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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Rapport de juin 2009 de la Cour des Comptes...

 

VCRM s'éclate !

 

« C'est incroyable !

Nos politiques voguent sur le Titanic de France et ils font comme si tout va bien.

Foutaise !!!

Et grâce à l'inculture économique ambiante, on n'en parle même pas.

Pourtant la Cour des Comptes vient de publier un rapport très professionnel et plus qu'alarmant.

 

En janvier 2009, dans son rapport public annuel, la Cour avait souligné que la France avait abordé la crise avec des finances publiques structurellement plus dégradées que celles de ses partenaires européens, faute d'avoir rééquilibré ses comptes dans les années de croissance relativement soutenue. Elle rappelle que la dette publique s'était accrue de 19 points de PIB après la récession de 1993.

La simple répétition mécanique de ce scénario à la crise actuelle risque de la porter à 83 % du PIB en 2012 !

 

D'autant que la situation de la France est bien plus préoccupante que celle des autres pays européens.

C'est surtout en 2009 qu'à ces difficultés structurelles commence à s'ajouter l'impact de la crise, avec des risques de dérive des déficits et de l'endettement dont les données d'ores et déjà disponibles montrent l'ampleur exceptionnelle.

 

Car les problèmes de fond qui n'ont pas été traités, dès lors, la très forte récession que connaît la France aura un effet considérable sur le déficit et l'endettement publics en 2009 et au cours des années ultérieures.

 

Les constats clés : Un déficit essentiellement structurel et une dette en forte hausse.

Les dépenses publiques en valeur ont crû de 3,6 % en 2008.

Si on les déflate, comme de coutume, par l'indice moyen des prix à la consommation hors tabac, leur croissance en volume ressort à 0,8 %.

Elle apparaît donc sensiblement inférieure à la tendance de 2,3 % par an observée sur la période 1998-2007 et légèrement plus faible que l'objectif associé à la loi de programmation des finances publiques pour la période 2008-2012 (1,0 % par an).

 

Par ailleurs, la croissance des dépenses en valeur a été plus forte que prévu lors du dépôt du PLF pour 2008 (3,6 % contre 3,0 %) : une seule conclusion s'impose les énarques ne savent décidément mieux compter que les « prévisionnistes » (qui eux se plantent tout le temps de leur côté).

 

La dette publique est un critère déterminant pour apprécier la situation des finances publiques, notamment par comparaison avec les autres pays.

Au sens du traité de Maastricht, la dette brute a progressé de 10 %, passant de 1.209 Md€ fin 2007 (63,8 % du PIB) à 1.327 Md€ fin 2008 (68,1 % du PIB), soit 20.600 € par habitant et 47.400 € par actif !

 

La charge d'intérêts a représenté 850 € par habitant et 1.950 € par actif.

Elle dépasse les crédits des missions « défense » et « sécurité » (53 Md€) ou le produit de l'impôt sur le revenu (52 Md€).

Rapporté au PIB (2,8 %), son poids s'accroît depuis 2007, après plusieurs années de baisse due à l'évolution favorable des taux d'intérêt.

Le financement des charges d'intérêts de la dette publique, et même au-delà, est entièrement assuré par un endettement supplémentaire ce qui est vraiment très inquiétant : on fait de la cavalerie et toujours à des niveaux plus forts !

 

En 2008, pour la première fois depuis la création de la zone euro, la dette française est devenue plus importante, en points de PIB, que la dette allemande.

La France est devenue, l'an dernier, derrière l'Italie, la Grèce et la Belgique, le 4ème État le plus endetté, en pourcentage du PIB, de la zone euro et, après la Hongrie, le 5ème de l'Union européenne.

Elle était, en 2004, à la huitième place de la zone euro et de l'Union.

 

La Suède a conservé en 2008 un niveau de dépenses publiques légèrement supérieur au niveau français (53,1 % de PIB) mais elle a enregistré, parallèlement, un niveau de recettes publiques suffisant pour faire apparaître, et pour le cinquième exercice consécutif malgré une croissance légèrement négative (- 0,2 %), un solde excédentaire (2,5 % de PIB) en 2008 !

Ce qui reste très éloigné du cas français.

Du coup, au royaume de la social-démocratie, la dette publique est ainsi revenue de 52,6 à 38,0 points de PIB de 2002 à 2008 !

Mais oui !

 

Quant à la France, dans le même temps, la situation dégradée des finances publiques fin 2008 résultait principalement de l'incapacité quasi-constante de notre pays, et depuis de très nombreuses années, à rééquilibrer ses comptes publics, à réduire le poids des dépenses publiques, contrairement aux autres pays européens.

 

Les comptes des collectivités locales - notre millefeuille administratif - le total des dépenses s'est accru en 2008 de 2,8 %, contre 6,9 % en 2007.

La rupture est nette au regard de toute la période précédente : de 2002 à 2007, les dépenses avaient augmenté en moyenne annuelle de 6,4 %, soit sensiblement plus vite que le PIB.

D'après la Cour, cette décélération n'est pas due au ralentissement des transferts de charges de l'État vers les collectivités locales qui se sont poursuivis en 2008 en application de « l'acte II de la décentralisation » : Elle traduit seulement l'inversion très sensible des dépenses d'investissement ; après avoir progressé de 8,8 % en moyenne annuelle de 2002 à 2007, elles ont diminué de 3,2 % en 2008.

 

Pourtant, la Cour estime que les recettes de fonctionnement des collectivités locales sont restées « dynamiques », notamment quant à leurs prélèvements obligatoires.

Les impôts directs ont augmenté (+ 4,3 %) plus vite que le PIB et davantage.

Quels piètres gestionnaires.

 

Un effet de ciseau particulièrement fort dans les départements est apparu depuis.

L'écart des taux de croissance entre recettes et dépenses de fonctionnement y a augmenté de 2,1 points en 2007 et 3,0 en 2008.

Les dépenses de personnel qui avaient augmenté de près de 50 % de 2002 à 2006, croissent de 17,8 % en 2007 et de 19,1 % en 2008.

Le produit des impôts indirects, qui avait presque triplé de 2002 à 2007, ne s'accroît que de 3,9 % en 2008.

 

En 2009 l'État perdra plus de 25 Md€ de recettes fiscales en 2009 par rapport à 2008, dont une dizaine en raison des mesures de relance, en principe temporaires. Ses dépenses croîtront fortement, du fait du plan de relance mais aussi d'une progression de 1,2 % en volume des crédits affectés aux autres dépenses.

Celles-ci peuvent encore rester dans la limite des crédits votés, sous réserve d'un effort de redéploiement important, mais avec la perspective que l'État ne parvienne pas à réduire le montant des dépenses exigibles et impayées en fin d'année.

Le déficit budgétaire dépassera 120 Md€ et l'augmentation de la dette financière pourrait être supérieure à 100 Md€.

 

L'ensemble des éléments ci-dessus amènent la Cour à conclure que le déficit global des administrations publiques devrait dépasser 140 Md€, soit plus de 7,0 % du PIB, en 2009 avec une baisse du PIB de 3,0 %.

La crise et le plan de relance n'en expliqueraient qu'environ la moitié, le reste étant de nature structurelle, avec un déficit structurel tendant à légèrement s'aggraver.

Malgré un plan de relance moins important, le déficit français resterait supérieur à la moyenne des autres pays européens, car notre pays part d'une position beaucoup plus défavorable.

 

La perspective d'une réduction sensible du déficit et de la dette à l'horizon de 2012 n'est pas réaliste à défaut d'un effort majeur de redressement, d'après la Cour des comptes.

Même si la croissance de l'activité redevenait supérieure à 2,0 % par an à partir de 2011, comme le suppose la programmation des finances publiques, la croissance des recettes pourrait rester durablement faible.

En outre, faute de nouvelles mesures d'économie, le ralentissement des dépenses sera insuffisant.

Le déficit public risque alors d'être encore supérieur à 6,0 % du PIB en 2012 et la dette approcherait alors 90 % du PIB, sans même compter les emprunts de la SFEF.

Les charges d'intérêt devraient être supérieures de 20 Md€ à leur montant de 2008, soit l'équivalent de deux points de CSG.

Chaque actif paierait alors 2.700 € de charges d'intérêt par an, soit 750 € de plus qu'en 2008.

 

Compte tenu du niveau qui sera atteint par la dette et par le déficit primaire en 2009, l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle.

Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part disproportionnée des ressources publiques (toutes les recettes de TVA pourraient finalement y être consacrées) ; un risque pèserait sur la signature de l'État, avec la perspective de charges d'intérêt encore plus fortes (une hausse d'un point du taux d'intérêt sur la dette publique coûte à terme 14 Md€, soit plus que le produit de la taxe d'habitation).

 

Le succès de la politique de relance pourrait enfin être remis en cause.

Il serait peu prudent d'attendre que des remèdes comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation, qui ne se décrètent pas et qui, pour la seconde, a de multiples effets pervers, exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ses comptes publics.

Si le creusement des déficits publics est inévitable en phase de récession, leur résorption à moyen terme est indispensable.

Pour maintenir la confiance des ménages et des investisseurs dans la signature de l'État, il faut donc démontrer rapidement que la France n'est pas engagée dans un processus d'alourdissement continu de sa dette publique.

Plus la réduction de l'endettement sera retardée, plus elle sera douloureuse et difficile.

 

Comme le montrent les exemples étrangers, l'effort de redressement doit d'abord porter sur les dépenses. De nouvelles réformes doivent donc être entreprises sans délai : la réduction progressive des effectifs de l'État, bien engagée maintenant, doit être poursuivie et ne plus négliger le champ des opérateurs.

De même, il sera nécessaire, tout en tenant compte de leurs spécificités, d'amener la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, à dégager également des gains substantiels de productivité.

Les dépenses locales ne sauraient échapper à l'effort général d'assainissement.

Au-delà des économies qui pourraient résulter de la maîtrise des effectifs de la fonction publique territoriale, la révision des interventions facultatives et une meilleure gestion de l'intercommunalité sont des chantiers prioritaires.

 

Compte tenu de l'ampleur des réformes à mener et des délais nécessaires à leur plein effet, il est indispensable d'engager leur préparation dès maintenant, afin d'éviter le maintien, à la fin de la crise, d'un déficit trop important entraînant une dérive dangereuse de la dette, et d'envoyer rapidement des signaux en ce sens aux marchés, aux entreprises, mais aussi à l'ensemble des Français.

 

 

Ce rapport est très bien fait, mais qui aura le courage de l'appliquer ?

Faut -il attendre la faillite (douloureuse excuse avec le concours de FMI) pour commencer enfin à bouger ? »

 

Nota de I² : Mon Ami, je me suis penché sur ledit rapport le week-end dernier !

J'y ai lu à peu près la même chose que toi et ai été frappé par un tableau expliquant la dette à l'horizon 2050 ! (Je serai mort, toi peut-être aussi, mais je pense à mes gosses et aux gosses de mes gosses).

2050, ce n'est pas si loin et il est possible que la dette publique atteigne alors 350 % du PIB...

Trois années et demie de création de valeur.

Pire que l'Argentine dans ses meilleures années « Peronesques »

 

Je reste effaré : je présenterai des comptes de la sorte à mes banquiers, mon CAC aurait déjà ouvert une procédure d'alerte ou donné sa dém', les vautours planerait déjà au-dessus de la dépouille de la boutique et on en serait à couper les vivres et demander au personnel féminin de faire le trottoir !

Mais là, on parle d'une Nation, d'un des piliers de l'Europe naissante et toujours en construction...

 

Voilà ce que c'est que de vivre la tête à l'envers, de rester aveugle aux réalités, de trahir ses promesses et de faire l'inverse de ce que commande le bon sens !

Magistral démonstration de la Cour : Et pourtant, je trouve le ton d'une neutralité absolue, sans même la moindre trace d'un jugement de valeur !

Juste des faits.

Des faits et des chiffres.

 

Décidément, le pire risque d'être encore devant nous, l'Ami.

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M
Cherche pas : c'est encore un inégnieur informaticien qui n'y connaît rien qui a pondu l'alogarythme !
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L
Un peu nul...Un blog rank qui évolue toujours entre 75 et 80 sur 100 en semaine et qui redescend à 65 70 les week-ends.Curieux cette affaire-là !
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M
Ah bé quand même !Pas mal pour "un petit blog sans intérêt" comme tu aime à le prétendre !
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L
... Comme ça, Momo pourra vérifier que ni VCRM, ni DD, ni moi-même ne trichons !Merci Inco !
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T
Le rapport est là pour un accès direct  :http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RSFPE/RSPFP2.pdf
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