Tragédie parisienne.
C’était le week-end dernier : Un autocar circule sur une route interdite ! Hécatombe en bas du ravin !
Ils étaient pèlerins polonais sur la « route Napoléon »…
Erreur humaine bouleversante du chauffeur décédé !
C’était le 2 juillet vers 15 heures, Paris : Un imposant camion de 15 tonnes tourne du quai de Valmy vers la rue du Faubourg-du-Temple, en direction de République. Il percute une jeune cycliste qui comptait sans doute poursuivre sa route vers Bastille, passant de droite à la gauche de la chaussée dans son « couloir réservé cycliste ». « On l’a entendue crier lorsqu’elle a été accrochée par le camion », indique un témoin.
Le vélo a été projeté sur le côté tandis que la jeune femme tombait sous le poids lourd.
Un médecin, puis les pompiers tentent de la réanimer, mais Émilie meurt en pleine rue, sous la lumière parisienne.
Ce croisement du square Frédérick-Lemaitre est particulièrement dangereux. « La piste cyclable est à droite sur le quai de Valmy puis elle passe à gauche de l’autre côté de la rue du Faubourg-du-Temple. Du coup, il y a régulièrement des accidents ici, notamment si les cyclistes ne respectent pas le feu qui leur est réservé » indique Elisabeth qui travaille dans le quartier.
Erreur technique des services de la voirie ?
Erreur fatale de la cycliste qui passe sous le nez du chauffeur, tout à sa manœuvre ?
Erreur du chauffeur qui n’a que deux yeux et ne peut pas regarder « partout à la fois » ?
Pour une fois, ce n’est pas la vitesse qui est incriminée…
« Ce drame souligne à quel point le vélo est le maillon faible de la circulation » souligne Jérôme FENEZ, militant pour l’usage du vélo en ville, présent par hasard juste après le drame.
Bé oui : quand on milite pour servir de « chaire à pneu », comme d’antan toute une génération de « chaire à canon » dans les tranchées (les « sillons ») de la Patrie en danger, si c’est pour venir nous raconter après coup des évidences plus fermes que des lapalissades, il y a comme des claques et des coups de pieds au cul qui se perdent dans la nature !
« Il est temps de prendre conscience du danger que représente l’arrivée des 10.000 Vélib’ alors qu'il n’y a eu aucune sensibilisation. »
Là encore, c’est sûr que quelques dizaines de kilos de chaire humaine tout mélangés, zoukés avec un trafic dense de dizaines, de centaines, de milliers de mobiles nettement plus lourds, plus rapides et moins agiles, le tout coincé entre des « couloirs » rendus top étroits pour des manœuvres d’évitement, nous le disions nous-même, il n’y a pas si longtemps : une absurdité !
Créateur du site Internet dédié à la promotion du vélo – http://www.velocite.fr – l’association a immédiatement mis en ligne les détails de l’accident survenu dans le Xème arrondissement. « Il est important de mettre l’accent sur la sécurité pour qu’il n’y ait pas une hécatombe. » (C’est parti pour, jeune homme : il fallait y penser avant, au lieu de se féliciter des oukases de la mairie centrale !)
L’année dernière, 2 cyclistes sont décédés, 504 ont été blessés en plein Paris.
Et ils n’étaient qu’à peine 20.000 à faire quelques déplacements, pas tous les jours, en vélo à Paris.
Demain, ils seront 10.000 x 5 (d’après les statistiques et prévision de JC Decaux) à user des vélos à 1 euro, tous les jours, semble-t-il… sauf pluie pénétrante, imagine-t-on !
Il serait grand temps, en effet, de s’en préoccuper autrement que par des incantations oiseuses !
Et ils en rajoutent : Traduction du drame venant de Monsieur Bontault, rien moins que Maire du 2ème arrondissement voisin : « Cette tragédie interpelle, elle met en lumière la fragilité des cyclistes ».
Y’en a qui n’ont décidément peur de rien !
Personnellement, ce drame me rappelle celui d’une amie de faculté de droit, parquée dans une studette en grande banlieue, loin de tout transport en commun, qui venait aux cours en moto. Même chose.
Elle à droite, le long du trottoir, coincée entre un semi-remorque et la bordure de la chaussée. Feu vert, démarrage, le camion tourne à droite sans pouvoir voir qu’il fait ainsi une queue de poisson à la motocycliste pourtant à l’arrêt : Elle passe sous les roues de la remorque et met 20 minutes à mourir !
Aujourd’hui elle aurait dû être juge pour enfant (c’était « sa » vocation), mère de famille et peut-être même grand-mère : elle n’existe plus que dans le souvenir de quelques-un(e)s, à peine une poignée !
À vous deux, Émilie et à toi mon amie, mon souvenir ému, plus qu’ému, bouleversé !
Personne ne vous oubliera.
Sauf vos assassins véritables, résolument inconscients de leurs forfaits…