Soirée géante, hier, au fond des vignobles bourguignons ! Que des bouteilles sans étiquette, venues de derrière les fagots qui n’ont rien d’autre à faire à la cave !
Naturellement, nombreux commentaires sur la dernière campagne électorale, sans doute pour mieux préparer la suivante.
On cause de Devedjian qui s’invite à la tête, pour le moment collégiale, de l’UMP… Les uns y voit l’amorce d’un coup d’état, les autres réclament l’ouverture et la collégialité pour l’empêcher !
Ils ne se souviennent déjà plus de la méthode « Chirac » du temps de Chaban-Delmas ou de celle de « Sarko », plus récemment…
Bref, quand le chat n’est plus là, les souris dansent, c’est bien connu !
On parle de « félonie » pour Kouchner et Besson. Ça, c’est sûr, voilà une équipe de bric et de broc qui ne tiendra pas bien longtemps : Sarkozy nous refait le coup de Giscard, avec le « Chi » en premier ministre et des « ministres d’ouverture » : JJSS, notamment, ministre éphémère des réformes, pour être issu du Parti Réformateur – tiens donc – en commençant par l’aile de l’Airbus 300, le premier !
Explosé en vrille pour « voter » contre la dissuasion nucléaire…
On verra bien au prochain remaniement ministériel attendu pour la fin juin !
Et on bruisse beaucoup autour de « Ségo » un peu plus loin. Pas soutenue… Non ! Non ! C’est elle qui ne voulait pas d’éléphant dans son entourage, la petite souris !
Voilà donc un parti qui va exploser en plein vol ! C’était net autour de la table : Parce qu’elle a su écarter les poids lourds minoritaires, elle a fait le ménage pour une refondation. Pourra-t-elle poursuivre ?
Les plus enragés le veulent de toutes leurs forces. Les autres restent dubitatifs.
Personnellement je m’inquiète d’une absence possible d’une véritable opposition démocratique…
Parce qu’elle parlait différemment, elle a fédéré bien au-delà que le cercle des socialistes des cabinets parisiens, les fossilisant presque tous. Ce qui ne l’a pas empêché, par son échec, d’en renvoyer la cause sur le dos d’autrui.
Est-ce bien suffisant ?
Et pour quelle révolution de palais ? La gauche a surtout perdu ses repères et c’est sans doute à cause de Bayrou qui a brouillé les pistes jusqu’à aller envisager de tenir la bougie pour des soirées orgiaques rue de Solférino (Ah, l’attrait du pouvoir !…) Lui, l’homme de droite centre !
Il va en mourir d’avoir été à chatouiller les frontières.
Bonne synthèse d’un inconnu rubicond et déjà passablement éméché : « La France a choisi le pragmatisme, plutôt que le dogme ! »
Là, je m’y reconnais ! Le dogme est bien le cancer de la chose publique. À force d’avoir échoué, à force d’avoir tout essayé, à force d’avoir tout théorisé, à force d’avoir tout épuisé, il a montré ses limites entre la « pensée unique » et les « néo-marxismes ».
J’irai même plus loin : La France a choisi la culture du résultat, renonçant à la culture des moyens.
J’explique dans le brouhaha : « Depuis plusieurs décennies, devant l’impuissance à régler des « dysfonctionnements », on a mis toujours plus de moyens. Il suffisait de descendre dans la rue, d’émouvoir et on ouvrait le porte-monnaie ! Pour se rendre compte au final que les résultats n’étaient pas là ! Voire pire, que la situation se dégradait encore plus vite. Alors on change : Culture du résultat d’abord. Et ça peut marcher ».
Je le constate tous les jours en entreprise : quand les acteurs sont au pied du mur, et qu’il faut faire avec les moyens du bord – ceux qui existent déjà – ils font ou s’en vont.
Pour être aussi (un peu) marin, je sais déjà qu’on ne peut pas s’en aller comme ça : donc on fait !
Et le fait de faire emporte toujours une dynamique du succès : le sentiment de l’exploit est nettement plus motivant que le « train-train » des habitudes !
En espérant avoir raison, une fois de plus, pour mon pays tout entier, cette fois-ci.