Journée morte et congestion circulatoire à prévoir.
Aujourd’hui, je range un peu « mes » petits papiers, prévoyant de ne pas aller perdre mon temps ni dans une quelconque administration ni sur les routes de la campagne francilienne !
Le soleil n’est pas encore levé sous la couche de nuages bas, que déjà, je tombe sur cet article scanné du 4 d’août 2007 : « Enquête sur les gâtés du système : les privilégiés de la République » (Marc Durin-Valois et Céline Lis : ça ne s’invente pas).
« Cent trente régimes spéciaux de retraites, plusieurs centaines de milliers de logements de fonction, des allocations datant du régime de Vichy, un fouillis de primes et gratifications diverses, sans oublier la garantie de l’emploi à vie : jamais le statut des 5 millions d’agents de l'État et assimilés n’a paru aussi déconnecté de la vie économique réelle.
Mais si la date anniversaire du 4 août, marquant l’abolition des privilèges de l’Ancien Régime, prend une consonance particulière, c’est parce que le programme de Nicolas Sarkozy prévoit une remise en cause de certains de ces avantages » (!!!).
« (…) Plusieurs éléments font pencher aujourd’hui la balance en faveur d’une révolution des esprits. « La France est le seul pays où les rémunérations du public sont plus élevées en moyenne que celles du privé » (…). Aux États-unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne ou en Italie, les rémunérations des agents de l’État sont inférieures de 20 à 25 %.
En France, au contraire, le fonctionnaire est payé 2.127 euros net par mois en moyenne (chiffres 2005 donnés par l’Insee) contre 1.904 euros pour le privé, soit une différence de près de 12 % en sa faveur (l’équivalent d'un mois et demi de salaire par an).
Quant au salaire minimal dans la fonction publique, il est plus élevé que le Smic d'environ 20% » !
Et ah que ils descendent dans la rue pour justement réclamer vertement une augmentation de leur pouvoir d’achat !
Ils vendent quoi au juste, pour que nous soyons obligés de l’acheter ET de le subventionner à fonds perdus ?
« (…) Pour autant, traiter le monde des fonctionnaires comme un tout serait absurde. Il est le plus disparate qui soit notamment en terme d’avantages. Aux primes des uns, logements et voitures de fonction et autres indemnités, s’ajoutent pour les autres un fatras de gratifications exotiques, où les primes de « suggestions exceptionnelles » voisinent avec celles « de haute technicité », les indemnités de chaussures, celles d’utilisation de langue étrangère, ce « fouillis baroque » (selon les termes d’un comité d’enquête dépendant de la Cour des comptes) composant au minimum 16 % du salaire moyen des fonctionnaires (mais par exemple 30% de ceux de Bercy ou 40% du salaire net des aides-soignantes). Encore s’agit-il des avantages recensés et déclarés.
Un rapport de l’Inspection des finances a montré que les logements de fonction (200.000 environ) au titre de la « nécessité de service » représentaient en Île-de-France un avantage moyen variant entre 7.850 euros (dans l’Oise) et 19.850 euros à Paris en 2004, bénéfice qui « échappe largement à la taxation fiscale et sociale ».
Même constatation concernant les voitures de fonction (150.000 environ) dont le coût est de l’ordre du demi milliard d’euros et dont les trois quarts servent aussi à des déplacements privés. La plupart des ministères ne déclarent pas ces avantages en nature. Résultat de cet enchevêtrement de primes et avantages, tantôt déclarés, tantôt pas : une formidable opacité et inégalité et de sévères jalousies entre directions et services (…).
Témoin de toutes ces contradictions : Bercy. Le service censé s’assurer de l’imposition et de la collecte des impôts, c’est-à-dire de la gestion de l’argent public de tous les Français, est le plus gros pourvoyeur d’auto gratifications en tout genre. Cette riante danseuse de la République s’est ainsi distribué 1,67 milliard d'euros de primes diverses en 2002, dernière année connue, et continue d’en inventer de nouvelles. En 2003, le système des 400 primes gratifiant les 180.000 agents du ministère, conçues pour certaines à l’issue de conflits sociaux et pouvant représenter 100 % du traitement de base, a certes été simplifié. Mais le coût global reste inchangé et ces compléments de salaire représentent toujours en moyenne 30 % des émoluments de ces fonctionnaires qui font pâlir d'envie leurs homologues des autres administrations ».
J’arrête cette lecture là : j’ai comme la nausée qui gargouille jusqu’au neurone freudien, celui qui pourrait finir par me faire devenir criminel !
Espérons que les cortèges compacts de ces laborieux oubliés ne passent pas sous mes fenêtres : j’ai aussi des bouteilles vides à recaser, dans mon « foutoir ».
Un peu de sable (au fond de quelques poches), quelques gravillons (qui traînassent dans mes godillots), ma bombonne d’essence à briquet pas très loin, plus les rideaux pour faire mèche, ça pourrait flamber bêtement sur les boulevards !
Et je suis encore trop jeune pour finir en prison tout de suite…
Faut que je me calme : j'ai du boulot, du vrai !