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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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À la Capitale, la vie continue, on the beach !

 
 Pas de trêves estivales pour Monsieur le Maire des Parigots…
 
Ce n’est pas parce qu’on est loin de la capitale qu’on n’en rigole pas d’apprendre que le « maire de là-bas » poursuit imperturbablement à voir toutes ses décisions « majeures » être annulées par les tribunaux !
 
Après l’affaire de Mangin et du forum des Halles, voilà le PLU, Plan Local d’Urbanisme, se faire retoquer sur des bases juridiques sérieuses : On savait « De-la-Nuée » assez mal entouré, il est aussi, manifestement, très mal conseillé !
Une véritable équipe de bras cassés ou d’incompétents !
Et notre roitelet dictatorial local de se « tâter » pour faire appel…
Si encore c’était avec son pognon à lui, pour payer la procédure, mais non pas du tout : il ne possède rien, même pas un peu de bon sens ! (Voir le post de ce jour : http://infreequentable.over-blog.com/article-7110347.html, pardon, d'hier - je ne sais plus comment je vis... Monsieur Notre Maire à nous, n'aime pas qu'on use de son nom !)
 
Le fond de l’affaire part pourtant d’un bon sentiment : il s’agissait de protéger, sur 250 km de voies parigotes, le commerce de proximité en interdisant la revente de locaux commerciaux de petits commerces d’alimentation à des activités « trop éloignées » (textile, téléphonie, etc.)
Et de nous sortir un graphique de la CCIP montrant que 0,9 % des commerces alimentaires ont disparu entre 2000 et 2005, 11,2 % des marchands de journaux et librairie, au profit de la création de 4,5 % de plus de boutiques « de soins du corps » et 7,7 % d’agences (immobilières, banques, etc.).
Bref, les « trucs à bobos » fleurissent, pendant que les besoins des « prolo » disparaissent !
Il s’agissait donc de rajouter une interdiction supplémentaire pour empêcher les uns de mourir et les autres d’éclore !
 
Autrement dit, un socialiste, comme il ne connaît rien à rien pour vivre ou être issu de la fonction publique et assimilé, il ne connaît qu’un truc : la « liberticide attitude » !
Rien de nouveau, en définitive, sauf que c’est illégal (et même anti-constitutionnel, mais ça, le juge administratif, même parisien, ne peut pas le dire ni encore moins l’écrire) !
 
J’explique : un commerçant, pour vendre, il faut qu’il ait de la marchandise à vendre. Pas de marchandise, pas de vente. Logique me direz-vous.
Pour qu’il ait de la marchandise à vendre, il faut qu’il l’achète et se la fasse livrer, par ses fournisseurs qui ne se déplacent pas pour un seul carton, mais qui viennent avec un minimum de trois rolls ou deux palettes (sur lesquels sont entassés plein de cartons de différents type de marchandises) : c’est une question de coût et de commodité (en plus que d’une rationalisation de l’occupation de la voie publique en même temps que le signe d’une activité de « développement durable »).
C’est la norme en matière alimentaire.
 
On note que plus le magasin est grand, plus notre commerçant peut y placer de la marchandise, plus il peut faire des volumes de vente.
Or, à Paris, le foncier est cher, donc les surfaces sont petites et les marges élevées.
Résultat, notre commerçant à tendance à se faire livrer tous les jours, quand il peut dépoter (à moins qu’il puisse stocker en sous-sols et faire des marges suffisantes pour payer de grosses quantités en une seule fois alors qu’il va mettre plusieurs jours à revendre ses marchandises).
 
Première erreur : la loi elle-même soumet à l’avis d’une commission de concurrents toute ouverture nouvelle de « grandes surfaces ».
La loi fiscale elle-même, taxe sans émotion tout ce qui dépasse 400 m² d’un seul tenant (plus de 100 m² quand il s’agit de bureau) : il n’y a pas de petits profits !
Tout est bon et bienvenu à qui apporte…
Conséquence pratique : on évite et on se rabat sur des plus petites surfaces, quitte à se faire livrer deux fois par jour !
 
Deuxième erreur, c’est celle de Tiberi quand il fut éphémère secrétaire d’État aux industries alimentaires : le rôle des « grossistes » c’est d’apporter d’un peu de tout dans le même camion aux commerçants.
Mal conseillé par une équipe de technocrates qui ne connaissent des choses de la vie que ce qui est marqué dans les bouquins (j’ai même vu une énarque, un jour, s’étonner d’avoir le ventre qui enflait outrageusement : elle s’est rendue compte qu’elle était enceinte qu’au 4ème mois dépassé : si ! mais je tairai son nom…).
Il voulait les supprimer, favorisant ainsi la noria des véhicules des industriels.
Pourquoi pas ? Dans l’alimentaire, on compte 2.000 références pour environ 200 fournisseurs pour chaque magasin. Mais plus de 10.000 entreprises du secteur de l’industrie alimentaire !
Vous imaginez les dégâts !
 
Troisième erreur, c’est un « truc de polytechniciens », a été de déplacer « le ventre de Paris » hors de Paris, pour l’envoyer à Rungis, en interdisant de faire de la revente en gros dans le « périmètre négatif », dont Paris et la proche banlieue : il faut donc se déplacer soi-même pour trouver de la marchandise à vendre ou fermer boutique ou faire venir des camions du périmètre positif ou de plus loin par autoroute, par exemple.
Idem pour les abattoirs de la Villette : mais là, la çonnerie était de penser que les bêtes vivantes seraient abattues au même endroit et non pas sur les lieux d’élevage et de conditionnement. Passons.
 
Quatrième erreur, c’est encore Tiberi, quand il fut deuxième maire de Paris, qui voulait interdire les camions de plus de 10 m² de surface au sol. Autrement dit ne permettre que des norias de camionnettes pour rassasier les 2 millions de bouche à nourrir intra-muros, plus la petite dizaine de millions de migrants du midi (ceux qui viennent bosser, pardi), dans le cadre de la confection de repas « RHF » (Restauration Hors du Foyer)…
Mais avec deux exceptions notables : les véhicules de livraison des automobiles et les citernes d’essence : arf !
 
Il en a fait une autre assez bonne : les axes rouges, justement sur les artères à forte densité de commerces de proximité ! Il n’y avait plus qu’à gerber la marchandise sur la chaussée sans même s’arrêter, puisque c’était devenu un interdit !
La rigolade.
 
Cinquième erreur : Monsieur le troisième maire, toujours dans ses nuées, tout juste arrivé au pouvoir, en rajoute !
Il n’interdit plus les camions, il aménage même des aires de livraison, un peu étroites, mais bon, on peut se serrer, rétrécit les voies d’accès en élargissant les trottoirs (là encore, on peut toujours se serrer), multiplie les espaces réservés aux transports en commun, créant ici et là autant de thromboses circulatoires, multiplie les deux roues à n’en plus pouvoir les digérer, créant autant d’obstacles mobiles et erratiques et s’étonne que la ville devienne inaccessible !
 
Car, ce faisant, force est de constater qu’il supprime ainsi le chaland véhiculé, détruisant la clientèle des magasins « attractifs », mis ainsi dans l’obligation de ne vivre que sur la clientèle de « proximité » !
 
Forcément, les volumes baissent, donc les marges augmentent, car les frais fixes courent toujours.
Puisque les marges augmentent, en amont et en aval, les prix grimpent, donc la clientèle traditionnelle fuit (et s’en va faire ses courses en voiture dans les centres commerciaux de banlieue, rajoutant du trafic routier au trafic routier) ou déménage au profit de personnes plus fortunées, qui finissent par y perdre le goût de vivre mais font des plus-values pour compenser !
Faut bien compenser puisque la (sur)vie devient chère dans la capitale, forcément, ça attire les gens « riches », de ceux qui peuvent payer l’ISF, capable de supporter des marges élevées et ça fait flamber les prix de l’immobilier.
Conséquence mécanique, le poids du foncier, rajoutant encore aux frais fixes des « petits commerces » qui n’ont plus qu’à disparaître, augmente à son tour.
Les marges augmentent : comme il y a un « plafond de verre » à toute chose, même au prix des choses courantes, forcément, le commerce alimentaire meurt et est remplacé par des « trucs à bobo », n’obéissant pas encore aux règles de la distribution de masse !
Bref, absolument rien d’étonnant à les voir disparaître, un à un !
 
Ce n’est ni plus ni moins que la conséquence de décisions « désastreuses » et toutes les réglementations que vous voudrez n’y pourront rien, sauf à créer des « magasins d’état », comme dans notre bonne vieille ex-URSS au dogme appliqué réduit à néant !
CQFD.
 
Le plus étonnant, après ce déluge de réglementation de l’économie locale, indirecte, certes, mais bien réelle, voilà t’y pas que la « pensée socialiste » s’insurge de l’outrecuidance qu’il y aurait à fermer boutique jusqu’à empêcher le « petit commerce » de vendre son échoppe !
Forcément, le juge administratif y met le holà !
Logique.
 
Je serai M’sieur le Maire, franchement, au lieu de gaspiller l’argent des autres avec des fumisteries rayonnantes de « crétinerie festive », j’œuvrerai plutôt dans le défoncement des chaussées, à faire 4, 5 niveaux de place de parking sous toutes les chaussées, partout et jusque dans les ruelles, là où le métro ne l’empêche pas.
C’était quand même des « dieux illuminés », nos anciens, que d’avoir libéré l’espace en surface pour aller creuser en profondeur le métropolitain.
L’exemple est fastoche à décliner, même s’il peut coûter cher, tout pour libérer la place en surface, qui elle est unique et comptée !
 
Car il est une autre règle intangible : « no parking, no business », adage qui date du temps des diligences où les Ford T se mélangeaient allègrement !
Et sans business, les lieux de vie se déplacent ailleurs, ne laissant que désert (même urbain), ruines mal entretenues et désolation.
 
Mais comment faire comprendre le fondement de ces observations de bon sens à des gens qui ne savent décidément rien de rien ?

Et obéissent à des dogmes qui ont fait faillite depuis toujours ?

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I
Merci à vous Cindy : c'est corrigé... même s'il doit en rester d'autres, ici ou là, des "coquilles" !
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C
Hier, le post, hier ! et sans "e"
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M
No parking, no business ! Règle d'or du "commerce assis" énoncée par Bernardo Trujillo dans les années 50 aux USA.<br /> Relayée par Chetochine dans les années 60 en France avec succès... Les fondateurs de Carrouf l'ont démontrée en région parisienne... Dans un désert au milieu des champs !<br /> Que de chemin parcouru : L'espace "en surface" est en effet le plus rare et c'est pourquoi toutes les grandes villes se construisent désormais en 3 dimensions...<br /> Mais pas chez nous, ni à Londres, alors même que l'on se sait pas y organiser les transits et que l'on force donc l'interdit !
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