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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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« Mes » crapules !

 


Hideuse rétrospective familiale

 

 

L'effet du souvenir de mes efforts récents dans le déchaînement de la succession de déferlantes à se prendre sur la tête, dans les yeux, dans le nez, la gorge et partout ailleurs m'ont fait enfin découvrir une chose pourtant évidente.

 

Jusque-là, il n'y avait qu'une seule personne sur la tombe de laquelle j'irai pisser, même mentalement, tous les jours : l'assassin de mon père !

Ça va faire 25 ans que j'en rêve... quoique ce soit plutôt des cauchemars récurrents qui viennent agiter certaines de mes nuits sans raison.

Le pardon est du seul ressort de Dieu, je lui laisse ce soin là. Moi pas : Je ne suis pas Dieu.

Mais franchement, si dans sa très grande miséricorde, Dieu pardonne à ce type-là, je change de « bande » : je préférerai ne jamais avoir à être né !

Je vous expliquerai pourquoi un jour, si le même Dieu m'en laisse le temps, si j'en trouve le courage ! Car d'évoquer mon père et son destin tragique - et ce petit morceau de ma vie - j'en ai encore la larme qui remonte à l'œil, le poil qui se hérisse sur le bras, la peau du dos qui se tend et l'échine parcourue de frissons glacés, des nœuds qui se forment dans la « boîte à tuyaux » abdominale...

 

Et je viens de découvrir que le frère de mon père, autrement dit mon oncle, fait partie de ces gens qu'il faut que je vois mort avant de trépasser moi-même !

Absolument. Comme d'une nécessité incontournable.

Je n'avais encore jamais réalisé cela avant, indéniable konnard que je peux être !

 

Mon oncle est le dernier survivant de sa fratrie, issue des ébats sensuels de mes grands-parents d'entre-deux guerres. Mon grand-père a épousé sur le tard une magnifique minette blonde dix ans plus jeune...

Mariage difficile qui n'a failli pas avoir eu lieu : un, si mon grand-père était tombé raide d'amour pour ma grand-mère au premier regard, il semble que ce ne fut pas forcément réciproque ; deux, les propres frères et sœurs de mon grand-père ont tout fait pour que ce mariage n'ait pas lieu !

Si !

Le « cousin », son propre frère, s'était même chargé d'aller démarcher la future belle-famille pour raconter les frasques et la débauche de célibataire de mon grand-père !

La sœur de mon grand-père l'avait accompagné pour l'occasion...

Ambiance familiale.

 

La vie passe et mon grand-père, non content d'être fâché avec toute sa propre famille parvient également à se fâcher « sévère » avec sa belle-famille : des histoires de sous que nous surnommions en famille « l'Affaire Dreyfus » tellement l'ambiance était « coriace » quand ils en discutaient « entre adultes » !

Il s'agissait de gérer l'héritage de l'arrière grand-père constitué à une époque d'avant-guerre (la prem's mondiale) où l'on pouvait emprunter à 70 ans, même quand on en avait déjà 50, à des taux qui font encore rêver aujourd'hui, de moins de 2 %.

L'époque des emprunts russes avec leur faramineux taux touchant au délirant 3 ou 4 % d'intérêt... Ils ont été nombreux à se faire avoir, sur ce coup-là.

70 ans plus tard, deux générations passées, l'ensemble se retrouve forcément entre les mains de liquidateurs qui finissent d'éteindre à leur propre profit les cendres de toute une vie de ce qui reste, laissant les ayants-droit s'entre-déchirer les quelques miettes pendant deux décennies...

L'affaire Dreyfus, vous dis-je !

Mais qui a fait naître la vocation de capteur d'héritage de mon oncle.

 

Le premier lui échappe : la fille rebelle de la sœur fâchée de mon grand-père, marraine de mon propre père, d'une époque où la famille était encore unie dans la fraternité bourgeoise des campagnes, décédée sans héritier pour s'être mariée sur le tard avec l'amant de sa mère qui aimait les jeunes, laisse un vieux testament notarié.

Mon oncle en a pourtant fait des visites et des visites à cette « tante » très marrante et que j'aimais bien mais officiellement exclue du « clan ».

Très étonné qu'on ne retrouve pas la « grande enveloppe marron cachée sous le tiroir de la table de nuit » !

Etonné et furax : il avait oublié que ce n'était pas lui qui avait les clés de la maison, mais l'autre cousin issu de germain qui en a vendu la maison pour payer les droits de succession horriblement cher pour en être carrément confiscatoire à cette époque-là.

 

Le second, c'est aussi l'autre « côté fâché » de la famille de mon grand-père !

Le fameux frère qui a tout fait, avec sa sœur, pour que mon oncle, mon père et ma tante ne naissent jamais.

Lui aussi sans héritier légitime, mais ayant fait une fille à une collègue de travail, à force de séduction, déshérite sa propre épouse au profit de mon oncle, moyennant la « charge », la servitude, d'en restituer partie à la fille adultérine.

Une maison à Noirmoutier, un appartement avenue Foch et quelques titres liquidés pour payer les droits.

Pour avoir rencontré cette fille-là, étonnée que son propre père fasse donation à ses frères et sœurs sans être pour autant bénéficiaire elle-même, son père lui aurait dit, en réponse à son étonnement : « Demande donc à ta mère ! Elle sait ! ».

Chaude ambiance, là aussi. D'autant que « madame » s'est bien gardée d'avouer son « crime » d'amour pour un autre que le père légitime.

Des « charges » à restituer, elle n'en a jamais rien vues, mon « Tonton » ayant tout gardé à son profit, laissant l'héritière dans l'ignorance de son destin de « petite bourgeoise de la rive droite ».

Enfin, au moins jusqu'à maintenant...

 

Le troisième, c'est celui de ses propres beaux-parents. Dans la belle famille de mon oncle, ils sont tous des « pouêt-pouêts ». Les deux fils tapaient leurs femmes, sauf quand elles étaient enceintes comme d'un « cadeau de Dieu » qu'il fallait respecter. Résultat, entre fausses-couches et naissances assumées, quand ils se déplacent, c'est carrément en minibus ou en compartiment complet de la SNCF : jamais en avion !

Et le maigre patrimoine constitué d'une petite fermette dans un coin reculé du territoire des ex-ducs de Bourgogne, s'est retrouvé morcelé à l'envi.

Qu'eut fait mon oncle ? Bé, il s'y est installé avec son épouse (un peu comme on sait faire en « Corsica Bella Tchi-tchi ») et le voilà à œuvrer à améliorer le bien commun avec les nombreux bras qu'offrait sa nombreuse progéniture (car lui aussi tape sa femme, ma tante, en plus de la cocufier jusqu'à encore récemment, racontant même ses frasques aux repas de famille, goût pour les femmes de petite vertu qu'il partageait avec le « neveu ». Ne me demandez pas de quel côté, là j'ai un peu perdu prise, même si j'opterai pour la qualité d'époux de la petite-nièce de pièces rapportées que je croisais à l'occasion des mariages, baptêmes et enterrements, celui qui fait juge... Enfin, jusqu'à ce qu'il fasse « homo total » !)

Quand les autres ont demandé le partage, il a présenté la facture : changement de main avec dation en paiement à la clé !

Ça ne lui a donc pas coûté très cher, les quelques hectares devenus constructibles depuis à la faveur conjuguée d'une élection municipale et de la poussée démographique de la ville voisine...

 

Le quatrième, c'est celui de ma tante. Elle aussi, décédée sans héritier pour n'avoir jamais connu l'étreinte d'un homme.

Un cas, la « vieille fille » de la famille : pingre parmi les pingres - elle refilait les boîtes de chocolat périmées reçues d'un Noël sur l'autre, récupérait les papiers d'emballages et notait ce qu'elle recevait pour ne pas se tromper l'année suivante en redonnant, allant jusqu'à peser au gramme près la nourriture de ses parents - elle a passé sa vie à accumuler des choses.

L'appartement qu'elle s'était faite attribuée par sa mère au cœur de Paris, comme d'une dot, une avance d'hoirie en vue de son mariage qui n'a jamais eu lieu, était un musée. En fait, un dépôt de vieilleries dans lesquelles il y avait quelques pièces rares. Quelques toiles de maître, quelques bronzes de haute signature, des meubles anciens et signés acquis par mon grand-père du temps de sa propre splendeur. Des bijoux en pagaille, de l'argenterie à ne plus savoir où la ranger.

 

Quand elle avait besoin d'argent, elle organisait le « cambriolage » de son lieu de vie. Vendant les pièces disparues, touchant l'indemnité d'assurance...

Sa compagnie avait fini par exiger le blindage de ses portes. Résultat, elle avait sorti tous ses bijoux du coffre (loué à la banque du coin) pour ses vacances. Eh bien tenez-vous bien, ce jour-là, elle les portait sur elle à La Baule comme un sapin de Noël en plein mois de juillet, et justement, tenez-vous bien, ce jour-là elle s'était faite attaquée par deux voyous en moto qui lui ont tout dérobé en deux temps trois mouvements, sans même la bousculer à en n'avoir pas la plus petite ecchymose !

Juste une grosse frayeur, pardi ! Et toutes les larmes de son corps pour pleurer les « souvenirs de famille ».

 

Faut dire que son corps, c'était aussi un cas médical à part. Même pas 40 kilos toute mouillée, la seule capable, assise, de croiser ses jambes à ce que les deux pieds reposent au sol, talons côte à côte !

Se promenant avec 3,5 g de cholestérol toute sa vie alors qu'elle n'avait jamais mangé la moindre graisse, même cachée, depuis l'âge de 19 ans. En danger de mort à la faveur d'un carré de chocolat (syndrome de Kick). C'est la seule personne que je connaisse qui en a fait une cure de diététique... pour grossir ! 15 jours d'efforts assidus et de gavage pour 2 kilos remboursés par la Sécurité Sociale !

 

Et voilà mon oncle, qui bien que ne la supportant pas, lui fait une cour assidue sur la fin de sa vie (comme le « tonton fâché », le frère de son père). Deux ans pour qu'elle se décide à faire un testament olographe.

Ce n'était pas le bon : Il lui a fait rencontrée son notaire. 18 rendez-vous étalés sur 18 mois d'effort et enfin il pouvait la virer de chez elle, la placer en maison de vieux, qu'elle en est morte rapidement, la pôvre vieille et vendre tout ce qu'il y avait dedans : Il était devenu légataire universel !

Que ma petite sœur lui a jeté un rageur « Tu as oublié ton frère ! Tu viens de le tuer une seconde fois ! ».

 

Dans sa précipitation à vendre l'appartement des grands-parents, il a failli en avoir un collapsus : C'est qu'elle n'était pas encore froide, ma tante. Elle a tenu à « rééquilibrer » un peu ses legs particuliers. Puisque le prix de son bien immobilier avait manifestement été très sous-évalué au moment de la rédaction de son testament, carrément du simple au triple pour tout dire, elle avait fait savoir qu'elle doublait tous les legs particuliers. Mais ça eut tenu à quelques jours près...

 

Et ce salopard d'oncle, bien obligé pour éviter querelle, de s'exécuter, prétendant à qui voulait le savoir à sa volonté de « respecter la volonté de sa sœur bien-aimée ». Par je ne sais qu'elle astuce, le testament a donc été exécuté en son entier : légataire universel à charge de léguer lui-même quelques miettes aux uns et aux autres...

Droits de succession, de nouveau quasiment confiscatoire, plus droits de donation sur les miettes : la bonne affaire fiscale ?

Je me suis longuement demandé pourquoi le notaire lui avait conseillé cette manœuvre-là, parfaitement stupide.

 

Hier, j'ai compris en me remémorant les événements plagistes de l'autre fois : La donation est faite sous réserve « d'un droit de retour pour cause de décès » prématuré du donataire.

D'habitude, on réserve cette clause au cas où le donataire reste sans héritier lui-même, afin que les biens donnés retournent au donateur sans droit s'il lui survit, ce qui est logique.

Mais pas là : a été rayée de la formule classique cette stipulation résolutoire...

 

Si la « faucheuse » avait frappé, les quelques sous reçus (assez peu finalement pour n'être qu'un neveu) que j'ai investi bêtement dans mon logement à refaire les peintures et une partie de la plomberie, tellement c'était finalement trop peu pour en faire autre chose, ma propre famille aurait dû les lui restituer !

Sans doute à en vendre mon appartement et aller vivre ailleurs : je suis bien assuré pour couvrir les frais de successions de « ma nichée » encore un peu jeune pour anticiper ce genre d'aléa et ses conséquences financières, depuis toujours.

Mais je n'ai pas pensé à prendre en compte ce que ce salopard est capable de leur redemander, profitant sans doute de leur désarroi du moment.

 

Voilà pourquoi il faut que je vois mourir mon oncle. Impérativement.

Ce dernier avatar de cette « hideuse famille » !

Pas banal, quand même.

J'exècre vraiment ces gens-là : Qu'ils crèvent tous la bouche ouverte.

Et peut-être irai-je pisser sur leurs tombes !

Il fallait bien que ce soit dit un jour où l'autre : Ce Dimanche (chrétien), c'est fait !

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I
Je dois être né-kon : ça ne m'était même pas venu à l'esprit !Bon retour notre Momo qu'on aime tant... depuis le temps !C'était bien ces vacances ?Faudra que tu nous fasses des "papiers" sur tes pérégrinations : j'ai une rubrique toute prête pour ça (à l'origine destinée à Jasmin)...
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A
Momo, on avait compris !
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M
Sont marrants chez toi !Ne mets pas de "contrat" sur la tête de ton oncle : on saurait tout de suite à qui profite le crime !
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M
Sont marrants chez toi !Ne mets pas de "contrat" sur la tête de ton oncle : on saurait tout de suite à qui profite le crime !
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C
@ L'autre : Pourquoi ?
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