La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Considérations assassines...
Le web en est plein, la presse nationale et internationale aussi : une vraie jubilation débridée !
(le New York Times, The Daily Telegraph, l'hebdomadaire américain Time pour n'en citer que quelques-uns)
On savait le « chef » hyperactif, vantard, familier, arrogant, même vu de l'étranger, mais alors là, du « G20 » au « G24 », il s'est véritablement surpassé.
The Guardian note qu'il « s'est débrouillé pour rabaisser « Baraque au Bas-mât », traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter Zapatero » dans la même tirade.
Il se plante lamentablement sur les « qualités » de Berlusconi à se faire réélire « trois fois » et même Barraso s'en prend pour son grade !
The Times se réjouit que c'est déjà la « fin de la courte lune de miel franco-américaine ».
El Pais rapporte le propos du chef de l'opposition (de droite) qui jubile en disant : « Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s'il a parfois raison. Zapatero est notre chef d'Etat, c'est comme ça, s'il est attaqué, nous devons le défendre ».
Bé pas dans mon univers à moi : quand je « chef » déraille, j'ai été formé à me mettre en travers !
C'est comme ça.
Mais par simple « légalisme » (je reste juriste de formation : foi est donnée de prime abord à « l'Autorité », tout le temps, toujours, partout et même la nuit...) si les services de l'Élysée nous expliquent qu'il ne s'est rien passé ce jour-là à travers un démenti bien senti, c'est que... il ne s'est rien passé !
Donc, mercredi dernier contrairement à ce qu'affirme « Libé », ni Mariton, ni Emmanuelli, ni Brard, ni Chevènement, ni Perruchot, ni Migaud, ni Arthuis, Ni Marini, ni de Rugy, ni 13 autres sénateurs et députés ne se sont réunis rue du Faubourg Saint-honoré autour de « Bling-bling » pour « réfléchir sur la crise financière internationale ».
Comme en atteste depuis le week-end certains des « non-participants »...
Z'ont même pas mangé les tomates à la mozzarella concoctées avec amour par les miterons des sous-sols, ni dégusté la petite mousse aux éclats de fruits et de chocolat au dessert, enviant la compote de pomme du chef !
Z'ont pas discuté des régulations du capitalisme ni encore moins des paradis fiscaux.
Personne n'a dit, c'est « du Nicolas Sarkozy à 200 %, c'est-à-dire étrangement proche de sa propre caricature. On était en petit comité mais il parlait comme à la télé ou à un meeting de l'UMP ! »
« Bling-bling » n'a donc pas dit que Au bas-Mât « est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n'a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n'a pas de position » !
Il n'a pas assuré qu'il « n'est pas toujours au niveau de décision et d'efficience »...
Il n'a pas rapporté lui avoir dit : « Je crois que tu n'as pas bien compris ce qu'on a fait sur le CO2. Tu as fait un discours, il va falloir des actes. »
Ni de rajouter que : « Le pack énergie-climat que j'ai fait adopter sous la présidence française (de l'Union européenne) prévoit en 2020 une baisse de 20 % des rejets de 1990. Nous, en Europe, il y a des sanctions contre les Etats et les entreprises. Lui, il s'engage seulement à revenir au niveau de 1990 et il n'y a pas de sanction ».
C'est démenti, donc ça n'existe pas !
Naturellement, « Bling-bling » n'a aucunement affirmé que José Manuel Barroso, le président de la commission européenne, était « totalement absent du G20 ».
Ce que chacun aura pu constater.
Ni que parlant d'Angela Merkel « Quand elle s'est rendue compte de l'état de ses banques et de son industrie automobile, elle n'a pas eu d'autre choix que de se rallier à ma position ».
Il n'a pas parlé de Zapatero pour dire que : « Il n'est peut-être pas très intelligent. Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle », faisant une allusion déguisée à « Tonton Yoyo »...
D'ailleurs, ce serait une erreur de considérer cet homme-là comme intelligent : il est juste dogmatique à souhait à en être psychorigide, à n'en rien comprendre à la politique politicienne de « Gauloisie » en laissant sa « majorité plurielle » lui couper la branche du second tour sous les pieds, assurant une élection d'empereur centre-africain au « Chi » (qui lui-même avait fait l'ânerie de « dissoudre à froid » 5 ans plus tôt...) !
Comme quoi, celui qui gagne en politique, c'est celui qui fait le moins de konneries...
« Bling-bling » dans sa tête à lui n'en a pas rajouté en affirmant que : « D'ailleurs, dans ma carrière politique, j'ai souvent battu des gens dont on disait qu'ils étaient plus intelligents et avaient fait plus d'études que moi » en pensant très fort à « Vil-Pain ».
C'est dommage, parce que Bac + 4 à Nanterre, ils ne faisaient pas comme à Villetaneuse jusqu'à licencier en droit un cheval !
Eux, ils ont même donné son diplôme de sociologie, même sans faire passer d'examen, à « Conne Benne dites »...
Il n'a pas dit non plus que : « L'important dans la démocratie, c'est d'être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois », puisque celui-là ne l'a été que deux fois, enfin voyons !
Il n'a jamais été question d'autocongratulation, puisque ça n'a pas existé, genre : « Le gouvernement espagnol vient d'annoncer la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Et vous savez qui ils ont cité en exemple ? »
Il n'a pas plus promis de proposer de « créer un véhicule pour mutualiser les actifs pourris des établissements bancaires », afin de ne pas refaire comme naguère avec le Crédit lyonnais une bad bank chargée d'écouler les actifs douteux.
Ni « d'exiger de la Commission européenne que les banques aidées ou nationalisées cèdent des actifs, comme j'ai été obligé de le faire quand j'ai acheté 22 % du capital d'Alstom ».
Bien entendu, il n'a pas « mouché » Emmanuelli (qui n'était déjà pas là) quand « Bling-bling » n'aurait pas affirmé : « Il y a eu des excès, mais il faut la faire repartir » et que son interlocuteur aurait répondu « ça se discute ».
Donc, jamais personne n'a entendu loa répilique : « Henri, toi qui as été banquier, tu le sais très bien. La titrisation a permis le développement du monde depuis vingt ans ».
D'abord parce que justement, la titrisation ne concoure pas au développement du monde, il n'y a que le travail des hommes fournissant biens et services sur un marché solvable qui peut l'enrichir, mais permet juste une rotation plus rapide de la monnaie et donc des effets de leviers plus importants.
Bien qu'en même temps, ça puisse aussi permettre de diluer l'insolvabilité des uns ou des autres à travers la circulation rapide des « actifs toxiques »...
Un vaste de jeu de « mistigri » !
Un festival de « moi je » qui n'a jamais existé pour avoir été démenti officiellement par les services de l'Élysée...
Dommage : ç'aurait pu être rigolo, finalement, de voir ainsi « le futur maire de Neuilly* » faire son numéro !
La seule chose qui reste drôle, c'est qu'on reconnaît un « Chef » à la façon dont il s'entoure.
Tous les « chefs », même les plus humbles...
« Bling-bling » serait entouré de « cafeteurs » et autres « m'as-tu-vu » !
Rien de bien nouveau...
* C'est une anecdote rapportée par ma Môman personnelle d'il y a bien au moins 2 décennies.
Elle bossait pour gagner sa croûte - et que je puisse continuer à taper dans le frigo même en pleine nuit - chez un ex-grand, d'avant la « gôche au pouvoir ».
Mister « Bling-bling » vient d'hériter de sa grand'mère et veut faire quelques placements juteux, type « rive-droite ».
Son « Boss » lui amène « une relation familiale de mon grand ami Achille » (Peretti, le « cousin » pseudo barbouzard ajaccien) et le jeune freluquet de « beau'neveu » enjoint à ma Môman préférée de se lever pour l'accueillir avec ce mot resté célèbre dans la famille : « Madame, on se lève devant le futur maire de Neuilly » !
Ce que fit ma « Môman » en lui tendant avec condescendance la main portée droite à bout de bras, à l'horizontal au niveau de ses épaules à elle, dans la direction du visiteur.
Alors, « Bling-bling », vexé par sa propre petite taille, devant lever haut sa main droite pour achopper celle de ma « Môman adulée », s'est enfoncé dans le fauteuil profond à en disparaître presque sous le niveau du bureau...
Ce jour-là, le « Boss » avait perdu un prospect et a dû sortir pour éclater de fou rire sans vexer personne !
Que c'en est resté comme d'un moment mémorable des deux côtés de l'atlantique (dès après 1981, puisque ce « Boss-là » s'est réfugié aux USA après avoir refourgué sa boutique à un banquier nationalisé, qui s'est planté depuis, puisqu'on continue à payer les dettes de l'époque...).