La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
La théorie de « l'entreprise sans usine »...
Promotion « X 1958 », intégré au corps de l'armement mais n'y a jamais mis les pieds pour cause d'inaccessibilité au « secret défense » : L'arménien marseillais avait épousé une polonaise !
Son parcours est pourtant brillant (ou presque) pour faire carrière dans le pétrole ou la pétrochimie jusqu'au jour où il est parachuté chez Alsthom Alcatel, le télé-communicant au lieu et place de Suard, premier pédégé du groupe privatisé sous « Ballamou » (pour avoir été aussi « Dir-Cab » de Michel Debré).
Suard, un « X-mines » de la génération de mes parents qui avait notamment racheté ITT-Océanique (du père de la fille qui faisait partie de notre petite « bande de fêtards » des bancs de la fac de droit : une blonde de l'esplanade des Invalides, en quête d'un bon parti) pour faire dans la fibre optique, notamment.
Nous avions tous « tiqués » face à l'homme de la théorie de « l'entreprise sans usine ». Autrement dit, une entreprise sans appareil de production ou alors très automatisé, à outrance, sans salarié autre que le gardien de nuit et le type qui vient appuyer sur le bouton « ON » le matin et « OFF » le soir.
Le rêve de l'économie avancée...
Enfin tous...
Quelques-uns de mes amis d'alors y voyaient l'avenir économique du pays, se faisant fort, avec les marges dégagées de financer l'indispensable « volet social ».
Ils ont fait l'ENA, les IRA et sont en poste dans la haute administration (publique).
Sans voir que le « volet social » représente aujourd'hui plus de 50 % du tout avec le « volet fiscal »... (voir aussi § 1)
Personnellement, je soutenais une autre vision du monde, celle qui fait de « l'homme debout » sur son lieu de travail (et de production), le cœur de toute activité économique, dégageant des marges suffisantes pour assimiler le social sans prélèvements obligatoires, sauf à la marge dès lors réduite...
Je reste seul dans mon grand désert du bon sens et « un tiers » de la population « out » sur les bras.
Il faut dire que la mondialisation est passée par-là : Eux courent après « les marges » et les marchés qui fondent comme neige au soleil ;
Personnellement je me lamente sur un monde à trois dimensions : Les îlots à « forte valeur ajoutée » (malmenées par l'Autorité qui ne sait qu'inventer pour qu'elles s'implantent au pays alors même qu'elle y voit « la variable d'ajustement » pour combler les déficits), dont les quelques « champions transnationaux » qui sont choyés pour être encore « juteux » et aux mains de la « technostructure »,
L'immense marée des « emplois au public », relevant soi-disant du « Service Public » toujours plus vaste et âprement défendu par quelques syndicalismes belliqueux, financés en sous-main par toutes les bonnes âmes du pays (y compris l'UIMM), également aux mains de la « technostructure »,
Et l'interminable éparpillement de tous les autres, cantonnés de gré ou de force dans la précarité de leur marché étriqué et local, qui servent de pompe à finance à tous les étages au nom de « l'Intérêt général » bien compris, mis en coupe réglée par la même « technostructure »...
Un « cauchemar à prolétaires » ! Car que vaut une entreprise sans les hommes qui la font vivre ?
Rien et même la Bourse ne s'y est pas trompée, divisant par 4 la valeur du titre Alcatel-Lucent (l'une des plus faibles valeurs du Cac 40), ne réagissant même pas aux annonces de plan sociaux : 16.500 emplois perdus en un an et plus de 3,5 milliards d'euros de « pertes sauvages » dans le même temps...
Il faut dire que sa « Dégé », la brune Patricia est une spécialiste du « Monopoly des hommes » du câble après un petit détour chez Kodak (qui n'en demandait pas tant)...
Que peut devenir une entreprise sans les compétences qu'elle a su s'attacher ?
Rien : elle est morte ou agonisante !
Que veut bien vouloir dire un « outil de travail » et de production quand la valeur ajoutée créée par lui reste « part marginale » du Chiffre d'Affaires ?
Messier (un autre « X ») en a fait l'amer découverte, surfant sur un bouillon de vagues déferlantes : Une déferlante, ce n'est que de l'air mélangée à de l'eau ! Rien ne peut y flotter sauf à user de l'artifice d'une planche et de sa vitesse (et encore, ça ne dure jamais très longtemps) !
Déjà le banquier Bernheim en avait fait la « douce expérience » dans les années 80, à la tête d'Euromarché, après en avoir viré la famille fondatrice, « claquant » un « outil industriel » (du commerce) quasiment à vil prix (consenti par Carouff' du temps de Michel Bon, l'énarque perdu chez les « picemards ») !
D'ailleurs, quand on jette un œil sur le nouvel organigramme de Carouff', on se prend à penser que « chez ces gens-là », la grande partie de Monopoly destructrice d'emplois et de valeurs n'est pas terminée !
Qu'apprend-on donc dans les « Grandes ékoles de la République » pour en arriver là ?
Quand donc notre « nomenklatura » gauloise technocratique comprendra qu'un carnet d'adresse ne suffit pas pour diriger une entreprise ?
N'est-il pas venu le temps de revenir aux « fondamentaux », ceux qui stipulent que chaque métier a ses spécificités et que celles-ci ne s'apprennent décidément pas dans les livres ?