel », recruté parmi les « must » si possible, mais qui rend compte à la fois à ses actionnaires, à la fois au personnel et à la fois aux clients (ou « usagers » selon le vocable approprié).

Celui-là n'est nulle part dans les décisions de Direction Générale.

C'est grand tort !

 

Un des trucs rigolos qui m'étonneront toujours : Pourquoi, dans la « réforme du grand commerce », nos élus ont-ils choisit de légiférer les rapports entre « distributeurs et industriels » sans même penser une seule seconde à mettre aux deux extrémités les producteurs/importateurs de denrées et les consommateurs desdites denrées ?

 

Franchement, je sais être un ignoble iconoclaste, mais parfois j'ai le sentiment de prendre des leçons en pleine poire par nettement plus fort que moi !

 

À moins que ce ne soit que des nains, après tout !

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I
@ Cindy : je sais bien !Mais si tu as une autre idée... je suis preneur !@ Michel : En quoi j'esquive, l'Ami ?
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M
Hum, le sujet est-il si brûlant que tu fais exprès de discuter à côté??
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C
Pas idiot ta réponse à ma question.Mais est-ce que ce sera suffisant ?Les cycles de la vie son long et il y a des urgences de survies incontournable.
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I
Non Michel ! C'est un tout...Il ne faut pas croire que tu peux sortir un des aspects du problème en oubliant ses autres aspects.Tu vas retomber dans les effets pervers, non désirés, sur d'autres volets de la même chose que tu vas aggraver !Je me souviens encore de Darty, un exemple simple, qui avait tout misé sur son service livraison : les meks étaient intéressés à la quantité de livraison par équipe. A la cinquième dans la journée, ils touchaient une prime. A la sixième, c'était le pactole, ils pouvaient rentrer chez eux vers 17 heures.Le blème, c'est que le SAV a été débordé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, alors même que la boîte garantissait aussi le dépannage "48 heures chrono", tellement le travail d'installation/livraison était baclé !Et ça perdure : il y en a un qui m'a même démoli un robinet d'arrêt par pure konnerie il n'y a pas longtemps.Par malchance, c'était le seul robinet qui n'avait pas de vanne d'arrêt. Il m'a fallu faire venir un vrai plombier, mettre à l'arrêt la chaufferie, le restaurant et sa machine à glaçon un dimanche pour faire la réparation... Et redémarrer tout ça avec le chauffagiste et le patron du restau.Je ne sais pas si tu vois les dégâts que ce système peut provoquer !Le management doit être en cohérence avec les objectifs commerciaux et de la "production" et réciproquement : sans ça, ça ne marche pas !Tout le monde doit ramer dans le même sens et ce n'est pas tout à fait ce qu'on voit dans les administrations publiques ou à la Poste.Pourquoi ?Parce qu'il n'y a pas de cohérence "culturelle" entre tous les acteurs : Les uns parlent de "service public" en oubliant le service "au" public.Les autres causent même d'usager et pas de client.Les troisième oublient qu'ils sont aussi payés par l'impôt et ont en face d'eux des contribuables.Eux-mêmes se prennent pour des contribuables alors même qu'ils sont d'abord agent de la fonction publique.Et parfois ils sont même capables de se prendre pour des deus es machina et de te faire chier pour trois sous.Quand ils ne cachent par leur propre incompétence à régler un problème simple et ne veulent pas déranger leur chef pour un coup de pouce.Etc.Il leur faut des missions claires (ce n'est pas à la poste de faire aussi assistante sociale), des moyens matériels et humains suffisant pour y faire face, et un management "coercitif" (et non pas autoritariste : celui des "petits chefs" à la kon) pour manager tout ça.Donc des outils pour le management.D'où ma distinction entre "agent d'exécution" et fonctionnaire dirigeant et responsable (par délégation de l'autorité publique, celle du citoyen).Les premiers peuvent être exonérés de responsabilité, comme dans n'importe quel contrat de travail de droit privé (c'est l'article 1384 du Code civil : le patron est responsable de ses commettants).Mais pas au niveau de l'encadrement : un cadre, il accepte les responsabilités.Un cadre dirigeant, il accepte d'être sur un siège éjectable : il est payé pour ça.Mais justement pas dans la fonction publique : on le recase !Inadmissible...
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M
Euh...I2 c'était pas exactement le sujet. Le sujet, c'était la hiérarchie et son (non) pouvoir dans l'administration, en liaison avec la sécurité de l'emploi des agents. La gestion des conflits dans un cadre administratif, la protection des agents/usagers et réciproquement. C'est un des éléments de blocage, à la fois réel et politique. C'est un ancrage "crypto" des syndicats corporatistes. C'est une épine dans le pied de la gauche. Ceci dit, je ne suis pas un fervent militant de la précarisation à tout va, en particulier dans le contexte hyperflex actuel, mais des fois ça m'arrive de m'agacer à la poste.
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