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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Petites perles de gâtés de la République !

Inventaire non exhaustif de quelques primes d’État…
 
Je me suis calmé. La rue ne bouge pas, ça roule même plutôt très fluide : ils doivent passer par ailleurs pour avoir lu mon post de ce matin et vouloir manifestement éviter le déclenchement d’une guerre civile de façon inopinée.
C’est trop tôt pour eux !
 
Et puis j’ai mis la main sur un petit muscat de chez le cousin de Patrimonio, bien frais, pour l’apéro de la méridienne : ça vaut largement un « Lacrima di Christi » des hauteurs de la République libre di San Marco.
Bref, je reviens à mon post de ce matin, issu de « mes » archives perso.
Et je ne résiste pas : c’est vraiment trop drôle !
 
En commençant par la meilleure : la prime d’égout !
 
« Le Conseil d’état : Les membres du Conseil d’État bénéficient d’une sinécure en or. Parmi les 322 membres, dont 81 ont été nommés de manière discrétionnaire par le président de la République à l’issue du « tour extérieur » - même s’ils n’y connaissent rien en droit administratif -, seul le vice-président et les six présidents de sections possèdent un bureau.
 
C’est dire si le stress et la culture du résultat s’avèrent peu compatibles avec les ors du Palais-Royal. Aucune présence, ni participation à une quelconque commission ne sont exigées pour recevoir les émoluments de (l’ordre de) 10.000 euros net par mois. Une juteuse « poire pour la soif » pour de nombreux membres en attente d’un pantouflage plus payant. »

Sans compter « Une prime supplémentaire ; dite « prime d’égout », réservée aux conseillers – qu’on soupçonne pourtant peu de traîner dans les bas-fonds : la légende raconte qu’un de ces messieurs obtint ce « petit plus » après s'être fait mordre le mollet par un rat alors qu'il visitait les sous-sols. » !…
 
Hilarant !
 
« Les Préfets : Même si les préfets ne tiennent plus, depuis 1982, les cordons de la bourse départementale (rôle dévolu au Conseils généraux), la République n’est pas mauvaise fille pour ces hauts fonctionnaires nommés par le Président. Dotés d’un salaire net d’environ 6.000 euros par mois en moyenne, ils sont logés, nourris et servis par une armada des gens de maison. Explication à cette générosité : aucun ministre de l’Intérieur n’ayant pu offrir à ses commissaires des émoluments égaux à ceux des conseillers d’État, membres de la Cour des comptes ou autre Inspection des finances, le « rattrapage » s’est fait sur l’intendance hôtelière. Ainsi, le préfet du Gers vit dans un ancien palais épiscopal du XVIIIe, tout comme le préfet du Lot. Le préfet de Paris bénéficie, au coeur du faubourg Saint-Germain, de l’hôtel du duc de Noirmoutier (entretenu par 16 domestiques), le préfet de Marseille, outre sa résidence en centre-ville, jouit d’une villa avec piscine sur la corniche, en bordure de mer. Quant au préfet de Nice, son petit palais avec piscine, ouvre, plein cadre, sur la grande bleue. De quoi oublier de si « modestes » fiches de paye. »
 
C’est bien la botte de l’ENA, finalement.
 
« Les TPG : Les 110 Trésoriers payeurs généraux sont nommés par le Président de la République, avec mission de tenir, dans les départements, les cordons de la bourse de l’État tant côté recettes que côté dépenses. Des postes convoités ! Les rémunérations mensuelles de ces grands commis s’échelonnent de 10.000 à 16.666 euros net, auxquels s’ajoutent logement de fonction somptueux et voiture avec chauffeur. N’est-ce pas assez ? L’État leur alloue des « indemnités pour risques corporels » supplémentaires placées hors plafond de cumul et bénéficiant d’une exonération fiscale totale ».
 
Ça vaut bien ça, la personne du deuxième personnage de l’État dans chaque département…
 
« Les DOM-TOM : Dans les départements d’outre-mer, les territoires d’outre-mer et les collectivités d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion ; Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie ; Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon), 190.000 fonctionnaires ou retraités de la fonction publique bénéficient d’un incroyable réseau de privilèges. En 2002, date du rapport rédigé par le député UMP Marc Laffineur, ces cadeaux ont coûté au contribuable français 2,2 milliards d’euros. Soit l’équivalent de 5% de l'impôt sur le revenu.
 
Sous les tropiques, le salaire des fonctionnaires, collectivités locales et hôpitaux marquent une surcote de 40 à 108 % par rapport à la métropole. S’y ajoutent les « primes d'installation » (mais oui !), de douze à seize mois de salaire, les « indemnités d’éloignement », de 10 à 23 mois de traitement en plus pour deux ans de service, des exonérations fiscales de 30 à 40 % (comme tout le monde là-bas), des congés payés supplémentaires (les fameux « délais de route ») tous les trois ans avec billets d’avion gratuits pour toute la famille et une retraite majorée de 35 à 75 % pour les serviteurs de l'État qui y terminent leur vie. »
 
D’où l’importance de finir sa carrière sous les tropiques pour les mieux notés…
 
« La Diplomatie : La France entretient 157 ambassadeurs en poste à l’étranger. 62 % des revenus de ces grands serviteurs, considérés par leurs pairs comme la caste privilégiée de la fonction publique, proviennent d’une « indemnité de résidence ». Le Quai d’Orsay refuse de dévoiler les émoluments de ces représentants de la France mais, selon un rapport parlementaire de 2005, deux tiers d’entre eux gagneraient plus de 18.000 euros net par mois. Sur place, les diplomates disposent d’un personnel nombreux et ils sont, ainsi que leur famille, servis, logés, nourris, blanchis par la République. Détail important : seul le salaire indiciaire, donc hors indemnité de résidence, sert au calcul de l'impôt. »
C’est le régime fiscal envié des « expat » !
 
Ce que vous ne savez pas, c’est que dans le lot, la France entretient une ambassade française sur son propre territoire !
À Strasbourg soi-même… auprès du Parlement européen !
De quoi s’en dilater la rate.
 
« À Éducation nationale, on loge gratis ! L’Éducation Nationale héberge gratuitement (que) 43.000 de ses employés (soit presque un quart des logements de la fonction publique). Évidemment, de la concierge au proviseur, tout le monde ne bénéficie pas du même espace vital. Prenez le proviseur du lycée Henri-IV, à Paris : son logement de fonction de 380 m² avec vue sur le Panthéon, ouvre sur un jardin privé au coeur d’un des quartiers les plus chers de la capitale (loyer estimé : environ 15.000 euros par mois. « Fafa l’empoisonneur loge pas loin, à droite de la place ! Jean-Pierre Chevènement, un peu plus loin à gauche, sur le côté de la bibliothèque Sainte-Geneviève, rue des Carmes dans un immeuble de la RIVP ! Très huppé comme quartier…). De quoi énerver le recteur de l’académie de Paris qui ne jouit que d’un « modeste » 90 m² à la Sorbonne. Pourtant le champion, à une broutille près, reste le proviseur du lycée Louis-le-Grand et ses 390 m². Dans le quarté des biens lotis, suivent le proviseur de Jean-Baptiste-Say dans le XVIème arrondissement (332 m²), puis celui du lycée Buffon dans le XVème (305 m2). Tout cela, gratuitement. Dans l’immobilier, le Mammouth écrase les prix ! »
À défaut d’autre chose.
 
Mais ceux-là, vous ne les verrez pas dans les cortèges de manifestants qui ne se décident toujours pas à passer sous mes fenêtres cette après-midi…
 
« Le Sénat : Ils sont, palais du Luxembourg, 331 sénateurs qui reçoivent, chaque mois, 7.000 euros net d’indemnités auxquelles viennent s’ajouter 6.624 euros de « frais de mandat » - plus la rémunération d'assistants (jusqu’à trois personnes : nous en avions déjà parlé). Les 1.222 fonctionnaires du Luxembourg, payés, en moyenne, 50 % de plus que leurs collègues de la fonction publique, ne sont pas non plus oubliés au paradis des privilèges. Ainsi les agents de base, surveillants de jardin, chauffeurs, lingères, gagnent, en moyenne, de 3.000 à 6.000 euros par mois. Le Sénat a les moyens. Outre un patrimoine immobilier hors du commun, sis autour du palais du Luxembourg, la Chambre haute dispose d’un véritable trésor de guerre. Chaque 1er janvier, Bercy vire aux deux Assemblées une dotation dont la partie non utilisée doit être restituée. En 1992, Le Canard Enchaîné découvre que Sénat et Assemblée nationale « oublient » de rendre le magot restant à l’État. 680 millions d’euros pour les députés, 800 pour les sénateurs. Depuis, le Palais Bourbon a rendu la plus grosse partie de sa cagnotte. Le conseil des sages de la République, non. »
 
Charité bien ordonnée, ne commence-t-elle pas par soi-même ?
 
« EDF : Un budget de 480 millions d’euros, 5.700 employés, un siège aux allures de ministère à Montreuil... C’est la caisse centrale d’activités sociales (CCAS) d’EDF-GDF constitue une entreprise dans l’entreprise. Contrôlée par la CGT, elle reçoit chaque année 1 % des ventes de gaz et d’électricité ce qui équivaut à environ 5 % de la masse salariale. Aux retraites avantageuses et aux réductions conséquentes sur les factures d’électricité s’ajoutent ainsi pour les employés d’EDF des avantages sociaux non négligeables : 6 centres médicaux, 3 maisons de retraite, 462 centres de vacances où l’entreprise subventionne de 20 à 80 % des séjours. Sérieusement épinglée en avril 2006 par un rapport de la Cour des comptes pour son «manque total de transparence, (son) incohérence», elle » aura su conserver ses privilèges en lâchant sur le régime spécial à peu de frais.
 
Je vous l’ai déjà dit : une secte ! Ils travaillent ensemble, ils passent leurs vacances ensemble, ils se reproduisent ensemble, décomposent et recomposent leurs foyers ensemble, leurs enfants fréquentent les mêmes lieux de vacances ensemble, les mêmes écoles de formation professionnelle ensemble, et se reproduisent à leur tour ensemble !
Manque tout juste à cet inventaire les 1.000 villages de tentes…
Une sacrée intendance de militants !
 
« Banque de France : Aujourd’hui, en Île-de-France, 90 immeubles appartenant à la Banque de France offrent à des employés en activité, à des retraités et parfois à de simples initiés des loyers inférieurs de 30 % au moins, à ceux du marché. Un privilège qui paraît bien minime rapporté aux activités immobilières de la Banque de France dans le quartier du Palais-Royal. Ainsi, rue de Valois, face à son siège social installé côté pair, la respectable institution ne possède pas moins de 19 immeubles ouvrant sur le calme des jardins du Palais-Royal. Gouverneurs, sous-gouverneurs, directeurs généraux, retraités, « amis » de la Banque de France, les bénéficiaires de ces somptueux appartements loués à des prix dérisoires constituent un véritable Bottin mondain de ce qui se fait de mieux dans le monde de la politique, des affaires ou de la banque internationale. »
 
On oublie de dire que du directeur de l’agence de province (et il y en a partout des agences de la Banque de France, jusque dans chaque sous-préfecture) au caissier-chef, ils disposent de logements de fonction sur les lieux même des sites des agences : pas question de rester trop loin du grisbi !
 

Extraits (en italique) du Figaro Magazine du 3 août 2007 ramassé sur le bateau qui m’emmenait vers la Corsica Bella Tchi-tchi l’été dernier.

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I
Voilà qui est différent ! Si le Trésor a détruit 25 emplois faute d'avoir payé ce qui était dû par lui, effectivement, il y a escroquerie.<br /> Des histoires comme ça, j'en ai plein dans mes cartons : entre le TPG qui ne rembourse pas ce pourquoi il a été condamné à payer par un tribunal de la République, parce que les "lignes infomatiques ont été effecées", celui qui attend jusqu'à ce le créancier crève la gueule ouverte, ou ce petit gars en fin de carrière qui se voit imposer 2 fois la même chose, jusqu'à le ruiner, et à qui on "remet gracieusement" les pénalités et qu'il faut qu'il dise merci en plus, c'est quasiment toutes les semaines qu'il en arrive sur mon bureau !<br /> Je ne déteste rien de plus que ces fonctionnaires, payés pour faire appliquer les lois, qui les violent en toute impunité !!! Que ce soit le flic de quartier ou le fonctionnaire du Trésor ou des Impôts, le contrôleur d'Urssaf ou le douanier ! C'est une lamentation de l'esprit, une injure à l'intelligence.<br /> Mais eux ne risquent rien : Comme le dit un commentateur qui se dénomme lui-même "Fier fonctionnaire socialo-communiste", ils ont passé un concours ! C'est leur seul sésame, comme dans une époque reculée où la naissance avec un titre était suffisante !<br /> Tout est à revoir dans le fonctionnement actuel de notre Etat ! Et on va s'en occuper : hors de question de laisser cela en héritage à nos gamins !
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A
Merci de l'accueil, l'ignoble.<br /> Une précision : les 25 personnes étaient mes salariés. C'est du vécu, cette histoire. Doivent être payés au pourcentage de l'argent non déboursé, en plus des x mois de salaire.<br /> Il en faut, mais tout de même...
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C
Si vous le dites, très chère... Je ne demande qu'à vous croire ! Comme je suis ici pour aussi pour parfaire mon éducation civique qui a laissé un peu à désirer depuis le collège, je vous entends.
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J
Cindy,<br /> Non, non ma Belle !  Les TPG de notre bonne vieille métropole sont également concernés. En plus ils bénéficient d'aménagements juteux en ce qui concerne le calcul de leur taxe d'habitation. Eh oui, il y a toute une superficie de leur logement qui n'est pas retenue pour ledit calcul. Faut rester humain tout de même.<br />
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M
Un petit chef-d'oeuvre ! <br /> Bravo, man !
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