La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Qui ça ? Moi ?
Absolument rien ! Je l'ai tout juste honoré, car j'y suis né et je l'aime. Car j'y vis. Car j'y mourrai vraisemblablement. Car il est trop beau, avec sa nature d'un esthétisme bouleversant mon âme par sa diversité, à chaque regard porté sur ses paysages illuminés par la lumière changeante du jour.
J'y ai observé le mouvement de la planète entière vers l'est en regardant le soleil jaillir en un peu plus de 2 minutes au-dessus de mon horizon.
J'ai rencontré des amis de longue date, des membres de ma famille, beaucoup de ceux que j'apprécie et dont je m'enrichis à chaque contact, tous ces gens qui participent à la finance publique, la dépense commune alors que je me contente de consommer des produits vendus avec de la TVA à 5,5 % seulement !
Et puis je critique vertement, au moins dans ma tête et sur ce blog, l'immense fatuité de nos gouvernants et autres postulants, dirigés peu ou prou par notre immense et « Ô combien vénéré Président ».
Et toi qu'as-tu fait pour mon pays ?
Qui ça ? Moi ? Mais je suis ton « Ô combien vénéré Président », élu du suffrage universel. J'ai pris sur mes congés, pendant que tu te la coulais douce, pour aller rendre l'hommage de mon auguste présence, à l'autre bout du monde, aux universels des sportifs à Pékin, en ton nom et en celui de tous les européens.
Alors même que Carla ne souhaitait qu'une chose, c'est que je l'étreigne avec fougue et passion...
Je suis reparti à Moscou faire la paix en Géorgie, en deux temps trois mouvements, usant de mon auguste autorité internationale pour assurer tes approvisionnements en gaz et pétrole, pour que tu n'aies pas froid cet hiver, car je pense aussi à ton confort. Alors même que Carla ne souhaitait qu'une chose, c'est que je l'étreigne avec fougue et passion...
J'ai pris soin de ne pas rencontrer le pape des bouddhistes, 600.000 électeurs quand même, qui parle de paix dans un monde de brutes et de violence au quotidien, malgré l'opinion de mes détracteurs, pour ne pas fâcher quelques clients de nos quelques entreprises exportatrices, de celles qui fournissent du travail à quantité de gens dans mon pays.
Je me suis déplacé à Washington à plusieurs reprises pour y prendre mes ordres, convaincre du bien-fondé de mes opinions qui visent à te fournir matière à travailler.
J'ai réuni mes collègues, ces têtes de mules, le week-end dernier pour tenter à plusieurs reprises de régler la crise financière en cours, de façon à protéger ta qualité nouvelle de millionnaire en dollar, pendant que tu repartais tranquille serrer la pogne à Ange, ton « cousin » Calvais, à qui je délègue 2 gardes de son corps !
Alors pourquoi m'en veux-tu autant, l'Ignoble, toi qui ne fais rien pour ton pays mais profites de celui-ci tous les jours ?
Parce que je suis ton électeur avant tout. Moi, j'ai plus de légitimité que nos adversaires politiques à te critiquer, justement parce que c'est moi, avec d'autres il est vrai, qui t'ai porté là où tu es.
Parce que je t'ai élu pour réduire les déficits publics et tu les a aggravés.
Tu nous as imposé des réformes, dont la plupart sont parfaitement inutiles, mais parce qu'elles te permettent de noyer tes partisans et tes détracteurs sous une avalanche de nouveautés parfois incongrues.
Quelle signification pathétiquement imbécile que de vouloir causer directement devant le Parlement réuni Congrès, par exemple ? Explique-moi en quoi cela va-t-il changer la vie quotidienne des français, en quoi la vie politique du pays sera-t-elle apaisée, les consensus décisionnels facilités par cette initiative, puisqu'il n'y aura ni débat, ni vote ? N'est-ce pas seulement une façon de jouer au parangon, de soigner la psychotique démesure de ton ego ?
Pour quelle raison les services des impôts, directs et indirects sont-ils fusionnés en laissant de côté les douanes, troisième volet de la recette fiscale du pays ?
Pourquoi cette fusion Assedic et Unedic imposée aux forceps sinon pour mettre la main sur le « trésor de guerre » de l'Unedic (son patrimoine immobilier) et mieux cerner les chômeurs en maniant le bâton ?
Pourquoi alors les régimes Maladie/maternité ne fusionnent-ils pas, selon le même principe de l'unicité d'un service social universel, avec le Samu social, le Samu tout court, les caisses de retraites et les affaires familiales ?
Pourquoi au nom d'une meilleure justice de proximité, tu fermes des tribunaux ?
Au nom de quoi si non d'une meilleure médecine (de proximité ?) tu fermes d'autorité des hôpitaux après que tes prédécesseurs aient rationné les lits et les services, réduisant l'activité desdits établissements, rationnant jusqu'aux actes de la médecine libérale dans des quotas annuels ?
Que tu réduises le format des armées, pourquoi pas. Les menaces ne sont décidément plus les mêmes qu'à l'époque des « trente glorieuses » et de la guerre froide. Mais pourquoi réintégrer le commandement intégré de l'Otan qui n'en demandait pas tant, se félicitant de la constante participation du « Chef des armées » que tu es constitutionnellement, pour des troupes rompues à tous ses exercices et que tu envoies benoîtement à pratiquement toutes ses interventions extérieures ?
Tu n'es plus le chef de nos troupes, puisque désormais c'est à Washington via Bruxelles que l'on en disposera à volonté...
Tu claques le pognon que même mes gamins n'ont pas encore gagné (moi, je ne t'en parle même pas : tu changes les lois plus vite que ton ombre et j'ai du mal à suivre dans mon métier « d'ingénieur juridique pas-tenté », puisque tu passes ton temps à défaire ce que j'invente, parce que tu n'as jamais su inventer ces choses-là, trop complexes pour ton neurone), et ne gagneront peut-être jamais pour quelques-uns qui n'en avaient pas vraiment besoin avec ton paquet fiscal.
Explique-moi en quoi rendre plus riches les quelques 300.000 « riches » permet de libérer l'initiative, de réduire la pauvreté rampante de ces 8 millions de pauvres ? En quoi vont-ils parvenir à mieux financer l'action publique ? La solidarité nationale plus aisément ?
Nos routes seront-elles meilleures et plus sûres pour autant ?
Tu promets à tous que demain il sera encore plus dur de se loger avec ton idée « d'écologiquement durable », plus difficile et « coûtatif » de se déplacer, de se faire livrer un meuble, un fruit, un livre.
En quoi la vie de tes électeurs va-t-il s'améliorer au motif de préserver une planète qui en a vue d'autres, et que justement d'autres massacrent sans vergogne dans ton morne silence ?
Et puis surtout, surtout, en bon premier flic du pays que tu as été depuis des années, tu mets non seulement à peu près tout le monde sous surveillance, pour mieux assurer la sécurité de tous, promettant mille infamies à toute personne au « comportement déviant », les fous comme les mineurs, les récidivistes, comme n'importe qui au volant de son « tas de boue » sur les routes estivales.
Mais tout autant tu permets, que dis-je, exiges, le contrôle des activités, jusque-même des chômeurs, qui justement n'en ont pas ! Pratiquement tout, dans ce pays, est désormais soumis à autorisation préalable sans que personne ne s'en fâche...
Même les « gros », de ceux qui ne peuvent pas manger 5 fruits ou légumes par jour parce que c'est trop cher et qu'ils n'en ont pas les moyens tous les jours, tu vas parvenir à les taxer ! Tôt ou tard...
Et puis parce que, quand « tu te la pètes » à faire la paix avec un chef d'État sur les bords de la Mer noire et de la Caspienne réunies, c'est pour mieux laisser son premier ministre nous refaire du Stalinisme appliqué qui sied si bien à nos amis américains partout ailleurs sur la planète.
Je ne t'ai pas entendu réagir aux menaces de « frappes préventives » des mêmes sur la Pologne au cas où nos alliés américains aillent planter leur guerre des étoiles jusque-là-bas !
Dans la torpeur estivale, entre les bras et les cuisses de Carla, tu as oublié que tu es aussi le Président européen... de ces polonais-là.
Et encore, tu me fais marrer à vouloir régler tout seul les soubresauts de la planète financière, avec tes marges de manœuvres réduites à néant, ton culot de premier communiant ou de premier communiquant, complètement à la masse : Pourquoi n'as-tu pas fait les réformes que tout le monde réclamait, celle de nos « outils » communs, nous restaurer la visibilité nécessaire pour construire l'avenir ?
M'en tape qu'Ange se sente suffisamment menacé pour avoir une « garde rapprochée » dans « sa » ville, celle où hors saison, les portières des voitures restent ouvertes, les clés des maisons sur les portes d'entrée tellement la hantise du voisin, la crainte de l'inconnu n'existe même pas dans les esprits...
Mon « Ô combien vénéré Président », tu peux continuer à « te la jouer », étaler dans la presse pipol le charme de Carla, nous faire la promo de son disque, tout ce que tu veux. Chez moi, ça ne prend toujours pas !
Et c'est justement un de tes électeurs qui te l'affirme.
À propos, tu comptes démissionner quand ?
Dis donc, tu étais content que j'envoie 2 patrouilles de gendarme pendant que tu prenais ton café sur le port, le week-end dernier ! Je sais, c'est marqué dans le rapport que je reçois tous les matins...
J'en ai ma claque que tu te foutes de ma tronche dans ta rubrique dédiée à mon immense talent !
Va finir par t'en coûter...
Pourquoi tu dénonces des âneries sur ton blog comme l'autre jour ? Où vas-tu chercher tout ça ?
Et cætera !
J'ai fini par raccrocher mon téléphone au milieu de la logorrhée, consentant à lâcher un « Bonsoir, Chef Vénéré » !...
Depuis un moment, j'avais une furieuse envie de pisser : vrai !