La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Et trois policiers blessés !
La chienlit gagne les « îles ».
Les vieux fantasmes des « libérateurs » de la négritude, assassins de leurs maîtres locaux, les ignobles becquets négriers du XVIIIème siècle, reviennent !
Normal après les avoirs montrés du doigt pour soutenir l'activité de l'île, fait preuve de transparence, opération « vérité sur les prix » et tout le toutim, la rue appartient à ceux qui sont « du bon côté du fusil » comme aurait dit Mao (plagiant ainsi mon père... à moins que ce soit l'inverse ou que Lénine soi-même s'y soit mis, je ne sais plus !)
La nouvelle flambée de violence qui a touché la Guadeloupe dans la nuit de mardi à mercredi a fait un mort, le premier en plus de quatre semaines de conflit, tandis que les affrontements de rue ont fait plusieurs blessés par armes à feu parmi les forces de l'ordre.
Mais oui : presque comme dans le temps à Moriani et sa cave ou plus récemment à Bastia et ses rues !
Jacques Pino, le syndicaliste tué revenait en voiture d'un meeting « chaud » et a été atteint par une balle tirée « depuis un barrage tenu par des jeunes » de la cité Henri IV, une zone super sensible de Pointe-à-Pitre, selon la cellule de crise de la préfecture.
Un témoin qui accompagnait la victime est actuellement entendu par la police judiciaire.
Je déplore vraiment, mais alors vraiment, cette mort d'homme : c'est typiquement inutile et absurde !
Mes condoléances véritablement sincères et attristées à l'adresse des proches de cet homme-là qui ne méritait forcément rien de ce sort funeste et tragique !
Il va manquer, pour sûr.
Dément !
C'est en accompagnant des pompiers venus porter secours à la victime que trois policiers ont été légèrement blessés dans la soirée, par des tirs provenant « vraisemblablement d'une arme de chasse », a encore indiqué la cellule de crise.
L'homme décédé était membre du « collectif contre l'exploitation » (LKP), qui mène la grève générale paralysant l'île depuis le 20 janvier.
Le leader du LKP, Elie Domota, a de son côté affirmé à l'AFP n'avoir pas encore connaissance des circonstances exactes de la mort de la victime.
Le conflit, mené au nom de la vie chère, cristallise un profond malaise économique et social, sur un fond historique marqué par l'esclavagisme.
Jusqu'à trois heures du matin (huit à Paris) mercredi, Pointe-à-Pitre, la principale agglomération de Guadeloupe et néanmoins préfecture de la Nation, et d'autres localités ont connu de nombreux pillages, tandis que des barrages, parfois enflammés, étaient érigés dans les rues désertées par les habitants, selon l'AFP...
Le bilan publié par la préfecture fait état de 15 commerces pillés, 7 établissements incendiés, 21 véhicules brûlés, 13 interpellations et une soixantaine d'interventions de pompiers.
Même pas la grande révolte des banlieues du temps de « Bling-bling et son Karcher » !
Côté forces de l'ordre, à la préfecture on compte trois policiers blessés.
Et le maire de Baie-Mahault (à 10 km de Pointe-à-Pitre), Ary Chalus, d'affirmer que pour sa part, les trois gendarmes avaient été légèrement blessés dans sa ville par des jeunes armés de fusils à pompe, qui avaient tiré à balles réelles en direction des forces de l'ordre au cours de violentes échauffourées.
« On risque d'avoir des familles endeuillées, il y a des enfants de 15 ans qui sont en train d'affronter les gendarmes », a poursuivi le maire, parlant de scènes de « chaos » dans sa ville.
MAM, lA ministre de l'Intérieur va tenir à 16 H 00 aujourd'hui une réunion « consacrée à la sécurité publique aux Antilles ».
Il était temps, non ?
Ce rendez-vous sera désormais quotidien, a précisé le ministère dans un communiqué.
Elie Domota et le gouvernement ont par ailleurs lancé des appels au calme.
« Ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger », a demandé en créole (patois local des indépendantisti) le leader du LKP, sur la radio RCI.
Même s'il a qualifié de « provocation » les actions des forces de l'ordre, demandant au préfet de « retirer ses gendarmes » et accusant ceux-ci de racisme !
Fastoche comme position : je mets le feu au poudre, pour de bonnes ou mauvaises raisons, la question n'est même pas là, et ce sont les gendarmes chargés par la République de la protection des personnes chahutées et des biens pillés qui sont traités de « racistes » !
J'adore ce genre de rhétorique anti-beur !
Cité par Libération, le même accuse les autorités de vouloir « casser du nègre ».
Pourquoi ? Ils n'ont plus de bécasses à se mettre sous la dent ?
Sur RTL, il a accusé le gouvernement de s'être mis aux abonnés absents et de considérer la Guadeloupe comme une « colonie » traitée avec « mépris ».
Il n'a qu'à venir en Corsica Bella Tchi-tchi, s'il veut apprendre le mépris et la colonisation rampante des emplois et postes à responsabilités, mais passons : à chacun ses opinions, n'est-ce pas !
Nous sommes encore en démocratie, que diable !
Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a également lancé un « appel au calme » sur Europe 1, estimant que « la place des uns et des autres, est davantage autour de la table que sur les barricades ».
Ça, ça dépend du point de vue...
Car les négociations sont pourtant au point mort, le LKP accusant le gouvernement d'être revenu sur un engagement du secrétaire d'État à l'Outre-mer, Yves Jégo, de compenser une hausse des bas salaires par des baisses de charges, jugé bien trop coûteuses pour le Trésor Gaulois par « Bling-bling » et sa bande.
Faut dire qu'avec le statut fiscal spécial, la quantité aberrante de niches fiscales « DOM-TOM » pluri-décennales et les niches sociales spécifiques, les « îles » sont presque mieux traitées que le meilleur paradis fiscal et tropical qu'est Coconuts islands sous couvert de la royale britannique couronne !
La Guadeloupe est restée mobilisée mardi, avec des barrages improvisés et une fermeture temporaire de l'aéroport, perturbant la vie quotidienne des habitants de l'île et des touristes, l'une des rares activités qui enrichit encore les guadeloupéens par leur « travail », avec l'exportation de bananes aux produits toxiques de conservation transatlantique subventionnée que même Bruxelles s'en étrangle régulièrement.
J'adore, j'adore.
Et vous l'avais bien dit : le printemps pourrait décidément être très très chaud... sur le continent !