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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Partage de la valeur ajoutée (suite)

 

 

Explications techniques...

 

L'autre fois, je m'énervais tout seul comme un grand à propos du « partage de la valeur » ajoutée des entreprises et les dires délirants de « Bling-bling » sur le sujet.

En tentant de vous démontrer, avec l'aide de trois graphiques tirés de ma base personnelle de « données inutiles », que globalement, la part revenant aux salariés comme fruits de leur travail laborieux dans la « redistribution » de la « Valeur Ajoutée » créée était de l'ordre de 67 % de la fin des années 60 au premier choc pétrolier.

Pour connaître un « à-coup » dans les années « mauroytesques » et finir par se stabiliser depuis la fin des années 80, toute honte bue quant au passage des 35 heures, autour de 67 %

Soit un peu plus des 2/3.

 

Vous aurez noté avec moi au passage qu'on est assez loin des « trois tiers » (Salaires, investissements, dividendes) voulus par l'immense économiste qu'est « Bling-bling », tout juste le double, mais passons...

Peut-être ne voulait-il parler que du dernier tiers à repartager en trois.

Passons aussi sur le fait que l'impôt direct, le célèbre 4ème tiers oublié de tous mais qui fait la différence, est passé de 5 % de la VA en 1972 à plus de 10 % en 2007.

Un doublement, rien de moins !

Encore, ne compte-t-on pas la TVA, traitée très justement en compte de tiers chez les industrieux et commerçants (puisqu'ils encaissent la TVA pour le compte du Trésor auprès des consommateurs finaux, non assujettis, via les déductions entre assujettis) : cet impôt-là n'est pas une charge au sens comptable du terme.

 

Notez à l'occasion que, justement, comme c'est le « non assujetti » de consommateur qui ne peut pas la récupérer ni l'imputer sur quoique ce soit (hormis les ultra-marins et les communes), c'est donc justement eux qui la supportent financièrement et entièrement.

19,6 % de 67 % de toute Valeur Ajoutée produite et vendue, ça nous donne plus 13 % de la VA et près de 45 % des recettes d'État, comme par hasard, puisque justement, sur tous les autres coûts d'une entreprise, a priori elle la récupère (sauf les intérêts financiers payés).

 

Comment est-on passé d'un équilibre « pompidolien » à un équilibre « chiraquien » ?

Eh bien en rognant sur les dividendes, pardi !

Plus compliqué que ça, bien sûr.

Il a d'abord fallu créer plus de « Valeur ajoutée » et pour cela, investir !

Du coup, on se retrouve avec une envolée fabuleuse des « capitaux propres », qui ne sont qu'un petit bout des « capitaux permanents » (le reste étant de l'emprunt à long et moyen terme).

 

Comme le montre le graphique dégoté par « Momo » (et transmis par courriel), tiré de ses promenades sur les sites internet de « l'In-sait » et compagnie, de 1981 à 2006, on est ainsi passé de 150 milliards d'euros de capitaux propres à plus de 1.800 milliards (échelle de droite) !

 

 

12 fois plus, soit près de 10,5 %/an tous les ans pendant 25 ans en moyenne...

Avec un gros accident de parcours entre 97 et 99, bulle spéculative des NTIC obligeant à ce passage des célèbres « créations destructrices » chères à Schumpeter dites aussi « destructions de valeur », un peu comme la crise des « subprimes » dits « actifs toxiques » et le passage effectif aux 35 heures...

 

Alors que pendant la même période, comme nous l'affirmions, d'environ 15 millions d'euros de distribution de dividendes par an, on sort un poussif 70 millions/an soit juste un peu plus que 6,3 % l'an de croissance.

Bien évidement, quand on croise les deux indices, ça donne bien le tableau ci-après (que vous connaissez déjà)...

 

 

Avec une nette tendance à la baisse dès le début des années 90 et une stabilisation autour de 3 à 4 % de rendement depuis lors.

Faut dire qu'en deçà, le livret A, les assurances-vie assises sur des Bons & Obligations Assimilés du Trésor (BOAT), le risque de perte en moins, est nettement plus reposant pour l'épargnant.

Et on comprend bien que pour un particulier, se traîner du Robien aménagé ou du Borloo deuxième génération en location immobilière nue, ce n'est pas le panard avec tout juste un peu moins de rendement brut.

Car il faut déduire de tout ça l'impôt sur le revenu, voire sur la fortune et autre patrimoine qui divise, au pire, par 2 les rendements faciaux (par rien chez des types comme moi qui éludent légalement et intelligemment toutes formes d'impôt autres que la TIPP - mais j'y réfléchis et cherche le moyen d'importer ou de monter un moteur Minato dans mon salon et dans mon « tas de boue sur roulettes » - la taxe sur les tabacs et alcools) !

 

Bref, nous avions donc bien raison de tenir les propos que nous tenions.

1 - Plus l'impôt est lourd dans une économie, moins celle-ci est performante ;

2 - Moins elle est performante, plus l'impôt devient lourd ;

3 - Tant que nous ne redonnerons pas, par notre fiscalité entre autre, l'envie de « performer » sur toute une vie, nous ne sortirons jamais de la spirale de la médiocrité (des déficits et de l'endettement publics) !

 

Il suffisait, pour s'en convaincre, de jeter un œil sur le troisième tableau (que vous connaissiez également) :

 

 

Il est quand même anormal que de 1990 à 2008, notre indice de productivité par heure ouvrée ne progresse que de 25 % là où nos partenaires tournent entre 32 et 43 %...

Soit systématiquement au moins 5 ans de retard les doigts dans le nez !
D'autant que nous avions déjà du retard depuis le début des années 80 (ce qui masque notre « effondrement » de capacité à « performer » au boulot).

Tout ceci n'est que réflexion de « bon sens », nullement dogmatique.

 

Par contre, je la ramène une fois de plus pour déplorer la « très grande insuffisance » de nos élites à persister à ne pas voir ce qui saute aux yeux (la faute à leur piètre formation « éliteuse » avais-je cru pouvoir affirmer).

Nos « élites élitistes » n'en apparaissent que plus autistes tous les jours, s'enfermant dans des schémas tout mâchés, même quand ils sont contredits de plein fouet par les réalités.

J'avoue que je ne comprends pas très bien ce qui se passe dans leurs neurones intriqués collectivement pour rester aveugles comme ils se vautrent à le laisser paraître.

 

Franchement, je suis très inquiet de cette « acculture économique basique » généralisée : ça ne présage rien de bon quand il faudra faire face à l'écroulement mondialisé des économies nationales.

On a tout faux depuis, globalement, 2004 voire 2002, mais on continue quand même à ne même pas l'imaginer.

Vivement demain qu'on en arrive à ne plus payer les salaires qu'à hauteur d'un tiers de la valeur ajoutée créée, le reste allant aux rentiers du « Das Groß Kapital » et le dernier à son auto-entretien par l'auto-investissement, selon les bons vœux de « Bling-bling » ?

Et pourquoi pas 4 quarts en comptant l'État(*) ?

 

Il y a vraiment des « claques » qui se perdent, trouve-je...

 

 

(*) C'est d'ailleurs l'objectif de ma mandature prochaine, de « quand je serai votre Président » :

 

Sur 100 de PIB, hors dépenses publiques, 16,66 doivent revenir à l'entretient et au renouvellement des investissements (y compris publics), 16,66 au fonctionnement de l'État et de ses démembrements, 16,66 aux « vieux et aux jeunes » via les retraites & solidarité et la scolarité/formation, et 50 % aux revenus d'activité de ceux qui bossent et entreprennent.

Ce qui nous donne bien un « bouclier fiscal » à 50 % toutes taxes et impôts divers, y compris droit de douane (à chacun de tenir sa comptabilité personnelle pour en justifier), excepté pour la « CSMP » (qui a le double objectif de redonner de la marge et des marchés aux entreprises intra-hexagonales [ou intra-européennes] et du « jus » aux régimes sociaux jusqu'à disparaître au fil du temps, dans le schéma idéal...).

 

Sur ces 50 restant, à chacun de bien vouloir « penser revenus d'inactivité » (maladie, accident, chômage, invalidité, retraite) en se constituant comme chacun l'entend de quoi survivre (au lieu de s'obliger à jeter l'argent par les fenêtres en le confiant à autrui sans droit de regard effectif).

 

En « deuxième rideau », les 16,66 d'impôt de fonctionnement, plus la moitié des 16,66 au titre de l'investissement public, soit 25 % de prélèvements obligatoires correspondront au nouveau niveau du « bouclier fiscal » à atteindre en faisant monter en puissance le dispositif, à raison d'un abaissement de 5 point par an sur 6 ans (la première année étant consacrée à mettre en place le dispositif de « remontée » des taxes à la carcasse ou sur les huiles que nous mettons dans nos assiettes sans le savoir).

C'est un objectif et à l'intérieur, la représentation démocratique aura pleine liberté pour ficeler ce qu'elle veut comme dépenses, virant plus de « fonctionnement » pour moins « d'équipement », ou inversement comme ça lui chante chaque année.

 

Les 16,66 « vieux et jeunes » glisseront de l'assurance sociale vers l'État en qualité de « tiers mandaté », puis se déplaceront vers l'assurance tout court (ou l'investissement personnel) et le développement des formations, privées si ça chante au « gaulois », au détriment de l'école publique qui verra ses compétences élargies à la formation des adultes...

Après tout, de la crèche à polytechnique, ce ne sont pas les talents qui manquent pour former des citoyens responsables et honnêtes tout au long d'une vie !

 

Quant au 8,33 (La moitié des premiers 16,66 % cités) « d'investissements privés », eh bien ils assurent le remplacement et l'entretien du patrimoine à raison d'un renouvellement tous les 12 ans, plus la partie venant de l'épargne du quidam consacré à « penser à des revenus d'inactivité », le tout avec effet de levier positif en plus.

 

Et ces 50 % là reviennent tous les ans dans le PIB, mais en changeant d'affectation et de « décideurs » : Le poids de l'État sera réduit à 25 %, pour un PIB de 100 hors dépenses publiques, et non pas de 55 % comme actuellement.

Du coup, comme par magie, on aura non pas produit 100 de valeur marchande « privée », mais bien 125 en 5 ans, toutes choses égales par ailleurs, diluée sur 33 millions de foyers fiscaux et non plus entre les mains de quelques z'élites et leurs 5 millions de fonctionnaires et assimilés qui ont d'autres choses à faire de mieux pour le service public rendu au public qu'ils chérissent tant !

Avec un effet de levier de l'initiative privée, nettement plus apte à faire de l'enrichissement collectif que l'État dont ce n'est pas le rôle (et qui le fait mal en plus).

 

Du coup, Ami Aetius (et consorts) on aura les capacités de faire du « mieux » en matière de service public en diminuant paradoxalement les prélèvements obligatoires.

Car « Bling-bling » a raison sur ce point (il faut lui en rendre grâce) quand il affirme que : « S'il suffisait d'augmenter les impôts pour qu'il y ait de la justice sociale, depuis des années qu'on augmente les impôts, gauche et droite confondues, on devrait être le pays le plus juste du monde. »

Ce qui est loin d'être le cas, nous en sommes tous d'accord !

 

Il suffit de suivre les cortèges qui défilent dans les rues pour s'en convaincre définitivement.

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I
Le meilleur moyen d'aller vite, c'est encore de laisser faire, que l'ensemble se casse la gueule au plus vite !
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C
Vu notre maigre pécule,Vu l'allure où ils le dépensent avant même qu'on ne le leur paye,Je ne suis pas sûre qu'on tiendra jusqu'en 2017.Faudrait peut-être un peu te remuer d'ici là !Avant que ça ne devienne si urgent que ça : Après, il sera trop tard, tu sais InfrEE !
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I
Ouais mais à raison de cartons de 12 toutes les semaines, je ne bois pas tout ça !Donc j'en mets partout sous le lit et plein les placards et les armoires...Sauf celles à boire : elles chambrent dans l'aquarium !
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M
Tant que ça ?Je croyais que tu n'avais pas de place dans ton boui-boui parigot !
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I
Attends, je vais faire l'inventaire dans la mienne... Y'a bien plus de 3.000 bouteilles... De quoi tenir, en effet !
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