Le grand catalogue des « yaka-faukons » de la nouvelle pensée unique triomphante !
Commentaires
Je ne sais pas vous, mais après cette lecture assidue eh bien je me sens plus intelligent !
Pas vous ?
Il faut dire que j’ai lu aussi les motivations et les objectifs, qui ressortent sans doute des droits d’auteur…de l’auteur, couverts pas des droits d’éditeur.
Donc je ne reproduis pas !
Faut dire que 245 pages, bon d’accord, avec beaucoup de blancs, ça finit par être lassant.
Pourtant on y apprend plein de choses utiles, sur lesquelles je reviendrai plus tard…
On note donc que lire la prose d’un « X », concours général des lycées, ancien… tout (il a fait tellement de choses, jusqu’à y compris la faillite de quelques établissements financiers prestigieux pourtant taillés sur la mesure de son immense talent) que je me demande bien à quoi ça peut servir d’être intelligent et brillamment formé.
Pour la plupart, nous avons à faire à un catalogue de bonnes intentions, tout droit sorti du zinc du café du commerce que je fréquente le matin !
Le chauffeur-livreur de la maison « Richard » (brasseur de son état), globalement fait aussi bien (à part les deux trois trucs un peu « technique » que vous avez pu relever) !
Pour le reste, on voit mal comment des mesures qui visent à supprimer le numerus clausus de la profession d’Avoué à la Cour ou de celle d’Avocat au Conseil, d’ouvrir la profession de pharmacien, de coiffeur, pourrait réduire le chômage de 7,5 % à 5 %…
Passons, il doit y avoir des raisons que je n’ai pas saisies.
Je ne suis pas expert, j’en conviens, je me rangerai aux avis des « sachants » pour peu qu’ils soient étayés.
Plus globalement, c’est la méthode que je déplore : y’a qu’à faire ça et on y arrivera.
Ouaip ! comme disait mon copain Luc Le Chanceux (le pauvre vacher de Gosciny).
Personnellement, j’ai plutôt vu un catalogue qui ressemble fort aux 591 mesures qui devaient changer la vie des français, réunis dans le programme de l’UMP.
En plus court.
Et en parfois contradictoire : Les mesures 99, 221, 222 et 223 sont magnifiques ! Ce n’est plus un pavé dans la mare au ministre des expulsions, c’est carrément son renvoi direct à ses chères études de Nanterre la révoltée !
Il y a aussi les vieilles lunes franc-maçonnes comme un peu plus de mainmise sur l’expression du syndicalisme (un homme – une voix) patronal, là c’est rigolo, ou l’activité des chambres et tribunaux de commerce (297 et 298).
Z’ont du mal, hors la région parisienne et autres grandes métropoles : donc ils regroupent là où ils sont les plus forts !
Par ailleurs, on vous avait prévenu : cf. n° 268 & 269 ! Comique…
Reste deux mesures, deux seulement, qui me paraissent intelligentes :
– La n° 299, fusionnant les parts salariales et patronales des charges sociales sur les feuilles de paye !
On pourra espérer une feuille de paye lisible d’une dizaine de chiffres seulement…
Et puis surtout un rapport simple de « Coût/heures travaillées » lisible par tous.
Ça va en surprendre quelques uns !
Et normalement, ils vont se poser la bonne question : Mais à quoi donc sert tout cet argent qu’on me pique avant que ça n’arrive dans la poche ?
Ça et le retour en fanfare de la retenue à la source, n° 304, il n’y aura plus qu’à fusionner le brut + charge et la RS, pour avoir les vrais coûts, moins les charges et la RS pour avoir le net…
Puis vous prenez le net et vous le divisez par le brut et on retombe sur du 50/60 %... qui ne prend pas en compte le 19,6 de TVA à la consommation !
Boum : remboursement de la différence via le bouclier fiscal ?
Qui n’est pas évoqué dans ce grand inventaire à la Attali !
Mais il y a plein de choses qui ne sont même pas évoquées : c’est pour mieux cacher les carences de cette commission là !
– Et la n° 266 : « Établir et rendre publics des coûts standards moyens » non pas seulement par collectivité, mais pour toutes les activités publiques, par fonction, serait la seule bonne idée.
J’allai dire par acte administratif.
Non seulement n’importe quel ingénieur en production sait faire, n’importe quel contrôleur de gestion « bac + 3 » a appris à faire en entreprise, mais ce sont des outils de comparaison, de modélisation et de prévision.
Un outil de programmation des coûts, de contrôle budgétaire, d’identification des écarts et d’actions de correction qui pourrait enfin être utilisé à bon escient par la comptabilité publique, directement sur le terrain…
Ce que personne ne semble savoir faire, depuis toujours, malgré la norme M 14 (qui mélange compta d’encaissement/décaissement avec de comptabilité analytique (des « peignes » d’analyse, directement dans les numéros de compte), ce qui ne veut strictement plus rien dire à la fin des fins) chez parmi les fonctionnaires et autres élus décisionnaires.
Bonne lecture.