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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Ces z'élites que le monde entier nous envie

Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 05:53

 

 

Mais pour créer des taxes nouvelles !

 

C’est LE sublime sophisme de la décennie qui nous est annoncé par « Bling-bling » dans sa tête et ailleurs, notre « Ô combien Vénéré Président » que les foules béates en délire persistent à aduler !

 

Si encore il n’y avait qu’une pression fiscale supplémentaire, on pourrait dire que nous payons, avec retard les errements de « Tonton Yoyo » et l’immobilisme politique du « Chi », son manque d’ambition à réduire la « fracture sociale » et fiscale.

Mais non : L’élève dépasse le maître !

 

Souvenez-vous de « Ballamou », premier ministre de la seconde cohabitation, qui distribuait à tout va des mesures exceptionnelles et non financées autrement que par des déficits ahurissants de la finance publique, rien que pour se faire élire : ça eût d’ailleurs failli marcher !

Il faut reconnaître que « Tonton Yoyo » a, de son côté et pendant 5 ans, fait des efforts pour éviter les dérapages incontrôlés avec son célèbre : « Mais enfin, on ne peut pas vouloir ceci et cela en même temps », son contraire en fait, tous les soirs, sans discontinuer et sur tous les problèmes du jour, au JT.

Le « Chi » ensuite, avec « Raf la main sur le cœur » et l’inimitable apparatchik « Vil-pain », plus sage dans sa tête que dans les dépenses du train de vie de la Nation, mais qui n’avait aucune ambition à se faire réélire, n’a rien contrôlé du tout, seulement à la marge de son électorat, pour mieux contenter, par quelques « niches fiscales » et sociales bien senties, sur la demande de ses députés.

Bref, la recette du succès électoral ? La dépense à tout va, quitte à endetter !

Celle de l’échec électoral ? Serrer les boulons !

 

Le « Chi » a fini par laisser la place au « bon élève » de « Ballamou » qui nous joue du déficit depuis 2 ans et demi, et « ah que », ce n’est pas fini avec son « grand emprunt » à venir, défonçant les critères de Maastricht, piétinant les règles de « bonne conduite » des affaires d’État avec jubilation : « Après moi, le déluge ! ».

Du moment qu’il est réélu, n’est-ce pas ?

Donc, non content de faire enfler la dette publique sur les générations futures, il nous colle de la « Taxe Carbone » : Et il paraît que c’est bon pour la planète !

 

Perso, je veux bien : La « Gauloisie sublime », avec son petit « 1 % de la population mondiale », pollue pour 1,6 % des émissions mondiales de CO2 !

Il faut que cela cesse et on doit à notre « Hulot national », un autre « Nico », d’avoir fait signer à chacun des candidats de la dernière présidentielle, un pacte qui viserait à réduire la « signature carbone » des « gaulois natifs » et même de souche !

 

Un « grand » ministère plus tard, un « grenelle » plus loin, qui ne s’est d’ailleurs pas passé ni rue de Grenelle, ni dans le quartier « grenelle », « Juppette droit dans ses bottes » remplacé par « Bord-l’eau le magnifique » et le cheveu en pétard, nous pond des malus, des bonus, des primes à la casse et l’idée d’une taxe sur l’énergie fossile.

Mais il nous faut aller jusqu’à ressortir « Ro-rocard », débauché du PSU et du Parlement européen, pour nous tarifer le problème : 32 € la tonne !

Deux fois le prix du marché, parce qu’on avait « un marché » du droit de polluer, figurez-vous, qui se traînasse encore autour de 15 euros !

« Ah que », ce n’est évidement pas une nouvelle taxe, puisqu’on va la rembourser à ceux qui la paye, voyons donc !

Pourquoi la créer, alors ?

 

Pour influer sur les comportements, tiens donc !

Donc on tape au portefeuille les amis ?

Oui, enfin non, enfin pas tout-à-fait !

Y’en a qui vont sentir passer la pilule (regard tourné vers les « hauts revenus », même qu’on veut leur piquer leurs bonus) et puis d’autres pour qui ce sera une « bonne affaire », puisqu’on va redistribuer l’ensemble, vaille que vaille aux plus démunis (ceux qui justement ne polluent qu’en respirant, la faute de n’avoir les moyens que de se chauffer au fioul, de cuisiner au bois et guérets, ou de ne rouler qu’à vélo ou à pince ?), aux communes (?) en compensation de la destruction de la Taxe Professionnel (qui devient au passage « Taxe territoriale »), etc.

Comme d’habitude, y’a un grand écart…

 

D’abord, les « hauts revenus » s’en tapent : ils ont les moyens et seront capables de faire payer à leurs clients les taxes nouvelles.

Moi aussi d’ailleurs…

Pas tous : EDF s’exonère déjà, des fois que les centrales nucléaires polluent l’atmosphère !

Tiens ! Déjà une « niche ».

Parions que les « prétoleux » qui raffinent le produit nuisible aussi…

Tout comme les pêcheurs, (qui ont déjà la « Taxe Poisson », les exonérations de TIPP et de charges sociales), les transporteurs routiers, les transporteurs en commun, scolaires et autres (hormis les « touristiqueux », naturellement), la SNFC, les transporteurs aériens, et pourquoi pas les paysans, y’a pas de raison : ils traversent tous une crise mondiale, tiens donc !

La liste va être longue d’ici la prochaine loi de finances…

 

Les « petits revenus », eux de toute façon, un peu plus ou un peu moins, ce sont les premiers à se débrouiller pour survivre avec ce qu’on leur laisse et la « prime à la cuve » !

Donc… donc, ce sont encore les classes moyennes qui vont tirer la gueule, de celles qui croient encore avoir les moyens, mais sont tirés toujours plus vers le bas par le socialisme et la nationalisation rampants, de leurs statuts sociaux devenus précaires, de ces « privilégiés » qui ont voté « pour », qu’on leur a dit… sous la pression de « Hulot », celui de la voix de son maître, de ceux qui défilent dans les rues pour quémander encore et encore de l’impôt supplémentaire pour soutenir leur propre pauvre pouvoir d’achat au détriment d’autrui !

Tous comptant les « bobos rive-gauche » !

Et les autres aussi.

 

Mais pas dans les campagnes, tiens-donc !

La voiture, ça reste une obligation matérielle, quoiqu’en pensent les « z’urbains ».

« Taxe Carbone = Taxe à Gogo » ?

 

Bé oui !

Et pour deux raisons :

 

1 – Tant qu’on n’a aucune alternative à offrir, on ne voit pas bien comment on peut changer durablement des comportements : c’est tellement évident, que personne n’y a pensé jusqu’ici parmi les têtes d’œuf qui nous gouvernent, figurez-vous !

La seule chose qu’ils savent faire, en vous expliquant que ce n’est pas ça qu’ils font, c’est de « taxer », de racketter « légalement ».

On va même vous expliquer que c’est indispensable, nécessaire, une question de survie de l’espèce.

 

Ils nous avaient déjà dit la même chose en nous annonçant, presque victorieux, 300 morts par jour pour cause d’ozone en surplus, alors qu’il fait défaut dans les couches polaires !

Et allons-y de la pastille verte, allons-y de l’interdiction de rouler pour les numéros pairs, puis impairs, allons-y du malus écologique !

Résultat ? Bé y’a toujours autant de morts sortis du « chapeau de la gamine », imagine-t-on, puisqu’on ne savait même pas d’où ils pouvaient venir !

Et toujours pas de changement durable dans le « comportement obligé » des koncitoyens !

Curieux quand même ?

 

2 – Parce que devant le « 7 centimes d’euros » (45 centimes de Franc Pinay) au litre d’abord annoncé, plus la TVA à 19,6 soit 8,36 centimes, sous la pression on en est plus qu’à « 3 ou 4 centimes » du litre d’essence.

L’équivalent d’une hausse à la pompe de 2,3 % !

Pas plus…

Vu qu’on en est déjà, entre la TIPP et la TVA à 88 centimes de taxe, on ne fera que rajouter un « plus » pour atteindre 178 % de la valeur du produit distribué à la pompe.

Il suffira que le prix du baril augmente de 6 %, ce qu’il peut faire en quelques heures, pour que l’impact sur les comportements soit complètement effacé !

Marrant comme idée « généreuse » pour la planète !

 

Passons, on va nous la doubler, la taxe CO2, d’ici à trois ans, sans doute avec un pause à l’approche des élections de 2012 et tout le monde aura oublié, une fois de plus !

 

Personnellement, j’admire : le droit de polluer, la taxe à la pollution, bé quand j’en aurai les moyens, ça me permettra de leur faire fermer leur grande gueule à tous ces mesquins qui ne comprennent décidément rien à rien !

À savoir que, compensation ou pas, tout impôt, toute contribution, toute taxe, toute cotisation, nouvelle ou en augmentation, ce ne sont jamais les assujettis qui payent fondamentalement : ils n’en sont que les « collecteurs » !

Ce sont toujours les consommateurs qui l’assument et la digèrent.

 

Et comme on vient de nous inventer la « taxe sur les effaceurs » électriques, que quand on consomme moins on paye quand même, là franchement, nous en sommes à être tous piégés par la belle technocratie ambiante que le monde entier nous envie !

 

Et qu’on applaudit bien fort pour ce joli tour de passe-passe !

Les joueurs de bonneteau ne s’y prennent pas autrement.

Mais eux, les forces de l’ordre et du droit les coursent dans les couloirs du métro pour les jeter en prison : Pas nos « technocrates » !

Cherchez donc pour quelle raison !


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Lundi 13 juillet 2009 1 13 07 2009 05:58

 

Pour en faire quoi au juste ?

 

Les modalités du grand emprunt annoncé l'autre lundi par notre « Ô Combien Vénéré Président », celui qui est « bling-bling dans sa tête » à lui lors de son discours devant le congrès à Versailles ne sont toujours définies !

Une idée « tête en l'air » ?

Pas tout à fait : on ne sait pas combien, on ne sait pas quand, on ne sait pas à qui s'adresse, ni par quel canal il sera « distribué », ni quel sera le taux d'intérêt retenu, ni même sa fiscalité.

Tout ce qu'on sait, c'est qu'il sera « grand » et à 5 ans !

Enfin jusqu'à ce que ça change, bien sûr.

 

Ce qu'on peut imaginer, c'est que les entreprises bancaires du pays de « Gauloisie failliteuse » vont s'empresser de le refourguer plus vite que de nature à tous ces « petits épargnants » encore attirés par « la signature de l'État »...

Tant que ça vaut quelque chose, n'est-ce pas, ils n'ont aucune raison de reculer, d'autant mieux que finalement, c'est encore eux qui vont payer de l'impôt en plus demain, pour se rembourser eux-mêmes !

Mais peut-être pas les mêmes : ceux qui n'auront pas souscrit, ils paieront comme tout le monde, mais sans espoir d'y gagner quoique ce soit.

Et devinez quoi ?

Bé ce ne seront sûrement pas ceux qui n'ont déjà pas de pécule sous le matelas qui vont faire la bonne affaire du siècle, non assurément pas !

 

Première question : La signature de l'État vaut-elle encore quelque chose, au moment même où la Californie licencie ses fonctionnaires, la faute à n'être pas arrivée à boucler son budget (que ça va même faire tâche d'huile comme on vous le disait y'a pas si longtemps ici et là, plus tard) ?

Réponse, on verra ça en comparant le taux offert par EDF à l'occasion de son dernier emprunt à 4,5 % qui doit financer les futurs investissements industriels de la boutique, avec celui que « Bling-bling » offrira lui-même au nom de moi-même (et de tous les autres kontribuables).

C'était soit un emprunt, soit une augmentation des impôts : L'ami Philibert vous avait prévenu !

De toute façon, ça finira pareil, mais comme moi, plus personne ne m'écoute, quand je prêche tout seul dans mon « grand désert du bon sens »...

 

Deuxième question : S'agira-t-il d'une bonne affaire ? Sûr, et ... pour les banquiers, trop heureux de toucher les commissions de courtage et les marges commerciales afin de boucler les fins de mois et espérer rembourser rapidement tout le pognon « inventé » qui leur a été servi sur un plateau pour qu'ils ne s'écroulent pas sur eux-mêmes en début d'année, la faute à ne pas savoir faire leur métier comme il faut.

C'est un coup à se refaire et à verser leurs bonus aux petits personnels qui piaffent d'impatience : c'est qu'eux aussi ont des échéances à rembourser...

Et une fois les remboursements faits des prêts étatiques, les « boss » vont pouvoir tirer la révérence, les parachutes dorés ne partant plus en vrille, sur des résultats flatteurs !

Va y en avoir qui vont pouvoir sauver toute une carrière en beauté : Du bon investissement sur l'avenir, pardi !

 

Bref, en remettant du « vrai argent », à tête froide, dans les circuits, tout le monde va être content : ça va reconstituer des fonds propres, débloquer les ratios dégagés par les « testings divers », rassurer les étrangers : La « Gauloisie a encore de la ressource »... sous le plumard et l'oreiller !

Ou le bas de laine du carnet A avec son minable taux, de je ne sais plus combien.

 

Troisième question : tout ce pognon monopolisé par « Big Brother », pour faire quoi ?

Quand même pas seulement lui prêter pour permettre de rembourser les prêts à vue et découverts de la dernière fois ?

Bé non : « Bling-bling » nous l'a assuré avec sa calculette préférée ! Il y a du bon endettement et de la dette pourrie !

 

Alors tous de se réunir en séminaire gouvernemental, tenu dans la foulée d'un dimanche matin, et même « Fifi IV » de leur rappeler le bon usage de ces fonds (qu'il n'a pas encore) :

Ils sont destinés aux « secteurs stratégiques » d'investissement :

- Développement durable,

- Université de demain,

- Capital humain et...

- Compétitivité !

Génial !

On va enfin pouvoir acheter de la matière grise sous forme d'actions de « SA » ?

Cotées en Bourse des valeurs ?

La bonne idée d'Aguigui Mouna, l'homme qui se baladait du côté de rue Mouffetard avec son « réveil à réveiller les consciences », qui voulait coter les « valeurs morales » et qui nous revient par la bande !

 

En fait, on en est loin, car sous ces dénominations, ce sont en fait des investissements dans le numérique, les technologies et particulièrement dans la voiture du futur qui devraient être favorisés.

Il s'agirait d'investir dans la « Gauloisie » de demain et « Fifi IV » de rappeler qu'il ne s'agissait pas d'un 2ème plan de relance.

Bé oui, comme le premier tarde à produire des effets palpables, qu'on se demandait l'autre fois s'il ne fallait pas relancer la relance... Bé non : idée aussi sotte que grenue !

 

Et « Fifi IV » de préciser que ces dépenses d'investissement devront avoir « une rentabilité financière et socio-économique clairement appréhendable ».

Pas « palpables », mais « appréhendables ».

Y'a des nuances, comme ça, dans la tête de nos élites, qui font frémir... mais passons : je suis une ignoble mauvaise langue absolument infreequentable !

 

Bien admettons que ce sera du pognon mobilisé au profit d'entreprises déjà existantes qui se troouvent être « œuvrantes » sur le dits marchés de la bagnole électrique ou le « plan câble ».

Sûr que c'est appréhendable à en être saisissable avant que d'être déjà nationalisable.

Mais, si ça prend la forme de « dotations auprès d'entreprises », ça risque encore de fâcher « Bruxelles » pour tomber sous la réglementation communautaire des aides d'État des « minimis ».

Une préoccupation déjà particulièrement appréhendable sensible pour le secteur automobile.

Voilà une belle perspective qui sera, bien entendu, examinée avec soin par les pouvoirs publics et le choix des investissements fait en conséquence.

 

Une autre interrogation demeure : quelle compétence a l'État et ses dévoués hauts-fonctionnaires à se comporter comme des « capital-risqueurs », des « business angels », à déterminer quels sont les grands domaines économiques d'avenir pour le pays ?

Qui au final décidera quel secteur précis, quelle entreprise, quel projet méritera d'être soutenu ?

 

Doit-on vraiment confier à un « haut comité » de fonctionnaires le soin d'étudier des projets représentant au total plusieurs milliards d'euros ?

Car dans les domaines évoqués, si la rentabilité financière est surtout difficilement appréhendable, leurs « savoir-faire » et ce depuis au moins deux générations, n'ont guère brillé.

Ce serait même plutôt inquiétant de voir la « bonne dette » devenir au fil du temps aussi pourrie que les « actifs toxiques des subprimes », sort promis à toute tentative pour les États autre que la Principauté monégasque de faire du « business » à la place des « business-man » dont c'est le métier.

On se souvient autant de la « promotion Titanic » que des nationalisations de « Mythe-errant/Mord-Roy » qui ont finalement conduit à la liquidation des aciéries du pays et au nanisme de nos banquiers...

 

Il y a bien une piste exploitable pour éviter le travers, mais je vous fiche mon ticket de logement avec salle de bain qu'on va encore passer à côté :

C'est le programme « SBIC », conçu dans les années 58 par le Congrès américain (j'étais déjà né : je me souviens encore, même si je ne parcourais le monde qu'à 4 pattes en attendant ma sœurette pour que je puisse la martyriser tout au long de sa longue jeunesse), où l'État apportait seulement sa garantie, sa caution à des emprunts émis par des organismes financiers préalablement agréés.

Si je me souviens bien, à hauteur de 3 fois le capital investi, mais avec l'engagement qu'en cas de perte se sont les capitaux privés qui sont en première ligne, la garantie d'État n'intervenant que lorsque les capitaux privés étaient épuisés.

Ça eut avait fait l'effet d'un coup de fouet monumental à l'économie ricaine en pleine guerre froide, qui les avaient portés jusque sur la Lune 10 ans plus tard.

 

Mais pensez bien qu'en « Gauloisie de l'intelligence appliquée », un tel dispositif qui combinerait la mobilisation de l'épargne des « natifs » et le développement de nombreuses équipes spécialisées dans le financement d'entreprises et de projets, les fonctionnaires ne s'assurant plus que de l'intérêt financier et socio-économique des investissements pour le plus grand bien du pays n'a aucune chance de voir le jour.

 

Non, soyez sûrs qu'on en restera à la vision marxiste du rôle de la puissance publique : non contente de pouvoir « piquer le pognons des autres » jusque dans leur poche et jusqu'à plus soif, la haute fonction publique ne laissera aucune miette de son pouvoir étendu aux misérables vermiceaux de spécialistes mercantiles !

On préférera à coup sûr une belle et bien bonne nationalisation rampante et outrecuidante.

De toute façon, si ça ne marche pas, eux, les politico-fonctionnaires, se seront toujours rendus irresponsables de la ruine du pays et de ses habitants...

Puisque c'était pour leur plus grand bien.

 

Ceci dit, qu'est-ce que « Bling-bling » va bien pouvoir nous sortir, la prochaine fois, pour faire semblant d'exister encore ?

Je serai bien curieux de le savoir, parce que là, il a épuisé toutes les recettes.

Ah si : organiser un voyage à Baden-Baden ou se faire un petit attentat du côté des jardins de l'Observatoire !

Je ne vois plus que ça...


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Mercredi 24 juin 2009 3 24 06 2009 06:19

 

De VCRM...

 

Dernière idée du gouvernement, sentant les ennuis financiers graves se rapprocher à grands pas est de créer, sur le « modèle » natif gaulois franco-français de la Caisse d'Amortissement de la Dette Sociale (CADES), une structure de défaisance européenne qui pourrait refinancer à bas taux les dettes des pays « issues de la crise », une caisse européenne d'amortissement de la crise, que nous appellerons CEAC par la suite.

 

Le problème à résoudre : La plupart des pays européens voient leur différentiel de taux d'emprunt avec l'Allemagne augmenter.

Cet écart est révélateur du niveau de défiance inspiré par chaque pays emprunteur vis à vis des investisseurs-épargnant (leur cash disponible).

Cela coûte très cher aux trésors publics des pays concernés.

La « solution » imaginée par nos énarques de Bercy : mutualiser les dettes dans une structure européenne qui lancerait de grands emprunts européens, en espérant que la présence de l'Allemagne dans le pool fasse baisser les taux.

 

Les problèmes de la « solution » :

 

1 - À vouloir limiter les dettes inscrites au bilan de cette « CEAC » à celles « issues de la crise » sera difficile. Comment empêcher ces ineffables latins de français, d'italiens et de grecs de trafiquer leurs comptes pour imputer à cette CEAC des dettes liées à leur mauvaise gestion interne et à leur incapacité à mener de vraies réformes, et non uniquement des « dépenses exceptionnelles » liées à la crise ?

 

2 - Si, par extraordinaire, le plan fonctionnait et les taux d'intérêts des emprunts européens permettaient à ces ineffables latins, ainsi qu'aux irlandais et quelques autres, d'emprunter à meilleur compte qu'actuellement, alors cela constituerait une forte incitation à se réfugier dans la fuite dans l'endettement massif, plutôt qu'à conduire les bonnes réformes : le bilan de la CEAC serait vite plombé par le surendettement...

 

3 - Surtout et par ailleurs, on ne voit guère par quel miracle mélanger un peu de bon steak haché allemand avec de la viande pourrie grecque ou semi-avariée française permettrait de fabriquer un hamburger désirable pour les investisseurs européens...

 

La CEAC devra avoir des ressources propres pour rembourser ses échéances, en intérêts et en principal. Naturellement, nos gouvernements espèrent que le jeu sera infini et qu'ils trouveront toujours un investisseur pour racheter une nouvelle émission de dette quand une tranche viendra à échéance.

 

- Ou bien chaque État met au pot une somme au prorata de la dette qu'il amène : dans ce cas, on ne voit pas par quel miracle le banquier réticent à emprunter aux italiens ferait plus confiance qu'aujourd'hui dans les italiens pour payer leur quote-part à la CEAC : l'effet sur les taux d'intérêts serait dès très faible.

 

- Ou bien, pour permettre au taux d'emprunt de la CEAC de se rapprocher de celui de l'Allemagne, on met en place un mécanisme qui fait supporter à la vertueuse Allemagne le poids de l'incurie des pays du « Club Med » : CEAC alimentée par le budget Européen (Allemagne première contributrice), impôt européen sur le « modèle » français de la CRDS (Allemagne, première population Européenne), ou Allemagne se portant caution de la dette de la CEAC (!).

 

Ce qui nous amène au 4ème « hic » majeur avec la « solution » à la Française :

 

4 - IL N'Y A PAS ÉCRIT « CRÉTINS » SUR LE FRONT D'ANGELA MERKEL et de son ministre des finances au nom imprononçable.

 

Nous devons une fière chandelle à Karl-Theodor Maria Nikolaus Johann Jacob Philipp Franz Joseph Sylvester, baron de Guttemberg : Ministre des Finances allemand depuis février de cette année après avoir été Secrétaire Général du CSU (il a été élu au Bundestag à l'âge de 30 ans), ce jeune homme de 37 ans a sans doute eu un rôle décisif dans les positions récentes de la Chancelière Angela Merkel.

Ce « libéral assumé » défend, en effet et avec talent, le principe d'une réduction de la dette allemande et le maintien d'une politique monétaire rigoureuse de la part de la BCE. Il s'est ainsi récemment opposé avec force au plan de sauvetage d'Opel avec l'argent des contribuables, ce qui lui a attiré les foudres d'un SPD plus démago que jamais, bien loin de l'époque de Schroëder et des réformes courageuses.

Visiblement, les électeurs apprécient sa ligne. Les sondages le placent en seconde position de la figure politique la plus appréciée depuis 3 mois... juste derrière Merkel...

 

Voilà qui explique mieux le courage des déclarations de la chancelière allemande la semaine dernière. Sur le plan électoral, elle joue aussi une crédibilité que les Allemands lui reconnaissent aujourd'hui.

 

Comme quoi on peut être pour le libre marché, anti-interventionniste, pour des impôts faibles et en faveur des entreprises tout en bénéficiant d'une aura élevée, même auprès des électeurs allemands.

Les allemands ont d'ailleurs fort diplomatiquement fait savoir que les risques d'abus (sous entendu : des pays du « Club Med ») risquaient de rendre la vie de cette caisse périlleuse et que de fait, l'idée ne les intéressait pas.

 

Nos énarques répondent en chœur que l'Allemagne aussi pourrait avoir besoin d'une telle caisse... plus tard.

On se demande bien, sans pouffer de rire, comment les Allemands pourraient compter sur l'Italie, la Grèce ou la France pour faire baisser le taux d'intérêt auxquels ils pourraient emprunter un jour.

Et le jour où l'Allemagne aura besoin d'un tel instrument « d'enfumage » des emprunteurs, c'est que les pays du « Club Med » auront fait faillite depuis longtemps.

 

Que nos politiques puissent sérieusement avancer de telles idées sur la scène internationale n'est vraiment pas rassurant.

Cela parait révélateur d'une certaine « panique à bord », à bâbord et à tribord, alors que le mur de nos dettes s'approche et « France Titanic » y vogue à vive allure.


Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander - Publié dans : Ces z'élites que le monde entier nous envie - Par VCRM
Jeudi 12 mars 2009 4 12 03 2009 06:29

 

Les graphiques de VCRM

 

À ceux qui prétendent que la droite française serait « libérale », voire même « ultralibérale », voici un graphique intéressant sur l'évolution de la dette publique française en pourcentage du PIB, hélas arrêté en 2005.

 

De l'art de vivre au-dessus de ses moyens :

 

 

 

Il y apparaît clairement que les plus mauvais gouvernements en matière d'endettement (ceux pour lesquels la pente de la courbe est la plus « raide ») sont ceux de Pierre Bérégovoy (Gauche), Edouard Balladur (Droite), suivis par les premières années de mandat de MM. Jean-Pierre Raffarin (Droite), puis Mauroy (Gauche).

 

Faut-il le préciser, la présidence de Nicolas Sarkozy (inutile d'évoquer le nom de son premier ministre. C'est qui, déjà ?) devrait enfoncer tous les records.

Et on peut toujours affirmer qu'il a eu de la chance, mais Lionel Jospin, malgré le boulet « 35 heures - Aubry » dans son gouvernement, a été plutôt moins mauvais que les autres, même si le travail de freinage du train fou de la dette avait été commencé par Alain Juppé.

 

Bref, en matière de gestion de notre dette publique, la droite et la gauche, c'est bonnet blanc, blanc bonnet et bonnet d'âne.

 

Le taux d'endettement de la France devait « s'approcher de 80 % » du PIB à la fin de l'année 2010, rapporte, mardi 3 mars, la presse nationale en citant une source gouvernementale.

Le taux, actuellement de 66 % du PIB, augmenterait de sept points par an jusqu'en 2010, assure cette même source.

« La dette dépasserait alors les 22.000 euros par Français », constatent les journalistes.

 

Le cabinet du ministre du budget, Eric Woerth, avait indiqué lundi dernier (il y a 8 jours) que le seul déficit de l'État devrait dépasser 100 milliards d'euros cette année, ce qui équivaut à plus de 5,2 % du PIB.

À cela s'ajouteront les déficits de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales, creusant encore le déficit public, qui devrait flirter avec 5,5 % du PIB, un chiffre comparable aux dernières prévisions de la Commission européenne (5,4 % du PIB).

 

Fin septembre, au moment de présenter son projet de budget pour 2009, la France avait renoncé à son engagement de revenir à l'équilibre au plus tard en 2012.

En décembre, M. Fillon avait repoussé à 2014 l'objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire.

Les critères de Maastricht auraient dû fixer le déficit budgétaire à zéro, sauf en cas de grave crise ou d'investissements en infrastructures, alors que ces 3 % sont une prime à l'irresponsabilité.

 

Je suis un bon ministre des finances puisque le déficit ne dépasse pas 3 % du PIB (avant, suprême subterfuge !), d'en faire un principe dans un texte de loi européen.

 

Le résultat : la dette publique a explosé sur la période !

 

VCRM

 

I² : Personnellement, je ne voudrais pas être méchant, mais « ouvrir le robinet du crédit public », autrement dit dépenser de l'argent qu'on n'a pas, même si on ne l'aura jamais parce que c'est celui des « z'autres » et qu'ils ne l'ont pas encore gagné, eux-non plus, c'est une excellent façon de distribuer (ce qu'on n'a pas) pour gagner des élections...

Avec des succès très divers, manifestement !

 

À défaut d'être génial, mon ami, tu sais très bien que la plus part des boîtes que tu as eu à redresser un jour où l'autre, si elles sont dans un piteux état quand tu arrives, c'est que le « chef » il a pété le neurone à claquer le fric des banquiers...

Et que ce sont eux qui te mandatent pour arrêter l'hémorragie, leur permettre d'en récupérer un peu quand même, même s'ils veulent surtout que tu les dégages de toutes responsabilités à venir !

Si en plus tu sauves la boîte et les quelques emplois qu'il y a encore dedans, on va crier au génie et même la CGT va te faire des courbettes à t'en lécher les pompes !

 

Pourquoi en irait-il autrement pour des « politicards » ?

D'autant que tu trouves une palanquée d'experts super-diplômés d'un tas de truc capables de leur raconter avec force formules matheuses incompréhensibles, que c'est de la « relance keynésienne appropriée » !

Et qu'eux-mêmes sont encore capables de te remercier à t'en lécher les kouilles de les avoir sollicités, eux et leur immense compétence.

Tiens : regarde Attali aller faire du « lèche-kouille » pour donner sa recette du succès !

Et de finir par dire : « C'est tout ou rien ! »

Comme ce ne sera pas tout, parce que ce n'est pas possible en même temps, il s'était déjà dédouaner de toute erreur de pronostic par avance !

 

IRRESPONSABLES, tous ces gens-là !


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Jeudi 12 février 2009 4 12 02 2009 06:22

 

 

Celui de la rubrique « Titanic » et du pouvoir d'achat

 

Extrait de son « politique fiction » à lui... Citation :

« La spéculation s'était portée sur un bien rare : le temps de vie. En particulier sur les seuls moyens de le prolonger durablement, dans certains cas : les organes de remplacement. »

 

Le 4 janvier 2029, la planète entière retenait son souffle : chacun attendait la diffusion sur ses nouvelles lunettes en 3D de la finale de la Coupe du monde de football, disputée par la Chine et l'Inde. Elle devait avoir lieu dans le stade de Nuuk, capitale de la République du Groenland, ancienne province danoise indépendante depuis 2014, et devenue, grâce à la découverte d'immenses gisements pétroliers, le pays le plus riche du monde.

 

La vie à Nuuk est très gaie, en particulier depuis que le réchauffement climatique avait fait resurgir prairies, plages et rivières. Le million d'habitants (vingt fois plus que vingt ans plus tôt) comptait pour l'essentiel des financiers venus là depuis que, en 2010, la crise avait conduit la Grande-Bretagne, menacée de faillite, à rejoindre l'Eurogroup et que la City avait dû renoncer à l'essentiel de ses privilèges fiscaux et réglementaires.

 

Depuis lors, le dollar avait progressivement perdu son rôle de monnaie de réserve unique. Les États-Unis avaient assez à faire avec leurs problèmes internes et les bons du Trésor américains n'étaient plus le meilleur refuge pour les réserves des fonds souverains.

L'euro était devenu une devise de référence, utilisée même pour définir le prix du baril de pétrole, qui avait explosé en 2010 avec la prise de conscience du risque de pénurie provoqué par l'arrêt des investissements.

La place financière de Nuuk était désormais la place offshore de l'euro, comme la City avait été pendant un demi-siècle celle des États-Unis.

 

La Chine et l'Inde s'étaient tournées vers la résolution de leurs immenses problèmes intérieurs. La crise financière s'était progressivement éloignée sans qu'aucune solution de fond n'ait été trouvée aux problèmes de régulation posés par la crise des subprimes.

Les grandes compagnies d'assurances avaient peu à peu pris le pouvoir face aux banques.

L'inflation, provoquée par la hausse des prix des matières premières et des produits agricoles en 2010, avait conduit à réduire l'endettement des États-Unis sans pour autant que soient mises en œuvre des réformes majeures.

 

La reprise avait commencé quand on était passé pas loin de la guerre mondiale, au moment où l'Ukraine avait adhéré à l'Otan, déclenchant la colère de la Russie.

Certes, on avait progressé dans la gouvernance mondiale : le G8 était devenu le G20 ; les agences de notation avaient été placées sous le contrôle du FMI, devenu la World Finance Organization (WFO), avec un certain pouvoir sur la réglementation bancaire, repris à la Banque des règlements internationaux.

 

Puis la croissance mondiale était repartie, portée par l'exploitation des réserves de pétrole découvertes au Canada et au Groenland, par la mise en service des grandes infrastructures de l'« Internet des objets », et par les formidables applications des biotechnologies à l'élevage, à l'agriculture et à la pharmacie.

 

Et pourtant, ce jour-là, une autre catastrophe allait éclater. Depuis que le marché du logement, comme celui des titres financiers, était sous contrôle, la spéculation s'était portée sur un bien véritablement rare : le temps de vie.

En particulier sur les seuls moyens de le prolonger durablement, dans certains cas : les organes de remplacement. Quand, vers 2020, on avait démontré que le changement régulier des organes vitaux, devenu techniquement possible, pouvait accroître l'espérance moyenne de vie de plus de trente ans, le marché illégal avait pris des proportions considérables, entraînant l'essor d'une mafia qui tuait des enfants pour se procurer des organes sains.

 

Légalisé en 2026 pour mettre fin à la criminalité, ce business avait très vite constitué une bulle. Un marché à terme très sophistiqué s'était développé.

Un cœur valait plus de vingt ans du revenu moyen d'un Européen.

Exactement comme un bulbe de tulipe en 1637.

 

L'Internet des objets avait permis de mettre au point des produits spéculatifs d'une complexité jamais atteinte. Et toute l'économie mondiale croissait avec ces marchés.

Ce matin-là, une nouvelle, parue d'abord dans un petit journal de Melbourne imprimé sur papier (un des derniers qui existaient encore), annonçait la mise au point par un laboratoire brésilien d'un clonage industriel des organes à partir des cellules souches.

Si c'était vrai, la découverte était formidable : elle allait donner à tous accès à des organes sans qu'il soit nécessaire de les prélever sur des morts ou des vivants.

 

Pour l'économie de marché, c'était une catastrophe : un bien rare devenait abondant !

Le prix des organes allait s'effondrer.

Certains des principaux médias du monde entier, regroupés en un système d'information officiel (SIO) appartenant aux compagnies d'assurances, lancèrent des leurres, expliquant que le laboratoire en question n'était pas sérieux, que la technologie n'était pas au point, que ces organes de remplacement ne seraient pas homologués.

 

Ce n'était pas la première fois que le système d'information officiel tentait de discréditer une innovation qui ne plaisait pas à ses commanditaires. Et il y parvenait souvent, malgré la multiplicité incontrôlable des sources.

Cette fois-ci, pourtant, les marchés financiers semblèrent ne pas croire le SIO.

En quelques heures, le prix des organes s'effondra sur les marchés à terme ; une des premières banques spécialisées dans le financement de ce type d'achats dut reconnaître qu'elle avait emprunté au fonds souverain groenlandais de quoi acquérir à terme des organes en grand nombre, en gageant ses emprunts sur leur valeur même. Et qu'elle en avait vendu beaucoup plus qu'il n'y en avait en réalité de disponibles.

Tout le monde paniqua, ceux qui attendaient des organes se précipitèrent pour les obtenir. En vain.

 

Dans l'après midi, l'ensemble du marché financier réagit en cascade car les nouvelles technologies accéléraient massivement les mouvements. Tous les marchés furent atteints par contagion.

Puis l'euro lui-même fut mis en cause.

Le WFO expliqua que l'ensemble du système de financement mondial était fondé sur la valeur de ces actifs totalement virtuels et que le système financier mondial allait s'effondrer. Sans recours.

 

La finale de la Coupe du monde fut reportée. On commença à penser qu'on aurait mieux fait de résoudre sérieusement la crise précédente ».

 

Jacques Attali

 

DD : Replâtrer ne suffira pas !

Dans son dernier ouvrage, l'économiste et essayiste Jacques Attali explique l'inexplicable : Une croissance économique mondiale spectaculaire, des progrès techniques extraordinaires, des indicateurs au beau fixe et soudain... la plus grande dépression planétaire depuis près d'un siècle !

L'ancien conseiller de François Mitterrand ne se contente pas de refaire la genèse de la crise : il se risque à prédire ce qui nous attend si nous ne tirons pas très vite les leçons de nos erreurs ou si nous nous contentons d'un « timide replâtrage ».

 

I² : J'en rigole encore !

Une coupe du monde reportée pour cause de crise financière ?

Totalement invraisemblable...


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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 01 2009 00:00

 

 

La Légion d'honneur !

 

S'agit-il d'un vrai titre de noblesse dans une république ?

Le 29 floréal an X (19 mai 1802), est promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d'honneur par le « cousin » (celui qui a réussi), après avoir été adoptée par le Corps législatif par 166 voix sur 276 votants.

Le nouvel ordre, dû à l'initiative du Premier Consul Bonaparte, se voulait un « corps d'élite » destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d'une nouvelle société au service de la Nation.

 

Le 14 floréal an X (4 mai 1802), Bonaparte déclarait au Conseil d'État (alors conseil juridique de l'État et pas encore « Haute juridiction » administrative) : « Si l'on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres tandis qu'il n'y a qu'une Nation. Si l'on ne décernait des honneurs qu'aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, la Nation ne serait plus rien ».

 

Il élargissait donc à tous les citoyens le principe des décorations nationales établi dans l'article 87 de la Constitution de l'an VIII et réservées « aux guerriers ayant rendu des services éclatants en combattant pour la République ».

Il était composé de quatre grades (légionnaire, officier, commandant, grand officier).

 

La dignité de grand aigle ou grande décoration ne fut créée qu'en 1805 (30 janvier).

Hors action d'éclat, une durée de services de vingt-cinq ans était requise tant pour les services militaires en temps de paix, ainsi que pour les fonctions civiles.

Les titulaires de la Légion d'honneur, après réception d'une lettre d'avis, devaient prêter serment à la République, puis, à l'Empereur.

 

Le 15 juillet 1804 l'Empereur procéda à la première distribution de la Légion d'honneur dans la chapelle des Invalides au cours d'une fastueuse cérémonie officielle, la première de l'Empire.

Napoléon, entouré des grands dignitaires de l'État, reçut le serment des grands officiers de la Légion d'honneur puis de toute l'assemblée des membres de l'ordre : maréchaux, invalides et soldats mais aussi savants, écrivains et artistes !

 

Si dans son premier siècle d'existence l'ordre de la Légion d'honneur était resté assez fermé au domaine civil, le XXème siècle voit s'étendre la diversité des activités récompensées ; l'ordre est ainsi devenu une institution ouverte et représentative de l'élite vivante d'un pays moderne. 

En 1962, la Légion d'honneur comptait plus de 300.000 membres.

Alors que la France retrouvait le temps de paix, le général de Gaulle estima qu'il convenait d'arrêter cette progression qu'il jugeait dangereuse pour le prestige de l'institution.

Il fixa dans le code de la Légion d'honneur un objectif à atteindre pour la fin du XXème siècle : 125.000 membres et pas plus !

 

Dans la culture chinoise impériale, et ce jusqu'à la fin de la dynastie Qing (finissant en 1911), les lettres et administrateurs chinois ainsi que les officiers militaires utilisaient une variété de codes visible pour distinguer leur rang et position.

L'un de ces codes fut l'utilisation de billes de formes rondes ou ovales de couleurs sur leurs chapeaux, appelées « boutons de mandarin ». Comme il y avait neuf rangs dans la hiérarchie civile ou militaire des mandarins, neuf « couleurs » furent utilisées pour différencier ceux-ci et contrôler par le Ministère des Rites.

 

Toute ressemblance avec la France n'est pas fortuite, car il suffit de voir nos « mandarins » sur les plateaux de télévision avec leurs « boutons » sur les revers de leurs costards (*) pour situer leur « besoin de reconnaissance » de... la patrie reconnaissante.

 

Ainsi, deux journalistes politiques qui figuraient dans la promotion du Nouvel An de la Légion d'Honneur 2009, ont fait savoir lundi qu'elles refusaient la décoration.

Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France-Info, et Françoise Fressoz, chef du service France-Europe du quotidien « Le Monde », toutes les deux nommées chevaliers, figuraient sur la liste des personnalités publiée le 1er janvier au Journal officiel, dans le contingent du secrétariat d'Etat aux Relations avec le Parlement (**).

 

Estimant que rien dans leur parcours ne justifiait pareille distinction, les deux journalistes ont annoncé qu'elles refusaient une décoration qu'elles ont découvert « avec grand étonnement » après la publication de la liste au JO.

« Je n'ai jamais réclamé une telle distinction, ni même été sollicitée en vue d'une telle démarche », a précisé Marie-Eve Malouines dans un communiqué.

« Contrairement à l'usage, je n'ai été informée de rien avant la publication de cette liste », a déclaré de son côté Françoise Fressoz.

 

Voyez l'inflation des promus y compris les sportifs qui habitent en Suisse.

 



VCRM 


Notons que le refus n'empêche pas la promotion à l'Ordre.

 

En plus, pour se la faire remettre, il faut aussi aller se la payer...

D'ailleurs l'abbé Pierre l'avait refusé lui aussi.

Je crois que c'est Jean Tiberi - un autre cousin, toujours pas à jour sur son blog... - qui la lui remise quand même quelques années plus tard !

 

(*) J'ai personnellement connu un inspecteur des impôts qui la portait même au revers de son manteau, la « rosette », sur coussinet, s'il vous plait... reçue peut-être à l'ancienneté, tellement il était nul sous son béret, celui-là ?

 

Jeune kon mais m'apprêtant déjà à tailler des croupières à ses « propositions de redressements », selon la procédure contradictoire d'alors, au fait des usages en la matière, je lui fis sèchement remarquer que ça se portait exclusivement au col de la veste, pas dans le métro à tous les vents.

 

Savez-vous ce qu'il m'a répondu ?

Que dans ce cas, seule sa femme de ménage saurait qu'il était officier de l'Ordre !

Fat !

Gag !

 

(**) : Curieux ! Elles sont peut-être nommées « parlementaires » sans le savoir !


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Mardi 28 octobre 2008 2 28 10 2008 06:39

 

Charles Milhaud...

 

En démissionnant de la présidence du directoire de la Caisse d'Epargne, Monsieur Milhaud (né le 20 février 1943 à Sète), diplômé d'Études Supérieures de Mathématiques, de physique et de chimie de Montpellier ayant fait toute sa carrière à la Caisse d'épargne (un « enfant de la boîte » depuis 1964), officier méritant de l'Ordre National du Mérite et honoré du même grade dans la Légion d'Honneur, a fait une déclaration très émouvante.

 

Après avoir laissé perdre « que » 600 millions d'euros en trois jours par la fine équipe de frimeurs « spéculateurs maison » (mais « Notre Drame de La-Garde » nous affirme que c'est 700 millions), il annonce qu'il renonce à son indemnité de départ.

« Je ne demande aucune indemnité », déclare-t-il, et d'ajouter : « Ceux qui me connaissent savent aussi que je ne suis pas un homme d'argent ».

Quand même kon pour un type chargé de veiller sur celui d'autrui, non ?

 

Cette simple déclaration, alors même qu'il venait de se faire refuser la prolongation de son mandat de 6 mois pour mener à bien la fusion en cours avec les « banques Pop » par son propre Conseil d'administration et demandait 3 ans du dernier salaire contre sa démission proposée à ce moment là, lui vaut une mention spéciale dans la prochaine fournée des candidatures à « l'Ordre du Tartuffe ».

Dont on repousse la prochaine réunion du Conseil à mi-novembre, la faute à « pas le temps » !

 

Pour s'en convaincre, la lecture des rapports annuels de la Caisse d'Épargne suffit et confirme cette grande qualité pour un homme de prestige ! Pensez donc, il a participé à bien des travaux dans les milieux bancaires et a été, sinon et encore :

 

- Président du conseil de surveillance de la Financière Oceor

- Membre du conseil de surveillance de CNP Assurances,

- Représentant permanent de la CNCE et Administrateur de la Banque de Tahiti et de la Banque de Nouvelle-Calédonie,

- Administrateur de Sopassure,

- Président de Sas Erixel,

- Représentant permanent et Administrateur de Sogima,

- Président du conseil d'administration du Centre National d'Enseignement à Distance,

- Administrateur de la banque des Mescareignes,

- Membre du conseil de surveillance de Véolia Eau,

- Président de la SAS et du conseil d'administration de la SAS GCE Maroc,

- Administrateur de Massira Capital Management,

- Représentant permanent de la CNCE et président de SAS GCE Participations,

- Membre du conseil de surveillance de SAS IDF Télé,

- Président du conseil de surveillance de Natixis,

- Vice président du conseil de surveillance du Crédit Immoblier,

- Administrateur de la Coface,

- Membre du conseil de surveillance d'Europacorp,

- Président du conseil d'administration de GCE Domaines,

- Vice président du conseil d'administration de Nexity,

- Membre du conseil d'administration de Sodexho Alliance,

- Administrateur de la Caisse des Dépôts Développement,

- Membre du conseil de surveillance de Cetelem,

- Membre du Conseil d'Administration de Douja Promotion Groupe Addoha, le premier groupe d'immobilier au Marcoc,

- Administrateur d'Écureuil Participations,

- Administrateur de la Société Nouvelle d'Exploitation de la Tour Eiffel,

- Administrateur de l'Université de Paris V,

- Président du conseil d'administration de SICP

- Vice président du conseil de surveillance de CDC Finance - CDC Ixis

- Président de l'Université du Groupe Caisse d'Épargne,

- Vice président du conseil de surveillance de GCE Immobilier,

- Vice président du conseil de surveillance de Perexia,

- Membre du conseil de surveillance de Ixis Corporate & Investment Bank,

- Membre du conseil de surveillance d'Ixis Asset Management Group,

- Membre du conseil de surveillance de Natixis Global Asset Management,

- Président du conseil de surveillance du CFF,

- Membre du conseil de surveillance de CDC Entreprise,

- Membre du conseil de surveillance de GCE Habitat,

- Président du conseil de surveillance d'Issoria,

- Représentant permanent de la CNCE et Administrateur de la Banque de La Réunion

- Vice président du Groupement Européen des Caisses d'Épargne,

- Membre du comité exécutif de la Fédération bancaire française,

- Membre du conseil d'administration du Groupement National de la Coopération,

- Trésorier de la Fondation Belem,

- Et Président de la Fondation des Caisses d'Épargne pour la Solidarité !

 

Notez également que le patron de l'Écureuil se caractérise par un refus de l'appât du gain démesuré par rapport à ses performances.

La politique de rémunération du patron de l'Écureuil permet même de comprendre pourquoi ce dernier s'est finalement lancé dans une course à la taille effrénée.

 

Depuis 2002, pour son seule mandat à la tête de la Caisse d'Épargne il a pu toucher 514.000 euros de salaire en 2002, 453.000 euros en 2003, 664.000 euros en 2004, 914.500 euros, 1.064.000 euros en 2006 et 1.584.000 euros en 2007.

On aura noté qu'entre 2002 et 2007, sa rémunération a été multipliée par trois, pour atteindre un joli triplement en 6 ans !

 

Cette évolution le fait changer de catégorie : au début des années 2000, Milhaud a un salaire de patron d'entreprise publique. À la fin, il s'approche de ce que gagnent ses collègues banquiers, qui sont à la tête d'entreprises cotées.

Rappelons que la Caisse d'Épargne n'est pas cotée, contrairement à sa filiale Natixis, dont Milhaud est le Président du conseil de surveillance.

 

La cotation de Natixis ?

Un désastre pour les actionnaires : l'introduction a été réalisée à 19,55 euros le bout, titre qui tourne en ce moment autour de 2 euros a été un élément supplémentaire d'inflation.

Milhaud a reçu une prime exceptionnelle de 150.000 euros (« pour la réussite de l'opération ») ainsi que 100.000 stock-options.

 

Pendant le même temps, les Caisses d'Épargne ont effectivement évolué.

Le chiffre d'affaires (Produit net bancaire) a explosé, passant de 1,1 milliards d'euros à 10 milliards entre 2002 et 2007.

Le résultat net a aussi progressé (de 196 millions à 1,3 milliards), mais en moins forte proportion : la marge nette passe de 17% à 13%.

Ce qui veut dire que le groupe est devenu plus gros, mais moins rentable.

Et que la rémunération de son patron a d'abord été liée au PNB mais bien plus quand cet indicateur quand il est devenu moins favorable.

Voila pour la performance de Milhaud...

 

Et à ceux qui s'inquiètent pour ses vieux jours, ne vous en faites pas.

Même si l'ex-patron de l'Écureuil ne touchera pas de golden parachute, il ne part pas sans rien.

D'abord, officiellement, Milhaud est toujours président du conseil de surveillance de Natixis (fonction qui lui permet de toucher 308.000 €/an, somme comprise dans le total énoncé plus haut). En plus, cet homme de 65 ans pourra toucher la « retraite maison » de la Caisse d'Épargne.

Son contrat de travail lui donne le droit à « une rente annuelle égale à 10 % de la rémunération brute moyenne des trois meilleurs années civiles complètes perçue au sein du groupe » en sus des diverses pensions perçues du régime général et autres complémentaires et sur-complémentaires, naturellement.

Il s'agit, comme par hasard, des trois dernières années. Et cela donne 119.000 euros par an.

À part cela, Milhaud a eu « un comportement irréprochable » en démissionnant.

Selon lui « responsable mais pas coupable », il en a quand même négocié âprement son départ, mais sans succès.

Puisque c'est lui qui le dit...

 

Notons qu'en tant que membre du conseil d'administration de Sodexo Alliance, Charles n'est pas à la rue avec 16.500 €uros en 2005-2006 et 19.200 €uros en 2006-2007 de jetons de présence.

 

Moi j'aime bien l'esprit « mutualiste » quand c'est « bon comme ça » !

Pas vous ?

 

Pour une fois que ce n'est pas un énarque, on en rigolera moins fort quand même.

Mais l'adage « qui se ressemble s'assemble » reste toujours vérifié.


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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 06:29

 

Loi n° 2008-776 du 4 août 2008, JO du 5, page 12471, dite « loi de modernisation de l'économie »

 

On en avait beaucoup glosé avant qu'elle ne soit adoptée. Et puis il a fallu « dépiauter » le JO au retour des congés estivaux pour comprendre de quoi il retournait !

Il en ressort des tas de choses intéressantes et quelques... « révolutions ».

Par exemple :

 

1 - Jusque-là une SAS (Société Anonyme Simplifiée) pouvait être constituée en libérant un capital de 37.000 euros minimum.

Désormais, 1 euro suffira.

1 euro en monnaie, sonnante et trébuchante, mais tout autant 1 euro d'apport « en industrie », autrement dit le « 7 minutes » du boulot d'un smicard !...

Étonnant, non ? Même pas de quoi se payer l'annonce légale au JAL (qui persiste)...

Quel bel avenir promis à cette entreprise nouvelle !

 

Parfait, mais une SA, même simplifiée, ça émet des titres - a priori des actions - cessibles ad nutum, un peu comme des billets de banque. La valeur de l'action repose sur la « capitalisation » des actifs corporels et incorporels de la société, valeur issue des états comptables, a priori certifié par un « réviseur » externe qu'est le Commissaire aux comptes, qui remplit là une « mission publique » (c'est d'ailleurs pour ça qu'il est « commis aux comptes », d'où son nom !)

Eh bien figurez-vous qu'elles en seront dispensées tant qu'elles ne franchissent pas les seuils déjà fixés par décret (CA, Effectif, Montant des actifs). Bref, tant qu'elle ne vaut rien ?...

À quoi ça sert ? Pourquoi ne pas faire une SARL ?

Incognitoto vous expliquera que parce que dans une SARL, une SELARL, le gérant qui possède la majorité des parts, il socialement considéré un « commerçant indépendant », soumis au régime des TNS.

Alors que dans une SAS, le pédégé est considéré comme un « salarié » (le « Graal » de tout fonctionnaire et « faux entrepreneur »).

Perso, j'y vois un « piège à k... », puisque l'un ni l'autre ne pourront être « chômeurs indemnisés » comme n'importe quel salarié, en cas de « déconfiture avancée » !

Pour le reste, entre les aides à l'Accre et le maintien du régime santé du « bel et nouveau » entrepreneur, ça ne change strictement rien.

 

Ah, mieux encore : Quand il s'agit d'une « SASU » (une SAS avec un seul actionnaire, bé oui, l'affectio societatis avec soi-même, ça existe depuis quelques années dans le droit français : « Dis donc, Man, tu veux bien t'associer avec moi ? - Oui, pourquoi pas ? Puis-je avoir confiance en toi ? Tu es sûr que tu ne vas pas piquer dans la caisse sans que je le sache, Man ? - Oh, Man ! Tu me connais ? - Justement !...), bé la société (qui porte patrimoine, a un nom, un domicile, un carnet de chèque) sera dispensé de publicité au BODACC (remarquez, personne ne le lit), mais pas de JAL...

Dispensée aussi de dépôts des comptes & rapports aux greffes et RCS : Fera ce qu'elle voudra comme elle le voudra, même sans « acte de naissance » autorisé et consultable par les tiers !

Le boxon...

 

2 - Jusque-là, les sociétés de capitaux (SA, SAS et SARL), de celles qui distribuent des « dividendes » (et non pas un « résultat » : tout est dans la nuance sémantique, aurez-vous noté !) étaient soumises à l'IS (Impôt sur les sociétés), sauf option pour l'IR dans les SARL de famille.

 

L'IS a ça de bien, c'est que les taux sont relativement faibles : 33 % pour le taux normal, 15 % pour le taux réduit sur les « petits bénéfs », les premiers 38.120 € (250.000 balles du temps de feu le Franc Franco-gaulois « Pinay »).

Il est vrai que parfois, notamment au démarrage, quand une société s'installe et n'a pas encore fait de chiffre d'affaires, elles payent ses frais (avec le capital ou l'argent du banquier), déduits ses amortissements, bénéficient de ses crédits d'impôt « recherche et développement », mais pour plus tard.

Ces premiers « déficits fiscaux », faute de Chiffre d'affaires en quantité suffisante, sont imputables sur ses résultats futurs (le « report en avant »).

Encore faut-il « tenir le choc » des premières années du démarrage ! Parce que sans argent ni CA, on ne tient pas trop longtemps.

 

J'ai coutume de dire, à tout porteur de projet qui se présente dans mes locaux avec son dossier sous le bras : « Fais ton business d'abord, l'intendance (les choix juridiques, fiscaux et sociaux qui en découlent), suivra ! ».

À quoi cela sert-il d'avoir un « beau montage » pompé dans mon neurone à force d'efforts, si il n'y a rien dedans, n'est-ce pas ?

 

Plus tard, si les affaires deviennent plus difficiles, le mécanisme du « Carry-Back », par exemple, permet de récupérer l'IS payé préalablement comme d'un dû auprès du Trésor qui le rembourse sans sourciller (ou presque).

Bref, un impôt merveilleux qui a toutefois l'inconvénient d'être dû avant même la formation du résultat, via le versement d'acomptes (alors que l'IR n'est dû que l'année suivante), passé les plus ou moins 5 années d'exonération quand vous tombez dans une « trappe à exonération ».

Et il en est de nombreuses.

 

Bé le Ministère, vous savez, celui qui se secoue les puces en partant à la « chasse aux niches » pour récupérer de « scandaleux profits » fait sur le dos des « pauvres gens » en allant coller leur pognon dans des châteaux de rupins et autres placements exotiques, mais tout autant les « pauvres gens heureux » qui voient leur revenus du travail fondre à la vitesse de leur pouvoir d'achat, il nous en invente une bien belle et grosse niche « toute nouvelle toute belle » !

 

Vous êtes assis ?

Il s'agit de permettre aux types de sociétés ci-dessus citées, d'opter pour l'IR les 5 premières années d'existence et de repasser à l'IS les années suivantes, là comme ça, sans autres conséquences fiscales !

Toute la théorie de « l'être moral nouveau » du point de vue fiscal qui s'effondre (et Dieu sait que ce truc-là était d'un emmerdement maximal pour tout « fiscaliste bien né » !) : un grand pied de nez au Conseil d'État ! Je jubile !

 

Mais aussi un cadeau sans pareil au « Business Angel » dont l'Ifrap faisait la promotion et aux « Gazelles » dont le « think tank à Pébereau » faisait la promotion !

C'est effectivement un « outil de recyclage » des déficits extrêmement puissant, puisque sans limite car les efforts de financement pourront être indéfiniment imputables sur d'autres revenus chez les associés de ce type de société.

Autrement dit, c'est le fisc qui mâche le boulot « des années de vaches maigres », pour peut-être récupérer quelque chose dans 10 ou 20 ans : il indique la marche à suivre !

 

Mais ce faisant, c'est encore un « piège à k... », car le « couperet » du passage à l'IS est automatique : impossible de le différer ou de l'anticiper, semble-t-il !

Aucune souplesse à en attendre.

 

D'un autre côté, pour les « fiscalistes bien nés », on n'avait pas attendu pour faire mieux !

Car il faut être né « rachitique du neurone » pour faire droit aux demandes des « think tank » cité ci-dessus : Pensez ! Finir par payer de l'IS : encore une insulte à l'Intelligence !

J'explique : Un « fiscaliste », si on le laisse faire, il triera le « bon grain de l'ivraie » et cantonnera les déficits fiscaux (quand on peut, ce qui n'est pas si rare) dans une structure « semi-transparente » (soumise à l'IR : c'est le fisc des associés qui paye) et les résultats positifs dans une structure exonérée (quand on peut : c'est le fisc qui ferme les yeux) ou faiblement imposée comme une société « fiscalement opaque », c'est-à-dire soumise à l'IS (quitte à prévoir de « pousser le bouchon un peu loin »... mais pas trop : tout est dans le dosage !).

 

Quand on a bien « pompé » d'un côté, on fusionne les deux structures, de préférence « par réunion de toutes les parts en une seule main » (droit d'enregistrement au droit fixe et aucun problème de valorisation), moyennant « monnaie sonnante et trébuchante », puisque sans les « déficits épongés » par les associés et le fisc, la « bête » vaut un pognon monstrueux pour détenir les clés de la « société opaque ».

Et on recommence, puisque ce sont toujours les mêmes personnes, avec une opération de LBO, financée par le banquier (ou n'importe quel quidam qui se la pète) à qui on va faire croire qu'une « introduction sur le marché » à 5 ans permettra de valoriser son risque !

Alors bien sûr, il y a de la plus-value (deux fois, mais chut : vendre une chose à soi-même, puis la même à des tiers, c'est du « bon business » !), mais au taux fixe de l'IR et non pas progressif !

Vous me direz, entre un taux marginal d'IR à 40 % et un taux fixe à 19 %, plus 12,1 % de prélèvement sociaux d'ici le 1er janvier 2009, l'écart n'est pas énorme, mais significatif quand même !

Sans omettre qu'entre le bouclier fiscal et les déficits fiscaux imposables, on parvient en toute légalité et comme « Tapie le magnifique » au moment de sa gloire, à ne plus rien payer du tout, même pas l'ISF.

Passons.

Le « chic du chic », moi j'adore, c'est quand on parvient à coller les plus-values sur un support exonéré, type PEA (ou structure associative, ça dépend des montages).

 

Avec cette nouvelle mesure, s'il y a encore demain des « Business Angels » ou des « investisseurs d'opportunités » (te souviens-tu, VCRM, du paiement de ton ISF en augmentation de capital de la SA d'un de tes « potes » ? Momo, ça te dit quelque chose aussi ?), qui payent des impôts autres que locaux, c'est que vraiment, « c'est pas de bol ! ».

Qu'ils changent donc de conseiller fiscal : on les attend !

 

Personnellement, j'adore tous ces types qui « mènent dure bataille » pour obtenir une « niche nouvelle », sans se rendre compte qu'on savait déjà faire mieux avec ce qu'on avait !

 

Sont-ce vraiment « l'Élite » que notre pays mérite (et que le monde entier nous envie) ?


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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 07 2008 06:47

 

La théorie de « l'entreprise sans usine »...

 

Promotion « X 1958 », intégré au corps de l'armement mais n'y a jamais mis les pieds pour cause d'inaccessibilité au « secret défense » : L'arménien marseillais avait épousé une polonaise !

 

Son parcours est pourtant brillant (ou presque) pour faire carrière dans le pétrole ou la pétrochimie jusqu'au jour où il est parachuté chez Alsthom Alcatel, le télé-communicant au lieu et place de Suard, premier pédégé du groupe privatisé sous « Ballamou » (pour avoir été aussi « Dir-Cab » de Michel Debré).

 

Suard, un « X-mines » de la génération de mes parents qui avait notamment racheté ITT-Océanique (du père de la fille qui faisait partie de notre petite « bande de fêtards » des bancs de la fac de droit : une blonde de l'esplanade des Invalides, en quête d'un bon parti) pour faire dans la fibre optique, notamment.

 

Nous avions tous « tiqués » face à l'homme de la théorie de « l'entreprise sans usine ». Autrement dit, une entreprise sans appareil de production ou alors très automatisé, à outrance, sans salarié autre que le gardien de nuit et le type qui vient appuyer sur le bouton « ON » le matin et « OFF » le soir.

Le rêve de l'économie avancée...

Enfin tous...

Quelques-uns de mes amis d'alors y voyaient l'avenir économique du pays, se faisant fort, avec les marges dégagées de financer l'indispensable « volet social ».

Ils ont fait l'ENA, les IRA et sont en poste dans la haute administration (publique).

Sans voir que le « volet social » représente aujourd'hui plus de 50 % du tout avec le « volet fiscal »... (voir aussi § 1)

Personnellement, je soutenais une autre vision du monde, celle qui fait de « l'homme debout » sur son lieu de travail (et de production), le cœur de toute activité économique, dégageant des marges suffisantes pour assimiler le social sans prélèvements obligatoires, sauf à la marge dès lors réduite...

Je reste seul dans mon grand désert du bon sens et « un tiers » de la population « out » sur les bras.

 

Il faut dire que la mondialisation est passée par-là : Eux courent après « les marges » et les marchés qui fondent comme neige au soleil ;

Personnellement je me lamente sur un monde à trois dimensions : Les îlots à « forte valeur ajoutée » (malmenées par l'Autorité qui ne sait qu'inventer pour qu'elles s'implantent au pays alors même qu'elle y voit « la variable d'ajustement » pour combler les déficits), dont les quelques « champions transnationaux » qui sont choyés pour être encore « juteux » et aux mains de la « technostructure »,

L'immense marée des « emplois au public », relevant soi-disant du « Service Public » toujours plus vaste et âprement défendu par quelques syndicalismes belliqueux, financés en sous-main par toutes les bonnes âmes du pays (y compris l'UIMM), également aux mains de la « technostructure »,

Et l'interminable éparpillement de tous les autres, cantonnés de gré ou de force dans la précarité de leur marché étriqué et local, qui servent de pompe à finance à tous les étages au nom de « l'Intérêt général » bien compris, mis en coupe réglée par la même « technostructure »...

 

Un « cauchemar à prolétaires » ! Car que vaut une entreprise sans les hommes qui la font vivre ?

Rien et même la Bourse ne s'y est pas trompée, divisant par 4 la valeur du titre Alcatel-Lucent (l'une des plus faibles valeurs du Cac 40), ne réagissant même pas aux annonces de plan sociaux : 16.500 emplois perdus en un an et plus de 3,5 milliards d'euros de « pertes sauvages » dans le même temps...

Il faut dire que sa « Dégé », la brune Patricia est une spécialiste du « Monopoly des hommes » du câble après un petit détour chez Kodak (qui n'en demandait pas tant)...

 

Que peut devenir une entreprise sans les compétences qu'elle a su s'attacher ?

Rien : elle est morte ou agonisante !

Que veut bien vouloir dire un « outil de travail » et de production quand la valeur ajoutée créée par lui reste « part marginale » du Chiffre d'Affaires ?

 

Messier (un autre « X ») en a fait l'amer découverte, surfant sur un bouillon de vagues déferlantes : Une déferlante, ce n'est que de l'air mélangée à de l'eau ! Rien ne peut y flotter sauf à user de l'artifice d'une planche et de sa vitesse (et encore, ça ne dure jamais très longtemps) !

Déjà le banquier Bernheim en avait fait la « douce expérience » dans les années 80, à la tête d'Euromarché, après en avoir viré la famille fondatrice, « claquant » un « outil industriel » (du commerce) quasiment à vil prix (consenti par Carouff' du temps de Michel Bon, l'énarque perdu chez les « picemards ») !

D'ailleurs, quand on jette un œil sur le nouvel organigramme de Carouff', on se prend à penser que « chez ces gens-là », la grande partie de Monopoly destructrice d'emplois et de valeurs n'est pas terminée !

 

Qu'apprend-on donc dans les « Grandes ékoles de la République » pour en arriver là ?

Quand donc notre « nomenklatura » gauloise technocratique comprendra qu'un carnet d'adresse ne suffit pas pour diriger une entreprise ?

 

N'est-il pas venu le temps de revenir aux « fondamentaux », ceux qui stipulent que chaque métier a ses spécificités et que celles-ci ne s'apprennent décidément pas dans les livres ?


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Jeudi 17 avril 2008 4 17 04 2008 08:00


Suite de la suite.

 

Il a fallu que je me tamponne, l'autre fois, une réunion de « sachants » avec mon pote, celui qui fait dans les « think tank » stratégiques à causer de la crise de la finance mondiale.

 

Bon, on a commencé par se palucher à tour de main, moi à me faire tullier à haute densité que j'en avais les veines du poigné qui viraient au rouge vermillon, puis à commenter les chiffres du jour !

Inflation mensuelle record, le Smic qui va s'emballer, les derniers ragots sur la crise des matières premières pour finir par écouter les « disants » que nous étions conviés à applaudir en petit comité dans la salle de réunion mise à notre disposition dans un des hauts lieux de la République...

Mon « pote » (celui qui fait « X ») fait son intervention en notant, à mots couverts, ma propre réaction du week-end dernier ! Il fallait être savant pour décrypter : si je n'avais pas su, je n'aurai rien compris de son dire !

 

« Break » faste somptueux devant le buffet dressé pour nous éviter l'hypoglycémie aiguë des participants, où que chacun se présente. « Moi ? Je suis touriste ! Il faisait froid dehors, alors je suis entré ! »

Bon, il y avait quelques têtes qui me connaissaient et ont rigolé un max, ce qui fait que le « touriste » a pu écouter tranquillement la fine fleur de l'élite de la haute finance se la péter !

Pas trop désintéressant au final !

D'autant mieux que c'est à la pause déjeuner que le plus drôle a surgi !

 

Fallait juste faire boire un peu plus que de raison l'un des « ces messieurs » pour le laisser nous expliquer qu'il bénissait la crise.

Si !

 

Se lâchant, le roi de l'introduction en bourse (ou l'un de ses barons), il nous explique comment il faut appâter l'épargnant modeste et l'analyste au sommet de sa gloire.

Je te prends une société, dotée de préférence d'une usine à cash en bon état, et que je commence par te certifier les comptes par un « grand » (cabinet, cela va sans dire) du patelin.

Dès qu'il y a croissance à deux chiffres, on tire des droites à allure verticale (pas trop quand même : c'est abrupte et ça peut donner le vertige !) et on se présente avec des « business » plans d'enfer devant le parterre de la grande finance (pas la haute, la grande, juste en dessous !).

 

Pan ! Forcément, je promets monts et merveilles aux curieux attirés par la lumière et les beaux discours, leur laissant entendre que je décôtais soigneusement par « principe de précaution appliqué » avant d'introduire (pas forcément en bourse d'ailleurs, les « investisseurs privés », les « bons clients » des banquiers, quelques « Business Angels », des experts parfois comptables sont aussi là pour collecter les fonds de « pigeons » et rassurer ou valider les montages fiscaux et financiers) et ramasser leur pognon avant de lever mes propres stock-options !

 

Que donc, on présente la première année des résultats à couper le souffle, quitte à changer de méthodes comptables entre deux (mais c'est pas grave, il suffit d'aller regarder les annexes : tout y est ! Personne ne peut dire qu'il n'était pas prévenu... l'année suivante !).

 

L'année suivante, justement, confirme l'année précédente, forcément avec tout ce que j'ai sous le pied, et les analystes recommandent à l'achat d'autant mieux qu'avec tout ce paquet de pognon tout neuf, j'ai de quoi les régaler autour des meilleures tables de la Capitale.

Le cours du titre s'envole puisque tout le monde en veut (en dégradant le ratio de rendement au passage), c'est le moment d'emprunter via les obligations, à option de préférence, afin de payer mes plus-values que je réalise, pour éviter d'avoir a être pris dans les filets d'un quelconque délit d'initié.

 

Car la troisième année, ça devient plus difficile : la « réserve sous le pied » s'épuise, le rendement financier est encore compensé par les plus-values sur titre, et je commence à mettre en place des « jongleries » pour passer le cap de la quatrième année qui va finir en queue de poisson avec dérapage non contrôlé l'année suivante si on ne fait pas gaffe à la « navigation au plus près entre les récifs avec avis de tempête à l'horizon » !

Heureusement, il y a un clash mondial, quelle que part, les bourses sont chahutées la cinquième année et tout le monde coure après son pognon : c'est le moment ou jamais de provisionner un max, de pratiquer un grand nettoyage de printemps et de passer entre les gouttes dans la mêlée des annonces de suicide d'investisseurs divers et avariés !

Z'avaient qu'à faire gaffe ou dépenser leur pognon autrement, faire vivre le petit commerce et les hôtels de luxe, par exemple.

 

Ceci étant fait, on peut recommencer la 6ème année, « ma non tropo » pour commencer : on finit de nettoyer le boxon, on change de nom, on se fait du monopoly d'échange de titres, on fusionne, on scissionne et on peut reprendre des couleurs tranquillement en redistribuant des stock-options à quelques valeureux, car eux seuls savent qu'on est reparti pour un tour, plus ou moins féroce !

 

Conclusion sérieuse de « sachant » : « Une crise tous les 5 ans, finalement, c'est le bon rythme ! »

Et plus ça traîne, moins c'est facile !

La prochaine pour 2013 !

On appelle ça « les cycliques » : 2 années difficiles, 3 fastes ! Tous les pétroliers et les marchands de carton ondulé vous le diront (ce sont des indicateurs avancés reconnus).

 

Que ce gars-là, il a encore perdu une occasion de se taire ! Car non seulement c'est bien vrai, ma brave dame, mais en plus, plus on attend le déclenchement d'une crise, plus celle-ci travaille dans la « correction sévère ».

5 ans, c'est le bon rythme, y'a pas à dire, pour plumer le pigeon ! Au-delà, ça peut devenir incontrôlable : la preuve, mon cher Monsieur !

 

Ce sur quoi mon kamarade des rives helvètes du Lac Léman expliquera que c'est un grand classique des acteurs des marchés... Quand ils n'ont rien à se mettre sous la dent, ils spéculent. Quand les marchés se retournent, il faut être assis sur des valeurs patrimoniales solides générant du cash pour ne pas plonger !

 

Finalement, c'est exactement ce qu'on fait les gars de la Générale : 5 milliards (enfin 4,9 seulement pour de vrai) dont grosse partie fictive, passés en provision et déjà 950 millions de résultat positif dès avant la clôture dudit exercice.

Parions qu'ils finiront au-delà du milliard de profits bien tassé (pour en planquer encore sous les tapis) en 2008, voire plus !

RDV en avril 2009 pour confirmation.

 

Finalement, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles !

Mais il m'a fallu une sacrée dose d'efforts pour ne pas exploser en éclats de rire à l'exposé : nous étions censés être entre « initiés » et le situationnisme appliqué m'imposait de « garder mesure », de rester poli et d'assourdir le propos du « sachant » ayant « un verre de trop dans le nez » pour l'encourager à une bonne sieste réparatrice.

Ce faisant, j'ai été bien vu par toute la clique... de frère trois points qui se sont empressés de me parler d'humanisme sur le trottoir du retour !

Arg !

Allez savoir pourquoi ça marche comme ça chez ces gens là, à bien vivre sur la misère des autres plumés qui croyaient appartenir aux cercles des gens qui sont devenus importants ?


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Mardi 15 avril 2008 2 15 04 2008 07:59

Des suites de « l'Affaire de la Générale » !


Je ne vous dirai pas comment, mais que depuis qu'un certain trader d'une petite banque européenne y a allumé le feu, tout cela dans une situation tendue de recherche de liquidité, la faute au « subprime », ça cogite fermement dans les cabinets conseil en stratégie et autres billevesées...


Bon pas de nom, secret professionnel oblige.

Imaginez un pays imaginaire, peuplés « d'alpha plus » formés aux meilleurs école du monde, qu'on va appeler la « Sublime Gauloisie ».

Dedans, il y a des banques, dont une lourde partie des bénéfices est issue des spéculations sur valeurs mobilières à travers les marchés mondiaux. Que je t'achète à prix ferme mais à terme, pour revendre plus tard, mais parfois avant d'avoir acheté, à prix ferme ou spéculatif.

Un truc simple qu'on apprend dans n'importe quelle boîte sur le premier matériel venu, sauf que là ça porte des noms et des sigles invraisemblables et divers, comme pour mieux départager le « pro » du néophyte... un peu comme à l'armée, quand le moindre porteur de chevron ne sait plus faire une phrase en gaulois natif correct pour se noyer sous une avalanche de sigles.

 

Le tout est regroupé dans une des tours d'un quartier que l'on nomme « Défense » (ou « Attaque » ou « Parade riposte », comme on voudra).

Et que c'est couvert d'écran dans tous les sens, avec des graphes, des colonnes de chiffres qui s'animent, qui clignotent etc. etc.

On sait que derrière, il y a une armée de contrôleurs et de machines qui enregistrent jusqu'au bourdonnements des mouches qui passent, le tout chronométré au millième de seconde, des batteries de calculateurs qui jaugent les risques en permanence et qui surveille le moindre indicateur même en provenance de Mongolie extérieure, dès fois que la terre se soulève impromptument et inopinément à cet endroit là (ou ailleurs) !

C'est que ça peut avoir des incidences majeures, que l'on sait, depuis la « théorie du chaos » et le battement d'aile du papillon d'Amazonie centrale qui déclenche des tsunamis jusqu'au Sri Lanka !

 

Que donc, après avoir copieusement constater 5 milliards de pertes sèches, les « think tanks » de tout acabit réfléchissent, se mirent, sodomisent les mouches avec des cheveux coupés en 4 dans le sens de la longueur pour imaginer des parades, parce que la ministre de l'éco et des finances ne veut plus que ce genre de hoquet ne puisse jamais se reproduire : logique, ça aime l'ordre et la discipline, ces gens-là.

Elle, mais les autorités monétaires du pays, les gendarmes de la Bourse du pays, les associations d'épargnant du pays, tout comme les salariés de la dite banque qui ont vu fondre la valeur de leur épargne salariale assise sur la valeur du titre de leur employeur : Pensez donc ! Leurs futurs compléments de retraite ou de pouvoir d'achat qui disparaît comme par enchantement, y'a de la sorcellerie là dedans...

Et ils font tous la tronche depuis après Noël dernier, redoutant que la prime de juin ne soit pas versée.

 

Et que ce dossier-là, enfin une de ses quelques nombreuses copies, ose-je imaginer, s'ouvre la semaine passée, pour avis et opinion non autorisée, sur ma propre table de labeur, entre ma déclaration de TVA, celle de ma taxe d'apprentissage et autre joyeusetés propres au mois qui passe.

Je vous passe les détails, les analyses des procédures, leur descriptions (invraisemblables usines à gaz de plombiers même pas polonais pris de fébriles crises de schizophrénies insensées doublées de délires paranoïaques mégalomaniaques acycliques prononcés, empilées les unes sur les autres), jusqu'à une étude « du mode de fonctionnement » des cerveaux desdits « traders » (Ce sont des « cerveaux gauche à lobe frontal ». À forte valeur mathématique et démarche rationnelle : on pouvait s'en douter !)

 

Sauf que je note que personne ni rien ne dit si ce sont des « chartistes » ou des « patrimoniaux ». Je reviendrai un autre jour sur cette différence fondamentale si mon « aimable correspondant des rives helvétiques du lac Léman » m'y autorise, quant à l'approche de gestion d'un portefeuille de valeurs.

Globalement, les uns décryptent les évolutions des cours à travers les courbes et leurs corrections prévisibles par les acteurs des marchés.

Les autres se réfugient derrière les analyses des « fondamentaux » micro et macro-économiques pour recommander telle ou telle valeur.

Tout ça se calcule et les modélisations restent avoir des taux de corrélation qui n'excluent pas totalement les effets de l'aléa, mais restent « acceptables » pour qui a des nerfs solides. Tout ça je savais.

 

Pour finalement, tomber sur le descriptif des profils recherchés. Que je te compare aussi sec avec les CV des gugusses qui accèdent au saint des seins, au graal de tout banquier en herbe...

Ô surprise ! Que des « X » ou des « centraliens », voire les deux à la fois !

Quand je pense que le « Cousin » (celui qui a réussi et dort aux Invalides), il avait créé polytechnique pour avoir des chefs de régiment ou des préfets à la hauteur de leurs responsabilités, il doit se faire des looping à répétition dans son septuple cercueil à les voir s'en mettre plein les poches avec de l'argent qui n'est même pas à eux, voir qui n'existe même pas encore !... Passons.

 

Quant au « flambeur » putatif (que je nommerai pas par pudeur et secret professionnel qui oblige), il n'a qu'un vague master d'une vague école de commerce d'une vague province éloignée, autrement dit une véritable « sous-merde » dans ce monde « d'alpha plus-plus » chevronnés, diplômés garantis d'origine !

Moins que ça, c'est celui qui est préposé au balai ou à la poubelle ! Pas possible autrement : Une erreur de casting qu'ils vous diront !

Sûrement que pour pouvoir couper les citrons sur le banc de touche « chez ces gens là », il faut au moins son bagage...

 

Dans ces conditions là, on veut bien croire que la « sous-merde » ait eu à cœur d'être aussi au moins autant bon que les autres, les « seigneurs » de la hautes finances, les « barons » de la voltige financière, les « empereurs » indiciels, les « génies » de l'arbitrage, sortis tout droit de la cuisse droite de Jupiter soi-même, réunis en club pour mieux régner sur le devenir du prestigieux établissement gaulois !

M'enfin, c'est quoi cet eugénisme ?

 

C'est mortifère ce genre d'ânerie ! Le pauvre gars est tout seul à faire face aux plaisanteries de tous les autres qui s'épaulent, s'échangent des informations, se refilent des tuyaux, font courir les rumeurs qui font et défont les marchés !

Mais enfin, normal qui ait pris la crampe à un moment donné !

Ce n'est pas lui qu'il faut virer, mais tous les autres !

 

« Ah bé non ! » me fait mon camarade de misère, celui qui me refile le dossier ! « Je ne peux pas dire ça ! Je vais me faire virer du chantier ! Au contraire, ils vont encore renforcer la sélection sur diplôme ! »

Ouaip : au moins entre eux, entre « gourous », ils ont une chance sur deux de se tenir les coudes et tout le monde n'y verra que du feu !

Alors qu'avec le « coucou » sorti de son paléolithique personnel, la première chose qu'ils feront, c'est de le tirer à bout portant à la première occasion...

Ferait mieux de créer des binômes (un « chartiste », un « patrimonial ») s'ils veulent maîtriser leur problème.

Mais bon, ce que j'en dis... ce n'est pas moi le patron et je n'ai pas fait l'éna (tellement les filles avaient vraiment de sales tronches) !

 

Enfin bref, après avoir convaincu mon gugusse que s'ils n'opèrent pas une volte-face dans leur mode de fonctionnement, de recrutement et de contrôle, y'aura bien un jour où ce n'est pas un mais dix, vingt, trente ou plus qui vont se casser la gueule en même temps (genre crise du « subprime », parce que c'est exactement le même mécanisme : « Il fait, il réussit. Donc je fais et je réussis. Donc tu fais et tu réussis. Donc il va faire et il va réussir ! »), pour finalement, me rendre compte que je ne lui rends pas service : il est lui aussi payé par un « X », pour être lui-même un autre « X »...

 

C'est de l'eugénisme appliqué. Du clonage récurrent et obligé.

Et nous en mourons tous les jours un peu plus, dans ce pays là, de ces « z'élites » là !

Et ce n'est pas bon pour mon moral, que ça en a gâché ma joie de vivre pour le week-end !

Non pas de savoir tout ça (ça fait un moment que je le dénonce ici même), ni même de me donner l'occasion de le confirmer, Non !

D'avoir osé me demander mon avis (non autorisé), à moi-même ! Ils auraient dû savoir, s'ils sont la « z'élite admirée et enviée » de tous.

 

Nul ! Grave ! Gravement nul (et non pas l'inverse dans l'ordre des mots) ! Franchement, c'est n'importe quoi !


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Mercredi 13 février 2008 3 13 02 2008 09:29
 
Miss à roulette est aussi une femme mariée.
 
Mariée, comblée et se voyant déjà assise dans le fauteuil de Bertrand (De LaNuée), alors que la campagne bat son plein sur le pavé parigot cf. § 1) après avoir été une « Jupette », elle ne doit son parcours qu’à ses « amis »… Quitte à écraser très opportunément et Jean (le cousin Tiberi) et Pons (Nanard, l’homme d’Ouvéa) pourtant bien installé dans son seizième à qui elle a piqué sa place au Palais Bourbon (redoutant la concurrence de Clémentine dans le 17ème, qui finalement a déménagé à Montreuil « la rouge »).
 
Elle n’a surtout guère connu de fin de mois difficile. Non pas grâce à ses talents au ministère du tourisme, ni à ses activités « parcs et jardins » sous la mandature du prédécesseur de l’actuel maire des parigots, ni encore moins à sa formation première (diplôme de la Chambre de Commerce : ce n’est pas parce qu’il y a « commerce » qu’il s’agit d’une école de commerce. C’est tout juste un ersatz de formation du soir), ni à sa licence de sociologie, ni au fait qu’elle fut aussi l’attachée parlementaire de son père, François Missoffe, grand résistant devant l’éternel, avant de cumulé les mandats et les indemnités attachées.
Non, c’est grâce à Guy, son mari, qui lui a fait 4 enfants.
 
Or Guy, c’est un des membres émérites de la « promotion Titanic ».
 
« 30 - Guy de Panafieu : ENA, promotion Turgot (1966-1968). Inspecteur des finances. »
Guy a aussi été cadre dirigeant de la Lyonnaise des eaux, devenue Lyonnaise-Dumez avant de devenir Suez environnement.
 
Pour la petite histoire, la Lyonnaise des eaux, au moment où Monsieur était dans son staff de dirigeants, s’est prise un redressement fiscal dément (un cas d’école qu’on étudiait justement dans les meilleures écoles de la fiscalité appliquée).
L’inspecteur local s’est aperçu que l’eau vendue aux abonnés n’était facturée qu’au passage par un compteur privatif. À qui appartenait « l’eau dans les tuyaux » ?
À la compagnie, bien entendu.
Pour quel volume ? Et à quelle valeur cette eau était valorisée dans les stocks ?
Zéro ! « Messieurs, dissimulation d’actif circulant : je redresse ! »
 
Malgré son carnet d’adresse, ça s’est terminé en contentieux pas très favorable. Rien à faire de savoir que l’eau ça ne vaut rien, même dans les tuyaux, surtout quand ils fuient.
Guy a donc fait la navette pour se retrouver de 1997 à 2001 patron du fleuron de l’industrie informatique franco-gauloise : Bull et son plan calcul.
 
« En l’espace de cinq ans (…), cet ancien inspecteur des finances va vendre plus de la moitié de l’entreprise Bull (…). Devenu président-directeur général de Bull en 1997, Guy de Panafieu va démanteler l’entreprise, faute de recapitalisation.
À partir de décembre 1999, il commence par vendre la participation de la société dans Ingenico, (Le chouchou du CAC 40 des NITC) puis les imprimantes et les automates bancaires.
Du cash rentre dans les caisses de Bull. Mais cet afflux de capitaux n’est pas suffisant.
En 1999, Bull prend une provision de 272 millions d’euros pour supprimer sa part dans le capital du fabricant américain Zénith-Packart Bell (une société has been ?).
Cette opération ne suffit toujours pas à combler les déficits existants.
Alors Guy de Panafieu va vendre successivement les différentes filiales de Bull : vente de l’usine Bull Electronics d’Angers en 2000, cessation de la filiale CP8, de la filiale irlandaise Cara, de la filiale indienne PSI Data Systems en 2001. »
Un visionnaire, ce Monsieur.
Fin 2001, (…) Guy se replie à la présidence de la commission internationale du Medef qu’il tenait depuis 1998.
 
« Bull : Perte annuelle en 2001 de 253 millions d’euros (chiffres du JDN Solution), les effectifs de l’entreprise passent de 21.267 en 1997 à 6.000 en 2001 (selon les estimations de l’Expansion)
Décorations : Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite. »
Voilà un bien méritant s’il en est !
 
Depuis il pantoufle en qualité d’administrateur de Calyon (la filiale commune du Crédit-Lyonnais devenu LCL, la banque qui se déplace chez vous pour vous rendre heureux) et du Crédit Agricole (celle qui s’intéresse à la Société Générale qui brade ses titres à 47 euros et des poussières pour éviter une OPA inamicale de la BNP-Paribas).
Mais également bien au chaud au Conseil d’administration de « M 6 », la petite chaîne de Drucker (pas le fauve des plateaux, ni le père de copine au jeune loup de Melun) celle du frérot, Jean, l’homme du Loft.
 
Que des copains !
Espérons qu’il évitera de devenir conseiller de Madame, au cas où elle serait élue contre vents z’et marées !

Il pourrait en coûter au portefeuille des parigots, dont je suis malgré tout !


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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 01 2008 08:29
 
L’aîné, c’est Bernard !
 
De quelques minutes. Mais lui, il a vraiment coûté plus chaud que le cadet : Tout le monde ne peut pas être premier prix au concours général des lycées dans la même famille !
 
Sa fiche : toujours source IFRAP :
 
« 18 - Bernard Attali : ENA, promotion Turgot (1966-1968). Auditeur puis conseiller référendaire à la Cour des comptes.
 
Cet ami de François Mitterrand fut parachuté à la présidence d’Air France en 1988 et assurera une gestion désastreuse jusqu’à ce qu’il quitte ses fonctions en 1993. »
Notons quand même qu’auparavant, il a fait ses armes de « super-manager » chez GAN, la compagnie d’assurance qui a coûté si chère à quelques banquiers. Mais c’était après son passage aux commandes.
Ses mérites personnels pour accéder à la « Promotion Titanic » datent d’un peu après : Air France.
 
« Bernard Attali a mené une politique d’investissements douteuse : il a racheté la compagnie UTA à Jérôme Seydoux en payant les actions UTA plus de 4.000 francs, alors qu’elles étaient cotées en bourse à moins de 2.900 francs. »
Je rajoute, à titre personnel, pour avoir été sollicité par Spineta (encore un cousin) sur un dossier concomitant, qu’UTA ne valait même pas sa capitalisation boursière : La justification de ce prix là tenait aux immenses déficits fiscaux qui allaient être perdus. Aussi, c’est UTA qui a absorbé, avec la bénédiction du SLF de la DGI, Air France, moyennant la création d’actions nouvelles dans le capital d’UTA.
Du coup, devenu majoritaire, le nouvel actionnaire a viré dans la foulée les anciens administrateurs, changé de nom pour s’appeler Air France, mais a gardé son statut de SAPO (Société Anonyme à Participation Ouvrière, un ersatz de SCOP), pour réduire ensuite son capital en annulant les actions de l’ancien actionnaire majoritaire et les rachetant.
Bref, ça eut permis à Air France de capitaliser sur le dos du contribuable, en rajeunissant les déficits fiscaux récupérables, s’exemptant ainsi pour quelques années de payer le moindre IS.
Mais ça n’a pas bien suffit.
 
« Cette surprime avait-elle pour but d’améliorer les finances de Jérôme Seydoux, proche de François Mitterrand et fragilisé par les pertes générées par ses investissements dans la 5ème chaîne de télévision ?
 
Air France a ensuite pris une participation dans la compagnie Sabena, participation qu’il a fallu vendre quelques années plus tard.
Enfin, Bernard Attali a trouvé qu’Air France manquait d’avions et de pilotes et a lancé un vaste programme de formation de pilotes. Au cours de la formation de ces jeunes pilotes, la direction s’est aperçue qu’Air France avait trop de pilotes et a suspendu la formation de ces jeunes pour leur attribuer des emplois subalternes du type bagagiste…
 
Selon l’avis numéro 87 de 1997-1998 de la Commission des affaires économiques du plan du Sénat, la situation financière s’est dégradée à partir de 1989 pour devenir catastrophique en 1992 et 1993 : « le déficit était de 8 milliards de francs en 1993, avant la mise en place du plan de redressement intitulé « projet pour l’entreprise ».
 
En effet, en 1992 déjà, le déficit atteint 3,2 milliards de francs(500 millions d’euros), etatteindra 8 milliards (1,2 milliard) un an plus tard.
Dans le même temps, British Airways et Lufthansa, les deux grandes concurrentes européennes d’Air France, évoluent dans le même paysage mais la première reste bénéficiaire et la seconde se redresse.
 
Le 15 septembre 1993, au conseil d’administration, est annoncée une suppression de 4.300 postes d’ici à 1994, dont 1.000 emplois de navigants. C’est la première fois que les pilotes seront touchés.
Ces mesures seront accompagnées d’un coup de pouce financier de l’État proche de 4 milliards de francs (600 millions d’euros).
 
En 1993, la compagnie aérienne est inscrite par E. Balladur sur la liste des entreprises privatisables. Les difficultés d’Air France ont commencé avec Bernard Attali et se termineront grâce à son départ. En effet, à partir de 1995 la situation va s’améliorer.
Christian Blanc remplacera Bernard Attali au poste de Président d’Air France en 1993.
Bernard Attali devient président du conseil de surveillance puis président du collège des associés-gérants de la banque Arjil.
  • - Air France : 8 milliards de francs de déficit (1,2 milliard d’euros)
  • - Aide de l’État : 4 milliards de francs (600 millions d’euros)
 
Décorations : Officier de la Légion d’honneur, Commandeur de l’ordre national du Mérite. »
Il a bien mérité de la Nation, cet homme là !
 
On peut également rajouter que Bernard a rejoint ensuite la Cour des comptes, puis s’est remis en disponibilité pour aller faire « senior advisor » chez le fonds d’investissement Texas Pacific Group, lié lui-même à des grosses pointures de l’Intelligence économique… autrement dit des espions industriels.
Comme le murmurent certains, un bon patriote… « franco-gaulois » rajoute-je.
Mais il reste garder un fauteuil d’administrateur chez Baccarat : On ne sait jamais, les affaires deviennent si difficiles par les temps qui courent.
 
Finalement, le sens des bonnes affaires est-il une question génétique ?
Ou tout simplement une question de formation ?

La question demeure… au moins dans cette fratrie là !


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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 01 2008 09:34
Source IFRAP
 
Ces Messieurs de l’Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques, usent de leur talent pour quelques affaires notoirement connues et faire, à l’occasion, du lobbying, pas toujours très réussi.
 
L’un de leur plus vieux papiers, a été de faire l’inventaire d’une promotion unique de « technocrates », purs produits de la technostructure étatique de notre beau pays de Gauloisie hexagonale, formées aux meilleures écoles ouvertes à quelques brillants cerveaux.
 
Une promotion virtuelle, mais qui regroupe de bien réelles pertes sèches que le kontribuable assume malgré lui avec une régularité déconcertante.
Dans le même état d’esprit, nous avons innové avec un « Ordre du Tartuffe ». Là au moins, ça ne coûte rien à personne, éventuellement ça distrait le zygomatique – c’est bon pour la santé – et ça sèche les larmes des fins de mois difficiles.
 
Quarante deux personnages sont ainsi distingués pour avoir l’honneur de faire partie de cette « élite précieuse » que « le monde entier nous envie ».
 
J’avais oublié ! Et Jasmin est heureusement là pour me le rappeler : Jacques Attali en fait partie.
Puisqu’on glose sur les 316 propositions du brave qui éructe contre toute critique, perdant et son zèle poétique et sa verve intellectuelle, voici sa fiche :
 
« 2 - Jacques Attali : ENA, promotion Robespierre (1968-1970). Maître des requêtes au Conseil d’État. »
 
On peut rajouter qu’il est né le 1er novembre 1943 à Alger de parents séfarades. Son père y tenait une boutique de parfumerie bijouterie. En 1956, toute la famille se rapatrie à Paris 16ème, rive droite, et il y poursuit des études au lycée de Janson de Sailly en toute camaraderie avec « Fafa l’empoisonneur » et Jean-Louis Bianco. En 1966, il sort major de la promotion « X 63 » de Polytechnique. Docteur d’État en sciences économique, il est également diplômé ingénieur de l’École des mines et de Sciences Po Paris.
 
Il entre au Conseil d’État à 27 ans, en 1970. Il enseigne l’économie à Paris Dauphine, Polytechnique et à l’école des « Ponts et Chaussées » (les pauvres…).
En 1979 il fonde avec d’autres ce qui deviendra ACF (Action Contre la Faim), plaide pour la rigueur économique au G7 de 1982 (ce qui vaudra son fauteuil de Premier ministre à Pierre Mauroy) et met en place le programme Eurêka en 1984.
C’est aussi à lui que l’on doit, en 1989, la fête du bicentenaire de la Révolution française.
 
« Cet ancien « conseiller spécial » de François Mitterrand quitte l’Élysée pendant le second septennat et prend la tête de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) en 1991. Il démissionnera en 1993.
 
La BERD est une organisation internationale située à Londres qui fut créé le 29 mai 1990 et inaugurée le 15 avril 1991. Son but est de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale et dans l’ex-URSS. »
Il y fait scandale outre-manche en recevant Gorbatchev contre l’avis de John Major, alors Premier ministre en Grande-Bretagne.
 
« La gestion de Jacques Attali fut d’abord mise en cause du fait de ses dépenses fastueuses.
Par exemple le coût de la construction du siège de la banque basé à Londres a très largement dépassé le plan de financement initial et s’est élevé à 560 millions de francs (85 millions d’euros), dont un hall d’entrée somptueux en marbre de Carrare.
Les dépassements de budgets pour la construction du siège auraient été supérieurs à la totalité des prêts consentis par la BERD aux pays de l’Est !
 
Ont également été recensés une quarantaine de voyages en jet privé de Jacques Attali, des rémunérations (interdites par la règlement de la Banque) pour des conférences, des repas londoniens coûtant 170.000 francs, ainsi que des dépenses personnelles sur le compte de la BERD remboursées de manière tardive.
 
Au-delà de ces dépenses inconsidérées, sa gestion de la BERD a été fortement mise en cause par un rapport accablant effectué par la firme Coopers and Lybrand démontrant un gaspillage social et humain gigantesque.
Jacques Attali démissionnera suite à ce rapport le 25 juin 1993. Jacques de Larosière prendra sa suite en 1994.
Jacques Attali est actuellement à la tête de PlaNet Finance (1998), administrateur de Keeboo depuis 2000 et de Siebel Systems » et de son propre cabinet spécialisé dans les stratégies financières internationales, l’ingénierie et les fusions acquisitions « Attali & associés ».
En fait une SARL à 8.000 € dont la raison sociale est ACA (RCS Paris B 393 672 357) créé le 24 janvier 1994, au CA de 2.280 K€ en 2006, pour trois personnes, mais avec 97,5 % de créances en portefeuille, autrement dit avec que des clients qui ne payent pas !
 
Il faut aussi ajouter qu’il doit de ne pas avoir goûté de la prison en 2001 dans une des ramifications de « l’Angolagate » sous le chef d’inculpation de recel « d’abus de biens sociaux et trafic d’influence », moyennant le paiement d’une caution d’un million de franc.
Une broutille.
 
Il est depuis peu l’auteur d’un rapport commandé par Nicolas 1er de Sakozie (et autres terres découvertes à marée basse), devant générer « Une croissance potentielle d’un point plus élevée qu’aujourd’hui, un taux de chômage ramené de 7,9 % à 5 %, c’est-à-dire le plein-emploi (…), une dette publique réduite à 55 % du PIB, une fréquentation touristique annuelle atteignant plus de 90 millions de visiteurs annuels ».
Commission qu’il présida après que Philippe Séguin, surnommé le « baffreur de pizza » par la chiraquie dont Xavière, l’inimitable épouse de Jean Tiberi, deuxième maire de la capitale, ma cousine, ait refusé le même piège proposé par Nicolas 1er, notre Ô combien vénéré Président !
 
Rien de moins !
Pour le reste, il met son bouquin en librairie contre argent sonnant et trébuchant : il n’y a pas de petit profit pour cet auteur prolixe !

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