Bientôt 20.000 euros par Français !
Jetez un œil sur « le compteur » : cliquez ici. Notez, si vous le pouvez, quelle que part les 6 chiffres du milieu du premier nombre qui défile si vite. Et revenez lire la suite ce « post ».
Les derniers chiffres publiés sont implacables : la dette publique en France a encore augmenté en 2007 et le recul évoqué jadis pour l’ensemble de l’année n’aura pas eu lieu.
Il n’y avait aucune raison que ça puisse reculer : il aurait fallu un taux de croissance du PIB du double ou du triple de ce qu’il a été…
La réduction de la dette était pourtant une « affaire prioritaire » pour le candidat aux affaires du pays (mais pas pour son parti) et elle est passée au énième plan dans la vie politique de la « sarkozie triomphante » !
Même et en dépit des protestations européennes : Finalement, on verra plus tard !
Souvenez-vous du jeune kon sorti de Nanterre qui se la pétait cet été, déjà « bling-bling » dans sa tête, à tancer la BCE… Et pourtant, et Fillon de passage en Corsica bella tchi-tchi cet été, qui avait prévenu que l’État était en faillite, et plus récemment, notre « Ô combien Vénéré Sarkoléon Ier » d’en rajouter pour nous signifier que les « caisses étaient vides » à l’occasion des vœux à la « bonne société des forces vives » ne s’en inquiètent pas outre mesure !
La dette, c’est terrible ! Faut-il le rappeler, mais elle pèse d’abord sur les dépenses publiques (poids des intérêts), minimisant à moins que plus rien les « marges de manœuvres » : C’est presque l’IR dans son entier.
Elle aspire l’épargne disponible, donc l’investissement productif : c’est plus que la capitalisation boursière actionariale.
Et elle transfère aux générations suivantes une charge intolérable – c’est officiellement presque les deux tiers de toute les créations de richesses annuelles du pays – parce que la génération actuellement au pouvoir aura refusé de faire les réformes qui s’imposent !
Manque de kouilles, malgré les prothèses qui l’obligent à marcher « chaloupé en toutes occasions », comme d’un gardien de but de handball, obligé de porter des coquilles protectrices des bijoux de famille contre les tirs de l’adversaire ?
Les chiffres concernant la dette publique en France sont publiés avec un certain décalage. On a donc appris récemment les résultats du troisième trimestre 2007. Elle atteint un montant inégalé, à 1.218,3 milliards d’euros officiellement (le compteur ne compte pas tout : question de réglage).
En hausse de 1,9 milliards en un seul trimestre.
Il s’agit de la dette de l’État, mais tout autant de celle des organismes de sécurité sociale, des organismes divers d’administrations centrales (ODAC) et des administrations publiques locales.
Elle représente jusqu’à 65,9 % du PIB français (estimé à 1.848 milliards d’euros pour la circonstance, soit presque 3,99 % d’augmentation en un an, pour l’occasion !), ce qui reste sensiblement supérieur au maximum autorisé par les traités européens (Maastricht et Pacte de stabilité économique en Europe, etc.), qui est de 60%.
Divisé par le nombre d’habitants de notre pays, cela représentera bientôt 20.000 euros par Français. Soit 80.000 euros sur la tête de chaque famille ayant deux enfants. C’est aussi le « cadeau » de bienvenue que nous faisons à chacun des bébés qui naissent : Soyez les bienvenus, les jeunes !
Faut souffrir pour être beau et payer pour exister, maintenant, en « Gauloisie » !
De plus, comme l’avait fait remarquer le rapport Péberau, ce n’est hélas que la partie visible de l’iceberg. L’essentiel est dans la dette sociale, pas celle des régimes généraux, mais celle des retraites des fonctionnaires, qui ne sont pas provisionnées et qui sont donc payées chaque année par les contribuables, pour s’élever à une somme presque équivalente, ce qui porte la dette publique au-delà de 2.000 milliards, sans doute plus proche de 2.500 milliards : il faudra bien que l’État, donc le contribuable, donc vous, amis lecteurs, paye la retraite des fonctionnaires actuels. D’autant que ça vit vieux, un fonctionnaire, bien à l’abris des intempéries.
L poids des intérêts de la dette, correspond au deuxième poste du budget, juste après l’éducation, et devant la défense ! L’endettement nouveau, année après année, par accroissement des déficits, est évalué par « L’agence France Trésor » à quelques 119,5 milliards d’euros net pour 2008, en augmentation de 17 milliards par rapport à 2007.
Juste pour faire les fins de mois (souvenez-vous) : voilà qui va faire les belles heures des « petits porteurs », rentiers de leurs « propres dérives budgétaires », prêteur via des supports exonérés telles que les assurances-vie ! Voire les riches heures des fonds de pensions anglo-saxons : Le kontribuable « franco-gaulois » paye les pensions de retraite des prolétaires américains !
Tout va bien… Puisque personne ne s’affole !
Les dépenses publiques ainsi financées viennent évincer des dépenses privées dans les appareils de production (et d’emplois) qui ne pourront avoir lieu faute de financement (ou à des coûts trop élevés).
Toutes les études économiques soulignent avec pertinence que cette dette est la masse de plus en plus considérable de dépenses de fonctionnement de l’État, détourne des dépenses d’équipements collectifs qui restent en baisse.
Tous les ingrédients de la faillite, bien réelle, avec cessation des paiements à la clé, sont en place.
Que faudrait-il faire ?
Ne pas attendre et remettre à 2012 un commencement de début de solution, comme le fait le gouvernement. Il faut revenir, de façon urgente, à l’équilibre des budgets publics.
C’est possible : de nombreux pays européens l’ont déjà fait.
Rappelons que le dernier budget de l’État excédentaire en France date de 1974, le dernier voté sous l’ère de Pompidou. Une époque révolue à jamais ?
Il faudrait réduire drastiquement les dépenses publiques, voire privatiser les services « rendus au public » dès lors qu’ils ne sont pas du domaine régalien de l’État de droit, et ne plus remplacer aucun des fonctionnaires partant en retraite.
Privatiser les entreprises publiques dès que possible, qui n’ont rien à faire dans le « portefeuille du kontribuable », sinon à pourvoir des fauteuils dorés à quelques apparatchiks méritants.
Il faut, surtout et dans le même temps, réduire les impôts, car c’est la principale façon de créer des richesses nouvelles.
Or, vous verrez dès après les municipales, quand vous recevrez vos télé-déclarations, que votre impôt sur le revenu va augmenter, assez significativement, toutes choses égales par ailleurs ;
Que la fiscalité locale, dès la rentrée 2008 va aussi subir des hausses plus que significatives et si ce n’est pas le cas cette année là, il faut s’attendre à + 10 voire + 15 %, en moyenne, de mieux même parmi les communes « les plus riches », mais forcément aussi les autres, dès 2009 ;
Que la fiscalité indirecte va devoir être augmentée, dès cet été voire même plus tôt !
Nous nous sommes trompés l’année dernière, une fois n’est pas coutume : nous pensions honnêtement que c’était pour l’été 2007, comme aurait dû l’imposer le bon sens ! La faute à « Fafa l’empoisonneur » et « Borloo le fantaisiste », en numéro de duettiste entre deux tour des législatives de juin dernier !
Mais Attali va nous rattraper ce coup là : 0,6 de CSG supplémentaire et 1,2 de TVA contre, paraît-il 3 points de moins sur les charges sociales part salariale (on ne sait plus trop comment sur les bas salaires, puisqu’ils n’en reste plus sauf à « taper » sur les régimes de retraites, depuis « Vil-Pain »)…
Tout cela, non seulement au détriment de votre pouvoir d’achat immédiat, que tout autant celui, futur, de vos gamins qui devront payer en vos lieux et places l’inconséquence de nos élus !
Et pourtant, ils en causent, du pouvoir d’achat : ils n’ont même que ça en tête, paraît-il !
En espérant que nos gamins feront finalement mieux que nous, impuissants que nous sommes à changer quoique ce soit à ce spectacle désolant de paupérisation rampante à coup de bulletin de vote !
La faillite de la démocratie : mes grands-parents l’avait vécue en juin 1940, laissant tout pouvoir au « Maréchal ».
J’ai appris depuis l’origine de quelques haines ancestrales encore très actuelles dans ma propre famille, jusqu’entre cousins germains, deuxième génération : Les uns étaient pétinistes virulents et se croyaient devenir les maîtres d’un monde nouveau, d’un ordre nouveau.
Les autres étaient gaullistes, dès l’été 40.
L’Histoire a déjà tranché.
Ah ! Encore une manip : Re-cliquez sur le lien du compteur. Combien de sous nous nous sommes encore endettés pendant le temps de cette lecture ?