1 – Dans le temps, il était interdit d’interdit. Désormais Philippe Guérin, maire de Cugnaux, interdit de mourir !
Les agonisants seront jetés hors les limites de la commune, suppose-t-on, faute de place dans le cimetière local…
Ce n’est pas la décision d’un sage, ni UMP ni Modem, mais bien d’un de ces personnages capables de parrainer un candidat aux prochaines élections présidentielles, encarté… socialiste !
Il fallait y penser : virer ceux qui dérangent, c’est ça la nouvelle démocratie de « terre d’accueil » de notre beau pays !
Vous me direz, que quand on est UMP, on vote les yeux fermés la loi du boutefeu de ministre de la migration…
C’est du même tonneau !
Eh bien, un sentiment de « grande manip », au moins dans son esprit.
Dans le mien, ça donne plutôt l’impression d’un amateurisme décadent !
On veut nous faire croire que tout cela est brillamment orchestré après avoir particulièrement bien soigné la partition !
Et si nous avions donné les clés à des gamins qui font joujou avec les institutions de notre pays à nous ?
Ça donnerait quoi ?
5 ans comme ça, ça ne va pas être tous les jours facile.
3 – C’est aujourd’hui que l’ex Préfet Bonnet, l’incendiaire amateur, vient nous expliquer pourquoi il a des doutes sur la culpabilité d’Yvan Colonna ! La belle affaire… C’était quand il supervisait l’enquête qu’il fallait nous dire ça, et sûrement pas avant d’aller prêter serment devant la Cour d’Assises spéciale !
D’ailleurs, que vaut le serment « sur l’honneur » d’un condamné reconnu coupable d’affreusetés ? Lui en reste-t-il une once, de cet honneur perdu au service de tous les français ?
Le plus incroyable, ce n’est pas tant qu’il ait une opinion, c’est qu’il la livre en pâture à la presse avant de la refiler aux juges.
Quelle « manip » y’a-t-il en dessous de cette façon de faire ?
Est-ce pour qu’on lui pose la question en attendant les raisons invoquées qui justifient de sa réponse, ou bien est-ce pour mieux changer d’avis une nouvelle fois après avoir donné un signal à sa hiérarchie ?
En attendant, on rigole de cette « témouine » locale, témoin direct de l’assassinat du préfet : « Je n’ai pas reconnu Colonna. Mais dès que je l’ai affirmé, mon témoignage a été classé sans suite par les enquêteurs ! » qu’on nous a rapporté en boucle sur toutes les ondes…
Elle devrait savoir qu’un témoignage, et en Corsica Bella tchitchi plus qu’ailleurs, c’est toujours suspect notamment quand il n’est pas cohérent, étayé avec et par d’autres faits.
Or, les faits ne manquent pas : Colonna était dans le coin, ou en tout cas, à un endroit où il n’avait pas à être s’il avait été totalement innocent ! Son portable parle pour lui : Cargèse – Ajacciu, c’est 50 bornes par le golfe de Sagone, à une petite heure de voiture pour une voiture qui connaît bien la route !
Évidemment, être là, même sans raison, ça ne fait pas de lui un assassin, loin de là !
Juste pour en rire (clin d’œil à « l’Autre ») : Un de mes vieux oncles (qui est en fait un cousin) au statut de « Sgio », dans le coin pour avoir épousé une « Signoria », celui aux yeux bleus délavés et qui « avait fait colonel » en Cochinchine, de ceux qui sont nés sous Fachoda et avaient eu la rage sous Mers El-Kébir, nous narrant avec force détails, l’exécution d’un parrain local à Corti dans les années soixante, « à 2 mètres de lui » !
Il causait, de « notable » à « notable », avec d’autres notabilités, quand une Simca (mais était-ce une Aronde ou une Ariane ?) s’est arrêtée à leur niveau ! Deux grosses détonations dans les tympans, des cris, du sang écarlate, une portière qui s’ouvre, un homme descend, donne le coup de grâce à la tête, remonte et la voiture repart en trombe sur la route de Bastia : Eh bien, il n’a rien vu ! Il n’a même jamais su si l’exécuteur était grand ou petit, chauve ou moustachu, cagoulé ou non !
Rien compris. Juste le temps de se remettre de ses émotions et de se rendre compte qu’un homme gisait sur le trottoir et venait de mourir sous ses yeux !
Pour ma part, je reste persuadé qu’il disait vrai !