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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Les têtes...


Ou la déprime du mégalomaniaque.

 

Mon billet de lundi, ne montre hélas rien : il ne faisait que distinguer entre 4 formes de « capitalisme », les nommant sans même les qualifier !

Sur le moment, ça m'a vraiment sauté aux yeux comme d'une évidence que j'ai voulu retraduire, car j'en étais resté à Marx et à ses héritiers, jusqu'aux néo-trotskistes actuels...

Mais ceux-ci s'aveuglent dans la collectivisation globale du « capital ».

 

Michel nous annonce une 5ème forme : le « capitalisme social » !

L'homme intégré - si j'ai bien compris - est plus « riche » que l'homme isolé : il a su capitaliser « socialement ».

D'accord, mais comme le « capital » est un outil comme un autre, à quoi cela sert-il sinon que de se sentir entouré... égoïstement ?

Est-ce bien créateur de richesses autres que l'affectio ?

Non à l'évidence.

Même s'il procure un « confort » d'usage à son titulaire.

Au mieux, il s'intègre dans la première de « mes » catégories le « capital d'usage » (celui qui est coûteux), comme d'une sous-catégorie.

 

Mais il n'a pas tord en totalité : que serait le « capital » sans les hommes qui le servent, qui s'en servent ?

Ça revient à se demander ce que serait la lumière, le photon, sans le temps ?

Le photon ne connaît pas le temps puisqu'il ne vieillit pas.

Pourtant sans le temps, il ne pourrait pas se déplacer à la vitesse de la... lumière qui reste une distance parcourue entre deux intervalles de temps : il faut bien que le temps s'écoule... dans l'intervalle, justement.

Sitôt émis, pour lui pour qui le temps est figé (je vous renvoie aux belles équations de la relativité générale) puisqu'il erre à la vitesse de la lumière, il vient frapper direct ma rétine pour y mourir au même instant (pour lui).

Passons : sans le temps Dieu pourrait exister (puisqu'il est alpha et oméga) mais personne n'en aurait conscience. Il a donc bien fallu « inventer » le temps pour que Dieu existe au moins autant qu'il a bien fallu inventer l'homme pour que le « Capital » existe.

 

Autrement dit et c'était la suite programmée du post lundi - mais je l'ai perdu, sans doute la faute a une mauvaise manip qui a écrasé mon fichier - car il y avait une suite (l'article était trop lourd pour être lisible d'un seul coup) : les hommes !

 

Car j'explique (ou tente d'expliquer) notamment à Michel, dans les commentaires des ses propres posts, qu'en définitive, ce « capital », c'est son usage qui compte.

Soit on en use pour son confort personnel (et égoïste) et après tout pourquoi pas.

Mais alors pourquoi en accumuler de façon indécente pour quelques multimilliardaires (que je ne suis pas encore), façon Getty, Gates, Agha-Khan et compagnie ?

Soit on en use pour « produire » (« capitalisme industriel »).

Soit on en use pour satisfaire les besoins du plus grand nombre (« capitalisme d'État »).

Mais c'est aussi la vocation du « capitalisme industriel » : il produit pour « son » marché, ses clients. Sans eux, il n'existerait même pas en rêve (le B-A BA de toute « étude de marché » préliminaire).

Je veux bien admettre que le « capitalisme financier » soit un outil de « démultiplication » des deux autres, voire de tous les autres.

Mais à quoi ça sert sinon d'avoir le sentiment mégalomaniaque de « puissance » ?

Générer des profits personnels sur la folie d'autrui ?

Et alors ?

 

C'est donc dans les têtes qu'il faut chercher les causes essentielles de « dérives » que nous pouvons éventuellement constater ici ou là.

Comme je ne suis pas « psy » (Dieu m'en garde, svp !), je me suis surtout attaché à comprendre en quoi les formations « données/reçues » au plus haut niveau pouvaient influencer.

« VCRM » me faisait remarquer qu'effectivement, le seul banquier français qui ne soit pas énarque, c'est celui du Crédit Agricole (le bon sens près de chez vous, vous vous souvenez ?).

Pour le moment, on ne parle pas de la « banque verte »...

 

J'ai un tas « d'histoires drôle » à publier sur les énarques. Je vous en ai fait une sur les polytechniciens il y a quelques temps déjà.

Elle est loin d'être fausse...

 

Nous avons à faire avec des « ingénieurs » up to date, la « crème de la crème » capables de manier des concepts qui ne nous serons à jamais abordables : je veux bien le croire.

Enfin... ils aiment bien à le faire croire, nuance !

Car quand on les voit « fonctionner », ils n'ont pas un sou d'imagination et font semblant de tout savoir sur tout : normal, à chaque problème nouveau, ils le ramèneront systématiquement à un problème connu dont les solutions sont elles-mêmes connues.

L'histoire de l'œuf cuit à l'eau tiède est suffisamment explicite.

 

Nous pouvons rencontrer des énarques. Ceux-là sont capables de passer des journées entières à vous expliquer dans le moindre détail le plan d'aménagement urbain et des déplacements quand vous leur demandez le prix du ticket de métro !

Ils savent peu de choses, mais ne parlerons que de celles-là !

L'exemple le plus célèbre a été « Giskard à la Barre » piégé par Françoise Giraud. Oui, il savait le prix du ticket de métro, mais n'a pas été capable de le donner.

Vous me direz, il était avant tout polytechnicien... et énarque aussi pour être sorti « dans la botte ».

Même façon de démontrer son ignorance, son impuissance et... de nous faire « la leçon » malgré tout.

 

Notez également que François Hollande s'est fait piégé de la même façon en direct : lui est énarque. Il a fait une périphrase avant de donner l'ancien prix à l'unité.

Aujourd'hui, seul le touriste achète son ticket à l'unité au chauffeur de bus : le carnet coûte 11,40 € pour 10 tickets !

Je sais, j'en achète assez souvent pour mes déplacements intra-muros, tellement il est quasiment interdit de se garer en ville, la faute aux places de « vélib' » qui continuent de fleurir un peu partout.

 

Il y a aussi les « grosses têtes » issues des écoles de commerce. Ceux-là sont en permanence en compétition ! Il leur faudra toujours faire mieux que le voisin.

À en être parfois odieux : Tu dis « blanc », ils sont capables de t'inventer du « Plus blanc que le blanc » !

Ce n'est pas une blague : ils ont même été assez « ingénieux » pour en faire un pub qui a été étrillée par Coluche !

Et le suivant te fera du « blanc encore plus blanc que le blanc de blanc » et ainsi de suite.

Kerviel en est un parfait exemple !

Jusqu'à la démesure.

 

J'ai eu l'occasion de deviser avec un « sciences Po » dernièrement. Déçu de me dire qu'en fait on y apprend presque rien, dans la grande école parisienne.

Certes, on sait un peu de tout sur tout : très bien pour faire l'ENA, du journalisme...

Mais jamais une décision, un conseil utile : « Deux parties, deux sous-parties dans chaque partie ! Pas de conclusion : c'est le « client » qui prend sa décision ! »

Marrant.

 

C'est quand même abominable : on nous forme des « décideurs » (l'X formait avant tout des officiers de rang supérieur, dans le temps) qui sont ignorants.

D'autres, qui « font des bulles » en s'écoutant causer, ne comprendraient même pas qu'on leur reproche d'être irresponsables, puisque la responsabilité est avant tout collective, jamais personnelle (ENA).

Une tripotée de « mégalos » qui se prennent tous pour des êtres supérieurs sortis de la cuisse droite de Jupiter et certains qui sont formés à ne jamais prendre de décision !

Comment voulez-vous que ça marche ?

Et signalons que c'est exactement semblable partout ailleurs : si VCRM le veut bien, il nous le confirmera à sa façon, lui qui a été formé aux z'ékoles d'outre-Atlantique...

 

Personnellement, je verrais bien une autre façon de faire : l'idée « titiste » d'autogestion, de « démocratie vivante » me semble une piste.

Je sais bien : elle a échoué !

Je sais bien : l'Opinion d'autrui est « malléable », inconstante, manipulable. C'est un système trop dangereux ! Pensez, confier le devenir de centaines voire de dizaine de milliers de personnes à une seule qui serait en plus incompétente... Le drame !

Pas pire qu'actuellement remarquez, mais au moins « démocratiquement », démagogiquement désignées : c'est déjà un plus !

 

Et quand des ouvriers se mettent en grève dans le Poitou-Charentes pour récupérer leur Dégé (je ne retrouve pas le lien...) dans leur usine de mobilier contre la décision de l'actionnaire nouveau, celui-là se tire en revendant un « truc (devenu) ingérable » qui survit encore aujourd'hui (des années plus tard), l'outil et ses emplois, à travers une sorte de « Scop de cadres ».

C'est le Poitou et son « capitalisme industriel » d'antan qui porte des « Fleury-Michon » pourtant côté au CAC 40 !

 

Curieusement, d'autres écoles forment de brillant techniciens, qui dépassent parfois leur « fonction experte ». J'en suis, au moins en matière fiscale et plus largement (et moins expertement) en droit, finance et conduite de projets (et plein de « trucs » connexes). Tous les droits sauf le pénal (j'exècre et le fuis) et le droit « administratif pur », celui des énarques qui viennent vous « chier » dans la place de la virgule : une phrase simple et compréhensible pour tous n'a en principe pas de virgule !

Et quand on conçoit correctement sa pensée, on l'exprime clairement.

C'est dire si ceux-ci ne conçoivent pas si bien même les choses les plus simples...

 

Curieusement aussi, le mot « éthique » fait l'objet que quelques « UV » (unité de valeur) dans ces écoles.

Il a été dévoyé par quelques « gourous » qui l'ont employé à toutes les sauces, en usent et en abusent pour arrondir leurs fins de mois.

C'est pourtant le « maître mot » de toute action, social, économique, patriotique, « capitalistique » ou n'importe quoi d'autre.

En fait, « éthique » aurait dû être « honnête ». Ce n'est pas par hasard que l'un s'est substitué à l'autre !

L'honnêteté a disparu corps et âme, effacée derrière « l'éthique ».

Il est honnête de dire qu'on ne connait pas le prix du ticket de métro quand on ne le sait pas, plutôt que d'inventer n'importe quoi !

Il n'y a pas de honte à se promener en vélib' ou en voiture de fonction.

Il est « éthique » de se comporter en énarque quand on en est un, en chasseur ou en tueur en série quand on en est un aussi !

C'est donc tout le management des dirigeants qu'il convient de revoir : ils manquent d'honnêteté !

Une carence absolue.

Même pas évoqué dans les cursus...

 

Car quand ils disent : « Ne vous inquiétez pas, la situation est sous contrôle », ils cherchent à rassurer, c'est évident (et j'en ferai peut-être autant : une « petite phrase » peut être si souvent mal interprétée !).

Et ils en deviennent « malhonnêtes » : le grand vide du pouvoir ! Ne pas avoir prise sur les choses et c'est toute leur mégalomanie qui s'effondre gravement.

De grands malades en définitive.

 

Faudrait vraiment apprendre aux gens à se sentir, à se vivre humble. Le schéma du « fou du roi », qui pouvait par son impertinence dire ce que le roi ne pouvait pas dire, n'est finalement pas si idiot. Et c'est bien ce qui nous manque !

Personnellement, dès qu'on m'énonce « une ânerie », je la relève (quand j'arrive à ne pas en pouffer de rire : un long apprentissage, croyez-moi !). Je la renvoie à travers la tronche du gars qui vient de la proférer. Il en accouche (oui : accoucher ! Maïeutique appliquée) toujours une avancée.

Sauf s'il est irrémédiablement kon ! Ça arrive plus qu'on ne le croit !

S'il est bon, le type voit mieux l'erreur de son schéma et il est le premier à la corriger.

Pourquoi n'en avons-nous pas des comme ça en grand nombre ?

 

Parce que personne ne les forme : c'est l'heure, l'époque, l'ère de la « pensée unique ».

L'iconoclaste n'a pas sa place dans cet univers-là !

 

VCRM, notre futur administrateur de l'éducation nationale, de la recherche et de la formation supérieur, tu as du boulot !

Des têtes bien faites et alors les outils du « capitalisme » seront nettement plus efficaces.

Peut-être même n'aurait-on pas eu à « réglementer » le « capitalisme financier » débridé, dont je répète pour en être persuadé, que nous en avons besoin pour nourrir tous les autres.

 

Chers lecteurs, à une autre fois les mesures que je prendrais si un jour vous me portez, par hasard, à la magistrature du pays gaulois...

C'est finalement assez simple.

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I
mais plus subtiles, plus complexes, moins radicales, sujettes à plus d'aléas...
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C
Et puis il y a d'autres voies plus pacifique...
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I
Espérons que non, justement !
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C
Et pourquoi pas, en effet !
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I
Bé quoi ?C'est sûr ça.Ou alors il se sera passé quelque chose d'invraisemblable sur "Paris-beach", genre un kon qui jpoue avec trop de plutomium et dépasse par inadvertance la "masse critique"...Encore un abruti qu'aura pas lu les bons ouvrages de physique de la nature !
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