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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Charité bien ordonnée commence par soi-même !

 

 

LE « PADDUC » (Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corsica bella tchi-tchi)

 

Il n'y a décidément pas que sur le « continent des pinzuti » que les affaires restent les affaires.

L'Île de beauté longtemps « coincée » entre « loi montagne » et « loi littoral » s'est dotée d'élus démocratiques qui s'opposent à la résignation.

Tant mieux.

 

La « loi Montagne » protège de l'urbanisme vigoureux que pourraient générer ses beaux paysages, alors que la « loi Littoral » interdit le bétonnage des belles côtes qui suscitent l'envie propre aux sites « humides », partout en « Gauloisie Supérieure » (et autres terres annexées).

C'était en 1986, un vote unanime des parlementaires !

Souvîntes-vous...

Un texte qui rend définitivement inconstructibles tous nos « espaces remarquables ». Un cauchemar à promoteurs immobiliers.

Autrement dit, pas cher à acquérir... Encore que, toute acquisition par un tiers soit d'un compliqué extrême en « Corsica Bella Tch-tchi », puisque souvent ces terrains appartiennent à des indivisions familiales, qui parfois remonte à la nuit des temps (arrêté Miot oblige[1]).

 

Ce qui n'empêche pas la famille Rocca-Serra, dont Camille est l'actuel Président de l'Assemblée territoriale de Corse, d'obtenir en 1988 puis en 1998, la possibilité de construire quelques 70 villas de luxe, dans son lotissement de la « Punta d'Oru »... (la bien nommée) entre le golfe de Santa Giulia et la magnifique plage de Palombaghja, pas très loin du parc marin international des Bouches de Bonifaciu : un « espace exceptionnel » totalement et absolument inconstructible !

À l'époque, des « fonctionnaires zélés » de l'État parigot détournent pudiquement les yeux de la loi pour « concéder » ce privilège au « chef du clan » de bonne réputation de l'extrême Sud de l'île.

C'est d'ailleurs là que le Christian Clavier a choisi de bâtir sa désormais très fameuse demeure corsa.

 

Mais il n'est pas le seul. Si un train vient de passer, il faut en susciter d'autres... pour ceux qui l'ont raté.

Jérôme Polverini, Président de l'Office de l'Environnement de la Corse, après les « accords de Matignon » de 2001 sur l'avenir du territoire, est d'ailleurs directement à l'origine de la rédaction du fameux « article 12 » du projet de loi sur la Corse de « tonton Yoyo ».

Un texte, rejeté par les députés, qui aurait permis de déroger à l'application de la « loi Littoral » sur l'île.

Puis devenu caduc après l'échec du référendum.

Mais le ministre de l'intérieur qui succède à cette équipe-là est têtu : il a aussi un projet de « statut » de l'île doté d'un exécutif territorial appuyé par une Assemblée... territoriale d'élus locaux qui vient chapeauter l'ensemble des « affaires des clans corses » à travers deux départements et une région...

(Dire qu'on veut nous les supprimer, les départements ! Quelle drôlerie...)

 

Jérôme est aussi conseiller exécutif et il a personnellement élaboré le PADDUC, sous l'autorité d'Ange Santini, Président du Conseil exécutif de Corse, de la région intercommunale balinaise et adjoint au maire de Calvi, après en avoir été longtemps son premier magistrat (règle de non-cumul des mandats oblige : il a laissé sa place à « un homme de confiance » Pancrace Guglielmacci).

Jérôme est également maire de Pianottoli-Caldarellu situé en face de Figari, pas très loin de Bonifaciu.

 

Comme par hasard (tout à fait hasardeux bien évidement), le Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale Corse (CTC) a été très attentif au sort des propriétés de ladite commune, ceux proches... du rivage. Aussi bien Jérôme, que sa sœur Marie-Josée, peuvent constater que leurs terrains, réputés inconstructibles puisque répertoriés dans l'atlas établi par les services de l'État dans « l'espace remarquable numéro 54 », sont désormais déclassés dans le nouveau PADDUC.

Si le document est approuvé en l'état, ces terres ne seront plus forcément protégées des pelleteuses !

 

Vous admettrez avec moi que la reconnaissance des intérêts bien compris de Monsieur le Conseiller exécutif ayant fait déclasser, dans la cartographie du PADDUC, les propres terrains de sa famille est naturellement une saine attitude citoyenne : il en va des intérêts économiques de sa commune, naturellement.

Mais il y a encore mieux !

Ange Santini arrête le 24 juillet 2008 le PADDUC. Ce document aura valeur de Directive territoriale d'aménagement de l'île (un peu comme le « Schéma directeur » en Île-de-France [...encore une île, décidément !]).

La partie la plus sensible de ce nouveau plan concerne d'ailleurs le foncier et la cartographie des « espaces naturels remarquables » du littoral.

 

Et Ô grande surprise, dans les annexes des plans présentés en baie de Calvi, une zone de la pinède, espace boisée bordant la plage donc « remarquable » au sens de la loi de 1986, inondable donc doublement inconstructible (et je peux en témoigner pour y avoir fait de la bicyclette dans 1,2 m d'eau de pluie qui ne s'évacuait pas : la pinède est quasiment au même niveau que la mer, protégée par la dune de la ligne de chemin de fer), ne figurent plus les terrains de « M'ssieur le Maire » dans un « beau tracé » difficilement interprétable.

Terrain acquis dans les années 90.

 

Monsieur Santini avait un « grand projet » hôtelier. Mais n'étant pas encore maire de la ville, son permis de construire a été refusé. Voilà ce qu'il en coûte d'être dans l'opposition municipale. 

Il faut dire que « tout contre », le Comité d'Entreprise de la SNCF bâtissait dans le dur... des « mobil homes » (l'ancien « Club Horizon »), et que le VVF de la CFDT exploitait un hôtel 3*** !

L'hôtel n'est pas inondable, tout comme les lotissements voisins le long de la route nationale, en bordure de pinède et le CE de la SNCF ne bâtit en dur que les « socles » de ses « mobil homes »...

 

On note qu'est quand même planté sur le terrain du « Maire » un camping. À proximité sont installés les tennis municipaux et plus loin, siège le « Club Olympique », prémisse de ce que sera plus tard le « Club Med » de réputation mondiale (c'est la même équipe de « fadas », au démarrage), mais en plus rustique (le premier « Club Med » ayant été planté sur la commune voisine, Lumiu, dans l'anse de San Ambroggiu).

 

Notons aussi que le « cousin », après avoir balayé durablement l'opposition (si peu consentante à ses intérêts familiaux à l'occasion de deux élections municipales brillantes (dont la première avec une sorte de liste « d'union sacrée », mêlant RPR, sensibilités de gauche, écologistes et même autonomistes) Ange dément sur son propre blog toute velléité de « déclasser » ses terrains, la « main sur le cœur », alors même que ses détracteurs persistent... en toute mauvaise foi peut-on penser.

 

On en arrive même à en « causer dans le poste »...

 

Soyons honnête dans cette affaire : Le PADDUC, c'est une levée de bouclier généralisée depuis qu'on en cause. À tort ou à raison.

Peu importe : le débat public (au moins local) va être ouvert avant de soumettre dans les jours qui viennent un texte au Gouvernement (celui-là même qui est présidé par « Bling-bling » qui eut fait le déplacement en ce début de millénaire pour décorer le « cousin Ange » d'une Légion d'Honneur bien méritée).

Au moins, on ne pourra pas dire que les citoyens locaux ne veulent pas prendre leur destin commun en main.

 

On ne peut pas dire non plus que du seul fait du PADDUC, ces terrains vont devenir constructibles comme par enchantement et en violation de la « loi Littoral ».

Mais il est clair que s'ils sont « déclassés » par le PADDUC, leur destinée peut changer : En effet, la loi de 1986 permet des constructions nouvelles « dans le prolongement naturel de celles déjà existantes ».

Ce qui est logique dans le cadre d'une augmentation de la pression urbanistique et démographique.

Calvi ne vient-elle pas d'inaugurer plusieurs dizaines de logements sociaux sur les hauteurs (de vraies petites maisons construites sous l'égide de la société de HLM de Bastia) et entame déjà un autre chantier du côté la zone aéroportuaire pour se « caler » avec l'impératif légal de 20 % de ce type de logements ?

Dans 6 mois à un an, elle sera l'une des deux ou trois communes de l'île à être en conformité avec ses obligations légales sur ce plan-là au moins... loin devant Neuilly sur la Seine !

 

Même si pour cela, l'AMU (Antenne Médicale d'Urgence) obligée de décamper du quasi-centre-ville avec ses 10 lits, attendra encore un peu pour retrouver son effectif initial de lit (les hélicos de la sécurité civile faisant la navette avec l'hôpital de Bastia en cas de « surchauffe » : ça sert à quoi, la Sécurité Civile au juste ?)

Notons que l'héliport de circonstance est « tout beau tout neuf » et la caserne des pompiers contiguë également (même si les « renforts d'été » campent toujours dans la pinède, pas très loin des tennis municipaux !). 

 

En conclusion, ça va sans doute prendre du temps, mais on voit mal un Maire calvais, quel qu'il sera dans quelques années refuser un permis de construire à des bâtiments montés sur pilotis, dans une enclave qui n'est même plus protégée par la loi de 1986... puisqu'ils auront été « déclassés » par le PADDUC 2008, pardi !

 

Moi, j'adore !

De toute façon, quand je suis « calvais », l'été surtout, je ne me baigne plus à Calvi depuis sa pinède : les analyses microbiennes sont telles qu'il n'a jamais été question de concourir au « pavillon bleu » !

Au moindre orage, la mer devient marron boueuse. Et depuis que la plage est protégée par des digues et des épis, l'eau ne circule plus : la « marée marronnasse » persiste plusieurs jours avec parfois quelques odeurs !

Alors par temps calme et une population multipliée par dix pendant deux mois, je ne vous raconte même pas : pas pour ma « nichée », ces trucs-là !

J'irai peut-être « mettre la pression urbanistique » ailleurs, si ma « petite sœur » veut bien (indivision insulaire persistante oblige...).

 

Mais pour conclure sur le PADDUC local et les dires de Monsieur le Maire, parfaitement respectables, j'oserai presque de dire : « Chiche ! Je ne demande qu'à vous croire. Et prenons rendez-vous dans 10 ans ! Et j'accompagnerai mes excuses bien méritées alors (d'avoir osé douter dans ce « post ») d'une bouteille de champagne bien fraîche si vos terrains restent « camping » ! », pour avoir osé imaginer que si vous aviez été plus catégorique dans votre défense, vous auriez fait taire définitivement tous vos détracteurs.

Après tout, pour reprendre la pub : « Vous le valez bien », n'est-ce pas ?

 

Dans le cas contraire, bien entendu, je proposerai votre candidature au CA de « l'Ordre du Tartuffe » (si j'en suis encore le Délégué Général !)...


[1] L'arrêté « Miot » date du 21 prairial An IX (1801) : il suspend notamment le délai de formalité d'enregistrement des successions en ligne directe sur le territoire Corse qui est de 6 mois partout ailleurs... Pas de délai => pas d'enregistrement => pas de partage => pas de droit de mutation... Et ainsi de suite au fil des générations !

Une « niche » insulaire appelée à disparaître définitivement en 2010 sur l'initiative de Charasse et de De Courson.

Cet arrêté faisait partie d'un ensemble de mesures économiques prises par le Gouverneur Miot, en contrepartie de la violente et sanglante répression qui a suivi la guerre d'indépendance du XVIIIème siècle, une génération précédente et la mise à sac de la maison des Bonaparte à Ajacciu.

Le prix du sang...

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I
@ Cindy : Ils sont comme partout ailleurs !@ Jacques : Ca se dit "lettu" !Vous devez confondre avec "Paddock" qui est un mot anglais qui signifie "enclos" si je me souviens bien !@ Momo : C'est une façon de voir !
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M
Comme quoi, "tes cousins", même quand ils sont pas mafieux, ils sont mafieux quand même ?
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J
Si je comprends bien, un lit, ça se dit "PADDUC" en Corse?
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C
Ils sont pas mal, par chez toi !
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I
@ L'Autre : Ca je sais bien !Vais pas me fâcher avec elle pour si peu (600 km en 30 jours pour aller se baigner dans une eau claire) !Donc pas de souci !Reste que les terrains contigüs de la "Cousine" continueront d'être classés "zone humide" dans le padduc ... Non constructibles !Je me marre !
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