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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Lettre ouverte aux dirigeants du G20.

 

 

Publiée en anglais dans l'édition mondiale du Financial Times le 24 mars 2009

 

« Mesdames, Messieurs,

Il vous reste moins d'un semestre pour éviter que la planète s'enfonce dans une crise dont elle mettra plus d'une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance (...).

Cette crise s'aggrave dangereusement. Si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n'êtes pas capables d'adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l'essentiel, et d'entamer leur mise en œuvre d'ici l'été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l'UE.

Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d'habitants de notre planète.

Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou une crise de plus d'une décennie !

(...) Jusqu'à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires.

Vous avez pensé qu'il suffisait d'ajouter de l'essence ou de l'huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu'il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation.

C'est un nouveau moteur qu'il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l'ensemble du système international (...).

(...) Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c'est-à-dire que s'ils ne sont pas mis en œuvre d'ici l'été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année (...).

1 - La clé de la crise, c'est la création d'une nouvelle devise internationale de référence !

Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l'après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence.

Le Dollar américain et l'économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d'être les piliers de l'ordre économique, financier et monétaire mondial.

Tant que ce problème stratégique n'est pas abordé directement, puis traité, la crise s'approfondira car il est au cœur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l'énergie, ... et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie.

Il est donc vital que cette question soit l'objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés.

 

La solution à ce problème est d'ailleurs bien connue : il s'agit de créer une devise de référence internationale (qu'on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l'Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des États pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1er Janvier 2010), le Rouble, le Real, ...

Et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d'Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ».

Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en œuvre au 1er Janvier 2010.

C'est votre seul moyen de reprendre l'initiative sur le temps de déroulement de la crise.

Et c'est le seul moyen de concrétiser la mise en œuvre d'une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au cœur de toute activité économique et financière (...).

Si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n'a pas commencé à être préparée d'ici l'été 2009, démontrant qu'il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l'été.

Et si certains Etats du G20 pensent qu'il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu'aujourd'hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial.

Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.

2 - Contrôlez l'ensemble des banques au plus vite !

Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion.

Il devrait être donc aisé de l'adopter. Il s'agit de mettre en place d'ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l'échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ».
Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut !


C'est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle ; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.

3 - Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !

Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable.

Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au cœur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse.


Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en œuvre tant que personne n'a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial.

Et il n'est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au cœur du chaos financier actuel.

(...)

Franck Biancheri - Président de « Newropeans »

 

Traduit de l'anglais par « DD »

 

I² : Nous voilà prévenus !

On ne peut pas encore dire qu'on passe à côté, puisqu'il nous faut attendre 4 mois, mais il semblerait qu'on prenne le chemin d'une crise de 10 ans.

 

Pas banal, les Amis...

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M
Obsédé du coconuts !
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I
Un grand coup de hache pour rien ?Je ne crois pas : c'est la guerre économique et au G20, ils ont décidé de faire passer à la caisse le dumping fiscal.Ils ne peuvent pas faire autrement.Mais dans certaines limites : si le principe est acquis, justement par le 20 plus riches qui y retrouveront leur intérêt, justement les pays concernés s'en tapent (sauf la Belgique, le Luxembourg, Andore et Monaco - mais on a oublié San-Marin, le Liechtenschtein et quelques autre, notamment les ulrta-marins) : de toute façon Guernesey et Cie des Bermudes, voire les Kerguelen ou les TAAF ont encore de longues vies oisives devant eux !Et je ne raconte pas Coconuts Islands...
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C
En tout cas, G 20 ou pas, tgout le monde plonge tranquillement dans la récession et les paradis fiscaux ne se sont jamais aussi bien portés !
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L
à suivre... D'ici quelques semaines de toute façon !
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M
Mais non Cindy : Ce sont juste mis d'accord pour ne pas bousculer trop fort le système afin de le conserver tel quel.<br /> <br /> La seule nouveauté, mais qui n'aura pas trop d'effet, c'est la lutte contre les paradis fiscaux pour faire rentrer un peu plus de frics dans les caisses de leurs Etats respectifs.<br /> Une piqûre dans une jambe de bois !<br /> <br /> N'ont pas encore compris qu'il y aura toujours des "paradis fiscaux" tant q'uil y aura des "enfers fiscaux" : tout est relatif !<br /> On trouve toujours plus verte l'herbe du voisin !<br /> <br /> Pour éviter ça, il faudrait que tous les impôts, dans le monde entier soient identiques en assiette et en taux.<br /> Or, ça n'est pas le cas et ne le sera jamais : regarde, rien qu'en matière d'harmonisation de taux de TVA juste en Europe, on en est encore assez loin après 13 ans d'effort (réforme de 96).<br /> <br /> @ Inco : Je suis assez d'accord avec toi !<br /> C'est parfaitement inutile et on aura recours à deux ou trois devises mondialoes, dont l'euro et le yuan chinois.<br /> <br /> Mes anglais n'espère même plus dans la Livre et le commonwealth !
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