Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

Suite des explications à ma « petite sœur » !

Avertissement important : Doit-on vous rappeler que toute ressemblance avec des personnages existants, ayant existé ou à exister n'est que pure coïncidence.

Tout rapprochement avec des lieux, des dates, des faits réels ou supposés ne peut être que l'œuvre de personnages qui chercheraient à nuire à l'auteur de ce délire : Ils seront seuls à en être responsables devant la justice de leur pays !

 

Retour en arrière.

 

Pour bien comprendre le « post » d'hier, il faut revenir en arrière. Très en arrière. Il faut emprunter une longue digression au cours de laquelle se présentent les protagonistes qui trouvent aujourd'hui leur revanche.

 

On se rappelle que durant la dernière mondiale, le chef politique de la Gaule résistante réfugié à Londres a eu beaucoup de mal à s'imposer en tant que représentant du pays.

Statut ambigu d'un Général condamné à mort par ses compatriotes, qui eux-mêmes ont signé une longue trêve sans condition avec l'envahisseur, il a toujours été écarté des décisions politiques importantes (Yalta par exemple), effacé par les autorités « légitimes » en Afrique du Nord, averti de l'opération « Overlod » après qu'elles aient eu débuté.

Les troupe de la 2ème DB n'ont d'ailleurs été débarqué que bien plus tard et c'est encore beaucoup plus tard que le rôle de la résistance a pu être reconnu du « bout des lèvres » sur le plan militaire, contraint et presque forcé.

Même à l'occasion du la capitulation sans condition, il a fallu tout le génie tactique du « Général » pour qu'un de ses représentants soit co-signataire, d'abord le 7 en territoire « gaulois », le 8 dans la capitale allemande (qui était déjà le 9 mai à Moscou, tellement il a fallu du temps en soirée pour accrocher un drapeau tricolore dans la salle).

Les colères homériques avec Churchill sont restées dans leur mémoires de guerre réciproque, quant aux américains, ils ne l'ont jamais entendu comme un interlocuteur politique valable, préférant administrer eux-mêmes les « territoires libérés ».

« L'occupant » anglo-saxon s'est montré résigné après avoir mis en place une République parlementaire qui fit long feu, mais devenu incapable de « gérer » les crises successives du Canal de Suez et pire encore, la guerre en Cochinchine.

Le « retour aux affaires » du Général en 1958 n'étaient pourtant pas pour leur déplaire (un militaire, pensez donc !), bien qu'ils le sachent déjà ingérable, voire rétif à leur impérialisme naissant.

 

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets des USA s'appuient sur le parrain italo-US « Lucky Luciano » pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile.

Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par « Frank W. Sr. » puis, lorsque le « parrain » est libéré et s'exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, « É. L. ».

 

En 1958, les États-Unis, inquiets d'une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l'Afrique du Nord à l'influence soviétique, décident de susciter un coup d'État militaire en France.

L'opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA - théoriquement dirigée par « Frank W. Sr. » et par l'OTAN. Mais « Franck W. Sr. » a déjà sombré dans la démence de sorte que c'est son successeur, « Allan D. », qui supervise le coup.

Depuis Alger, des généraux français créent un « Comité de salut public » qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au Général sans avoir besoin de recourir la force.

 

Car, « Charles De G. » n'est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d'outre-mer au sein d'une Union française.

Mais il est déjà trop tard pour sauver « l'Empire français » car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance.

Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, le Général se rend à l'évidence. Faisant preuve d'une rare sagesse politique, il décide d'accorder à chaque colonie son indépendance.

 

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l'ont porté au pouvoir.

La CIA et l'OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l'éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d'assassinat.

Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de « Ch. P. », ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

« Ch. P. » est à la fois un corsu qui connaît bien le Milieu et un ancien résistant. Il a épousé la fille d'un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition.

Il est lui-même le directeur commercial de la société « R. » (des pastagas du même nom) qui, après avoir commercialisé de l'absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l'anisette.

 

Cependant, la société « R. » continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des « Genovese », celle de « Lucky Luciano ». Il n'est donc pas étonnant que « Ch. P. » fasse appel à « É. L. » (« l'ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste.

Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l'ancien garde du corps du Général, « Achille P. ».

 

Ainsi défendu, Général dessine avec panache une politique d'indépendance nationale.

Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon.

Il s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967).

Il refuse le déploiement des casques de l'ONU au Congo (1961).

Il encourage les États latino-américains à s'affranchir de l'impérialisme US (discours de Mexico, 1964).

Il expulse l'OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l'Alliance atlantique (1966).

Il dénonce la Guerre du Viêt-Nam (discours de Phnom-Penh, 1966).

Il condamne l'expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967).

Il soutient l'indépendance du Québec (discours de Montréal 1967), etc.

 

Simultanément, le Général consolide la puissance de la France en la dotant d'un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Outil de « capitalisme d'État » dont héritera plus tard « V. G-E », au moment du premier choc pétrolier : il lui aura suffit de « pousser les manettes » au tableau pour faire face.

 

Le Général éloigne utilement les encombrants Corsi de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi « É. L. » devient-il le trader d'un groupe pétrolier national (aujourd'hui disparu), tandis que « Ch. P. » devient l'homme de confiance des chefs d'États d'Afrique francophone.

 

Conscient qu'il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, le Général s'allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, « G. P. ».

Les deux hommes forment un tandem efficace. L'audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque le Général démissionne, en 1969, « G. P. » lui succède brièvement à la présidence avant d'être emporté par un cancer.

Les « historiques » du parti du Général n'admettent pas son leadership et s'inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque « G. P. », secondé par son secrétaire général de l'Élysée « Ed. B. », fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

 

Par ailleurs, on se souvient que la campagne présidentielle de 62 et de 69 de « J. L. », maire de Rouen est financée par des fonds d'outre-Atlantique, avec le peu de succès que l'on sait.

 

Il était donc bien normal que la « trahison » du Général, se paye un jour.

C'est alors qu'entre en scène la « seconde génération », dont « N. S. », qui, au fil du temps a su devenir le leader jusqu'au sein du « Parti du Général ».

 

Ce n'a pas été sans mal, ni méthode.

C'est ce que tu as lu hier.
Rien n'arrive vraiment par hasard.


Et la « démocratie triomphante » d'un peuple d'électeurs libres, dans tout ça ?
Bé écoute, ma « petite soeur », dans les livres d'histoires et d'aventures, dans les textes des différentes déclarations des droits de l'homme, des constitutions, des traités, dans les têtes même, bien sûr que ça existe !
Et heureusement.

Dans la « vie vraie »... c'est manifestement une autre affaire !
 

Bonne journée quand même !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
Mais fais très exactement comme tu l'entends : personne ne t'en empêche !
Répondre
C
Et je persiste !
Répondre
I
Je sais bien, mon Ami : la mémoire se dissout, mais les faits restent têtus !
Répondre
M
De G. et les clans Corses...Mais comme tu nous le répète souvent, les corses ont été les premiers d'europe à s'être libérés du joug allemand... Enfin mussolinnien en l'occurrence. Du facisme.Un porte-avion à proximité de l'europe du sud, ils ont offert une plateforme idéale pour la libération de toute l'europe.Même si l'Histoire ne retient que le D-Day sur la Manche
Répondre
C
Bon, faut lire le papier d'avant pour comprendre.Moi j'aurai fait l'inverse.
Répondre