La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Les Pluriels méconnus !
Vous croyez tout connaître du « gaulois-natif-révisé-Mazarin » ?
Que nenni : La preuve !
Quel est le pluriel de :
Un rat ? Des goûts !
Un cas ? Des colles !
Un pont ? Des râbles !
Un flagrant ? Des lits !
Une voiture ? Des mares !
Un évier ? Des bouchers !
Un scout ? Des brouillards !
Un bond ? Des buts !
Une dent ? Des chaussées !
Un air ? Des confits !
Un beau ? Des cors !
Un mur ? Des crépis !
Un vrai ? Des dalles !
Un valet ? Des curies !
Une passagère ? Des faïences !
Un drogué ? Des foncés !
Une jolie ? Des gaines !
Un crâne ? Des garnis !
Un frigo ? Des givrés !
Une moue ? Des goûters !
Un brusque ? Des luges !
Un ministre ? Des missionnaires !
Une grosse ? Des panses !
Un propos ? Des placés !
Une cinglante ? Des routes !
Un fâcheux ? Des agréments !
Un patron ? Des spots !
Un délicieux ? Des cerfs !
Une bande ? Des cinés !
Un sirop ? Des râbles !
Un argent ? Des tournées !
Mais la meilleure, ça reste une bière ?
Des haltères, voyons !
De quoi en danser comme un ballot !
Et je rie à voir de belles dames mettre le nez dans la ferme !
À propos (ça n'a donc rien à voir), vous avez aimé les « maths » ?
À leurs mille bottes :
Savez-vous comment les mathématiciens le font, d'après Robert Lipshutz ?
Les théoriciens des nombres l'ont fait en premier.
Nous savons que les analystes réels le font continûment,
Mais pour les spécialistes de théorie des ensembles, ce n'est qu'une hypothèse.
Les analystes complexes le font entièrement mais avec conformisme.
Les algébristes le font avec détermination et sans discrimination.
Les topologistes le font ouvertement, mais compactement.
Les topologistes différentiels et algébriques le font avec variété.
Les spécialistes de combinatoire le font discrètement.
Les statisticiens font des tests avant.
Les probabilistes le font soit presque toujours, soit presque jamais.
Les théoriciens de la mesure le font presque partout.
Les logiciens le font avec consistance.
Les géomètres le font au foyer mais avec courbure et torsion.
Nous savons à 10 - 5 près que les analystes numériques le font aussi.
Les théoriciens des groupes le font simplement et fidèlement.
Les théoriciens des anneaux le font avec intégrité.
Les théoriciens des corps le font en inversé.
Les spécialistes de programmation linéaire maximisent la performance et minimisent les efforts.
Markov le faisait avec des chaînes.
Emmy Noether le faisait en anneau,
Tandis que Bernoulli le faisait en spirale, en huit ou en tourbillon.
Laplace et Gauss le faisaient normalement.
Cauchy le faisait complètement,
Tandis que Fermat le faisait dans la marge.
On pense que Riemann et Goldbach l'ont fait, mais on n'arrive pas à le prouver.
De quoi s'agit-il (*) ?
Méthodes politiques les plus connues ou comment démontrer un théorème ?
Voici les différentes méthodes existantes :
1 - Démonstration par l'évidence : « La démonstration est triviale » ; « Immédiate à partir des définitions » ; « On obtient sans peine que » ; « On voit que... ».
Très courue !
2 - Démonstration par la confiance : « Vous n'avez qu'à essayer, vous verrez, ça marche ».
Variante : « Je l'ai démontré hier chez moi, aucune difficulté. »
Ça, c'est du « Momo appliqué »
3 - Démonstration par consensus : « Tous ceux qui sont d'accord lèvent la main ».
Variante encore plus efficace : « Tous ceux qui ne sont pas d'accord lèvent la main. »
Désir d'avenirs compris...
4 - Démonstration par commodité dénommée « nos désirs sont des réalités » : « Ce serait si beau si c'était vrai, donc... »
Redoutablement dangereuse.
5 - Démonstration par nécessité : « Ça doit être vrai, sinon toutes les mathématiques s'effondreraient. » Variante : « Le cas contraire contredirait un résultat bien connu qui ne peut pas être faux. »
Peu de travail est nécessaire pour en tirer une bonne vieille preuve par l'absurde.
Le monde s'effondre souvent devant l'absurde des démonstrations in petto, et pourtant, nous sommes toujours là à les écouter se la péter !
6 - Démonstration par plausibilité : « Ça a l'air bon, donc ça doit être vrai. »
Très utilisé pour évaluer le résultat d'un long calcul, surtout chez les élites énarqueuses !
Pourtant à ne pas en abuser...
7 - Démonstration par intimidation : « Ne soyez pas stupide ! Bien sûr que c'est vrai. »
Variantes du débutant : « Même un débutant sait ça ! »
« Vous l'avez vu en sixième ».
En usage constant dans les discours syndicaux...
Variante du devoir pour demain pour les collégiens : « Ceux qui en doutent encore feront la démonstration pour demain sur une feuille qu'ils me rendront. »
Variante du tableau : « Si quelqu'un a des doutes, qu'il passe au tableau le démontrer. »
8 - Démonstration par manque de temps : « Il ne me reste pas assez de temps, vous ferez la démonstration vous-même. »
Botte en touche suspecte...
9 - Démonstration par complexité : « La démonstration est trop compliquée pour être donnée ici. » Variantes : « Je ne peux pas vous le faire, car ça fait partie du programme de l'année prochaine. »
« J'ai fait le calcul en 1965, c'est assez pénible, je n'ai pas envie de le refaire. »
Ça c'est moi sur la question de retraites de la semaine dernière (cf. commentaires).
10 - Démonstration par accident : « Tiens, tiens, qu'avons-nous là ?... »
En fait, tout était calculé par avance pour obtenir le résultat prétendument inattendu.
11 - Démonstration par la définition dite méthode du postulat d'Euclide : « On le définit comme vrai. » En abuser risque de diminuer l'intérêt de votre discours.
12 - Démonstration par la tautologie : « C'est vrai, parce que c'est vrai. »
Risque de vous faire perdre du crédit rapidement : mieux vaut utiliser une des autres méthodes.
13 - Démonstration par référence : « Comme c'est établi à la page 289 du rapport de la Cour des comptes dans ses annexes... »
Là encore, si vous en abusez, vous viderez votre cours de sa substance !
14 - Démonstration par perte de référence : « Je sais que j'ai vu la démonstration quelque part. Je m'en souviens très bien » !
Même si c'est du bluff, préférez la méthode précédente.
Notez que dans une variante que j'utilisais dans mes devoirs de droit, je faisais le coup du : « Comme l'a rapporté le grand Savatier dans son ouvrage (Théorie des nombres premiers appliquée au fractales conjuguées dans l'ancien régime, page 328, réédition 1973 chez LeCafard) en laissant tomber sa gomme sur son plan : Ce jeune homme a une mine piteuse !
Mais on peut aussi se poser la questions de la portée de cette assertion appliquée à l'arrêt (req. n° 65816) de la section du contentieux cité par ailleurs »
15 - Démonstration par manque d'intérêt : « Y a-t-il quelqu'un qui souhaite vraiment voir la démonstration ? »
Variante en combinant avec la démonstration par complexité : « La démonstration est longue et pénible. Est-ce que je la fais ? »
Variante dite du « calcul merdique » : « En général, quand je me lance dans ce calcul, je me plante. On y va ? »
16 - Démonstration par obstination : « Vous pouvez croire ce que vous voulez, moi je vous dis que c'est vrai. »
Variante du contre-exemple : « Trouvez-moi un contre-exemple, en attendant je considère que c'est vrai. »
Contraire à la déontologie la charge de la preuve ne serait pas à celui qui affirme.
17 - Démonstration par analogie : « C'est la même chose que... » ; « Il suffit de s'inspirer de... » ; « On procède comme pour... »
Moyen très efficace d'obtenir des résultats faux : le procédé a coûté cher à de nombreux mathématiciens, logiciens mais aucun énarque, puisque c'est l'État qui paye les « fautes de service » avec vos impôts (cf. Les affaires à « Nanar le flambeur », par exemple) !
18 - Démonstration par autorité : « Bling-bling l'a dit. »
Variante dite de l'ascenseur : « J'ai rencontré « bling-bling » dans l'ascenseur tout à l'heure, et il est d'accord. »
19 - Démonstration par renvoi multiple : « On conclut en combinant les lemmes 1, 3, 8 et 15 avec le théorème 12, puis en utilisant les propositions 7, 9 et 21. »
À s'y perdre...
20 - Démonstration par appel à l'opinion publique : « Si c'était vrai ça se saurait, donc c'est faux ! »
Contrairement aux apparences, ce procédé marche bien, car les résultats simples qui n'ont pas été démontrés sont généralement faux.
Des critiques ? Essore ça vite et bien !
(*) Je n'en sais rien moi-même : je n'ai pas tout compris !
Et vous non plus ?
Bon alors ?