L’indécence, c’est l’essence…
Eux, ils avancent ! Pas besoin d’essence…
D’ailleurs, la mairie de Paris avance elle aussi à coup de marteau-piqueurs qui défoncent la chaussée, mêmes aux aurores, cela va sans dire…
Pour pas un rond, nous dit-on, puisque c’est JC Decaux qui fait l’avance.
20 vélos = 6 places de parking automobile.
6 automobiles, à 2 €/H de parking, c’est 24 € qui disparaissent moyennant une recette de 60 € espérée pour la location des vélos (= 1 euro la demi-heure, la première étant gratos x 20).
C’est aussi entre 6 et 30 automobilistes qui vont devoir se démerder autrement.
D’ailleurs, la municipalité sent bien la fronde monter, puisque la mise en service des libres services prépayés (150 euros de caution « qui ne seront pas encaissés ») aura lieu le 15 juillet, pas avant, en pleine trêve estivale !
La surprise est pour le retour des vacances, en définitive.
Mais si il n’y avait que ça !
Pas du tout…
Cherchez l’erreur…
Quand donc lancerons-nous un mandat d’arrêt international contre les génocidaires du peuple parisien ?
Faudra-t-il vraiment attendre mars 2008 pour cesser de jeter en pâture des dizaines de milliers de personnes sur une chaussée rétrécie, se mélanger avec des objets roulants qui n’ont ni les mêmes masses, ni les mêmes vélocités, ni les mêmes agilités, ni les mêmes sécurités passives ?
- Déjà que ce n’est pas facile pour un bus de plusieurs tonnes de ferraille de rouler derrière un cycliste avec lequel il faut partager le couloir protégé par ces « coupes/chaussées » sensés en interdire l’accès aux voitures et camions de livraison qui empêchent toute manœuvre d’évitement ;
- Déjà qu’un cycliste (et un motocycliste) c’est un véritable danger au démarrage des feux rouges pour devoir faire quelques zigzags intempestifs ;
- Déjà qu’un automobiliste est tenu de passer à plus d’un mètre d’un cycliste ou de rester derrière, dans les rues étroites ;
- Déjà qu’il faut faire gaffe de ne pas arriver le « premier de la seconde vague » de véhicules à un carrefour au feu vert pour éviter le cycliste qui va le traverser au rouge pour doubler tout le monde (histoire qu’il puisse prétendre qu’il va plus vite qu’un bus ou une auto), alors même qu’il n’a pas de visibilité ;
- Déjà qu’il est fréquent qu’un cycliste se retrouve dans votre dos sans avertissement quand vous êtes piéton sur votre trottoir, à en risquer la percussion instantanée si par hasard il vous vient à l’idée de changer de direction ;
En plus, Bertrand « De-la-Nuée » claque le pognon de l’électeur pour installer des hordes de vélos à louer ! Des milliers, il nous en promet…
Combien d’accidentés en plus ?
Après on s’étonnera d’une recrudescence de la « violence routière » !
D’autant qu’on nous signale que désormais, les pistes cyclables pourront être à contresens de la circulation générale !
Dément…
Juste pour l’anecdote, hier, je pars pour un rendez-vous chez un prospect. Un « bobo » monté sur un vélo monte sur le trottoir à vive allure, mais loupe sa manœuvre pour attaquer la bordure non pas de face, mais de biais : la roue avant refuse de monter et entraîne la bécane sous une voiture en stationnement, pendant que son pilote ripe, par derrière, dans les jambes de deux « vieilles » qui avaient le tort de se trouver là !
Tout le monde par terre avec force hurlements. Je me précipite pour ramasser les passantes encore cramponnées l’une à l’autre : l’une d’entre elle s’est manifestement cassée le col du fémur et ne peut pas tenir debout.
Un coup de bigot au 112, les pompiers confirment 5 minutes plus tard ! Départ des deux donzelles pour l’hôpital Cochin.
Je sais déjà qu’elle va en prendre pour des mois de rééducation, si tout se passe bien.
Entre deux, les flics arrivent, relèvent les témoignages, les identités, etc. Mais… plus de cycliste et le vélo, passablement amoché, la roue avant largement voilée, est amarré avec son antivol à un poteau indicateur !
Et me voilà au commissariat à tenter de faire un portrait robot du chauffard !
Pas facile sur un clin d’œil à la volée…
Quant à mon prospect, prévenu entre temps de mon retard, il me renvoie aux calendes grecques…
Merci, les « chéris » !