Je ne la retrouve pas dans mes « petits histoire d’en rire ». Pourtant je suis sûr de l’avoir publiée quelle que part.
Alors je vous la (re)livre en point d’orgue de cette semaine consacrée un peu par hasard à la nouvelle pensée unique en matière économique : « De la formation du PIB ! » pourrait être son sous-titre.
C’est dans le quartier du sentier, à Paris. Mais ça pourrait être sur les planches de Deauville la huppée. Ou encore ailleurs.
Maurice et David sont cousins et se voient régulièrement en famille au moins une fois par an, à l’occasion des mariages, circoncisions et autres inhumations des membres du « clan » !
– Ô ! Maurice, comme elle est belle ta montre ! Elle fait « bling-bling » mieux que celle du cousin qui va aller à l’Élysée !
– Eh oui ! J’ai un fournisseur extra !
– Dis ! Tu me la vends ?
– Eh, mon frère ! Même pour 500 euros, je ne te la cède pas !
La montre change de poigné sur le champ contre 5 billets de 200 euros !
L’année suivante, ces deux là se retrouvent pour une de ces mêmes occasions régulières !
– Ô ! David ! Qu’est-ce qu’elle est chouette ta montre ! Tu n’en as pas une autre comme ça ?
– Eh non ! Le fabriquant, il est mort !
– Ah dommage ! Si t’étais pas mon cousin, David, je te l’achèterai bien !
– Ah pas question : elle est unique !
Et la montre rechange de poigné moyennant 5 billets de 500 euros.
Encore l’année suivante, ils se rencontrent à nouveau autour du buffet dressé pour un mariage.
– Ô ! Maurice ! Ta montre, je sais qu’elle est unique. Mais tu serais vraiment plus qu’un frère pour moi si tu acceptais de me la vendre !
– Tu n’y penses pas David ! Une montre pareille ! Mais elle vaut une fortune !
– Dis un prix !
– Ah non pas à toi ! J’aurai l’impression de te voler ! Pas toi, mon frère, mon cousin !
– Aller ! Fais pas ta chochotte : les affaires sont les affaires ! Tu peux bien me faire plaisir ?
Et la montre change de main contre une poignée de 10 billets de 500 euros.
Ces deux là se retrouvent pour fêter la victoire de Nicolas 1er, notre Ô combien vénéré Président, leur arrière petit cousin de Salonique, un soir de mai 2007.
– Ô David ! Mais qu’est-ce qu’est devenue ta jolie montre ?
– Laquelle ?
– Celle que je t’ai vendue la dernière fois que nous avons partagé le verre de l’amitié !
– Ah ? Mais laquelle ? J’en ai plusieurs.
– Celle qui fait « bling-bling » mieux que celle du cousin, celui qui vient de réussir ?
– Ah ! Celle-là ?
– Oui ! Tu ne l’as perdue au moins ?
– Non, tu rêves ! Ou tu veux me faire la honte ?
– Bé alors, pourquoi tu ne l’as plus ?
– Je l’ai vendue à un goy !
– Ah mon frère ! Que tu es bête ! On faisait de si bonnes affaires ensemble !
À vos neurones et bon week-end à toutes et tous !