Match TVA/CSVA (I)
D’abord, le « chef », il a fini par dire, après son beau succès sur l’Europe, que la hausse de la TVA devait être une expérimentation avant d’être généralisée.
Pas tout à fait une reculade, même si en France, nous avons l’habitude des « provisoires qui durent »…
Il semble par ailleurs qu’un certain nombre de personnes n’aient pas encore compris qu’au final, leur train de vie va en prendre un petit coup derrière les oreilles.
Pas seulement pour cause d’invention d’une cotisation nouvelle, ou de quelques points de TVA.
La différence est colossale entre les façons de récupérer, pour l’État les « petits cadeaux qui entretiennent l’amitié » (baisse des droits de succession, exonération des heures supplémentaires, du travail des étudiants, plafond fiscal et du coût de l’achat de la résidence principale).
Revenons à la Cotisation sur la Valeur Ajoutée (CSVA) : C’est indéniablement un impôt en plus, supporté par les seules entreprises, nous dit-on ! Il a donc la faveur de la « gauche », même si c’est une idée de Chirac : Dans cette affaire, nous ne sommes pas à un paradoxe près, comme nous allons le voir.
Techniquement, c’est un « emploi » de la dite VA qui vient en diminution du résultat de l’activité de l’entreprise (raison pour laquelle la « gauche » qui n’aime pas les « profiteurs » – ni les « riches » façon Hollande – en est le soutien idéologique).
Il y en a d’autres : la Taxe Professionnelle (TP), les taxes sur les salaires, apprentissage, formation professionnelle, effort à la construction, éventuellement la taxe foncière remise à la charge du locataire par l’effet du bail, le versement transport, les droits indirects, etc. etc.
Tous ces impôts et toutes ces taxes sont déjà dans le prix de vente des produits et services que « vend » toute entreprise et qui est le premier élément qui forme sa Valeur Ajoutée.
En rajouter ne ferait qu’augmenter les prix.
Mais pas de la même manière d’une entreprise à une autre : Celle qui ont de lourds investissements, ou une forte main d’œuvre seront les plus fragilisées.
Dans leur lot, il y aura les « petites vernies », assises sur un marché local à l’abris de la concurrence qui pourront répercuter cette hausse des prix (hors taxe) plus la TVA qui va dessus, à leurs clients.
Il y aura les « grosses imposantes » qui savent faire un prix de référence et en profiteront pour tuer les challengeurs ou faire assumer ces surcoûts par leurs clients.
Il y aura les « astucieuses », qui vont surbooker à « prix marginal » sur une partie de leur production en profitant de l’aubaine des exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires…
Si elles sont trop petites, elle vont grossir et reviendront tôt ou tard à des prix moyens. Si elles sont trop grosses ou déjà suréquipées, elles devront s’aligner pour ne pas perdre de la substance.
En bref, on remet le « foutoir » dans le tissu industriel et commercial du pays : les plus fragiles disparaîtront plus vite, au profit des plus solides (qui auront donc fait le ménage), avec cortèges de plans sociaux, « jusque chez les fournisseurs et les sous-traitants ».
Qui sont les « grands gagnants » ?
Tous les producteurs étrangers : eux, vont se frotter les mains (si ce n’est déjà fait) !
Au moins, ils n’ont pas ce « souci d’arbitrage », puisqu’ils sont les seuls à ne pas être concernés par la CSVA. Ils importeront toujours au même prix et resteront encore plus « non concurrentiels ».
Un comble pour un système qui voulait faire payer des charges sociales aux produits importés !
Seuls leurs coûts de distribution sur place pourraient augmenter : il suffira de laisser la filiale française perdre de l’argent (comme cela se fait déjà) et de la subventionner en interne avec les marges faites en amont sur le marché français !
Alors qu’on aura noté qu’une augmentation de la TVA augmentera les prix à la vente consommateur, de la même manière mais de façon linéaire quelle que soit l’origine du produit…
La taille de l’entreprise, sa localisation, son métier de base le mode de « création de sa Valeur Ajoutée », etc.
Même effet… mais sans mettre le « feu au pays » !
Franchement, élire le « chef » à la Présidence pour cela et laisser Borloo déconner « plein tube » sur le sujet, même si il n’a pas menti, ce n’est pas très sérieux.
Les vraies réformes attendront : réduire le train de vie de l’État, rationaliser la fonction publique, établir des ponts de compétences partagées « public/privé » et plein d’autres choses encore !
La suite (faut rester honnête, dans la vie…) : les effets torrides mais cachés d’une augmentation de la TVA, pour un peu plus tard !
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