La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
C'était la semaine dernière.
On en sait un peu plus sur les « niches fiscales ». En tout cas celles qui ont du souci à se faire pour leur avenir sous les « ors de la République ».
On avait noté ainsi qu'il y en avait 486 (je n'ai pas terminé d'en faire le tour, veuillez m'excuser !) pour 73 milliards d'euros tous les ans, avec quelques « mastodontes » reluisantes :
1 - La TVA à 5,5 % sur les travaux dans les logements : 5,4 milliards ;
2 - La PPE : 4,23 milliards ;
3 - La taxation au taux réduit des produits et plus-values sur le « capital-risque » : 4 milliards ;
4 - L'assurance-vie : 3,2 milliards ;
5 - L'abattement de 10 % pour frais sur les pensions et retraites : 2,55 milliards ;
6 - Les crédits d'impôt relatifs aux économies d'énergie pour les habitations principales : 2,4 milliards ;
7 - L'abattement de 40 % sur les dividendes distribués : 1,79 milliards ;
8 - Le taux de TVA à 5,5 % sur la fourniture de logements et de repas dans les hôtels : 1,75 milliard ;
9 - L'exonération sur les prestations familiales et autres mesures à l'enfance et au handicap : 1,7 milliard ;
10 - L'exonération attachée aux assurances maladie complémentaire : 1,7 milliard !
Soit déjà 28,72 milliards rien que pour les 10 premières...
Un inépuisable serpent des mers pesant presque deux fois notre déficit budgétaire dans lequel les zélés fonctionnaires de Bercy allaient pouvoir puiser à volonté.
Eh bien, on nous en jette d'autres en pâture (d'une « autre dimension », diraient d'autres) :
1 - La réduction pour l'emploi salarié à domicile : 1,04 milliard ;
2 - La réduction d'impôt au titre des dons : 0,82 milliard ;
3 - La déduction des cotisations pour le PERP (épargne retraite) : 0,4 milliard ;
4 - Le crédit d'impôt pour dépenses d'équipement de l'habitation principales en faveur des économies d'énergie et du développement durable : 2,4 milliards (pôvre Borloo le « cheveu en bataille ») ;
5 - La réduction sur les investissements productifs dans les DOM-TOM : 0,55 milliard !
Soit un total de 5,21 milliards d'Euro !
On nous expliquait il y a encore peu que :
1 - 44 foyers fiscaux cumulent à eux seuls 0,08 milliard d'euros de « niche », rien que sur l'investissement ultramarin ;
2 - Ils étaient 3.540 foyers à se partager 50 millions d'euros (14.125 € pour chaque) de « niches fiscales » au titre de la loi Malraux et les dispositifs complémentaires (20 millions d'€) sur 6.160 locaux, répartis en 97 secteurs sauvegardés et 550 zones de protection du patrimoine architectural !
Colossal ! Quoique...
À y réfléchir d'un peu plus près, vues les immenses contraintes, techniques et financières que cela suppose, on imagine bien que sortir de la « France défigurée » nécessite d'y engloutir des fortunes, dont le fisc, finalement, ne paye qu'en partie : 40 %, c'est le taux de la tranche marginale d'imposition à l'IR, faut-il ne pas oublier.
Le reste, à la charge de l'heureux propriétaire...
Souvîntes-vous de « Rudy » !
Désormais on nous explique gentiment que :
1 - Les « 100 kontribuables » qui allègent le plus leur charges fiscales par le biais des « niches », font une économie de 0,113 milliard d'euro ;
2 - Que les « 1.000 » portent le « manque à gagner » pour l'État à 0,295.88 milliards d'euros ;
3 - Et que les « 10.000 » premiers coûtent à la Nation (aux 33 millions d'autres, en quelle que sorte) la bagatelle de 0,672.9 milliard...
La montagne accouche d'une toute petite souris : même pas le « 1 % symbolique » !
Haro sur les « riches » ?
La mesure à voter va viser à ne rien défaire de ce qui existe, mais tout juste à « plafonner » les effets des niches à « 50.000 € par tête », voire à 15 % des revenus (sans qu'on sache si ceux seront les « réels » ou les « fiscalement imposables », ce qui change du tout au tout) : les « châtelains » n'ont donc pas de soucis à se faire...
Montant à retenir entre 50 K€ et 15 % ?
Le plus fort, puisque la mesure devrait rapporter au Trésor entre 100 et 200 millions (admirez la précision dans le « flou » !) d'après notre ministre du Budget !
Admirable ce « gap » entre le « verbe » (le discours) et le « chiffre ».
Ne trouvez-vous pas ?