1 – « Bling-Bling », il s’est remarié. Presque en catimini : dispense de publication de ban, cérémonie civile au premier étage du palais de l’Élysée. Le tout dans la plus grande discrétion.
Nous étions 28, en comptant les deux promis, admirant la robe blanche (symbole de virginité) de la mariée, ceinturée de bleu (symbole de pureté spirituelle). Presque la Madone de Bernadette… Soubirous ! Rien que des symboles. Lui, il portait presque le deuil, tout de noir vêtu, si il n’y avait pas eu la cravate.
Des deux, c’est sans doute elle qui s’est montrée la plus émotive.
Lui devait penser à son prochain voyage en Cour d’Angleterre. Après les déconvenues en Égypte et le quasi-scandale du voyage en Inde…
Ce gars-là, il a vraiment un problème avec les femmes. Qu’on puisse se marier une fois, passe encore. Deux fois, ça devient éminemment suspect. Le démon de midi, suppose-t-on.
Mais alors trois fois, il n’y a plus de doute : l’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique, ne dit-on pas ?
En attendant, les petits fours étaient excellents et je confirme que le champagne est également de très bonne qualité (avis à Inco, pour 2012).
Pas de voyage de noce en perspective pour autant, ni de brassées de riz sur les marches du perron et à la tête des nouveaux époux : « Bling-bling » il n’a pas le temps !
Faut qu’il aille ici et ailleurs, tancer le « big boss » d’Arcelor-Mittal qui aurait comme des velléités à fermer des sites vétustes qu’il a pourtant achetés à prix d’or.
Pas fou le gusse : il déplace les salariés sur d’autres sites, les soustrayant à la loi française sur les licenciements pour mieux les localiser au Luxembourg : ça change tout.
2 – Pendant ce temps là, on s’étripe à N’Djamena où a régné la plus grande confusion tout le week-end.
Les fantômes sont de retour, comme dans les mauvais films et les cauchemars des enfants.
Mais l’armée française reste neutre, s’interdisant même d’interdire aux hélico des belligérants de venir faire le plein de kérosène sur l’aéroport qui reste sous contrôle.
Les français, pas si kons que ça, ils en profitent pour évacuer les ressortissants étrangers : belges, canadiens, les femmes et les gamins, de l’autre côté du fleuve.
Voilà une bonne façon d’éliminer la concurrence sur le terrain…parce que les affaires continuent, n’est-ce pas.
3 – On votait aussi, ce week-end. Boris (Tadic) le pro-européen a été élu. Le maire de Chartres s’est fait battre par la candidate du PS, en plein pays beauceron !
La belle performance…
Et le maire de Châtillon a réussi à conserver le fauteuil de député à l’UMP.
Faut dire que Philippe (Pemezec) avait écopé d’une invalidation de son élection de juin par le Conseil Constitutionnel et d’une inéligibilité d’un an : 1.000 euros de trop dans ses dépenses de campagne (disent les mauvaises langues).
En fait, un avantage en nature (la mise à disposition d’un local près du marché à prix d’ami) qui n’avaient pas été comptabilisé comme frais de campagne…
Par contre, pour les résultats des élections « législative » de la Principauté de Monaco, faudra attendre dans la journée : c’est que c’est au moins aussi compliqué à dépouiller que chez les Irlandais.
Mais autant chez ces derniers, il faut carrément une semaine, autant ils sont quand même moins nombreux à s’exprimer dans les urnes sur le Rocher : à peine quelques milliers contre plusieurs millions.
4 – Et puis la poudre a encore parlé en Corsica Bella Tchi-tchi. Règlement de compte entre truands, nous affirme-t-on.
Qu’ils s’étripent, qu’ils s’étripent ! C’est la méthode « Pasqua » du temps « d’Armata Corsa ».
Le « cousin » comptait les coups en s’étonnant encore que le combat continuasse… jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.
Et la paix est revenue.
5 – La « Générale », de son côté, se paye des pleines pages d’auto-pub pour dire que tout va bien. Quand on vous dit que « ce coup là » est quand même « bien orchestré »…
Même au cœur du cyclone, ils restent avoir un moral d’acier (et de façade).
En fait, en « back office », c’est consigne de silence absolue : pas un mot de trop ne doit être dit. Et tout le monde de redouter pour son poste, jusque dans les plus petites agences !
Tellement bien faite, la campagne de communication que, le rapport demandé par Christine (Lagarde, ministre national des sous), il n’est pas encore remis à la Miss, que déjà toute la presse sait qu’il pointe le Middle Office qu’aurait pas fait son boulot !
Comme c’était prévisible, ça part du bas, ça passe par le sommet et ça redescend en pluie fine jusqu’en bas !
Mais c’est comme le nuage de Tchernobyl : il y a des frontières qu’il n’a jamais dépassé… officiellement.
On y reviendra, à n’en pas douter.
Car la « Générale », c’est quand même l’ouverture, ce matin, du procès en correctionnelle d’un trafic de « blanchiment de pognon » dans le Sentier.
En fait, plus que du « blanchiment », au démarrage c’était une affaire de carambouille de chéquiers volés.
Maintenant on joue sur un autre registre !
Ah, l’argent des autres… ça en fait vraiment tourner des têtes !