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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Sommet de chefs d'États !

 

Retour sur image...

 

Certains naïfs avaient peut-être pensé qu'il suffirait de réunir vingt chefs d'Etat, la semaine dépassée, à Washington pour sauver l'économie mondiale.

Notre « Ô combien vénéré Président » lui-même avait, dit-on, obtenu de « Bu-Bush » la convocation de cette assemblée qui devait être « historique », d'autant que son successeur avait été invité dans une sorte de « cohabitation » de régime présidentialisme bicéphale (1 Pédégé + 1 vice-Pédégé).

Après les flamboyantes illusions, les cruelles déceptions.

 

On a beaucoup parlé, et on y a dit beaucoup de sottises.

On n'a rien décidé, ce qui n'est pas pour déplaire à ceux qui se méfient des initiatives et des cadeaux des hommes politiques.

 

Rien de décider pour la bonne raison que le principal acteur n'a pas fait son entrée en scène. Le futur président « Baraque au bas-mât » était dans la coulisse, mais à vrai dire on ne savait rien de ses projets précis dans le domaine de la politique économique internationale.

Ce n'est que plus tard, après avoir savamment orchestrées les putatives interventions de Bill « La clipe à Pinton » que l'on sait que Miss son épouse serait vraisemblablement sa Secrétaire d'État devant l'éternel et le peuple du « melting-pot », plus quelques anciens de l'équipe du même Bill à quelques postes importants.

Foin des « faux-kons » de l'équipe à « Bu-bush »...

 

Sans doute « Baraque au Bas-mât » a-t-il tenu des discours très protectionnistes pendant la campagne, au point d'alarmer les plus éminents économistes américains, Gary Becker en tête.

Sans doute s'est-il engagé à soutenir l'industrie automobile américaine - mais ce propos est devenu d'un banal assourdissant dans le monde entier.

Mais depuis son élection il a envisagé de revenir à la rigueur monétaire, et il n'a pas remis en cause le principe général du libre-échange. Ses « amis » de Wall-Street ne peuvent se passer de la mondialisation.

 

On n'a rien décidé non plus parce que l'analyse de la crise ne fait pas l'unanimité parmi les politiciens.

Pour les uns, il s'agit d'une crise du capitalisme qui a besoin d'être « refondé » voire rejeté ; pour les autres, il s'agit d'une récession qui peut être atténuée par des politiques de relance ; pour quelques-uns (minoritaires), il s'agit d'une crise de « l'État Providence ».

Personne en tous cas ne voit clairement l'issue du problème, et pour paraître dominer la situation et sauver sinon l'économie du moins la face, nos vingt chefs d'Etat se sont défaussés sur le Fonds Monétaire International de « Déesse Khâ » (dont on dit que Titine roule pour lui en 2012 du côté de la rue « Solférino la belle bataille » du 24 juin 1859 où naquit l'idée de la Croix rouge dans le cerveau de Jean-Henri Dunant), tout en rejetant la tentation de compromettre la mondialisation.

On les comprend : la « mondialisation » est devenue le pilier de toutes les économies développées et émergentes ; il est impensable de la supprimer par décret.

 

Enfin, sans être des économistes confirmés, les chefs d'État savent bien que la mise en place d'une politique économique, commerciale et financière mondiale, en contrepoids de la « mondialisation libre-échangiste », prendrait - à supposer qu'elle fût acceptée - des dizaines de mois, sinon d'années. Ils ont donc décidé de... ne rien décider, de se « hâter lentement », et la prochaine rencontre se tiendra dans six mois...

 

Mais, si rien n'a été réellement décidé, beaucoup de choses se sont dites, et l'on a entendu des discours et tenu des propos d'un autre monde : celui de « l'ignorance économique ».

 

Il y a d'abord le « tout FMI ».

On aurait donc chargé le Fonds Monétaire International de jouer les Saint-Bernard des pays et secteurs en détresse.

On a magnifié le rôle du FMI au secours de la Géorgie, feignant d'ignorer que les malheurs de ce pays viennent des pressions du grand voisin, et que l'engagement du FMI (750 millions de dollars) est une goutte d'eau dans l'océan des déficits mondiaux.

Pour remplir cette mission nouvelle, il faudrait que le FMI dispose lui-même de ressources importantes, constituant un genre de « fonds souverain mondial ».

Qui va abonder ce fonds ? Les Américains ? Les riches pétroliers (qui ont aussi perdu quelque argent dans l'affaire) ? Les Russes (en faillite) ?

Le FMI va-t-il émettre de la fausse monnaie comme il le fit jadis avec les « droits de tirage spéciaux », prêtant bien plus qu'il n'avait en réserve ?

 

Derrière le FMI, il y a eu le triomphe verbal et verbeux des keynésiens, et à leur tête son Président « Déesse Khâ », trop heureux de donner dans les médias les mêmes cours de dirigisme keynésien qu'il assénait jadis à ses étudiants... avec vingt ans de décalage par rapport à la science économique !

Nécessaire « relance », « grands travaux », « soutien des entreprises et des secteurs en difficulté », « redistribution » et « programmes sociaux », etc. et cætera !

 

Aujourd'hui on n'entend plus parler que de « relance », alors que l'on sait, au moins en « Gauloisie éternelle » et l'ère de « Mythe-errant », que les dépenses publiques ne débouchent que sur les déficits, l'endettement, l'inflation et finalement le chômage.

 

Il y a eu des accents nationalistes et colbertistes qui ne trompent pas.

Les fonds souverains sont à la mode, notamment en en « Gauloisie éclairée », et la plupart des chefs d'État présents au sommet ont conclu que la « relance », pour souhaitable qu'elle fût, ne pouvait s'organiser au niveau mondial : donc chacun pour soi !

Les Chinois vont faire la relance à leur manière, les Indiens aussi, les latino-américains de même, et l'Europe n'est pas très unanime, puisque Madame Merkel est réticente à subventionner Opel, filiale de General Motors...

Le gouvernement économique mondial n'est pas pour demain.

 

Les Etats vont-ils profiter de l'aubaine pour reconstruire leur souveraineté économique mise à mal par la mondialisation ?

Il ne faudrait pas que le soutien de l'industrie automobile, au demeurant inutile, coûteux et injuste, devienne le prétexte à toutes les subventions (surtout quand elles n'ont d'autre financement que les impôts, les déficits et la dette).

 

Ainsi, derrière des discours aussi trompeurs qu'inconscients, se cache une « invalidité intellectuelle » et politique assez troublante.

Comme souvent, dans la conjoncture actuelle les interventions des États sont impuissants à agir au niveau mondial, ce que prouve ce sommet.

 

S'ils se croient assez puissants pour agir seuls à leur seul niveau national, tant pis pour eux : la « mondialisation » les remettra tôt ou tard à leur place.

Leur place n'est ailleurs pas que dans l'économique.

Et surtout pas dans ces domaines que sait très bien ordonner la « société civile » depuis des millénaires, qui pour sa part n'a besoin que de liberté et d'un minimum de règles d'encadrement.

Pas plus.

 

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I
Mais peut-être Aetius, Inco ou Michel ont aussi leur mot à dire !<br />  <br /> Et pourquoi pas Momo et toi, Cindy ?
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I
Que de toute façon, on a rien d'autre à se mettre sur la dent...Post promis sur le sujet... "VCRM", j'ai déjà reçu son papier à publier en fin de semaine peut-être... J'attends celui de "DD" pour faire bon poids...
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C
pas besoin d'une aussi longue et incompréhensible démonstration pour se rendre compte que nos gouvernants n'ont plus beaucoup de pouvoirs...Sauf celui de se réunir aux frais de la princesse, bien sûr !Que penser du plan de relance de Sarko ?
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I
@ aetius : Certes, mais si on dit ça, ils vont avoir le moral dans les chaussettes : ils se croient les maîtres du monde connu et autres terres découvertes à marée basse !C'est que leurs égos, c'est au moins aussi immense que leurs mégalomanies hypertrophiées !Alors, les rendre cinglés... C'est pas forcément bon pour la planète, finalement !
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A
I2, une erreur se cache dans ton titre :Il faut lire : "sommet des larbins des banques", je présume.
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