Revue de détail.
Car ce n’est pas fini : faut persévérer…
Chapitre XIX – Gagner la bataille mondiale de l’intelligence
377. Augmenter le budget de l’enseignement supérieur de 50 % en cinq ans (soit + 5 milliards d’euros) et l’effort de recherche de 40 % (soit +15 milliards d’euros, dont 4 à la charge de la puissance publique).
C’est dit que c’est ce qu’on va faire. On verra ça dans 5 ans… Et de la façon dont c’est financé.
378. Porter les dépenses de R&D à 3 % du PIB d’ici 2012.
Comment ? On verra dans 5 ans.
379. Revaloriser les carrières des enseignants et des chercheurs pour avoir la meilleure qualité de recrutement possible.
Ils attendent et ne voient rien venir.
380. Réformer la gouvernance des universités et permettre à celles qui le veulent d’expérimenter un réel statut d’autonomie.
Dans quel cadre ? C’est en discussion
381. Accorder des moyens supplémentaires aux universités qui s’engagent sur la voie de l’autonomie.
Idem
382. Évaluer les résultats des universités, en particulier l’accès de leurs diplômés à l’emploi, rendre public ces évaluations, en informer les étudiants.
Comment ? Personne ne sait encore.
383. Adapter le nombre de places dans chaque filière en fonction de la réalité des débouchés.
Et fermer des formations ? Pas encore entendu parler.
383 bis. Créer une première année d’enseignement généraliste pour les étudiants souhaitant approfondir leur orientation.
Ensemble vide.
384. Créer et développer les formations pluridisciplinaires.
Aucune n’a vu le jour pour le moment.
385. Doubler le nombre des places en IUT et licences professionnelles.
Là encore, vœux pieux qui n’engagent que ceux qui veulent y croire dans le calendrier et les moyens.
386. Créer un dossier unique et dématérialisé pour les bourses et les autres aides tout au long du parcours de l’étudiant dans l’enseignement supérieur.
Rien pour l’instant.
387. Faire en sorte que les bourses soient allouées dès le premier jour de la rentrée.
On en rigole !
388. Étendre l’attribution des bourses aux enfants des classes moyennes.
Elles ne voient rien venir… les classes moyennes.
389. Multiplier les bourses au mérite.
Il y en a si peu encore !
390. Aider les étudiants à avoir accès au crédit par une caution publique et créer des prêts à taux zéro, remboursables après l’entrée dans la vie active, pour permettre aux étudiants d’être autonomes.
À l’exception du permis à un euro et son franc succès…
391. Valoriser le travail étudiant (notamment par la défiscalisation des revenus des étudiants
C’est fait : un bon point !
392. et leur non-prise en compte pour le calcul des plafonds de ressources pour les bourses et les aides au logement)
Ce n’est encore qu’un doux rêve
393. et créer des emplois adaptés au travail étudiant dans les universités (assistants de bibliothèques, tutorat…).
Faut y croire !
394. Créer des campus modernes.
Là encore, il n’y a que la foi qui sauve pour le moment
395. Ouvrir les bibliothèques aux étudiants sept jours sur sept.
Attendons donc !
396. Faire de l’amélioration de la vie étudiante et universitaire une compétence des régions.
Après la sortie des « lycées » du domaine de leurs compétences, voilà l’entrée, tout autant hypothétique, des fac !
397. Placer les universités au centre de l’effort de recherche.
Ah ?
398. Créer des campus de recherche de niveau international. Aménager notamment le plateau de Saclay en pôle d’enseignement et de recherche mondialement connu.
Ce n’est encore qu’un vaste espace à céréale…
399. Financer la recherche selon une logique de projets et non de structures, pour promouvoir l’excellence scientifique.
Rien de changé pour l’instant.
400. Évaluer les résultats de la recherche publique.
Comment ? Qui ? De toute façon, rien encore sorti de terre.
401. Revaloriser la situation des post-doctorants et des jeunes chercheurs, notamment en créant pour eux des contrats de recherche d’une durée de cinq ans.
Et après ? Là encore, rien de nouveau sous le soleil d’automne
402. Faire revenir les chercheurs français partis à l’étranger et attirer les meilleurs étudiants, chercheurs et enseignants étrangers par des rémunérations adaptées aux standards internationaux.
On croule sous les demandes de visas ?
403. Favoriser la création d’incubateurs d’entreprise dans les universités, qui seraient alors considérées comme zones franches.
Oubliée, la bonne idée.
404. Favoriser l’exploitation de leurs brevets par les universités.
Comment ?
405. Concentrer nos efforts de recherche sur des secteurs prioritaires, notamment les biotechnologies, l’Internet, l’écologie et les nanotechnologies.
Bon ? Quoi de neuf ?
406. Étendre et renforcer le crédit impôt recherche, notamment dans les PME/PMI.
C’est à l’étude.
407. Ratifier le protocole de Londres sur le brevet européen.
Plus d’encre dans le stylo ?
Chapitre XX – Internet
408. Équiper le territoire en Internet très haut débit.
Pas facile et pas encore envisagé
409. Faire un effort massif de formation dans le domaine de la société de l’information sur la base d’une conférence annuelle des métiers et des filières.
Pas encore de conférence annuelle…
410. Financer et soutenir plus rapidement nos PME innovantes dans le domaine d’Internet.
Toujours aussi compliqué.
411. Développer l’interopérabilité des supports, des matériels et des environnements informatiques à l’échelon européen pour ne pas rester dépendants des technologies américaines.
Vaste programme… dont la première pierre n’est pas encore posée
412. Utiliser Internet au profit de la diversité culturelle, en diffusant notamment grâce à lui la culture française dans le monde (sites Internet gratuits pour toutes les oeuvres tombées dans le domaine public ou financées sur fonds publics ; numérisation des archives…).
Louable souhait… resté lettre morte.
413. Utiliser Internet dans le domaine éducatif avec des programmes interactifs permettant de mobiliser l’attention des enfants.
C’est le ministre qui doit s’y coller ?
414. Créer une bibliothèque publique numérique d’exercices, de cours, de films, gratuite pour les élèves, alimentée par les enseignants.
Ils le font entre eux… Mais pas tous !
415. Soutenir le développement du logiciel libre.
Linux ? Et quand on taxe l’échange des fichiers, c’est aussi soutenir ?
416. Affirmer notre attachement aux droits d’auteurs et droits voisins.
Attacher et taxer. Un quasi bon point, puisque c’est en voie !
417. Accélérer le développement de l’offre légale sur Internet par la création d’une agence, chargée notamment de résoudre les conflits juridiques entre les ayants droits et les professionnels de l’Internet.
Même pas en cours de réflexion.
418. Mieux protéger le respect de la vie privée sur Internet.
Ah ? Laquelle, de vie privée avec tous ces cyberflics qui patrouillent le Net en débusquant vos « IP » ?
Chapitre XXI – Culture : l’heure du nouveau souffle
419. Protéger et augmenter le budget consacré au ministère de la Culture sans jouer sur les périmètres.
Il va augmenter, le budget du ministre ?
420. Réorienter les crédits du ministère de la Culture sur les aides à la création et les politiques d’acquisition des oeuvres, plutôt que sur les dépenses de fonctionnement.
Oui, autant payer cher la bonne fortune non soumise à l’ISF…
421. Mettre l’éducation artistique à l’école au coeur de la démarche de démocratisation culturelle.
Toujours des mots !
422. Favoriser le jumelage de tout établissement scolaire avec un établissement culturel.
Aucun n’a été encore été sensible à cette nouvelle vocation !
423. Permettre aux jeunes qui ont un talent et un engagement artistiques de les valoriser pour l’accès aux grandes écoles et dans les parcours universitaires.
Pas encore en projet !
424. Lever tous les obstacles au mécénat et aux fondations, et encourager l’intervention privée en fixant des obligations de résultats aux établissements publics culturels pour l’association de partenaires privés.
Que du vent, pour l’instant !
425. Instaurer la gratuité dans les musées nationaux.
Euh ? En plus de la journée du patrimoine ?
426. Créer des antennes locales des musées parisiens en province et faire circuler les grandes expositions.
À Dubaï ? Ou le Louvres à Lille ?
427. Construire un dispositif pérenne d’indemnisation du chômage des artistes et techniciens intermittents du spectacle, en concertation avec les partenaires sociaux.
Ils ne veulent pas qu’on y touche : tu rêves !
428. Accroître les obligations des chaînes publiques en matière d’émissions culturelles, notamment à des heures de grande écoute.
On peut toujours le rêver.
429. Ouvrir davantage l’accès à des éléments du patrimoine d’habitude fermés au public.
Plus qu’un seul jour ?
430. Confier l’attribution des aides à la création à des agences indépendantes, composées d’experts, d’artistes, de représentants du public.
Elles ne sont pas encore créer, ces agences… Les aides non plus d’ailleurs.
431. Créer une instance de pilotage unique de la politique culturelle de la France à l’étranger sur le modèle du Goethe Institut, par exemple, permettant de valoriser le travail du réseau des Alliances françaises.
Admettons !
432. Renforcer de notre présence culturelle dans les pays de l’Union européenne (centres culturels, Alliances françaises), en rationalisant en contrepartie la carte des postes diplomatiques.
Dans l’encrier.
433. Actualiser la carte de nos implantations à l’étranger : accentuer notre présence culturelle en Asie et en Amérique ; créer l’équivalent de la Villa Médicis à New York et en Chine ; créer une école de paléontologie et d’archéologie en Afrique noire, berceau de l’humanité.
Oui, oui !
434. Accroître les moyens de l’enseignement du français à l’étranger et de l’aide à la formation des enseignants dans les pays en voie de développement.
Naturellement… en allant leur dire ce qu’ils sont (ou non) ?
435. Restructurer et rationaliser les outils de l’audiovisuel public extérieur.
Naturellement…
436. Attribuer une partie des crédits issus du compte de soutien au cinéma en fonction des recettes obtenues à l’exportation.
Ça ne va pas être facile… mais comme c’est encore en projet, on a le temps de réfléchir au calendrier de la réflexion à venir !
437. Coordonner les structures de promotion des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles.
Pas encore de mesures annoncées dans ce sens !
438. Permettre à la place parisienne de s’imposer sur le marché de l’art, en demandant à nos partenaires européens une réduction du taux de TVA à l’importation des oeuvres.
Les cafetiers en rêve…
439. Mettre en place des maisons d’artistes en France pour y accueillir des artistes étrangers.
Champagne garanti à la première qui ouvre !
440. Développer une politique d’accueil et de formation des futures élites artistiques étrangères.
Une politique ? Laquelle, au juste ?
Chapitre XXII – Oser le sport
441. Respecter puis doubler les heures de sport prévues à l’école primaire et en confier la prise en charge à des professeurs d’éducation physique et sportive ou à des éducateurs sportifs.
Avec quels profs ?
442. Doubler le nombre d’heures obligatoires de sport au collège et au lycée, ainsi que le poids du sport aux examens ; rendre le sport obligatoire à l’université et à l’entrée aux grandes écoles.
Idem.
443. Augmenter le nombre d’établissements scolaires proposant le mi-temps sportif et permettre à tous les parents qui le veulent d’inscrire leurs enfants dans un établissement de cette nature.
Quels établissements ?
444. Remettre à plat la loi de 1984 afin de permettre à l’État de mettre en oeuvre les grandes orientations de sa politique sportive au travers de fédérations plus homogènes, mieux gérées et mieux contrôlées.
Pas encore de remise à plat en vue.
445. Accroître le rôle des collectivités territoriales et notamment leur place dans les organismes de cogestion du sport.
Idem
446. Créer une « grande école » du management sportif pour ceux qui veulent exercer des responsabilités dans ce secteur, ouverte aux étudiants, aux cadres de l’État, aux sportifs en reconversion.
Une ENA du sport ? Stand by…
447. Valoriser le bénévolat dans les clubs de sport en le prenant en compte dans les parcours universitaires, pour la validation des acquis de l’expérience, pour la constitution d’une retraite et sur le plan fiscal.
Idem
448. Inciter à la pratique des jeunes en clubs, qui favorise le brassage social.
Comment ?
449. Solenniser les compétitions sportives, même locales, et mettre en place des codes et des pratiques loyales.
Oui ?
450. Augmenter le budget du sport pour permettre de financer la remise à niveau des équipements et la création d’équipements nouveaux, adaptés à la demande actuelle de nos concitoyens (équipements omnisports), et accessibles à tous les budgets.
Naturellement, ensemble vide.
451. Inciter les entreprises à encourager la pratique sportive de leurs salariés (par exemple, par le biais d’un ticket-sport) et pour cela engager une concertation avec les partenaires sociaux.
Aucun ticket-sport en vue… De toute façon, on va vers une socialisation des « niches »…
452. Rapprocher le milieu du sport de celui de la santé (formation notamment) et renforcer l’information des Français sur le rôle du sport dans la prévention de certaines maladies.
La médecine du sport ?
453. Permettre concrètement à tous les Français de pratiquer une activité physique adaptée à leur besoin, le plus longtemps possible, et conforme à leur désir.
Que du concret !
454. Permettre aux Français modestes, aux femmes, aux personnes handicapées et aux personnes âgées, qui sont encore particulièrement sous-représentés, de pratiquer une activité sportive par des incitations spécifiques au sein des fédérations.
Sand by, vous avez dit ?
455. Développer la locomotion humaine (marche à pied ; vélo).
Et raccourcir les distances ? Ou multiplier le nombre d’heures dans une journée ?
456. Équiper le territoire en grands équipements sportifs pour pouvoir se porter candidat à l’accueil de compétitions sportives internationales.
N’est-ce pas déjà fait ?
457. Créer un club d’entreprises partenaires qui financeraient, à égalité avec l’État, la préparation de nos athlètes aux Jeux Olympiques.
Le mécénat y pourvoie déjà partiellement… On a la suite.
458. Identifier les sports stratégiques, soit en prestige, soit au regard des avantages comparatifs de la France, et créer pour eux des centres de recherche et de développement.
On ne sait même pas de quel sport il s’agit : Je propose la pétanque !
459. Prévenir le dopage dans le milieu amateur.
Bonne idée… Mais pour passer professionnel, ce n’est pas la chose à faire, comme chacun le sait !
460. Accroître et accélérer la recherche pour que la lutte contre le dopage aille aussi vite que l’apparition des nouvelles substances.
Pas facile : on l’a vu sur le tour encore cette année.
461. Renforcer la responsabilité juridique des entraîneurs, des sponsors et des responsables de fédérations en matière de dopage.
Aucune réforme à venir… Ce n’est pas le futur ministre du sport, attaché à son équipe (et quelques sponsors) qui s’en occupe derechef !
462. Réfléchir au rythme des compétitions sportives pour le ralentir.
Penser, penser sans rien en dire : Un bon point ?
Suite : http://infreequentable.over-blog.com/article-7151977.html