1 – Vous l’avez lu comme nous : On a beau s’afficher comme un soutien inconditionnel de Ségolène Royal dans ses désirs d’avenir, au PS, quand on est Maire de la Capitale, et dès le mois de janvier 2007, on dépose le nom de domaine « delanoe2012.fr » !
C’est ce qui s’appelle être prévoyant, ne doutant nullement de la victoire de sa championne ni, dans le cas où l’électeur l’aurait portée à l’Élysée dans une pulsion consensuelle triomphale, qu’elle puisse se présenter à sa propre succession !
En oubliant au passage de déposer « delanoe2008.com », dont le tribunal de grande instance a rendu la propriété à M’sieur le Maire, qui est pourtant en campagne électorale pour mars 2008, moyennant la réception de 1.501 € d’indemnité à décaisser pour les petits impertinents irresponsables : jolie plus-value personnelle qui n’ira pas dans les caisses municipales, bien que les dits frais aient été avancés par mes impôts locaux !
C’est t’y pas magnifique, les « bobos » de gauche ?
Après la débâcle honorable de nos basketteurs, celui en cours de nos basketteuses, le probable de nos rugbymen dans les semaines qui viennent, et les difficultés de nos volleyeurs, il était indispensable de nous remonter le moral !
C’est chose faite.
3 – Ridicule ! La blogosphère en est pleine à craquer : Neuf ministres mentionnent sur leur CV officiel avoir fait « Sciences-Po ».
Trois, soit le tiers n’en sont pourtant pas diplômés : Brice Hortefeux, Miss Christine Lagarde et Mister Roger Karoutchi !
Il faut dire que l’exemple vient d’en haut : « Sarkoléon 1er » soi-même triche également avec son CV en jouant de l’ambiguïté : Un classique (qui ne trompe que les « béotiens ») !
Ce qui n’est le cas de son « pote » Brice, qui laisse sur son « cursus » la mention : « IEP Paris : maîtrise de droit public (1984) ». Ce qu’il a ensuite fait corrigé en soulignant que sa « Maîtrise » a été obtenue à Nanterre !
En effet, il n’y a jamais eu de maîtrise de droit public à Sciences-Po et, de toute façon, il n’est pas recensé parmi les diplômés dans l’annuaire des anciens qui fait foi en la matière (tout comme Mister « Sarkoléon ») !
Par contre l’histoire ne dit pas s’ils ont fait comme moi : passer quelques temps à la cafétéria de l’Institut de la rue Saint Guillaume, juste pour voir la tronche des filles qui s’y promènent afin de décider de son inscription ici ou là, à telle ou telle préparation à quelques concours : Après tout, j’avais le niveau, à la même époque, avec mes collections de mention et mes doubles formations « aux chiffres et au lettres », mais en venant d’une autre fac, un peu plus reluisante que la pauvre Nanterre qui faisait fuir jusqu’aux meilleurs professeurs par l’atmosphère délétère qui y régnait encore à l’époque.
De toute façon, quand j’ai recroisé quelques « ex de Nanterre », plus tard à l’occasion de quelques formations particulièrement élitistes, « sup de chez sup », aucun n’était au niveau et on se demandait bien ce qu’ils faisaient là… sauf à nous retarder !
En remarquant qu’un DESS de droit social à Nanterre (toute une clique, mes amis !), ce n’est quand même pas l’équivalent d’un directeur qu’aurait pu être Jean-Jacques Dupeyroux, certes un peu fou sur les bords, mais avec quelques traits de génie qui rendait facile la matière ! Ou de Nicole Catala, certes pour le moins « pointue » sur une dimension politique tout au contraire de son prédécesseur. Comme disait l’autre (je le tiens d’un des notaires les plus brillants de la Capitale) : « L’avantage de Nanterre, c’est que nous avons le point de vue de tous les « pontes », comme ailleurs, mais aussi les critiques à leurs grandes théories ! ». En oubliant de signaler qu’un « ponte », non seulement a une vision claire de toutes les doctrines existantes, mais tout autant des faiblesses des leurs : c’est justement ce qui fait la différence !
Bref, non seulement le niveau baisse au plus haut niveau de mon pays, mais en plus ils s’en vantent…