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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Les « médias » bossent...

 

Le grand bruit se répand : la hausse des impôts serait « inévitable ».

 

Il faut donc persuader les Français qu'un nouveau tour de vis fiscal, surtout s'il vise « les plus riches », est nécessaire dans la conjoncture présente.

Certes « Bling-bling » affirme toujours ne pas avoir été élu pour augmenter les impôts.

Mais ceux-là même qui ont souhaité des plans de relance à base de dépenses publiques massives commencent à se récrier contre l'explosion des déficits publics.

En parfaite logique étatique et keynésienne, les voilà qui réclament, après la hausse des dépenses, celle des impôts, pour combler les déficits ainsi créés.

Voilà pourquoi, si le Président a confirmé à Saint Quentin sa volonté de ne pas augmenter les impôts pour rendre hommage au travail, au talent et à la réussite, il en augmente le nombre et demain les taux.

 

La machine médiatique et politique s'est déjà mise en route : Comment persuader les Français qu'ils n'échapperont pas à une hausse des impôts ?

Le processus est encore le même : « Le Monde » donne le ton, en lançant n'importe quelle idée « politiquement correcte », c'est-à-dire socialisante.

 

Aussitôt la machine médiatique se met en route. Les « grandes consciences » trouvent l'idée intéressante, quelques hommes politiques en mal de programme ramassent la première phrase qui traîne, et cela se termine, l'opinion ayant été préparée, par une décision politique : ce qui jusque-là aurait paru impensable devient d'abord acceptable, puis « inévitable ».

 

Le plan de relance par les investissements publics et les « mesures sociales » a fait exploser les déficits publics : pour s'en tenir aux chiffres officiels, près de 104 milliards en 2009 pour le budget de l'État, plus 18 milliards pour la Sécurité sociale : en tout, 5,6 % du PIB, comblés par des emprunts, donc par un nouvel endettement, la dette approchant maintenant les 80 % du PIB qui, de son côté, est plombé.

 

Et pourtant, depuis des années on a de cesse de mettre en garde contre ces déficits et cette dette, qui ruinent le crédit de la « Gauloisie failliteuse » et lèguent de façon immorale un triste héritage à nos gamins.

Mais les médias soufflent sur les braises !

« Le Monde » titre à la une : « Les déficits rendront inévitables une hausse de la pression fiscale ».

Le moment d'alarmer l'opinion publique contre une hausse des impôts est bien choisi : Bruxelles avait laissé entrevoir la possibilité d'une certaine décrue fiscale en autorisant les pays qui le veulent à baisser la TVA (jusqu'à 5 %) dans de nombreux secteurs : restauration, livres audio, services à forte main d'œuvre (coiffure, aide à domicile, rénovation de logement,...).

Mais les étatistes font bonne garde : pas question de desserrer la pression fiscale, c'est la hausse des impôts qu'on veut, pas la baisse.

 

Supprimer le bouclier fiscal ?

Monsieur Séguin (le bâfreur de pizza) prend les devants : « On ne peut exclure que l'aggravation quasi-généralisée des déficits conduise les Etats à augmenter les impôts ».

Pierre Méhaignerie, président UMP de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée, affirme dans « Les Echos » que « la CSG et la CRDS devaient sortir du bouclier fiscal », ce qui ferait de fait passer celui-ci de 50 % à 60 %, accroissant d'autant les impôts.

Ce même bouclier fiscal est attaqué par des députés, certains proposent de le supprimer et de créer une tranche plus élevée d'impôt sur le revenu.

P. Méhaignerie (mais « haine gne-rit » ?) est encore plus précis : « On pourrait augmenter le taux de l'impôt sur les revenus pour les personnes qui gagnent plus de 300.000 ou 400.000 euros par an ».

C'est d'ailleurs l'idée de l'administration « au-bas-mesque » !

D'autres propose une tranche à 45 %, voire 50 %, plus CSG.

La machine infernale est donc en route. On attend la suite. Il faut pourtant rappeler quelques vérités simples.

 

D'abord, le bouclier fiscal est une affaire de justice élémentaire : limiter les prélèvements à 50 %, c'est déjà énorme ; prendre plus de la moitié de ce que gagne légitimement quelqu'un c'est immoral.

La Cour Constitutionnelle allemande a même confirmé qu'au-delà, c'était anticonstitutionnel : il s'agit d'une grave atteinte à la propriété !
Et dans le programme de l'Ignoble Infreequentable, je vous rappelle, qu'il est question de diminuer la pression fiscale à 25 %, tout impôt confondu, y compris IS, en y incluant dans le mécanisme du bouclier fiscal, tous les indirects et droits de douane intérieur.
25 % des revenus serait réservés aux prélèvements sociaux, retraites incluses : le taux y est déjà de l'ordre de 26 : l'effort n'est pas immense.
C'est loin d'être stupide et c'est bien sur la part « finance de l'autorité publique » qu'il faut faire l'effort, au nom du futur !

 

Les « gaulois natifs et résidents » devraient pourtant savoir que la hausse des impôts n'est jamais que le plus sûr moyen de réduire la croissance économique, donc la matière imposable, donc les recettes fiscales : c'est ce que l'on appelle « l'effet Laffer », quelque chose de trop compliqué sans doute pour les neurones du commun des journalistes.


 

Et pourtant depuis le XVIIIème siècle, en plein ancien régime, on savait déjà : Voltaire, à la lecture des écrits de l'abbé Baudeau (un physiocrate), avait compris le bon sens des baisses d'impôts de Turgot. « Le vrai moyen d'enrichir le roi et l'État est de diminuer tous les impôts sur la consommation ; et le vrai moyen de tout perdre est de les augmenter ».

Vous savez comment ça s'est terminé, cette affaire-là : à la fin du siècle, le pouvoir absolu en perdait la tête !

 

On nous répondra qu'il s'agit d'augmenter l'impôt des plus riches. « Mais-haine-gne-rit » parle de « revenus qui dépassent l'entendement » (sans doute, donc ,« pas entendables »).

Il sait donc mieux que le marché (c'est-à-dire que nous tous) ce qui est juste ou pas.

Mais cela veut dire accroître l'impôt de ceux qui produisent le plus de richesses, qui créent le plus, qui entreprennent le plus, offrent le plus d'emplois marchand, qui distribuent le plus de revenus aux autres.
La belle affaire : cette idée de « redistribution » ne semble pas devoir ressortir de l'initiative privée pourtant créatrice de cette richesse, mais doit bien être « nationalisée » dans l'esprit du plus grand nombre !

 

Toute hausse d'impôt est contre-productive pour tout le monde, « riches » bien sûr, mais également ceux qu'ils font vivre tout autant que l'État et les régimes sociaux.


Dans le cas des plus riches, c'est tuer la croissance à la racine, c'est provoquer la fuite des capitaux vers des cieux plus propices, c'est façonner des délocalisations si critiquées par ailleurs, c'est appeler à la fuite des plus entreprenants : c'est pousser les capitaux à chercher des placements plus spéculatifs, ou moins productifs (« Voilà pourquoi les Anglais roulent en Rolls » disait-on quand l'Angleterre connaissait, avant Margaret Thatcher, un taux marginal d'imposition à 98 % sur les revenus de l'épargne).

 

Parmi ceux qui souhaitent une hausse des impôts, certains veulent étatiser l'économie : on augmente les dépenses, puis les impôts, et ainsi de suite, jusqu'au socialisme absolu d'État.

Ceux-là savent ce qu'ils font.

Hélas, leur emboîtent le pas ceux que Lénine appelait « les idiots utiles », qui ne comprennent absolument rien à l'économie ni encore moins à leur place dans ce vaste dispositif d'échange de richesse qu'est « l'économie ».

Ils ne comprennent pas que la seule issue à la crise est dans la réduction des dépenses publiques ; donc dans la réduction de la sphère de l'État.

Tout le reste (impôts en hausse, emprunts en hausse) n'est qu'illusion.

 

Turgot avait osé le dire à Louis XVI.
Celui-ci a préféré Necker et ses successeurs, et augmenter les impôts : l'économie française en a été ruinée jusqu'au deuxième empire.

 

Philibert.

 

I² : Depuis que je le dis sans être écouté, normal que je passe la parole à « mieux disant ».

Ras le bol à pester tout seul dans mon coin contre le Léviathan qui se repaît du sang et de la sueur de ses ouailles !

 

Merci pour ce « coup de pouce », Phil !

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M
Rêve pas trop quand même !
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L
En 2015, il sera encre capable d'emprunter à nouveau pour rembourser le premier emprunt...S'il est honnête, ça sera marqué dans son programme.Mais comme je ne suis pas sûr de son honnêteté...On verra bien ! 
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M
Y échappé, mais pour mieux y revenir... plus tard !Quand il faudra rembourser en plus de payer des intérêts...
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L
On y a échappé, finalement !Comme quoi on lit tes commentaires en si haut lieu !
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M
Bé ça promet !Déjà qu'avec les fielleux de gauche dans TON gouvernement de bras cassés, c'est pas le panard, à se demander pourquoi on n'a pas voté Marie-Ségolène, alors le dégraisseur de mamouths dans un énième gouvernement Fillon, je ne vois pas l'intérêt !
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