« Copil » du lundi…
On travaille d’arrache pied ce lundi matin. Aujourd’hui, c’était « tour des services », ouverture du courrier, dernière touche quant à l’organisation du « Comité de Pilotage » de la semaine.
Coup de fil du CAC, comme ça au passage, histoire de voir si il n’a pas à venir « soutenir les troupes » et si le bilan est bientôt sorti : « On est dans les temps. Je maintiens le rendez-vous de la semaine prochaine ».
Un peu surpris l’homme de l’art qui avait pour habitude de trimer comme une bête au mois de mai, dans l’urgence…
Démarrage du comité : thème, les tableaux de bord d’activité des services (encore et encore) ! Dans l’ensemble ça se passe bien. Et pour cause, ils ne sont pas tous là !
« C’est grève des transports aujourd’hui ou quoi ? »… Non, personne n’est au courant d’une grève. Les ceux qui viennent de loin (Orléans, Rouen, Le Havre, Reims) sont d'ailleurs à l’effectif… Et il manque quand même quelques « têtes ».
« C’est à cause de Villepinte ! »… Avec l’accent de l’auteur de la réflexion, je ne comprends pas trop bien ce que peut venir faire notre Premier ministre dans nos affaires du moment.
« Ben oui ! Ils ont du mal à s’en remettre ! » Ah ? Finalement, je comprends qu’on me parle de la candidate socialiste qui a fait son show, hors la présence de « Yoyo ».
« Et alors ? Quel rapport ? »
« Le rapport c’est qu’à gauche comme à droite, ça va encore nous coûter plus que cher, tous leurs projets ! »
Allons bon : je fais des émules ! Mon cégétiste qui me fait le coup « y’a plus d’argent », « tout fout le camp, même les riches », « qui qu’on va pouvoir taxer maintenant ? »
Je rapporte la réflexion à qui de droit en début de soirée. Réponse : « C’est toi qui va finir par avoir raison ! Il faut supprimer toutes les élections dans ce foutu pays et procéder par tirage au sort sur les listes électorales pour désigner nos représentants… À chaque fois qu’il y a un scrutin, ils nous en pompent encore plus, sans même se préoccuper de savoir comment on va le leur gagner ! »
Au matin, je ne résiste pas à vous faire part de « cette haute pensée politique » : la démocratie meurt sous nos yeux et à petit feu, faute de n’avoir pas pu éviter le naufrage, du travers, du fossé, de la démagogie…
Pour être élu il faut promettre de dépenser (l’argent des autres).
Quand on est élu, on n’existe que si l’on dépense (l’argent des autres).
Ca s’appelle un « bilan » !