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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Ça merde sévère chez Over-blog...

 

Je reprends donc les commentaires.

 

Sur le post de VCRM du mardi 11 novembre 2008

 

Aetius nous dit :

 

@ VCRM

Donc, notre libéral avéré cauchemarde.

Les Etats sont donc responsables :

- des salaires innommables des "gérants" des grosses sociétés,
- des primes de départ et des parachutes dorés scandaleux des même malheureux,
- de l'exigence des actionnaires voraces pour obtenir des taux de rentabilité à deux chiffres,
- des produits financiers (usines à gaz) destinés à semer la zone dans les salles de marché,
- de la spéculation sur leurs propres monnaies,
- de l'achat des ressources terrestres avant même les récoltes,
- de la délocalisation de leurs entreprises vers des territoires moins évolués,
- de la mise en concurrence des hommes entre eux,
- de la misère qui se répand sur le monde comme la Pub dans le métro,

Vivement que ce bon libéralisme vienne nous sauver !

Notre Président n'est pas pragmatique, il est opportuniste, nuance.
Où est le clouage de bec, dans cette prose frustrée par la crise qui va nous pourrir la vie ?
Même si c'est un "civil" qui a inventé le détonateur, la bombe n'est pas venue toute seule.

Si ce libéralisme honteux était aussi bienfaiteur que tu ne le proclames, les politiques en place, qui sont de grands fainéants comme tout le monde, laisseraient celui-ci agir à sa guise !

Mais comme le peuple rouspète et surtout comme les excès de quelques uns s'accompagnent d'une régression grandissante et visible des autres, ils sont bien obligés de sortir de leur routine et d'essayer de colmater les brèches !
Cher VCRM, les états sont complices de ton dogme, qui consiste à placer l'économie et son fric roi comme but suprême de vie, avec les hommes comme larbins.
Ces "responsables" politiques n'interviennent que quand le feu menace, puis se rangent comme de bons soldats derrière de fausses bonnes raisons, derrière des traités et des accords illégitimes pour flemmarder à nouveau.
L'économie doit servir les hommes et non les asservir.

Ton idole est Jacques Rueff, et ses chants pour le libéralisme. Facile, après la guerre.
Ça me fait penser à la Bible, cette belle histoire écrite à une époque ou le peuple ne savait pas lire. C'est devenu une coutume, une habitude.
Mon idole c'est Charlie Chaplin, avec ses Temps Modernes, ou les Monty Python, avec le Sens de la Vie.
Fais donc comme John Keating, dans un film que tu devrais revoir et monte sur la table : de là-haut, si tu gardes les yeux ouverts, si tu ne te serres pas le nez et si tu n'obstrues pas tes oreilles, tu sentiras les bidons villes remplis par des expropriés, tu entendras les populations déplacées par les famines, tu verras les mecs qui dorment sous les ponts.
Et remarque bien : ton œuvre est partout sur la terre !
Alors, heureux ?

Tiens, une suggestion :
Tu réunis dans un local le cinglé du cap up-and-out, l'obsédé du warrant, le fêlé du bond basis, le malade de l'asset swap, le maniaque de floor down-and-out, bref, tu enfermes tous ces accros des échanges complexes et des produits dérivés, tu leur files des billets de Monopoly et tu les laisses jouer à la Mondiale des Jeux.
Tu as le droit (et le devoir) d'aller jouer avec eux.

Vous serez fiers d'inventer d'autres techniques de spéculation, d'autres produits financiers innovants, mais surtout, restez entre vous et ne touchez plus à nos Valeurs.
Incognitototo veux bien fournir le café et moi les sucrettes.

commentaire n° : 1 posté par : Aetius le: 11/11/2008 09:46:26

 

Inco nous raconte :

 

C'est drôle, ce genre de raisonnement qui oublie quelques données au passage, comme :
- le fait que la création monétaire est le fait des banques elles-mêmes et plus des États,
- ou que l'invention des taux variables et des grands marchés spéculatifs virtuels sont aussi des inventions de nos acteurs financers,
- ou encore qui fait l'amalgame entre désengagement de l'État dans l'économie et dépenses publiques, alors que cela n'a rien à voir,
me fait penser à ceux qui continuent à être communistes en disant que les expériences qui ont été tentées dans certains pays n'étaient pas le "vrai communisme". ; et que c'est pourquoi cela a échoué ; bien entendu, cela justifie qu'ils continuent à être communistes en s'imaginant qu'eux-mêmes ne pourraient pas être soumis aux mêmes dérives.
D'ailleurs, l'article commence par le mot "foi" et c'est bien de cela qu'il s'agit de credo dans des systèmes qui seraient parfaits, si ces foutus politiques voulaient bien en respecter l'orthodoxie.

À part ça, oui le politique a l'entière responsabilité d'avoir laisser-faire et de n'avoir rien vu venir, au nom justement des sacro-saints principes de libre-échange et de non-interventionnismes dans l'économie !!! Ils s'y sont tous engagés depuis 1986 et il n'y a pas moyen de leur faire constater la faillite de ce système, sauf quand les faillites réelles se produisent... Mais il y a fort à parier que les gesticulations de nos politiques aboutiront à pas grand-chose...

commentaire n° : 2 posté par : Incognitototo (site web) le: 11/11/2008 09:56:25

 

Puis rajoute :

 

Aetius, nos commentaires se sont télescopés... tout à fait d'accord... mais je ne suis pas sûr que je pourrais m'empêcher de rajouter un peu d'arsenic au café... ouarf...

commentaire n° : 3 posté par : Incognitototo (site web) le: 11/11/2008 10:02:43

 

De son côté Hervé expose :

Autres hypothèses sur l'origine de la crise : D'abord un fait avéré, depuis 20 ans les salaires américains inférieurs au salaire médian n'ont pas augmenté en $ constant. Cela signifie que tous les bénéfices  de la croissance depuis 20 ans n'ont bénéficié qu'à la moitié de la population. La moitié la plus pauvre a donc été poussée à l'endettement par une mauvaise répartition des fruits de la croissance, d'où les subprimes...

Deuxième cause, le délitement des valeurs. Les valeurs basiques qui ont permis à nos sociétés de se construire, de se développer  d'assurer leur cohésion s'étiolent. Je n'accuse personne, je fais juste un constat. Il en résulte des dysfonctionnements générateurs de coûts à tous les étages de la société. Les dégradations des biens publics, le plus de flics, de juges, la corruption, les parachutes dorés injustifiés. Ces coûts nouveaux, cette perte d'auto-régulation  nous ont conduit vers une crise. Je comprends mieux l'expression « il faudrait une bonne guerre pour résoudre la crise », ce ne sont pas les dégâts matériels qui résolvent la crise mais le fait qu'après la guerre, le moral et les valeurs réinvestissent les esprits.

 

Ce matin j'interviens (sans vraiment comprendre pourquoi les commentaires n'apparaissent pas, ni lire celui d'Hervé) :

 

Ouh là ! Quelle volée de bois vert quand VCRM sort des sentiers battus de la "pensée unique" (keynésienne, cela va sans dire) !

Curieux, finalement.... en ce jour ouvrable mais non-ouvré !

Car en effet, tout n'est pas faux dans vos commentaires amis Inco et Aetius !

Faisons donc le point : Dogmatiquement, l'économie modiale idéalisée reste le principe du "A chacun selon ses besoins" !
Nous l'avons tous rêvé et nous agissons presque tous afin d'y arriver.
En commençant presque tous par soi, naturellement (selon le principe "Charité bien ordonnée commence par soi").

Principe de base et conclusion logique : augmentons la production et la productivité. Y'en aura plus pour tout le monde.
Par malchance, ça coûte assez cher.
Et puis nos "besoins persos" sont toujours croissants.
Disons qu'ils doublent tous les dix ans (j'en fais l'expérience en cours de rémunération globale pour exposer la théorie des besoins avant d'aller formuler celle des "satisfassiers").

Tout en remarquant que nous vivons dans un système du "A chacun selon ses moyens" (travail, talent et chance nous disait Voltaire, l'homme le plus riche de la terre de son époque à son époque, hors les rois et empereurs... quoique...)
Sauf en "Gauloisie extraordinaire" quand il s'agit de soins médicaux (quoique... là aussi !).

Le communisme, c'est rationner la satisfaction des besoins. C'est le Plan.
Ca eut péter.
Et pourtant, la phase supérieur du communisme, ça reste "A chacun selon ses besoins".
Là, je suis "total coco" !
Et le resterai un long moment.

Ce qu'on cherche, c'est donc le moyen d'y parvenir.
Keynésiens d'un côté et c'est le retour du Plan.
Ecolo en plus et c'est le retour de Malthus.
"Libéraux" de l'autre et ce sont des taux de croissance à deux chiffres, une planète poubelle et d'immense désordres systémiques ?

Quels choix les amis ?
Quel choix les amis !

Le vote blanc d'Hervé ?

 

Et Michel nous fait savoir que :

 

L'abandon d'une foi, quelle qu'elle soit, conduit peut-être à une libération (Platon le prétendait déjà dans son mythe de la caverne), mais entretemps, il conduit presque certainement à une dépression. Celui qui abandonne sa foi est en danger psychologique. Il n'a plus de "propriétaire" à qui payer son loyer. Je connais plusieurs personnes qui sont tout à fait équilibrées et qui n'ont vraiment trouvé de repos psychologique qu'à partir du moment où elles ont trouvé leur "propriétaire" (foi religieuse, engagement militant politique quasi-religieux, engagement militant ONG...). Toutes exprimaient un sentiment de vide qui a été comblé par leur conversion. Loin de mépriser leur expérience, je crois que ce phénomène est au contraire très humain. Je crois que c'est lié à la nature sociale de l'homme. Il m'arrive parfois d'envier leur sérénité, moi qui suis un agnostique indécrottable.

Le libre-échangisme est une drogue dure comme les autres!
Notre monde est en grand bouleversement comme chacun peut le constater, en grande partie à cause de l'explosion des moyens de communication et des moyens d'échange en général. Tous les systèmes collectifs sont ébranlés par cette mise en friction accélérée. Les (néo)libéraux veulent encore accélérer la manoeuvre sous des prétextes économiques. Le déboussolement est tel qu'on arrive à vendre du sable dans le désert (j'ai entendu ce matin qu'un plan 1 milliard destiné à l'Afrique serait employé à placer des engrais, alors que le besoin numéro un, et de loin, est la gestion de l'eau). Dans ce contexte, les personnalités agressives prennent le dessus. Je l'ai constaté dans les entreprises où j'ai travaillé et j'ai conforté mon observation par quelques lectures (Christophe Dejours par exemple). Une part de la réussite de NS me semble être liée à son agressivité et son bougisme. Les déclinistes sont écoutés et dégagent l'accès au pouvoir aux excités sur des observations et des diagnostiques souvent faux.
J'ai même entendu Ségololo affirmer que la social-démocratie était morte, et ce message serait porteur au PS. Faut le faire! Sans doute notre social-démocratie n'a-telle jamais encore existé et notre gauche est-elle passée directement de la lutte des classes à l'adoubement des classes dominantes à l'image infatuée de BDelanuée (L'Ami à l'OMC, Déesse Khâ au FMI)? 
Les plaintes réitérées ici envers la nullité de nos élites et qui proposent une thérapie néolibérale (libre-échangiste) oublient que c'est essentiellement une divergence d'intérêt entre les 1% dominants et le reste de la population qui est à l'origine du divorce: appliquer un néolibéralisme dans cette situation ne fera qu'accentuer cette réalité. Aucune frontière ne retiendra ces évadés qui dérivent dans un autre monde, optimisant leur situation

 

Ce à quoi j'aurai aimé lui répondre :

 

Ta vision des rapports humains est absolument remarquable, l'Ami !

 

Elle explique bien des choses.

Mais n'est pas « opérative ». En tout cas, personnellement je ne sais pas l'exploiter (ou alors en y réfléchissant trop fort pour mon unique neurone).

 

Merci à toi !

 

Et je me retrouve avec 3 commentaires perdus...

J'enrage !

 

Je bloque donc en urgence les commentaires sur le post de VCRM : vous pourrez venir commenter sous celui-ci.

 

Désolé les « jeunes »... Je ne vois pas comment faire autrement.

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I
Mais si c'est vrai !
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C
Même si ce n'est pas vrai, ça fait toujours plaisir à lire !Merci !
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I
Le grand retour de CINDY !Tu nous manquais, jeune fille...@ Aetius : Ce que tu dis c'est bien mais relève de la chimère !C'est bien, mais ça ne peut pas dépasser le stade de la déclaration d'intention à la "Bling-bling" et demander des décennies d'effort didactique.@ Chris : Merci, mais pour le moment, on n'a pas dépassé le stade de la première marche.... constate-je.Pas si facile que ça d'accéder à la cave de l'Elysée !
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A
CHRIS, c'est pas compliqué.La sous activité actuelle est une affaire de méfiance :- méfiance des banques envers les consoeurs,- méfiance des "investisseurs" envers le marché,- méfiance des citoyens envers les élites.Remettre un peu de morale, de justice et d'espoir est la seule solution.Tout doit être fait à l'échelle du monde.1) Figer les cours à une valeur sérieuse et reconnue, avec un CAC 40 aux environs de 4400.2) Créer un nouveau système financier mondial, simplifié, qui interdise les achats sans fric, les spéculations sur les monnaies et sur l'alimentation, les produits dérivés piégeux, et ça ira mieux. Replacer l'homme au centre de l'affaire, pas le fric.3) Taxer un max toutes transactions, tous commerces avec les paradis fiscaux et les états défiscalisés ou à comptes secrets (Luxembourg, Suisse, Monaco pour nos voisins),4) Ensuite appliquer une fiscalité telle que la demande I2, où tous les revenus sont assujettis à l'impôt. Supprimer les niches fiscales crées pour les copains ou les plus aisés. Il est nécessaire d'en conserver certaines pour les familles ou la collectivité.5) Diminuer l'impôt des petits, l'augmenter pour les nantis réels.Appliquer la CSPM d'I2 et ma TVAS, renommée CSPP (contribution sociale pour pays pauvres),6) Naturellement, la TVA, les impôts, les charges aux sociétés s'abaisseront dans le temps.S'il n'y a pas là quelques pistes sérieuses, c'est à désesperer.
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C
ça y est, j'ai un peu compris...
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