Ça donne n’importe quoi.
Ils sont très fiers, les Corsi que Mister Président vienne avec deux minettes, l’une blonde, l’autre brune, parcourir en zigzag l’Île de beauté !
Les « réseaux » de loges ont fonctionné à plein régime avant son arrivée. En commençant par le « tout est négociable » !
Volonté d’ouverture, traduirons-nous… sur le continent !
Bref, pas même une petite « nuit bleue » pour saluer le moment historique.
En nette baisse (- 50 % cette année) le rythme des attentats…
Faut dire que les volontaires se font de plus en plus rares et… amateurs en plus !
La dernière « bombinette », devant les locaux de la DDE d’Isula-Rossa a fait long feu, bêtement !
Appel au dialogue bien reçu : L’ex-Ministre de l’intérieur l’avait dit en Janvier 2007 à l’occasion de son intronisation par le congrès de l’UMP !
« J’ai changé » et d’en appeler aux barons du gaullisme, se tournant, le trémolo dans la voix, la larme au coin de l’œil, vers la veuve (et l’orphelin) de Chaban et de Pompidou…
Vous vous souvîntes ?
Bref, la main tendue d’un côté, le « je peux aller très loin » (lui peut-être, mais les autres, pas sûr) et le poing fermé de l’autre et la saison touristique est sauvée :
300.000 visiteurs/mois en juillet et en août !
Un peu trop de vent quand même : ça eut gêné les plagistes et autres paillotes qui ne pouvaient rien contre le sable qui s’envole, mais ça eut manqué de tasses, verres et assiettes dans les gargotes en ville !
Et pas assez d’eau, depuis avril, mais là c’est un autre problème. Nous y reviendrons, ai-je promis par ailleurs.
On peut donc causer, à condition que…
Ne pas confondre méthode de racketteurs (à Saint-Florent, naturellement) et cause Nationaliste !
Vous comprenez, les pandores de l’ex-ministre de l’intérieur, quand il y a extorsion de fond sous menace d’attentat, ils sont un peu perdus pour distinguer le vrai « hold-up » de la « revendication légitime d’un peuple opprimé » !
Ces militaires là ne font pas dans la nuances : faut comprendre !
D’ailleurs, il faut qu’ils arrêtent de chercher des poux dans la tête des « militants » nationalistes, ont-ils prévenu : la cassette du FNLC Union des Combattants, celle qui est arrivée aux journées de Corti, comme ça par hasard, c’est toute seule qu’elle s’est mise en marche dans le vidéoprojecteur !
Les seuls complices, éventuellement, ce sont les pinzuti d’agents des PTT, qui l’ont remise.
Cela va de soi…
Eux, z’ont rien à voir, même s’ils s’associent pleinement aux revendications politiques exprimées, quel heureux hasard n’est-ce pas, ils ne sont pas concernés…
Bref, prendre enfin en compte les 15.000 suffrages de sympathisants recueillis aux dernières élections, là où, quelques années plus tôt, en 2004, note le PCN et Chjama Nazuinale, il y en avait 25.000, mais bon… c’est un immense progrès pour l’humanité.
Notons que les presque 280.000 autres personnes, dont 184.000 « vrais électeurs », ça compte pour du beurre : c’est cela la démocratie vue par Corsica Nazione Independente !
Pendant que le « chef », arrivé en hélicoptère, faisait le tour du propriétaire en visitant la déviation de Bocognano (47 M€ quand même pour un bout de route toute neuve pas encore terminée !), les postiers faisaient grève dans le sud, marre qu’ils en avaient de se faire agresser : Les chiens, passe encore, mais les bipèdes, ras le bol !
Les chefs anti-incendie faisaient le pied de grue avec quelques troupes à l’aéroport, presque au pied de l’avion présidentiel (il n’y avait pas trop de vent, les aéroports étaient ouverts) pendant que les collègues continentaux étaient stationnés avec leurs avions en attendant d’hypothétiques instructions du côté du Péloponnèse et que mon cousin, celui qui fait indépendantiste, se félicitait d’avoir arraché sa vigne !
Maintenant, il fait « autonomiste » et un peu la gueule que ses ex-compagnons d’armes avertissent le « chef » de ne pas se tromper d’interlocuteur.
Mais, depuis qu’il a arrêté de travailler, il goûte enfin le plaisir de ne plus avoir sur le dos, quasiment tous les jours : la DDA, l’Urssaf, les indirects, les phytosanitaires, l’inspection du travail, les vétérinaires, l’agence de ceci, l’inspection de cela, le matériel qui tombe en panne, la planification des vendanges, le recrutement des saisonniers, la gestion des « capsules congés », la compta à fournir, les emmerdes avec les bouteilles restées coincées sur le port de Marseille, les déclarations diverses et autres qu’il oubliait de faire comme tout le monde en temps et en heure, l’expert-comptable à payer, etc. etc.
Maintenant, il peut vivre sans fumer, complètement dé-stressé et envisage de faire « promoteur » !
Ça compense.
Alors si « Sarko » peut aussi régler les problèmes d’intendance entre sortie de l’arrêté Miot (169 co-indivisaires, qu’ils étaient sur 13 hectares arides au-dessus d’Ajaccio, avec une vente à la bougie pour mettre un terme définitif à la présence d’une famille depuis 4 générations), créer éventuellement un abattement de droits en cas de mutation (les prix du foncier augmentent comme partout, sans doute plus là qu’ailleurs, pour cause d’indivisions infernales, loi montagne et loi littoral associées : ce qui raréfie la « matière » à enrichissement personnel), c’est tant mieux !
Un peu comme en Grèce, justement : La déforestation estivale à marche forcée ne vient que de la pression immobilière (qui a les mêmes problèmes d’indivisions forcenées) !
D’après mon autre cousin, « celui qui fait grec » dans le quartier des halles à Paris, on ne peut pas construire dans les forêts, en Grèce.
Alors on les brûle !
Comme en Corsica Bella tchi-tchi, ça fait bien longtemps qu’on commençait par démaquiser par le feu. Comprenez, automatiquement, les autorités exigeaient l’entretien des parcelles précédemment incendiées, au nom de la préservation des espaces naturels.
Pour les entretenir, il fallait pouvoir y accéder.
Pour y accéder, faut au moins tracer un chemin pour faire monter les engins de nettoyage (et les hommes qui les servent et s’en servent).
Quand on fait un chemin, la bonne idée c’est de prévoir de le viabiliser : Logique !
Si c’est en état d’être viabilisé, ça devient constructible : Tout autant logique !
Et l’année suivante l’incendie, bé on retrouve une grue qui commence, lentement, très lentement, à stabiliser le terrain, sur lequel on finit pas construire, un « petit truc » qui paye les travaux de démaquisage.
Et le tour est joué, puisque le paquet « loi littoral/loi montagne » autorise les implantations nouvelles « dans le prolongement des espaces urbanisés »…
Vous savez, la « très grande sagesse du législateur » !
La Corsica Bella Tchi-tchi, je n’en démords pas, c’est un très beau pays… Un peu compliqué pour des neurones continentaux, mais superbe quand même !
Et « le petit Nico », il a bien fait rire, ce jour là.