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Pas de quoi rire

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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Jeudi 17 avril 2008


Suite de la suite.

 

Il a fallu que je me tamponne, l'autre fois, une réunion de « sachants » avec mon pote, celui qui fait dans les « think tank » stratégiques à causer de la crise de la finance mondiale.

 

Bon, on a commencé par se palucher à tour de main, moi à me faire tullier à haute densité que j'en avais les veines du poigné qui viraient au rouge vermillon, puis à commenter les chiffres du jour !

Inflation mensuelle record, le Smic qui va s'emballer, les derniers ragots sur la crise des matières premières pour finir par écouter les « disants » que nous étions conviés à applaudir en petit comité dans la salle de réunion mise à notre disposition dans un des hauts lieux de la République...

Mon « pote » (celui qui fait « X ») fait son intervention en notant, à mots couverts, ma propre réaction du week-end dernier ! Il fallait être savant pour décrypter : si je n'avais pas su, je n'aurai rien compris de son dire !

 

« Break » faste somptueux devant le buffet dressé pour nous éviter l'hypoglycémie aiguë des participants, où que chacun se présente. « Moi ? Je suis touriste ! Il faisait froid dehors, alors je suis entré ! »

Bon, il y avait quelques têtes qui me connaissaient et ont rigolé un max, ce qui fait que le « touriste » a pu écouter tranquillement la fine fleur de l'élite de la haute finance se la péter !

Pas trop désintéressant au final !

D'autant mieux que c'est à la pause déjeuner que le plus drôle a surgi !

 

Fallait juste faire boire un peu plus que de raison l'un des « ces messieurs » pour le laisser nous expliquer qu'il bénissait la crise.

Si !

 

Se lâchant, le roi de l'introduction en bourse (ou l'un de ses barons), il nous explique comment il faut appâter l'épargnant modeste et l'analyste au sommet de sa gloire.

Je te prends une société, dotée de préférence d'une usine à cash en bon état, et que je commence par te certifier les comptes par un « grand » (cabinet, cela va sans dire) du patelin.

Dès qu'il y a croissance à deux chiffres, on tire des droites à allure verticale (pas trop quand même : c'est abrupte et ça peut donner le vertige !) et on se présente avec des « business » plans d'enfer devant le parterre de la grande finance (pas la haute, la grande, juste en dessous !).

 

Pan ! Forcément, je promets monts et merveilles aux curieux attirés par la lumière et les beaux discours, leur laissant entendre que je décôtais soigneusement par « principe de précaution appliqué » avant d'introduire (pas forcément en bourse d'ailleurs, les « investisseurs privés », les « bons clients » des banquiers, quelques « Business Angels », des experts parfois comptables sont aussi là pour collecter les fonds de « pigeons » et rassurer ou valider les montages fiscaux et financiers) et ramasser leur pognon avant de lever mes propres stock-options !

 

Que donc, on présente la première année des résultats à couper le souffle, quitte à changer de méthodes comptables entre deux (mais c'est pas grave, il suffit d'aller regarder les annexes : tout y est ! Personne ne peut dire qu'il n'était pas prévenu... l'année suivante !).

 

L'année suivante, justement, confirme l'année précédente, forcément avec tout ce que j'ai sous le pied, et les analystes recommandent à l'achat d'autant mieux qu'avec tout ce paquet de pognon tout neuf, j'ai de quoi les régaler autour des meilleures tables de la Capitale.

Le cours du titre s'envole puisque tout le monde en veut (en dégradant le ratio de rendement au passage), c'est le moment d'emprunter via les obligations, à option de préférence, afin de payer mes plus-values que je réalise, pour éviter d'avoir a être pris dans les filets d'un quelconque délit d'initié.

 

Car la troisième année, ça devient plus difficile : la « réserve sous le pied » s'épuise, le rendement financier est encore compensé par les plus-values sur titre, et je commence à mettre en place des « jongleries » pour passer le cap de la quatrième année qui va finir en queue de poisson avec dérapage non contrôlé l'année suivante si on ne fait pas gaffe à la « navigation au plus près entre les récifs avec avis de tempête à l'horizon » !

Heureusement, il y a un clash mondial, quelle que part, les bourses sont chahutées la cinquième année et tout le monde coure après son pognon : c'est le moment ou jamais de provisionner un max, de pratiquer un grand nettoyage de printemps et de passer entre les gouttes dans la mêlée des annonces de suicide d'investisseurs divers et avariés !

Z'avaient qu'à faire gaffe ou dépenser leur pognon autrement, faire vivre le petit commerce et les hôtels de luxe, par exemple.

 

Ceci étant fait, on peut recommencer la 6ème année, « ma non tropo » pour commencer : on finit de nettoyer le boxon, on change de nom, on se fait du monopoly d'échange de titres, on fusionne, on scissionne et on peut reprendre des couleurs tranquillement en redistribuant des stock-options à quelques valeureux, car eux seuls savent qu'on est reparti pour un tour, plus ou moins féroce !

 

Conclusion sérieuse de « sachant » : « Une crise tous les 5 ans, finalement, c'est le bon rythme ! »

Et plus ça traîne, moins c'est facile !

La prochaine pour 2013 !

On appelle ça « les cycliques » : 2 années difficiles, 3 fastes ! Tous les pétroliers et les marchands de carton ondulé vous le diront (ce sont des indicateurs avancés reconnus).

 

Que ce gars-là, il a encore perdu une occasion de se taire ! Car non seulement c'est bien vrai, ma brave dame, mais en plus, plus on attend le déclenchement d'une crise, plus celle-ci travaille dans la « correction sévère ».

5 ans, c'est le bon rythme, y'a pas à dire, pour plumer le pigeon ! Au-delà, ça peut devenir incontrôlable : la preuve, mon cher Monsieur !

 

Ce sur quoi mon kamarade des rives helvètes du Lac Léman expliquera que c'est un grand classique des acteurs des marchés... Quand ils n'ont rien à se mettre sous la dent, ils spéculent. Quand les marchés se retournent, il faut être assis sur des valeurs patrimoniales solides générant du cash pour ne pas plonger !

 

Finalement, c'est exactement ce qu'on fait les gars de la Générale : 5 milliards (enfin 4,9 seulement pour de vrai) dont grosse partie fictive, passés en provision et déjà 950 millions de résultat positif dès avant la clôture dudit exercice.

Parions qu'ils finiront au-delà du milliard de profits bien tassé (pour en planquer encore sous les tapis) en 2008, voire plus !

RDV en avril 2009 pour confirmation.

 

Finalement, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles !

Mais il m'a fallu une sacrée dose d'efforts pour ne pas exploser en éclats de rire à l'exposé : nous étions censés être entre « initiés » et le situationnisme appliqué m'imposait de « garder mesure », de rester poli et d'assourdir le propos du « sachant » ayant « un verre de trop dans le nez » pour l'encourager à une bonne sieste réparatrice.

Ce faisant, j'ai été bien vu par toute la clique... de frère trois points qui se sont empressés de me parler d'humanisme sur le trottoir du retour !

Arg !

Allez savoir pourquoi ça marche comme ça chez ces gens là, à bien vivre sur la misère des autres plumés qui croyaient appartenir aux cercles des gens qui sont devenus importants ?


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Mardi 15 avril 2008

Des suites de « l'Affaire de la Générale » !


Je ne vous dirai pas comment, mais que depuis qu'un certain trader d'une petite banque européenne y a allumé le feu, tout cela dans une situation tendue de recherche de liquidité, la faute au « subprime », ça cogite fermement dans les cabinets conseil en stratégie et autres billevesées...


Bon pas de nom, secret professionnel oblige.

Imaginez un pays imaginaire, peuplés « d'alpha plus » formés aux meilleurs école du monde, qu'on va appeler la « Sublime Gauloisie ».

Dedans, il y a des banques, dont une lourde partie des bénéfices est issue des spéculations sur valeurs mobilières à travers les marchés mondiaux. Que je t'achète à prix ferme mais à terme, pour revendre plus tard, mais parfois avant d'avoir acheté, à prix ferme ou spéculatif.

Un truc simple qu'on apprend dans n'importe quelle boîte sur le premier matériel venu, sauf que là ça porte des noms et des sigles invraisemblables et divers, comme pour mieux départager le « pro » du néophyte... un peu comme à l'armée, quand le moindre porteur de chevron ne sait plus faire une phrase en gaulois natif correct pour se noyer sous une avalanche de sigles.

 

Le tout est regroupé dans une des tours d'un quartier que l'on nomme « Défense » (ou « Attaque » ou « Parade riposte », comme on voudra).

Et que c'est couvert d'écran dans tous les sens, avec des graphes, des colonnes de chiffres qui s'animent, qui clignotent etc. etc.

On sait que derrière, il y a une armée de contrôleurs et de machines qui enregistrent jusqu'au bourdonnements des mouches qui passent, le tout chronométré au millième de seconde, des batteries de calculateurs qui jaugent les risques en permanence et qui surveille le moindre indicateur même en provenance de Mongolie extérieure, dès fois que la terre se soulève impromptument et inopinément à cet endroit là (ou ailleurs) !

C'est que ça peut avoir des incidences majeures, que l'on sait, depuis la « théorie du chaos » et le battement d'aile du papillon d'Amazonie centrale qui déclenche des tsunamis jusqu'au Sri Lanka !

 

Que donc, après avoir copieusement constater 5 milliards de pertes sèches, les « think tanks » de tout acabit réfléchissent, se mirent, sodomisent les mouches avec des cheveux coupés en 4 dans le sens de la longueur pour imaginer des parades, parce que la ministre de l'éco et des finances ne veut plus que ce genre de hoquet ne puisse jamais se reproduire : logique, ça aime l'ordre et la discipline, ces gens-là.

Elle, mais les autorités monétaires du pays, les gendarmes de la Bourse du pays, les associations d'épargnant du pays, tout comme les salariés de la dite banque qui ont vu fondre la valeur de leur épargne salariale assise sur la valeur du titre de leur employeur : Pensez donc ! Leurs futurs compléments de retraite ou de pouvoir d'achat qui disparaît comme par enchantement, y'a de la sorcellerie là dedans...

Et ils font tous la tronche depuis après Noël dernier, redoutant que la prime de juin ne soit pas versée.

 

Et que ce dossier-là, enfin une de ses quelques nombreuses copies, ose-je imaginer, s'ouvre la semaine passée, pour avis et opinion non autorisée, sur ma propre table de labeur, entre ma déclaration de TVA, celle de ma taxe d'apprentissage et autre joyeusetés propres au mois qui passe.

Je vous passe les détails, les analyses des procédures, leur descriptions (invraisemblables usines à gaz de plombiers même pas polonais pris de fébriles crises de schizophrénies insensées doublées de délires paranoïaques mégalomaniaques acycliques prononcés, empilées les unes sur les autres), jusqu'à une étude « du mode de fonctionnement » des cerveaux desdits « traders » (Ce sont des « cerveaux gauche à lobe frontal ». À forte valeur mathématique et démarche rationnelle : on pouvait s'en douter !)

 

Sauf que je note que personne ni rien ne dit si ce sont des « chartistes » ou des « patrimoniaux ». Je reviendrai un autre jour sur cette différence fondamentale si mon « aimable correspondant des rives helvétiques du lac Léman » m'y autorise, quant à l'approche de gestion d'un portefeuille de valeurs.

Globalement, les uns décryptent les évolutions des cours à travers les courbes et leurs corrections prévisibles par les acteurs des marchés.

Les autres se réfugient derrière les analyses des « fondamentaux » micro et macro-économiques pour recommander telle ou telle valeur.

Tout ça se calcule et les modélisations restent avoir des taux de corrélation qui n'excluent pas totalement les effets de l'aléa, mais restent « acceptables » pour qui a des nerfs solides. Tout ça je savais.

 

Pour finalement, tomber sur le descriptif des profils recherchés. Que je te compare aussi sec avec les CV des gugusses qui accèdent au saint des seins, au graal de tout banquier en herbe...

Ô surprise ! Que des « X » ou des « centraliens », voire les deux à la fois !

Quand je pense que le « Cousin » (celui qui a réussi et dort aux Invalides), il avait créé polytechnique pour avoir des chefs de régiment ou des préfets à la hauteur de leurs responsabilités, il doit se faire des looping à répétition dans son septuple cercueil à les voir s'en mettre plein les poches avec de l'argent qui n'est même pas à eux, voir qui n'existe même pas encore !... Passons.

 

Quant au « flambeur » putatif (que je nommerai pas par pudeur et secret professionnel qui oblige), il n'a qu'un vague master d'une vague école de commerce d'une vague province éloignée, autrement dit une véritable « sous-merde » dans ce monde « d'alpha plus-plus » chevronnés, diplômés garantis d'origine !

Moins que ça, c'est celui qui est préposé au balai ou à la poubelle ! Pas possible autrement : Une erreur de casting qu'ils vous diront !

Sûrement que pour pouvoir couper les citrons sur le banc de touche « chez ces gens là », il faut au moins son bagage...

 

Dans ces conditions là, on veut bien croire que la « sous-merde » ait eu à cœur d'être aussi au moins autant bon que les autres, les « seigneurs » de la hautes finances, les « barons » de la voltige financière, les « empereurs » indiciels, les « génies » de l'arbitrage, sortis tout droit de la cuisse droite de Jupiter soi-même, réunis en club pour mieux régner sur le devenir du prestigieux établissement gaulois !

M'enfin, c'est quoi cet eugénisme ?

 

C'est mortifère ce genre d'ânerie ! Le pauvre gars est tout seul à faire face aux plaisanteries de tous les autres qui s'épaulent, s'échangent des informations, se refilent des tuyaux, font courir les rumeurs qui font et défont les marchés !

Mais enfin, normal qui ait pris la crampe à un moment donné !

Ce n'est pas lui qu'il faut virer, mais tous les autres !

 

« Ah bé non ! » me fait mon camarade de misère, celui qui me refile le dossier ! « Je ne peux pas dire ça ! Je vais me faire virer du chantier ! Au contraire, ils vont encore renforcer la sélection sur diplôme ! »

Ouaip : au moins entre eux, entre « gourous », ils ont une chance sur deux de se tenir les coudes et tout le monde n'y verra que du feu !

Alors qu'avec le « coucou » sorti de son paléolithique personnel, la première chose qu'ils feront, c'est de le tirer à bout portant à la première occasion...

Ferait mieux de créer des binômes (un « chartiste », un « patrimonial ») s'ils veulent maîtriser leur problème.

Mais bon, ce que j'en dis... ce n'est pas moi le patron et je n'ai pas fait l'éna (tellement les filles avaient vraiment de sales tronches) !

 

Enfin bref, après avoir convaincu mon gugusse que s'ils n'opèrent pas une volte-face dans leur mode de fonctionnement, de recrutement et de contrôle, y'aura bien un jour où ce n'est pas un mais dix, vingt, trente ou plus qui vont se casser la gueule en même temps (genre crise du « subprime », parce que c'est exactement le même mécanisme : « Il fait, il réussit. Donc je fais et je réussis. Donc tu fais et tu réussis. Donc il va faire et il va réussir ! »), pour finalement, me rendre compte que je ne lui rends pas service : il est lui aussi payé par un « X », pour être lui-même un autre « X »...

 

C'est de l'eugénisme appliqué. Du clonage récurrent et obligé.

Et nous en mourons tous les jours un peu plus, dans ce pays là, de ces « z'élites » là !

Et ce n'est pas bon pour mon moral, que ça en a gâché ma joie de vivre pour le week-end !

Non pas de savoir tout ça (ça fait un moment que je le dénonce ici même), ni même de me donner l'occasion de le confirmer, Non !

D'avoir osé me demander mon avis (non autorisé), à moi-même ! Ils auraient dû savoir, s'ils sont la « z'élite admirée et enviée » de tous.

 

Nul ! Grave ! Gravement nul (et non pas l'inverse dans l'ordre des mots) ! Franchement, c'est n'importe quoi !


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Mercredi 13 février 2008
 
Miss à roulette est aussi une femme mariée.
 
Mariée, comblée et se voyant déjà assise dans le fauteuil de Bertrand (De LaNuée), alors que la campagne bat son plein sur le pavé parigot cf. § 1) après avoir été une « Jupette », elle ne doit son parcours qu’à ses « amis »… Quitte à écraser très opportunément et Jean (le cousin Tiberi) et Pons (Nanard, l’homme d’Ouvéa) pourtant bien installé dans son seizième à qui elle a piqué sa place au Palais Bourbon (redoutant la concurrence de Clémentine dans le 17ème, qui finalement a déménagé à Montreuil « la rouge »).
 
Elle n’a surtout guère connu de fin de mois difficile. Non pas grâce à ses talents au ministère du tourisme, ni à ses activités « parcs et jardins » sous la mandature du prédécesseur de l’actuel maire des parigots, ni encore moins à sa formation première (diplôme de la Chambre de Commerce : ce n’est pas parce qu’il y a « commerce » qu’il s’agit d’une école de commerce. C’est tout juste un ersatz de formation du soir), ni à sa licence de sociologie, ni au fait qu’elle fut aussi l’attachée parlementaire de son père, François Missoffe, grand résistant devant l’éternel, avant de cumulé les mandats et les indemnités attachées.
Non, c’est grâce à Guy, son mari, qui lui a fait 4 enfants.
 
Or Guy, c’est un des membres émérites de la « promotion Titanic ».
 
« 30 - Guy de Panafieu : ENA, promotion Turgot (1966-1968). Inspecteur des finances. »
Guy a aussi été cadre dirigeant de la Lyonnaise des eaux, devenue Lyonnaise-Dumez avant de devenir Suez environnement.
 
Pour la petite histoire, la Lyonnaise des eaux, au moment où Monsieur était dans son staff de dirigeants, s’est prise un redressement fiscal dément (un cas d’école qu’on étudiait justement dans les meilleures écoles de la fiscalité appliquée).
L’inspecteur local s’est aperçu que l’eau vendue aux abonnés n’était facturée qu’au passage par un compteur privatif. À qui appartenait « l’eau dans les tuyaux » ?
À la compagnie, bien entendu.
Pour quel volume ? Et à quelle valeur cette eau était valorisée dans les stocks ?
Zéro ! « Messieurs, dissimulation d’actif circulant : je redresse ! »
 
Malgré son carnet d’adresse, ça s’est terminé en contentieux pas très favorable. Rien à faire de savoir que l’eau ça ne vaut rien, même dans les tuyaux, surtout quand ils fuient.
Guy a donc fait la navette pour se retrouver de 1997 à 2001 patron du fleuron de l’industrie informatique franco-gauloise : Bull et son plan calcul.
 
« En l’espace de cinq ans (…), cet ancien inspecteur des finances va vendre plus de la moitié de l’entreprise Bull (…). Devenu président-directeur général de Bull en 1997, Guy de Panafieu va démanteler l’entreprise, faute de recapitalisation.
À partir de décembre 1999, il commence par vendre la participation de la société dans Ingenico, (Le chouchou du CAC 40 des NITC) puis les imprimantes et les automates bancaires.
Du cash rentre dans les caisses de Bull. Mais cet afflux de capitaux n’est pas suffisant.
En 1999, Bull prend une provision de 272 millions d’euros pour supprimer sa part dans le capital du fabricant américain Zénith-Packart Bell (une société has been ?).
Cette opération ne suffit toujours pas à combler les déficits existants.
Alors Guy de Panafieu va vendre successivement les différentes filiales de Bull : vente de l’usine Bull Electronics d’Angers en 2000, cessation de la filiale CP8, de la filiale irlandaise Cara, de la filiale indienne PSI Data Systems en 2001. »
Un visionnaire, ce Monsieur.
Fin 2001, (…) Guy se replie à la présidence de la commission internationale du Medef qu’il tenait depuis 1998.
 
« Bull : Perte annuelle en 2001 de 253 millions d’euros (chiffres du JDN Solution), les effectifs de l’entreprise passent de 21.267 en 1997 à 6.000 en 2001 (selon les estimations de l’Expansion)
Décorations : Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite. »
Voilà un bien méritant s’il en est !
 
Depuis il pantoufle en qualité d’administrateur de Calyon (la filiale commune du Crédit-Lyonnais devenu LCL, la banque qui se déplace chez vous pour vous rendre heureux) et du Crédit Agricole (celle qui s’intéresse à la Société Générale qui brade ses titres à 47 euros et des poussières pour éviter une OPA inamicale de la BNP-Paribas).
Mais également bien au chaud au Conseil d’administration de « M 6 », la petite chaîne de Drucker (pas le fauve des plateaux, ni le père de copine au jeune loup de Melun) celle du frérot, Jean, l’homme du Loft.
 
Que des copains !
Espérons qu’il évitera de devenir conseiller de Madame, au cas où elle serait élue contre vents z’et marées !

Il pourrait en coûter au portefeuille des parigots, dont je suis malgré tout !


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Jeudi 31 janvier 2008
 
L’aîné, c’est Bernard !
 
De quelques minutes. Mais lui, il a vraiment coûté plus chaud que le cadet : Tout le monde ne peut pas être premier prix au concours général des lycées dans la même famille !
 
Sa fiche : toujours source IFRAP :
 
« 18 - Bernard Attali : ENA, promotion Turgot (1966-1968). Auditeur puis conseiller référendaire à la Cour des comptes.
 
Cet ami de François Mitterrand fut parachuté à la présidence d’Air France en 1988 et assurera une gestion désastreuse jusqu’à ce qu’il quitte ses fonctions en 1993. »
Notons quand même qu’auparavant, il a fait ses armes de « super-manager » chez GAN, la compagnie d’assurance qui a coûté si chère à quelques banquiers. Mais c’était après son passage aux commandes.
Ses mérites personnels pour accéder à la « Promotion Titanic » datent d’un peu après : Air France.
 
« Bernard Attali a mené une politique d’investissements douteuse : il a racheté la compagnie UTA à Jérôme Seydoux en payant les actions UTA plus de 4.000 francs, alors qu’elles étaient cotées en bourse à moins de 2.900 francs. »
Je rajoute, à titre personnel, pour avoir été sollicité par Spineta (encore un cousin) sur un dossier concomitant, qu’UTA ne valait même pas sa capitalisation boursière : La justification de ce prix là tenait aux immenses déficits fiscaux qui allaient être perdus. Aussi, c’est UTA qui a absorbé, avec la bénédiction du SLF de la DGI, Air France, moyennant la création d’actions nouvelles dans le capital d’UTA.
Du coup, devenu majoritaire, le nouvel actionnaire a viré dans la foulée les anciens administrateurs, changé de nom pour s’appeler Air France, mais a gardé son statut de SAPO (Société Anonyme à Participation Ouvrière, un ersatz de SCOP), pour réduire ensuite son capital en annulant les actions de l’ancien actionnaire majoritaire et les rachetant.
Bref, ça eut permis à Air France de capitaliser sur le dos du contribuable, en rajeunissant les déficits fiscaux récupérables, s’exemptant ainsi pour quelques années de payer le moindre IS.
Mais ça n’a pas bien suffit.
 
« Cette surprime avait-elle pour but d’améliorer les finances de Jérôme Seydoux, proche de François Mitterrand et fragilisé par les pertes générées par ses investissements dans la 5ème chaîne de télévision ?
 
Air France a ensuite pris une participation dans la compagnie Sabena, participation qu’il a fallu vendre quelques années plus tard.
Enfin, Bernard Attali a trouvé qu’Air France manquait d’avions et de pilotes et a lancé un vaste programme de formation de pilotes. Au cours de la formation de ces jeunes pilotes, la direction s’est aperçue qu’Air France avait trop de pilotes et a suspendu la formation de ces jeunes pour leur attribuer des emplois subalternes du type bagagiste…
 
Selon l’avis numéro 87 de 1997-1998 de la Commission des affaires économiques du plan du Sénat, la situation financière s’est dégradée à partir de 1989 pour devenir catastrophique en 1992 et 1993 : « le déficit était de 8 milliards de francs en 1993, avant la mise en place du plan de redressement intitulé « projet pour l’entreprise ».
 
En effet, en 1992 déjà, le déficit atteint 3,2 milliards de francs(500 millions d’euros), etatteindra 8 milliards (1,2 milliard) un an plus tard.
Dans le même temps, British Airways et Lufthansa, les deux grandes concurrentes européennes d’Air France, évoluent dans le même paysage mais la première reste bénéficiaire et la seconde se redresse.
 
Le 15 septembre 1993, au conseil d’administration, est annoncée une suppression de 4.300 postes d’ici à 1994, dont 1.000 emplois de navigants. C’est la première fois que les pilotes seront touchés.
Ces mesures seront accompagnées d’un coup de pouce financier de l’État proche de 4 milliards de francs (600 millions d’euros).
 
En 1993, la compagnie aérienne est inscrite par E. Balladur sur la liste des entreprises privatisables. Les difficultés d’Air France ont commencé avec Bernard Attali et se termineront grâce à son départ. En effet, à partir de 1995 la situation va s’améliorer.
Christian Blanc remplacera Bernard Attali au poste de Président d’Air France en 1993.
Bernard Attali devient président du conseil de surveillance puis président du collège des associés-gérants de la banque Arjil.
  • - Air France : 8 milliards de francs de déficit (1,2 milliard d’euros)
  • - Aide de l’État : 4 milliards de francs (600 millions d’euros)
 
Décorations : Officier de la Légion d’honneur, Commandeur de l’ordre national du Mérite. »
Il a bien mérité de la Nation, cet homme là !
 
On peut également rajouter que Bernard a rejoint ensuite la Cour des comptes, puis s’est remis en disponibilité pour aller faire « senior advisor » chez le fonds d’investissement Texas Pacific Group, lié lui-même à des grosses pointures de l’Intelligence économique… autrement dit des espions industriels.
Comme le murmurent certains, un bon patriote… « franco-gaulois » rajoute-je.
Mais il reste garder un fauteuil d’administrateur chez Baccarat : On ne sait jamais, les affaires deviennent si difficiles par les temps qui courent.
 
Finalement, le sens des bonnes affaires est-il une question génétique ?
Ou tout simplement une question de formation ?

La question demeure… au moins dans cette fratrie là !


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Mercredi 30 janvier 2008
Source IFRAP
 
Ces Messieurs de l’Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques, usent de leur talent pour quelques affaires notoirement connues et faire, à l’occasion, du lobbying, pas toujours très réussi.
 
L’un de leur plus vieux papiers, a été de faire l’inventaire d’une promotion unique de « technocrates », purs produits de la technostructure étatique de notre beau pays de Gauloisie hexagonale, formées aux meilleures écoles ouvertes à quelques brillants cerveaux.
 
Une promotion virtuelle, mais qui regroupe de bien réelles pertes sèches que le kontribuable assume malgré lui avec une régularité déconcertante.
Dans le même état d’esprit, nous avons innové avec un « Ordre du Tartuffe ». Là au moins, ça ne coûte rien à personne, éventuellement ça distrait le zygomatique – c’est bon pour la santé – et ça sèche les larmes des fins de mois difficiles.
 
Quarante deux personnages sont ainsi distingués pour avoir l’honneur de faire partie de cette « élite précieuse » que « le monde entier nous envie ».
 
J’avais oublié ! Et Jasmin est heureusement là pour me le rappeler : Jacques Attali en fait partie.
Puisqu’on glose sur les 316 propositions du brave qui éructe contre toute critique, perdant et son zèle poétique et sa verve intellectuelle, voici sa fiche :
 
« 2 - Jacques Attali : ENA, promotion Robespierre (1968-1970). Maître des requêtes au Conseil d’État. »
 
On peut rajouter qu’il est né le 1er novembre 1943 à Alger de parents séfarades. Son père y tenait une boutique de parfumerie bijouterie. En 1956, toute la famille se rapatrie à Paris 16ème, rive droite, et il y poursuit des études au lycée de Janson de Sailly en toute camaraderie avec « Fafa l’empoisonneur » et Jean-Louis Bianco. En 1966, il sort major de la promotion « X 63 » de Polytechnique. Docteur d’État en sciences économique, il est également diplômé ingénieur de l’École des mines et de Sciences Po Paris.
 
Il entre au Conseil d’État à 27 ans, en 1970. Il enseigne l’économie à Paris Dauphine, Polytechnique et à l’école des « Ponts et Chaussées » (les pauvres…).
En 1979 il fonde avec d’autres ce qui deviendra ACF (Action Contre la Faim), plaide pour la rigueur économique au G7 de 1982 (ce qui vaudra son fauteuil de Premier ministre à Pierre Mauroy) et met en place le programme Eurêka en 1984.
C’est aussi à lui que l’on doit, en 1989, la fête du bicentenaire de la Révolution française.
 
« Cet ancien « conseiller spécial » de François Mitterrand quitte l’Élysée pendant le second septennat et prend la tête de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) en 1991. Il démissionnera en 1993.
 
La BERD est une organisation internationale située à Londres qui fut créé le 29 mai 1990 et inaugurée le 15 avril 1991. Son but est de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale et dans l’ex-URSS. »
Il y fait scandale outre-manche en recevant Gorbatchev contre l’avis de John Major, alors Premier ministre en Grande-Bretagne.
 
« La gestion de Jacques Attali fut d’abord mise en cause du fait de ses dépenses fastueuses.
Par exemple le coût de la construction du siège de la banque basé à Londres a très largement dépassé le plan de financement initial et s’est élevé à 560 millions de francs (85 millions d’euros), dont un hall d’entrée somptueux en marbre de Carrare.
Les dépassements de budgets pour la construction du siège auraient été supérieurs à la totalité des prêts consentis par la BERD aux pays de l’Est !
 
Ont également été recensés une quarantaine de voyages en jet privé de Jacques Attali, des rémunérations (interdites par la règlement de la Banque) pour des conférences, des repas londoniens coûtant 170.000 francs, ainsi que des dépenses personnelles sur le compte de la BERD remboursées de manière tardive.
 
Au-delà de ces dépenses inconsidérées, sa gestion de la BERD a été fortement mise en cause par un rapport accablant effectué par la firme Coopers and Lybrand démontrant un gaspillage social et humain gigantesque.
Jacques Attali démissionnera suite à ce rapport le 25 juin 1993. Jacques de Larosière prendra sa suite en 1994.
Jacques Attali est actuellement à la tête de PlaNet Finance (1998), administrateur de Keeboo depuis 2000 et de Siebel Systems » et de son propre cabinet spécialisé dans les stratégies financières internationales, l’ingénierie et les fusions acquisitions « Attali & associés ».
En fait une SARL à 8.000 € dont la raison sociale est ACA (RCS Paris B 393 672 357) créé le 24 janvier 1994, au CA de 2.280 K€ en 2006, pour trois personnes, mais avec 97,5 % de créances en portefeuille, autrement dit avec que des clients qui ne payent pas !
 
Il faut aussi ajouter qu’il doit de ne pas avoir goûté de la prison en 2001 dans une des ramifications de « l’Angolagate » sous le chef d’inculpation de recel « d’abus de biens sociaux et trafic d’influence », moyennant le paiement d’une caution d’un million de franc.
Une broutille.
 
Il est depuis peu l’auteur d’un rapport commandé par Nicolas 1er de Sakozie (et autres terres découvertes à marée basse), devant générer « Une croissance potentielle d’un point plus élevée qu’aujourd’hui, un taux de chômage ramené de 7,9 % à 5 %, c’est-à-dire le plein-emploi (…), une dette publique réduite à 55 % du PIB, une fréquentation touristique annuelle atteignant plus de 90 millions de visiteurs annuels ».
Commission qu’il présida après que Philippe Séguin, surnommé le « baffreur de pizza » par la chiraquie dont Xavière, l’inimitable épouse de Jean Tiberi, deuxième maire de la capitale, ma cousine, ait refusé le même piège proposé par Nicolas 1er, notre Ô combien vénéré Président !
 
Rien de moins !
Pour le reste, il met son bouquin en librairie contre argent sonnant et trébuchant : il n’y a pas de petit profit pour cet auteur prolixe !

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