La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Demain, je pars !
Je m’en retourne à mon « village », celui perché à flanc d’éperon rocheux entouré de châtaigniers et de cistes, au bout de la route qui serpente tellement que la dernière fois que le « Tour de Corse » y est passé, ils ont tous dit : « Plus jamais ça ! »
S’il vous plaît, ne le répétez surtout pas à ma « petite sœur », celle qui cafte à ses copines que tout le monde se retrouve sur la même route pour tenter de m’apercevoir et pouvoir dire, plus tard à la veillée des chaumières et l’adresse de leurs arrières-petites nichées : « J’y étais ! »
Dites-lui que je pars à 2 heures du mat, par l’A4, puis l’Allemagne, Karlsruhe, Stuttgart, l’A81 jusqu’à Schaffhausen, l’A4 en passant par Lucerne, puis l’A2 jusqu’à Côme, l’A9 jusqu’à Milan et l’A7 jusqu’à Gênes !
Un petit détour de quelques kilomètres (mais quand on aime, on ne compte pas ! D’autant qu’il n’y a pas de péage en Allemagne), pour arriver à Bastia le lendemain matin au lever du soleil et éviter la vallée du Rhône en journée noire au moins jusqu’à Orange voire sur l’A8 nationale !
C’est que quand je me déplace, ça en fait du monde, au final !
En bref, je prends les croissants sur le cour à Bastia, peut-être même un fiadone à la pâtisserie du Lycée si elle est ouverte, ma « petite sœur » n’aura qu’à préparer le café… si elle se lève assez tôt (sans ça, je m’en occuperai moi-même : le sien n’est pas terrible, de toute façon !). Quoique qu’avec les embouteillages provoqués par la sortie des voitures du ferry à l’heure matinale, ça peut prendre un peu de temps !
Prévenez-la que je ferai les courses dans l’après-midi : pas la peine de bourrer le frigo et le congélateur avec ses restes (qui finissent de toute façon à la benne dès qu’elle a le dos tourné) !
Par contre, si elle pouvait sortir ma brosse à dent (je ne sais plus ce où je l’ai posée) et allumer le chauffe-eau, je prendrai bien une petite douche après m’être rasé : pas sûr que la cabine du bateau en soit équipée !
À moi les levers de soleil sur la montagne ou la mer, selon l’endroit où je me trouverai.
À moi les ballades dans le maquis à dos d’âne, les pique-niques au bord du torrent, les barbecues aux sarments de vigne, les soirées nocturnes en terrasse, les acrobaties sur les rochers, les concerts des Muvrini, les feux nocturnes sur les plages désertées du désert des Agriates …
À vous quelques « post » laissés en ligne depuis hier, tirés de « mes meilleures archives » personnelles (un beau melting-pot, vous verrez… un tous les jours ouvrables !), avec ici et là quelques intermèdes photographiques de ma Balagne et de mes châtaigniers (j’irai de l’un à l’autre selon l’humeur des 4 prochaines semaines), juste pour que vous vous sentiez un peu frustrés par tant de beauté inaccessible au commun des mortels.
Mais n’espérez pas m’y rencontrer ! Dites-le à vos femmes : j’aurai des lunettes de soleil masquant mon meilleur profil et un bob encroûté de sel desséché vissé sur le crâne pour éviter que ça me chauffe trop mon unique neurone (que je me dois de protéger… parce qu’il est unique !), autrement dit, je serai méconnaissable !
Je suis d’ailleurs le seul à me baigner en mer équipé de la sorte, même si j’adore m’accrocher en apnée (avec cet attirail sur le chef et le nez) aux chaînes retenant les « bouées des 300 m » jusqu’au fond (ou bien celle des mouillages forains). Selon les endroits, ça peut descendre de 5 à 15 m. Descente et remontée en traction à bras appuyée avec palmes… Mais parfois, j’y vais de façon suffisamment violente pour devoir retenir mes lunettes avec l’une des deux mains : ça casse le rythme !
Enfin bref, aoûtiens, je vous souhaite à tous de bonnes vacances !
Et pour les juilletistes de retour en mon absence, je leur confie le « blog » et les clés de la République : dékonnez pas à notre insu ! Ni dans la vie politique en berne provisoire, ni dans les commentaires, SVP !
Préparez plutôt vos dossiers : loi de finances, dernières réformes, remontées de la crise du « subprime » ! Il y a « chaud sur le feu » un peu dans tous les domaines !
Je vous ai à l’œil depuis mon nid d’aigle, même si les ondes radios et les câbles téléphoniques ont du mal à faire leur office par où je passe : la presse quotidienne arrive quand même par paquet tous les deux ou trois jours !
Retour à la rentrée des classes, après le rush du week-end du 31 ! Ne vous bilez-pas : Je n’y serai pas non plus, pas la peine de me chercher.
D’abord je serai « chocolat fondant méconnaissable », ensuite je ne passe pas non plus par l’A8, l’A7 et l’A6 (trop de radars, surtout en Bourgogne où ils sont « volants » !), ni par la Porte d’Orléans ou d’Italie : selon l’humeur, je passe soit par la poterne des Peupliers, après avoir emprunté la voie qui longe par le dessus l’A6b au Kremlin-Bicêtre, ou par Arcueil, soit par la Porte Briançon et le « deuxième cercle » extra-muros !
Mais je peux encore tromper mon monde en décidant de passer par la Normandie, ou par la Porte de la Chapelle, si le plein d’essence est suffisant !
Alors, circulez, il n’y a rien à voir !
En attendant, je ne vous oublie pas… J’espère avoir le temps de « griffonner » quelques notes à l’heure de la sieste !
Profitez quand même du bon temps qui vous est gracieusement offert ! La rentrée pourrait ne pas être aussi indolente qu’on ne vous laisse le croire !
Bien à vous tous !
I²