La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Communication d'Aetius.
Si j'ai autant tardé pour rendre ma copie, c'est que la lecture des textes sur la CSPM m'a fait réfléchir. Dans un post, Cindy en a évoqué l'ébauche de 2007.
Ma fraîchitude sur le blog m'a fait prendre du retard sur les échanges passés.
Effectivement, la CSPM peut marcher. Mais c'est, à l'image de ma forte TVA sociale [1], également un protectionnisme qui ne dit pas son nom. Pas tout à fait libéral, donc.
Pour rester légaliste et éviter de traîner les pieds devant les amendes de Bruxelles, j'aimerais garder mon idée de zones référencées, basées sur nombre de similitudes, telles le PIB par habitants, un coût de l'heure de travail, une fiscalité et un bien être social équivalents...
Je laisse à Michel et à d'autres le soin de trouver les ingrédients qui composeront ces dénominateurs communs [2] permettant ce définir une zone homogène dans laquelle tout circule très librement.
Je pense qu'un pays seul ne peut rien faire, dans le cas présent. Il a réellement avantage à convaincre ses proches voisins de le rejoindre.
Cette fusion d'intérêts communs peut accélérer les rapprochements en termes de fiscalité, de politique sociale, d'équivalences dans les domaines de l'éducation et des droits.
L'Europe avancera plus vite en petits groupes de 4 à 6 qu'avec l'hétérogénéité actuelle des 27.
Et ce que j'ai prévu en terme de redistribution facilitera le rapprochement des dites zones, après de réelles évolutions intra-zone.
Chaque zone créée dans le monde est donc munie d'un indice qui va servir à la compensation.
Il est clair que les indices évolueront, dopés par les aides venues des acheteurs plus riches.
Une précision : Tout ce qui entre dans une zone déterminée et provient d'une autre zone est considéré comme une importation, toutes origines industrielles ou intellectuelles confondues : directe, indirecte, sous-traitance, distribution.
Mon idée est d'appliquer ma TVA sociale à l'importation non pas sur le coût de la marchandise importée (dont on se fout) mais par rapport à l'indice de la zone exportatrice. En clair, le prix de mise sur le marché français est basé sur cet indice et non sur la valeur écrite sur le prospectus du vendeur lointain.
Un « kon sommateur » français qui achète à Monsieur Renault une Dacia venue de Roumanie (autre zone) réglera non pas les 7.500 euros demandés par le réseau distributeur mais beaucoup plus. Si le véhicule équivalent français est à 15.000 euros, la vente peut se négocier autour de 12.000 euros. Cette TVA se situera entre 5 et 80 % (à définir), selon les indices des zones référencés (états propres).
Le produit importé reste attractif, et peut continuer de se vendre. C'est le consommateur qui choisit.
Le pognon ainsi récolté est utilisé selon une répartition et des priorités à définir.
- aide aux pays du sud endettés (suppressions de leur dette, développement, infrastructures),
- amélioration des conditions de vie dans les pays exportateur (afin de réduire le différentiel),
- remboursement de notre dette,
- financement de grands travaux,
- aides aux régions en fonction du nombre se salariés sur leur territoire,
- participation aux infrastructures des nouvelles villes (voir plus bas).
- autres...
Pour les aides extérieures, cela fonctionnerait un peu comme pour les communautés Max Havelaar, où si le cahier des charges est respecté, sont financés écoles, dispensaires, routes.
Ce n'est pas du communisme. Ce n'est pas du libéralisme. C'est équitable.
Certains vont me dire : c'est de la kouchnérisation, de l'interventionnisme pur et dur ! Oui, et alors ? Tout le monde y a intérêt, sauf les dictateurs qu'il sera urgent de virer pour qu'ils ne continuent pas à se sucrer comme actuellement.
La banque mondiale sera chargée de surveiller les opérations. Enfin utile.
L'avenir de l'OMC est moins clair. C'est actuellement un minable chien de garde des pays nantis profiteurs et spéculateurs, dont l'action n'est que de soumettre les pays du sud en les maintenant dans une misère entretenue avec une dette récurrente.
Chacun aura remarqué que c'est la mort de l'Europe, telle qu'elle existe actuellement. Ca tombe bien, je ne l'aime pas dans ses prérogatives actuelles.
Ta simplification fiscale semble me convenir, notamment la suppression des moyens d'échapper à l'impôt, l'intégration des revenus du capital, l'amenuisement du nombre de niches fiscales.
Voilà ce que j'avais prévu.
Pour les entreprises et tous les centres de profits ou de résultats, je change les règles.
Les actionnaires ne recevront qu'une partie des bénefs, limitée (selon la conjoncture).
Afin de ne plus entendre parler de manque de productivité et pour éviter la concurrence faussée actuelle, l'investissement productif sera favorisé. Si rien n'est réellement investi malgré des bénéfices, si aucune réserve sérieuse n'est constituée pour des aménagements, investissements ou expansions futures ; le pognon servira à financer des grands travaux et à réduire la dette.
Tu considères qu'avec la « CSPM » et ses impacts, les paradis fiscaux vont disparaître. Je suis moins optimiste.
Je suis pour une interdiction totale de transactions avec ces pays, y compris le Luxembourg et la Suisse. Ils choisissent : états voyous ou états propres. Crois moi, ça ne durera pas longtemps.
D'autre part et pour des raisons faciles à comprendre, un siège social ne peut se trouver que dans la zone où se situent de ses usines, manufactures, services, bureaux, et non plus aux Bahamas ou aux Iles Caïmans (ou pour le moins, dans une zone référencée).
Aetius
Notes de I² [1] : Je répète La TVA touche tous les produits et services mis sur le marché (de l'économie réelle),d'où qu'ils viennent, sauf :
- Les exportations,
- Les livraisons intra communautaires entre assujettis,
- Les importations en régime de suspension douanière ou destinées à l'exportation,
- Les importations qui seraient exonérées si elles avaient été le fait de livraison exonérée depuis la France,
- Les transports internationaux,
- Les opérations faites avec les DOM (qui bénéficient d'un régime spécifique),
- Les professions médicales et paramédicales,
- Les établissements de santé,
- L'enseignement,
- Certaines opérations financières et bancaires,
- Les opérations portant sur l'or,
- Les opérations d'assurance et de réassurance,
- Les locations d'immeubles nus, agricoles bâtis ou terrains aménagés,
- Certaines locations en meublés,
- Les opérations immobilières (hormis celles relatives aux promotions immobilières),
- Les organismes sans but lucratif,
- Les opérations sur monument aux morts,
- Certaines ventes d'objets usagés par leur utilisateur,
- L'entraide agricole,
- Les produits de la pêche,
- Les cercles et maisons de jeux,
- Les transports sanitaires,
- Les analyses biologiques,
- La fourniture de prothèses dentaires par des prothésistes,
- Les opérations relatives aux organes, sang et lait humains,
- Les réunions sportives,
- Le marché à terme de marchandises,
- La vente de timbres fiscaux et postaux.
En échange de quoi, hors les opérations transfrontalières, toutes ses activités sont soumises à d'autres droits indirects et les activités qu'elles recouvrent payent de la taxe sur les salaires au niveau du contre-prorata de déduction de TVA propre à chaque entreprise.
Mais surtout, surtout, les entreprises concernées ne peuvent pas déduire la TVA amont...
La « CSPM » proposée vise toutes les productions de biens et services (hors les matières premières livrées en vrac), sauf celles des entreprises exonérées.
Celles-ci le sont à raison de leur niveau d'achat de Produits (et services) Manufacturés, c'est-à-dire qui supposent au moins un minimum de transformation « laborieuse » hors la « Gauloisie infernale ».
C'est tout.
Je note aussi que les Chinois viennent d'annoncer une « politique de soutien » à leur économie en modifiant leur régime de TVA à la baisse.
Nulle part ailleurs...
Curieux le Comité Central : aurait-il compris mieux qu'ailleurs (et notamment en « Gauloisie inventive » qui reste l'inventeur officiel de la TVA moderne - via Maurice Loré et Jean-Paul Kaufmann) ses mécanismes intimes ?
[2] : Très compliqué, ce que tu demandes...
À vos commentaires.