I – J-M. Le Pen s’agite et menace. À moins de 2 semaines de l’échéance, le pauvre chéri n’a toujours pas ses signatures. Il lui en manquerait 100 !
Un paille, sur 36.000 signataires possibles…
On se demande bien qui pouvaient être les « socio-traites » de 2002 qui ont désormais la trouille d’être vulgairement dénoncés à la vindicte populaire ?
Et cette andouille de J-P. Raffarin de préciser que tout cela n’est pas bien normal, au nom de la démocratie…
C’est sa conception à lui, donc non critiquable pour être une libre opinion.
On aura noté que le Front n’existe que depuis l’ère mitterrandienne, pour avoir dû rester « confidentiel » auparavant.
Qu’il a fallu 12 ans à la « chiraquie » pour arriver à l'écarter de la scène élective (et encore, ce n’est pas totalement fait) et son ancien premier ministre qui affirme que ce n’est pas normal ?
C’était bien son seul « ennemi véritable » à Chichi, sur lequel il a surfé pour une élection d’empereur d’Afrique centrale il y a 5 ans !
Et c’est bien ce qu’il sera mis à « son actif » en contrepoint d’un « passif » socialiste, par les historiens du futur !
À moins que Raffarin (la main sur le coeur) ne soit pas si « niais politique » que ça et qu’il voit là la seule manière de contrer « son poulain » qu’il soutient pour autant et très officiellement pas ailleurs…
Encore un « coup à trois bandes » ?
Le même coup, qu’il y a 5 ans sera-t-il possible une seconde fois ? Et au profit de qui ?
Rien n’est encore joué.
II – J-M. Ayrault, suppôt du socialisme à la française (triomphant) qui s’emmêle les pinceaux l’autre soir dans la « petite lucarne » à propos de la CSG : « C’est un impôt injuste, puisqu’il touche même les petits revenus ».
Encore un qui a oublié que ce fut une invention de « la gauche au pouvoir » !
Ça a la mémoire drôlement courte, un éléphant, quand ça vient de la « gauche bobo »…
Version Fabius, ça a aussi accouché de la PPE, la première, celle qui s’est traduite par un chèque pas en bois du Trésor public (mais couvert par un emprunt) ! Et un impôt négatif, un !
Et personne de relever le propos, dites donc !
III – L’inimitable cacique de la LCR, toujours dans la même émission sur les impôts. À l’écouter les solutions sont simples : faut nationaliser la production nationale pour en répartir les bénéfices (par l’impôt ou la réquisition).
En l’écoutant, je me dis qu’il n’y a vraiment que dans « le désordre économique » qu’il y a progrès.
Nous savions qu’une économie planifiée mène à la faillite. Et lui, ne peut plus prospérer que dans le libéralisme…
Comme un cancer ou une utopie.
Il disparaîtra aussitôt qu'il aura pu tuer le libéralisme, aussi sûrement qu'on tombe quand on scie la branche sur laquelle on est assis !
J’aimerai bien savoir comment il va faire pour payer le prix des nationalisations (par la réquisition ou l’impôt, sachant que l’État, c’est nous et qu’on n’a déjà plus trop les moyens) !
Et ensuite comment il va réussir à « vendre mieux » que des pro qui ont déjà du mal, pour faire survivre ses belles « nationalisées » nouvelles ?
Si son modèle unique, c’est l’augmentation du prix du timbre, il a encore du boulot pour comprendre comment ça marche…
Faudra bien qu’on admette un truc simple, un jour : son système ne fonctionne bien, thoériquement, que dans l’abondance. Or, comme le « libéralisme débridé des marchés », il n'est pas possible de survivre sans tutoyer (au mieux) la pénurie (la frange dans laquelle survit très bien l'économie de marché).
D’ailleurs, comme d'une démonstration, par le passé et in vivo, l’économie réglementée a pu survivre un petit demi-siècle seulement à travers les âges de l’humanité toute entière, dans la réglementation de la pénurie (qu’elle a créée elle-même), incapable qu'elle est (tout comme l'économie de marché) de créer l'abondance !
C'est mécaniquement impossible.
D’où le retour, un peu brutal, dans une économie de marché, d’ailleurs, des pays de l’Est.
En Chine, ils savent faire la même chose, mais en douceur.
On attend le dénouement en Corée, parce que Cuba, c’est déjà trop tard.