La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
VCRM qui parle de chez lui...
Les Marseillais sont sales.
La visite de Marseille est un cauchemar du point de vue de saleté.
Elle a fait fuir en son temps les experts de l'America's Cup venus inspecter la ville en pleine grève des éboueurs !
A la mairie de Marseille, qu'on se le dise, l'heure est à la mobilisation et ceci pour la énième fois. Sans résultats.
La gestion de la propreté est de la compétence de la Communauté Urbaine - Marseille Métropole Provence dont la présidence est assurée par le socialiste Eugène Caselli alors que cette assemblé a une majorité de droite. Curieux !
Toutefois, le maire a déployé un énième plan pour rendre la ville plus propre.
Les mesures proposées relèvent de l'urgence.
Il décide ainsi de ne plus ramasser les poubelles le dimanche dans certains quartiers. Autant dire que les rues risquent d'être plus sales que d'habitude.
Il assure par ailleurs que les 60 agents d'Allo Mairie auront à répondre à 2.000 appels par semaine (un flot d'appels en augmentation régulière de 10 %).
Autant dire que les agents en question auront 63 secondes montre en main pour traiter la demande.
Si la ville est salle, ce sera la faute d'Allo Mairie !
Pour renforcer le civisme des Marseillais, le numéro 2 de l'UMP prône les vertus de la démocratie participative de Ségolène Royal mais en en déformant le principe : réunions « quasi secrètes » avec les habitants pour trouver des solutions.
Il faudrait rappeler au maire que le civisme est une conquête sociétale de longue haleine qui doit concerner TOUS les Marseillais !
D'où sort cette notion loufoque et cabalistique de réunions « quasi secrètes » ?
S'agit-il, une fois de plus, de se cacher la réalité de la ville ?
Le maire veut par ailleurs signer symboliquement une charte avec les Marseillais mais seulement pour les habitants des quartiers Belsunce, Noailles, Thiers, Paradis, Rome et le Cours Julien...
Etonnant, non ? Pourquoi ce ciblage ? Et les autres quartiers ? En 2015 ? 2045 ?
Pour montrer sa bonne volonté, le maire met la main à la poche avec les impôts des Marseillais : livraison de dix engins poids lourds, renouvellement des bennes... Il était temps, diront les sceptiques que nous sommes.
Quant aux amendes (35 € l'infraction constatée), ce sont les Marseillais qui les paieront parce que pour le maire, l'évidence est là : si Marseille est sale, ce sont les Marseillais qui en sont responsables ! Autant dire que la démarche risque fort, une fois de plus, de rester lettre morte...
Pour régler le problème de la saleté à Marseille, il faut en faire une vraie cause... municipale : réorganisation des services par le biais d'une négociation avec les syndicats municipaux, plus désireux que la caricature ne le dit de participer à cet élan collectif ;
Mise en place d'une campagne de civisme autrement plus ambitieuse que les affichettes culpabilisantes et mièvres apposées dans les sucettes ;
Signature d'une charte par tous les Marseillais pour rendre leur ville plus propre (rien ne vaut un bon processus identificatoire et non culpabilisant) ;
Sortir de la culpabilisation des seuls Marseillais ;
Echanges qualitatifs avec les commerçants pour qu'ils soient fers de lance de ce changement d'image (et que certains changent au passage leurs comportements).
Plus de dix ans après son accession à la mairie de Marseille, Gaudin sent qu'il a échoué sur ce domaine, comme dans d'autres d'ailleurs. Mais il n'a pas échoué en ayant au moins eu la volonté de remédier au problème. Il n'a presque rien fait, laissant aller la situation à vau-l'eau.
Environ un tiers de la ville est nettoyée par les société privée et curieusement c'est plus propre.
Alors, ces sociétés vont être déplacées pour nettoyer les quartiers du centre.
Sans commentaire.
Le personnel de la mairie bénéficie d'un dispositif appelé « fini/parti » ce qui veut dire qu'une fois le travail fini, ils peuvent partir et faire un autre boulot.
Mais, non, je n'exagère même pas !
On va mettre en place des comités de suivi par quartier et chapotés par les Mairie du secteur (8 en tout) qui n'ont aucun pouvoir décisionnel.
Rien ne changera et les Marseillais s'en accommodent.
VCRM
I² : Je confirme par l'intermédiaire de « mon pigeon voyageur personnel », l'auteuse de mes jours soi-même qui revient de Marseille pendant que je gardais son chat (saleté de bestiole, va !).
Prix indécents jusque dans le moindre bouiboui !
Ville sale-crade !
Au bord de l'anarchie et déjà une pétaudière infâme...
Et encore, elle n'a vu que les beaux quartiers Est et la Cannebière.
Perso, je ne m'y risque plus.
De toute façon, mes clients viennent me chercher à la gare TGV d'Aix ou l'aéroport de Marignane : je ne connais plus de Marseille que la barrière de péage de Lançon !
Trop de grèves pour prendre le ferry pour ma « Corsica Bella Tchi-tchi » chérie...
Même si j'y ai quelques souvenirs d'étape émus de ma prime enfance (la chasse au cafard dans les cabines, les voitures montées en cale par grue et élingues, les odeurs de fioul lourd, les valises perdues dans la cohue, etc.).
Marseille, pour moi qui vomissait tripes et boyaux à la moindre odeur suspecte, c'était le paradis, la fin du jeûne imposé depuis l'avant-veille au soir : au moins, quand je vomissais, c'était plus facile à nettoyer pour mes « accompagnants » !