La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
C'est Inco qui posait la question.
La semaine dernière à propos du post de jeudi dernier (commentaire n° 3). Où étaient-ils, tous, il y a 20 ans, à en cracher dans la soupe 20 ans plus tard ?
Que disaient-ils, que pensaient-ils ?
Que nous imposaient-ils de penser ?
Que disaient-ils qu'il fallait que nous fassions où qu'ils faisaient eux-mêmes tous ces « prophètes » qui nous donnent la leçon ?
Mon « Inco », tu as des tas de mérites, je n'en doute pas et j'ai toujours plaisir à échanger avec toi, à débattre.
Avec toi et avec quelques autres, les « ceux-ce » qui bloguent (Aetius, Michel et quelques autres) et tous les autres qui ne connaissent même pas ce « blog » (que pour cause que ma réputation pourrait en prendre un vieux coup de derrière les oreilles !).
Mais ce n'est pas la bonne question.
À mon avis, c'est : d'où viennent-ils ?
Bé c'est très simple. Ils ont 60/70 ans aujourd'hui ? Ils sont « gourous » dans leur secteur, des Buffett et autre Sorros dans leurs métiers.
Nous avions nos Ambroise-Roux, nos Bébéar, nos Kouche-nerf, nos « Tonton Yoyo » qui ont eu 20 à 30 ans avant les années 70.
Les enfants du Baby-boom qui sont sortis du lot en un demi siècle plus tard (ou presque). Laissant leurs illusions d'enfants-gâtés sur le bas-côté ?
Pas du tout.
Ils ont fait mai 68. Libertaires avant de devenir sectaires.
Déjà en train de cracher dans la soupe qui les a biberonnés, qui les a formés !
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
Toute une vie à « pisser du haut de son cheval » (parlant d'Attila que nous chantait déjà « Ange », ce groupe rock « franco-Gaulois », dans son premier album, « Caricatures » ! Mais si !)
Aujourd'hui, tu les connais et personnellement je fréquente ceux-là à la tête « de leur boutique », qui continuent parfois de s'arracher les cheveux parce que ceux de la génération précédente ont eu 20 ans entre 30 et 40 et que ces derniers ont encore 15 bonnes années d'espérance de vie devant eux à s'accrocher à leur tas d'or.
Qu'il faut y aller « à la hache » pour leur arracher les rênes de l'attelage alors que l'heure de la retraite sonne très bientôt pour ces fils « soixantuitards » !
Les sectaires issus des milieux libertaires, en simple réaction des « vieux de la vieille », qui les emmerdaient aux repas dominicaux avec leurs « bons » souvenirs de guerre (la « grande ») et de « grande crise », sont devenus de sales petits kons de bourge. Parfois réac' eux-mêmes.
C'est le sort des « anar », des « nihilistes » : quand ils ont réussi leur vie sociale, ils deviennent « réac » !
C'est comme ça.
Ils ont profité des trente glorieuses finissantes pour piger qu'il n'y aurait pas de place au soleil pour tout le monde : alors ils se sont accrochés.
Maintenant, ils la défendent becs & ongles...
Ceux qui n'ont pas réussi, ils sont à bientôt à tenter de survivre avec des retraites de misère...
On le leur avait pourtant expliqué que le mécanisme de la répartition, c'était bien, mais sûrement pas le pied pour leur avenir.
Bon pour la génération de leurs parents, pas le « panard » pour leurs grands-parents qui sont maintenant au cimetière, une catastrophe pour leurs enfants.
N'empêche, eux aussi s'accrochent à cette faribole...
Les mêmes qui jubilent aujourd'hui à te balancer du « Tu vois, la capi, c'est la ruine de la classe prolétarienne ! »...
Comme si ils en faisaient encore partie.
Ces libertaires-là sont sectaire et sont devenus vieux, kon, sourd et aveugle.
Car la répartition meurt sous ses yeux et la « crise ambiante » va durablement l'enfoncer faute de ne pas avoir lu le Livre Blanc de Rocard à temps, faute à tous ses successeurs de n'avoir pas pris les mesures d'urgence qui s'imposaient, bien trop tard bien trop timidement...
Le « libertaire libéral » est devenu richissime. D'autant mieux que quand il perd du pognon, il appelle à la solidarité gouvernementale pour venir éponger ses âneries !
Pas un pour renoncer à son « golden parachute »... Si, un ou deux, tout au plus.
Trois autres avant-hier...
Finalement, ils assistent contents d'avoir eu raison : exploiter l'exploiteur et laisser un champ de ruine derrière eux !
Eux qui prônaient la solidarité de « l'internationale socialiste », jusqu'à la IVème, ils l'ont joué en individualiste irresponsable et sciemment en plus.
Piétinant allègrement la simple solidarité intergénérationnelle, brûlant les vaisseaux du « capitalisme financier » qu'ils ont toujours haïs et ont ait leur fortune, emportant jusqu'à la dignité d'homme pour avoir ruiné le « libéralisme » dont ils se sont servis, exploitant les exploiteurs qui n'exploitent plus rien mais toujours autant « tous les autres ».
Une génération « pourrie » mon ami, la honte du monde moderne, car on les retrouve sur le continent Européen tout autant que de l'autre côté de la Manche, de l'Atlantique ou du Pacifique.
Tout ceux-là qui n'ont eu ni morale ni éthique mais qui ont enfumé des milliards d'humains en une seule génération, juste pour le plaisir de pouvoir mourir en étant sûr d'avoir eu raison !
Que je m'en rigole tout jaune tout seul.
Jaune, parce que c'est moi et mes gnomes qui vont payer leurs dégâts.
Mais ça, je le disais déjà depuis « tout petit » (ou presque) pour avoir entendu et compris « Michou » (Michel Debré) traduit par J-J. Dupeyroux, mon prof de sécurité sociale en troisième année de droit, peu suspect de « droitisme », la hantise de Catala, qui vociféra dans l'amphi 1.000 un « Baisez ! Mais baisez donc ! » à nos hormones surchauffées !
Fallait faire des gamins...
Ma seule riposte aujourd'hui reste de profiter de la mise au rancard programmée de cette jeunesse soixantuitarde pour défaire ce qu'ils ont fait, pour aider les suivants à construire un monde meilleur où, espère-je, les leçons du passé ne seront pas oubliées.
En définitive, ce ne sont pas eux qui auront eu raison, mais leurs adversaires politiques.
J'en suis.
Même s'il y'a encore du boulot !