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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Questions politiquement incorrectes

 

Faut-il vraiment une relance ?


Faut-il relancer l'investissement ou la consommation ? Faut-il relancer le dialogue social ? Ou faut-il relancer les impôts et la dette ?

 

Si on entend par relance une série d'interventions de l'État pour sortir d'une crise qu'il a lui même provoqué, c'est à rien n'y rien comprendre !

 

Si on entend par relance l'aptitude d'une économie de libre entreprise à digérer les erreurs de l'État interventionniste et à repartir au mieux entre tous les acteurs mondiaux, alors oui à cette relance-là !

Mais ce n'est pas celle que tous les hommes d'État, les médias et même les peuples ont en tête.

 

Relancer par l'investissement ou par la consommation ?

C'est un choix très secondaire, presque anecdotique.

 

Mettez 100 dans le pouvoir d'achat des ménages (baisse d'impôt, de charges sociales, de TVA, ce que vous voulez).

Le mois suivant, vous aurez 24 qui iront engraisser les économies « extérieures », 15 dans les bas de laine et autres extinctions des dettes privées et passées et seulement 61 serviront à relancer la consommation à « m+1 », le mois suivant.

Puis 37 à 2 mois, 22 à 3 mois, 13 à 4 mois, 8 à 5 mois, 5 à 6 mois, 3 à 7 mois, 2 à 8 mois, 1 à 9 mois et 0,7 à 10 mois !

Effet de levier keynésien : 2,59 - 100 de dette - 6 d'intérêt et quelque part ça fait 1,53 en 10 mois et le soufflé se sera écrasé !

C'est un projet socialiste, britannique, américain, voire allemand.

 

Mettez 100 en investissement étalé sur 2 ans, soit 4,10/mois pendant 2 ans.

Vous aurez au final 368,95 - 109 = 2,60 « d'effet de levier de la relance » sur 2 ans et le soufflé sera retombé... avec des « actifs » supplémentaires, nous dit-on.

D'un côté, c'est plus fort, mais plus court. De l'autre plus soutenu mais moins sensible.

Aussi simple que ça.

 

Et c'est pourtant autour de ce choix que s'affrontent gouvernement et oppositions.

Des investissements en infrastructures, destinés à améliorer les équipements collectifs français, sont-ils préférables à une augmentation massive de pouvoir d'achat ?

Le gouvernement fait valoir que l'argent donné aux consommateurs peut se porter sur des produits étrangers, de sorte que l'on relance nos fournisseurs sans donner aucun « stimulus » aux entreprises françaises, juste par effet d'aubaine.

Ce n'est pas faux, ni dans un cas, ni dans l'autre (effet d'aubaine immédiat en moins pour l'investissement qui sera produit sur le territoire).

 

Le gouvernement fait aussi remarquer que l'on a accumulé des retards dans l'entretien de nos infrastructures : énergie (centrales nucléaires), transports (réseau ferré, fluvial, autoroutier), les pôles de « savoir » (universités, mise aux normes des lycées et collèges, de l'habitat - dont on vient de voter pour 2015 l'installation obligatoire de détecteurs de fumée au lieu de construire des logements qu'on rend encore plus coûteux avec les normes écologistes, comme si on devait en construire moins) ont été négligés par les entreprises publiques qui en ont la charge.

C'est vrai aussi !

C'est même la signature de sa propre faillite.

Fillon nous l'assurait déjà il y a deux ans (et rien n'a été fait pour changer quoique ce soit durant la même période) !

 

Car il faut noter que depuis une dizaine d'année, dans budget de l'État, les seuls postes en expansion sont le service de la dette et les salaires des fonctionnaires, tandis que l'investissement public est très en panne.

De toute façon, qu'il s'agisse de la consommation ou de l'investissement, on est toujours en pleine illusion keynésienne : la crise se soignerait par une forte poussée de la « demande globale ».

Dépenser plus, ce serait le « secret de la prospérité ».

 

Billevesée : cette analyse est délirante, parce que la crise, toutes les crises, sont toujours dues à des dérèglements de la production, mal ou pas adaptée aux besoins, incapable de s'aligner sur des concurrents plus performants et plus réactifs.

 

La crise, c'est un refus d'adaptation, un manque de flexibilité, un gaspillage de ressources dans des emplois dont personne ne veut (les Français ont-ils besoin de tant de « services publics », qui rendent si peu de services au public, mais qui « justifient » l'emploi d'une personne sur trois ? Moins de 16 millions de salariés privés selon l'Undeic pour plus de 5 millions de personnes travaillant dans le public ou assimilé...).

La crise était déjà patente bien avant les « subprimes » et aujourd'hui on feint de découvrir les erreurs accumulées depuis quelques décennies ?

Faut-il être aveugle ou microcéphale !

 

C'est forcément du côté de l'offre, du côté des conditions de fonctionnement des entreprises et des motivations des entrepreneurs, travailleurs et épargnants qu'il faut regarder pour sortir de la crise. Regarder du côté de la demande est forcément stérile et aggrave la situation puisque les revenus distribués à ceux qui investissent ou qui consomment n'ont aucune contrepartie dans l'appareil productif, l'État n'investissant justement que là où il n'y a pas de production commerciale, pas de « marché », pas de demande à satisfaire autres que des illusions d'un monde encore plus assisté...

 

Alors, faute de relancer la production pour en être bien incapable, un homme d'État cherchera toujours à relancer le dialogue social.

Le premier acte du dialogue social étant la grève et la contestation (le 29 janvier, puis à la mi-mars), le stimulus sur la production est en effet extrêmement faible.

Et ce qui est inacceptable, c'est que cette façon de faire du « dialogue social » qui signifie la pression scandaleuse et parfaitement anti-démocratique, très loin de la volonté du suffrage universel, d'une poignée de privilégiés qui terrorisent les gouvernants et imposent la loi de la rue à des citoyens qui voudraient travailler et vivre en paix.

 

Aujourd'hui pour plaire aux syndicats il est de bon ton de rallumer la lutte des classes, de désigner les « patrons » à la vindicte populaire.

Il est plus facile de mettre l'accent sur quelques salaires « indécents » et véritablement scandaleux que de dénoncer les sinécures et les corruptions des hommes politiques et des dirigeants syndicaux. Ces campagnes anti-patrons sont animées par la haine de ceux qui réussissent, par un égalitarisme effréné que ne justifie nullement ni le talent ni le travail, mais tout simplement la capacité de nuire.

C'est l'heure, la légitimisation, le retour du « Grand jury » de Besancenot et de ses quelques 3.000 militants, multipliés par trois à la suite d'une OPA sur LO !

La grande mystification est en route.

Ce sont-ce vraiment ceux-là qui doivent imposer leur volonté aux 63 millions d'autres ?

Même pas en rêve, puisqu'ils sont finalement « instrumentalisés »...

Et bien utiles.

 

Le deuxième acte, c'est d'ouvrir la concertation et de lâcher des « grandes réformes » coûteuses et inefficaces qui paralysent toujours plus le monde de l'entreprise, le seul vrai moteur de la croissance.

On y ajoute, surajoute, accumule à la fois de telles charges réglementaires et financières que toute initiative pour répondre à un besoin, à une offre devient impossible et finit par détruire l'emploi que l'on veut soi-disant protéger !

Ça, c'est une constante qui se dégage clairement depuis 1968 et qui est incontournable depuis 40 ans !

 

Ce faisant, la seule relance que l'on connaîtra de façon sûre et certaine, c'est celle des dépenses publiques et de la dette.

Impôts et charges vont couvrir une partie du « plan de relance », mais le plus gros sera assuré par l'augmentation de la dette publique.

Aucune importance : les générations suivantes paieront !

 

Faux, bien sûr : c'est dès l'an prochain, le service de la dette augmentera, et avec lui les impôts.

Faux également : c'est dès aujourd'hui les dépenses nouvelles sont en train « d'évincer » certaines dépenses traditionnelles.

C'est même dès hier moins de couverture sociale, moins de retraites, moins de tribunaux, moins de policiers, moins de défense, moins d'écoles, moins de recherche.

« Service minimum pour État maximum ».

 

L'État dépense un argent qu'il n'a pas au nom d'équations qu'il ne comprend pas et ne maîtrise pas, nées de dogmes surannés, dépassés, usés jusqu'à la trame qui ont guidé, à tort ou à raison, la pensée économique, avec ses « pour » et ses « contre » qui ont pareillement échoué, et ce, depuis des décennies et sans même compter !

Il le prendra dans notre poche par tous les moyens : les impôts bien sûr, les cotisations sociales, et immanquablement « l'impôt d'inflation ».

 

Ce que l'on va relancer, ce n'est donc que le chômage et la misère généralisée.

Mais notez que ces fléaux n'atteignent jamais les sommets de l'État, où planent nos princes, énarques et nos politiciens présomptueux, ce « qu'I² » nomme lui-même les « sachants ».

La misère ne concerne que le « bas-peuple », la populace de pays.

Pensez, on en vient même à se préoccuper des « classes moyennes » ! C'est dire où nous en sommes...

Et c'est ce peuple-là même que l'on pousse justement, grâce aux extrémistes aujourd'hui et encore demain, dans la rue pour réclamer une « vraie relance ».

 

DD

 

I² : Très drôle, en effet, les ravages de la « pensée unique ».

« Momo » nous disait l’autre fois combien il avait été étonné par l’absence de toute solution, idée neuve à Davos.

Idem, crois-je me souvenir, pour le contre-forum qui s’est tenu au Brésil cette année : pas une seule ligne !

Nulle part de « recettes » neuves.

 

Bon, mais… C’est bien beau la critique (et je sais de quoi je parle) !

Dis-nous mieux que ça comment sortir de la crise.

J’ai bien des idées très claires sur le sujet.

Coïncident-elles avec les tiennes ?

Une prochaine fois où je m’y colle ?

 

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I
Les bonnes viandes et les bons fruits, uniquement.Les autres, il faut qu'ils fassent gaffe à pas creuser leur tombe avec les tuyaux à ingérer et inhaler n'importe quoi !
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M
Tu n'en as pas besoin !L'alcool conserv les bons fruits et la fumée les bonnes viandes, disais-tu...
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I
Quand même ! Est-ce que je mets le doigt sur tes faibletés apparentes et cachées ?Un peu de respect pour les "anciens" !
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M
Je dis ce qui est, non ?
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L
Mauvaise langue et mauvais z'esprit !
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