Ces Messieurs de l’Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques, usent de leur talent pour quelques affaires notoirement connues et faire, à l’occasion, du lobbying, pas toujours très réussi.
L’un de leur plus vieux papiers, a été de faire l’inventaire d’une promotion unique de « technocrates », purs produits de la technostructure étatique de notre beau pays de Gauloisie hexagonale, formées aux meilleures écoles ouvertes à quelques brillants cerveaux.
Une promotion virtuelle, mais qui regroupe de bien réelles pertes sèches que le kontribuable assume malgré lui avec une régularité déconcertante.
Dans le même état d’esprit, nous avons innové avec un « Ordre du Tartuffe ». Là au moins, ça ne coûte rien à personne, éventuellement ça distrait le zygomatique – c’est bon pour la santé – et ça sèche les larmes des fins de mois difficiles.
Quarante deux personnages sont ainsi distingués pour avoir l’honneur de faire partie de cette « élite précieuse » que « le monde entier nous envie ».
J’avais oublié ! Et Jasmin est heureusement là pour me le rappeler : Jacques Attali en fait partie.
Puisqu’on glose sur les 316 propositions du brave qui éructe contre toute critique, perdant et son zèle poétique et sa verve intellectuelle, voici sa fiche :
« 2 - Jacques Attali : ENA, promotion Robespierre (1968-1970). Maître des requêtes au Conseil d’État. »
On peut rajouter qu’il est né le 1er novembre 1943 à Alger de parents séfarades. Son père y tenait une boutique de parfumerie bijouterie. En 1956, toute la famille se rapatrie à Paris 16ème, rive droite, et il y poursuit des études au lycée de Janson de Sailly en toute camaraderie avec « Fafa l’empoisonneur » et Jean-Louis Bianco. En 1966, il sort major de la promotion « X 63 » de Polytechnique. Docteur d’État en sciences économique, il est également diplômé ingénieur de l’École des mines et de Sciences Po Paris.
Il entre au Conseil d’État à 27 ans, en 1970. Il enseigne l’économie à Paris Dauphine, Polytechnique et à l’école des « Ponts et Chaussées » (les pauvres…).
En 1979 il fonde avec d’autres ce qui deviendra ACF (Action Contre la Faim), plaide pour la rigueur économique au G7 de 1982 (ce qui vaudra son fauteuil de Premier ministre à Pierre Mauroy) et met en place le programme Eurêka en 1984.
C’est aussi à lui que l’on doit, en 1989, la fête du bicentenaire de la Révolution française.
« Cet ancien « conseiller spécial » de François Mitterrand quitte l’Élysée pendant le second septennat et prend la tête de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) en 1991. Il démissionnera en 1993.
La BERD est une organisation internationale située à Londres qui fut créé le 29 mai 1990 et inaugurée le 15 avril 1991. Son but est de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale et dans l’ex-URSS. »
Il y fait scandale outre-manche en recevant Gorbatchev contre l’avis de John Major, alors Premier ministre en Grande-Bretagne.
« La gestion de Jacques Attali fut d’abord mise en cause du fait de ses dépenses fastueuses.
Par exemple le coût de la construction du siège de la banque basé à Londres a très largement dépassé le plan de financement initial et s’est élevé à 560 millions de francs (85 millions d’euros), dont un hall d’entrée somptueux en marbre de Carrare.
Les dépassements de budgets pour la construction du siège auraient été supérieurs à la totalité des prêts consentis par la BERD aux pays de l’Est !
Ont également été recensés une quarantaine de voyages en jet privé de Jacques Attali, des rémunérations (interdites par la règlement de la Banque) pour des conférences, des repas londoniens coûtant 170.000 francs, ainsi que des dépenses personnelles sur le compte de la BERD remboursées de manière tardive.
Au-delà de ces dépenses inconsidérées, sa gestion de la BERD a été fortement mise en cause par un rapport accablant effectué par la firme Coopers and Lybrand démontrant un gaspillage social et humain gigantesque.
Jacques Attali démissionnera suite à ce rapport le 25 juin 1993. Jacques de Larosière prendra sa suite en 1994.
Jacques Attali est actuellement à la tête de PlaNet Finance (1998), administrateur de Keeboo depuis 2000 et de Siebel Systems » et de son propre cabinet spécialisé dans les stratégies financières internationales, l’ingénierie et les fusions acquisitions « Attali & associés ». En fait une SARL à 8.000 € dont la raison sociale est ACA (RCS Paris B 393 672 357) créé le 24 janvier 1994, au CA de 2.280 K€ en 2006, pour trois personnes, mais avec 97,5 % de créances en portefeuille, autrement dit avec que des clients qui ne payent pas !
Il faut aussi ajouter qu’il doit de ne pas avoir goûté de la prison en 2001 dans une des ramifications de « l’Angolagate » sous le chef d’inculpation de recel « d’abus de biens sociaux et trafic d’influence », moyennant le paiement d’une caution d’un million de franc.
Une broutille.
Il est depuis peu l’auteur d’un rapport commandé par Nicolas 1er de Sakozie (et autres terres découvertes à marée basse), devant générer « Une croissance potentielle d’un point plus élevée qu’aujourd’hui, un taux de chômage ramené de 7,9 % à 5 %, c’est-à-dire le plein-emploi (…), une dette publique réduite à 55 % du PIB, une fréquentation touristique annuelle atteignant plus de 90 millions de visiteurs annuels ».
Commission qu’il présida après que Philippe Séguin, surnommé le « baffreur de pizza » par la chiraquie dont Xavière, l’inimitable épouse de Jean Tiberi, deuxième maire de la capitale, ma cousine, ait refusé le même piège proposé par Nicolas 1er, notre Ô combien vénéré Président !
Rien de moins !
Pour le reste, il met son bouquin en librairie contre argent sonnant et trébuchant : il n’y a pas de petit profit pour cet auteur prolixe !
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