À Jacques Heurtault.
Jacques s’étonne tout seul du succès de son site. Conseiller municipal d’une ville réputée de droite, sur les bords de Marne et sur une liste d’opposition (c’est comme ça : la faute à avoir des convictions), futur Sénateur du Modem (encore quelques années d’effort ou l’effet d’un tsunami s’engouffrant dans l’estuaire de la Seine, on ne sait pas encore), il constate quelques records de visites sur le blog aux propositions nettement audacieuses.
En fait, ce phénomène existe bien avant la création des plateformes Web 1.0.
Déjà, dans les années 70, l’époque du règne sans partage de « big blue », IBM au langage Natif puis Unix, après avoir laissé choir le Cobol pourtant prometteur, les ingénieurs s’interrogeaient sur quelques bugs du réseau qui ne s’appelait pas encore Internet, mais World Wide Web… Un truc inventé pour des militaires capricieux.
Grâce aux modems (pas le parti de « bébé-roux » qui va se casser les dents à Pau, mais le modulateur-démodulateur, il n’y a pas de hasard…) on pouvait faire communiquer deux ou plusieurs ordinateurs entre eux. Et trop souvent, ça ne passait pas.
Oh ! Pas grand-chose, quelques retards de quelques nanosecondes dans les transmissions. Mais bien emmerdantes au final pour les synchronisations exigées par les protocoles TCP et autres.
On a réglé (provisoirement) ce problème en augmentant les vitesses de transmission : quelques kilobits/s à plusieurs téra-méga-giga-flop d’octets actuellement. Un peu comme quand EDF est passé de 110 volts à 220 : ça double la puissance passante.
Pour Internet, on double aussi tous les ans, mais sur des échelles logarithmiques décimales (et pas népériennes)…
Les ordinateurs sont devenus de dociles (hum…) machines, nettement plus puissantes que les 2 kilobits de mémoire vive des antiquités contenues dans des armoires entourées d’énormes réfrigérateurs (ça n’aimaient pas trop les fortes chaleurs, les puces électroniques de cette époque), miniaturisant toujours plus les « puces » inventées par HP (ou Xerox, je ne sais plus) pour les premières calculettes programmables d’un client japonais qui a fait faillite depuis très longtemps (même qu’ils ont été dans l’obligation de leur racheter le brevet in extremis, avant la clôture de la procédure de liquidation pour 100.000 dollars américains, d’une époque où ça valait encore quelque chose).
Ainsi, ce sont donc des milliards de milliards d’informations électroniques élémentaires qui circulent à la vitesse de la lumière sur toute la planète à chaque seconde qui passe.
On a décuplé, centuplé les capacités de transport de ces informations, on a multiplié à l’envi leurs supports (il en passe même dans les rails des trains, même à petite vitesse, au point que les TGV n’ont plus besoin de feu de signalisation sur les voies : ça va trop vite pour un œil normal, il vaut mieux tout regrouper dans la cabine de pilotage de cheminot).
Et pourtant persistent des « blancs ».
Des « robots » formidables, de ceux qui traquent toutes les informations électroniques circulant sur la toile, travaillent à « cartographier » toutes sortes d’informations, se les transmettent entre eux et à d’autres, qui les gèrent selon l’usage que l’on veut en faire, fournissant d’invraisemblables bases de données prêtes à l’usage de quelques terminaux derrière lesquels travaillent parfois des humains.
Mais le problème persistant embarrasse les autorités : et si c’était du cyber-terrorisme ?
Cela fait donc des années, que dis-je, des décennies, que l’on cherche, traque, expérimente des réponses, par tous les moyens, mobilisant capitaux (en fait des impôts… pas bien grave, ce n’est pas de l’argent à soi) et des neurones à haute densité.
Et, heureux lecteurs du blog de « l’Ignoble Infreequentable », la nouvelle est tombée ce matin à l’aube et vous serez les premiers à la connaître !
Sidérante !
Le dialogue entre machines, de ce temps qui phagocyte leur immense capacité à être utilisées pour d’autres tâches, après un savant décodage de langage Booléen complexe, manipulant des nombres sans dimension dans un espace à géométrie non-euclidienne à 28 dimensions, porterait sur une série de questions que les machines, des plus puissantes aux plus asservies, se posent entre elles pendant les « blancs » :
– Dieu existe-t-il ?
– Oui !
– Pourquoi ?
– Qui d’autre aurait pu nous brancher ?
– … ?