Un penseur, ça pense à quoi ?
Annonce, qui date un peu, sur le site de Mix-Cité (http://www.mix-cite.org/) qui prochainement fêté ses 10 ans d’activité.
« Nous recevrons HENRI ATLAN, philosophe et historien des sciences à propos de son ouvrage l'Utérus artificiel.
Présentation de l'éditeur : Après la pilule contraceptive, l'insémination artificielle, la fécondation in vitro, une prochaine étape sera l'utérus artificiel.
Sans doute cette technique aura-t-elle d'abord des fonctions thérapeutiques, remplaçant les incubateurs actuels pour maintenir en vie les grands prématurés.
Mais personne n'est dupe.
Les techniques de procréation, initialement développées avec des finalités médicales de traitement de la stérilité ou d'avortements à répétition, débordent inévitablement ces indications strictement thérapeutiques. Comme les inséminations artificielles et les fécondations in vitro, les utérus artificiels seront utilisés pour des " désirs d'enfant " que la procréation naturelle, non médicalisée, ne permet pas de satisfaire.
Tout en exposant les conditions de réalisation de l'utérus artificiel, Henri Atlan prend la mesure des retombées sociales et culturelles, économiques, politiques, religieuses, voire métaphysiques, de cette nouvelle technique.
Outre la dissociation entre sexualité et procréation, c'est une asymétrie immémoriale qui disparaîtra dès lors que les hommes et les femmes seront égaux devant les contraintes qu'impose la reproduction de l'espèce.
De quoi seront faits demain les genres masculin et féminin ?
Continuant et achevant peut-être une évolution déjà commencée, la procréation sera de plus en plus médicalisée tandis que, paradoxalement, la parenté sera de plus en plus sociale, de moins en moins biologique.
Mais rien n'est définitivement joué. Impossible de prédire comment l'UA façonnera l'avenir des sociétés humaines.
Et si les mythes et la fiction peuvent ici éclairer la technique, le " meilleur des mondes " n'est pas assuré. »
Étonné(e)s ?
Plus de rien, en ce qui me concerne…
En fait, Atlan est un de ses « pionniers » rares qui vivent encore dans l’ombre de la grande EHESS, (Ecole des Hautes Etudes de Sceinbces Sociales), la fameuse qui s’est fait piquer ses ordinateurs et saccager ses locaux (au frais du contribuable) à l’occasion des manifs contre le CPE !
Vous vous souvîntes, sa Directrice « L’hervier », soutenue par son « corps enseignant », souhaitait ouvrir ses portes aux débats…
Et de hurler ses demandes au gouvernement assourdi de l’époque, le soutien des forces de l’ordre stationnées devant le Sénat…